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Le double sondage.

9 Novembre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie

Un double sondage est paru, le premier sur la capitalisme, le second sur l'URSS.
L'écroulement de l'URSS n'est vu comme une bonne chose qu'en occident, où la propagande atteint son maximum.
Mais on connait bien, en occident, la technique de l'ostracisme concernant les "extrêmes" -ceux qui refuse le consensus- et le consensus, c'est la dictature.
En effet, une démocratie, c'est la gestion du dissensus et non une unité du parti -ou des partis- quasi stalinienne. 
Ailleurs, le résultat est beaucoup plus négatif. Voir franchement négatif.

Bien sûr  la Russie est un cas particulier, où un sondage précédent donnait 90 % de nostalgiques et où le plus grand russe de tous les temps aurait été Staline, et le 3° plus grand russe, Lénine, si les commanditaires, catastrophés, n'avaient pas magouillés et manipulés pour que ce fut le plus acceptable Alexandre Nevsky qui fut nommé.

C'est d'ailleurs aussi une manipulation de l'histoire assez courte, car Alexandre Nevski s'il date du 13° siècle a été LE HEROS soviétique par excellence, que la propagande glorifia à partir de juillet 1942, qu'un ordre militaire prestigieux portant son nom fut crée et qu'un jeune lieutenant, Alexandre Nevski, eut le bon goût d'être blessé lors d'une action d'éclat à Stalingrad...
En plus, il eut le bon réflexe de mettre les occidentaux à la porte de la Russie, eux qui voulaient lui faire connaitre les avantages de l'occident.

En Bref, ce sondage n'était présentable qu'en occident où la réaction n'aurait été que : "qui c'est ?".

Ceux qui considèrent la désintégration de l'URSS ne sont pas une majorité écrasante (54 %) et résident surtout dans un occident où la propagande est maximale. Pour 22 % c'est une mauvaise chose, et pour 24 %, ils ne savent pas.
Plus étonnant, c'est une mauvaise chose pour 54 % des ukrainiens... Bien sûr, pour les polonais et tchéques, c'est une bonne chose, mais l'URSS avait déjà dessaisi ces deux pays lors de sa désintégration (la tchécoslovaquie s'est elle même disloquée).

Les russes, finalement, arrivaient à se débrouiller pas trop mal avec leur système économique, ce qu'ils voulaient, c'est la fin de la dictature, pas le chamboulement total, mais certainement des ajustements.
D'ailleurs, la période de transition n' a été qu'une foire aux copains coquins, qui se sont emparés gratuitement, de biens de production que le gouvernement avait constitué.
D'ailleurs, autant en Russie qu'en Ukraine, les partisans de la reprise en main par l'état des entreprises industrielles sont majoritaires (77 et 75 %).

Pour le capitalisme, le jugement du sondage est clair, il n'a plus aucun supporters.
Ceux qui trouvent son fonctionnement satisfaisant forment... un soviet (11 % de la population),
ceux qui disent qu'ils faut changer de système sont deux fois plus nombreux (23 %) et ceux qui pensent qu'il faut le réformer sont une écrasante majorité (51 %).
On trouve 15 % de sans opinion.

Le taux maximal de soutien se trouve au Pakistan et USA avec les taux phénoménaux de 25 et 21 % d'adhésion au système.

En bref, le sondage est un plébisicite pour la politique des 30 glorieuses, et non ce qui a suivi. Nationalisations, régulations, interventions de l'état.

D'ailleurs, pour ce qui est des nationalisations, on y glisse insensiblement. C'est déjà fait pour l'automobile US et les grandes entreprises n'ont tenus qu'à grands coups de subventions publiques. La logique, est donc d'en prendre la propriété.

L'adhésion au système se marginalise donc. Contrairement à ce que me disait un internaute, il n'y a souvent aucun besoin de fossoyeurs du système. Le système laissé à lui même s'enterre tout seul. Le cas devient de plus en plus évident avec le système américaniste, son armée et plus largement son CMI, ses profiteurs, et ses floppées de contestataires (souvent, les pro-capitalistes fondamentalistes).
Paradoxalement, la première attaque contre le CMI soviétique vint de Brejnev. La première réduction du budget militaire est de 1977.
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H
<br /> Vingt ans après le retour du capitalisme : Le niveau de vie en Europe de l'Est chute toujours<br /> <br /> <br /> L'économiste en chef pour l'Europe et l'Asie centrale de la Banque mondiale, Indermit Gill, a déclaré : « Au lieu de voir le nombre de pauvres diminuer de 15 millions en 2009, nous prévoyons<br /> maintenant de le voir augmenter dans ces mêmes proportions », et a ajouté : « La région compte déjà 145 millions de pauvres — soit près d’un tiers de la population totale. Pour eux, la crise n’a<br /> fait qu’empirer des conditions de vie déjà difficiles. Les perspectives économiques s’améliorent pour une bonne partie de la planète cet automne ; mais pour les travailleurs et leurs familles des<br /> pays émergents d’Europe et d’Asie centrale, elles ne sont pas encourageantes. »<br /> ...<br /> Dans une étude publiée quelques années avant la crise financière de 2008, la chercheuse russe Olga Kislitsyna notait déjà qu'en termes de stratification des revenus dans les économies en<br /> transition, la Russie était en première position et de loin. « Les dix pour cent les plus pauvres de la population russe représentent moins de 2 pour cent du volume total des revenus, alors que les<br /> dix pour cent les plus riches en représentent environ 40 pour cent », écrit-elle. Son étude indique que : « Du point de vue de l'inégalité des revenus, la Russie est plus proche du modèle<br /> latino-américain » et que seuls trois pays sont plus inégaux que la Russie : le Brésil, le Chili et le Mexique.<br /> ...<br /> En dépit d'une renaissance économique ces dernières années, la performance économique de la Russie est toujours aux alentours des trois quarts de ce qu'elle était en 1989, avant l'introduction du<br /> libre marché capitaliste. La baisse du PIB dans les autres ex-républiques soviétiques est encore plus dramatique. En 2008 – avant le début de la crise mondiale – les économies de la Géorgie et de<br /> la Moldavie s'étaient contractées jusqu'à ne représenter que 40 pour cent de ce qu'elles produisaient en 1989.<br /> ...<br /> Selon les recherches de l'épidémiologiste Michael Marmot, présentées dans un livre de 2004, The Status Syndrome, la restauration du capitalisme dans les années 1990 a produit un excédent de décès<br /> de 4 millions de personnes.<br /> <br /> Avant la réintroduction du capitalisme, entre 1984 et 1987, l'espérance de vie en Russie est passée de 61,7 à 64,9 ans pour les hommes et de 73 à 74,3 ans pour les femmes. Mais de 1987 à 1994,<br /> l'espérance de vie des hommes russes est tombée à juste 57,6 ans et celle des femmes à 71 ans.<br /> <br /> Au début des années 1970 – la période souvent qualifiée de « stagnation » communiste – l'écart de l'espérance de vie entre l'Union soviétique et les pays capitalistes avancés était de 2,5 ans. Au<br /> milieu des années 2000, cet écart s'était élargi à presque 15 ans (Cf. rapport du Programme de développement des Nations Unies de 2007).<br /> <br /> Kislitsyna note que ce qui est exceptionnel au sujet du développement de l'inégalité sociale en Russie, c'est la vitesse à laquelle elle s'est installée. En moins de vingt ans, une société dans<br /> laquelle le niveau de vie était globalement bas à cause des décisions politiques désastreuses de la bureaucratie stalinienne, tout en restant relativement égalitaire, a été transformée en l'une des<br /> plus inégales de la planète.<br /> ...<br /> <br /> Suite ici : http://www.wsws.org/francais/News/2009/oct2009/eest-o28.shtml?cfC0438101=7BA8DD8E6!eDA5MTM0ODphdXRoc2d0X3J0ZmU6/NXZm2ZOh/t5kO/jqm/nsg==<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Fillon assure que Sarkozy était bien à Berlin le 9 novembre 1989.<br /> <br /> Le Premier ministre, François Fillon se souvient : «J'étais à Berlin depuis le 7 novembre, je participais à un colloque organisé à la fois par l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est sur les<br /> relations est-ouest», a-t-il expliqué en marge d'un déplacement en Moselle sur le thème de la sécurité.<br /> «Le 9 novembre, au cours du colloque», a-t-il poursuivi, «les participants allemands se sont de plus en plus égayés pour voir ce qui se passait notamment à la porte de Brandebourg (...) Nous avons<br /> passé toute l'après-midi, toute la soirée, à assister aux premières grandes manifestations autour du mur et vers 23 heures, nous avons croisé entre la porte de Brandebourg et le Check Point Charlie<br /> Alain Juppé, qui était accompagné de Nicolas Sarkozy et de Philippe Martel, chargé des relations internationales au RPR. Nous avons bavardé quelques minutes ensemble», a également raconté M.<br /> Fillon.<br /> <br /> http://www.leparisien.fr/20-ans-chute-mur-de-berlin/fillon-assure-que-sarkozy-etait-bien-a-berlin-le-9-novembre-1989-08-11-2009-704044.php<br /> <br /> François Fillon raconte qu'il était à Berlin depuis le 7 novembre et qu'il est reparti de Berlin le 10 novembre au soir.<br /> <br /> François Fillon ment : les archives de l'Assemblée Nationale montrent que François Fillon était le 8 novembre 1989 à Paris, à l'Assemblée Nationale.<br /> <br /> Lisez le haut de la page 14 :<br /> <br /> http://archives.assemblee-nationale.fr/9/cri/1989-1990-ordinaire1/066.pdf<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Lorsque le mur de Berlin est tombé, tous les allemands de l'ouest se sont rués à l'est,ils enviaient tellement leurs voisins...:-))<br /> <br /> <br />
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P
<br /> non, c'est la tiermondisation et la dictature qui sont arrivés. Et puis, comme disait un internaute, pourquoi n'avoir pas parlé du 80 ° anniversaire du krach de 1929<br /> <br /> <br />