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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 06:42

Je sais que certains attendent avec impatience mon point de vue sur l'élection présidentielle française, enfin, le premier tour... Chti'te carte, prise sur "Le Parisien", qui, donne des indications, si le journal ne les donne pas. "Mutus liber ?"

Globalement, Macron arrive premier, MLP seconde. Il faut attendre les résultats définitifs, car le site Zerohedge cite des chiffres notablement différents, et qu'on en est pas à une manipulation de l'opinion près.

Il y a donc des tas d'enseignements à tirer de ce premier tour. La répartition par départements, donne une mauvaise indication du vote.

Hamon le trahi, sombre dans le ridicule, avec ses 6 %. Il est clair qu'il a été sur une planche qu'on a savonné, et logiquement, il a dégringolé. Il peut remercier ses petits copains du PS qui respecte le suffrage universel, à savoir celui des primaires, quand ça les arrangent. Et quand ça ne vexe pas leurs égos, n'est ce pas, monsieur Valls ?

D'ailleurs, les excellences se surestiment. S'il est élu, pour Macron s'embarrasseraient ils de tous ces Valls, Juppé, etc, qui appellent à voter pour lui. Pour faire de l'air, il faut au contraire qu'il change les personnes : "il faut que tout change pour que rien ne change", et quoi de mieux pour changer sans changer, que de virer les personnes ? L'alternance ? Avec des Juppé/ valls, qui sortent de dessous les pierres à chaque fois ???

Fillon, lui, a fait le score de Chirac en 2002. Mais Chirac en 2002, était premier. Il était déjà pitoyable, mais pouvait miser sur l'effondrement des concurrents. Et sur JMLP.

Chez moi, j'ai bien entendu le point de vue paysan/catho, dans un département qui vote jusqu'à 80 % pour droite-extrême droite, (en général, c'était 60 % droite, 20 % extrême droite). Gens durs et près de leurs sous, ils n'appréciaient pas le châtelain qui voulait "tenir son rang". Reste de la grande révolution ? Tocante, château, sport automobile, costards, tout ce qui déplait à des gens qui préfèrent les écus, et ne souhaitent pas paraitre. Le sac Balenciaga ira t'il à Penelope ???

Pourtant, Dieu sait, si, ici, on écoute, le curé, le bedeau et même son éminence, l'archiprêtre qui prêche et radote au couvent.

Mélenchon a fait une bonne campagne, et a oublié de lécher le cul de l'immigration, ce qui a assuré son succès, et privé MLP de quelques voix. Il recrute dans les terres socialistes, celles du sud ouest, un grand classique.

Nicolas Dupont Aignan a fait aussi une bonne campagne. A t'il fait battre Fillon ? Sans doute a t'il plombé, non pas Fillon, mais MLP, en disant sur beaucoup de choses, les mêmes arguments.

Macron, lui, fait dans le catho, dans l'ouest, sans doute le côté sado-masochiste de la religion (le Christ a souffert, il faut que je souffre aussi), et à l'ouest où la société traditionnelle est encore solide. L'est, lui, a complétement viré de bord. Toute la périphérie du massif central est protestataire.

La suite ? Les vieux de la politique appellent au barrage, pendant qu'à la différence de 2002, beaucoup de diront rien. Quand à NDA, il fait durer. Mais une chose est clair, le score de MLP doublera, au minimum. On n'est pas dans la même configuration ou JMLP reconduisit son score, amélioré de celui de Mégret. D'autres, ne prendront pas position. Là, ça serait du suicide politique.

Rien n'est joué, et si Macron est élu ?

" ils haïront Macron, dans 6 mois, dans un an. La déception est inévitable car à l’origine, il y a tromperie. Macron n’a non seulement pas de baguette magique mais son projet, son agenda sont  à l’opposé de celui des gens qui vont voter pour lui. Il veut les laminer demain au profit des Allemands et des financiers nationaux et internationaux, en leur promettant qu’après demain cela ira mieux.

Macron sera un nouveau bouc émissaire bien sur comme l’a été Hollande, mais c’est le prix à payer pour tous ces gens qui veulent exercer leur volonté de puissance en se servant du peuple comme marche pied.

Macron sera honni, vilipendé.  L’atmosphère sera, nous en sommes surs, hystérique et ce ne sera que justice car il aura joué avec le peuple avec ses espoirs, avec  sa confiance. Hélas, le peuple n’apprend rien . Jamais."

Si, le peuple apprend, mais ce que j'appelle les "cosaques sociologiques", sont encore nombreux. Ceux que le système épargne -encore-, la propagande distillée à haute dose mord sur les gens simples. Même s'ils ont fait des grandes études, ont de bonnes places, passent leurs vacances aux Maldives, ce ne sont que des villageois, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur rue.

Personnellement, mon point de vue est simple. Je hais déjà Macron. Il me le rend bien, il n'aime pas les pauvres, et pour lui, inutile de le cacher, j'en suis un.

Le mépris de la classe dirigeante pour le peuple se lit dans la déclaration d'un maire : " C’est catastrophique ! Il est possible que je démissionne car je ne veux pas consacrer ma vie à des connards."

Quand à l'appréciation de savoir qui est un connard, je vous laisse deviner mon point de vue. Débarrasser le plancher, monsieur le maire, puisqu'ils ne vous méritent pas.

Comme disait un internaute, au sujet des USA, le "petit blanc", pète les plombs, et passe au stade du sabotage, maintenant qu'il a été déçu par la dernière élection. Pas besoin d'orchestrer une grande confrontation. Il lui suffit de se comporter comme les membres des minorités.

De l'autre côté, "En Marche" (il fallait se lever tôt pour trouver aussi bête comme non, pire que "génération mitterrand") semble vouloir imploser. Si le bousin n'implose pas tout de suite, il ne mettra pas longtemps. On ne réunit pas impunément des gens aussi différents. Si les partis politiques existent, c'est justement, parce qu'il y a dissensus, et que les partis, qui se veulent "uniques", sont uniquement des paniers de crabes, où les luttes internes sont sanglantes et pas seulement au sens figuré.

Il faut voir la liste des ralliés : Daniel Cohn-Bendit, François Bayrou, Robert Hue, Alain Madelin, le juge Halphen ou encore… la villepiniste Marie-Anne Monchamp. Une arche de Noé politique...

Normal, Macron, a poussé le cri de la gamelle le soir, au fond des bois... Pour des gens, pour qui, visiblement, elle était de plus en plus loin...

Camp de la "mondialisation heureuse et inéluctable", et souverainisme s'équilibrent, avec un léger avantage au souverainisme.

Pour la suite, on va donc rire. Le diagnostic reste le même pour moi. L'élection de MLP est sans doute la dernière chance de sortir du système de façon civilisée. Après, on va en sortir, mais dans un tout autre contexte.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 19:09

La France FN vue par Groland : des crétins alcooliques. Mal vu de la part des alcooliques friqués de Canal Plus...

Parce que pour ce qui est de voir les électeurs des autres, on peut se poiler aussi. Un instituteur, de l'école publique, nous disait que Dieu nous avait donné 2 poches, une poche de devant pour les défauts des autres, et une poche de derrière pour ses propres défauts.

Etudions donc les alcoolos qui ne vont pas voter Le Pen.

1) Ceux qui votent pour le p'tit marquis de Belgueule. Eux, ce sont des gens qui visiblement, ne sont pas au courant. De quoi ? De tout. Ils ne savent pas qu'il est au pouvoir depuis 5 ans, et qu'il a brillamment pris part à l'échec total de François-porcinet, qui l'a amené à un taux de popularité de 4 %. On peut d'ailleurs admirer la performance, car si Elstine avait fait notablement mieux (1 % seulement), il n'avait atteint cette performance qu'au bout de 2 mandats, et avait été réélu.

Ils attendent quoi ? Un bis repetita ? ils sont dur d'oreille ? Ou mou du cerveau ?

2) Ceux qui votent pour le petit catho, parce qu'il va à la messe ? Celui qui condamne hardiment, le fraudeur au RSA, parce qu'il triche pour 50 ou 100 euros, est critiquable. Parce qu'on peut comprendre le type dans la détresse qui est parfois dans la merde noire, pour des dépenses contraintes. Pas pour des activités de prestige, comme le manoir, la montre, ou le "sport" automobile, en bref tout le bling bling. Il y a deux semaines je rencontrais un (grand) bourgeois lyonnais. Il m'a tout dis sur les "cafards, cagots, etc", hypocrites en diable, se déplaçant au salon de l'auto à Paris dans les années 60, surtout pour aller aux putes, les ballets roses qui barrèrent la présidence à certains, bref, un monde de pourris, mais aimant les apparences respectables. Le problème, c'est qu'il n'y avait que les apparences qui l'étaient.

Quand à aller à la messe, lui même me disait que c'était l'endroit idéal pour y rencontrer les 7 péchés capitaux en un même lieu : l'Orgueil, l'Avarice, l'Envie, la Colère, La Luxure, la Gourmandise et la Paresse. Mais finalement, on pouvait comprendre cela comme l'hommage du vice à la vertu...

Quand au programme de Fillon, il est encore plus bête que méchant et Dieu sait s'il est méchant. Le dit a simplement oublié le pourquoi de Margaret Thatcher. Elle n'a pu exister qu'avec le pétrole de la mer du nord (100 millions de tonnes par an, et en surplus, 50 millions de gaz), qui ont payées toutes ses conneries. Il aura bonne mine le fifi, avec la production française (1 million de tonne). Reagan n'a existé aussi qu'avec les gisements de l'Alaska, du Mexique et de l'Alberta.
Désormais, fin de rideau. Fin du libéralisme économique fillono-macronesque. S'adapter à la mondialisation ? Une mondialisation en train de crever la bouche ouverte, faute de carburant ???

3) voter pour Mélenchon ? Celui qui veut se coucher devant l'union européenne, comme Tsipras ? Parce qu'on critique Mélenchon sur la seule chose où il y a des portions pas trop mal (pas toutes), son programme. Mais comme il va se déballonner devant les baudruches de la commission européenne, n'ayez aucune crainte pour ce programme. Il n'en fera rien.

4) le Poutou qui veut désarmer les policiers ? (Et tout le monde d'ailleurs...) , Poutou,  toujours dans la théorie, le dogme, et  jamais dans la pratique.

5) Nathalie Arthaud, tellement caricaturale qu'on croit que c'est une photocopie d'Arlette ? (En moins bonne).  Notez bien que Poutou et Arthaud feront 20 % du score de leurs prédécesseurs...Même à l'extrême gauche, on les trouve pitoyables.

6) Benoit Hamon, qui n'en finit plus de baisser. Encore 15 jours de campagne, il trouvait du pétrole, tellement il tombait bas. Va t'il réussir à battre le Gaston Defferre de 1969 ?

Pour les autres, je passe. L'important n'est pas l'élection, finalement. L'important, c'est que l'état de dégradation du pays est tel, que l'élection n'est qu'un épiphénomène par rapport à la suite...

Quand aux alcoolos, je trouve qu'ils sont vraiment bien répartis dans tous les partis, particulièrement nombreux à canal + (en état de quasi faillite), mais que pour voter pour des candidats systèmes, genre Fillon, ou Macron, il faut complétement être hors du monde, et complétement déconnecté de toute source de renseignements.

Bien entendu, je n'appelle pas "source de renseignement", la télé. Ils sont simplement incapable de voir l'état de leur pays, et qu'il n'existe qu'une seule solution : mettre le système à bas. Pour la suite, on verra.

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:25

je pars de cette réaction d'internaute : " Bonjour,
J'ai toujours considéré l'amortissement comme scandaleux, alors le sur-amortissement... Pour faire court, l'amortissement consiste à faire payer par la collectivité les coûts d'investissement des entreprises en soustrayant de leurs bénéfices, donc de l'impôt, le montant de ces investissements (répartis sur plusieurs exercices). L'amortissement est une cause principale de gaspillage des ressources et de l'obsolescence programmée des équipements. Si l'amortissement n'existait pas, çà fait longtemps que les entreprises s'équiperaient en, et feraient du, durable et du réparable ".

En URSS, on ne faisait que du réparable, quasiment indéfiniment, et cela paraissait justifié.

Mais, l'histoire des deux derniers siècles nous montre une chanson un peu différente pour les gros équipements industriels.

Les plus modernes, sont toujours ceux qui consomment le moins de ressources, et le problème de l'URSS, principal à mes yeux, était de ne pas pratiquer l'obsolescence, ce qui entrainait des surconsommations énergétiques durables, et non tenables à terme. La mise au rencart de ces équipements pendant la période de transition, leur remplacement par des équipements moins gourmands, a permis à la Russie de retrouver sur le marché de l'énergie, une place importante, en lui donnant de bien plus gros excédents, notamment pétroliers, qu'au moment de l'URSS.

L'obsolescence programmée est un problème, la non obsolescence aussi. Si le marché de l'ampoule a évolué vers plus d'efficacité, même en pratiquant, au passage, l'obsolescence programmée (pour faire fonctionner les usines), pendant un temps.

Mais on n'aurait même plus les moyens d'éclairer avec les premières ampoules. C'est donc qu'il faut un arbitrage.
Les soviétiques volaient les ampoules dans les administrations, parce qu'elles étaient introuvables dans le commerce. Ils achetaient des ampoules usagées au marché noir (difficilement trouvables elles aussi), pour les remplacer et ne pas faire apparaitre le vol...

Rappellerais je aussi la brique anglaise ? Produite en masse à partir du début du charbon, elle s'avère peu isolante, et crée beaucoup de besoins en charbon, et en chauffage... Avant que les fabriques ne fassent faillite les unes après les autres, dépassées par les nouveaux produits. Et laissant un parc de logements inchauffables...

Donc, la nouveauté et l'obsolescence ne sont pas, en elles mêmes, synonymes de manipulation.

L'obsolescence est qualifiée de "non utilisation d'un bien techniquement dépassé", (souvent pour des motifs énergétiques), et l'obsolescence programmée, c'est autre chose, c'est du sabotage intentionnel.

L'image classique de l'obsolescence classique, c'est l'appareil photo. La quasi totalité des appareils photos ayant été fabriqués sur terre, sont encore en état de marche, s'ils ont été stockés correctement. Mais qui irait faire un daguerréotype ?

Les produits chimiques utilisés à l'époque seraient monstrueusement élevés...

Le bon chemin est donc, comme souvent, entre deux extrêmes. Il faut savoir quand changer. Et à bon escient.

Contrairement à nos hommes politiques, amateurs d'équipements d'un autre temps : aéroports, autoroutes, équipements diverses. Là aussi, dans les nouveautés, il leur faudrait plus de prudence.

Comme je l'ai déjà dit, ouvrir de nouvelles routes dans certains endroits, ce n'est, à terme, que précipiter les problèmes.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:18

Cela peut varier des "imbéciles heureux", aux "Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait"...

Not'bon président est donc content de lui, c'est ce qui le différencie de nous tous. Même ceux, qui veulent continuer la même voie en votant Mac Ron, le vomissent, le conchient, lui pissent à la raie.

Ce mec, ce n'est pas un président, c'est un désastre ambulant.

Attentat hier soir, un policier tué, voilà le démenti.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:06

"Habitant et travaillant depuis pas mal d'années en IDF, je peux affirmer que c'est du vrai fumage de moquette.

La saturation et la dégradation des moyens de communication sont tels que tous les projets de nouvelles lignes/artères ressemblent plus à des emplâtres sur jambe de bois qu'autre chose.

Très dispendieux, de très longue durée (les aménagements en zone très peuplée sont des cauchemars) et ne réglant rien puisque devant permettre à plus de gens de venir de plus loin encore. Impossible.

De plus, les zones d'influence politique sont à leur paroxysme, il suffit de voir la guerre que va être la relation entre la maire de Paris et la présidente de région/métropole.

Enfin, le différentiel de niveau de vie sur quelques kilomètres d'écart, de communautarisme et de traditionnalisme à quelques pâtés de maison ne peut que mal finir.

Bref, le centralisme français qui refuse de mourir mais qui va être le foyer du clash. Comme on dit, le poisson pourrit par la tête."

Il est clair que la question de l'investissement en infrastructures est celle d'où viendra le problème. L'investissement doit être désinvesti un jour, ou renouvelé. A partir d'un certain niveau de densité, la chose, n'est, simplement, plus possible.

Chez moi, on vient d'annoncer 8 mois de travaux sur les piles du viaduc de la Ricamarie, sur la RN88. Ils feraient mieux d'y annoncer les périodes sans travaux, ça serait plus simple, car ce bousin, je l'ai quasiment vu éternellement en travaux. Il faut dire, avec le trafic journalier (62 000 véhicules/ jour, dont 5 % de poids lourds), et l'absence quasi-totale d'alternative, à part passer par les anciennes routes de centre-ville, avec feux rouges, délais, etc...

On peut voir la différence, entre la réalisation de 1968, et le projet de 1935.

Ces travaux, comme ceux de la région parisienne, furent au début une gigantesque bouffée d'oxygène, mais l'autoroute passant en rase campagne est maintenant défunte. L'urbanisation a tout avalé dans les endroits de forte densité, et comme le dit Serge dans son intervention, les nouveaux travaux, compliqués et coûteux, sont avalés aussi secs par la densité environnante.

Et dans les régions accidentées, comme la région stéphanoise, le réseau risque de claquer par son point le plus faible, dans ce cas là, par le viaduc de la Ricamarie, comme je l'ai dit, éternellement en travaux. Et plus les travaux se propagent au loin, plus la densité de circulation s'accentue. Le viaduc de Pont Salomon (1981), doublé en 2000 a vu des effets positifs quelques années, avant de voir s'engorger les parties plus anciennes, toujours en travaux, aux vitesses autorisées et réelles toujours déclinantes, avant d'arriver au pic voiture. La seule différence avec la région parisienne, c'est que ce n'est pas le centre du pouvoir, de gens avides de réseaux, et qui donc, ne veulent pas changer, et bien moindrement rémunéré. L'immobilier y est à prix doux, même aux endroits où il se porte bien.

J'ai le souvenir personnel d'avoir vu cette autoroute de la RN88 avec 3 ou 4 voitures à son ouverture, et on entendait distinctement chaque voiture. On entend plus que le brouhaha de la circulation, en ininterrompu.

Il n'y a pas de remède possible à cet engorgement, à part l'effondrement. Et je ne parle même pas de l'invisible, c'est à dire les eaux, potables ou usées, les barrages, à reconstruire, qui font de leurs détenteurs, soit des rentiers, soit des endettés...

Il est clair, aussi, que notre monde actuel, vit une fin de règne, un prix bas du pétrole de 3 ans, n'a pas réussi à relancer la machine. Enfin, il est clair que la notion de "prix bas", n'est pas celle de 2000...

Aux USA, il vaut mieux ne pas se plaindre des nids de poules. La municipalité vient simplement enlever le goudron qui reste.

On aime les mesures radicales aux USA.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 12:30

Visiblement, le fumage de moquette est à la mode. On invente même le concept d'IDF résiliente, même si on dit exactement le contraire.

" Combustibles de la révolution industrielle, les énergies fossiles ont imprimé leur marque aux paysages. " Et on invoque la "liquéfaction" des territoires, avec le mitage campagne-ville et leur imbrication croissante.

Comme je l'ai dit, comme bien d'autres, avant moi, et en même temps que moi (et quelques uns, après moi), les grandes villes ne sont que le reflet des capacités de transport, parce que, simplement, les êtres humains, ça bouffe, ça boit, ça chie, etc... Je vous en passe. On vire très vite dans le scatologique.

Mais les grandes villes dépendent de leurs capacités de transport, et la région parisienne, bien que très pourvue en transports en commun, monstrueusement déficitaires cependant, déficits, qui, "en province", a conduit à leur suppression, bien que celui-ci fut nettement moindre, n'arrivent même pas à assurer ainsi ses déplacements d'hommes et marchandises quotidiens.

Son réseau est, soit vide, soit engorgé, suivant les heures. Il n'est donc pas efficient. Il ne peut être rentable.

Il est donc, logiquement, complété par le réseau routier et autoroutier, lui aussi, totalement engorgé. Et on veut développer les deux réseaux, ferrés, et routiers, par le "grand Paris".

Moi, je me méfierais un peu, on nous a déjà fait le coup du "gross Paris".

L'article dit aussi, que la quantité d'énergie consommée, ne peut être que croissante.

Alors, parler de résilience, avec une densité de 30 000 habitants au km2 est illusoire. C'est l'ancien schéma qui était le bon, celle des 200 à 300 petites villes réparties sur la totalité du territoire, et la population non agricole, qui habitait les campagnes, et disposait au moins d'un potager. Ces louzeurs qui en 1940-1945 se découvrirent des tas d'amis qu'ils ignoraient, et qui les ignoraient...

Il y a débat, entre ceux qui considèrent que Paris est une des villes les plus résilientes, et ceux qui disent que, de toute façon, en cas d'effondrement systémique, cette résilience n'est pas assurée. De toute façon, une crue rayera tôt ou tard, une bonne partie de la ville -actuelle- de la carte.

On a simplement oublié le rêve un peu fou de l'époque gaulliste. Décentraliser un peu.

On a aussi oublié les utopies de certaines époques... Et la vitesse de l'effondrement possible. Tout à fait possible avec un personnel politique nouvellement élu, totalement incompétent.

D'ailleurs, les lignes de forces peuvent vite s'effondrer.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 06:10

S'il existait une mesure efficace pour relançait l'investissement, plus qu'un CICE à la con, dont les résultats sont insignifiants économiquement parlant, c'était bien le régime du suramortissement.
Il permet d'amortir, simplement, un investissement en accéléré, et finalement, in fine, ne coûte pas un rond à l'état, mais avance simplement les déductions de l'amortissement comptable classique.

Le secteur le plus concerné, c'est l'investissement industriel, et cela portait remède partiellement au problème de compétitivité qui ne se résoudra que par la sortie de l'euro, mais évite de couvrir tous les secteurs pas trop concernés par la concurrence internationale.

De plus, c'est typiquement le genre de mesure à même de déclencher -horreur- un cercle vertueux d'investissements...

Il a donc, logiquement, été supprimé, par le gouvernement, acharné à donner des biftons sans aucune contre-partie au patronat, attaché lui même à la distribution de dividendes des grandes sociétés.

Pire, le régime du suramortissement permet un taux d'impôt sur les sociétés à 50 %, tout en ayant de gros, gros investissements...

Mais le MEDEF, symbolisé à merveille par Gattaz, est dans une logique de pillage et d'après moi le déluge.

La classe politique, composée de branleurs (Hollande, Juppé, Sarkozy, Fillon, Valls), n'ayant jamais travaillé, est donc incapable de comprendre des mécanismes économiques de base, qu'un chauffeur de taxi ou qu'un ferrailleur gitan illettré, manient parfaitement.

D'ailleurs, dans mes souvenirs, le ferrailleur gitan, bien qu'illettré, était capable de manier des concepts économiques forts complexes, qui ne rentreraient pas dans la cervelle de nos excités du léchage de cul du MEDEF.

D'ailleurs, le patron du dit MEDEF, me parait aussi, très limité intellectuellement parlant. Pour ne pas dire plus. Ces exemples ont visiblement été pris dans la cours de récréation de l'école primaire. Il faudrait qu'il grandisse.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 07:34

Le rapport meadows a été remis sur la table récemment, et on peut penser que son scénario est en cours, avec, notablement, un effondrement à terme de la population, phénomène commençant doucement, puis s'accélérant de plus en plus vite.

La croissance ? Elle est arrêtée depuis le tournant 2014-2015, au moins en dollar, et dans " Perspectives de l’économie mondiale du mois d’octobre, vous constaterez que le PIB mondial est passé de 77,2 milliers de milliards de dollars en 2014 à 73,5 milliers de milliards de dollars en 2015. "

Raison pour laquelle, beaucoup d'entreprises de transports sont en crise. Dans l'économie réelle, le pipeautage des chiffres du pib n'apparait pas.

Avec la PPP (parité de pouvoir d'achat, ça n'apparait pas, in French), et la pib continue son essor. Mais ce n'est qu'un traitement statistique global, qui n'intervient pas dans la vie courante.

Cela correspond, finalement, exactement, avec la remontée de la mortalité en France-Italie-USA, prélude au grand effondrement lui même, avec une remontée plus marquée encore.

Il est clair, que les canaris meurent dans les mines. Aux USA, c'est la restauration, dernier grand pourvoyeur d'emploi, qui bat de l'aile. A Pékin, on se félicite du « maintien d'une dynamique de développement robuste » ... Dans la construction... Il faut dire qu'avec la bagatelle de 200 millions de logements vides, celui-ci manque en Chine.

L'OMC nous dit ; "Les transports sont la clef de voûte du commerce des marchandises". On l'aurait pas deviné. Mais " l’homme n’est pas rationnel et préfère le déni à la remise en question."

Emmanuel Todd est en voie de dissolution du peuple ; « Les élites sont affligeantes, mais le peuple est décevant ». Ben ouais, ayant peu, il vit mal le partage qu'on lui impose. Surtout dans un contexte pareil.

En cas de pépin, on peut avoir resserrement des liens, ou lutte pour la survie. Mais en général, le resserrement des liens, ne concerne jamais la nourriture. Une catastrophe, oui, mais pas une lame de fond qui devient chronique. Après, la sélection naturelle se fera toute seule.

Comme les marches de la mort au Congo, des populations fuyant les combats, les organismes humanitaires laissent mourir les moins résistants, pour aider ceux qui peuvent survivre, et peut on rappeler les déportations. Dans un Wagon prévu pour 40 personnes, en serrer 80 sans manger, ni surtout boire, c'est mortel. Quand aux migrations, elles dépendent surtout encore du pétrole. Le jour où le bal commencera vraiment, il n'y aura plus de migration non plus, sinon à pied, et peu d'arrivants.

D'ailleurs, l'expansion démographique s'arrête ou s'est arrêtée un peu partout. Seul l'Afrique est en dessus de 4 enfants par femme, mais la baisse est très rapide.

Le rapport meadows n'est pas farfelu, mais des mesures partielles ont été prises, qui limitent un peu les dégâts, notamment, la transition démographique (qui se souvient des 5 enfants par chinoise en 1970 ?). Mais la remise en cause, est, comme je l'ai citée, trop douloureuse.

La France périphérique qui va mal voter, elle, est au courant.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 18:28

Il faut desserrer les freins qui bloquent l'immobilier, nous dit Fifi (brindacier ?).
Bien entendu, c'est toujours la faute, dans la bouche de ce professionnel de la politique, que la faute à l'état.
Pourtant, ailleurs, visiblement, on a un autre point de vue : "idéalement situés à proximité d'une maison médicale , d'une entreprise de pompes funèbres , d'une église et du cimetière".C'est en Bretagne, et c'est un village de vieux, où le propriétaire veut vendre sa bouse, 340 000 euros, alors que la norme des salaires de la région, c'est le smic, quand on a un job.

Encore un type qui a oublié le passage du franc à l'euro, et a cru que 1 F = 1 euro. Et oublie qu'un couple solvable, avec deux enfants, ce qui est la norme, ça vit environ avec 3000 euros par mois.

Pour ces vendeurs, il faut leur rappeler la réalité. Ils sont encore 2 fois trop chers pour pouvoir trouver un acheteur. Et encore, 170 000 euros, ça ne serait payé qu'avec peine.
Nul doute qu'il est cohérent pour les rares acheteurs d'attendre la dépression démographique de la région, et d'acheter cela quand les héritiers, vivant ailleurs et plus réalistes, feront des prix en adéquation avec le marché.
Si, bien entendu, d'ici là, la civilisation a pu perdurer.

Si elle ne l'a pas fait, ce sera plus simple, le bien sera à qui s'en emparera.

Le seul et premier frein qui bloque l'immobilier, c'est tout simplement, cher fifi, les prix trop élevés, des locations, et des prix de ventes.

Il s'imagine quoi, le fifi, lui qui ne respire que par la "compétitivité", que la dite compétitivité, c'est la baisse des salaires et des retraites, et la fin de la demande. Les retraités les plus anciens, pourront donc vivre bloqués dans leur maison, jusqu'à leur mort, en la laissant tomber en ruine.
Fifi et les vendeurs immobiliers, ont simplement besoin de retomber sur terre. Fifi, lui qui était incapable de vivre avec la paie d'un ministre "seulement".

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Immobilier
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 09:24

Il faut rappeler certaines évidences. Le rapport Meadows a choqué les économistes. En effet, ils l'ont mal pris, parce que finalement, que disait il aussi ? Que les économistes étaient une bande de jean foutre, pas capable de voir le nez au milieu de la figure.

Comme je l'ai rappelé, Braudel disait que le centre du capitalisme, c'était toujours un port : Venise, Gènes, Bruges, Amsterdam, Londres, New York. Plus il était proche du pouvoir politique, plus la domination était aisée, et en générale, il y a toujours une redistribution vers le bas qui se produit dans le centre de l'empire.

Même le grouillot de service peut vivre plus aisément.

A l'inverse, tout est plus compliqué pour les états continentaux, aux capitales continentales. Certes, elles s'installent aux bords de fleuves qui lui assure un bon approvisionnement, mais tout est plus compliqué. Ce que la nature a donné dans un cas, il faut le crée dans l'autre. Le canal d'Orléans, par exemple. Les bolchéviques russes étaient aussi des russes. Ils ont repris politiques et structures pré-existantes de la société tsariste. La bureaucratie existait déjà dans les grandes exploitations agricoles du XVIII° siècle.

Tout le pays nécessite de grandioses aménagements, très coûteux en énergie, donc en travail.

La sécheresse sur le Mississippi, en 2012, faisait pleurer aux USA. Avantage comparatif immense, le bassin du Mississippi fait que le pays est une fausse puissance continentale. Surtout quand ce bassin était relié à l'Hudson et à NY.
Quand à la liberté, laissez moi rire. Il a fallu attendre la grande explication de 1861-1865 pour que le pays ne soit pas nourri par ses esclaves, dont le travail fournissait les 2/3 des produits d'exportations.

Quand aux immigrants sur le sol américain, pendant longtemps, ils furent loin d'être libres. Simple bétail de rafles en Angleterre, en Irlande, et vidange des prisons pour pauvres et endettés... Pour une fois, le pauvre, ça valait quelque chose, à l'arrivée, comme main d'oeuvre. Mais pas trop. On perdait sans regret, facilement, 80 % de ces déportés. D'ailleurs, la traite blanche pour l'Amérique Anglo-saxonne, a sans doute largement dépassé la traite des noirs.

Un lecteur vient de parler "d'accès inéquitable à l'information", ce que Henry Ford traduisait en son temps, par : "Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin."

Les poussées électorales lepenistes et mélenchonistes ne sont que la rançon de la poussée des inégalités.
En effet, même si le gâteau à partager est devenu stagnant, rien n'oblige les politiques à améliorer sans cesse la part des plus riches, et donc, mécaniquement, en période de stagnation, à réduire sans cesse la part des plus pauvres.

Macron et Fillon sont les meilleurs alliés des "extrémistes". Grâce à eux, ils arriveront au pouvoir, comme jadis Bruning a amené Hitler au pouvoir. Pour récompense de son incompétence crasse, Bruning enseigna les sciences économiques à Harvard. Pour montrer tout ce qu'il ne fallait pas faire ???

Il gouverna par décrets lois, comme Macron veut le faire.

Dernière vache sacrée à abattre : ce n'est pas l'hyperinflation de 1923 qui a conduit les allemands à aimer les monnaies fortes, c'est l'habitude. Dotée de riches mines d'argent pendant des centaines d'années (pic en 1942 seulement), sa monnaie, était une unité de poids d'argent, le marc d'argent, qui a donné le mark. Le goût pour la monnaie forte, c'est le résultat de 8 siècles d'exploitation minière.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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