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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 08:12

On a reparlé de Sherman, le général, bourreau de la Géorgie, USA. Autant Sherman fut habile dans sa poussée sur Atlanta, autant sa politique fut hasardeuse après.

Johnston, qui lui était opposé, gagna pratiquement la dizaine de batailles qu'il lui livra. Le schéma était simple, un choc frontal contre le front confédéré, repoussé avec des lourdes pertes, suivi d'un mouvement tournant. Sherman avait 120 000 hommes, Johnston, 60 000. Sherman aimait détruire les voies de chemins de fer, dans ce cas là, il se fut scier les jambes. C'était elle qui le ravitaillait. Profitant de sa supériorité numérique, Sherman avançait.

Mais le plus intéressant n'est pas là. Une fois arrivée devant Atlanta, Johnston fut remplacé par Hood, beaucoup plus agressif, et qui se dépêcha de livrer bataille (Peachtree Creek).

A Peachtree Creek, ce fut un grand classique. Hood engagea ses seules troupes fraîches. C'était la garde locale de Géorgie (15 000 hommes), composée de très jeunes adolescents, de vieillards, d'embusqués, d'élèves des académies militaires, eux aussi très jeunes (certains avaient un fusil plus grand qu'eux), renforcés de bagnards libérés pour l'occasion (qui contrairement à ce qu'on dit des bagnards, se comportèrent très bien au combat), pendant que le gouverneur de Géorgie plaidait pour la libération des esclaves et leur enrôlement.

La bataille De Peachtree Creek fut un échec confédéré, malgré un plan somme toute bien monté. Seulement, ces troupes fraîches étaient incapables simplement de le suivre, elles n'avaient aucune expérience du feu.
Sherman n'a certainement pas ignoré qu'à cette occasion, la confédération raclait les fonds de tiroirs, et qu'elle était à bout.

Venant de l'armée du Mississipi, il savait aussi l'opinion du commandement militaire, et des louisiannais. Pour eux, la confédération avait perdu la guerre quand Farragut avait pris les forts protégeant la Nouvelle Orléans.

La destruction d'Atlanta, et la marche à la mer, furent donc, des violences complétement inutiles. La destruction d'Atlanta fit que la confédération rompit toutes négociations. Militairement, elle avait perdue la guerre, mais Sherman fit perdre à l'union, politiquement la guerre. Le sud de l'après guerre est né de ces violences, l'agrégation du sud, en un bloc politiquement solide et quasi indestructible, développant une sécession larvée (c'est facile dans un système fédéral), date de cette époque. Quand l'union se fut lassée de l'occupation militaire d'un sud qui continuait à renâcler, préoccupé de la corruption monumentale de l'administration Grant, et ravagé par la très grande dépression, elle abandonna la partie, et évacua les derniers états occupés.

Le 16 juin 1878, le Posse comitatus act interdisait à l'armée fédérale d'intervenir à l'intérieur des USA. La totalité des états était persuadée que le traitement réservé au sud pouvait être appliqué à d'autres, et l'ouest, notamment, vivait mal les traîneurs de sabres, imprégné des comportements acquis dans le sud.

Pour ce qui est de certaines légendes, il faut les démentir. Les poussées sur des lignes fortifiées furent, côté nordiste, très meurtrières. Mais comme les soldats étaient souvent européens, on s'est abstenu de les compter. Mais les champs "étaient bleus de morts". On retrouve allégrement les ratios de 1914 (de 1 à 2 ou 3).

Quand aux prisonniers fédéraux, qui souvent ne parlaient pas anglais (il y avait de nombreux irlandais et allemands), ils résistèrent assez peu aux offres d'engagements confédérés, surtout après quelques jours passés en camps. Les seuls problèmes que les confédérés rencontrèrent furent quand ils essayèrent de constituer une unité homogène. Leur saupoudrage dans des unités confédérés, par contre, ne posa aucun problème. Il faut dire que la plupart avaient été engagés au pied du navire, et que leur degré d'adhésion à la cause de l'union était très faible.

Au 50° anniversaire de Gettysburg, les organisateurs avaient prévus des tentes séparées pour les combattants blancs et noirs pour les forces de l'union, mais ils furent surpris de constater que les combattants noirs avaient été nombreux au sud, et ils n'avaient rien prévus pour eux. Ils furent semblent ils très cordialement accueillis par les blancs confédérés... Sans doute, rien que pour emmerder les organisateurs nordistes, au maximum de la période de ségrégation. En tout cas, ils ne manquèrent pas d'humour...

Côté solde, un film a parlé des soldes inférieures de moitié proposées aux noirs. Les films ne disent pas que côté confédéré, la solde était égale pour tous (décision de Jeff Davis).

En 1861, à Charleston, des noirs en armes criaient qu'ils allaient tuer tous les yankees. L'explication la plus courante étant que bien que n'aimant pas du tout l'esclavage, ils aimaient leur pays, et sans doute, voyaient ils, dans l'adhésion, à "la cause", l'occasion d'être acceptés.

Pour être complet, ajoutons que le dernier général confédéré à capituler, fut Stand Watie. C'était un Cherokee. Ceux-ci ont préféré s'allier à ceux qui les avaient avaient déportés, plutôt que de croire le gouvernement de Washington, inaugurant la longue liste des gens qui considèrent celui-ci, comme étant peuplé d'enfants de putains, mentant comme ils respirent.

A l'heure actuelle, l'élection de Trump montre que ce point de vue s'est généralisé à l'intérieur des USA.

O'bama a sans doute, par sa politique de terre brûlée, crée quelque chose. Mais pas quelque chose de pro-américain.

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 14:44

Les chinois vont réduire leurs capacités de production de charbon de 800 millions de tonnes.L'article voit la production atteindre 3.9 milliards de tonnes, ce qui serait étonnant, vu que les réserves sont assez peu importantes, moins d'une trentaine d'années, et que ces réductions, les réduisent encore. En effet, quand on détruit des capacités, on fait l'impasse sur des réserves qu'on pense ne jamais pouvoir exploiter.

Personnellement, j'ai pour souvenir l'état des réserves estimées sur Saint Etienne lors des fermetures de mines. Elles étaient jaugées à 60 millions de tonnes, mais l'inconvénient, c'est qu'elles étaient à peu de profondeur, avec juste une ville dessus. Comme quoi, on n'est jamais content, il suffit d'attendre que la ville soit rayée de la carte par la dégringolade immobilière. ça ne saurait tarder. Le dernier exemple que j'ai vu, c'est un F3, soixante dix mètres carrés, deux garages fermés, refait à neuf, immeuble récent, ne pas se vendre à 70 000 euros.

Bref, cette réduction de capacités envoie au diable, des réserves dix fois plus importantes. Pas rentables.

On est donc dans le déni et le mensonge, mais, dans le domaine de l'énergie, c'est courant. Les réserves de pétrole du Moyen Orient ne baissent jamais, quoiqu'on pompe, et on passe aisément de quantités astronomiques à sortir, à zéro, parce qu'on a pris la décision que cela n'en valait plus le coup.

On nous dit que c'est la fin d'une époque pour le diesel. Je veux bien. Mais j'aimerais qu'on m'explique comment on va faire des 20 à 35 % de pétrole lampant qui sortent des raffineries, et qui, visiblement, en sortent de plus en plus.

Comme les pétroles extraits sont visiblement de plus en plus lourds (signe d'épuisements des gisements), ils sortent des composées de plus en plus lourds, et de moins en moins de valeur, en fractions plus légères, diesel, kérosène, essence.

Mais pour tirer le diesel vers l'essence, c'est quand même plus compliqué...

C'est aussi un signe de crise évidente du fret maritime, parce que la merdouille qui est brûlée sur les navires, c'était vraiment les fonds de cuves...

On ne conspire pas. mais Boeing vend ses avions à l'Iran, à la moitié du prix catalogue. C'est une constante. Je me rappelle d'un vendeur de poids lourds très connu, qui vendait ses tracteurs 14 patates en 1993 aux voituriers, contre 35 au prix catalogue. Le voiturier, lui, revendait après 3 ans d'utilisation ses tracteurs à des salariés passablement entubés "méritants" à 20 ou 25 patates. En leur promettant du travail. D'une manière générale, le travail, ils en donnaient pas mal, mais c'est du côté rémunération, que ça donnait beaucoup moins... Diable, le sous-traitant, c'est plus le salarié.

Quand à vous tous, bandes de débiles, vous êtes vraiment cons. Heureusement que la Deutsche Bank est là pour vous rappeler tous les bénéfices de la mondialisation. Enfin, bon, on attend qu'ils nous les rappellent. " Les bénéfices de la mondialisation bien que substantiels dans l'ensemble, sont souvent diffus et difficiles à repérer ". Tellement difficiles à repérer qu'ils ont été incapables de les citer... Quelqu'un peut se dévouer pour les chercher ? On pourrait appeler ça d'un nom qui claque. Graal, par exemple. Celui qui les trouvent peut m'adresser un message personnel, pour me le dire en premier, que j'ai pas l'air trop nouille, parce que j'arrive vraiment, mais alors vraiment pas à les voir. Il faudrait que je change de lunettes, sans doute. Je dois avouer, je suis un déplorable et un débile.

Duterte, lui, sort des bêtises : « La plupart des ambassadeurs américains sont des espions ! ». faux, la totalité sont des espions ou des agents d'influence, ce qui est la même chose. Quelque uns sont des proconsuls, des gauleiters, en plus, mais la totalité sont des espions...

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 09:39

J'avais dit, il y a plus de dix ans, une chose pour moi évidente. La crise énergétique allait créer des problèmes immobiliers lourds. Des lecteurs m'ont dit que j'avais été un des premiers, d'autres m'ont insultés, d'autres ont fait remarqué au moment des subprimes que les banques avaient perdus quelques millions, ou quelques centaines, et que ce ne serait pas grave. Bon.

Mais, en partant de la micro économie pure, à savoir le budget d'un ménage endetté, on pouvait prévoir une tempête. M. Américain moyen, honnêtement obèse, surendetté et devenu chômeur, n'avait aucun moyen de faire face à une augmentation du prix de l'essence, dans son SUV à l'appétit gargantuesque.

 

Le lotissement type, qui ne bénéficie d'aucune desserte par les transports en commun n'avait plus lieu d'être. Des américains plus rationnels et méfiants ont rachetés, dans un premier temps, des maisons pour une bouchée de pains. Après, les autres, ont constatés la fonte de la valeur de leur bien.

Comme on peut éteindre la dette en rendant les clefs, c'est ce qui a été fait. Les déménagements ont été nombreux, mais à l'américaine. L'organisme demandant l'expulsion fait tout mettre dehors. Point barre. M. Américain moyen, honnêtement obèse et surendetté n'ayant pas les moyens de se payer le déménagement.

Dans le meilleur des cas, il est parti, avec femme et enfants dans sa famille pas endetté, loger dans le pavillon de 300 m2 où se sont retrouvées parfois trois ou quatre générations, dans le pire des cas, dans la shantytown, dans le cas intermédiaire, dans le mobile home.

Il est savoureux d'ailleurs, de voir certaines vidéos, Delamarche contre Lechypre, par exemple, où l'un répond de plus en plus faiblement... Les 102/103 millions de yankees au chômage et les 50 millions à la soupe populaire, ça fait de très mauvais consommateurs.

Aujourd'hui, tout est chouette en France, au niveau immobilier. Pensez. plus de 200 milliards d'euros de prêts immobiliers. Dont, parait il, 54 % en renégociation. ça c'est pas bon. Les clients ne veulent plus payer leur 4.5 % réglementaires et demandant du 1.30 %... En taux fixes, qui plus est. Ailleurs, là "ousque" on est moderne, on prend évidemment du taux variables. On peut quand même noter qu'il reste quand même, quand les taux fauchent les marguerites, des abrutis qui empruntent à taux variables. Peut être des sado-masochistes militants.

Quand aux autres... Réfléchissons. 92 milliards d'emprunts frais, pour 800 000 transactions, cela donne des prêts de l'ordre de 120 000 euros. On voit donc une nette baisse des prix.

"mais les banques tirent la majorité de leur marge d'intérêt du stock des crédits existants." Autrement dit, en faisant des prêts à 1.30 %, c'est la catastrophe assurée. (Les banques se refinancent au jour le jour), en cas de peu probable remontée des taux.

En gros, on fait tenir l'économie, ou ce qu'il en reste, en faisant une impasse grandiose sur le futur.

Pour ce qui est du marché immobilier, il n'existe pas. Quand il y a des écarts de 1 à 8, il y a DES marchés immobiliers. Et il y a peu de chance que celui qui est à 1, monte à 8. Par contre, il y a plus de probabilités de descendre...

Surtout dans un contexte de raréfaction pétrolière.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 14:08

Quand je vous parlais de faux derches dans mon dernier article, on peut en citer deux, d'un gabarit assez énormes dans leur outrecuidance.
Le premier était o'bama (certainement un irlandais), qui a appliqué des sanctions anti-russe. La réplique fut foudroyante. Poutine a invité les enfants des diplomates US à la fête de noël, variante moderne, du "cause toujours tu m'intéresses", ou "laisse parler les grandes personnes", ou encore "c'est qui ce mec ?". Ou encore, on peut penser au type qui écarte d'un geste de la main, une plume qui vient se perdre sur son costume flambant neuf.
En fait, c'est le coup du mépris puissance 10. O'Bama sera sans doute retenu dans l'histoire comme le joueur de golf le plus cooooool et le plus assidu de tous les temps. Après, quelqu'un posera la question, "mais qu'est ce qu'il faisait dans la vie, à part golfer ?". On aura du mal à trouver quelqu'un pour répondre. Sauf bien sûr, pour le "Euuuuh..."

Chez nous, on a un gus qui n'a même pas l'excuse, le talent ou les couilles d'être golfeur, parce qu'après tout, on peut considérer qu'il a du se dire qu'au moins au golf, il y aurait personne pour le faire chier, et que de toute façon, qu'il soit là où au bureau ovale, ça ne changerait rien.

Il nous a souhaité la bonne année, et du haut de ses 4 % de popularité en phase terminale, nous donne des leçons de mise en garde. Dans le genre bouffon, on ne peut faire mieux.

Quand on est arrivé là où il en est arrivé, la chose la plus intelligente à faire, c'est de la fermer. Mais l'intelligence, dans ce quinquennat, a été aux abonnés absents, et ce n'est pas à son crépuscule qu'on pouvait croire que cela allait changer.

Il n'a même pas compris qu'il était en mode répulsif, pas en mode séduction, ni donneur de leçons.

Où veut on arriver ? A un président élu par défaut ? C'est pourtant, le lot des 3 derniers présidents. Des élus, par défaut, et pas par adhésion.

Tôt ou tard, la barrière mentale et le plafond de verre vont finir par céder. Et là, le principal danger pour le FN, ce sera d'être jugé trop modéré...

Aux USA, ce qui est en train de se passer, c'est une phase de radicalisation de la présidence Trump. Avec tous les bâtons qui lui sont mis dans les roues, Trump n'aura pas d'autre choix que de faire trembler la terre sous la semelle de ses adversaires. Là aussi, ils n'ont rien compris. Ils auraient du faire profil bas, et paralyser en douceur. Mais la  finesse n'est pas leur marque.

Ce qui marque, c'est justement leur stupidité. Faire assassiner un ambassadeur russe, faire commettre des attentats, ça pue la conspiration. Un attentat étant lui même, une conspiration. Mais on sait très bien, qu'il n'existe que très rares attentats sans commanditaires. Quelques jours avant le 14 mai 1610, le bruit courait qu'il suffisait d'un pion pour mater un roi. D'ailleurs, il est étonnant qu'avec une vingtaine de complots déjoués contre lui, et 15 tentatives effectivement effectuées, la seule qui ait réussie, ait été celle d'un isolé...

Le fait de dire que sous l'apparence des choses, il y a des faits qui se passent en sous main, est une constante de l'histoire. D'ailleurs, ne veille t' on pas, en tant qu'individu, à passer sous son meilleur jour, que ce soit en amour, au travail, ou partout ?

Le complot est de toutes les époques, et si on m'a placé sur la liste des sites "conspirationnistes" (c'est d'ailleurs la première fois qu'on me traite de "tionniste",-surement une conspiration-), j'ai le chagrin de ne me voir qu'en 862° place. Merde, et en plus, ils n'ont même pas mis mon nom. C'est donc du travail de merde, indiquant souvent des sites morts...

J'ai été comptable, et en tant que comptable, j'ai été habitué à ne jamais accepter ce qu'on me disait comme acquis, mais à refaire les additions, et vérifier par d'autres moyens, et la plupart du temps, démentir bien des assertions. D'ailleurs, l'adaptabilité humaine étant très grande, les vérifications ont tôt fait de se retrouver obsolète, et tournées.

Je n'ai donc pas eu beaucoup d'imagination, mais une assez grande expérience de la nature humaine, et, à tous les niveaux les hommes se ressemblent et sont semblables. Ils sont appelés à mentir, tricher, jouer, souvent dans des buts forts avouables. D'ailleurs, je connais pas d'entreprises qui vivraient, simplement, s'ils n'y avaient une foule de gens qui mentent, trichent et falsifient, contre une hiérarchie idiote. (On peut m'envoyer des exemples). Simplement, parce que si on faisait comme on le dit de le faire, ça ne fonctionnerait pas...

Un système se brise, ou se tourne. La plupart du temps, le tourner est la norme, le briser l'exception.

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 08:39

Maintenant que le moment faux cul est passé, je souhaite une bonne année à ceux qui m'aiment bien, et les flammes de l'enfer aux autres. Mais j'y reviendrais dessus...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 09:42

"j'aimerai avoir vos pensées sur le fait qu'il a été annoncé par l’Allemagne ( y a quelques temps ) de se dénucléariser partiellement ( vrai, faux ? ) la conséquence le cas échéant est l'importation par les voisins, nous ? si on a un problème à moyen terme sur le nucléaire, comment on consomme en interne et on vend en même temps si on ne peut plus tenir la même cadence ? ".

Pour ce qui est de la dénucléarisation allemande, c'est un fait. Elle n'est pas totale, la moitié fonctionne encore, mais le désengagement est clairement annoncé.

La production allemande est excédentaire, et le pays se fait de belles rentes de situations en vendant aux pays frontaliers. Ce qui explique, notamment, le maintien de certaines centrales à charbon. En Allemagne, charbon, lignite, nucléaire sont en décroissance, le fioul a pratiquement disparu, le gaz lui même plafonne dans la production électrique. Le pays dispose de capacités excédentaires, ce qui a entraîné la fermeture de nombreuses centrales électriques au charbon, contrebalancé partiellement par l'ouverture de nouvelles unités. Mais cela ne doit pas abuser, en Allemagne, il n'y a plus de nouvelles  centrales programmées depuis la crise de 2008. Simplement, il faut une dizaine d'années pour aboutir à la mise en service d'une centrale.

Les exportations françaises d'électricité concernent assez peu l'Allemagne, mais l'Italie, la Suisse, la Belgique, la Grande Bretagne et l'Espagne. En net, l'Allemagne exporte plus en France qu'elle n'en importe.
Si le charbon allemand pollue en France, c'est parce que celle ci importe son électricité massivement d'Allemagne. On peut se demander d'ailleurs, si l'interconnexion tant vantée n'est pas qu'un miroir aux alouettes. Sauf pour de petits pays.
Un autre pays, très nucléarisé, celui-ci, va sortir du nucléaire. La Belgique. A très courte échéance, d'ailleurs. (2025).

Comme je l'ai dit, la question énergétique est plus une question de lobbys, attachés à leurs rentes, que de technique. En France, nous avons un lobby nucléaire, en Allemagne, celui du charbon, en Russie, Gazprom fait partie du gouvernement, et ne parlons même pas des pétroliers US.

Leur intérêt n'a jamais été notre intérêt.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 20:37

Malgré tout ce qu'ils peuvent dire, la finance n'est jamais morale. Si elle a un rendement, elle fonce. Il n'y a qu'un moment où elle renonce, c'est quand il n'y a pas de rendement.

C'est le cas du fossile. Et si la finance se détourne, c'est parce qu'il y a du risque,  trop de risque (Bloomberg le classe en "spéculatif"), et uniquement pour cela. S'il y avait 15 % de rendement, n'ayez aucun doute, ils en croqueraient avidement.

" près de la moitié des institutions qui se sont engagées à sortir des énergies fossiles, soit 322, ont pris des mesures pour la lutte contre le réchauffement climatique, par exemple en investissant dans les énergies renouvelables ou l’efficacité énergétique ". S'ils investissent dans l'efficacité énergétique ou le renouvelable, c'est simplement parce que ça paie plus. Pas par vertu.

François de Rugy, lui, dit que EDF est en danger de mort, pour cause de nucléairocratie. Point de vue que je partage entièrement, et que beaucoup de gens partagent.

Mais, quand on compare le coût de l'investissement à celui déjà engagé de la transition allemande, on fait preuve de mauvaise fois. les pays qui partent après, bénéficient de coût bien plus bas. La mise au point et la montée en puissance ont été faites. Il suffit d'importer savoir faire, et technologie au coût très abaissé.

Le nucléaire est lui, sur une courbe des coûts exponentielle.

Cela confirme le diagnostic. Le pic énergie est d'abord celui des coûts. Une activité devenue non rentable se contracte d'elle même, soit par la fermeture immédiate (charbon), soit par non renouvellement des investissements (pétrole). le nucléaire, lui, est atteint par le syndrome de la chute de la durée d'activité des centrales, qui les rend toutes, non rentables.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 10:20

"Que deviendrait l'or dans un monde sans cash ?" Une monnaie. et le sans cash serait tout relatif. Même le NKVD/ KGB n'a pas réussi à empêcher les pièces d'or frappées à l'effigie de Nicolas II de circuler.

D'autre part, vouloir empêcher les marchés noirs de toutes sortes, est complétement illusoire aussi. Ils réinventeront aussitôt une monnaie (la cigarette dans l'Allemagne de 1945-1948), et il faudrait que tous les pays renoncent à leur papier monnaie en même temps. Sinon, un substitut est toujours possible. CF : Le rôle du dollar, notamment de toutes les petites coupures dans tous les pays du 1/3 monde. A tel point que le nombre de fausses coupures dépasse allégrement le nombre de vraies.

Les élus sont dans un tunnel ? Vrai. Ils ont totalement bétonné leur situation personnelle, pendant qu'ils prêchaient la précarité pour les autres. La contrepartie est de ne pas faire de vagues. Pour ce qui de dire que Macron est un homme nouveau, je n'irais pas jusque là. Comme Juppé (et d'autres), il est populaire tant qu'il se tait...

La baisse du chômage fait rire tout le monde un peu informé, et débattre les imbéciles, sur des émissions dont je ne citerais pas le nom. Débat sur le sexe des anges, ou plutôt sur la bienfaisance du pacte de responsabilité, dont on se demande ce qu'il vient foutre là dedans. Quel rapport entre pacte de responsabilité et baisse du chômage (de catégorie A) ? Aucun. Pas de lien, sauf dans la tête de cerveaux imbéciles et moisis. Ils le répètent parce qu'on leur a dit. Mais il n'y a aucun lien de cause à effet.

Pour certains, Trump est un gros con : "Finkielkraut a raison, Trump est un “gros con”". Bon, que tous les gros cons qui sont devenus milliardaires et président des USA lui jettent la première pierre. D'une manière générale, il n'y a pas beaucoup de POTUS (President of  the United states), qui aient été autre chose que des gros cons. Il y a eu des obsédés sexuels, des assassins, des pervers, des malades mentaux, des idiots (mais qui portaient bien), des naïfs, des gogos, des alcooliques, quand aux rares qui aient eu un peu de bon sens, souvent ils n'ont pas pu faire grand chose (on s'est chargé de les paralyser, de les dissuader ou de les assassiner). Quand aux philosophes et professeurs de sciences sociales, je vous tairais mon appréciation sur eux. Les romains disaient que pour faire un bon censeur, il fallait prendre quelqu'un de très corrompu, parce qu'il avait l'habitude du vice et qu'il serait difficile à rouler.

Personnellement, j'aimerais bien être un gros con et milliardaire.

"Nucléaire : lourde perte en vue pour Toshiba". Comme partout en énergie, avec un bémol pour le pétrole. La baisse des cours n'entraine pas de retraits de production, simplement la faillite de l'exploitant, et la reprise des puits par un concurrent. Un paramètre qui n'avait pas été prévu par Marion King Hubbert, le passage en mode négatif des producteurs d'énergie. Une mine de charbon s'arrête quand elle est déficitaire, pas un puits, parce que la principale dépense est en amont, le forage. Le dépôt de bilan, et la revente, efface l'historique, mais la production, débarrassée de ce poids, est désormais dans le vert. La seule chose qui trinque, ce sont les puits nouveaux et le forage. Pour les mines classiques, l'exploitation peut être déficitaire, et donc, arrêtée.

Pour ce qui est du nucléaire, toshiba (et donc westinghouse), c'est du lourd.

Moralité, EDF n'a pas fini d'en chier des pendules...

Comment se mettre dans la merde ? Avoir 33 000 euros de revenus et prendre un crédit immobilier de 150 000. La baisse des taux a conduit au surendettement. Reculer pour mieux sauter...

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 13:43

Il n'y a qu'au gouvernement qu'on arrive à voir des baisses du chômage. C'est comme les éléphants roses qui apparaissent après les libations d'alcool et les fumeries de moquettes. Après, le cerveau dégouline par les oreilles.

Le chômage, comme chacun sait, continue son envolée. Seule, le fait de ne pas compter les chômeurs permet de le faire baisser. ça, c'est le ciseau qui monte.

Il y a un ciseau qui descend, c'est la production chinoise de charbon. Sur les dix premiers mois de 2016, elle baisse de plus de 10 %. 10.7 % pour être exact. Baisse, qui, semble t'il s'accélère : " En octobre, la production de charbon a chuté de 12% sur un an à 280 millions de tonnes, a indiqué le bureau. " Le chiffre total de production atteint donc, 2.74 milliards de tonnes.

Il parait que les importations flambent, à 200 millions de tonnes pour les dix mois. Il faut dire que pour compenser la différence, il faudrait qu'elles flambent bien davantage. Surcapacité, surinvestissement, pic de la demande, épuisement géologique, tout se conjugue désormais, sans qu'on puisse voir une cause principale, mais une crise dont toutes les composantes dégueulent en même temps.

Mais le principal a retenir, pour la croissance mondiale, c'est que le moteur chinois, assis sur la consommation ultra rapide et effrénée de ses gisements de charbon, vient de se terminer.

Les 7 % de croissance, annoncés sont de la fantaisie. Autre chinoiserie, on continue à qui mieux mieux de construire des centrales thermiques au charbon, alors que celles existantes n'atteignent pas le seuil de charge critique qui leur permet la rentabilité. Mais la construction de ces nouvelles unités sont bien vu, question investissement, et question PIB, au moins au niveau local.
Il faut donc en tirer la conclusion logique, le PIB est fictif. Comme dans bien des industries, l'investissement est aussitôt détruit.

Le pire, dans l'histoire, c'est que désormais, mon fond de commerce est indûment pillé par la presse mainstream, et pravda. 460 milliards pour des équipements qui ne serviront jamais, on peut difficilement appeler ça de l'investissement.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 15:47

Quand les consuls, empereurs faisaient un triomphe, dans la Rome antique, l'esclave qui tenait sa couronne de lauriers était chargé de lui dire à l'oreille que le capitole était proche de la roche tarpéienne.

Le fossile est dans la même  situation. Il a vécu son âge d'or, de 2000 à 2014, son aboutissement, son règne sans partage.

Puis la fin est venue. L'accélération très forte du début du siècle, qui s'arrête brutalement, en 2014. Le charbon connait une crise majeure, la baisse des prix du pétrole (ou le stockage de celui-ci ?), de 2000 à 2010 a été stoppé en 2010-2015. Seul le gaz progresse, mais plus dans la dernière tranche 2010-2015.
A partir de 2014, le caïd, c'est le renouvelable.

Cas classique du capitalisme, qui a réagi, en investissant.

Comme dans le cas du transport maritime, on investit en omettant bien entendu toute réflexion sur le bien fondé de l'investissement.

Les prix étaient hauts, sur tout, ils se sont sentis obligés de dépenser de l'argent. Ne pouvaient ils se contenter

Seul, dans le renouvelable, on a agi intelligemment, sans toutefois pour certains, éviter le dépôt de bilan. On recherche, on trouve, et on simplifie les process industriels.

Le capitalisme qui se pique d'innovation et d'intelligence, dans ce cas précis, n'en a fait preuve d'aucun. On aime bien ce qui est sûr. Le charbon. le gaz. Le pétrole.

Franchement, qu'espérait on en misant sur des gisements en fin de vie, comme pour le charbon, en Chine ? Même pas pouvoir payer les intérêts ? Parce que les projections étaient de la débilité mentale : quantités en progressions, et prix qui se maintiennent ou augmentent. Deux choses que n'importe quel chef d'entreprises sont incapables de prévoir, sauf quelques mois à l'avance.

Economiquement, l'article en référence indique une rupture. Rupture parce que l'épuisement géologique est là, dans beaucoup de cas, que le surinvestissement a été patent, que la relève technologique a été mise au point. La moyenne 2000-2015, indique le triomphe du fossile. Mais les dernières années, la déconfiture complète.

Les capitalistes de l'énergie fossile n'ont guère été rationnels. Mais plutôt des croyants. Au lieu de s'enrichir en conscience, en empochant des prix élevés, ils se sont dit qu'ils pouvaient devenir encore plus riche, en investissant, comme n'importe quel agriculteur ruiné, inscrits à la FNSEA. Une bande de bouseux, perdus dans des bureaux flambants neufs. Encore, n'avaient ils même pas l'excuse d'avoir été manipulé, ou pris dans un engrenage. Ils ont crées l'engrenage tout seul, et se sont auto-manipulés. Narcisse dans sa splendeur.

Aucun n'a réagi en capitaliste, en se disant, ok, on gagne, on se crée de la trésorerie, on rembourse les emprunts. Ils ont fait le contraire. Ils se sont endettés encore plus, pour "investir", quelquefois, simplement en surpayant d'autres compagnies, pour distribuer du dividende, hérésie suprême, et se trouver au plus mal, quand la demande a commencé à flancher, que les capacités se sont révélés surexcédentaires, que les prix se sont effondrés, parce qu'une population prolétarisée s'est révélée incapable de suivre. Et s'est mise à se rationner.

Ce qui n'a pas été prévue par MK Hubbert, c'est la bêtise humaine, et le caractère pithécanthrope du décideur. le capitaliste appel cela crise de surinvestissement, et faillites associées. Cela va bien plus vite, d'ailleurs, que l'épuisement géologique, qui, lui, n'envisageait pas la possibilité d'effondrement des prix.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique Economie
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