Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 08:40

Au "Figaro", on sombre dans le comique troupier. John Mac Caïn, qu'on pourrait appeler sans risque de se tromper "Johnny la Mitraille", parce qu'il veut mitrailler tout ce qui bouge, spécialement tout ce qui parle russe, farsi, chinois, etc... ou nie la "destinée exceptionnelle", des USA, est qualifié de "vieux sage".

Le titre de l'article vaut son pesant de bombes à fragmentation : "John McCain, le vieux sage du Sénat qui veut tempérer Trump". Vieux sage, Mac Caïn ?!?!?!?

Vieux, on peut en convenir, 80 ans, c'est un âge respectable, mais sage...

Il faut dire qu'aux USA, la science est quand même poussée à l'extrême : on y fait appel à des voyants. C'est sans doute pour cela qu'on est arrivé à voir, en Mac Cain, en creusant beaucoup, certes, un bon fond ?

L'ultra-conservateur et l'ultra-faucon, devenu modérateur.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 10:51

Et la plus longue liaison du monde, entre Doha et Auckland, sans escale, par Qatar Airways...

Histoire, pour les riches, de se mettre à l'abri en Nouvelles Zélande ? Parce qu'économiquement, faire du sans escale, ça consiste surtout à dépenser du carburant, pour transporter du carburant... Lumineux.
Quand à Alitalia, elle oscille, entre ce qu'elle pourrait et voudrait être. Redevenir une compagnie pour les riches, et les faire payer plein pot, pendant qu'une partie redeviendrait la bétaillère low-cost volante.

Je ne sais pas, si, historiquement, la nouvelle Zélande est une bonne destination. La population maorie a été stable pendant des siècles en pratiquant guerres et cannibalisme à grande échelle, avec une assiduité proverbiale. C'est sans doute ça, le bon sauvage. Mais c'est aussi le lot de toutes les petites populations iliennes, sans grands rapports avec l'étranger, de s'enfoncer dans des querelles sans fin. C'est ce qu'ils veulent ?

Sans cela, il est bizarre que Qatar Airways s'intéresse à l'Australie, l'Australie, c'est loin, et comme je l'avais dit pour Qantas, pas du tout rentable.

D'une manière générale, je rappellerais plusieurs choses : d'abord, d'après le président de l'IATA, le transport aérien, est si peu rentable (plutôt, tellement déficitaire), que c'est une activité caritative, et je citerais la blague suivante : "Comment devenir millionnaire ? Facile, être milliardaire et acheter une compagnie aérienne."

Pour Alitalia, c'est son long martyr qui continue... sans discontinuer. Et c'est le martyr des compagnies aériennes, incapables économiquement de survivre sans béquille extérieure. Activité de prestige qui fait rêver, le transport aérien a toujours attiré... Les pigeons...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans transport aérien
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 10:07

Ils vont nous proposer une autre politique, au dessus de la politique, nous disent ils. Qui ça ? Les multinationales ! Pourtant, c'étaient elles qui nous chantaient, hier, le "TINA" (there is no alternative) de Margaret Thatcher.
Mais ce plan a à peu près le même contenu que Macron. Il y a l'emballage, et en dedans, rien.
La politique de rechange, c'est justement le protectionnisme. Inutile de s'en faire pour les multinationales, elles s'y feront, et feront avec, sinon, cela veut dire qu'elles constituées de bas de plafond, et qu'elles ne méritent donc pas de vivre.

En réalité, la seule chose qu'elles proposent c'est de se substituer à l'état, pour " le problème alimentaire, la gestion de l'eau (potable), le vieillissement de la population, l'urbanisation et le passage à l'énergie durable. " Personnellement, je ne vois pas ce qu'ils peuvent proposer, à part continuer à s'en mettre plein les fouilles, dans le retour à l'ancien régime et des régimes fermiers... Les résidences privées pour personnes âgées sont hors de prix, l'eau aussi est chère, la bouffe le deviendra, l'énergie durable, c'est parce qu'ils ont fait une croix sur le fossile.

Ils ont bien des solutions à proposer, mais ce ne sont que des solutions techniques à des problèmes techniques, qu'ils factureront, et les problèmes principaux, sont l'existence du libre échange et de la société ouverte, avec la montée des inégalités, l'immigration, et la réduction des normes sociales.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 09:18

Décidément, quand ça claque, tout claque. Victime d'une sécheresse qui assoiffait le pays, la Californie est victime d'un deuxième fléau, celui des pluies diluviennes, qui ont remplies les barrages, mais celui d'Oroville menace de céder désormais, et le shériff a donné l'ordre d'évacuation.

Photo Oroville Dam.

C'est une suite logique de la sécheresse, parce que les barrages étaient au plus bas, le sol a dû certainement subir des mouvements, et les ingénieurs Hydrauliciens doivent surveiller la remise en eau qui doit être très progressive des barrages. Dans ce cas précis, il n'y a pas eu de remise en eau progressive, mais brutale, et le sol, qui est aussi important dans la tenue du barrage, que le barrage lui même a joué le rôle de la fée Carabosse. Dans la catastrophe de Malpasset, ce n'est pas barrage qui a été en cause, c'est la montagne qui n'a pas tenu. Le problème de Malpasset est sans doute que celui qui a fait les études avait donné son accord pour un barrage-poids, et qu'on y a fait un barrage voute, qui transmet les forces à la montagne, et là, la montagne n'avait pas résisté.

Apparemment, pour Malpasset, l'étude avait été menée sérieusement, mais l'auteur était mort entretemps, et l'évidence, pour lui, n'a pas été une évidence pour tout le monde.

Oroville, alimentait, de plus, une grande partie de la Californie en eau. Sa mise HS, a peu près certaine -ils seront obligés de le vider-, sera un grand problème, et le budget annoncé pour sa consolidation, même au cas où il n'y ait pas écroulement, apparait léger et très optimiste : 200 millions de $.

On voit que le problème est celui du déversoir, et on apprend que celui-ci n'avait jamais servi... C'est un peu léger comme comportement des autorités, mais significatif. Un optimisme béat et à toute épreuve...

Le je m'en foutisme, le laxisme des autorités pendant des années, mais aussi, les coupes dans les budgets d'entretien, voire simplement de surveillance, sont responsables. Rappelez vous, il y a quelques années, EDF mis en cause pour 400 barrages dont l'entretien était négligé. Vache à lait pendant des années, rapportant gros, coûtant peu, c'était l'investissement idéal. Maintenant, retour à la loi du capitalisme : tout montant investi, doit être désinvesti un jour, sans compter les poursuites civiles des victimes d'Oroville...

Une ville de 16 000 habitants, une zone de 160 000 habitants, détruite par une inondation, ça doit bien se chiffrer en quelques milliards de $. On voit que les 1 ou 2 millions de dollars économisés par an sur 50 ans, ça ne sera pas suffisant - d'ailleurs, on ne sait pas où ils sont-, et cela illustre bien le fait que la petite économie, fait la grande dépense plus tard.

On peut le voir sur la carte, la seule destruction d'Oroville ne sera qu'une petite partie de la catastrophe et la zone dévastée   sera beaucoup plus vaste. La catastrophe serait alors d'allure biblique.

La version la plus optimiste, le barrage tient, et on peut le vider, sera une catastrophe économique de long cours, privant une bonne partie de la Californie d'eau, et posant le problème de savoir si le barrage peut être consolidé ou doit être détruit. L'agriculture Californienne irriguée, elle, a toutes les chances de faire partie du passé.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie Politique
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 13:53

Que pensez vous du journal "Le Monde" :

Réponse A) : le Quoi ?!?!?

Réponse B) : Moi, je préfère Costa Croisière (le capitaine ne sait pas tenir la barre, mais il a la classe),

Réponse C) : Faut que je prenne rendez vous chez le proctologue, ces problèmes d'hémorroïdes, c'est mortel.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:27

Il parait que Beru ferme son blog, à cause du "Monde". S'il lui en faut pas plus... Moi, j'ai failli l'arrêter plusieurs fois, et il n'y a pas de doute que je l'arrêterais un jour mais le motif me semble un peu étrange.

La crédibilité -ou la débilité ?- du Monde, fait que plus personne ne lit ce canard, qu'il survit à cause de subventions, et d'abonnements quasi obligatoires dans certaines sphères, notamment l'enseignement. Voyons, ça ne se fait pas de ne pas avoir "le Monde". Mais il n'impressionne (que rarement) que les gens qui veulent être impressionnés, et sa seule utilité véritable et indubitable, ce serait d'être transformé en PQ, en ramollissant le papier, tel que le faisaient les soviétiques de la grande époque. Pour l'édition internet, c'est plus compliqué. Si quelqu'un a à sa disposition -gratos, bien sûr- quelques camions d'invendus, il peut me les adresser.

S'il y a bien une chose qui ne me ferait pas fermer ce blog, c'est d'être décoré par le monde. Personnellement, j'aimerais bien des couleurs à pois, bandes et étoiles, par exemple rouge pâle à bandes rouges, vif fluo et clignotant. ça en jetterais, digne de Donald.

"Le Monde" voudrait brûler les dissidents, mais sa seule utilité actuelle, c'est de servir à l'allumage des poëles, inserts, cheminées, etc... Ce sont des jaloux.

Il parait que Juncker voudrait ne pas rester au chaud à la commission européenne ? Histoire de se faire oublier ? Ou alors, il a senti le vent de l'histoire, et qu'il s'est dit que ce n'était plus la peine de rester en place ? On peut s'attendre à de vigoureuses protestations de la part de la corporation des brasseurs, bouilleurs de crus et viticulteurs réunis.

C'est la preuve indubitable que le poisson pourrit par le tête.

Problèmes et débandade à Vancouver, au Canada. Dans la bulle immobilière. Plus de 60 000 maisons vides, souvent rachetés par des chinois. Voilà où passent la chute des réserves de change en Chine, dans de l'immobilier acheté très cher à l'étranger, souvent abandonnés, et en piteux état. Pour mémoire, les réserves sont passées de 4 000 milliards de $ à moins de 3 000. Futilité des politiques menées. Elles sont en train de s'effondrer. La Chine a accumulé, comme l'Allemagne, des réserves mirobolantes, pour quoi faire ? Les gaspiller...

Une économie chinoise qui, selon P. Sabatier (le désespoir de la corporation des barbiers) est à bout de souffle. Elle est à bout de souffle parce que le moteur exportation cale, et que, selon moi, le moteur charbon, cale aussi. L'un et l'autre, parce qu'ils ont fait place nette. Il n'y a plus d'acheteurs pour les produits chinois, et l'investissement chinois n'est pas lui même fiable. Que dire quand une usine textile bâtie l'année N, est fermée en N + 1 et détruite, quand aux machines, laissées à l'abandon 6 mois, ce n'est plus que de la ferraille. Alors, où est la vérité ? Dans les dirigeants d'entreprises terrorisés par d'éventuelles représailles chinoises, en cas de retour au protectionnisme ?

Le producteur chinois est aussi enchainé au consommateur européen et surtout américain. Mais ceux là sont asphyxiés, et comme l'on dit. Si un jour votre endettement vous fait peur, il peut aussi faire peur à votre prêteur.

Bref, débandade Mondiale. Alors, effondrement, ou ajustement ? En réalité, l'effondrement, c'est un ajustement qui a mal tourné, ou qui a été trop longtemps différé.

Le Monde, par exemple, risque l'effondrement, parce qu'il ne s'est pas ajusté à son lectorat, mais lui a demandé de s'ajuster à lui, arbitre des élégances, et que les rustines placées un peu partout pour le sauver, ne tiennent qu'à un fil, et fuient de toutes parts. Le Monde, à l'heure actuel, c'est qu'une colique, un tique, une tourista, un truc nuisible, mais aussi, une décoration. C'est vraiment valorisant d'être un ennemi du "Monde", repaire de vipères lubriques, et de menteurs patentés. Putain, quand c'est qu'ils blacklistent ??? J'attends ça avec impatience.

Béru devrait prendre un pseudo :  Alexandre Issaïevitch, par exemple. Et devrait se méfier d'être suivi. Mais vu les moyens du "Monde", ça sera par une mobylette (il y en a un de libre à l'Elysée) et un grouillot, qui complétera comme ça ses heures de livreurs de pizzas. Décadence, décadence.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 09:56

Certains disaient que les révolutions étaient impossibles, qu'elles étaient toutes largement téléguidées, et organisées.
Mais il y a quand même des nuances. Le problème des révolutions qui lèvent, c'est qu'elles se lèvent quand une partie de la classe dirigeante en affronte une petite partie. Quand je parle de classe dirigeante, je parle de la vraie, pas du microcosme politique français.

Exemple : vous prenez un châtelain près de ses sous, mais gagne petit, et dur aux petits. Il a amplement, depuis des décennies, pris des libéralités avec la déontologie, sinon avec la loi, pour vraisemblablement entretenir le dit château qui était visiblement au dessus de ses moyens. Poussant le gagne petit à l'extrême, il crée une société de conseil, qui a pour client une compagnie d'assurance, qui profiterait à plein d'un sabordage de la sécurité social. Ben, ce type, non seulement il est pitoyable, mais en plus, il est bon marché comme pas possible. 200 000 euros par une compagnie d'assurance qui brasse des dizaines de milliards, c'est rien. Ridicule. Le bonbon acheté par maman à l'épicerie. Et en plus, c'est cousu de fil blanc. Une pareille compagnie a besoin d'un tel grouillot ? Il veut faire croire ça à qui ? Le quidam se surestime. Il souffre d'hypertrophie de l'égo. Ils ont tous les salariés et services qu'ils veulent. Et ils ont besoin d'un "conseil" ? Là, je me roule par terre...

Toutes ces sociétés de conseils d'avocats, élus au parlement, ce n'est ni plus, ni moins que du trafic d'influence. On achète bon marché, une pute vieillissante. Même pas une belle fille.

Même le montant des salaires de la famille, ça rase les pâquerettes pour les grands capitalistes. Le smicard de la politique, les restos du coeur du plouc sarthois.

Il avait un rôle tout trouvé dans la présidentielle, celui du mouton sacrifié pour l'holocauste. Pas celui qui arrive en haut du podium. Mais il ne l'a pas compris.

D'ailleurs, on peut franchement se demander si ce n'est pas toute la classe politique qui est destinée par la classe dirigeante à l'holocauste. Quand le peuple râle, il faut bien lui donner des têtes à faire rouler dans la sciure.

Elle était mignonne, cette petite classe dirigeante, et si bon marché. Des vacances chez Costa croisière, et paf, le benêt en fait dans sa culotte de contentement. Il peut revenir au pouvoir ? Il fera quelques conférences surpayés certes, vu leur qualité intrinsèque (en dessous de zéro), mais si bon marché. Et l'autre nain sera content.

Le suivant sera encore meilleur marché. Un bon tuteur, il fera tout ce qu'on lui dit. Sans aucune idée personnelle. C'est pas beau la vie ? Après, une fois la plante crevée à 4 %, on prendra le tuteur pour le remplacer. Il est si beau, ce tuteur...

Il est savoureux de voir les médias mis au pilori, parce ceux là même qui l'avaient soutenu depuis si longtemps. Le parti "les républicains", qui se plaint du traitement médiatique ? Au FN on doit tellement rire qu'on doit aussi se rouler par terre...

Pour le châtelain, bien sûr que pour le commun des mortels, ces sommes sont astronomiques, et scandaleuses, et il est pris les "doit" dans le pot de confiture, surtout quand on prêche à ces salauds une austérité éternelle pour avoir droit au paradis (néo-libéral d'une concurrence libre et non faussée, comme pour l'accès à la fonction d'attachée parlementaire).  A leur véritable échelle, c'est le mec qui a fait le tronc de l'église, celui qui a dépouillé le gamin de son argent de poche.

Quand à celui qui servait de tuteur, vous savez, le gendre idéal, sa campagne électorale est époustouflante : pt'êt ben... Comme slogan électoral, c'est pas mal, surtout en Normandie, mais son germanisme doit quand même en faire râler quelques uns, dans la classe dirigeante.

Bref, on vit une époque formidable, et le bonneteau passe sur le parapluie, où qu'il est, où qu'il est, l'as de pique ???

Quand à certains méprisants, ils viennent de découvrir, eux aussi, leur statut de plouc. Il faut dire, il y a 40 ans, qu'ils se comportent comme des larbins et des ploucs, normal qu'on les traite comme tels. Le torche-cul, c'est à jeter après usage. Personne ne les conserve.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 18:30

"Bel article mais ..." La réduction du train de vie, c'est bien ce qui nous attend.." Vous pensez à quoi ? A la sécu et aux apl, comme le suggère votre lectorat ???"

Si la réduction de tout ce qui va aux pauvres, c'est dans l'ADN des politiciens néo-libéraux, et donc, fait bien penser à sécu + APL (toujours dans le registre des salauds de pauvres), c'est un autre genre de réductions auquel il faut penser. Les réductions ou plafonnement, de tel ou tel budget, c'est ce qui s'est fait actuellement.
Pour comprendre le problème, il faut changer totalement de logiciel. Le budget du pauvre, malgré toutes les demandes, sera toujours là, il est de toutes les époques, de tous les temps, de tous les lieux.

Les pauvres ne sont pas capables, tout bêtement, de porter l'ajustement tout seul, même si on les tuait tous. Le problème, c'est qu'ils sont pauvres, et désargentés... Ou pas assez nombreux.

L'effondrement concernera d'abord, la richesse accumulée. Il faut voir, comme P. Jovanovic, un immense coup d'accordéon donné à la monnaie. Ensuite un énorme coup d'accordéon donné à la "richesse" foncière, enfin, un changement fondamental des conditions de vie, qui accompagne les grands changements socio-politique.
Imaginez les campagnes françaises en 1914 et 1924. Dans l'un des cas, les habitations hébergent de 6,7 à plus de 10, voir 15 personnes. Dans l'autre, il n'y en plus qu'une, ou deux, parce que les autres sont pour parties, mortes, de la grippe, des combats, où désormais, travaillent ailleurs.
Le souci principal des autorités, c'est que ces campagnes vivent désormais dans la terreur, non pas que la délinquance soit en hausse, elle s'y est plutôt effondrée, mais ce qui faisait le sentiment de sécurité, c'était la maison nombreuse, et la présence des hommes.

L'ajustement, pour être plus précis, c'est simplement l'extinction de bien des feux. L'aéroport sempiternellement déficitaire, mais cher aux coeurs des élus, mais aussi au portefeuille de leurs administrés, ferme, le nombre de personnes par logement, passe de 2.5 à 5 beaucoup de magasins ferment, le pib se démonétise, le jardin se généralise, comme le poulailler. La voiture disparait, c'est déjà en cours, d'ailleurs, les jeunes ne peuvent plus se payer que la bagnole à 2500 euros, seuls plus de 50 ans, peuvent s'en payer, mais les ventes aux particuliers sont passées en dessous des ventes aux flottes.

Le problème ce n'est ni la sécu, ni les APL. Le problème sont la dérive des dépenses de santé, et la dérive des loyers, pour les deux, les hommes politiques libéraux les ont laissées s'installer par clientélisme.

On peut très bien passer à une médecine cubaine, très bon marché, et n'ayant pas grande différence quand aux résultats vis-à-vis de la notre, et on peut mater les loyers, et rendre la question des APL, sans objet. C'est la cherté des loyers qui fait de l'APL un problème global.

L'APL, aide personnalisée au logement, avait été inventé par Raymond Barre, dans le but d'augmenter fortement les loyers, tout en permettant aux pauvres de se loger. les pauvres n'étaient donc pas visés, mais étaient visés ceux qui étaient justes en dessus, et qui n'avaient pas droit aux APL. Eux allaient payer plein pot et plein carat.

La logique apparait éclatante : un F2 de 41 M2 à Paris pour "seulement", 480 000 euros...

Il n'y en a qu'un qui est content dans l'histoire, c'est le banquier qui fait le prêt pour le dit F2. Et un naïf, le type qui achète le F2, "pour se constituer un patrimoine".

Comme je l'ai dit souvent, le PIB est devenu fictif, avec des agrégats de plus en plus surréalistes. Les français de 1945 dépensaient 1.5 % du pib pour le logement, pib d'un montant peu élevé. Aujourd'hui, c'est 22.5 % d'un pib sans comparaison...

Il faut voir l'avenir, comme un monde où tout notre mode de pensée sera obsolète, sans doute très vite.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 10:00

"Vous dites: "Après, il va falloir regarder mourir les activités complexes, mais déclinantes de nos sociétés. Veaux, vaches, cochons, couvées, les emplois à haute rémunération, les soins médicaux, le tourisme, l’université, les déplacements, chauffer une maison de 250 m2...


En réalité, c'est une certaine médecine, qui est appelé à disparaitre. les déplacements, dont le tourisme, ont toujours existé, mais c'est à pattes qu'il devra se faire, comme au XVI° siècle. Quand à chauffer une maison ? Le commerce des peaux était florissant avec la Nouvelle France. Pour la bonne raison que le chauffage était inconnu."

Si j'ai bien compris vous faites le lien entre le pétrole et les activités citées ensuite. J'ai une remarque. Parmi les penseurs de la décroissance on entend souvent qu'il sera possible de faire des choix de société entre ce qu'il sera nécessaire de décroître (jusqu’à pratiquement zéro, vous citez par exemple le tourisme, peut être que l'on aura le tourisme champêtre ou balnéaire locale et une semaine par an, un peu comme dans les romans de Maupassant) et ce que l'on voudra maintenir. Parmi les choses que l'on voudra/pourra maintenir, j'ose espérer que les progrès médicaux accessible au plus grand nombre et l’éducation/recherche (l’université) en fassent partie.
Je comprends bien le rôle tenu par le pétrole dans ces domaines mais ils peuvent peut être se maintenir dans l’ère de l’après pétrole a condition de leur allouer l’énergie nécessaire pour se pérenniser qui sera produite en quantité bien plus limitée qu'aujourd'hui, certes, mais qui ne sera pas nulle. En tout cas a en croire vos billets réguliers sur les avancées des énergies renouvelables.
Surtout que dans un monde en décrue démographique, on pourra peut être produire enfin, des humains de qualité que l'on aura intérêt a maintenir en vie assez longtemps pour profiter de leur "utilité" et aussi pour qu'ils transmettent le savoir aux générations suivantes."
Je tiens à rapprocher en partie cette intervention avec un article du saker "Quand les camions cesseront de rouler, il en ira de même pour la civilisation ". Vous remarquerez qu'il y a plusieurs rubriques sur ce blog, sur le transport.
Je me rappelle un film catastrophe où les soldats veuillent sur un mur à la frontière de l'Ecosse. De l'autre côté a lieu une épidémie, et il y a de très nombreux feux de camps. Puis, un a un, les feux de camps vacillent et s'éteignent. Jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus. C'est un phénomène lent, alors qu'on pense que le pic pétrolier c'est un phénomène brutal.
Il est déjà à l'oeuvre, dans les 102 millions de USaméricains sans emplois, et dans la carte du vote Trump. Il a fait le bon diagnostic sur l'énergie, mais administre la mauvaise thérapie.
Le pic à l'oeuvre, ce sont les emplois qui disparaissent, les compagnies maritimes qui commencent à détruire leurs navires, déposer le bilan, et accumuler les pertes, les compagnies aériennes sempiternellement en déficits, le flux routier qui baisse un peu, et pas plus rentable, le fret fluvial, qui lui, baisse franchement, la liquidation du fret ferroviaire...
Ce sont des phénomènes à échelle humaine, assez lents. Parce que les gisements pétroliers décroissent de 5 % par an, et que POUR LE MOMENT, la baisse de rendements a été compensée par des dépenses importantes accordées à la recherche, la prospection, et au pétrole de schiste. Le prix sert de variable d'ajustement, qui se répercute sur la filière. C'est donc bien un ajustement que nous vivons, mais encore un ajustement indirect.
Le rebond observé dans la production (du pétrole de schiste uniquement, et dans un seul pays uniquement) a simplement déstabilisé un marché qui ne dispose que de capacités de stockage encore plus succinctes que les maigres excédents.
Bien sûr, le système a encore des capacités de réaction. On a l'impression d'une stabilisation, qui annonce une remontée de la "mythique croissance", mais qui n'est qu'illusoire. Quand dans un secteur suffisamment d'acteurs sont morts, les survivants peuvent en tirer un certain répit, un certain temps. Mais pas éternellement.
Puis, viendra le temps où la quantité elle même sera insuffisante. Je rappellerais à certains qu'ils ont vu, au début des années 1970 des files d'attente pour les stations services aux USA, sans compter, bien sûr, des épisodes "atypiques", comme mai-juin 1940, qui brutalement tarissent toute source énergétique extérieure.
La prise de conscience par une classe politique âgée, est égale ou proche de zéro. On rêve d'un aéroport à Notre Dame des Landes, en plein pic pétrolier...
Sans doute vivra t'on aussi des phases de "falaise de Sénèque". Au moins dans certains pays. La position des démocrates, socialistes, immigrationistes est simplement d'une stupidité dantesque.
ils ne représentent plus, avec leur belle âme, que des gens n'ayant pas encore conscience de ce qu'est l'économie. C'est le partage de la rareté. Et quand le gâteau n'augmente plus, c'est encore plus difficile, et quand il diminue, c'est encore plus compliqué.
Après, on s'aperçoit que la structure est trop grosse. On peut prendre l'exemple d'un châtelain sarthois en situation difficile à cause de son home de 1100 M2, qui coûte la peau des fesses. Mais le dit châtelain, n'a visiblement jamais pensé à réduire ledit train de vie, en se "contentant" de 200 m2, plus moderne, et plus économe. Déjà, en son temps, le non moins célèbre Gilles de Rais avait du mal avec ces 4 châteaux.
Il est curieux d'ailleurs, de voir comme les châtelains se ressemblent au cours des siècles. Pour entretenir leurs tas de pierres, ils aiment faire des holocaustes de pauvres. L'un, directement, l'autre par la réduction des budgets sociaux.
Mais ni l'un, ni l'autre, n'estimaient "de leur rang", devoir réduire leur train de vie. La réduction du train de vie, c'est bien ce qui nous attend. Mais avec une classe dirigeante, qui, elle, n'entend aucunement se priver, et qui, aucunement ne perçoit les craquements. Comme sur le Titanic, les premières classes n'avaient pas ressenti le choc. Les fonds de cales, eux, l'avaient bel et bien perçu.
Pour ce qui est des plaisirs, ils ont évolués, sans même remonter à Maupassant. Les alentours des villes, aux alentours du début des années 1970 étaient encore pleines d'activités qu'on peut qualifier de champêtres. On ne ressentait pas le besoin de faire du kilomètre, on se contentait de quelques uns, et la proximité n'était pas ressenti comme un vice ou une absence d'imagination. D'ailleurs, là aussi, la norme évolue. Pourquoi l'Espagne a t'elle de nouveau du succès touristique ? Et si c'était simplement, aussi (en plus des baisses de prix), parce que c'était moins loin ?
La civilisation actuelle est bâtie sur quelque chose de très physique et très sale, le pétrole. Pas sur les NTIC (nouvelle technologie de l'information et de la communication). Pas de pétrole, pas de civilisation, et l'on va voir la partie, "moins de pétrole, quid de la civilisation ?"
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 15:21

Voilà un petit schéma qui en dit long. Les arrestations à la frontière mexicaine ont chuté de 80 %. Les hispaniques ne sont plus guère tentés par l'aventure aux USA. Bien sûr, il reste des attardés, qui n'ont rien compris au film, comme les dirigeants politiques, d'ailleurs.

Les pays occidentaux cessent d'être, peu à peu, des pôles d'attractions, à tous les niveaux. Et quand ils le restent, c'est paradoxal. Les riches chinois font subir à l'empire du milieu une hémorragie monétaire sans précédent... Pour acheter de l'immobilier aux 4 coins du monde, un immobilier dont ils font flamber les prix, mais qu'ils laissent tomber en ruine souvent.

Moller Maersk est en train de prendre le bouillon : "perte de 1.94 milliards de dollars, contre un bénéfice de 791 millions pour 2015". Le transport maritime, c'est pourtant l'activité phare de la mondialisation. Et Moller Maersk, le premier transporteur. S'il était simplement devenu, "trop gros" ? Trop gros pour ne pas mourir ???

Un train a rejoint Londres, en provenance de Beijing. Il était chargé de marchandises, il est revenu vide. Comme les porte-containers. Ils reviennent d'Europe ou des USA, vides, parce qu'il n'y a pas de fret en quantité suffisante. Vu les déficits commerciaux, ça se comprend.

L'agenda mondialiste se brise sur l'épuisement géologique. Et le train lui même, ne sera rentable que s'il transporte suffisamment de marchandises, sinon, la nouvelle "route de la soie", fermera aussi. Et on retombera sur le paradigme ancien, on n'importera que les choses suffisamment précieuses qu'on ne produit pas.

La mondialisation est assise sur les transports, et ceux-ci dépendent à 99 %, du pétrole.

Les rebonds observés dans le commerce chinois sont ils simplement l'effet des dévaluations, et la hausse mécanique qu'elles entrainent en Yuan ou est ce simplement un rebond technique ? Sans doute les deux. En tous cas, avec cet autre chiffre, on voit quand même une certaine volonté de manipulation.

Donald Trump veut ressusciter le paradigme mourant du pétrole abondant. Au moins a t'il eu mérite, celui de poser le problème, et c'est bien sans doute, le seul homme politique qui l'ait fait.

Après, il va falloir regarder mourir les activités complexes, mais déclinantes de nos sociétés. Veaux, vaches, cochons, couvées, les emplois à haute rémunération, les soins médicaux, le tourisme, l’université, les déplacements, chauffer une maison de 250 m2...

En réalité, c'est une certaine médecine, qui est appelé à disparaitre. les déplacements, dont le tourisme, ont toujours existé, mais c'est à pattes qu'il devra se faire, comme au XVI° siècle. Quand à chauffer une maison ? Le commerce des peaux était florissant avec la Nouvelle France. Pour la bonne raison que le chauffage était inconnu.

C'est une vision du monde qui va peu à peu disparaitre. Avant 1945, personne n'était traumatisé par l'absence d'aviation commerciale.

 

Repost 0

Présentation

compteur

Recherche

Catégories