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Révolutionnaire !

10 Janvier 2012 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie

Not'bon président vient de marquer un coup de génie. La taxe Tobin, c'est quoi ? La défunte taxe de bourse...
Donc, mousser sur quelque chose d'aussi minable, c'est génial.

 

Le seul mérite, c'est que c'est l'amorce du dégonflement du n'importe quoi financier. Les ordres automatiques seront simplement moins rentables, ce qui en supprimera la plupart, et cela préfigure la fin de la "liberté" de circulation des capitaux, chère aux capitalistes...

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B
Doucement vers l'abîme.

En ce début d'année, les dix-sept pays de la zone euro cheminent plus que jamais vers l'abîme. Aucune des deux urgences ayant fait l'objet de plusieurs « sommets historiques » ces derniers mois
n'ont été traitées : la Grèce se dirige vers un défaut total d'ici au mois de mars, et l'Europe n'a toujours pas mis en place de mécanisme de sauvetage crédible.

De ce fait, alors que la crise grecque entre dans sa troisième année, la parole politique est sérieusement décrédibilisée. Il y a longtemps que les dirigeants européens ont perdu leur triple A
auprès des marchés financiers ou plutôt, devrait-on dire, des épargnants qui, dans le monde entier, se demandent s'il est bien raisonnable de leur faire encore crédit.

Comment en serait-il autrement ? Depuis plus de deux ans, les Européens répètent que le sauvetage de la Grèce est une question de survie pour la zone euro. Que le projet européen lui-même serait en
ruine si l'on échouait à Athènes. Que c'en serait fini du rêve d'une Europe puissante, capable de faire jeu égal avec les autres grands blocs économiques de la planète... Or que font-ils face à
l'obstacle ? Ils renâclent, tergiversent, posent des conditions, gagnent du temps, bref se montrent incapables de résoudre la crise d'un pays représentant à peine 3 % de la richesse du continent.
Hier, à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont une fois de plus sonné l'alarme. Mais ils ont aussi donné un sentiment d'impuissance alors que quatre signes inquiétants, en ce début d'année,
montrent que la catastrophe n'est pas loin.

Le premier, on l'a vu, est l'imminence d'un défaut grec. Le second est la montée de la défiance vis-à-vis de tous les pays de la zone euro à l'exception de l'Allemagne : hier, pour la première
fois, des investisseurs ont prêté à des taux négatifs à Berlin, autrement dit ils ont préféré payer l'Etat allemand pour placer leurs liquidités auprès de lui plutôt que de prendre le risque de les
conserver ailleurs. Le troisième est le gel des transactions entre banques, celles-ci ne se faisant plus confiance entre elles. Le quatrième est le repli sur le court terme : pour les Etats comme
pour les entreprises, les horizons de prêt se raccourcissent.

Un sursaut massif est indispensable pour éviter que tout le système financier européen ne se grippe et n'entraîne le continent dans l'abîme. Il sera vite trop tard.

Nicolas Barré.

http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0201832353127-doucement-vers-l-abime-272970.php
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B
Mardi 10 janvier 2012 :

L’agence de notation Fitch annonce que l’Italie risque de perdre son A+.

Il y a de fortes chances pour que la note de l’Italie, actuellement à « A+ », soit dégradée lorsque Fitch aura terminé sa revue des six pays de la zone euro que l’agence de notation a mis sous
surveillance avec implication négative, a dit mardi l’un de ses responsables.

« L’une des choses qui pourrait aider l’Italie, mais sur laquelle le pays n’a aucune prise immédiate, serait de retirer la prime liée à la crise de liquidités, une situation qui suppose la
nécessité d’une protection », a déclaré David Riley, responsable mondial des notes souveraines, à des journalistes.

« Pour l’instant ce n’est pas possible, et c’est une réelle source d’inquiétude concernant l’Italie. C’est l’une des raisons pour laquelle l’Italie est sous surveillance avec implication négative,
et c’est l’une des raisons pour laquelle, lorsque nous aurons terminé la revue, il y a des des chances significatives pour que la note du pays baisse », a-t-il ajouté en marge d’un séminaire
organisé par Fitch.

Les cinq autres pays de la zone euro placés sous surveillance avec implication négative par Fitch sont la Belgique, l’Espagne, la Slovénie, l’Irlande et Chypre.

http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/10/fitch-annonce-que-l-italie-risque-de-perdre-son-a_1627739_1581613.html
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C
Furieusement moderne votre affaire de Venise.

Cette humoristique affaire de la "taxe tobin"... qui serait simplement le vieil impôt de bourse, revenu d'entre les morts, sous l'effet d'une potion à base de bave de crapeau et de salpètre
sarkoziennes... ça ne dit rien sur ce que le futur sera...

Absolument rien.

En revanche ça dit tout du présent, du passé, et des clowns, pour lesquels les veaux ont voté, depuis 40 ans, avec une constance remarquable.

C'est Ubu accouplé à Gribouille ayant fait ménage à trois avec Kafka qui aurait enfanté Frankenstein.

Je sais je radote : mais on ne peut qu'éprouver de la haine pour ces millions de crétins qui ont applaudi, soutenu un parfait crétin à leur image, et qui s'apprêtent à commettre le même
forfait.

Le même crime ?

Et je ne parle même pas des millions d'autres qui pensent qu'en votant pour Hollande, l'homme de gaaaaaaauche, ils puniront le premier

Bref, Patrick, s'il vous plait, ne salissez pas la pensée économique et l'art de la prospective, avec les démences grotesques de Sarkozy.

C'est difficilement supportable.
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A
Au meme moment , je lis ceci, je vois pourtant blé est sinonymes d´argent ;- )

" La disette menace : alors, partout ,les mesures sont identiques. Premier Acte : on interdit à son de trompe, de sortir du blé de la ville , les gardes sont doublées,on perquisitionne , on recense
les disponibilités: Si le péril s´aggrave, second acte : on s´emploie à diminuer le nombre de consommateurs ; on ferme les portes de la ville; ou bien on chasse les etrangers, geste habituelle à
Venise::::Si tout echoue, la grande ressource est de se tourner vers la mer, de surveiller les naves chargés de grain, de s´en saisir...Les Chevaliers de Malte s´y comportent guère autrement que
les corsaires..."

p405 La part du milieu Braudel
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