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L'emploi de merde II

30 Août 2013 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

L'emploi de merde illustre parfaitement la maxime que "si la merde valait de l'or, les pauvres naïtraient sans trou du cul". Et est une parfaite illustration aussi, de l'influence de l'énergie pas chère, notamment du pétrole, sur le mode de vie et le travail.


En effet, comme l'a indiqué un lecteur, le bénéfice de l'exode rural a été pour ses exécutants, totalement inexistant, voir négatif.
Mais, c'est le changement de cadre qui importait.

Le chemin de fer a permis la floraison ou plutôt le déplacement de tous les inutiles, d'abord dans les nouvelles structures de transport, gourmandes de responsables en tous genres, tout autant que de main d'oeuvre. L'ouvrier agricole devenait ouvrier, le propriétaire foncier contremaitre, technicien ou ingénieur.

 

Parce qu'à l'époque, c'était plus la bonne mine qui comptait, et les "monsieur l'ingénieur", claquait à tous va, destiné pour une bonne partie à des gens qui ne possédaient même pas le titre, passage obligé dans la hiérarchie, comme la particule qui apparaissait miraculeusement quelques siècles plus tôt, chez les enrichis.

Les sociétés de chemin de fer ont été sans doute les premières bureaucraties incompétentes privées, bien avant la création de la structure nationale appelée "SNCF", dont la culture n'est que le reflet d'une culture plus ancienne, mais déjà farfelue.

 

Mais, quand, commepour la compagnie responsable de la catastrophe de Lac Mégantic, on a sabré ces structures, on a aussi et surtout sabré les productifs qui faisaient réellement fonctionner l'entreprise. 

 

Pas plus qu'une structure étatique, les structures privées ne sont capables de lutter contre la tendance lourde à la bureaucratisation, car s'il est facile de quantifier ce que fait quelqu'un qui travaille, il est par contre, totalement impossible de le faire pour celui qui ne fout rien.

 

D'ailleurs, bien des comportements jaillissent de la pléthore énergétique. Le divorce est un droit abscons et sans réel contenu, quand la société est incapable d'absorber économiquement les divorcés.

L'état social a permis aux femmes de divorcer, mais le recul et la crise économique prive de ce droit, qui revient finalement, à un privilège d'aristocrate.

Avec, là aussi, des conséquences énergétiques fortes. Il faut de l'énergie pour fabriquer les logements des divorcés, un travail tertiaire, c'est à dire pas physique à donner aux femmes...

Un travail que seul permet une société d'abondance énergétique, qui compense toutes les gabegies liées à des comportements aberrants...

 

Toujours, dans l'histoire, les femmes ont travaillé, mais ce qui les a essentiellement amené au travail, c'est le tertiaire du pétrole, l'emploi de merde qu'elles remplissent avec zéle.

Avant, elles travaillaient, jusqu'à ce que les mariages les rattrapent, et la pénibilité les chasse sans qu'il y ait besoin de les renvoyer...

 

Maintenant, on chante les louanges des études, en tous genres, et le filtre est vite fait. L'emploi utile et productif se contente d'un niveau d'instruction bas, l'emploi inutile est souvent à bac + 18.

Comme ces cohortes d'étudiants en maîtrise de droit, 5 ou 10 fois trop nombreux pour se retrouver avocat, mais dont la plupart se retrouveront caissier chez carrouf. 

 

Des années d'études qui vaillent ce qu'elles valent, sans doute intéressante, mais pour se servir de la scannette, et qui ne nécessite qu'une formation primaire.

 

L'emploi inutile commence à l'école...

 

L'emploi inutile d'ailleurs, est aussi facile à voir : vous les chercher. L'emploi utile, c'est souvent lui qui vous cherche.

Bien entendu, on parle à périmètre constant, et sans appel à une main d'oeuvre meilleure marché et importée.

D'ailleurs, la main d'oeuvre meilleure marché concerne aussi des emplois qui deviennent de merde, après avoir été utiles...

A la fin des année s1960 et au début 1970, on a fait fonctionner une émigration pour des secteurs qui allaient rentrer en restructuration lourde.

 

Aussi, que vaut une activité utile et créatrice, quand il n'y a plus de demande. La construction navale alimente une flotte pléthorique, qui n'a déjà plus d'utilité.
C'est donc devenu une activité de merde.


Partout, l'emploi oscille entre un emploi utile et nécessaire, et un emploi qu'on maintient, pour des motifs politiques.

A t'on besoin de MMe Parisotte et de sa société de sondage ? Absolument pas...

 

100 % d'emplois de merde à certains endroits. Mais des manards, qui coexistent avec des richards...

 

Une fois satisfaits certains besoins, on s'aperçoit que l'utile devient futile, quand ce qui a toujours été futile est porté aux nues...

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qspray 03/09/2014 14:08

Well. It is a well known fact that the railway companies were the first private incompetent bureaucracies. But there has been consistent improvement in this sector over the years. Anyway, it was interesting to read about the revised schedule.

BA 03/09/2013 00:12

Vendredi 30 août 2013 :

Un article incroyable, ahurissant, sur les mensonges de l'Union Européenne : pendant que l'Union Européenne faisait la morale à la Grèce pendant la journée, elle alimentait la Grèce en billets de
banques la nuit en cachette !

En Grèce, l'argent tombe du ciel.

par Effy Tselikas (Athènes)

La Grèce, à court de liquidités, a évité l'implosion grâce à la livraison secrète de cash par l'UE. C'est l'envers du décor de la crise grecque : un pont aérien nocturne a fait ainsi transiter plus
de 20 milliards d'euros en billets, ni vu ni connu. Récit.

Des Boeing remplis de billets de banque alimentent nuitamment un improbable pont aérien, secrètement déployé pour éviter l'implosion du système. Ceci n'est pas l'extrait d'un roman d’espionnage,
mais un fait établi : ces avions sont même peut-être passés au dessus de vos têtes.

C’est le quotidien Daily Mail qui dévoile cette histoire rocambolesque qui a sauvé la Grèce, l’euro et l’Europe de la faillite. En sous-titre, résume le journal anglais :

"Alors que la Grèce brûle et que ses banques sombrent, l’Union européenne, officiellement et via la Troïka, l’admoneste, exige des réformes et menace de l’exclure ; au même moment, secrètement,
elle la ravitaille en argent frais".

Retour en arrière. Depuis 2009, la Grèce est en crise. La population, aux aguets, retire de plus en plus souvent ses économies des banques. Or la Grèce est déjà en manque de liquidités: du fait
d'une économie souterraine surdéveloppée, les Grecs paient le plus souvent en liquide. La monnaie en circulation est ainsi beaucoup plus importante que dans les autres pays membres. Entre 10 et 25
% du PIB, contre 4 à 8% ailleurs. Le directeur de la Banque de Grèce d’alors, Giorgos Provopoulos, raconte:

"Si un tel manque de liquidités avait perduré, il n’y aurait plus eu assez de billets pour faire face à la demande des Grecs de retirer leurs avoirs. L’information selon laquelle les banques
n’étaient pas en mesure de rembourser les déposants n’a pas été diffusée. Cela aurait provoqué la faillite des banques, une crise de confiance généralisée, et des conséquences terribles pour
l’économie du pays".

Ne produisant que des billets de 10€, la Grèce ne peut plus satisfaire aux exigences de sa population. Seules la Bundesbank allemande et les banques nationales d’Autriche et du Luxembourg émettent
des billets de 500 €. Volontairement ou non, la Grèce est donc dans l’impossibilité de faire face légalement à ce considérable besoin de monnaie.

L’Union européenne prend alors les devants, sans en référer à aucune instance élue. Sous couvert de mission très spéciale, un pont aérien est établi. Objectif : amener de l’argent frais en Grèce.
Au moins 10 milliards entre 2009 et 2011. Autant les années suivantes.

L'opération se déroule en plusieurs étapes. Dans un premier temps, des Boeing géants de l’entreprise MAERSK, transporteur international, ou de plus petits avions cargos, peints aux couleurs bleues
et blanches de l’armée de l’air grecque, partent d’Italie, survolent l’Adriatique et les Balkans pour acheminer de fraiches coupures de 100, 200 et 500€.

Puis, par voie terrestre ou maritime, l’argent transite par la Grèce continentale. De Corfou ou de Rhodes, ou de Komotini (à la frontière turque), bateaux ou camions prennent le relais. Un travail
qui se fait de nuit, jusqu’à la destination finale des précieuses cargaisons : les banques. Sans que personne ne se rende compte de rien, ni même ne s’interroge sur ces mouvements suspects. Un
observateur témoigne de ce peu de curiosité :

"Sous les yeux de tous, se déroulait une révolution monétaire. Mais la seule chose qui intéressait le Grec lambda, c’est qu’il y ait de l’argent dans les distributeurs".

C’est en juin 2011 que l’opération atteint son apogée. La Troïka, exaspérée par le retard dans la mise en œuvre des réformes, menace de couper les vivres à la Grèce en sucrant le prêt de 110
milliards, promis en mai 2010. Tout le monde sait que le pays est à court de liquidités et que cet argent est vital. Ne serait-ce que pour payer les salaires des fonctionnaires et les
retraites.

La tension sociale s’aggrave, avec moult grèves et manifestations. Par crainte, beaucoup de riches Grecs retirent leurs avoirs des banques, de 1 à 2 millions d’euros par jour.

"Un jour, un client a retiré 3 millions d’euros de son compte et les a mis dans son coffre-fort" raconte ainsi un employé de banque, sous anonymat. D’autres achètent de riches demeures à Londres ou
Genève, à Istanbul aussi.

L’arrivée d’argent frais continue, avec un nouveau pic lors des deux séquences électorales cruciales de 2012, mai et octobre, qui voient la victoire sur le fil du parti conservateur.

Un haut cadre de la Troïka (FMI, BCE et Commission européenne), qui supervisait le plan de sauvetage de la Grèce, l’avoue crûment (et anonymement) :

"Ce n’était pas une mission pour sauver des vies ou pour sauvegarder la démocratie, comme les fameux ponts aériens de Berlin durant la guerre froide. Là le but, c’était de protéger le système et de
faire en sorte que la monnaie unique perdure, envers et contre tout. Les investisseurs craignaient la contagion à tous les pays du Sud, à l’Italie d'abord, puis à toute la zone euro ensuite, voire
à toute l’Europe. Il y aurait eu une panique immédiate. On n’avait pas une minute à perdre. Un ou deux milliards en billets par jour, c’est une somme. Cela devenait un problème industriel".

En 2012, la même opération secrète a lieu à Chypre mais n’évite pas la banqueroute du système bancaire de l’île. La Grèce, elle, s’achemine vers un troisième plan d’aide. "Avec les élections
allemandes ce mois-ci, la vérité se devait d’être révélée, car de nouvelles missions de sauvetage par pont aérien ne sont pas à exclure", souligne le Daily Mail. Et le journal britannique de
conclure : "Turbulences prévues cet automne. Attachez vos ceintures".

http://fr.myeurop.info/2013/08/30/en-gr-ce-l-argent-tombe-du-ciel-12108

BA 02/09/2013 09:48

Lundi 2 septembre 2013 :

Les banques françaises restent les plus à risque.

L’indice SRisk est donc constitué d’une combinaison de ces trois caractéristiques importantes et produit un nombre qui indique le montant de capital qu’il serait nécessaire d’injecter dans une
banque afin que celle-ci retrouve un ratio de fonds propres sur actifs satisfaisant. Comme nous l’avons vu lors de la récente crise financière, c’est en fin de compte le contribuable qui devrait
payer. En ce sens, selon l’importance des montants en jeu, le politique devrait décider des institutions financières qu’il sauverait et des coûts que cela impliquerait.

Au total, fin août, on constate qu’en cas de nouvelle grave crise financière, il faudrait au moins 1000 milliards d’euros pour régulariser la sous-couverture. Le SRisk a très fortement augmenté
entre mi-2007 et mi-2008, lorsque les marchés ont pris conscience du risque représenté par les banques. Ce risque a ensuite diminué jusqu’à mi-2011, lorsque la crise de la dette européenne a
commencé. La tendance est à la baisse depuis mi-2012.

Le graphique montre ensuite les évolutions pour divers pays européens dont le SRisk est indiqué sur l’échelle de gauche. La France est le pays dont le SRisk est actuellement le plus élevé.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/75072d76-1324-11e3-acd6-023421410140%7C1

"en cas de nouvelle grave crise financière, il faudrait au moins 1000 milliards d’euros pour régulariser la sous-couverture" ... mais on s'en fout : ce sont les CONtribuables européens qui paieront
ces 1000 milliards d'euros.

Quand ça va bien, les banquiers se goinfrent.

Quand ça va mal, les CONtribuables paient des centaines de milliards d'euros pour sauver les banques, et les banquiers se goinfrent.

Moralité :

Les banquiers se goinfrent.

simplet 01/09/2013 14:09

@ inteeeeelligent.

Il y a des usurpateurs, sinon des vaniteux partout!
Vous rejoignez la longue cohorte.

Est-il encore autorisé d'avoir un avis différent?

D'après vous non!

Vous faites donc partie de la pensée unique. C'est tout dire de vos qualités précitées.

logique 31/08/2013 13:06

C'est dingue se monticule de merde sur laquelle est construite la mondialisation.

1) médias de merde
2) politique, en tout genre, de merde
3) emplois de merde
4) bouffe de merde
5) produits de merde
6) le prix des merdes immobiliére

Y a pas a dire ont est dans la merde jusqu'au coude.

Si l'enfer devait exister, ne ressemblerait il pas a une fosse septique ? ? :) :)

Un Intelligent 31/08/2013 09:38

Tu portes bien ton nom, simplet.

Et avant même que tu y pense : Oui, je porte bien le mien aussi. De rien.

BA 30/08/2013 21:13

La Grèce est en faillite.

Le Portugal est en faillite.

Lisez ces deux articles :

Mardi 20 août 2013 :

Pour Schäuble, la Grèce aura besoin d’un troisième plan d’aide.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré mardi que la Grèce aurait besoin d’un nouveau plan d’aide international.

« Il faudra qu’il y ait un autre plan en Grèce », a-t-il dit lors d’un meeting électoral dans le nord de l’Allemagne.

Vendredi 30 août 2013 :

Portugal : le Premier ministre évoque le scénario d'un autre plan d'aide.

Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho n'a pas écarté vendredi la nécessité d'un deuxième plan de sauvetage si le Portugal n'arrive pas à mettre en oeuvre une réforme de l'Etat
permettant de réduire durablement les dépenses publiques.

Réagissant au rejet jeudi par la Cour constitutionnelle d'une mesure d'austérité, M. Passos Coelho a évoqué l'hypothèse que le Portugal ne soit pas en mesure de poursuivre son programme de rigueur
"sans davantage de financement, sans un deuxième programme d'aide".

"Si nous ne sommes pas capables dans les prochains mois de montrer à nos créanciers que la réforme de l'Etat nous permet de réduire les dépenses d'une manière durable, il se peut que nous ne soyons
pas en mesure de poursuivre notre chemin sans davantage de financement, sans un deuxième programme garantissant au pays les moyens dont il a besoin", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Bragance
(nord).

http://www.romandie.com/news/n/Portugal_le_Premier_ministre_evoque_le_scenario_d_un_autre_plan_d_aide37300820131941.asp

Dettes publiques en Europe au premier trimestre 2013 :

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d’euros, soit 160,5 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d’euros, soit 130,3 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d’euros, soit 127,2 % du PIB.

jean 30/08/2013 19:38

si vous poussez plus loin l'analyse, les seules personnes indispensables sont les paysans pour nourrir le corps, les medecins pour le soigner et les pretres pour l'éducation et soigner l'ame

Asmodée 30/08/2013 18:51

L'entreprise de télécom américaine Verizon a découvert, à l'occasion d'un audit de ses clients, que l'un des développeurs de ce dernier sous-traitait les tâches incombant à son poste par une
entreprise chinoise, à laquelle il reversait une partie de son salaire. Objectif : se la couler douce au bureau.
http://www.clubic.com/insolite/actualite-535994-insolite-developpeur-verizon-traitait-travail-chine.html

Abdel 30/08/2013 16:42

En rejoignant votre analyse, on peut dire que l'energie abondante a multipliez par 10 le nombre de managers en Grande Bretagne pour s' etablir à 5 millions :

http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/08/10/09005-20130810ARTFIG00229-y-a-t-il-trop-de-managers.php

Certaines entreprises s' en aperçoivent et reduisent de 20% leur management :

http://www.bloomberg.com/news/2012-09-20/fiat-said-to-trim-20-of-management-positions-in-europe.html

Sinon , Patrick, qu' avez vous conseillez à votre fils comme métier ?

BA 30/08/2013 15:21

Union Européenne : chômage pour le mois de juillet 2013 :

1- Médaille d'or : Grèce. 27,6 % de chômage.

2- Médaille d'argent : Espagne. 26,3 %.

3- Médaille de bronze : Chypre : 17,3 %.

4- Croatie : 16,7 %.

5- Portugal : 16,5 %.

6- Slovaquie : 14,3 %.

7- Irlande : 13,8 %.

8- Bulgarie : 12,7 %.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-30082013-AP/FR/3-30082013-AP-FR.PDF

Chômage des jeunes de moins de 25 ans :

1- Grèce : 62,9 % de chômage des jeunes de moins de 25 ans.

2- Espagne : 56,1 %.

3- Croatie : 55,4 %.

4- Italie : 39,5 %.

5- Chypre : 37,9 %.

6- Portugal : 37,4 %.

7- Slovaquie : 34,6 %.

8- Irlande : 28,6 %.

simplet 30/08/2013 14:36

Excès de sophisme, même si tout n'est pas jeté.