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Chypre et Cuba...

25 Mars 2013 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Certains pensent que je vais trop loin en comparant Chypre et Cuba, je ne pense pas.
Je pense être très en deçà de la vérité.

 

Celle-ci est toujours à plusieurs étages.
Côté Kremlin, ça fait 20 ans qu'on cherche à décourager l'évasion des capitaux, plaie de bien des économies.
Déjà échaudés en 2007-2008, par les pertes sur les placements extérieurs, les oligarques russes sont désormais carrément ébouillantés.

Si au Kremlin on se doit de tonner contre la mesure, c'est normal, le coup d'après indique que les dits oligarques seront sans doute beaucoup plus circonspects dans leurs choix et leurs exportations de capitaux.

Poutine et Medvedev doivent rire sous cape. Ils leur avaient bien dit. Ils avaient répondu "cause toujours".

 

Mais, plus important, celui qui a parlé de "17 salopards", dit tout haut, ce que bien des oligarques mafieux russes pensent. Ils vont passer à la lessiveuse pour 40 %.

(ça aurait du être à 90 %. ça ne sera même pas suffisant pour solder la situation).
Connaissant leurs moeurs, et leur structure mentale, il faut qu'ils massacrent. Ce sont aussi des gens qui à un certain niveau, agissent en confiance.

La parole donnée, la parole d'homme comme on dit vulgairement, l'honneur de l'aristocrate sont des donnes plus importantes, en fait, que la perte subie.

 

Il faut dire aussi, que si des membres de la commission européenne, ou des instances, venaient à mourir mystérieusement, beaucoup en Europe même, dont moi-même, ne seraient que peu chagrinés.Voir quasiment euphoriques.

 

En même temps, le contexte politique occidentale devient troublé. Je ne rappellerais pas Pépé Grillo, tous les "haircuts" qui s'annoncent et qui vont surexciter les gens, mais simplement le rappel de la dernière législative partiel.
le candidat du parti unique UMPS l'emporte face au front national, jusqu'ici, rien d'étonnant, mais avec 800 voix d'avance seulement. 48.59 % des voix pour le candidat frontiste, avec un candidat inconnu et pas même médiatique, c'est l'aboutissement que personnellement j'avais vu arriver depuis 20 ans. Front républicain contre Front National, ça fait du 50/50.

Alors qu'avant, tout était joué. Mathématiquement, le candidat n'avait aucune chance, et JMLP était content, au second tour d'atteindre 40 % des voix. Il était souvent, d'ailleurs, le seul, dans une circonscription choisie.

Ici, c'est dans le trou du cul du monde, dans un endroit que personne ne peut citer.

 

Mélenchon a d'ailleurs bien senti le terrain, il faut qu'il casse la baraque, car un FN et une MLP atones, faute d'antenne médiatique, ont cassé la baraque.

L'heure n'est plus de tergiverser, il faut tonitruer, et gagner son bâton de maréchal, qui est d'être traité d'extrémiste par JF Copé, lui même Taliban néo-libéral.

En outre, on peut se demander pourquoi à Chypre on s'est arrêté à 40 % ? Il y a une chose sûre, c'est que l'économie chypriote va s'effondrer sine die, car elle était bâtie sur ces flux de capitaux, plus ou moins sales et douteux.

 

Les banques "saines", qui resteront vont donc être emportées dans la tourmente.

 

En outre, les retraits en liquide seront à un niveau tellement bas (100 ou 120 euros) qu'ils en sont ridicules.

L'Europe a enterré, à Chypre, son graal, la libre circulation des capitaux, et nul doute, bientôt, que chacun aura SON euro, dans un système de contrôle des changes...

Bien entendu, là aussi, on a évité de passer par le parlement, qui, cette fois encore, aurait pu mal voter. Comme les Français de 2005, qui n'avaient pas compris qu'il n'y avait qu'un choix possible.

 

Même l'accord tant rêvé du "grand marché transatlantique" vire en eau de boudin. En effet, les effets d'une libéralisation quand les droits de douane n'atteignent que 3 % sont très limités, voire inexistants, et visiblement, les dirigeants européens ont bien d'autres chats à fouetter...

 

Soeur Anne regarde bien l'horizon, mais ne voit pas de crôassance arriver.

 

Par contre, les balles de kalachnikovs, sous une forme plus subtile (il ne faut pas sous estimer les anciens du KGB), vont partir en rafales.

Comme je l'ai dit, plus que le pognon perdu, dans un certain monde, il y a pire à venger, la parole bafouée, l'honneur, et cela se venge dans le sang.

 

Dans ce contexte là, tout devient délétére. Sarkozy va se remancer dans la politique suite à son inculpation, finalement au pire moment. S'il bénéficie encore de la confiance à droite, des vieux surtout, ça devient très explosif de revenir incuplé...

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R
Précision: Si je devais nommer ces fronts je dirais internationaliste contre nationaliste. Tu vois, pas grand rapport avec la tambouille politocarde dont tu m'as entretenu. Ceux qui veulent être<br /> maîtres chez soi contre les autres. Le reclassement est devant nous et je crois sincèrement que pour une fois, tout raisonnement bâti sur les anciennes catégories politiques est caduc, comme dirait<br /> Arafat.
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R
@LG: Aussi simple que je l'ai écrit, ça se terminera front contre front (sans majuscules). On se donne rendez vous dans un ou deux ans pour faire le point?
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L
Profitez-en ! Bientôt vous serez aux nouilles flasques, comme tout le monde.
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D
Huuummm!Ce plat de "lambeaux de bites" est un régal!vraiment!ces effluves de smegma qui s'en degagent!Gens r'demand'!MDR!
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L
@ Sclavus<br /> <br /> D’après la genèse, d’aucuns sont de toute façon prêts à tous les sacrifices pour le salut de la tribu… Et Dieu arrêta le bras d’Abraham !<br /> Concernant de futurs et stupéfiants renversements d’alliance, A. Chauprade a d’ailleurs dit récemment des choses passionnantes au niveau de la géopolitique.<br /> <br /> Il est aussi écrit que la « transaction » (l’acte de palabre, son application pratique -le commerce- et son symbole sacré -l’argent) serve de substitut à la violence, d’où, plus tard, la contagion<br /> à la foi protestante des vertus du « doux commerce », et l’adoration quasi générale de la religion économique aujourd’hui.<br /> <br /> Mais la violence originelle, elle, couve toujours, et il faudra lui donner autre chose à manger que des petits lambeaux de bite !<br /> <br /> @ Simplet<br /> <br /> Pour de Gaulle, je suis d’accord, mais vous enfoncez un peu une porte ouverte. SI, Cléopâtre revenait, sûr qu’elle saurait aussi envoyer des SMS à son Jules, lequel troquerait sans problème son<br /> char contre une Audi.<br /> <br /> De Gaulle reste grand dans l’histoire pour des vertus intemporelles, surtout, comme vous le dites, la capacité à s’affranchir des préjugés de son époque et à dépasser le fatalisme résigné de<br /> celle-ci.<br /> Mais son style, lui, fait quand même partie du musée, et j’ai l’impression que beaucoup de gens ont envie de retourner au musée lorsqu’ils évoquent de Gaulle…<br /> <br /> Non, je n’ai pas L’AIR particulièrement cultivé. Je passe plutôt pour un bourrin qui serait resté longtemps à l’école (ce n’est pas le cas, j’ai fui après le lycée). Comme j’ai tendance à<br /> bafouiller au-delà de dix mots, je préfère me répandre en histoires « énaurmes » plutôt qu’en dialectique.<br /> Au moins cela fait rire, surtout les femmes -mes ennemies héréditaires- et les tantouzes -mes faux amis. Un sale caractère près du bonnet, affectivement tordu mais pas trop bête, si je me<br /> résume.<br /> <br /> Il y a bien sûr un côté tactique derrière tout ça, et les boulots que j’ai faits n’ont rien arrangé. En gros, pour vivre mieux, vivons cachés !<br /> <br /> Oui, j’ai du mal à faire court. C’est le défaut des autodidactes et des courtes bites, c’est connu. Il leur faut montrer qu’ils ont autant de choses à étaler que les autres. Conclusion : c’est<br /> encore la faute aux filles ! (Toutes des hyènes mon vieux Simple !).
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S
Une coquille s’est glissée dans ta première réaction La Gaule ; on ne dit pas « alliance de circonstance » mais « alliance de circoncision ».
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S
@BA<br /> Mais c'est bien sûr!<br /> L'Euroreich s'est arrogé le droit de vous piquer votre blé ou pour le moins de s'asseoir dessus pour le contrôler au plus grand profit de ceux qui ont perdu par leur cupidité en 2008.<br /> Où que se soit en Europe !<br /> Qui que se soit en Europe !<br /> Au service obligatoire de l'euroreich, lui-même soumis à quelques escrocs anglo-saxon.<br /> 1933 bis. La mafia avec son représentant le plus puant en tête pour l'image, Kennedy, reprend ses billes, condamne l'Europe à la guerre. Avec la complicité de nos vaillants politiques de l'époque.
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B
Mardi 26 mars 2013 :<br /> <br /> Des mesures de contrôle strict des capitaux, "temporaires" selon le président chypriote Nikos Anastasiades, ont dû être mise en place pour éviter un "bank run" qui pourrait à lui seul causer la<br /> faillite de l'île. Bref, le bilan est lourd. "Chypre est un cas spécifique", a tenté de rassurer le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jeroen Dijsselbloem après avoir provoqué<br /> la stupeur dans l'après midi en sous-entendant que cette approche pourrait à nouveau être adoptée à l'avenir. La peur d'un précédent est bien là. D'autant que des craintes pèsent désormais sur une<br /> autre petite économie de la zone euro au secteur bancaire hypertrofié : la Slovénie.<br /> <br /> http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20130326trib000756035/chypre-apres-le-soulagement-l-heure-du-bilan-pour-les-marches.html<br /> <br /> Comment ça, les craintes pèsent désormais sur la Slovénie ?<br /> <br /> Mais les craintes pèsent aussi sur le Luxembourg.<br /> <br /> Les craintes pèsent aussi sur Malte.<br /> <br /> Les craintes pèsent aussi sur Jersey et Guernesey.<br /> <br /> Dans les mois qui viennent, les économies européennes qui ont un secteur bancaire hypertrophié vont subir le sort de Chypre.<br /> <br /> C'est le mektoub.
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S
"maîtrisée"
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S
Aaaah, La Gaule si ce n'est le plaisir de vous lire et que votre talent d'écriture est remarquable pour le moins il égale votre culture ( supposée, je ne vous connais pas pour en juger et qui<br /> suis-je pour juger ?)il me semble que l'on pourrait faire plus court.<br /> Fin d'un cycle - décadence - période probablement mortifère dans tous les sens du terme - renaissance et lumière due très certainement aux moteurs humains les plus proléfiques: le malheur et la<br /> misère.<br /> Le seul bémol dans votre jugement: De Gaulle était un homme de son époque. Il a non seulement eu la faculté de s'adapter à la technique d'avant garde des années 60, mais il a anticipé celle des<br /> deux décennies suivantes.<br /> Notre technologie actuelle est très récente et peu maîtriser, même par les jeunes actuelles. Je suis d'une époque où le seul moyen de communiquer avec l'Afrique était le télex. Qui sait ce qu'est<br /> un télex encore aujourd'hui, mais je m'égare. je voulais vous indiquer que si le grand Charles avait vécu à notre époque, rien n'interdit de penser qu'il se serait bien adapter au téléphone<br /> malin.<br /> Peu importe le moyen de la communiquer, c'est avant tout la qualité de l'idéologie, de la réflexion et surtout de l'exposer.
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L
L'ennemi du mondialisme, c'est bien le nationnalisme et non plus le communisme, mondialisation depuis le départ.<br /> <br /> Si la seconde guerre mondiale était une guerre contre la mondialisation, communiste, donc une guerre nationaliste-capitalo-socialiste. Dont le résultat a été l'abolisation des colonies et la mise<br /> en place d'état nation.<br /> <br /> <br /> Aujourd'hui, c'est l'inverse, l'état nation, donc le nationnalisme, est devenu l'ennemi numéro un, des "communiste(le peut qu'il reste)-capitalo-socialiste".<br /> <br /> Hier c'était la destruction du communisne, aujourd'hui celle du nationalisme, demain sera celle du socialisme. Pour qu'enfin un gourvernement mondiale capitaliste puisque voir le jour. Ont pourrait<br /> aussi dire une monarchie capitaliste mondial.<br /> <br /> Le capitalisme détruira toute opposition, a moins que le communisme-socialisme et nationnalisme puisse composer une nouvelle idéologie.<br /> <br /> Mais j'ais bien peur que se soit peine perdu, et qu'une fois que la mondialisation aura placé le capital sur le trone, il sera dur de le déloger.<br /> <br /> Si ont regarde de plus prét. Ont se rends compte que le socialisme, pas le modele russe qui n'était socialiste que de nom, et toujours main dans la main avec le capitalisme et qu'hier son ennemi<br /> était le communisme et qu'aujourd'hui c'est la nationalisme.<br /> <br /> Mais le probléme du socialime, est aujourd'hui, la charge financiére qu'il impose au capitalisme. Et une fois les nationalisme décimé, si sera la béte a abattre.<br /> <br /> Et il ne pourra pas compter sur ses anciens ennemi pour le sortir d'affaire, vue qu'il aura participer a leur propre extermination.<br /> <br /> Un dominateur comme l'ait le capitalisme, a trés bien su trouver dans le socialisme l'allier temporaire et necessaire a la destruction de ses ennemis, communiste et maintenant nationnaliste. Mais<br /> est ce que les socialiste pensent vraiment que le capital s'arrétera en si bon chemin et voudra partager le gateau avec eux.<br /> <br /> Il ne faut pas réver, d'ailleurs en se momment ont voie bien les choses se dessiner, les états socialistes qui ont été abreuvé de capital pour faire passer la mondialisation, sontt devenu la cible<br /> du même capital. Ils, ces pays socialiste, coute trop cher a gerer et ont leur impose l'austerité et l'esclavage.<br /> <br /> Et pour faire bonne figure et protéger leurs petites fesse bien chaudement et confortablement assise au pouvoir, s'execute sans sourcillé.<br /> <br /> <br /> Se qui rends furieux, les nationaliste de droite et de gauche. Mais ça tombe bien en les rendant furieux, il pourront invoqués avec leur allier du capital, la liquidations de ses derniers.<br /> <br /> Mais ils, les socialistes, seront les derniers sur la liste noir du capitalisme.
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J
Trop tard, Morue ! De toute façon, il y a six siècles, toi et moi serions déjà morts.<br /> <br /> Et encore avant, je ne te dis pas…
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J
Et le Peak Oil, la famine mondiale, le réchauffement / refroidissement, le Grand trek des survivants vers l’Empire des BAD, au-delà du limes ?
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L
... / ...<br /> <br /> Je ne suis pas déçu, je ne m’attendais pas à ce que l’on évoque ce qui s’est passé dimanche à Paris sur ce blog, en tant que vil enfumage concocté par les ennemis de classe.<br /> Pourtant, il me saute aux yeux que l’objet du litige, l’union devant monsieur le maire de deux La Gaule enfarinés, d’un côté comme de l’autre, l’on s’en tape et l’on en ergote que pour mieux donner<br /> le change.<br /> <br /> Ce qui me frappe encore plus, est qu’il y a dans ce pays désormais deux camps, celui où l’on se compte sur un passé commun pour envisager l’avenir, et celui où l’on entend faire l’impasse du passé<br /> pour mieux se compter demain, et que ces deux camps se supportent de moins en moins.<br /> <br /> Effets délétères d’immenses mutations économiques, direz-vous ? Peu importe, et je laisse cela au clergé régulier de la matière. En tout cas, le marxisme dialectique me semble avoir du mal à y<br /> retrouver ses petits.<br /> <br /> Bien d’autres vils enfumages se pointent à l’horizon et qui donneront biens d’autres occasions d’en découdre pour de bon cette fois, questions scolaire, sécuritaire (aïe ! le bus de ville qui crame<br /> avec ces deux cent passagers, où le train de banlieue qui déraillent avec ses deux mille !), militaire (pour le coup, les projets socialistes délirants sur le sujet pourront nous mener vraiment à<br /> une situation insurrectionnelles, autre chose que le MES où la majorité des ploucs n’a rien panné), etc.<br /> <br /> D’un point de vue strictement politique, l’autre évènement du week-end (bien présent sur le blog cette fois, merci pour lui) me conforte dans l’idée que je me fais depuis longtemps de l’évolution<br /> des choses.<br /> <br /> L’indépassable plafond de verre cher à certains blogueurs (je pense surtout à Pinsolle, il en perdra la raison) concernant « la montée du fascisme » est bien en train d’exploser, ce qui entraînera<br /> à terme un basculement complet de la roue politique française.<br /> <br /> Prises dans une dynamique négative, les couches populaires enracinées (je ne dis pas forcément de racine ancienne) investiront massivement la droite de l’hémicycle par son extrême, alors que les<br /> couches moyennes survivantes ou « gagnantes » de l’ancien système s’agglutineront sur la moitié gauche.<br /> <br /> L’extrême gauche servira alors de vestige témoin, un peu à la manière dont les royalistes ont joué les vestiges témoins jusqu’à la seconde guerre mondiale, parce que l’histoire, la grande, ne va<br /> pas se presser pour eux.<br /> Un arbitrage viendra complexifier le tableau. D’une part celui du « vote de la diversité », dont rien ne permet de dire qu’à plus long terme il restera scotché à gauche. Il pourra tout autant<br /> rejoindre la droite dure nationale, hypothèse de type toddienne ou soralienne, ou être tenté par la carte autonome, ce qui nous conduira immanquablement à la guerre civile, tant cette hypothèse est<br /> incompatible avec l’histoire profonde du pays.<br /> <br /> Dans cette configuration, pourrait aussi renaître un « centre » stabilisateur politique inédit, celui représenté par les anciens « républicains » (« des deux rives » pour reprendre leur jargon),<br /> mais ripoliné sous la force des circonstances. Un Dupont Aignan aurait finalement peut être la stature de l’emploi. Je lui ai toujours trouvé un côté « troisième force », propre à servir de refuge<br /> aux naufragés des partis majoritaires d’avant l’apocalypse (après la seconde guerre mondiale, le MRP avait joué ce rôle là) ?<br /> <br /> Et de Gaulle dans tout ça ? Ben, il est mort mon gars ! Tu savais pas ? Heureusement, au moins pour lui, aujourd’hui il ferait ricaner tous les téléphones portables.<br /> <br /> Ce qui paie aujourd’hui face aux « experts », c’est le genre vulgaire. Définitivement. Mais il me semble te l’avoir déjà dit…<br /> <br /> Quant aux socialistes, rien ne sera perdu pour eux, puisqu’à l’assemblée nationale ( ?) ils pourront toujours rester « à gauche ».<br /> <br /> C’est tout ce qu’ils retiendront de leur passé.
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L
@ Jazzman<br /> <br /> Tout dépend de ce que l’on appelle front contre front.<br /> <br /> Mélenchon est mort, pris à son propre piège.<br /> Il a trop servi de rabatteur de ce qu’il reste de l’extrême gauche au bénéfice du PS pour ne pas finir en « autonome », avec les déplumés du trotskisme, les derniers défenseurs du Fort Alamo<br /> syndical, plus leurs fils et leurs filles, plus quelques copains et copines dont les papas et mamans bobos sont au PS (chiants, pas assez révolutionnaires et antifas etc.).<br /> <br /> Pour le chemin inverse, il peut toujours courir.<br /> <br /> Le tropisme naturel de l’électorat PS est plus que jamais le frère ennemi de la droite dite « parlementaire », et l’effondrement économique annoncé accélèrera le mouvement au lieu de l’inverser.<br /> Les couches moyennes crispées ne renaîtront jamais à l’ombre du drapeau rouge avec le bonnet phrygien sur la tête.<br /> <br /> Ce seront des couches moyennes crispées de gauche qui ressasseront, la mâchoire serrée, le bon vieux temps des couches moyennes repues qui fut le leur, et qui seront prêtes à serrer la louche à<br /> l’ennemi héréditaire des couches moyennes crispées de droite pour voir renaître l’âge d’or.<br /> <br /> Avec l’alibi de gauche bien sûr, le « front républicain » contre « la bête : le retour » (la télé aura bien sûr son mot à dire dans le feuilleton). Ce sera bien là leur ultime occasion de descendre<br /> dans la rue en scandant tous-ensemble-tous-ensemble et se souvenir que « malgré tout » ils restent de gauche.<br /> <br /> Et de quoi d’autre se souviendraient-ils d’ailleurs ?<br /> De leurs origines ouvrières et paysannes qu’ils ont tous oubliées après les avoirs reniées ? Ne jamais oublier que ce reniement majeur porte un nom, il s’appelle « le progrès », au nom duquel la<br /> gauche s’est vidée de toute sa substance l’espace d’un siècle.<br /> <br /> Du moment béni –l’affaire Dreyfus- où la bourgeoisie intellectuelle s’est hissée sur leurs épaules pour parler à leur place, avec l’intention jamais démentie de daigner redescendre de cet olympe ?<br /> Là encore, la fascination pour ce modèle fut trop longtemps le pendant d’une trouble répulsion face à leurs propres origines pour qu’ils en changent. Finalement un Lévy (Bernard Henri) leur va très<br /> bien au moins par le style, quoiqu’elles en disent.<br /> <br /> Je fais bien sûr ici référence à Michéa, mais c’est ainsi. C’est à une rupture (décrépitude) historique à laquelle nous assistons, la fin d’un cycle qui va renvoyer des couches populaires sans<br /> passé à elles mêmes, et à un autre destin à inventer que celui qui avait été tracé pour elles depuis cent vingt ans.<br /> <br /> Tout redevient possible. L’insurrection de classe chère à Patrick (juin 1848), comme la tentation du sabre et la catharsis nationale (Louis Napoléon élu avec les quatre cinquième de l’électorat<br /> quelques mois plus tard). Dans les deux cas, la bourgeoisie éclairée issue des « lumières » était hors jeu, comme elle le sera à nouveau désormais.<br /> <br /> Le fait que la gauche intellectuelle se cherche désespéramment (le temps travaille contre elle) une « masse » populaire de substitution n’est qu’un avatar sur le chemin de l’obsolescence, et dont<br /> elle ne mesure pas encore les effets pervers.<br /> <br /> Se rallier un électorat immigré en lui donnant toujours plus de droit, sans lui donner parallèlement les moyens matériels d’en profiter, ne peut aboutir qu’à des alliances de circonstances. La<br /> tentation de l’extrême gauche n’y changera rien, compte tenu des tropismes culturels des nouveaux arrivants.<br /> <br /> Finalement, l’existence d’une classe prolétaire mondiale homogène serait le seul moyen de donner raison à Patrick Reymond & Co et voir renaître sous nos cieux la bonne vieille guère de classe<br /> mythique pure et parfaite de grand papa, reflet imparable d’une machinerie économique sans mystère.<br /> <br /> Mais par son inconséquence, la gauche va réussir à déplacer la guerre sociale sur le terrain sociétal, ce qui ne l’abolira pas pour autant mais lui donnera la tonalité complexe inexpiable de tous<br /> les conflits civils, le point mortel où l’on oublie le sens pour ne plus se concentrer que sur l’objet ; éradiquer l’autre, ce polymorphe.<br /> <br /> Il y aura des noyaux inconciliables, et, je le répète, tout un jeu d’alliances d’intérêt au gré des circonstances, lesquelles aboutissent généralement à ce que les historiens appellent d’une plume<br /> gênée « les ruses de l’histoire » (l’évènement absurde mais qui n’en décide pas moins du cours des choses, l’alliance d’un prince protestant allemand et d’un Richelieu, ou d’un Gambetta et d’un<br /> Thiers, pour donner des exemples dans l’infini).<br /> <br /> Front « républicain » contre Front « fasciste » mon cul ! 1933, c’était il y a mille ans mon pote ! Et les Armagnacs contre les Bourguignons nous sont sans doute plus proches.<br /> <br /> La catalyse révolutionnaire ne se fera pas face au « mur » de l’économie (ce mur si cher à certains qui le voient se dérober sans cesse comme un mirage) mais sur des problèmes qui lui sont<br /> périphériques, cela parce qu’ils posent des alternatives intelligibles au plus grand nombre, et non pas des questions de cours de troisième cycle à l’usage des lauréats de Paris Dauphine.<br /> <br /> ... / ...
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L
Il n’est pas sûr que L’affaire de chypre embarrasse tant que ça « les russes ».<br /> <br /> Je crois même qu’il y a au moins deux russes pour s’en taper sur le ventre, c’est Poutine et Medvedev.<br /> <br /> Qu’est-ce que l’on dirait, nous, à NOS olligarques, si les avoirs de Total étaient gelés au Luxembourg ?<br /> <br /> « La prochaine fois les mecs, vous viendrez payer plus d’impôts en France ».<br /> <br /> Non ?<br /> <br /> Il est évident aussi qu’il y aussi tout un arrière plan géopolitique avec la Syrie et l’Iran en ligne de mire, cela avec un savoir faire d’éléphants roses jouant au poker menteur, ce qui<br /> caractérise la politique internationale de « l’union » européenne depuis déjà pas mal de temps (toujours ?).<br /> <br /> Bon, la Russie va se détacher un peu plus de ces chiottes du monde qu’est en train de devenir l’Europe ? La belle affaire pour eux !<br /> <br /> Si nous, nous croyons que l’opération est « gagnante-gagnante », comme dirait Fabius en comptant sur ses doigts mouillés, tant pis pour nous.
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L
Chypre semble vouloir envoyer beaucoup de message a la fois. Mais des messages de mauvaises augures.
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F
le coup de theatre chypre ne serait il pas un moyen de pression us sur les russe dans l'affaire syrienne et iranienne
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S
« Soeur Anne regarde bien l'horizon, mais ne voit pas de crôassance arriver. «<br /> Oh que si ; la négative ; très négative.<br /> Sœur Anne faut bien se frotter les yeux.
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H
C'est idiot de rendre l'Europe resposable des malheurs des Russes à Chypre. Quand on investit dans des truc à fort rendement il y a des risques (c'est pour ça qu'il y a un fort rendement).
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