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Désordre...

9 Mai 2012 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Où est le "bon vieux temps", où Chirac apparaissait (en 95), comme le candidat de rupture, avec l'affrontement avec le si ridicule et si bien pensant Jospin ?
On pensait revoir le duel en 2002, même pas, une simple manipulation d'envergure a pu faire croire à 82 % de la population qu'elle votait pour la démocratie, alors que justement, elle votait contre elle et pour son enterrement.
Vint 2007, et les deux candidats systèmes, chose que le système aurait bien aimer revoir en 2012, entre DSK et Sarkozy, sans doute avec le maintien de Sarkozy au pouvoir, en candidat "de rupture", comme Chirac en 1995.
On amuse le bon peuple comme on peut, mais là, patatra, c'est l'illustre inconnu Hollande, sur lequel personne n'aurait parié un kopeck ne serait ce qu'en 2010.

Pourtant, celui-ci, je l'ai toujours dit, est sous estimé. Homme patient, tenace et résolu, même sa perte de poids est symptomatique, car il faut une volonté forte, sinon d'acier pour le faire, tous les astreints à un régime vous le diront.

 

Mais voilà, il n'est pas homme du sérail à connaître les codes et les dogmes, ou du moins, ne les connaît il qu'imparfaitement, et dans un système qui dysfonctionne, et donc qui arrive à être contradictoire avec lui même, cela risque de donner des résultats explosifs "à l'insu de son propre gré".
Car s'il veut rester dans les clous, les clous eux mêmes ont disparus, et les élections, -calamités du système oligarchique- malgré leur peu de pouvoir, se révèlent catastrophique pour le système.
On avait donné l'alternance bidon, dans les années 1960 aux USA, système étendu, par la suite aux confins de l'empire, mais pas au vote "rejet de l'empire".

Elections en Allemagne, Elections en Italie, Elections en Grande Bretagne, Elections en Grèce, impopularité des pouvoirs partout. Toutes, donnent le même résultat. Le rejet.

Et le poids lourd, en terme de symbole, c'est Hollande, en attendant que ce soit les élections US.
Car la primaire républicaine "dérape" sérieusement. Le candidat "naturel", Romney, bien que n'ayant plus que Ron Paul contre lui, avec 856 contre 94 délégués, il semble que celui-ci est en bonne mesure d'emporter une dizaine d'états, bien qu'il soit "impossible", qu'il emporte la convention d'août et à plus forte raison, la présidentielle.

C'est sous estimer aussi la structure qu'il a mis en place, structure à la fois forte et résolue, "L’ignorance de Ron Paul entre fin janvier et fin avril a permis à l’activisme souterrain du camp Ron Paul de se développer en toute impunité. C’est cette circonstance qui, soudain, permet à Ron Paul d’émerger, le 6 mai, avec deux victoires assurées dans le Maine et le Nevada, au moins six à neuf en voie de l’être, donc dans une position de force qui n’est pas loin d’être inexpugnable… " 

 

Finalement, Hollande et Paul se ressemblent. Pendant que les uns tiennent le devant de la caméra, les autres structurent, construisent, bâtissent, et finalement, apparaissent comme la tortue, mais partie il y a bien longtemps, pendant que le lièvre a dérapé sur un préservatif usé, dans une chambre d'hôtel...

 

La seule différence est que l'un veut mettre délibéremment à bas le système et il n'était "jamais si heureux que quand il y avait 434 voix ontre une" (la sienne, à la chambre des représentants).

L'autre, finalement, ressemble à Gorbatchev. Apparatchik bien établi, il a su attendre son heure et la préparer, et, bien qu'il ne veuille pas, il sera sans doute celui qui enterrera le système, comme Gorbatchev, qui ne voulait pas, non plus, enterrer son   système.

 

Mais l'a finalement il l'a fait, "à l'insu de son propre gré".

 

Car, quand tout est mûr, tout arrive :

 

 

Sauf, bien entendu, si par miracle, dans les prochaines législatives en Grèce, PASOK et ND, touchés par la grâce, remontent miraculeusement de + 40 %.

Le plus vraisemblable, c'est que ce qui reste de PASOK implose, soit maintenant, soit peu de temps, soit pendant les élections, et comme toute arrivée de fin de cycle, soit remplacé par quelque chose d'autre.

 

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H
Pourquoi tjs torpiller l'euro. L'euro n'est morte que parce que les états n'ont appliqué que du libéralisme. Il eut fallu harmoniser par le haut les statuts sociaux... Faire de grands projets<br /> européens... Les moyens nous les avons. La volonté non!<br /> Aujourd'hui je suis d'accord avec vous, l'euro sera notre cercueil mais cela n'était pas une obligation. C'est une conséquence.
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D
Patrick<br /> Merci pour ses vidéos car tout est dit par Jacques Sapir, je ne sais pas qui est le neuneu qui veut à tout prix nous emprisonner dans l'euro mais il devrait faire ses valises de suite pour son<br /> nouveau pays à savoir l'Allemagne ! Bon courage avec les herr doctor.<br /> Quand je fais le tour de mes amis et que je leur demande quel est l'interet de l'euro, il y a comme un grand silence... Jacques Sapir a raison, cette monnaie est une chimère, une vieille relique<br /> miterrandienne qui revait d'arrimer la France à l'Allemagne et n'a pas pigé que ce faisant il a accéléré la chute de son pays. C'est ce qu'il avait fait par deux fois auparavant en 83 avec la<br /> rigueur et en 1992 avec sa folie du franc fort, le tout nous ayant couté 2 millions d'emplois, chapeau tonton. Son public implicitite ont toujours été la classe dirigeante car l'euro n'a d'interet<br /> que pour les rentiers français qui voient leur patrimoine protégé par le mur de Berlin car sinon l'inflation leur aurait grignoter (si peu) tout ça. Là aussi, il se sont fait avoir en beauté car<br /> ils se sont deconnectés du vrai businness et des valeurs industrielles laborieuses. Bref, les frisés sont de vrais stratèges et nos élites de faibles combattants. Leur nouveau slogan : Messieurs<br /> les Allemands bossez les premiers !
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D
Si il y a un évènement, en Europe, c est bien celui la! Et demain pourquoi pas l Espagne, la France...<br /> Qui mesure à quel point nos lendemains déchantent... Sans vouloir être pessimiste à tout va, il est urgent que l Europe montre qu elle existe, nous allons devoir sacrifier des pans entiers de notre<br /> souveraineté, si nous voulons recoller au peloton de tête, mais nos choix seront déterminants!
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P
Premier dilemme pour Hollande qui va déjà l'obliger à choisir un peu : va-t-il recevoir demain le va-nu-pieds grec candidat du parti de gauche local et qui se pointe à Paris ? Si non, il va<br /> décevoir la gauche avant les législatives ; si oui, il va déplaire à Merkel et commencera mal sa politique européenne
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S
Il n'est pas ridicule non plus de réfléchir à une Europe de retour sur ses membres fondateurs.<br /> On avait en son temps, parler de noyau dur.
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S
Mais voyons, l'élection de F.H., C'EST le système dans toute sa splendeur.<br /> Sans condamner d'avance l'homme, son avènement est dû:<br /> - à son grand écart de campagne entre la droite du PS type emmanuel et le Front de gauche sans oublier Montebourg. Comment fera-t-il pour mettre ces extrêmes en accord. C'est un problème pire<br /> encore qu'à l'UMP dont la presse se rengorge, passant sous silence ce dilemme de gauche.<br /> - C'est le rejet de N.S. exacerbé par une manipulation de la presse qui n'a jamais autant vomi sur un dirigeant. Reconnaître cela, ce n'est pas pour autant absoudre les manquements du sortant.<br /> - Ce sont les médias qui ont élus, le peuple lui, n'a que déposé le message subliminal que les grandes plumes lui ont susurré depuis des mois. .<br /> - C'est une énarque dont on connaît le corporatisme et l'étroite identité d'avec le système. Tous ceux qui viendront au pouvoir hors de ce corps, seront toujours contesté. A la limite du coup<br /> d'état.<br /> - Il est archi-européen et social démocrate. C'est à dire intellectuellement formaté dans ces deux pensées causes essentielles des évènements actuels.<br /> - Sa campagne n'a été qu'une somme de promesses démagogiques et intenables. Il le savait, il le sait, comment va-t-il résoudre cela. Même si intellectuellement capable, il sera contraint de fouler<br /> aux pieds ses idéaux.<br /> Cela sera peut-être un détonateur libérant une violence encore contenue.<br /> <br /> Quant à la Grèce, peu importe l'arrivée de tel ou tel parti.<br /> Elle ne payera pas. Pas par décision politique, mais par incapacité. Elle repartira à la culture des olives et à son accueil fort agréable réservé aux touristes. Je n'ai pas connaissance que dans<br /> la modernité, ce pays soit devenu un guide de la future politique européenne ou un géant de l'industrie ou encore un centre de recherche que le monde entier lui envierait. la Grèce donc, retrouvera<br /> sa place naturelle dont l'Europe l'a privée fort honteusement.<br /> Le vrai débat sera ailleurs.<br /> L'entente franco-allemande ou la sortie de la C.E. de l'Allemagne qui ne peut supporter à la fois de payer et d'être contestée dans son leadership économique par des Nations qui ne seront même plus<br /> ses plus gros clients.<br /> Son regard est déjà tourné vers l'Est. C'est là que cela se passera.
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H
Vote de rejet, pas si évident que ça en Grèce. Car les partis favorables à l'Europe et à l'euro sont fortement majoritaires. Les vrais opposants ne sont que le KKE et Aube Dorée.
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C
Spot on, comme souvent, mais vous faites une erreur... de calendrier.<br /> <br /> En parlant de la Grèce, vous parlez de vote rejet. Mais comment comparer ce vote avec l'élection (assez minable) de Hollande ?<br /> <br /> Il est où le rejet quand des millions de veaux ont voté Sarko et Hollande ?<br /> <br /> Donc, les choses sont simples : la Grèce a juste quelques années d'avance sur nous.<br /> <br /> Rappelons que les Grecs ont voté et revoté pour le Pasok puis conservateurs.... Il leur a fallu un peu de temps pour passer au vote "rejet" (ultra droite et ultra gauche).<br /> <br /> Dès lors Hollande ne peut pas être le "dernier pape", ou Gorbatchev. CQFD.<br /> <br /> Hollande va accélérer la chute, multiplier les bourdes, gagner du temps... Et il finira en disgrâce. Intrinsèquement, c'est un gestionnaire -un rond de cuir- de la décadence.<br /> <br /> Le présenter en outre comme Ron Paul ou un nouveau Roosevelt est une escroquerie intellectuelle (et une injure pour ces 2 personnalités).<br /> <br /> Je vous donne RDV en juin : vous verrez que les Français ne seront pas -encore- dans le vote rejet.<br /> <br /> Car les Français d'aujourd'hui sont comme les Grecs d'hier : des gentils veaux, voulant à tout prix sauvegarder le status quo, et leurs petits privilèges, sur le petit nuage.<br /> <br /> Les Français n'ont pas encore connu 5 années de récession, comme les Grecs !<br /> <br /> Ca viendra, bien sûr.<br /> <br /> Et quand on verra les bobos voter communiste, et les petits vieux voter pour des néo nazis, alors on aura fait un grand pas en avant : c'est à dire la destruction pour pouvoir reconstruire quelque<br /> chose de neuf.
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D
http://www.mediapart.fr/journal/economie/080512/lourdes-menaces-sur-la-survie-du-credit-immobilier-de-france<br /> <br /> Suspendue le temps de la campagne présidentielle [ Bah voyons... Combien d'autres surprises du même genre ont été planquées sous le tapis le temps des présidentielles ?], la menace qui pesait sur<br /> le Crédit immobilier de France, et que Mediapart avait annoncée il y a quinze jours, s’est concrétisée dès la fin de l’élection. Dans la plus grande discrétion, l’autorité des marchés financiers<br /> (AMF) a demandé ce matin la suspension de la cotation des obligations émises par la Caisse centrale du crédit immobilier de France et par sa structure de financement, Cif Euromortage. L’annonce a<br /> été réservée aux seuls intervenants de marché, et rien n’aurait filtré si une brève sur un site boursier luxembourgeois n’avait diffusé la nouvelle. [Ce qui ne peut pas faire de mal à la cote phare<br /> du marché parisien, le CAC 40. Moyennant quoi les actionnaires de cette banque sont dans l'incapacité de retirer leurs fonds, même à prix massacrés, et les autres épargnants, en voyant la cote<br /> stable du CAC 40, peuvent se dire que tout va pour le mieux]<br /> <br /> Interrogée sur les raisons de cette suspension, l’AMF ne donne aucun éclaircissement, en renvoyant vers le Crédit immobilier de France [Ils ont ordonné la suspension de la cotation, mais ils ne<br /> savent pas pourquoi ?]. A l’heure où nous écrivons, celui-ci n’avait publié aucun communiqué. Selon nos informations, la suspension est liée au fait que la banque, comme Mediapart l’avait annoncé,<br /> n’a pas pu déposer ses comptes le 30 avril. [A moins qu'ils aient égaré leurs informations comptables, il est plus probable qu'ils n'aient pas osé publier leurs comptes tant ils doivent être<br /> désastreux] Les autorités ont donc demandé une suspension, dès la fin de la campagne présidentielle, afin de mettre en alerte le marché. Sous la pression, la banque devrait finalement publier ses<br /> chiffres très rapidement, mais avec des réserves des commissaires aux comptes . Ce qui n’est jamais un signe de bonne santé. [C'est même un euphémisme] De plus, le Crédit immobilier de France est<br /> sous la menace d’une dégradation par Moody’s. L’agence de notation a annoncé la possibilité d’abaisser de 3 à 4 crans la note de la banque, jusqu’alors classée AAA. [Autant dire que la banque est<br /> morte] Une sanction rarement vue dans le monde bancaire. [Effectivement : Lehman Brothers, Bear Sterns, Royal Bank of Scotland, Dexia,... étaient bien mieux notées que ne le sera sous peu le Crédit<br /> Immobilier de France quand elles ont fait faillite]<br /> <br /> Ce climat est une catastrophe pour le Crédit immobilier de France. [S'il n'y avait que cela, c'est aussi et surtout un signe de catastrophe majeure en cours pour le marché immobilier dans son<br /> ensemble tout court] La banque, spécialisée dans le financement immobilier, n’a aucun dépôt et se finance uniquement sur le marché. Dans cette période de nouvelle panique bancaire, il va alimenter<br /> le soupçon et l’inquiétude sur la solidité de la banque. [Nooooon ?] « Le risque que le Crédit immobilier de France soit confronté très vite à un problème de liquidité, est très élevé », souligne<br /> un connaisseur du dossier, en se référant à l’exemple de Northern Rock. La banque britannique, spécialisée elle aussi dans le financement immobilier, et levant l’essentiel de ses financements sur<br /> les marchés, s’était retrouvée étranglée en quelques jours à l’été 2007 et avait été précipitée à la faillite. [Quand on ne parvient pas à se résoudre à publier ses comptes, quand on les publie<br /> enfin avec une dizaine de jours de retard et que les commissaires aux comptes émettent des réserves, et quand le cours est suspendu sans explications, cela peut nourrir quelques soupçons]<br /> <br /> Averties par ce précédent, les autorités prudentielles bancaires surveillent depuis des mois la banque. Elles ont déjà exigé qu’elle renforce ses fonds propres. La banque de France a assuré, depuis<br /> fort longtemps, qu’elle s’engageait à fournir toutes les liquidités nécessaires aux banques, afin d’éviter une crise dévastatrice de liquidités, qui peut répandre la panique dans tout le système<br /> bancaire.<br /> <br /> Le recours à la Banque de France, toutefois, ne peut être qu’une solution provisoire. Le modèle du Crédit immobilier de France semble condamné. Des solutions d’adossement de l’établissement<br /> bancaire ont déjà été étudiées par les autorités prudentielles et le gouvernement. La reprise du Crédit immobilier de France par la Banque postale, qui a déjà hérité de la partie financement des<br /> collectivités locales de Dexia, est une des pistes privilégiées. Jusqu’alors, la direction du Crédit immobilier de France, désireuse de conserver son indépendance, a refusé cette suggestion. Mais<br /> manifestement, on ne lui laisse plus le choix de son destin.<br /> <br /> [Bla bla bla... La seule question qui vaille finalement est la suivante : puisque cette banque était depuis longtemps "sous surveillance", jusqu'à quel point ses dirigeants ont-ils agi sur ordre,<br /> plutôt qu'en "chiens fous", pour maintenir coûte que coûte l'accès des ménages les plus fragiles au crédit immobilier, et différer l'effondrement du marché immobilier, exactement de la même manière<br /> que les banques américaines ont soutenu leur propre marché immobilier jusqu'à son éclatement en 2007 avec les fameux "subprime" ? Quant aux conséquences de l'éclatement de la bulle immobilière<br /> française, je suppose que la Grèce peut nous donner une bonne indication des suites à venir ]
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