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Seuil de densité 40, vie chez les parents, reconstitution des lignées

12 Mars 2010 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

La question énergétique est têtue. On croit l'oublier, elle est toujours là.
Et elle va se poser pour la question immobilière, avec une prégnance dont les gens n'ont même pas idée.
Pendant des siècles, je l'ai dit, la France n'a pu dépasser physiquement le seuil de densité 40. C'était jusqu'au début XVIII° le seuil où la mortalité et l'absence de subsistance ramenait la population en dessous.
Tout ce qui était cultivé était cultivé, le reste servait à faire paitre les bêtes, gardées par les enfants.
Au XVIII°siècle, les petits bergers commencent à lire dans les pâturages les livres populaires. "
Littérature de colportage (XVIIe - XIXe siècles): Bibliothèque bleue, almanachs, gravures, occasionnels."
Note : en réalité, la littérature de colportage est attestée au XVI° siécle (Pierre Miquel, les Guerres de Religion).
On garde en groupe, et on garde jeune. Dès qu'on est en âge de travailler plus dur, on abandonne le gardiennage.
Le gardiennage n'est pas exempt de risques. Les troupeaux de moutons, nourrissent les loups. La disparition des espèces médiévales (destinées à la laine) au XIX° siècle tuera les loups, le troupeau passe de 30 à 6 millions de têtes.
Dans ce contexte là, l'énergie est rare. Le mouton et la chêvre rasent tout.
Aussi, un kilomètre carré, c'est très peu de maisons. Une seule abrite plus de 10 personnes.
Pas question à l'époque, comme aujourd'hui, de vivre à 2.4 habitants par foyer, pas question d'avoir une piéce à soi, la question est la survie physique.
On se concentre pour avoir chaud, et à passer l'hiver.

Ce n'est pas si lointain : la génération des années 1930 ne connaissait pas les chambres chauffées, il gelait dedans, couettes épaisses, briques assurait l'essentiel. Frères et soeurs dormaient dans les mêmes lits. 3 générations sous le même toit n'était pas une situation anormale.
D'abord, l'indépendance coûtait cher, et il n'y avait pas de logements disponibles.

La France produit une part importante de son énergie en biomasse : 10 millions de TEP, c'est bien plus qu'au XVIII° siècle et 7 autres millions de TEP (tonnes équivalents pétrole) seraient exploitables. On voit la limite du concept. Aujourd'hui, on consomme 280 millions de TEP en France, dont la moitié pour le logement.
Il y aura donc un ciseau : la moindre consommation du parc restant, et sa réduction en taille.

Aujourd'hui, dans l'émission "je retourne vivre chez mes parents", on semble découvrir quelque chose d'extraordinaire.
Loin de la sempiternelle rengaine "le besoin structurel de logements..." on assiste à un phénomène économique puissant.
Les générations s'entraident, et la meilleure manière d'entraider, c'est de partager les frais de structures : le logement.
On voit aussi qu'ils ne manquent guère, mais qu'ils coûtent. Les personnes âgées vivant seules dans de grandes maisons peu ou mal entretenues, ce n'est pas rare.

Elles sont REELLEMENT PROPRIETAIRES souvent, c'est à dire sans dettes, ce que personne ne peut réellement dire en dessous de 60 ans.
C'est la détresse économique qui conduit au rapprochement.
Et on s'aperçoit que les types anthropologiques constituent les freins les plus puissants. "ça ne se fait pas", "je ne supporte pas" ou au contraire, "ça se fait" et "c'est normal".
Dans certains endroits, l'individu isolé, ça n'existe pas.

Le culte hédoniste de l'individu souffre notablement du manque de revenu. Il présuppose justement l'existence de moyens financiers suffisants. Ce qui n'est plus le cas.
Le Fil rouge est le chômage pour beaucoup, la baisse d'activité pour les autres, et la maladie pour certains cas.
En effet, même dans la bonne bourgeoisie, il est dur de payer une pension pour une personne atteinte d'Alzheimer. En général tout y passe. Il est donc logique que certains choisissent la garde familiale : la mise au chômage de la personne gardienne y entre souvent en ligne de compte.
Ce qui était "impossible" et "inacceptable" devient subitement plus correct. En réalité, ce mouvement a déjà une bonne vingtaine d'année. Des lignées ouvrières en étaient déjà réduites à garder leurs parents et à vivre sur leurs petites pensions, en échange de la garde et des soins.
On en fait des émissions, quand le phénomène remonte dans l'échelle sociale. Sans doute ces faits sont ils arrivés à des voisins de la présentatrice surpayée de l'émission. L'architecte sans travail, l'antiquaire qui travaille moins, les parisiens expatriés, qui ne se sont pas aperçus que 700 euros pour une maison, même superbe, c'est beaucoup trop dans certains endroits, et que globalement, 40 000 euros de loyers en 4 ans, c'est exorbitant.

Précision importante : le chômage de beaucoup de personnes est causé par le prix de l'énergie. La société mue sous nos yeux.
Pour tenter d'en préserver l'essentiel, on appuye sur les leviers existants. On essaie de comprimer encore les prix agricoles.
Une statistique intéressante est venue des USA. L'énergie + la nourriture représentait 7 % des dépenses des ménages en 2000 et 21 % aujourd'hui.

Comme la marge de manoeuvre des dits ménages est soit inexistante, soit beaucoup plus basse (seuls les 20 % du haut de l'échelle sociale ont pu faire face), la crise immobilière semble une sortie logique.
On taille dans tout ce qu'on peut, et puis on renonce à l'indépendance, en ravalant sa fierté et en mettant son mouchoir dessus.

Les mieux armés pour le changement qui s'ensuit sont donc les propriétaires, mais les VRAIS propriétaires, sans dettes. Leur coût de logement est bas, 10 % des revenus, et ils peuvent investir dans l'amélioration et/ou payer le coût croissant du logement.
On peut donc voir la justesse du concept de lutte des classes.
37.5 % de la population est épargnée par la crise du logement, à contrario, 62.5 % en souffre.
Bien entendu, en économie, il existe toujours les limbes. La situation du propriétaire endetté est aussi variable : celui qui doit 100 euros par mois pendant encore 4 ans peut être plus optimiste que celui grevé de 1000 euros pour 25 ans.

La situation sociale des parents aussi est aussi importante. Celui dont les parents sont nés, peut bénéficier d'une aide plus conséquente. Il n'y a pas de comparaison possible entre l'architecte seul qui va vivre chez sa mère qui possède une très grande maison, le couple avec enfant qui va vivre dans une maison déjà plus étriquée, et celui qui reste chez ses parents en HLM.

Le film "Tanguy" était marrant, mais Tanguy, c'était un choix ou plutôt une impossibilité de partir, même avec des revenus importants.
Pour la majeure partie des gens, c'est l'absence de revenus qui entre en ligne de compte, ou l'absence de revenus réguliers.

Le point de vue parisianiste m'apparait particulièrement imbécile. 425 euros ? C'est pas cher, dit on !!! ça l'est, et c'est bien trop, pour une ville saturée de logements vides !!! Où est donc la bienveillante main du marché ??? Où est la régulation ??? Et ce genre de propos est savoureux pour quelqu'un qui n'a pas de revenu...

Conclusion : la cohabitation des générations, qui semblait en voie d'extinction, semble, au contraire, une solution d'avenir.
Bien sûr, il ne faut pas l'embellir, c'est dur. Mais dans une société qui se gargarise du mot "solidarité", la première s'applique à sa famille. Et si on ne le fait pas pour elle, pour qui le fait t'on ?
Ensuite, c'est qu'aujourd'hui, toutes les générations semblent touchées par le phénomène. Récemment, elle n'atteignait que des jeunes, en attente d'insertion professionnelle.
Elle est un partage, sinon de la misère, du moins des temps de dureté économique. Cela, je ne pense pas que nos hommes politiques, férus de politiques anti-sociales et que l'idée d'équilibre des budgets démange, l'aient compris.
400 000 personnes qui retournent en cohabitation, ça fait du bruit, mais ce n'est qu'un début. Si le chiffre passe à 800 000, 2, 3, 4 ou 6 millions de personnes, on passe dans une autre société, avec un effondrement de l'immobilier en prime.
Ce passage me semble, pour des raisons énergétiques, inévitable. Mais tout est dans la manière d'assurer la transition...
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S
<br /> Les gens sont idiots:<br /> -Il ne faut en aucun cas contracter un prêt à plus de 20 ans. On ne fait qu'enrichir sa banque. Si on veut vraiment être proprio, on achète mois cher pour une mise en location à un taux de moindre<br /> durée, et on loue qqe chose d'autre à côté.<br /> -Tant que l'on ne vit pas en couple, il faut vivre en collocation. C'est largement moins cher en effet.<br /> <br /> Après je ne partage tjrs pas le pessimisme de la fin de bulle énergétique etc.. C'est tellement sensible et important ce sujet que l'on ne sait pas les solutions qui seront imaginées, et ss aucun<br /> doute industialisées à grande échelle pour trouver de nouveaux types d'énergie à faible coût (grands bassins d'algues --> essence bio, tour solaires, économie d'énergies, nucléaire au plutonium,<br /> iter, etc). Je suis persuadé que l'on est loin de retourner à une ère ou l'énergie sera rare. Ceux qui prônent ce discours ne comprennent rien à la science et n'ont rien suivi à la liste<br /> impressionnantes d'inventions accumulées depuis le 18ème siècle.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> S'il n'y en eut qu'UN ce fut vous, merci !<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Bonjour Daniel,<br /> <br /> La manière d'aborder le problème ressemble, dans l'esprit, à certaines analyses de Patrick sur le blog (c'est une impression qui n'engage que moi).<br /> <br /> Déjà, le phénomène de compression des salaires organisé et voulu par le patronat français au fil des décennies est une cause majeure de l'immigration d'après-guerre, loin de la doxa bien-pensante<br /> (et récente !) qui voudrait que l'immigration doit être inévitable, massive, forcément bénéfique.<br /> <br /> L'autre argument en faveur de votre analyse, c'est la totale imcompétence mentale des dirigeants en matière de parc immobilier. L'exemple très concret sur le directeur d'office HLM est très<br /> parlant, simple : on savait déjà à l'époque que ces programmes n'étaient fondés que sur des lobbies. Dire que Giscard joue au vieux sage aujourd'hui, après toute cette casse dont personne ne se<br /> juge responsable !<br /> <br /> Le thème reste à haut-risque depuis les années 80 : parler d'immigration, c'est forcément perçu comme nauséabond. Voilà un très beau tabou, qui nourrit l'extrême-droite depuis...les années 80. Ben<br /> ça alors !<br /> <br /> Le phénomène démographique que vous décrivez, ce passage de cités HLM habitées par des baby-boomers et leurs parents lors des 30 glorieuses, et cette transition brouillonne vers une économie (merci<br /> Nixon en 71 et Pompidou en 73) court-termiste et financière, causant la ghettoïsation de bassins de population entiers, est pourtant analysable sans l'ombre d'un préjugé raciste.<br /> <br /> C'est l'une des causes de l'atmosphère de malentendu délétère dans laquelle se déroule la campagne des régionales.<br /> <br /> Bonne journée.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Même si le mouvement dont vous parlez s’amplifie à très court terme, je ne crois pas à un effondrement de l’immobilier dans des délais analogues. Tout simplement parce que le(s) parti(s) des<br /> propriétaires possède encore une grosse corde à son arc et dont il saura tirer parti le dos au mur, quitte à mettre au clou certains de ses penchants ataviques. Cette corde c’est l’immigration.<br /> Dans un marché lequel, comme tout marché, est d’abord un lieu de rapport de force entre possédants et acquéreurs (offre et la demande mon cul), l’immigration, par le vaste jeu d’évitement auquel il<br /> donne lieu, est le premier facteur qui permet le maintien de prix de ventes et de loyers élevés. Quand je parle d’évitement, ne croyez pas que j’introduis des considérations ethniques à mon propos,<br /> puisque que l’on soit africain maghrébins ou français «de souche » (auvergnat, breton, italien, espagnol, yougo etc.), le réflexe est le même. Dès que l’on a trois ronds d’avance, l’on prend ses<br /> clics et ses clics et l’on met une distance de sécurité entre soi et la racaille (en vrac et dans le même sac) de l’ancien quartier. Le savoir faire des marchands de sommeil qui connaissent toutes<br /> les ficelles maintenir par exemple le loyer d’un taudis en banlieue au niveau d’un standing parisien fait le reste. Regardez le document suivant : tout y est dit mine de rien<br /> (http://www.wat.tv/video/pris-piege-29yzr_1f8e2_.html).<br /> Ne cherchez pas ailleurs non plus la mystérieuse raison pourquoi les effectifs du primaire ont gonflé de 10 % lors de la dernière rentrée scolaire. Le gouvernement actuel a décidé d’ouvrir en grand<br /> les vannes de l’immigration (moyennant quelques psychodrames médiatiques avec les demandeurs d’asile) pour colmater en catastrophe les deux brèches ouvertes dans les flancs de sa clientèle<br /> électorale :<br /> - La possibilité pour les salariés d’être en position de force avec le départ massif des baby boomers en retraite.<br /> - La pression à la baisse sur les prix de l’immobilier avec l’extension d’un stock de logements vides.<br /> Ce fait n’est pas nouveau. Déjà au milieu des années soixante dix, la loi sur le regroupement familial avait été votée largement pour palier la désertion des « grands ensembles » par les français<br /> de souche (auvergnats, bretons, italiens, espagnols, yougo etc.). L’immigré « arabe » de l’époque étant un célibataire vivant en chambre de bonne, en bidonville ou en foyer Sonacotra, il n’y avait<br /> pas d’autre facteur explicatif que purement social dans cette stratégie d’évitement. Simplement, le formidable enrichissement de toute la société française à la fin des trente glorieuses avait<br /> donné les moyens à des pans entiers des classes populaires de fuir ces quartiers de concentration où il avaient été conviés par l’appât d’un confort nouveau (le mirage du vaste appartements<br /> correctement chauffé avec salle d’eau).<br /> Il est tout de même étrange que malgré ce fait, qui était parfaitement connu à l’époque (je me souviens que le père d’un copain, gérant d’un office de HLM en grande banlieue au tout début des<br /> années soixante-dix, se lamentait régulièrement sur les difficultés grandissantes de combler les désertions de son parc), la construction à tout va de certains de ces grands ensembles se soit<br /> poursuivie très tard dans la décennie. L’exemple le plus connu est celui des Minguettes, à Lyon, où l’on a démoli dans les années quatre vingt des tours qui n’avaient été quasiment jamais occupées<br /> ! Il est vrai que la figure de proue des possédants à ce moment-là était la famille Bouygues (la première mouture, celle du béton, pas la suivante plus postindustrielle, celle des médias et des<br /> télécommunications).<br /> Jusqu’à présent, je n’ai jamais eu de réaction quand j’ai abordé ce problème sur d’autres blogs. Voyons voir celui-là…<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Mais vous n'y êtes pas du tout mon pauvre Patrick, lorsque vous dîtes que la principale solidarité est familiale, car dans le mot famille, il y a famille, travail, patrie, et ca, c'est pétainiste,<br /> fasciste , pas beau du tout car nous rappelant les-zeures-les-plus-sombres-de-notre-histoire.<br /> Quand vous entendez le mot "solidarité" dans la bouche des enculés d'en haut, ce n'est pas vraiment une solidarité spontanée, naturelle, verticale, non, c'est une solidarité étatique, imposable,<br /> faisant tourner une grosse machine bureaucratie impotente, un gros caca totalitaire dont seule la modernité est capable d'en produire.<br /> <br /> <br />
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T
<br /> en fin d'année, j'aurai fini de payer mon logement, un appartement en banlieue parisienne plutôt modeste. Mais je devrai allonger 500 €/mois pour les charges, + 200 €/mois pour les impôts locaux,<br /> soit 700€/mois quand même. Même propriétaire, il faut quand même un revenu pour le rester.<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Non la vie ne reviendra pas comme avant.<br /> Déjà les anciens ont besoin de leurs petits fils pour faire fonctionner le nouveau téléphone ou le réveil qu'ils viennent d'acheter. Ils ne pourront bientôt plus rien faire sans utiliser un site<br /> internet ou un menu interactif.<br /> Ils ne savent écouter que des vinils ou des K7<br /> Pour certains le high tec est synonyme de casse tête<br /> Et c'est tant mieux. Car un chef qui a TOUTES les compétences et TOUTES les décisions dans TOUS les domaines (c'est à dire un chef comme on les a toujours connus) est un imbécile qui ne sait pas<br /> déléguer ni partager son pouvoir<br /> La véritable autorité doit être naturellement reconnue et à notre époque personne ne peu plus exceller dans tous les domaines, on ne peu plus être spécialiste sur tout<br /> La bonne cohabitation ne sera pas pyramidale mais sous forme d'échanges de compétences<br /> Les recherches archéologiques se font déjà sur ce schéma. On fait appel humblement à un spécialiste d'une autre discipline pour éclairer un autre point de vue. S'il y a humilité, il n'y a plus de<br /> chef.<br /> Les plus forts seront ceux là.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> "La situation sociale des parents aussi est aussi importante. Celui dont les parents sont nés, peut bénéficier d'une aide plus conséquente."<br /> <br /> Celui dont les parents sont nés ? Je ne comprend pas.<br /> <br /> Celui dont les parents sont riches ? vrais propriétaires ?<br /> <br /> <br />
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P
<br /> vrais propriétaires, plutôt aisés.<br /> <br /> <br />
T
<br /> Bin oui la Vie c'est comme ça.<br /> Et les conflits intergénérationnels seront beaucoup moins forts lorsque le "chef de famille" reprendra sa place, son autorité et ses responsabilités. Parce qu'évidemment sans chef n'importe quelle<br /> communauté part en quenouille.<br /> <br /> <br />
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B
<br /> si cela se réalise, cela va etre tres , tres, tres dur!<br /> en effet dans les campagnes, 3 générations sous un même toit se pratique encore dans les fermes mais chacun ayant son role. la mémé s'occupant de nourrir la volaille , le cochon,et préparer le<br /> repas......et avec malgré tout des conflits intergénérationnels pas piqué des hannetons :))<br /> et je ne vous dit pas lorsqu'il y a une longue agonie....car c'est cela aussi: les joies mais aussi les peines vécues encore plus intensémment.<br /> <br /> on va vivre une époque formidable :)<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Nous serons plus heureux comme ça. Moins seuls et plus humains, une maison de retraite est à mes yeux un spectacle de cauchemar.<br /> <br /> C'est notre trop grande richesse qui nous a rendu égoïstes, solitaires, déprimés, décadents, faibles, envahis, agressés, pressurés, exploités, déshumanisés, et j'en passe et j'en oublie.<br /> <br /> VIVE LA CRISE !<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Deux très bon articles...<br /> <br /> Questions :<br /> <br /> En cas d'effondrement, on a compris que vous déconseillez vivement les grandes villes.<br /> Mais vaut-il mieux vivre dans :<br /> - un village avec des terres autour ?<br /> - une ville moyenne disons de 10 000 à 30 000 toujours avec un terroir ?<br /> <br /> <br />
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P
<br /> les deux sont viables<br /> <br /> <br />
F
<br /> Excellent !<br /> <br /> Autre aspect qui va inciter à terme au regroupement : l'insécurité, qui à mon humble avis enfle lentement mais surement et dont on n'a pas mesuré toutes les conséquences.<br /> Enfin, comme dans le temps, les personnes âgées vont retrouver une plus grande place dans la société tant qu'elle sont valides, au delà du gardiennage d'enfants.<br /> <br /> <br />
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N
<br /> Mais les phénomènes sont tellement longs, comme à bulle énérgétique depuis 150 ans, que peut etre les choses ne reviendront "à la normale" que lorsque l'on sera déja mort...<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Ouf, je ne suis pas le seul à penser ça !<br /> La fin de la bulle énergétique (150 ans quand même) entraine déjà des régressions dans la société qui me font sourire. C'est aussi un peu angoissant quand on est jeune et qu'on sait où notre<br /> civilisation va...<br /> <br /> <br />
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