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Les nostalgiques du mur.

10 Novembre 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Il y a des nostalgiques du mur de Berlin. Enfin de son effondrement.
Ils disent qu'ils y étaient, enfin non, le lendemain, enfin non, le surlendemain.
Enfin, bref, ils ont été à Berlin, un jour. (là ou reste un morceau de mur, pour prendre la photo).
Ils fêtent une victoire. Ils peuvent la fêter, qu'ils en profitent bien, ils ne fêteront certainement ni la trentième, ni la vingt-cinquième et sans doute pas la 21°.

D'ailleurs, ceux qui fêtent n'y sont strictement pour rien. Il n'y a qu'à voir leur date de naissance. Même les hommes politiques qui étaient en charge du pouvoir à l'époque n'y étaient pour rien.
Sont responsables ceux qui étaient en place dans les années 50. 

Pour les autres, c'était Fukuyama (Qui a dit Fuck my Ass ?) et la fin de l'histoire.
Seulement, l'histoire n'était pas au courant qu'elle était finie.
Elle rebondit même de belle manière, et de la pire des façons.

On n'a pas connue de crise plus profonde actuellement que celle du 14° siècle. La civilisation en a même disparu provisoirement.
Le droit politique chinois dit que la catastrophe naturelle n'existe pas. Il n'existe que l'incurie et le relâchement des hommes et de la machine étatique.

Le 14° siècle est plein d'enseignements : le crédit disparut, les hommes faillirent disparaître, car quand l'état faibli, des manifestations étranges se produisent.
On taille dans les budgets de santé. On taille dans certains services.

Les poubelles ne sont plus ramassées, les hôpitaux fermés.
Soit pour cause de fermeture définitive, soit pour cause de grève.
Plus étonnant pour la doxa libérale, même les services privatisés arrivent à se mettre en grève.
Et là, ce qui était tapi dans l'ombre attend, frappe à la porte, d'abord timidement, ensuite la fracassera.

La peste est une maladie réémergente depuis 1894. Elle a été tenue en respect par les systèmes de santé malgré des départs au niveau mondial, que l'on peut quasiment qualifier de journaliers.

L'Ukraine semble atteinte, dans une ville où les poubelles s'entassaient.
En août c'était la Chine, mais on doit prendre comme base des départs d'épidémies JOURNALIERS.
A force d'écouter les clowns du FMI et les zélotes de l'équilibre des budgets à tout prix, on finira bien par avoir une pandémie mondiale de premier carat.

Contrôler une épidémie est plutôt facile. Il faut des autorités qui fassent front.
La peste marseillaise de 1720 a été arrêtée par un simple mur et des régiments d'infanterie.
Le plus amusant dans le cas ukrainien, c'est le clin d'oeil de l'histoire.
Au moment de la grande peste noire, elle fut largement épargnée.
Les orthodoxes ne pourchassaient pas et n'exterminaient pas leurs chats, car ils ignoraient, contrairement aux occidentaux, qu'ils étaient animaux diaboliques.
Clin d'oeil de l'histoire aussi : en 1989, la différence d'espérance de vie entre est et ouest était de 2.5 ans. Elle est passée à 15.

Un autre point d'amusement peut être la convergence des épidémies.
On hurle au loup pour la grippe, c'est une autre bête qui arrive, plus menaçante encore.
Les gouvernements qui pensent instrumentaliser la peur sont des amateurs.
On n'instrumentalise pas ce genre de peur. Elle emporte tout.
Les populations s'enfuient, les forces de l'ordre se dissolvent. Ils n'ont jamais vécu ce genre d'épreuves.

Les cimetières de l'époque de la peste noire sont instructifs. Certains marquent des signes de paniques, d'enterrements pêle-mêle et à la va-vite, mais d'autres brillent par leur organisation, fosses communes tracées au cordeau, corps bien alignés, preuve que toutes les autorités locales n'ont pas été emportées par le flot.

Pour les autres, il faut rappeler le mot d'ordre de la faculté de médecine de Montpellier :
"pars vite, va loin et revient tard" (le médecin aurait perdu sa clientèle normale, s'il avait soigné les pestiférés).
Notre monde urbain est quand à lui, très vulnérable à ce genre d'événements, très improbables, mais dont on n'a pas pris la mesure.
La classe politique actuelle casse. Elle prépare des crises dont la majorité de la population n'a même pas idée. Et la casse économique est encore le moindre de ses errements.

Ps : A vendre, grande maison de campagne, complètement paumée, aisément fortifiable (et déjà en partie fortifiée), avec vue lointaine et grand terrain (2000 M2). Bois disponible aisément. 
Tout pour plaire, au caz'où.
C'est terrible ce qu'il faut trouver, comme argument, à l'heure actuelle pour vendre de l'immobilier.
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L
<br /> Pre-voyant .....<br /> <br /> <br />
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T
<br /> parano<br /> <br /> <br />
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A
<br /> J'adore!<br /> <br /> Sans fioriture,directement à l'essentiel,criant de lucidité!<br /> <br /> Mais pour le clampin lambda ce genre d'analyse poura être prise pour du délire...<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Effectivement, vous mettez le doigt sur le dernier étage de la crise globale: la crise sanitaire.<br /> Lisez scripto.<br /> <br /> <br />
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