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Energie : des nuages en Asie...

19 Juillet 2011 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

Au Turkménistan, la version officielle est l'explosion d'un dépôt de feu d'artifices.

En réalité, cela démontre la fragilité de l'ensemble que voulaient contrôler les Américains (à travers l'Afghanistan), pour son pétrole, son gaz et son uranium.

Le pays stable est finalement comme la Tunisie et l'Egypte. Le calme n'est qu'extérieur et d'apparence, et le pays n'a pas fait sa révolution de 1991, laissant des élites politiques inchangées.

Ce constat est vrai aussi pour le Kazakhstan.

La conséquence ? Une implosion de l'Asie centrale est possible à tout moment, entraînant le monde dans une crise énergétique sans précédent.

 

Peut on se passer du gaz d'Asie centrale ? Certainement pas, même s'il est exporté par les gazoducs russes.

Le problème de l'uranium ressurgit aussi. Le Kazakhstan sera t'il toujours aussi stable et sûr, du moins assez pour exploiter ses mines et exporter le minerai ? On peut en douter... Et c'est désormais le plus gros producteur mondial.

 

Découverte en Inde, un gisement fabuleux d'uranium, de 50 000 voir de 150 000 tonnes aurait été découvert.(Bien entendu, il ne faut pas que, comme d'habitude, les prévisions soient trop optimistes...)

En réalité, cela ne change pas la donnée mondiale. L'Inde a déjà des centrales nucléaires, qui ne fonctionnent que peu ou pas, en tout cas mal, faute d'uranium en quantité suffisante. Le pays n'a jamais réussi vraiment à s'immiscer dans le marché, à cause de son arme atomique et de ses problèmes avec l'AIEA.

Cette découverte, "fabuleuse" selon l'opinion des nucléocrates ne changera rien. L'Inde dépendra toujours d'importations, il en dépendra certainement moins, mais comme il augmente le nombre de ses centrales, le "gap" ne sera pas comblé. 

 

La production peut augmenter, la demande augmente aussi. Chose plus grave pour l'industrie nucléaire, le renoncement allemand décidé, et ce qui ressemble à un renoncement forcé côté japonais, ne contrebalance même pas les nouvelles centrales bâties en Asie.

 

Donc, la pénurie d'uranium ne devrait pas se voir contrariée...

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