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Le pilote de l'avion...

20 Mars 2013 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Actualités

Le parlement chypriote a donc voté, et personne n'a voté pour la mesure troïkesque, ce qui montre donc, la terre ne s'étant pas ouverte en deux,  les étoiles éteintes et qu'il fait même plutôt beau, que les foudres teutonnes ne sont plus ce qu'elles étaient.
Il a suffit qu'une foule dise merde pour arrêter l'empire du mal. Et surtout, contrairement aux grecs, de ne pas avoir peur de sortir de l'euro...

 

Plus qu'un complot, eu égard à la réaction des servants mêmes du système, on peut penser à une incompétence à l'état pur, et que l'esprit critique touche désormais même les excellences.

Plus personne d'ailleurs, n'en revendique la paternité...

 

Parce que, toucher à un compte en banque, ça touche à un détonateur, ce que n'avaient pas perçu les décideurs, qui se rejettent désormais mutuellement la balle.
Et chacun pourrait se sentir viser, désormais, partout, au moins en Europe, mais sans apporter de solutions.

Car les dettes sont désormais beaucoup plus importantes que les dépôts, dans la plupart des pays développés, et le cas chypriote était une exception.
D'ailleurs, on peut se demander pourquoi s'arrêter en si bon chemin, et ne pas taxer la totalité. Parce que, de toute façon, toute victime aurait voté avec ses pieds, c'est à dire aurait retiré l'argent restant du compte en banque, et le voeu de Cantona se serait trouvé réalisé.

 

En même temps, on a vu la Russie peu pressée de voir piller SON paradis fiscal, et il est vrai qu'elle verrait sans déplaisir le retour de ses oligarques et riches dépossédés et allégés d'une partie de ses avoirs.

le "c'est mieux ailleurs", montre, qu'ailleurs aussi, on peut tout perdre. Les épargnants français de 1914 et leurs 45 milliards déposés à l'étranger, comme les amateurs de riads marocains aujourd'hui, étaient destinés à être pillés.

Mieux, tout le monde a oublié le sort des épargnants français de 1914, et 30 milliards s'étaient évaporés en 1918, et le reste, en 1945, ne laissant qu'un reliquat... en Espagne, de 1.5 milliards, simplement, parce que, politiquement, l'Espagne ne pouvait se payer le luxe de se brouiller avec son voisin, si lourde fut la charge.

 

Avec la nouvelle donne, on peut dire que le système et ses exigences, est en lutte, non plus seulement contre ses opposants, mais aussi ses suppôts. Eux aussi, ont enfin compris qu'il y avait des choses impossibles.

 

Le club de débiles mentaux appelé OCDE appelle la France à "réformer", et cela reléve plus du perroquetage que de la pensée argumentée.

"YAKAFOKON", et la liste est longue, mais jamais, jamais, on ne se pose la question de savoir si c'est possible, sensé et réalisable.
- fusionner les communes : sans doute, il y en a trop en France. Mais comment fait on, simplement pour passer dessus l'hétérogénéité des endettements, des taux d'impositions, des charge ? Simple, "YAKAFOKON".

Moi, je veux bien fusionner si ça ne bouge ni l'endettement, ni les bases d'impositions mais je ne tiens pas à prendre en charge celles du voisin, et suivant les limites, ça va du simple au combien ? 3, 4 ou 10 ou plus ???

Les communes urbaines voisines ont elles envie de prendre en charge la voirie des rurales pour quelques habitants ? Ils leur diront qu'ils coûtent trop chers.

Les biens communaux, qui existent encore en certains endroits et amènent des disputes dignes de la chouannerie, entre une bourgeoisie qui voudrait s'en emparer, et le reste de la population...

- trop de départements ? Ah oui, la France, c'est grand. Deux fois plus que böchelande. Et les "réformes", de la SNCF inadaptées à ce cadre de faible densité, et de grandes étendues...
La géographie, c'est comme les chypriotes, rebelle...

- il faudra travailler plus longtemps. Il y a à vue de nez, 9 millions de chômeurs et sans emplois, qui aimeraient bien travailler "plus longtemps"... "YAKAFOKON".

 

 

Simplement, la France en a assez de toutes ces réformes, et c'est l'écoeurement d'un bougisme, qui ne veut pas dire son nom, réduction des budgets et des coûts, qui tuent la croissance.

 

"Coupes dans les dépenses sociales, nous dit l'OCDE". Le résultat est écrit d'avance :

- un euro "épargné" c'est,

- trois euros de récession, (en réalité, je verrais plutôt cela de 3 à 5)

- 1,5  euro de perte de recette (là aussi, plutôt de 1,5  à 2.5) Donc, complétement idiot.

 

OCDE = Organisation des Connards DEcérébrés.

 

La Troïka veut faire de Chypre son Cuba, et la mettre sous blocus financier. Reste que, là aussi, c'est sabre de bois. En effet, rien n'interdit la banque centrale de Chypre de battre monnaie autant qu'elle le veut, et même d'inonder la zone euro.

En même temps, l'UE a fait preuve non seulement de sa bêtise, mais aussi de sa faiblesse. Elle peut être aisément battue.

 

On est aussi, d'ailleurs, dans la configuration de Cuba 1961 dans ce cas de figure. La Russie, dont c'était une place off-shore peut très bien s'y intéresser, et comme c'est un petit pays, lui donner une assurance que les grecs n'ont pas. En ce sens, l'affrontement du fort au faible pourrait bien déboucher sur un résultat étonnant.

 

La blague du jour : "Hollande est de gauche".

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Patrick (Breton) 21/03/2013 09:40

"Le Premier ministre russe Dimitri Medvedev a menacé de revoir la part de l'euro dans les réserves russes si le règlement de la crise financière à Chypre lèse les intérêts de son pays." (source Les
Echos)

Ou comment l'UE se fait prendre à son propre piège.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202655929145-crise-a-chypre-moscou-brandit-l-arme-des-changes-et-menace-l-europe-551266.php

Abdel 20/03/2013 21:34

L' interet de cette article du Figaro n 'est pas de denoncer le blocus monetaire de Chypre mais les commentaires:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03
/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

Sinon, ici , en Allemagne, ils continuent de vendre des lingots d' or sans taxe à l' achat.......je regrette pas les petites emplettes des dernieres semaines

BA 20/03/2013 21:12

Mercredi 20 mars 2013 :

Je vous suggère de lire cet article très important :

Chypre : Draghi use du Blocus monétaire.

Le « blocus monétaire » de Chypre qui vient d’être mis en œuvre par la BCE est un acte d’une extraordinaire gravité, dont les conséquences doivent être soigneusement étudiées.

La décision de M. Mario Draghi porte sur deux aspects : tout d’abord la BCE n’alimente plus la Banque Centrale de Chypre en billets (point qui n’est semble-t-il pas essentiel car les réserves de «
cash » semblent importantes) et ensuite la BCE interrompt les transactions entre les banques chypriotes et le reste du système bancaire de la zone Euro. C’est cette dernière mesure qui est de loin
la plus grave.

D’une part, elle condamne à court terme les banques chypriotes (mais aussi les entreprises basées à Chypre, qu’elles soient chypriotes ou non) car désormais elles ne peuvent plus faire de
transactions avec le reste de la zone Euro. D’autre part, elle équivaut à un « blocus » économique, c’est-à-dire dans les termes du droit international à une action qui équivaut « acte de guerre ».
C’est donc dire la gravité de la décision prise par Mario Draghi. Elle pourrait d’ailleurs se prêter à contestation devant les cours internationales. C’est donc dire la responsabilité prise par
Mario Draghi qui pourrait, à ce compte, se retrouver un jour devant un tribunal, international ou non.

Sur l’interruption des relations entre banques chypriotes et la zone Euro, l’argument invoqué est le « doute » sur la solvabilité des dites banques chypriotes. C’est à l’évidence un pur prétexte
car des « doutes » il y en a depuis juin dernier. Tout le monde sait qu’avec les conséquences du « haircut » imposé sur les créanciers privés de la Grèce, on a considérablement fragilisé les
banques de Chypre. La BCE n’avait pas réagi à l’époque et ne considérait pas le problème de la recapitalisation de ces banques comme urgent. Elle se décide à le faire au lendemain du rejet par le
Parlement chypriote du texte de l’accord imposé à Chypre par l’Eurogroupe et la Troïka. On ne saurait être plus clair.

Le message envoyé par Mario Draghi est donc le suivant : ou vous vous pliez à ce que NOUS avons décidé, ou vous en subirez les conséquences. Ce n’est pas seulement un message, c’est un ultimatum.
On mesure ici que toutes les déclarations sur le « consensus » ou l’« unanimité » qui aurait présidé à la décision de l’Eurogroupe ne sont que des masques devant ce qui s’avère être un Diktat.

Mais il y a un message dans le message. Mario Draghi vient, d’un seul geste, de faire sauter la fiction d’une décision collective au sein de la BCE, car le Président de la Banque Centrale de Chypre
n’a pas donné son accord. Les règles n’ont ainsi même pas été respectées. Il vient, ensuite, d’affirmer au reste du monde que les décisions ne sont pas prises par l’Eurogroupe ou l’Union Européenne
mais par lui et lui seul, fonctionnaire désigné et non élu, irresponsable au sens le plus politique du terme.

La nature profondément tyrannique des institutions mises en place dans le cadre européen se révèle pleinement dans cet incident. Les grands discours sur la coopération et sur l’expertise cèdent la
place au froid rapport des forces et sentiment de puissance.

Il met un terme au concours d’hypocrisie auquel s’étaient livrées les différentes instances européennes parlant d’un accord décidé à l’unanimité (avec le pistolet sur la tempe). Il en va de même
avec le “respect du vote” du Parlement chypriote, dont on voit bien que Mario Draghi se moque comme d’une guigne. Désormais les choses sont claires et, en un sens, c’est tant mieux. Mais il ne
faudra plus s’étonner si les partis, souvent qualifiés de “populistes”, qui sont opposés aux institutions européennes montent rapidement dans les sondages. De même ne faudra-t-il plus s’étonner si
la violence contre les institutions européennes et leurs représentants monte rapidement dans les pays les plus touchés par la crise. Car il est dans la nature des choses que la Tyrannie appelle la
violence.

Les conséquences de cette décision seront, quoi qu’il advienne, dramatiques. Il est possible que le Parlement chypriote se déjuge sous la pression, mais ce faisant il ouvrira une crise ouverte avec
son peuple. La tradition de violence politique que l’on a à Chypre ne doit alors pas être négligée. Il est aussi possible que l’on aille jusqu’au bout de cette crise et que Chypre soit de facto
expulsée de la zone Euro du fait de la décision de Mario Draghi. Le précédent ainsi établi aura dans ce cas des conséquences profondes pour l’ensemble des autres pays. Nous aurons des indications
sur le cours que les événements vont prendre d’ici 48 heures.

Jacques Sapir.

http://russeurope.hypotheses.org/1065

logique 20/03/2013 18:51

Chypre va se vendre au plus offrant.

claundre 20/03/2013 18:41

J'avais parié que le parlement chypriote bloquerait. Gagné. La défense des privilèges attachés aux mandats electoraux l'a emporté sur l'interet national. Nous connaissons bien cette attitude que
nous observons régulièrement chez nous.
On va voir comment Chypre tente maintenant de se sortir de son pétrin.

Alcide 20/03/2013 16:39

Les Zélites libérales sont très en colère , leurs dépôts bancaires peuvent être saisis comme celui du vulgum pecus laborieux.
Une honte , un vol , un viol de la propriété disent-ils.

Non , un rappel à l'ordre

Le système actuel est composé :

- Du système rotshshildien bancaire d'usure et de droit divin.

- Des goïm , les animaux à deux pattes, qui sont là pour payer.

C'est tout et le système bancaire exprime ce qu'il considère être ses droits dans sa folie sociopathe et sa cupidité sans limite .

la troïka , les gouvernements corrompus exécutent servilement les caprices de cette poignée de vieux débiles cacochymes qui possèdent le monde par la dette et la création monétaire privée.

C'est bien évidemment, sans issue paisible , le système bancaire est à l'origine de toutes les guerres depuis Napoléon.

C'est eux ou nous.

Helios 20/03/2013 16:05

Oui mais troïka ou pas les banques chypriotes sont fichues. Elles proposaient des rendements délirants de 9%, donc obligées de faire des placements risqués. Je ne vois pas comment les déposants ne
seraient pas impactés, et je ne comprends pas qu'ils soient étonnés. Sauf ceux évidemment qui ne savaient pas qu'ils faisaient des placements risqués. Mais tout de même le risque est corrélé au
rendement.

BA 20/03/2013 15:57

Le blocus de Chypre vient de commencer.
Les masques tombent.
L’Union Européenne révèle son vrai visage.

La Banque Centrale Européenne révèle son vrai visage.
La BCE n’est qu’un gang de maîtres-chanteurs.
La BCE affame les Chypriotes jusqu’à ce qu’ils cèdent.
La BCE arrête de fournir des billets en euros aux banques de Chypre jusqu’à ce que les Chypriotes cèdent.

Les masques tombent.
L’Union Européenne n’est qu’une dictature.
Ni plus, ni moins.

Ceux qui soutiennent cette dictature n’ont aucune leçon à nous donner.
Aucune.

Le blocus de Chypre me rappelle le blocus de Berlin. (Le 24 juin 1948, à l’issue d’une longue dégradation des relations entre les quatre occupants de l’Allemagne, l’Union soviétique bloque les
voies d’accès terrestre à Berlin-Ouest. Commence alors le « blocus de Berlin », qui dure jusqu’au 12 mai 1949.)

Ceux qui soutiennent l'Union Européenne sont comme ceux qui soutenaient l’URSS au moment du blocus de Berlin.

Ceux qui soutiennent l'Union Européenne ont oublié que le blocus de Berlin n'a pas empêché l'effondrement de l'URSS quarante ans plus tard.

Les dictatures peuvent faire tous les blocus qu'elles veulent : à la fin, les peuples finissent par les détruire.

Les 15 peuples qui étaient réunis dans l'URSS ont fini par reprendre leur indépendance : aujourd'hui, l'URSS est morte.

De la même façon, les 27 peuples qui sont réunis dans l'Union Européenne reprendront leur indépendance : demain, l'Union Européenne mourra.

L'Union Européenne rejoindra l'URSS dans les égouts de l'Histoire.

Lisez cet article :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php