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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 22:41

Pour Jeremy Rifkin, la nouvelle révolution industrielle Apportera le plein emploi. C'est la troisième selon lui, beaucoup plus selon moi (avant la révolution industrielle, on parlait de pré-révolution industrielle, et chaque RI avait ses phases particulières...

Mais, globalement, il a raison. Chaque immeuble sera producteur net d'électricité. Au grand désespoir d'EDF, du gouvernement, etc.

Cela pose aussi le problème de la survie de ces conglomérats, qui sont en faits, des groupes énergétiques.

Même la presse pravda vient de s'en apercevoir. Le stockage de l'électricité va rentrer dans l'ère de masse, avec Tesla, et tous ceux qui suivent.
D'énormes quantités de batteries vont être fabriquées, et commercialisées. Pendant un premier temps, cela fera des dépenses d'équipements, dans un deuxième temps, un énorme crunch des chiffres d'affaires.

C'est pour cela que les rêves d'empire qui se déroule avec la volonté de casser la Grèce, de signer des traités transatlantiques ou transpacifique vont échouer.
Certains disent que le gouvernement mondial se bâtira sur les décombres des USA et de l'UE. Je doute. Une fois ces entités malfaisantes disparues, c'est aussi le pouvoir de coercition qui disparaît.

La nouvelle dîme est énergétique. Elle disparaîtra comme l'ancienne, victime de la pomme de terre. La pomme de terre avait cela d'original qu'elle n'était pas taxable. Si un oeil exercé peut estimer une récolte, le même oeil ne peut absolument pas estimer une récolte de pomme de terre. Le développement de la Pomme de Terre à la fin de l'ancien régime est un signe de l'affaiblissement de la mainmise de l'église sur la société.

La compétitivité du fossile s'effondre. Celle du solaire s'affirme. Et si c'est l'autarcie qui gagne, ou le système autonome, c'est la banqueroute des grandes sociétés et des états...

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:27

Des centrales thermiques et une centrale nucléaire vont fermer en Allemagne, les centrales à charbon, d'ici 2020, et la centrale nucléaire le 25 juin 2015.

La centrale nucléaire atteignait une puissance de 1345 MW, et la puissance arrêtée en thermique atteint les 2700 MW. En réalité, la nouvelle n'en est pas une. Depuis 2012, 10 500 MW ont été arrêtés ou mis sous cocon, et 1500 en 2015. Le régulateur s'est vu demandé la fermeture d'une cinquantaine d'unités...

En France, c'est 2850 MW de centrales au charbon qui ont été arrêtés.

RWE estime que 35 à 45 % des centrales à charbon perdent de l'argent, et cela, malgré un prix du charbon qui n'a jamais été aussi bas, et un prix de l'électricité haut.

On reste admiratif, cependant, devant le fait qu'une compagnie est incapable de dire à 100 % qui gagne de l'argent et qui en perd...

La donne est bien posée. Il n'y a simplement, plus de débouchés, plus de demande. En France, la puissance installée en charbon a quasiment disparue, alors que le fioul se maintenait et qu'augmentait la capacité des centrales à gaz.

En outre, des centrales ont commencées à produire, leur construction étant achevée. Et entraînant automatiquement la fermeture des plus anciennes, les plus polluantes.

Sans doute, d'ici 2020, c'est bien plus de 5 centrales qui vont fermer...

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 20:04

Au tour de Matteo Renzi de traiter, sous une autre forme, les dirigeants européens de crétins (des Alpes, Andes ou d'où vous voudrez...).

“At one point in the 1985 science fiction film, said Renzi, one of the main characters knocked on someone’s head and said, ‘Hello? Hello? Anybody home? Huh? Think, McFly! Think!’

On eut dire ici, qu'il y a une considération sans faille... Crâne dégarni, nous dit Grasset, et inhabité.

La servitude volontaire, chère à la Boétie, imprègne désormais les comportements. Ce sont les "forces économiques", grecques, qui appellent à voter oui, sous peine de voir la voie lactée s'écouler par la bonde du lavabo, la terre se fendre en deux, les filles moches plus trouver de maris, et les conjoints (ne faisons pas de sexisme), devenir tous cocus dans l'heure...

Pour la perte des investissements européens, on peut en douter, la corruption y fait le kilomètre d'autoroute 3 fois plus cher ici que dans le reste de l'Europe.

. « Nous ne pouvons nourrir le pays. Le peuple aura faim. Nombreux sont les chantiers de travaux publics financés par l’Europe,. Mais cela fait déjà cinq mois que nous avons des problèmes pour recevoir les fonds, et donc pour payer les ouvriers. Si nous rompons avec l’Europe, tous ces chantiers s’arrêteront instantanément. Les conséquences sont incalculables. »
Oui, incalculables. Il n'y a qu'à voir les catastrophes économiques qu'on constituées les banqueroute asiatiques, russes et argentines... Des croissances de plus de 10 % l'an...

Le tourisme sera en nette hausse, la production agricole et industrielle aussi...

Cela me rappelle mon jeune temps, et la conséquence de la mise au piquet du Zaïre par le FMI en 1976-1978. La production agricole doubla en une année, et la production industrielle fit + 50 %. La deuxième année, ce fut le même topo...

Mais, tout rentra dans l'ordre très vite, et, au prix de l'achat de quelques dirigeants, le Zaïre rentra dans le rang, et fut classiquement dans le surendettement, la fuite des capitaux, la corruption, l'effondrement de la production agricole et la faim, les stop and go pour l'industrie, notamment minière...

En bref, il n'y a que des bénéfices à attendre pour la Grèce de la sortie de l'euro. Mais cela, les larbins qu'on nomme "forces économiques", sont incapables de le voir.

Bien sûr, il existe une période difficile à passer. Mais les grecs ont déjà faim, les grecs sont déjà sans activité, et ce patronat, obtus, borné, suiviste, arrogant, et en plein dans la lutte des classes n'a prouvé qu'il n'était qu'un petit roquet aux ordres, et un petit roquet sans aucun intérêt.

Quand à l'ami Matteo, je lui conseillerais d'être désormais très prudent, parce que des tas de choses peuvent désormais lui arrivé. Il n'est plus assez décervelé...

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 16:16

Je ne vais pas faire dans la langue de bois : tout partisan de la monnaie unique a laissé sa cervelle au vestiaire, et pourrait aisément être remplacé par un animal genre perroquet, beluga, ou comme le faisaient les romains, le corbeau.

Parce qu'en ce qui concerne l'intelligence, il faut rappeler, LES FAITS.

Le fait est :

- AUCUNE union monétaire n'a perduré.Cela n'a été qu'une succession de dysfonctionnement se finissant par des drames horribles. La seule question, c'est quand cela finit. Le simple pékin peut arguer de son ignorance, l'homme politique partisan d'une union monétaire est simplement un pas fini du cerveau. LUI est sensé être informé. Ou de s'informer. Là, on est dans le cadre où simplement, les dits hommes politiques, ne veulent pas se déjuger, pour ne pas passer à la trappe, et aux poubelles nauséabondes de l'histoire. C'est leur survie politique ou même physique qui est en jeu.

- Une dette à 180 % du PIB impliquent, simplement pour qu'elle ne progresse plus, et si l'on bénéficie d'un taux de financement relativement bas (3 %), un excédent -primaire- de plus de 5 % du pib. Il est donc impossible de dégager un tel excédent. Déjà, dégager ponctuellement un excédent de quelques milliards est difficile, le faire perdurer dans le temps, c'est du jamais vu dans l'histoire.

- le vote de classe atteint son maximum ; en Grèce votent massivement contre l'accord tous les déshérités, en général toutes les catégories sociales vont contre, mais c'est moins net chez les dominants sociaux et les retraités. Visiblement, Tsipras a eu tort de ne pas vouloir sabrer les retraites... En en ayant pris plein la gueule, ils en redemandent encore.

- l'austérité tue. C'est le moyen soft, pour les élites, de tuer les pauvres. C'est dans l'ordre des choses, et la faute à pas de chance. Et en même temps, pour le dirigeant "populiste", aspirant dictateur, le joint qui lui permet de se maintenir des décennies au pouvoir. La définition antique du Tyran était celle du protecteur et bienfaiteur du peuple contre les riches, l'oligarchie et l'aristocratie.

Un article intéressant paru dans Agoravox. Les 100 millions de victimes du communisme, c'est la paille et la poutre. Avec leur 100 millions de tués, Staline et Mao, jouent vraiment petits bras.

Le libéralisme et le capitalisme, ne mettent pas deux ans à en liquider autant...

Si le communisme a été synonyme de dictature, et Staline pouvait être qualifié de paranoïaque, c'est qu'ils avaient toutes les raisons de l'être. Il était informé, en temps quasi réel, de tous les complots, chausse-trappes, et coups tordus qu'on mijotait contre l'URSS. Les britanniques (mais pas qu'eux), particulièrement, étaient des vrais stakhanovistes du complot anti-URSS. Comme ils étaient, en outre, très bavards, peu prudents et souvent alcoolisés, les espions soviétiques avaient beaucoup d'informations à envoyer à Moscou. Sorge, dans sa période à Shangaï, était particulièrement efficace pour collecter les renseignements, et les signaler. Une vraie pipelette. Et pour ce qui est des complots, les britanniques n'arrêtaient vraiment jamais d'en lancer...

Personnellement, je comprends comme cela cette paranoïa soviétique, alimentée par de très sérieuses, nombreuses et concordantes sources. Aussi, le pacte germano-soviétique se comprend très aisément, comme celui de la méfiance absolue vis-à-vis des occidentaux, considérés comme absolument non crédibles, et ayant des intentions qui divergeaient notablement de leurs affirmations.

De quelque manière qu'évolue la situation en Grèce, même si Tsipras et Syriza sont battus, il est clair que désormais, la situation grecque va échapper à tout contrôle. Encore des milliards, pour faire quoi ? C'est désormais le trou noir.
Il faut aussi montrer du doigt le peu de culture politique des populations. La simple fermeture des distributeurs a fait remonter le oui, de près de 10 %. Pourtant, il était évident que cela allait se passer, et il est évident que la Grèce ne peut passer d'accord. L'accord proposé, c'est simplement gagner quelques mois. Et après ?

Vivement la libération.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 17:14

Donc, des dirigeants UBerPop ont été auditionnés. Et puis plus rien. C'est, pour un point de vue américain, totalement ridicule.

Mais, comme on dit, les liens consanguins priment sur l'intérêt général. 57 % des licences des taxis parisiens sont détenus par la compagnie G7 dont on susurre qu'elle a des liens très étroits avec le PS, ou du moins, certains de ses membres.

Là est la clef du problème, un monopole ne peut se maintenir que s'il a des complices, pas forcément corrompus, mais auxquels on ne peut rien refuser. C'est sans doute, parce qu'on n'a rien à refuser, dans certains milieux, qu'on taille des lois vite faites, et qui tiennent rarement la route.

Le problème est le même pour EDF. EDF fait vivre tellement de monde. Le seul problème, pour les taxis et EDF, c'est l'évolution technique. Le solaire a tellement baissé que le coût est tombé/tombera, à moins de 4 centimes le KWh. Et qu'il va tomber, encore plus.

Donc, les monopoles, ou quasi-monopoles, même s'ils sont très bien avec les hommes politiques qu'ils séduisent ou achètent de tellement de manières possibles, sont en coquetterie avec l'évolution technologique.

La dernière des vulgarité est la banale enveloppe. On sait tellement faire mieux. On vous invitera à donner des conférences, grassement payées, mais dont tout le monde se fout. Vous aurez été pauvre pendant vos fonctions, mais rassurez vous, on ne vous oubliera pas. Vous deviendrez, au minimum, millionnaires. Ou vous ajouterez quelques zéros à votre fortune...

En attendant, le soir de votre élection, vous irez retrouver vos potes qui vous paieront un plat de lentilles et une croisière. Eux, se foutront de votre gueule, en se disant que vous acheter, c'est vraiment pas cher, et votre cul, ça ne vaut vraiment rien...

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 15:54

Le mode "Panique on", semble agiter le monde occidental. "Brzezinski milite en faveur d’une livraison d’armes " en Ukraine nous dit on, et il faut assurer à la Russie que l'Ukraine ne rejoindra pas et jamais l'OTAN.

Venant de la part de Brzezinski, c'est une nette inflexion, prouvant la dislocation de l'empire et le passage en position défensive, et m'amène aux réflexions suivantes :

- fournir des armes aux ukrainiens, dans le contexte actuel, c'est de la confiture aux cochons. Les dits ukrainiens les vendront, ne sauront pas s'en servir, et leurs capacités et qualités sont en chute libre. On ne peut pas gaver un complexe militaro-industriel, et faire quelque chose d'efficace.

- il faudrait que le Kremlin et Poutine commandent aux Novorusses pour arriver à un accord, on voit mal, après le sang versé, les novorusses transiger. Le kremlin ne veut, ni ne peut, couper le cordon, même si le soutien se fait de manière très mesurée. L'Ukraine est devenu le Viet Nam européen des américains, l'intention est visiblement, là aussi, d'épuiser son adversaire.

- On reprend ici une méthode qui n'a fonctionné nulle part. Les livraisons d'armes américaines au Viet Nam, y compris pendant leur période d'intervention, alimentaient à hauteur de 15 % les rebelles. Autant dire, que cette source d'approvisionnement dépassait largement la si bombardée piste Ho-chi-minh. A croire que le Nord Viet Nam ne l'utilisait que pour leur faire gaspiller les munitions. Chaque semaine, une dizaine de camions partait pour le sud, un seul y arrivait en général. Mais ce camion était suffisant pour entretenir la guerre pendant une semaine. Pour ce qui est des vols dans les ports, c'était largement dix fois ce montant. Le viet cong pratiquant aussi le kidnapping, et la rançon était versée en matériel ou en dollars, qui permettaient d'acheter le matériel.

La solde des soldats américains, trop importante, était gaspillée sur place, largement en prostituées, alimentant, là aussi, un corruption dantesque, où l'ennemi communiste poussait comme sur du fumier. La proposition du gouvernement sud vietnamien de ne laisser disposer aux soldats que de 30 $ par semaine, fut écartée d'un revers de main.

1968 et l'offensive du Têt, par contre, furent une rupture. Les massacres commis par les Viet Cong éloignât durablement la population, et pour la première fois, le sud Viet Nam devint une entité viable, avec une armée qui combattait, et certaines années, il n'y eût même pas besoin de conscription...

Mais, là, il faut le reconnaitre, il n'y avait aucune responsabilité américaine au fait, et en 1975, l'armée nord vietnamienne (qui avait remplacé le viet cong, quasi disparu) ne commis pas les mêmes erreurs.

En Syrie, l'offensive qui devait emportait Deraa, et plus loin, pour ne pas l'avouer, Damas, a tourné cours devant la réplique de l'armée syrienne; Il s'agissait là d'une guerre classique, et visiblement l'armée syrienne n'a pas perdu la main, et a taillé en pièces "l'armée des 12 singes". Face à une armée formatée à ma soviétique, une attaque classique de type occidentale, même avec 250 chars et des milliers de véhicules, n'a eu aucune efficacité et s'est révélée d'une brieveté surprenante.

Ce qui pose le plus de problème en Syrie à l'armée et au gouvernement, c'est visiblement la technique d'infiltration. Là aussi, les gouvernements hostiles au régime syrien ont confondu déroute des forces gouvernementales et "bataille du plateau de Guise", en 1914. Le recul et le regroupement d'une armée n'indique nullement qu'elle est battue. De plus, il est clair, aussi, que les massacres commis par l'état islamique, partout où il avance, n'incite guère à autre chose qu'au combat.

Pour la Grèce, dernier tableau du triptyque, il est clair aussi que le bras de fer est politique. Il est, comme je l'ai indiqué, d'écraser la révolte populaire incarnée par l'arrivée au pouvoir de Syriza. Pendant ce temps, 20 000 débiles mentaux (il faut bien appeler comme ça les partisans de l'Union Européenne), manifestent à Athènes, pour le "oui".

Le profil des interviewés est d'ailleurs éloquent : employé de banque d'investissements, salariée d'un cabinet d'avocats, bijoutière. C'est pas mal, comme profil, dans un pays ou le chômage officiel est de 27 % (60 % pour les jeunes). Lutte des classes, quand tu nous tiens.

D'ailleurs, un des participants est visiblement là, dans le cadre d'une des "révolutions de couleurs". On peut noter l'évolution, d'ailleurs. Quand Papandréaou a parlé de referendum, il a été débarqué par une révolution de palais. Là, on passe au cran supérieur. En attendant, pour le prochain, le bain de sang ?

Moi, ce que je conseille à tout gouvernement de rupture arrivant en Europe, c'est de faire comme Hugo Chavez : une levée en masse d'une milice armée de 2 millions d'hommes.

Devant l'échec complet et les résultats totalement désastreux de la construction européenne, seuls des demeurés mentaux peuvent en être partisans. Ou alors, à l'heure de la communication reine, il faut vivre dans une grotte ou être totalement autiste, ou d'une paresse intellectuelle totale. Les belles gueules qui manifestent à Athènes pour l'UE, auraient bien mérité, justement, d'en prendre, à leur tour, plein la gueule.

Dernier point à signaler. On a cru noter une coordination entre les attentats de Koweit, Tunisie et Lyon. Là aussi, c'est une vue de crétin. Tous les jours, il y a, dans le monde, des attentats multiples. De plus, on a oublié dans le lot, les 200 massacrés au nord de la Syrie. Ils puent ???

Si l'on décompte les attentats dans le monde, 3 par jour, c'est pas beaucoup. On en a parlé parce que des occidentaux ont été touchés ? Mais pour les autres, la considération est beaucoup moindre...

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 21:56

Un policier a été agressé à Lyon par un chauffeur de taxi, il l'avait pris pour un chauffeur Uber pop. Question fatale : il n'aurait pas été policier, que se serait il passé ? Rien. On aurait pris sa plainte, classée aussitôt sans suite, et on lui aurait dit : voilà pour votre assurance.

Il se serait défendu, et aurait eu le dessus, il serait en taule. Le taxi a utilisé une arme par destination. Que s'est il passé quand des armes par destination ont déjà été utilisé ? Rien.

Déconnexion des élites ? Là aussi. Le simple citoyen est un trou-du-cul qui doit se débrouiller s'il est assuré. Et tant pis pour les coups reçus, c'est cadeau, il peut se l'emballer.

Rappelons pour enfoncer le clou, la surprise d'une ministre socialiste qui se fit tirer son sac. Personne n'avait réagi. Tout le monde sait qu'à intervenir, il n'y a que des emmerdements à gagner.

Pour nos deux candidats de 2012, qui espère bien se revoir en 2017, c'est la même chose. Les deux sont également totalement allergiques à un simple écran d'ordinateur, et n'y comprennent rien.
D'ailleurs, not'bon président actuel, s'il y comprenait quoi que ce soit, n'aurait pas dit qu'il fallait interdire Uber pop. C'est tout bonnement, impossible. A moins de jouer à la Corée du Nord. Et de supprimer les ordinateurs et téléphones portables.

La Mapad qu'est le sénat est encore plus attardée. Quand à la chambre des députés, elle ne vaut guère mieux.

Mais, moi, ce qui m'a le plus interpellé, c'est la déclaration de patrimoines des ministres. Il n'y avait quasiment que de l'immobilier. Et dans le gouvernement précédent, c'était pareil. On peut ajouter quelques comptes bancaires.

Nos hommes politiques ont donc cela en commun de n'être que des dominants sociaux, farcis de lieux communs. On ne peut rien attendre d'eux.
La Grèce vient donc d'entamer son défaut de paiement.

Là aussi, les bredins tournent court. Ils espèrent que le "Oui" va l'emporter au referendum. Mais pour approuver quoi ? Un accord à tout prix ? Combien de décennies d'austérité pour apurer la dette ?Déjà, il faudrait dégager un excédent primaire de 6 ou 7 %, ne serait ce que pour payer les intérêts, et, même pas faire reculer la dette, mais la contenir à son niveau actuel. Impossible.
Quand aux cadeaux que disait apporter l'Europe, c'était simplement pour payer les intérêts et les emprunts à échéance. Les 35 milliards annoncés, c'était jusqu'en 2020, c'était en réalité un montant beaucoup plus modeste de 7 milliards /ans, de fonds déjà budgétés...

Alors, que la réalité, c'est que le bal, avant le referendum, est déjà commencé. Le défaut de paiement arrive, et on peut se demander comment il pourrait en être autrement.

16.3 milliards de dépenses publiques sur les 4 premiers mois de l'année en Grèce, contre 12.2 milliards de rentrées.

Pour avoir un plan viable, il fallait deux choses : avoir une fiscalité et une administration fiscale efficace, si l'on voulait augmenter les impôts. Tant qu'on ne l'a pas, on peut toujours se brosser pour avoir des résultats quand à une hausse de la fiscalité sur la restauration dans les îles, comme demandé par l'Union Européenne. Ils peuvent toujours rêver de la passer de 13 à 23, les restaurateurs déjà moult entraînés à la fraude fiscale, feront tourner court la mesure : ils frauderont encore plus, c'est tout. Surtout qu'avec la chute des salaires dans la fonction publique, le fonctionnaire du fisc se fait toujours plus achetable, et meilleur marché. Mais ça, c'est toujours de l'argent qui n'ira pas dans les caisses de l'état.

Le grec, qui-ne-veut-pas-sortir-de-l'euro, est aussi le grec qui-fraude-comme-un-salaud-autant-qu'il-le-peut-et-même-plus-encore...

Il n'y a pas de saut dans l'inconnu pour la Grèce. On sait très bien ce qui arrive quand il y a faillite. C'est la prospérité. Tout le poids du passé et des rentes s'effondre. Ce qu'il y a de sûr, c'est que certains y perdent beaucoup. Tout ceux, qui, par exemple n'avaient comme imagination que d'être des dominants sociaux, possesseurs d'immobilier et de comptes bancaires. Le productif, lui, s'en sort toujours mieux...

C'est ça qui les dérange tant ???

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 20:38

Le taxi, c'est l'économie de rente. Pas davantage de taxis aujourd'hui, qu'en 1920, où ils étaient 25 000. Au contraire, il y en a moins.
Uber pop a donc, logiquement, investi un créneau qui permet de déborder le monopole et la rente.

Mais il en sera de même pour l'électricité. L'électricité, jusqu'à présent, c'était un "monopole naturel", dans laquelle organiser une concurrence, c'était du foutage de gueule. On avait quelques compagnies alibis, chargées de faire croire que.

En tout état de cause, il était fantaisiste de croire que les rentes puissent se maintenir éternellement. Elles finissent toujours par capoter.

Aujourd'hui, le marché de l'électricité semble aussi atteint d'un "price peak", dans 15 ans (2030), 60 % des clients des électriciens pourraient avoir disparus, pour cause d'autonomie, qu'on peut requalifier en -horreur-, autarcie. Et ce, pour les USA seulement, où la consommation électrique des ménages apparaît aux européens, totalement farfelue.

Il est clair que l'électricité souffre de deux maux aujourd'hui : le coût du réseau, et le coût de l'état. Ceux-ci, cumulés, représentent la moitié du prix de l'électricité.

Le phénomène observé il y a plus de 20 ans, et qui était marginal, pourrait se développer. Ce phénomène marginal, il était impulsé par EDF, qui installait le couple batterie + panneaux solaires + maîtrises des consommtions, dans les endroits où la ligne était trop coûteuse à installer.
Je le répète, l'opération, hier marginale, est appelée à se développer à grande allure.

Uber pop n'est pas le triomphe du libéralisme économique. C'est le triomphe d'une alternative à la rente. Hier, en URSS, les chauffeurs de voitures privés faisaient quasiment tous des courses rémunérées. Là, c'était par carence complète, là c'est par carence d'offre suffisante. Dans le cas Uber, il ne faut pas se leurrer, c'est aussi un downizing de la demande globale. Il y aura plus de "bénéficiaires", de services, mais sans doute, pas plus de demande, ou alors, la baisse des prix compensera la hausse de trafic...

Dans le monde paysan, où l'habitude de la mécanique est grande, l'open source technologie semble bien partie. Ou, du moins, elle est nettement plus visible, qu'auparavant. Et c'est nettement moins cher que les machines toutes faites...

Au contraire de ce qui est affirmé, désormais, l'économie semble échapper aux "experts", auto-proclamés, qui, à l'image de DSK, n'ont jamais rien vu venir arriver, et au contraire, encensaient les momies, genre, Ben Ali, Moubarak ou Kadhafi.

Bien entendu,les néolibéraux étant les néolibéraux, ils demandent à l'état de racheter au prix forts, des licences qu'il donnait.

Uber quand à lui, continue son petit bonhomme de chemin, avant, comme tout le monde, de demander son rachat par l'état, quand il commencera à faiblir...

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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 18:08

On avait beaucoup glosé sur le reniement de Syriza et de Tsipras, qu'on sentait venir, qui était là, et qui était celui "du bon sens".

Patatra, il apparaît désormais que Tsipras a surtout manoeuvré, et cela, dès son élection. Pourquoi faire ? Pour lutter, finalement, contre des idées reçues, et parce qu'il en était, lui même intoxiqué.

La propagande européiste a vraiment bien fonctionné.

"L'Europe, c'est la paix", nous a t'on chanté sur l'air des lampions. En réalité, ce qui a rendu les peuples pacifiste, c'est de faire la guerre totalement, et de la perdre totalement. Nous n'avons pas manqué de sauvages en Europe, à commencer par les Suisses et les Suédois (les "goths", de Voltaire), aujourd'hui si polis, et dont hier, le nom était synonymes d'horreurs, d'abominations, de tueries, de pillages et de viols...

La confédération helvétique a cessé d'être belliqueuse après le carnage de Marignan, et ses 20 000 morts (sur pas même 500 000 habitants), les Suédois, après la guerre du Nord, et ses 250 000 tués (sur 2 500 000 habitants), et les scènes connus de la fin de guerre : la levée en masse de tous ceux qui restent, avec les armes qui restent, et les dernières batailles menées par une poignée de soldats, composées de vieillards et d'enfants.

Les allemands, eux, sont devenus pacifistes après leurs pertes énormes, en hommes et en dignité, de la seconde guerre mondiale. Franco, lui, pour se maintenir a su très habilement jouer de la peur du retour de la guerre civile, pendant que la croissance économique lui donnait un souffle.

Bien entendu, c'est bien de "l'Europe de la paix" qu'est venu la guerre au Kosovo, en Yougoslavie, dans le Donbass, et en Syrie.

L'UE n'a éteint que des conflits à l'ouest du continent, qui étaient déjà éteint en 1919. Les candidats turcs à l'Europe font la guerre en Syrie, le gouvernement polonais a envoyé ses tireurs sur la place Maïdan, et les mercenaires polonais n'ont pas manqué dans le Donbass.

L'Europe, la paix ? Seul un débile mental peut le prétendre. Et encore, ma liste n'est pas exhaustive.

L'Europe, la prospérité avec l'Euro ? Depuis la fin de l'écrasement totalitaire du continent par l'empire romain, les monnaies "uniques" et "éternelles" s'y sont succédées (Besant, denier, sou, florin, real, etc ... Liste, bien entendu, non exhaustive). Elles se sont toutes effondrées. Pour rappeler la plus récente, parlons du franc-or et de l'union latine(19° siècle), qui s'était généralisé à une bonne part du continent. Avant de capoter, elle aussi, et dont la Grèce, -déjà- se mordit très vite les doigts d'y avoir adhéré.

Quand à la peur de voir s'évaporer l'épargne avec l'euro, c'est le contraire qu'il faut craindre. C'est l'euro qui a provoqué l'évaporation de l'épargne, et c'est l'euro, non pas la source de la prospérité, mais la source de tous nos malheurs économiques.
L'euro, c'est le diable, et non pas un ange. C'est l'enfer qui descend sur terre, et non le paradis, la guerre qui pointe son museau à l'horizon, et non la paix pour mille ans.

Certains nous disent que l'option du referendum est inapplicable. Le peuple est dit souverain, et c'est au contraire, seulement lui qui peut décider, pour le meilleur ou pour le pire. Et si le oui l'emportait, il est clair que la Grèce aura tôt fait de devenir la Syrie. La dette grecque est une fiction depuis des années, comme toutes les autres, d'ailleurs.

Le gros de l'épargne grecque sera garanti, il suffit d'imprimer de nouveaux billets, et avec la désaffection des touristes pour la Tunisie, en particulier, et le monde arabe en général, joint à une cht'ite dévaluation, il y a lieu de penser que l'économie grecque redémarrera du tonnerre de dieu, d'autant plus que la dévaluation entraînera, mécaniquement, un afflux des capitaux que les grecs ont placé à l'étranger.
D'ailleurs, je leur conseillerais de les ramener fissa, tant qu'existe un euro...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 03:10

Il doit être exorcisé, battu, exécuté.Tsipras a convoqué un referendum, commettant l'hérésie suprême à la cause européenne.

Vous savez, cette oligarchie qui se gargarise de démocratie, mais interdit de faire appel au peuple, sur un autre sujet que le cheval blanc d'Henri IV (et encore, un sujet aussi technique passe l'entendement des gueux).

Tous les gouvernements qui ne voulaient pas de l'austérité et posaient la question de l'euro étant impitoyablement débarqués.

On a dit que Tsipras trahissait ses engagements. Sans doute, a t'il agi en politique. Il fallait démontrer que les créanciers appelaient "négociations", un diktat, et "accord", une capitulation.

La crise grecque n'était pas importante. La BCE avait clairement les moyens de racheter la totalité de la dette grecque et de la monétiser. Mais cela aurait simplement montré le "mauvais exemple", aux autres.
Sans doute pouvait elle aussi, monétiser un petit pourcentage des dettes européennes, sans aucun risque. Mais la politique d'austérité ne s'imposait plus.

Tout le monde sait qu'elle ne fonctionne pas, au contraire, qu'elle n'a jamais fonctionné, et qu'elle ne fonctionnera jamais. Mais ce que demande la dictature européenne, c'est la soumission.

Ce que demandent les USA, c'est la soumission. De l'autre côté du Bosphore, Erdogan a pu faire ce qu'il voulait, jusqu'à ce qu'il signe l'accord gazier avec Poutine. Il a donc clairement été largué par la CIA, et la conjoncture s'est effondrée.

Les conséquences de la crise syrienne contaminent la Turquie, dont la croissance basée sur l'endettement et l'immobilier faiblit de 10 à 3 %, en attendant de passer sous zéro.

Les accords de partage du moyen orient qui se profilent, rendent caduque cette guerre en Syrie et en Irak, où Erdogan s'est clairement et totalement impliqué.

Après, il risque d'être berlusconisé. Sa majorité n'est que relative, et cela prête aux manoeuvres et coups tordus.

Lui, risque donc d'être débarqué promptement, pour cause d'un partage du moyen-orient entre Israël/arabie et Iran/et ses alliés.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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