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Syrie : pas d'option militaire.

31 Mai 2012 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

On attend un "changement" dans la position russe, qui, on peut en être sûr, ne changera pas.
C'est même une option vitale pour elle, et un casus belli, évident.
La ligne rouge.

 

Hollande est traité comme un gamin par la diplomatie russe, le centre de l'empire, les USA ne veulent pas entendre parler de guerre, pendant que les périphéries s'agitent, illustrant, là aussi, que les extérieurs sont sans doute plus solide que l'intérieur, ou moins au courant de l'état de délabrement.

Sans USA, militairement, même France et GB, ne sont rien, pas plus qu'Israël, ou l'Arabie saoudite.
Quand aux USA, ils ne sont plus grand chose. Face à des disponibilités militaires en chute libre, on voit Obama très prudent, sans doute en conflit avec les CMI, ou plutôt ses composantes diverses et variées, que plus rien ne contrôle.

 

Le massacre de Houla a évolué. Hier, c'était l'artillerie, donc Assad.

Maintenant, c'est des égorgements et des tirs d'armes individuelles, beaucoup plus difficilement attribuables, mais comme c'est déjà attribué, on ne revient pas dessus.

 

"C'était l'artillerie, donc Assad. C'est plus l'artillerie, donc Assad quand même !"


Côté occidental :  les Russes veulent une enquête circonstanciée sur le massacre, bravo ; ils nous rejoindront donc, parce que cette enquête montrera la responsabilité d’Assad…

 

Procès en sorcellerie, donc, avec un BHL qui sort du chapeau...

 

Le plus marrant est le côté va t'en guerre des européens, qui n'ont absolument aucunes capacités d'intervention, la volonté de rapprochement avec la Russie, qui elle, évoque, non le rapprochement, mais la possibilité de conflit, allant jusqu'au conflit nucléaire...

On voit donc que les points de vue sont proche, et ne même temps, la réalité de la puissance occidentale : sans l'accord de la Russie : zéro.

 

Bravo les petits loups... Aussi brillant en stratégie qu'en économie grecque...

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L
les échange économiques et les politiques qu'elles entraînent, ne réclament que l'asservissement des peuples, mais quand les échanges économiques deviennent impossibles ou sont rendus impossibles<br /> comme c'est le cas aujourd'hui, alors surviennent les grandes catastrophes et les effusions de sang.<br /> Nous sommes arrivés à un stade de l'histoire où la civiliation rique de voir s'éteindre les lumières<br /> Les grands partis démocratiques, les forces de progrès, les syndicats ayant depuis longtemps abdiqués devant les horreurs du néolibéralisme, je crains le pire !
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B
Jeudi 31 mai 2012 :<br /> <br /> Espagne : les investisseurs ont sorti 97 milliards d'euros au premier trimestre, un record historique.<br /> <br /> Le volume des capitaux retirés d'Espagne par les investisseurs pour les placer à l'étranger a atteint un niveau record au premier trimestre, à 97 milliards d'euros, selon les chiffres publiés jeudi<br /> par la Banque d'Espagne qui reflètent l'inquiétude que suscite cette économie.<br /> <br /> Ce chiffre marque un record depuis le début de la série statistique, lancée en 1990, et signifie qu'investisseurs espagnols et étrangers ont préféré se tourner vers l'extérieur pour placer leurs<br /> fonds.<br /> <br /> En comparaison, au premier trimestre 2011, l'Espagne avait enregistré un solde positif de 20,89 milliards d'euros de sa balance financière, qui n'inclut pas les placements de la Banque<br /> d'Espagne.<br /> <br /> Sur le seul mois de mars 2012, la sortie des capitaux s'est accentuée, l'Espagne enregistrant là aussi un record avec une fuite nette vers l'étranger de 66,2 milliards d'euros, contre un solde<br /> positif de 5,38 milliards en mars 2011.<br /> <br /> Au premier trimestre, ce sont avant tout les opérations interbancaires qui plombent la balance financière.<br /> <br /> Ainsi, les investisseurs aussi bien étrangers qu'espagnols ont retiré 75,76 milliards d'euros, notamment en prêts et dépôts, pour les investir à l'étranger.<br /> <br /> Les investisseurs ont également retiré 34,38 milliards d'euros placés dans les portefeuilles, d'actions et de titres de dette du pays, pour les transférer à l'étranger.<br /> <br /> La Bourse de Madrid a ainsi perdu près de 29% depuis le début de l'année, et le volume de dette publique détenue par des investisseurs étrangers n'atteignait plus que 37% en avril 2012, contre<br /> 53,7% il y a un an.<br /> <br /> (Dépêche AFP)
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C
Une vraie stratégie "brillante" serait de comprendre, que c'est bien à cause de la "crise grecque" (le bordello économique mondial), qu'il faut se faire l'Iran (et donc la Syrie).<br /> <br /> Les deux sont intimement liés.<br /> <br /> Vous vous faites l'écho de l'implosion de l'économie, du social, et vous continuez d'ignorer les leçons historiques, alors même que vous êtes féru d'histoire.<br /> <br /> Peu importe que la Russie dise aujourd'hui "non" (moins qu'hier quand même), demande une "commission d'enquête", que l'armée US soit "essouflée" (selon vous) ou qu'Hollande révèle son vrai visage<br /> (une marionnette en service commandé exactement comme Sarkozy).<br /> <br /> Ca, ça relève du détail.<br /> <br /> Ce qui compte c'est la big picture : après tous les bailouts, toutes les tricheries, toutes les crises, toutes les bulles qui pètent, en Occident et partout ailleurs, la seule option qui reste,<br /> c'est bien celle d'un conflit armé.<br /> <br /> N'importe lequel à la limite.<br /> <br /> Il se trouve qu'il y a une conjonction de raisons qui pointent sur le MO et l'Iran. Donc, ils passeront à la casserole. Et nous avec.<br /> <br /> C'est tout simplement dans l'ordre des choses.<br /> <br /> Continuer d'inférer en fonction de la fausse rationalité "une guerre c'est fait pour être gagnée, donc si on ne peut pas la gagner on ne peut pas la faire CQFD", révèle une vue assez basse.<br /> <br /> Mais bon... comme les hôtesses le disent "seat back, relax and enjoy the flight"... campons sur nos positions... on sera vite fixés.
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N
"Aussi brillant en stratégie qu'en économie grecque..."<br /> Citation épique qui me fait mourir de rire.<br /> <br /> Merci Patrick un très bon billet, comme d'habitude.
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B
Jeudi 31 mai 2012 :<br /> <br /> La zone euro doit agir si elle veut éviter la "désintégration" (Olli Rehn).<br /> <br /> "La zone euro n'a pas le choix et doit prendre des mesures sous peine de risquer la désintégration, qui mènerait à la dépression", a averti jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques,<br /> Olli Rehn.<br /> <br /> M. Rehn, qui s'exprimait devant le Brussels Economic Forum, a plaidé pour faire le nécessaire afin d'empêcher la contagion de la crise financière, "si nous voulons éviter une désintégration de la<br /> zone euro et si nous voulons qu'elle survive".<br /> <br /> Il a estimé qu'il fallait agir sur trois fronts: "d'abord rester sur la voie de la consolidation budgétaire, deuxièmement mettre en oeuvre des réformes structurelles, troisièmement soutenir les<br /> investissements publics et privés pour alimenter le moteur de la croissance".<br /> <br /> En l'absence d'action, une "désintégration de la zone euro mènerait à une dépression terrible en Europe et dans le monde", a-t-il averti.<br /> <br /> M. Rehn a en revanche estimé que les euro-obligations n'étaient pas une solution aux problèmes actuels de la zone euro. "Nous ne parviendrons pas à surmonter nos problèmes en nous focalisant sur<br /> l'émission de dette", a-t-il jugé.<br /> <br /> La Commission est pourtant la première institution à avoir défendu l'introduction d'euro-obligations, des titres mutualisant la dette dans la zone euro, auxquelles la France est favorable, mais<br /> l'Allemagne y est opposée.<br /> <br /> Une des porte-parole de la Commission a cependant indiqué la semaine dernière que si leur introduction était "possible", ce serait à une date "pas spécifiée".<br /> <br /> (AWP / 31.05.2012 11h15)
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S
Ce qui est troublant dans ce genre de conflit, c'est que le tyran en place est toujours le seul protecteur des non musulmans: c'est à dire les chrétiens. Idem en Egypte, Irak, Libye. C'est à dire<br /> que la politique occidentale est de n'apporter aucune aide de quelque sorte que ce soit aux chrétiens.<br /> M'est idée que c'est devenu une infamie d'être croisé.<br /> <br /> Par ailleurs, j'abonde dans votre sens en ce qui concerne les Russes. Syrie = baas soutenu par les chiites, c'est à dire Hesbolla et surtout Iran. Pays hautement stratégique pour les Russes.<br /> Et tout comptes faits, les chiites minoritaires dans le panorama politico-musulmans sont peut-être les moins dangereux, car le panarabisme rêvé est surtout une volonté sunnites, me semble-t-il.<br /> Mais le grand problème chiite est qu'ils ne veulent aucun dialogue, contact, avec Israël et leurs alliés anglo-saxons. L'empire s'effondrant lentement mais surement, ne fera hâter la précipitation<br /> vers le conflit avec les Farcis. Que feront les Russes et les Chinois et autres émergents, les Alliés de demain, de plus en plus puissants, plus nombreux et même supérieurs en qualité guerrière<br /> face aux ex puissances occidentales sur le déclin et ce n'est rien de le dire.
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E
L'incapacité des médias mainstream à se défaire de l'emprise<br /> de l'empire nous mène tout droit vers le pire du pire. Et du coup un bon journaliste est un journaliste que démissionne.
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