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A la casse octobre 2012...

30 Octobre 2012 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #transport maritime

Pour résumer, 986 navires étaient partis à la casse à la date du 14 octobre 2012, ce qui fait que le record de démolition va connaître une honorable pulvérisation.

417 en début d'année (1° janvier au 15 avril), puis 282 (16 avril au 15 juillet) et enfin 287 (16 juillet au 14 octobre).

Si le rythme de début d'année qui faisait apparaître 1400 à 1500 démolitions ne sera pas tenu, c'est que les grands pays démolisseurs, à savoir Inde et Bangladesh étant en surchauffe pour cette industrie, il y a eu des soucis écologiques, judiciaires, sociaux, avec des accidents du travail nombreux,  et des locks-out patronaux, ainsi, que, tout bêtement, des engorgements de la file d'attente, notamment au Bangladesh.

 

Bref, si la cadence ne tient pas, c'est parce que les démolisseurs ne savent pas où donner de la tête, cause d'un écroulement du marché.
Il n'est jamais trop bon d'avoir trop d'affaires. C'est comme le pas assez... C'est une perte de contrôle visible.

 

Pour les autres années, le score s'établissait ainsi :

- 1006 navires détruits en 2009,

- 952 navires en 2010,

- 1020 en 2011. Il est donc certain que les volumes de destructions vont être dépassés, déjà, on fait mieux que pendant l'année 2010.
Chez les armateurs en mal de fret, on achève les canards boiteux, accidentés ou trop vieux, notion devenue d'ailleurs toute relative, d'une manière générale, on ne sait quoi en faire, ce qui conduit, logiquement, à leur destruction.
Les naufrages aussi sont nombreux, et il ne faut pas se le cacher, ils sont encore plus nombreux en temps de crise économique.

 

Il reste que le rythme de démolition, en atteignant sans doute en fin d'année plus de 1200 navires, révéle une crise économique d'ampleur inédite, bien plus grave qu'avouée.

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S
"révéle une crise économique d'ampleur inédite, bien plus grave qu'avouée."<br /> Vous m'étonnerez toujours de cette découverte...<br /> Ce qui m'étonne encore plus, c'est la modération du mot grave.
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