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Il était un grand homme...

28 Février 2013 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Actualités

ça se mesure aussi à ceux qui viennent cracher sur sa tombe, à commencer par le soviet-groupuscule, appelé "parti libéral démocrate" :

" Le PLD observe avec étonnement le concert de louanges qui accompagne le décès de Stéphane Hessel et rejette la proposition de certains élus de gauche de lui rendre un hommage national.


Par son action et surtout ses écrits, Stéphane Hessel a continué à véhiculer l'idéologie nocive du Conseil National de la Résistance (dans lequel siégeaient, rappelons-le, des idolâtres de Staline) qui est amplement responsable de la socialisation de la France et de l'étouffement de l'initiative privée dans notre pays.
Ses tergiversations conceptuelles sur le terrorisme, « regrettable conclusion de situations inacceptables », font frémir et rappellent les pires moments de son héros Sartre, lorsqu’il encourageait au meurtre dans sa préface des Damnés de la Terre de Frantz Fanon.
Stéphane Hessel s'est dévoué à promouvoir un programme politique absurde et archaïque combinant nationalisations massives, attaques contre la "dictature des marchés financiers" et condamnation des "possédants".


Il faut sans doute savoir pardonner à un vieil homme peu au fait de l'actualité économique, et nous adressons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches, mais nous refusons qu'un militant hostile à la liberté économique et peu scrupuleux sur l'Etat de droit puisse devenir un héros national."

 

Stéphane Hessel était capable, à plus de 90 ans, de faire un pamphlet vendu à 2 millions d'exemplaires, au minimum 10 fois plus que le meilleur score électoral que le PLD.

 

On peut citer aussi ceci.

 

A l'aulne de tes ennemis, on jugera ta vie...

 

Idéologie nocive du CNR, il vaut mieux une bonne Kollaboration ? Notamment avec Bruxelles, autre soviet bien connu ???

Visiblement, les poubelles de l'histoire en attendent quelques uns, mais pas S. Hessel.

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L
Aïe ! Aïe ! Aïe ! (Aujourd'hui, première journée qui annonce le printemps dans mon coin, je n'ai pas envie de parler de ça).
Pour le losurdo, va jusqu'au bout, tu seras pas déçu. Et surtout fait passer. Les libéraux ont tenu depuis trop longtemps le crachoir.
Répondre
S
Merci La Gaule pour le livre de Losurdo ; il est magnifique ; je ne suis qu'au début mais ça me parait formidable. Au fait tu ne m'as jamais rien dit sur le fameux tunnel ; il s'est manifesté ou
non lors de ton opération?
Répondre
L
…/… @ Frère Simplet (suite)

2)
Première imposture majeure, l’humanisme n’a rien à voir avec le libéralisme et ses prétendues « lumières ». Le second fut même l’ennemi mortel du premier à travers la querelle des jansénistes
contre les jésuites, tout au long du dix septième siècle et surtout du dix huitième, le courant janséniste s’étant largement coulé dans les fondations intellectuelles de la révolution
française.
Il n’y a donc pas eu de « bonne » révolution girondine face à une « mauvaise » révolution jacobine, mais un ordre hégémonique libéral qui a détruit un ordre hégémonique aristocratique plus ancien
qui lui faisait barrage, et d’autres acteurs qui ont tenté de freiner cette entreprise souvent dans l’aveuglement (c’est ainsi que, Ô ruse de l’histoire, ces deux obstacles majeurs au libéralisme
révolutionnaire qu’étaient les jacobins et les vendéens se sont livrés une lutte à mort).

Deuxième splendide imposture, le libéralisme s’est toujours réclamé du triomphe de la limitation des pouvoirs, cela par la fameuse « séparation » chère à Montesquieu.
Mais il ne l’a fait que dans l’optique bien comprise d’instaurer le pouvoir absolu de la propriété et de son image symbolique, l’argent (se reporter à ce que je disais de Jean Bodin plus haut).
C’est dans ce sens que doit être comprise l’obsession de la « gouvernance » qui anime les libéraux de toute époque, soit la limitation maximale de l’intervention de l’état dans les affaires de la
cité.
Pendant la guerre de sécession américaine, les libéraux du sud se réclamaient ainsi à leur manière de la « gouvernance », l’esclavage étant considéré comme une part intangible du droit de propriété
et de la « liberté », ce concept pervers libéral par excellence, illégitimement menacé par les prétentions de l’état national.
Toutes les limitations au pouvoir sans frein de l’argent qui sont intervenues dans le monde depuis deux siècles l’ont été malgré le libéralisme et en dehors de lui-même, voire, au bout du compte,
résolument contre lui.
L’auteur du livre considéré rappelle combien le libéralisme « civilisé » que nous avons connu (je parle au passé car les monstres sont à nouveau sortis du bois) ne s’est résolu à la modération que
par les contre-feu de toute nature –les meilleurs comme les pires- qu’il a déchaîné partout sur son passage, du radicalisme jacobin au cancer bolchevique, en passant par la révolte de Toussaint
L’ouverture à Saint-Domingue et la guerre de sécession.
Je rajouterai le nazisme, puisque l’autre génie du libéralisme aura été de secréter la catharsis nazie, source magique qui lui a permis de se laver de tout ses péchés et d’être en mesure
aujourd’hui d’affubler du sobriquet de « nazi » ou de « fasciste » tous ceux qui prétendent se démarquer de sa sainte chapelle (« bolchevique » est moins payant, surtout avec le nombre de
résilients de cette école là qui se sont ralliés depuis au libéralisme le plus « pur » c’est-à-dire le plus avide).

De quoi vous vous plaignez en fait, Frère Simplet, si vous vous prétendez « libéral » ?
Le libéralisme réel (je me fiche d’une introuvable pureté originelle qui n’a même jamais existé dans la théorie) a gagné sur toute la ligne la première manche de son retour belliqueux, puisque les
manipulateurs d’argent –multinationales, assureurs, fonds de pension, « hedge funds », et bien sûr les banques, leur immense base de repli- ont désormais tous les leviers pour vous piquer le fruit
de votre sueur et ne restituer en retour que les miettes dispendieuses de l’assistanat généralisé.
Il est d’autant plus sur la route de la victoire (et vous de la servitude, ce qui je pense va vous laisser pantois) que l’état est devenu son prédateur en dernier recours, prêt même a lui céder la
dernière portion historiquement valide de son anatomie : son bras armé.

Puissent ces quelques réflexions, Frère Simplet, vous montrer la voie de la Lumière, la vraie, et vous donner à penser que la seconde manche (et je ne parle pas de la belle) ne va pas être une
sinécure.
Si vous souhaitez adhérer au PAL, Nous (moi en fait, je suis comme Fernando Pessoa, je revendique plus d’une centaine de personnages intérieurs) acceptons les cotisations en nature (Bordeaux,
Bourgogne, Côtes du Rhône).

@ Frère Roland

Loué soit le Seigneur, tu as gagné un éloge –désenchanté- de la Terre Promise. L’image est pas terrible mais la musique sublime.

http://www.youtube.com/watch?v=IByR06OPxoo


@ Tous

Bande de nazes ! Personne n’a vu que j’avais mêlé André Essel (fondateur de la FNAC) à ma petite notice nécrologique sur SH. J’hésitais entre lui et Pierre Jules Hetzel, l’éditeur de Jules Verne.
Mais là, ç’a aurait peut-être fait un peu gros…
Répondre
L
Frère Simplet

1)
J’ai beau triturer dans tous les sens votre énumération à la Prévert, je ne vois pas ce qui –a priori- permettrait de plus vous taxer de « libéral » que ma pomme, si ce n’est votre intime
conviction à vous de faire partie du sérail, alors que vous n’êtes comme moi qu’un pensionnaire du zoo.

Roland vous qualifie de « gogo », ce que vous n’êtes probablement pas non plus, puisque vous éprouvez le besoin de venir ici. Vous vous trompez dans votre mise en perspective et guère plus.
D’abord un « vrai » libéral -selon la doctrine originelle tel qu’elle est exposée dans l’ouvrage que je vous ai invité à lire-, ne perdrait pas son temps à discuter juste rétribution avec son
employé comme vous le faites.
Il chercherait plutôt le meilleur moyen de lui coller les chaînes au pied, soit au sens littéral, soit avec l’air de ne pas toucher aux écrous, comme cela s’est pratiqué dans toute l’Europe pendant
des siècles.

Tous les penseurs libéraux, de Locke à Smith, en passant par Bentham, Hume, Mandeville, (l’ignoble Mandeville), Burke, sans oublier notre bon Monsieur Sieyès, l’apôtre « révolutionnaire » pour rire
du tiers état, ont justifié de près ou de loin l’esclavage.
Et ils l’ont fait non pas pour s’accommoder pragmatiquement d’une situation que leur époque avait trouvée en l’état, mais comme instauration et réintroduction (par référence à l’esclavage romain)
d’une méthode de gestion économique. C’est par les libéraux que l’esclavage de production s’est imposé au détriment de l’esclavage ancillaire (ou de domesticité).

Ils l’ont fait de plus dans un cadre mental plus général qu’était la haine du pauvre, pas seulement de l’indigent, mais surtout de celui qui n’avait que ses bras pour survivre, par opposition à une
véritable « race » des possédants, laquelle avait tous les attributs de ce que l’on appellera plus tard la « race des seigneurs » (de quel cadre intellectuel sont sortis le racisme et l’eugénisme
conceptuels d’après vous ?), une prétention abusive qui fut même dénoncée à sa manière par Nietzsche, contrairement à ce qu’avancent ceux qu’ils l’ont mal lu.

Tous les penseurs libéraux originels ont justifié l’abrutissement du pauvre (l’éloge fonctionnel de l’alcool et de l’opium par Mandeville trouve ainsi une étrange résonance chez les prosélytes du
shit aujourd’hui) et son assujettissement intellectuel. Tous ont trouvé tout autant nécessaire son isolement (allant jusqu’à recommander la destruction des liens filiaux, une autre résonance
d’actualité) et la répression sévère de toute velléité de sortir de sa condition.

Il y a un étrange apologétique libéral faisant l’éloge des galères, de la pendaison, des châtiments corporels justement infligés par « les maîtres », qui me donnent à penser que le penseur accompli
du libéralisme, celui qui osa faire tomber tous les masques, était le « divin » Marquis de Sade.
Le génie du libéralisme et de son image symbolique (les fameuses « lumières », loupiottes blafardes pour naufrageurs) a surtout été d’être une magnifique imposture, et de reprendre à son compte
tout un tas de faits et de courants historiques qui ne lui devaient absolument rien.

Voulez vous dire que vous êtes un humaniste partisan de l’économie de marché ? Ce que je crois que vous êtes en réalité, comme tous les braves bougres qui s’affichent « libéraux » avec la foi du
charbonnier.
Mais un immense penseur comme Jean Bodin l’était justement, et près d’un siècle avant le débarquement matois des premiers libéraux, tout en échafaudant la première vraie théorie monétaire de
l’économie.
Jean Bodin, autant que ceux qui l’ont suivi, a été le penseur de la limitation des pouvoirs.
Mais il pensait justement que la seule limitation possible, pour empêcher la société civile de se dévorer elle-même, ne pouvait procéder que d’une autorité politique absolue (une idée que l’on
retrouvera chez Hobbes).
La raison pour laquelle ce premier grand penseur moderne, avec Montaigne, était partisan de la monarchie absolue, seule entité en outre capable, selon lui, de pouvoir faire cesser l’esclavage dans
le nouveau monde, et contre lequel il s’était prononcé sans ambiguïté.

Un autre humaniste, au même moment, le dominicain Las Casas, observait la même démarche auprès de l’empereur Charles Quint pour mettre fin à l’esclavage des indiens dans les colonies hispaniques.
Avec succès d’ailleurs, puisque, contrairement à une autre légende répandue, partout où sa politique fut suivie, il n’y eut pas d’importation d’esclaves noirs en remplacement des indiens.
Répondre
J
@Roland

Question simple (et piège): qu'avez vous contre les libéraux?
Répondre
S
@Roland
Cher Papa,
Je m'en tape d'être un gogo, libéral ou plus simplement un mec qui a un certain honneur de ne devoir rien à personne. Cela pourrait être aussi de l'idéalisme.
Répondre
P
Il était...un peutit hommeu...pirouette, cacahouette..

OK, je sors
Répondre
R
Simplet, tu n'es pas un libéral, tu es un gogo. Le sens des mots fils, le sens des mots...
Note bien que pour moi, libéral est infiniment plus insultant que gogo. Un gogo n'est pas un dominant, un libéral, si.
Répondre
S
Monsieur le Président du PAL,
Permettez moi de vous dire que je suis un libéral primaire.
C'est à dire, je prends les risques seul, je travaille seul, je ne demande aucune subvention, ni aide. Quand je donne du travail à un compagnon, nous décidons ensemble de sa rétribution qui lui est
payée dans les délais convenus.
Quand je perd ( souvent), j'assume seul.
Je reste et resterai un libéral primaire que l'on tond du matin au soir au nom d'un tas de prétendues bonnes causes que je conchie.

Tous le reste, d'une manière ou une autre sont des assistés ou profiteurs, ce qui revient au même.

A 65 ans, on me dit que ce que j'ai payé pour avoir une retraite est en cause parce que je suis d'une classe baby boom. C'est à dire que l'on veut me faire passer pour le génocidaire des petits
jeunes.
Et pourtant...
Depuis 42 ans je paye, je paye tout et n'importe quoi.
J'ai payé pour la retraite de mon père.
j'ai payé pour la santé de mes parents, de mes enfants.
J'ai payé pour l'éducation de mes enfants et ceux de ceux qui viennent de loin ou de nulle part, par famille de 20 à 120 mômes (il faut avoir le temps de les faire, pour ma part, un...)
J'ai payé pour la santé et l'éducation de ceux-là, aussi.
J'ai payé pour le remboursement des dettes de guerre, du plan Marchall dont vous avez fait allusion, ainsi que d'autres joyeusetés.
J'ai payé comme d'autres pour les routes, ports, équipements en général.
Alors, de grâce Monsieur le Président du PAL, accrochons nous à la véritable signification des mots qui, vu votre prodigieuse culture, de votre don de l'écriture et votre capacité de cerner en
quelques mots une caricature acide des épouvantails qui sont à la une de nos torchons médiatiques, ne posera aucune difficulté à abonder dans mon sens.
Répondre
B
Vendredi 1er mars 2013 :

Les chiffres du chômage en Europe viennent d'être diffusés par Eurostat pour le mois de janvier 2013.

"Le chômage atteint 11,9% dans la zone euro, un nouveau record.

Le taux de chômage de la zone euro s’est établi à 11,9% de la population active en janvier, un niveau record, selon les données publiées vendredi par l’office européen de statistiques
Eurostat."

http://www.liberation.fr/economie/2013/03/01/le-chomage-atteint-119-dans-la-zone-euro-un-nouveau-record_885544

1- Médaille d'or : la Grèce. Chômage de 27 %.

2- Médaille d'argent : l'Espagne. Chômage de 26,2 %.

3- Médaille de bronze : le Portugal. Chômage de 17,6 %.

4- Slovaquie : 14,9 %.

5- Irlande et Chypre : 14,7 %.

7- Lettonie : 14,4 %.

8- Lituanie : 13,3 %.

9- Bulgarie : 12,4 %.

10- Italie : 11,7 %.

11- Hongrie : 11,1 %.

12- France et Pologne : 10,6 %.
Répondre
V
bjr à tous ...
ca se confirme ... les meilleurs post de Patrick sont ceux qui sont commentés .. par LaGaule ET Roland, auxquels je décerne volontiers les palmes académiques des meilleurs remarques,
approfondissements (par le PAL ...) et digressions .. oui oui, je me doute que peu leur chaut tout ce qui est académique ...
puisqu'on est dans les acronymes aujourd'hui, La Gaule + Roland = La Grolle ... un coup de pied dans la bien pensance ...
pour le père Hessel, il a surtout servi de prétexte à notre grande presse bien pensante pour véhiculer sa moraline amidonnée ...(oui, moraline, je lis aussi les bloggeurs libéraux ...) résultat :
bonnes paroles, évangiles modernes, posturologie faux-cul-tiste ... et ... que dalle de concret, comme d'hab ...
Répondre
R
Ben si, moi je vais me dévouer. Pas pour Hessel dont je me fous comme de ma première chemise (paix à son âme sinon on va encore me traiter de nazi comme quand je m'étais réjoui du décès de
Biancheri). La vieillesse est un naufrage dont Hessel est (entre autres) une assez bonne illustration.
Voila un type spécialisé dans le trucage qui se rend compte sur le tard que ses idées et son système aboutissent à des résultats non souhaités, pour le moins. Que fait il? Il en rajoute une couche
dans l'imbécilité en dénonçant comme d'habitude et comme son collègue Mélanchon des causes qui n'ont rien à voir avec les problèmes actuels. Dans son cas, le gâtisme pouvait cependant tenir lieu
d'explication.

Sur le libéralisme: Le mythe du caractère juste de la politique consistant à accorder au renard une totale liberté dans le poulailler est un mythe, bien sur. Les libéraux sont des rats intéressés
uniquement par leur petite condition, prêts à tout pour arrondir leur magot, en particulier à enculer tout ce qui bouge (non, ce n'est pas le lobby gay, quoique...) et justifier leurs saloperies
grâce à un détournement des mots et des situations. Qu'on ne s'y trompe pas, quand on parle aujourd'hui des libéraux, on parle essentiellement de marxistes internationalistes, donc de la gauche.
D'ailleurs, Hessel était "de gôche", non?

Sinon Roberta, j'espère que ton chien est plus sympa que ceux dont LG parle (à juste titre) sinon tu ferais bien de te méfier, un mauvais jeu de mots n'émancipe pas d'une réalité chaque jour de
plus en plus palpable.
Répondre
L
Merci Roberta.

Sinon, le passé trotskyste et industriel de Stéphane Hessel est bien sûr totalement inventé. En fait j'en ai toujours eu rien a secouer de ce gus.

Par ailleurs j’aime plutôt bien les chiens.

Et comme personne ne réagit sur le reste, qui lui est authentique…
Répondre
R
C'est vrai, beaucoup d'éleveurs recommandent PAL, leurs chiens en ont le poil plus lustré.
Répondre
L
Si Hessel était un grand homme parce que son « pamphlet » (bluette) est devenu un best seller, il faudrait prévoir un caveau commun pour sa pomme, Marc Levy, et Marcel Dassaut, auteur d’un autre
immortel chef d’œuvre qui a lui aussi crevé tous les plafonds en son temps (« le talisman », vous avez lu ?).

Sa carrière fut très révélatrice d’une autre époque, celle qui fut marquée par l’ascension d’un certain nombre de grands bourgeois de gauche -ceux dont De Gaulle se méfiait en priorité- avec
quelques mérites : Trotskyste (déjà !), puis capitaine d’industrie dans la culture de masse, au moment où le capitalisme financier était encore dans les bourses de ses papas, et où tout le monde
s’abandonnait à l’illusion du management tout puissant.

Enfin, séquence la plus pénible, « grande conscience » et autre « grand témoin » de son temps, n’en jetez plus, les arrière cour médiatiques en sont pleines !

Il est donc mort « indigné », paix à son âme donc, cela lui passera (j’ai eu Dieu tout à l’heure au téléphone ; ses premières nuits ont été paisibles, il s’est beaucoup reposé et commence à
rajeunir à vue d’œil. Ils ont déjà pris les mesures pour les petites ailes dans le dos et comptent le lancer dans le grand bain du firmament d’ici une quinzaine).

Plus intéressante est la réaction de ce « PLD » dont je n’avais jamais entendu parlé. Il faut dire que mes seules sources d’information politique hexagonale sont une vingtaine de blogs -le vôtre
entre autre- plus pas mal de livres parfois anciens sur des sujets plus captivants.

Je parie d’ailleurs que vous n’avez jamais entendu parler du PAL, le Parti Anti Libéral, dont je suis pour l’instant le président à vie et le seul membre.
Son slogan est pourtant appelé à connaître une grande postérité :
VOUS AUSSI, PRENEZ DE LA HAUTEUR AVEC LE PAL !

Le CNR est cette chose méprisable qui a permis à la France de sortir de la seconde guerre mondiale sans connaître les affres de la guerre civile (comme en Italie et en Grèce).
Les chantres de l’initiative privée s’en sont d’ailleurs bien tirés à l’époque, sur le volant du droit pénal. Quelques condamnations symboliques et un cinglant « Messieurs, on ne vous a pas vu
souvent à Londres », adressé par le Général à un panel de ces drôles, rassemblés pour l’occasion et l’exemple.

Son programme a permis aussi la reconstruction remarquable du pays et trente années de croissance économique jamais vu dans l’histoire (et que l’on ne vienne pas la ramener avec l’argent du plan
Marshall. Cet argent ne s’est pas perdu dans les limbes que parce que l’esprit du plan –la volonté de ressusciter d’abord les entreprises nationales- était précisément en adéquation parfaite avec
le cadre fixé par le CNR).
Cette réussite mémorable n’est plus aujourd’hui qu’un cadavre sur lequel les libéraux de chez nous (raison sociale) et d’ailleurs (raison fiscale) ne songent plus qu’à se tailler leur dernière part
de gras disponible.

Les déjections du PLD me confortent un peu plus dans l’idée que je me fais du libéralisme depuis ses origines et dans sa totalité autant économique que politique. Surtout après avoir lu cet ouvrage
extraordinaire et peu banal, dont je vous recommande aussi la saine lecture, vous en apprendrez assez pour cracher à la figure de n’importe quel petit soldat du libéralisme qui viendra vous
chercher :

http://www.amazon.fr/Contre-histoire-lib%C3%A9ralisme-Domenico-Losurdo/dp/2707173487

Dont voici une présentation correcte (celle qui figure au dos du bouquin est à chier debout)

http://www.scienceshumaines.com/une-contre-histoire-du-liberalisme_fr_30138.html

Et un entretien intéressant avec l’auteur, sur un blog philo qui tient la route :

http://denis-collin.viabloga.com/news/pour-une-contre-histoire-du-liberalisme

Il n’y a rien à sauver du libéralisme, les entreprises totalitaires du vingtième siècle n’ayant servi qu’à blanchir ce courant historique de tout ce dont son idéologie et ses crimes n’étaient que
prémonitoires (et cela n’est pas terminé braves gens !).

Un libéral est un chien.
Répondre
B
En zone euro, il n'y a pas que les pays du sud qui sont en faillite.

La crise a des conséquences dramatiques sur la vie quotidienne des Irlandais.

Irlande : les trois quarts des ménages incapables de chauffer leurs maisons.

Three quarters of households unable to heat homes.

http://www.independent.ie/business/personal-finance/latest-news/three-quarters-of-households-unable-to-heat-homes-29095871.html
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S
Ouais, enfin, un décès est toujours regrettable et se respecte.
Certainement un coeur ouvert à l'humanité, pour le reste Dieu jugera car j'en suis incapable et certainement moins méritant que cet homme là.
Quant à la carrière, on passe à un autre sujet?
Répondre
B
Le lien sur le pld:
http://leparisienliberal.blogspot.fr/2013/02/le-pld-serige-contre-la-proposition-de.html
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S
http://www.culturalgangbang.com/2013/02/bienvenue-en-indignation.html

Un hommage poignant :-)

Et aussi :
"Issu lui-même de l’immigration, Stéphane Hessel est attaché au respect des droits de l’immigré. Il voit dans l’immigration une richesse potentielle pour la France. Il souhaite limiter
l’immigration clandestine, favoriser et valoriser l’immigration officielle. Il est favorable au droit de vote des étrangers aux élections municipales. [...]

En 1996, il est choisi comme médiateur dans l’affaire, qui eut un grand retentissement dans l’opinion publique, des « sans-papiers » des églises Saint-Ambroise puis Saint-Bernard, aventure dans
laquelle il garde le sentiment amer d’avoir été joué, n’ayant pu obtenir qu’à peine 15 % des régularisations demandées. – fiche Wikipédia"
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P
Halte au feu! Une ambulance (ou un hospice de vieillards) n'est pas une cible légitime.
Dieu ait son âme.
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