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Pic pétrolier et prix du baril...

22 Juin 2012 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

On découvre, dit on des gisements fabuleux.

Tellement fabuleux, d'ailleurs, que les bonnes années, ils couvrent la moitié de ce qu'on a consommé ladite année.

On consomme 30 milliards de barils par an, et les découvertes étaient de 13 milliards en 2009, 19 en 2010 et 15 en 2011.

Mais ces découvertes sont extrêmes, soit en très profonds, soit en très arctiques, soit en très très lourds.
Simplement, il n'est pas possible de les extraire rapidement, et ne remplacent pas les gisements classiques.

On dit que la baisse de production commencera dès 2013. De l'ordre de - 5 à - 7 % l'an.

 

On voit les ravages sur l'économie mondiale, et on voit le caractère aussi surréaliste qu'irréaliste de certaines choses, comme le plan de "sauvetage" d'Air France...

 

Mais la consommation, dans le cas de crise, est capable de fondre bien plus vite que la production, c'est ce que j'ai toujours dit.

Le transport aérien peut disparaître en un clin d'oeil, le transport maritime fondre à toute allure, et tous les lecteurs assidus de mon blog (tous, une fois qu'on a lu une fois, la magie s'opère) peuvent en raconter les péripéties, au delà du simple quotidien...

 

Bien entendu, les crétins qui vous affirme sans rire, que "la mondialisation est un fait irréversible", font totalement abstraction de la donne "pétrole".

Sans doute pensent ils équiper les porte-containers de pédaliers, mûs par des milliers di piti chinois... (ou hindous, ou remplacer par ce que vous voudrez...), qui transporteront les sacs de riz destinés à nourrir li piti chinois et repartiront d'Amsterdam, de Hambourg ou d'ailleurs (ça c'est pas mal, il faudra que je le ressorte) sans avoir rien apporté, vu le volume que tiendront li piti chinois et leurs sacs de riz...

 

L'avenir se fera surtout, dans ce que l'on ne fera pas, c'est à dire, la consommation, qui devra être revue à la baisse, et par le recours à des ressources tout à fait locales, pour des usages locaux, et sans grandes marges d'excédents, qui permettrait de penser "marché".

 

La technologie devra se reconvertir dans des recherches locales de ressources d'énergies locales.

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D
Hypothèses :<br /> 1> On atteint le peak oil, on ne trouve plus assez de gisements, l'économie s'écrase lentement mais sûrement en attendant de trouver autre chose.<br /> ou 2>La crise financière éclate, l'économie mondiale se casse la gueule, la demande en pétrole chute, et le peak oil est retardé le temps que l'économie mondiale se relance. Le risque étant que<br /> la vente de ce pétrole parte vers des pays qui avant la crise n'avait pas les moyens de se le payer et que les autres pays (europe,usa par ex.) ne puisse plus rien acheter.<br /> ou 3> le pétrole abiotique est bien réel et on se garde bien de le dire car cela permet de vendre le pétrole "biotique" à un prix élevé et le peak oil n'en est que la justification.
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S
A propos de LIESI, le blog des cathos-traders( fallait l'inventer celle-là), je me suis pris le bec avec le "Menthalo" qui conteste la théorie du peak-oil en s'appuyant sur les analyses de William<br /> Engdhal.<br /> Bon, et après? On sait bien qu'il reste des réserves de pétrole ici ou là, on nous parle du pétrole abiotique, qui aurait permis aux Russes de bénéficier de la découvertes de réserves énormes, mais<br /> cela change-t-il-grand chose? On dirait que le pétrole est une sorte de fontaine de jouvence inépuisable. Un peu fort tout de même...On peut tout imaginer. Qui peut savoir véritablement où nous en<br /> sommes?
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S
L'info.<br /> C'est aux Grecs de les traiter a la mitraillette. C'est a eux de montrer le chemin car ils sont dans la merde plus que les autres.<br /> La liberté viendra le jour ou chaque honnête citoyen possédera un AK47 a la place de son ipod ; et s'en servira sans rechigner dans ses rapports avec les enculés que tu cites plus-haut ; avec eux<br /> et leurs klébards.<br /> Depuis au moins une année j'arrêtes pas de dire aux amis Grecs: Faut commencer par fleurir l’ensemble des réverbères de Kiffissia a Glifada par les têtes de votre élite politique. C’est par eux<br /> qu’il faut commencer ; car sans la cinquième colonne aucune structure criminelle états-unienne ne pourrait faire nul part ce qu’est a l’oeuvre un peu partout a travers le monde.
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S
BRAS DE FER GREC<br /> <br /> Où est la norme ? où est la normalité ? sur un des marchés les plus manipulés qui soit, tenu par le Cartel des pétroles et ses banques affidés.<br /> <br /> La baisse du prix du pétrole et du gaz permet au Cartel de manipuler la Grèce, qui depuis 2009 a découvert de très importantes réserves de gaz et de pétrole dans la Mer Egée… Ces réserves<br /> permettraient à la Grèce de rembourser sa dette publique et de couvrir 50% de ses besoins énergétiques. Mais les 7 soeurs du Cartel et leurs complices veulent avoir ce pactole pour une bouchée de<br /> pain. Dans le bras de fer actuel, la TROIKA des cavaliers de l’Apocalypse cherche à forcer la Grèce à vendre les 2/3 de l’entreprise publique d’exploitation du gaz naturel au profit de ses<br /> commanditaires anglo-américains. La Grèce vaut beaucoup plus que la somme de ses dettes, ce que le JT de 20H ne vous révèlera évidemment pas. Le nouveau gouvernement a donc parfaitement raison de<br /> vouloir remettre à plat toutes les négociations antérieures.<br /> <br /> Ces renégociations vont faire tomber quelques dominos, qui en entraineront d’autres, et d’autres encore…<br /> <br /> L’enjeu, une fois de plus est le contrôle de l’énergie.<br /> ...<br /> <br /> UNE MER INTERIEURE DE PETROLE<br /> <br /> Les réserves de gaz découvertes en Méditerranée Orientale représentent près d’un Trillon de mètres cube de gaz, contre 1,8 trillon pour le plus grand bassin gazier connu à ce jour, la Sibérie<br /> occidentale. Quant au pétrole, il recèlerait 3,4 milliards de mètres cube. Un gigantesque pied de nez aux théories totalement fallacieuses pour ne pas dire mensongères du Peak pétrolier. Pour<br /> mémoire, l’an passé, Israël avait découvert un gisement sous-marin pouvant alimenter le pays pendant un siècle.<br /> <br /> Etant donné la longueur de côtes de la Syrie en méditerranée orientale, on comprend mieux les raisons de cette guerre menée par l’OTAN au profit des forces du CARTEL.<br /> <br /> Les guerres pour ce pétrole ne font que commencer dans cette région du monde. La bataille actuelle en Grèce tuera t’elle l’euro ?<br /> <br /> Tout ça extrait d'un article du blog LIESI.<br /> Info ou intox ?
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G
Bonjour, j'aimerais lire quelques bonnes nouvelles sur votre blog. C'est possible ?
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P
<br /> <br /> si, s'en est une. Et oui, le réchauffement climatique, et tout et tout...<br /> <br /> <br /> <br />
S
http://www.voltairenet.org/Tensions-croissantes-pour-l
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B
Vendredi 22 juin 2012 :<br /> <br /> Boule de neige : l’Etat espagnol précipite ses banques dans une crise à la grecque.<br /> <br /> La situation de l’Espagne s’aggrave parce qu’elle emprunte à des taux de plus en plus élevés, cela nous le savons. Mais il se produit également un autre phénomène qui aggrave la crise que connaît<br /> ce pays, et qui l’entraîne droit vers la situation de la Grèce : ce sont essentiellement les banques espagnoles qui achètent – à crédit – la dette émise par Madrid. Il faut bien lire ce passage<br /> d’un article des Echos :<br /> <br /> « La taille modeste de l’opération d’aujourd’hui [émission de 2 milliards d’euros d’obligations à moyen-terme] a permis aux acheteurs domestiques d’absorber l’offre », explique Nicholas Spiro,<br /> directeur de Spiro Sovereign Strategy. Depuis les injections de liquidités de la Banque centrale européenne (BCE), les banques espagnoles ont pris le relais des investisseurs étrangers, qui fuient<br /> le marché de la dette publique espagnole.<br /> <br /> Les investisseurs étrangers sont partis, ils ne prêtent plus à l’Espagne, ni d’ailleurs à ses banques, plombées par la bulle immobilière. Ces dernières n’ont donc plus accès au marché<br /> interbancaire, elles se tournent alors vers la BCE à qui elles empruntent de l’argent à 1% (le taux directeur de la BCE) pour acheter de la dette espagnole qui rapporte 4 à 6%.<br /> <br /> Les banques espagnoles le font parce que Madrid les oblige à le faire (sinon personne n’achèterait ses obligations !), et comme le pouvoir soutient les banques en difficulté, elles ne peuvent pas<br /> refuser. Elles le font aussi parce que c’est rentable (emprunter à 1% et acheter des obligations qui rapportent 4 à 6%). Cependant ce bénéfice reste minuscule par rapport à leurs créances<br /> immobilières douteuses, mais cela apporte une amélioration temporaire.<br /> <br /> Ce faisant, la quantité de dette dans le système (BCE-banques espagnoles-Etat espagnol) augmente, on ne fait ici que gagner du temps. Et les banques espagnoles remplissent ainsi leur bilan<br /> d’obligations espagnoles : quand l’Espagne devra restructurer sa dette, cela impactera toutes ses banques, et il faudra – encore – les renflouer ! C’est exactement ce qui se passe en Grèce en ce<br /> moment. Et la situation devient inextricable car tout le système financier plonge, tandis que l’Etat a toujours besoin d’émettre des obligations parce que son déficit ne diminue pas.<br /> <br /> L’étape suivante, on la connaît, c’est le bank run. Les populations se mettent – légitimement – à douter de la solidité de leurs banques, elles retirent leur argent pour le placer à l’étranger ou<br /> dans des filiales de banques étrangères. Ce mouvement existe depuis 2011 en Grèce, depuis quelques semaines en Espagne, et il a pour conséquence d’aggraver – encore – la situation des banques, qui<br /> doivent emprunter encore plus à la BCE…<br /> <br /> La hausse des taux auxquels empruntent les Etats n’est qu’un aspect du problème de la crise de la zone euro, il se développe également une gigantesque bulle obligataire qui risque d’éclater un jour<br /> ou l’autre.<br /> <br /> Philippe Herlin, chercheur en finance, chargé de cours au CNAM.<br /> <br /> http://www.atlantico.fr/decryptage/effet-boule-neige-comment-etat-espagnol-est-en-train-entrainer-propres-banques-dans-crise-grecque-philippe-herlin-397254.html<br /> <br /> Conclusion :<br /> <br /> Les six Etats européens périphériques foncent vers le défaut de paiement.<br /> <br /> Le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, Chypre, sont en faillite.<br /> <br /> Malgré cela, les Etats européens du nord refusent toujours de DONNER des centaines de milliards d’euros aux six Etats européens périphériques.<br /> <br /> L’idée européenne est morte.<br /> <br /> L’Union Européenne va mourir.
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L
La crise est la limite que la terre nous impose, qu'elle impose à toutes les espèces envahissantes et prédatrices. cette limite permet d'éliminer l'envahisseur ou de le limiter afin de préserver<br /> son équilibre et réguler les dysfonctionnement qu'amène les espèces envahissantes.<br /> Alors le liberalisme, c'est l'open bar. Et tous avec nos faces d'êtres suffisants nous pensons que l'on va trouver la solution ou bien que la correction arrivera dans longtemps, assez de temps pour<br /> que l'on ne soit plus vivant. On en sait rien, la terre sifflera la fin de partie lorsqu'elle le voudra.
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F
Au lieu de pédalos géants pour ''piti chinois'' pourquoi pas le retour des grands voiliers, du genre indiamen de la Cie Des Indes Orientales mais avec coque composite, GPS/navégation par satéllite,<br /> voiles solaires pour fournir du jus à divers moteurs auxiliaires électriques et batteries...et je rêve mais cela a de la gueule...avec ça bien sur ils faudrait importer que les matières premiêres<br /> et quelques trucs de luxe ou high-tech...fini les bidules chintoque a la noix. Réindustrialisation forcée presque...je rêve encore...allez...
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B
Bonjour à tous,<br /> <br /> Raymond, les crétins sont si nombreux qu'ils méritent au moins un pluriel (voire deux mais ce n'est pas prévu)<br /> @ E Go, shutdown on devrait l'écrire "chut-donne" ou "tais toi et raque"<br /> A part ça, entièrement d'accord, nos crétins ne voient pas les limites physiques de ce bas monde.<br /> On peut même extrapoler à la problématique de nourrir 7 ou 9 Md d'habitants sans intrant et sans flinguer la biodiversité.
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O
Nous vivons une époque formidable, nous pouvons construire un nouveau monde, réjouissons-nous. Nous vivons une époque charnière.
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L
La production a atteint un maxi de 90 millions barils jour, le prix est monté jusqu'à 126 dollars et a détruit l'économie. maintenant que le prix du baril est sous les 90 dollars se sont les<br /> producteurs qui craignent que cela ne soit plus rentable ou que les entrées de fonds soient insuffisantes au bon fonctionnement de leur Pays. C'est sans issue.
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E
- Je pense aussi que la réponse du système ne peut plus se faire par la substitution mais seulement par des shutdowns sélectifs dans un premier temps (c’est en cours) et un shutdown généralisé à<br /> terme (vu le degré de pénétration de la mondialisation et de sa complexité).<br /> <br /> Il est tragique que nous ayons gâché nous dernières cartouches pour maintenir l’illusion en place plutôt que d’investir dans demain pour tenter de sauver quelque chose. Nous sommes rentrés tête<br /> baissée dans le cannibalisme de marché pour avoir été incapable de dire les choses, réduisant ainsi tout projet d’avenir à néant. Et maintenant il semble que nous soyons tellement près du mur que<br /> nous ne sommes devenus bien incapables de reconnaitre le mur, et la folie nous guette.<br /> <br /> Je reste sur mon impression que la crise que nous connaissons depuis 2005 n'est rien d'autre que la manifestation la plus criante des limites à la croissance due au pic pétrolier. Le méta tabou car<br /> il remet en cause la plupart des dogmes qui travaillent aux cœurs de notre culture et de nos sous cultures (croissez et multipliez-vous, la science peut tout, la marché a toujours une réponse,<br /> l’homme a toujours une solution, l’homme est fondamentalement bon, etc ...). C’est aussi un méta tabou car les fameuses limites atteintes il devient d’autant plus difficile d’en parler car en<br /> parler peut suffire à aggraver le problème (parler de pénurie peut suffire à créer une pénurie > rétroaction positive décroissante > phénomène autoréalisateur ).<br /> <br /> - Ici un débat intéressant dans le cadre de la dernière conférence ASPO. Yves Cochet pose la question de la schizophrénie de l’écologie moderne sur le RCA et PO à la 31éme min.<br /> <br /> Panel Discussion: 10 Years of ASPO – Lessons Learned<br /> http://www.youtube.com/watch?v=NLJ9jX6L3Ns<br /> <br /> Peak.Oil.2008
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