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le vieux con sans peine...

6 Février 2012 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Le vieux con, ça varie suivant les années. Pour ceux qui les ont connus, les anciens combattants de 1914 étaient pas mal dans leur genre.

Le disque, souvent repartait, et c'était toujours la même histoire, qui revenait comme le disque rayé qui recommence sans cesse et sans cesse.

Bon, sans doute que personne ne leur avait signalé que certaines choses drues aussi étaient arrivées depuis, et relativisait pas mal leurs épreuves.

Guerres, restrictions, etc... Les guerres en ininterrompu de 1939 à 1962, en plus larvé depuis, mais toujours présentes...

Le vieux con d'aujourd'hui (VC), c'est bien entendu, encore et toujours le donneur de leçon, surtout sur les questions d'emplois et d'argent...

 

- "les jeunes, les chômeurs ne veulent pas travailler". Là, ils fonctionnent à plein dans la culpabilisation des victimes. Combien de CV reçus pour chaque emplois proposés ? 100, 200, plus ???

- Le CV justement : la plupart des VC ne savent même pas ce que c'est, encore moins que d'en envoyer un,

- "les jeunes sont instables". Le VC oublie que nous disposons d'une administration que le monde nous envie, la sécurité sociale, qui procède à des reconstitutions de carrières. On s'aperçoit là, qu'à une époque, on changeait d'emploi comme de chemise, et certains, plusieurs fois par jour...

-  Le niveau d'étude. A l'époque, l'intellectuel de la bande avait un certificat d'étude, qu'il glorifie comme VC d'aujourd'hui, désormais, c'est bien connu, personne n'est capable de l'avoir, simplement d 'accrocher un niveau Bac + 3 à bac + 5 (rien du tout, quoi). L'instituteur de leur époque était assez chatouilleux, d'ailleurs, et beaucoup se souviennent qu'ils avaient l'habitude assez facile de mettre une tête au carré aux emmerdeurs.

Ce qui contribuait :

- à l'entrée précoce dudit emmerdeur dans la vie active,

- les autres se mettaient à travailler comme des fous à ce moment là : "Putain, t'as vu ce qu'il lui a mis?", en lui fichant une paix royale...

 

Bref, celui qui a bénéficié d'une période où on changeait d'emploi comme de chemise, même illettré, et où il était difficile d'échapper au boulot, même en courant dans la direction opposée quand on en trouvait, facilement d'ailleurs, simplement en sortant de chez soi, ou en allant au bar, donne donc des leçons de dynamisme à ceux qui ont déjà de la chance de décrocher un entretien après 100 cv envoyés, après son bac + 5.
Le VC croit en plus qu'un BTS, ça donne encore un emploi de cadre direct, et est un vaccin absolu contre le chômage.

L'équation est donc simple, un diplômé ne peut être au chômage, et ceux qui ne sont pas diplômé n'ont pas voulu travailler à l'école. Donc, diplômé ou pas, le chômeur est coupable pour le VC.

 

Le VC ne sait pas d'ailleurs, torcher une demande d'emploi, et comme je l'ai déjà dit, ne sais pas ce que c'est un CV, et d'ailleurs, n'aurait même pas eu l'idée de demander un emploi en écrivant.

 

Le VC dit qu'il en a bavé. Peut être. Mais il n'a aucune idée de la pression subie au travail aujourd'hui. A son époque, le VC lui, disparaissait dans la nature si par hasard on avait eu l'idée déplacée de lui mettre la dite pression, et à son époque d'ailleurs, l'employeur n'aurait même pas eu cette idée, totalement farfelue. 

Après guerre, les relations de travail étaient très violentes. Le VC n'aurait jamais accepté des conditions de travail pareilles.

 

Le VC bénéficiait de prêts à taux très bas, pendant une inflation beaucoup plus haute, et des progressions de salaires importantes, et est devenu un ouinneur, c'est à dire propriétaire. Il est donc nécessaire que les jeunes générations fassent comme lui, même si l'inflation sous estimée n'entraine plus de hausses de salaires, que les prix sont devenus inabordable depuis les réformes de Barre et la libéralisation du secteur immobilier, qui a entraîné la flambée des prix et des terrains.

Le VC pense que les "efforts" pour rééquilibrer les finances publiques. Dans les années 1940 et 1950, quand un ministre des finances avait l'idée déplacée de prétendre la même chose, il déclenchait immédiatement des grèves insurrectionnelles.

Il est d'accord pour reculer l'âge de la retraite, il s'en fout, il y est déjà. Les grands néolibéraux ont transformés leur droit à le répartition, en rentes.

 

Bien entendu le VC se croit riche, parce qu'il a eu la possibilité de mettre trois sous de côté, et a adopté le larbinisme comme méthode de pensée.

 

Le VC donc, a été bénéficiaire d'une rente de situation, et ne veut pas comprendre que la situation a changé, son vécu est en complète opposition avec ce qui se passe actuellement.

Il a bénéficié de la faillite des retraites par capitalisation après guerre, et de la maturation de celle par répartition.
Il n'a jamais été au chômage, sauf les dernières années de préretraite, quelquefois 10 et considère qu'il a toujours mérité et gagné sa vie.
Le chômeur actuel, lui, est un profiteur du système, bien trop payé. Il faut donc baisser les indemnités chômage, pour le "motiver".

Le VC qui est rentré dans la fonction publique dans les années 50 et 60 a du faire face à une rude sélection : 4 postes pour 1 candidat.Trop dur, il a du s'y reprendre à plusieurs fois.


Le VC donc, estime qu'il mérite tout ce qu'il a obtenu, en faisant l'impasse sur les conditions qui ont permis sa "réussite".
Le VC aime bien la politique économique actuelle, qui lui permet de voyager loin et pas cher.

Le VC aime bien l'UE qui "apporte la paix" sauf en irlande, pays basque, corse, yougoslavie, libye, syrie, etc... (je vous laisse terminer la liste, c'est facile, il suffit de prendre la liste des pays).

Le VC aime bien le PS ou l'UMP, qui seuls, font une politique "raisonnable".

En bref, et pour résumer, le VC, rouge des années 1950 est devenu un possédant arrogant, borné, dur avec les petits et larbin avec les puissants.

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S
J´en trouve enormement , tenez ce commentaire lu sur La Tribune :<br /> <br /> Miradoux a écrit le 11/02/2012 à 14:15 :<br /> <br /> *<br /> En tant que retraité de la fonction publique, il me semble que durcir les conditions d'indemnisation des chômeurs est nécessaire pour limiter les abus et encourager la reprise du boulot. Je reviens<br /> d'un voyage de tourisme au Bengladesh avec ma femme et je peux vous dire pour l'avoir observé, que quand on a faim, on accepte le boulot qui se présente !
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B
@ Mr Reymond vous décrivez l'état de certains qui ressassent sans cesse<br /> les mêmes histoires; avec l'âge, peu de personnes y échappent<br /> ils abordent toujours les mêmes sujets, comme vous.<br /> Peut-être aurez vous la chance, ou le malheur de vous en apercevoir.<br /> on est tous le con de quelqu'un<br /> avec tout le respect que je vous doigts (2)<br /> vous êtes mon con du jour<br /> cordialement
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L
pas mal la pub coka, est dire que les con sommeteurs est sencé se confondre avecles personnages. Cela nous fait un bon paquet de con sommateur marionettes :) :) :)<br /> <br /> N'ayant pas la télé, sans vous je passerais a coté de se genre de franche rigolade. Aprés le con sommateur animal le con sommateur morinettes, bientot le con sommateur invisible :) :) :)
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J
A Patrick --> Meuh non, pas vous ! Mon commentaire était avant tout pour débattre et non critiquer.<br /> <br /> J'apprécie énormément votre blog, mais il faut avouer qu'une personne qui avait un certificat d'étude il y a 50 ans n'avait pas le même niveau qu'un élève qui a le brevet actuellement.<br /> <br /> Et ne parlons même pas des élèves en CAP/BEP/...
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A
Quand on revoit les films documentaires de 1914 on constate que les "jeunes cons",de France,d'Allemagne et de Grande-Bretagne, sont partis joyeux la fleur au fusil pour une guerre qui allait durer<br /> 15 jours,croyaient-ils puisque "on" le leurs avait dit.<br /> Ceux qui en sont revenus ,écoeurés de s'être fait avoir et d'avoir tant souffert sont bien entendu devenus avec leur ressentiment des "vieux cons" pour les générations suivantes.<br /> Nous avons maitenant une génération qui, ayant adopté et copié ,le modèle de papa/maman(études/diplomes/mariage/enfants/consommation/crédit,etc..) se rend compte qu'elle a été piégée car s'est fait<br /> elle-aussi avoir en beauté et va en baver.<br /> Quel que soit l'écart entre ces deux générations on constate que leur point commun c'est l'absence d'anticipation et d'imagination sur le futur qui les attendait.<br /> Ce n'est donc pas étonnant que cet article de "Patrick" fasse la quasi unanimité car le ressentiment est un sentiment qui transcende les générations.
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J
Là où je ne suis pas d'accord, c'est sur la partie "l'intellectuel de la bande avait le certificat d'étude".<br /> <br /> Suite aux diverses politiques (notamment de gauche mais la droite n'est pas mieux) visant à octroyer le Bac à tous, le niveau a considérablement baissé.<br /> <br /> Il y a quelques années, j'aidais ma mère à faire du tri dans le grenier, on a retrouvé ses cours de lycée ... elle faisait en Mathématiques en seconde ce que je faisais en Terminale S spécialité<br /> Maths ! En Première, c'était mon programme de prépa ...<br /> <br /> Mon père, retraité, et qui rigole souvent de son "Bac -2", déprimait en fin de carrière quand il corrigeait les copies de futurs officiers de l'armée cousues de fautes d'orthographe (des Bac<br /> +5)<br /> <br /> On peut aussi citer les écoles d'ingénieurs qui ont de plus en plus de mal à recruter. En effet, celles ci doivent garder un niveau stable ou en hausse (question de notation sur le "marché" et de<br /> prestige). Mais les candidats à l'entrée sont de plus en plus faibles, et les promotions sont à présent réduites de moitié par rapport à mon époque (il y a 8/10 ans).<br /> <br /> Et je ne parle même pas de ce que qu'il se passe réellement dans l'éducation nationale à l'heure actuelle ...<br /> <br /> Pour conclure, beaucoup de vérités dans votre article, mais attention aux préjugés pour éviter également de parler comme un VC ...<br /> <br /> Cordialement,
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P
<br /> <br /> boah, on est toujours le VC de quelqu'un.<br /> <br /> <br /> <br />
C
Selon ce blog, les anciens combattants de 14/18 étaient des cons "pas mal dans leur genre". C'est vrai qu'à force de prendre des obus et explosifs de toute sorte sur la tête, de vivre dans la boue<br /> au milieu des cadavres et des rats, de manger et boire ce qu'on trouve, et de mourir de peur à longueur de journée, on finit par devenir con. Je propose au rédacteur d'aller faire un stage dans un<br /> coin de la planète où tout explose ; on étudiera son état dès son retour.
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P
<br /> <br /> non, je décris l'état de certains, ressassant sans cesse et racontant sans cesse la même histoire. Les générations suivantes eurent droit aussi à leur guerre...<br /> <br /> <br /> Quand aux poilus de 14-18, ils étaient très bien nourris et surtout très bien abreuvés. Au dire d'un de mes grands pères, s'il en est revenu, c'est qu'il était protégé par le dieu des ivrognes.<br /> C'est la seule chose qu'il a dit à propos de la guerre.<br /> <br /> <br /> Mais la guerre ou la résistance,  c'est comme la confiture. Moins on en a fait, plus on l'étale...<br /> <br /> <br /> <br />
S
Y avait un écrivain grec méningitique ; il s’appelait Kavadias ; je me souviens vaguement d’un dialogue dans un de ses romans ; ce sont des marins qui discutent : « … Mon père n’a jamais était<br /> strict dans mon éducation… il me disait simplement : Fais ce que tu veux mais ne sois ni tantouze ni maquereau» ; ça a l’air d’une boutade pas très intelligente et pourtant c’est un concept<br /> philosophique auquel tout les nouveaux philosophes de la terre n’arriveront jamais à la cheville.<br /> C’est que la majorité de l’espèce humaine est ET TANTOUZE ET MAQUEREAU.<br /> Le rôle varie au gré des circonstances ; ce que Patrick formule par : « En bref, et pour résumer, le VC, rouge des années 1950 est devenu un possédant arrogant, borné, dur avec les petits et larbin<br /> avec les puissants.<br /> Frédéric Dard s’adressait à Renaud dans une préface par :<br /> « Renaud, mon fils, Renaud réjouis-toi : tu as pour ennemi les vieux, les vrais, ceux qui n'ont jamais été jeunes… »<br /> Magnifiquement formulé par E. Todd dans tous ses travaux : Valeurs égalitaires / inégalitaires.<br /> Donc pour finir je ne m’inquiéterais jamais de nos âges respectifs ; un con est un con à tous les stades de sa vie ; j’ai cru comprendre que Patrick, La Gaule etc. ont entre 50 et 60 ans et<br /> pourtant je leur citerais à nouveau F. Dard : « Renaud, mon fils, réjouis-toi : tu as pour amis tous les jeunes de la terre, les vrais, ceux qui ne deviendront jamais vieux. »<br /> Car leur regard reste jeune ; jeune car objectif et construit sur des valeurs égalitaires.
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N
Je suis certainement un VC, après avoir été sans doute un JC (le temps ne fait rien à l'affaire).<br /> <br /> Je suis assez d'accord avec l'article, mais je n'ai jamais trouvé une offre politique qui permettait de changer les choses dans le bon sens et je ne me voyais pas faire la révolution tout seul.<br /> <br /> Bon courage aux JC avec l'offre politique actuelle (je sais pour qui ils vont voter et ainsi mériter leur qualificatif de JC).<br /> <br /> En attendant, j'ai poussé mes trois JC à moi à faire des études, et je sers d'assurance en cas de coup dur (avec la prudence forcément coupable du VC que je suis, car je crois que ça va durer). Les<br /> VC peuvent encore servir ...<br /> <br /> PS: quand j'ai débuté, la retraite était à 65 ans, et je n'ai jamais travaillé 35 heures, mais plutôt 50 en moyenne sur 43 ans (hors douche, petit dej, transports, etc - je ne suis pas un<br /> commercant qui compte sa journée de travail entre lever et coucher).
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B
« On n’avait pas vu ça en Grèce depuis l’Occupation. »<br /> <br /> Menacés par la famine, comme pendant la Seconde Guerre mondiale, les Grecs ont l’impression de replonger dans la dictature. Economique, cette fois.<br /> <br /> Par MARIA MALAGARDIS, envoyée spéciale à Athènes.<br /> <br /> Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore<br /> ? «Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule». L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et<br /> qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.<br /> <br /> Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les<br /> retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés,<br /> on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête<br /> dès qu’on les aborde.<br /> <br /> «Ils ont honte», confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. «Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an»,<br /> rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. «Que va-t-on devenir ?Je n’ai<br /> plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir», s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : «Juste pour<br /> un café. J’en ai oublié le goût.»<br /> <br /> En Grèce, on les appelle les «néopauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures<br /> d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si<br /> loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7%<br /> du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.<br /> <br /> Premier pays «dégradé» d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une<br /> grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à<br /> Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire<br /> disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la<br /> faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.<br /> <br /> «J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita<br /> Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde.<br /> <br /> Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. «Depuis un an, ce sont les<br /> Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture<br /> comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne<br /> vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ?»<br /> <br /> Jeudi 26 janvier, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent 50<br /> tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. «On n’avait<br /> pas vu ça depuis l’Occupation», peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes<br /> les mémoires.<br /> <br /> Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. «Tous les trois<br /> mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers<br /> !» s’exclame Andreas.<br /> <br /> Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun<br /> salaire depuis des mois. «Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés», se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : «Ici,<br /> il y a 300 crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et<br /> personne à Bruxelles ne s’en préoccupe.»<br /> <br /> Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre «technocrate» nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays<br /> négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times.<br /> <br /> Andreas en est persuadé : «Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe.<br /> Il n’y aura plus de classe moyenne.»<br /> <br /> http://www.liberation.fr/economie/01012386707-on-n-avait-pas-vu-ca-en-grece-depuis-l-occupation
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P
Et autant pour le lobby étato-nucléaire... :<br /> <br /> Et autant pour le lobby étato-nucléaire...<br /> <br /> http://www.enerzine.com/15/13428+lallemagne-a-exporte-de-lelectricite-ces-derniers-jours+.html<br /> <br /> {{"L'Allemagne a exporté de l'électricité ces derniers jours"}}<br /> <br /> La porte-parole du ministère allemand de l'Environnement (BMU) a annoncé hier que son pays avait exporté de l'électricité et cela malgré la persistance du froid ainsi que la fermeture de plusieurs<br /> réacteurs nucléaires.<br /> "La situation sur le réseau est très stable et ces derniers jours, il y a eu des exportations d'électricité" a-t-elle précisé à l'occasion d'une conférence de presse, sans pour autant donner de<br /> chiffres précis. Et d'ajouter : "cela montre que nous sommes sur la bonne voie avec notre révolution énergétique, qui vise à abandonner progreessivement l'énergie nucléaire d'ici la fin 2022, et<br /> que le développement des énergies renouvelables joue un rôle stabilisateur."<br /> <br /> Comme ses voisins européens, l'Allemagne demeure confrontée à des températures situées en dessous des -20°C dans de nombreux länder. Les conditions météorologiques semblent néanmoins favorables aux<br /> énergies de substitution, comme le solaire et l'éolien. Ce climat propice aurait ainsi permis d'équilibrer le réseau électrique alors même que l'Allemagne a déjà procédé à l'arrêt de huit réacteurs<br /> nucléaires sur un total de 17.<br /> <br /> La prédiction des cassandres, à savoir la pénurie d'électricité, ne s'est donc pas révélée pour l'instant. A contrario de la France, il faut savoir que nos cousins germaniques ont énormément<br /> recours aux centrales électriques alimentées par du combustible "fioul" ou "gaz naturel."
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A
Sans doute La gaule,<br /> <br /> Mais convenez quand même que ces VC là ont fait fort, et continuent à taper sur leurs enfants. Et que c'est bon de se plaindre, de crier "aïe", "stop" de temps en temps.<br /> De toute façon, aujourd'hui, diplômé ou pas, si t'es pas protégé par le cercle endogamique du pouvoir (même les présentateurs télé sont fils et filles de), t'es "out", en survie, dans le chacun<br /> pour soi.<br /> Moi j'apprécie ce "aïe" critique.<br /> <br /> Bien cordialement<br /> Amada
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L
Etrange en effet que ce soit cette génération qui ait fait triompher le néolibéralisme économique le plus dur.<br /> <br /> Etrangeté fort logique pourtant, puisque ce sont bien les gâteries de l’état providence qui permirent à tout un chacun de se croire et se voir en héros bâtisseur d’empire. L’intendance –éducation,<br /> emploi, santé- suivait toujours dans le sillage du compromis fordiste des trente glorieuses, et les bâtisseurs pouvaient donc rêver en paix, dans tous les sens du terme.<br /> <br /> Avant de devenir un vieux con, le vieux con fut bien un jeune héros positif des classes moyennes de la deuxième moitié du siècle dernier, d’ailleurs baptisé « jeune con » par les vieux cons de la<br /> vague précédente. Ceux-ci remirent provisoirement les malotrus à leur place en 68, avant de libérer une partie des strapontins pour les accueillir 13 ans plus tard.<br /> Cette osmose générationnelle se fit en douceur, puisque les nouveaux arrivants commençaient à ressembler à leurs aînés déjà installés. Ils allaient bientôt devenir des « quadras » prospères, une<br /> manière plus « raisonnable » effectivement de voir leurs rêves de jeunesse s’inscrirent dans la réalité, et surtout moins bandante (ne perdez pas de vue que la « révolution sexuelle » fut aussi un<br /> fruit bizarre mais tout aussi logique de l’état providence).<br /> <br /> La vague néo libérale des années quatre vingt tomba effectivement à point nommé pour relancer la machine à fantasmer de la sainte alliance des vieux cons d’avant guerre et des déjà vieux cons<br /> d’après guerre. Une alliance qui allait plomber la vie politique française et la société tout entière jusqu’à nos jours. Le PS en fut sans doute l’expression politique la plus typique (à droite<br /> l’on se contenta de mettre l’idéal gaulliste au frigidaire).<br /> Elle tomba aussi à point nommé parce que les premiers craquements de l’état providence s’étaient déjà fait sentir, et que tout le petit monde des installés sentait bien que les choses allaient<br /> désormais suivre un cours moins facile.<br /> Qu’importe ! La sainte alliance des double VC et des nouveaux VC se retrouvait au moins sur un point. Ils avaient tout vu, tout inventé, tout chié, et s’ils étaient à leur place, c’était grâce<br /> avant tout à leur seul mérite. Ce n’est d’ailleurs pas à un hasard si la tarte à la crème de la « méritocratie » (lancée par un NVC dont on a du mal aujourd’hui à se souvenir, François de Closets)<br /> pris son envol à ce moment précis).<br /> L’on avait bien compris que leur place, ils entendaient bien la garder, et que la « révolution libérale » n’était pas destinée à avoir d’effet rétroactif pour eux-mêmes. Elle était simplement là<br /> pour rappeler que, dans un monde de concurrence dure, on n’avait rien sans rien. Eux avaient quelque chose, et, c’était somme toute, normal.<br /> <br /> Les autres par contre allaient morfler.<br /> <br /> Par « les autres », vous entendez bien sûr les générations qui allient suivre, mais aussi, l’a-t-on oublié, toute la cohorte des connards –prolos, marginaux, décalés et traînes savates de toute<br /> marque- qui n’avaient pas su, comme eux, tirer parti du train qui passait, probablement parce qu’ils le voulaient bien (se bouger, se remettre en question, se prendre par la main, etc, c’est moins<br /> facile que voter Le Pen).<br /> La rente est donc bien ce qu’il reste de feu l’état providence, quand les classes moyennes (les classes populaires instruites, pour faire plaisir à Reymond) eurent décidé de le mettre à la<br /> casse.<br /> <br /> Aujourd’hui le processus est arrivé à son terme et l’heure d’un grand chambardement générationnel a sans doute sonné, ce qui n’a rien de vraiment très original dans le grand vent de l’histoire.<br /> La nouvelle Sainte alliance des jeunes cons va sans doute voler dans les plumes de l’ancienne, avec des fortunes diverses (« pour le meilleur et pour le pire » disent les optimistes).<br /> La vague sera d’autant plus vorace qu’elle se réclamera de la « vraie » méritocratie, celle qui brandit le diplôme comme un slip de femme.<br /> Car enfin, ce qui semble surtout être reproché aux vieux con d’antan dans le texte de Patrick -que d’aucuns trouvent sublime (moi, je le trouve bien foutu, comme d’habitude, mais un peu facile,<br /> comme ça l’est souvent aussi)- est d’avoir réussi sans le parchemin officiel, ce qui me laisse perplexe.<br /> Nul doute qu’avec la révolution des jeunes cons qui se prépare, le poids des gens instruits, des gens qui savent -et surtout de leur vision du monde à l’exclusion de toutes les autres- sera encore<br /> plus exorbitant qu’il ne l’est actuellement.<br /> De toute façon, ces impétrants révolutionnaires ne retrouveront jamais –à cause de leur nombre et mort de l’état providence oblige- le statut de « classe moyenne » qu’avaient leurs prédécesseurs,<br /> ce qui rendra d’autant plus crispées les expressions sociales et politiques qu’ils inventeront.<br /> <br /> Quant à la nouvelle tarte à la crème de la « fracture générationnelle » primant toutes les autres, que je vois s’étaler ici comme ailleurs, mieux vaut en rire discrètement.<br /> Ce gâteau ne servira jamais que d’alibi superficiel et commode à l’intronisation de nouveaux rapports sociaux déjà perceptibles, mais qui cette fois seront gravés dans le marbre.<br /> <br /> Dans la future société des jeunes cons devenus inévitablement vieux cons à leur tour, la lutte des places aura définitivement supplanté la lutte des classes, n’en déplaise à tout un tas de copains<br /> (Todd, Reymond, etc.).
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S
Le pire, c'est que la masse électorale des "VC" est la plus importante aujourd'hui...<br /> (Et moi aussi j'en connais...Et encore, pas des mauvais bougres).<br /> <br /> Pourquoi on laisse le droit de vote à des vieux de 70 et plus de décider de l'avenir des autres? Sagesse? Mon cul! Autant faire voter les jeunes de 15 ans et plus pour les responsabiliser un peu.
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J
BAC +5 ou l'ENA est ça ne sais pas calculer un probabilité.<br /> Moi, j'ai même pas mon bac, mais je sais la chose suivante:<br /> Avec une chance sur 10, il faudra envoyé un dizaine de CV pour être sur d'avoir un emploie. Certes une fois suffiras pour certain chanceux, la moyenne devras le faire 5 fois, mais pour être sur<br /> c'est 10 et malgrés ça un personne sur 100 ferras 50 tentatives infructueuse, une personne sur 1000 en ferras 100 et une personne sur un millions en verra 1000. Donc imaginé avec une chance sur 200<br /> ou 300 CV de décrocher un emploi...
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P
<br /> <br /> ça dépend des secteurs et des périodes, mais pour un secteur bien bouché, comme le secrétariat, ça doit être la norme. Comme le disait une principale de collége : "j'en ai assez de remplir une<br /> classe de secrétaire, dont une seule travaillera dans le secrétariat".<br /> <br /> <br /> Elle leur suggérait fortement, donc, de voir autre chose.<br /> <br /> <br /> <br />
A
@Patrick,<br /> <br /> Je suis tombé sur un article par hasard et je pensais alors à tes articles sur Braudel et à la situation actuelle avec l'absence de capital pour investir dans le futur. La roue tourne si vite, un<br /> jour riche, l'autre pauvre. Voici un exemple sur la bretagne et l'industrie du Lin, on pourra faire le parallèle d'une certaine manière avec l'industrie charbonnière et sidérurgie, voire<br /> textile.<br /> <br /> Quand le lin faisait la fortune de la Bretagne<br /> http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/quand-le-lin-faisait-la-fortune-de-la-bretagne-06-11-2011-1489670.php<br /> <br /> et voici le passage le plus intéressant :<br /> "Aussi lucratif qu'il soit, ce commerce était fragile. Après 1770, l'Espagne relève ses tarifs douaniers, ce qui pénalise les toiles bretonnes devant faire face à la concurrence irlandaise ou<br /> silésienne (Pologne). La période d'instabilité ouverte par la Révolution française se révèle fort néfaste pour la manufacture des toiles bretagnes. Autre handicap, les négociants bretons ont<br /> préféré placer leurs fortunes et leurs bénéfices dans la pierre ou l'achat de terres. Faute de capitaux disponibles, la Bretagne, et particulièrement le centre de la péninsule, passe donc à côté de<br /> la révolution industrielle et de la mécanisation des industries textiles. La production s'effondre rapidement et la manufacture des bretagnes disparaît vers 1840. Le choc social et économique est<br /> énorme. La région s'enfonce dans un marasme qui durera presqu'un siècle, avant que l'agriculture intensive et l'agroalimentaire ne génèrent un nouveau développement. La Bretagne centrale est<br /> touchée par une véritable dépression collective, qui se traduit par une grave crise démographique. Cette région se vide de ses habitants. Certaines communes possédaient ainsi plus d'habitants au<br /> début du XIXesiècle qu'aujourd'hui."
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C
"Y a pas à dire, les jeunes, aujourd'hui, c'est vraiment des gros branleurs."<br /> <br /> Oui... car ils crèvent d'envie de devenir fonctionnaire.<br /> ;-)<br /> <br /> Bon c'était pour la provoc'.<br /> <br /> Sinon, j'abonde : on dirait mon père. Enfin bref, on doit être nombreux à "sentir" ça.<br /> <br /> Courage mesdames, messieurs. François Hollande Bunga Bunga Corrézien va nous sortir de la mouise.<br /> <br /> Hauts les coeurs.
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A
"4 postes pour 1 candidat" lol trop drôle<br /> <br /> Quelques illustrations récentes<br /> <br /> Concours inspecteurs des douanes 2012<br /> 4870 inscrits pour 47 postes taux de sélectivité : 0,96<br /> <br /> Concours contrôleurs des douanes 2012<br /> 17000 inscrits pour 52 postes taux de sélectivité : 0,30<br /> <br /> Concours d'adjoint du concierge de la préfecture de l'Hérault 2001 ou 2002<br /> 950 inscrits pour 1 poste taux de sélectivité : 0,10<br /> <br /> Y a pas à dire, les jeunes, aujourd'hui, c'est vraiment des gros branleurs.
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J
Pourriez-vous, s'il vous plaît, m'expliquer cette phrase : "Les grands néolibéraux ont transformés leur droit à le répartition, en rentes" ?<br /> <br /> Merci
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P
<br /> <br /> Balladur, en 1993 a remplacé la retraite par répartition (qui n'implique qu'un droit à la répartition d'une certaine masse), par une rente, c'est à dire qui ne sera jamais revue, une fois<br /> calculée.<br /> <br /> <br /> <br />
S
Dans les années 50-60,les patrons attendaient derrière la grille des mines de charbon.<br /> <br /> Ils débauchez ,par exemple , pour l´industrie automobile , d´autres venaient même de Belgique pour les mines près de Charleroi.<br /> <br /> Après les polonais et italiens, , ils ont fait venir les magrébins
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