Les zamis néolibéraux, toujours avides de taper sur les salariés, pensent encore à réduire
les jours fériés. C'est un coût, parait il. Or, en économie, il n'y a jamais de coûts purs.
D'abord, beaucoup d'industries et de services travaillent en continue, et le travail y coûte un peu plus cher les jours fériés, les WE, mais c'est tout.
De plus, les coûts des uns, étant les dépenses des autres, il est certain que des secteurs, très importants, voient dans ces jours fériés une manne.
En effet, un premier mai, un 8 mai, l'ascension, sont des occasions de dépenses.
Je ne serais pas contredit par le supermarché du coin... Ni par le secteur touristique...
Et puis, il faut regarder le coût global de ces jours fériés. 2 milliards, c'est que dalle. Et en supprimer 1 ? Encore moins que que dalle. 11 jours en 2013, à
moins de les supprimer tous, rêve des crétins libéraux, avec la suppression des vacances et des samedi, voir des dimanches, ça n'apporterait, de toute façon, rien, car en face il n'y a pas la
demande.
De plus, l'appareil productif français est loin de fonctionner à 100 % de ses capacités. Il est même très sous utilisé. Donc, le jour férié, loin d'être contre productif, est d'abord une manière
de réduire ses coûts. Le chômage partiel serait trop "claaaasse" et pas le JF ?
Ceci est donc bien la parfaite illustration que quand le sage montre la
lune, le débile (néo-libéral), regarde le doigt.
On a, de plus, une très vieille tendance, bourgeoise et nobiliaire, à supprimer ces "avantages indus". Le protestantisme du 19° siècle c'était déjà la suppression
des 60 à 80 jours fériés, donc au bénéfice des plus riches, aux détriments des plus pauvres, ce qui a entraîné une furieuse réponse anti-calviniste de la part des classes populaires.
La bourgeoisie révolutionnaire, avait elle, totalement anéantie ces "vestiges du passé", et réduit le jour de repos du Dimanche, à 1 tous les dix jours, de part le
calendrier révolutionnaire.
Dans les deux cas, ça s'est toujours mal fini. Et le "partage vers le bas", et le "ruissellement", c'est bien connu dans l'histoire, c'est la Saint Barthélemy.(Au
pont au change, il n'y avait pas un seul calviniste, mais comme ils étaient "étoffés", ils ont finis en Seine -juste en dessous-, sans doute comme "dégât collatéral" - "ah merde, encore raté
!").
Toute la période révolutionnaire des guerres de religion, c'est cela. La suppression physique d'une partie de la noblesse et de la bourgeoisie. Les uns parce qu'ils
meurent sur les champs de bataille, les autres détroussés au coin du boin, ou égorgés dans leur maison.
Le problème français, c'est en réalité, la dette, et c'est même un
problème mondial. La rembourser est impossible, car l'argent étant de la dette, rembourser de la dette c'est anéantir la monnaie.
Le vrai problème est de dire : "Quand va t'on faire banqueroute ?". Quand à la question des banqueroutes, si la dernière banqueroute offficielle française est celle de 1797 (banqueroute des
2/3), et que certains disent qu'il y en a eu huit, en réalité, elles sont beaucoup plus nombreuses.
D'abord, jusqu'à la mort d'Henri II, la dette étant celle du roi, elle la suivait dans la tombe. Ensuite, la manière de faire banqueroute peut varier.
Sully remboursa la dette, nous dit on. Il remboursa, effectivement, 50 milllions. La dite dette se montait au milliard, tout rond, et l'écu, qui valait 3 francs en
1560, en valait 36 en 1590...
La dette de 1560 (43 millions) est à rapprocher de celle de 1590 (1000 / 12), pour aboutir à un "franc constant" d'époque, sachant aussi, que l'or et l'argent
avaient sans doute eux mêmes, baissé de moitié...
Quand, après 1913, on peut citer plusieurs banqueroute françaises qui ne portent pas leur nom :
- 1914, cours forcé de la monnaie,
- 1918-1926 : baisse de 80 % de la valeur du franc (qui raméne, de fait, la dette au niveau de 1913) ,
- 1936 : dévaluation,
- 1945-1950 : hyperinflation, et planche à billet,
- 1950-1973 : inflation et planche à billet.
Comme on l'a dit, « Cette fois, c’est différent ». Comme l'a dit Louis XVI ?
Cette andouille aurait du faire banqueroute AVANT la révolution.
Quand à croire à la théorie du complot, c'est simple. Le complot, finalement, est cousu de fil blanc. La loi du 3 janvier 1973 est totalement hermétique à 90 % de
la population...
Mais elle voit bien le retour du servage, en la suppression des jours fériés, sans augmentation de salaire...
Comme l'a dit Braudel, le système économique amène vers peu de mains, des sommes folles, et ces peu de mains, ne savent qu'en faire.
Le financier du XVIII° siècle, lui, risquait l'argent des autres, et le perdait inéluctablement. Mais l'épargnant était un temps, content de la fleur qu'on lui avait fait, en lui prenant cet
argent qui lui brûlait les doigts.
Le risque, quand on place, c'est de perdre, et concerne le prêt à l'état, comme le prêt au particulier, mais à longue échéance, et malgré ce qu'on en dit, le prêt au particulier est toujours
moins risqué...
La dette publique et mondiale, généralisée, n'a plus qu'une issue, la vaporisation. Et vouloir résoudre les problèmes à grands coups d'austérités et de suppression
de jours fériés pour la croassance, la voie royale vers les échafauds...
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