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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:21

Mali.png

Si on définit un empire comme un conglomérat d'ethnies différentes, on peut considérer le Mali comme un empire, peuplé de 25 groupes différents, et en guerre ininterrompu ou presque, depuis l'indépendance.

On peut remarquer un territoire trop grand, sans limites naturelles, regroupant deux principaux groupes qui ne s'aimaient guère, les uns, descendant des conquérants, les touaregs essentiellements, métissés en grande partie et se considérant comme blanc, victimes de massacres et de viols, et, en gros, d'un "apartheid inversé", connu de longue date, mais caché, et de l'autre, des descendants des raflés, heureux de prendre leur revanche pendant des années, beaucoup plus nombreux que les arabo-berbères. 

 

Commencé au début des années 1960, la rébellion touareg a varié en intensité, sans jamais cesser vraiment, alternant périodes de banditisme et de conflit ouvert.
Ce Mali, n'éait pas viable. Plus de 1200 000 km2, et une armée de ... moins de 8000 hommes, dans un état fortement touché par la crise énergétique, ne serait ce qu'en raison de sa grandeur...

De fait, l'indépendance de l'Azawad est inscrit dans les tendances lourdes.

 

De fait, les soldats maliens n'étaient aussi pas très motivés par ce long conflit jamais fini, et finalement, trés colonial.

 

De fait, l'Algérie ne voit sans doute pas d'un mauvais oeil des états glacis se constituer tout autour d'elle, dans ce qui fut le Mali, la Libye, et demain le Niger.

 

Mais, côté France nucléaire, on va encore plus rire quand c'est le voisin qui va flamber...

 

Afrique_Ethno.jpg

 


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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:05

- Dette sous évaluée : à 60 % du PIB (officiellement), à 90 %, réellement,

- baisse supplémentaire de l'immobilier de 35 % (consenus officiel : 15 %),

- secteur bancaire "zombie",

- économie en déconfiture,

et le plus marrant :

- "the most uncompetitive labor market in Europe ". Hier modéle du libéralisme, aujourd'hui "most uncompetitive"... Décidément, à zerohedge, ils ont bien choisi leur logo.

Clair sur le diagnostic, nul sur le reméde.

Comme si le problème, c'était le marché du travail... Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 20:55

- Les prix grimpent dans ... moins de 10 % des villes chinoises. Donc, ça stagne, ou baisse ailleurs...

- chute des mises en chantier, de la production de ciment, d'acier et d'énergie.

- gonflement (monstrueux) des stocks de matières premières. (panique vs à vis du USD ? oui, mais remplacée par une crise du crédit interne).

- les exportations dans le PIB se contratent et ne font plus que 3% du PIB.

On consomme de moins en moins : la consommation est passée de 50 à 35% du PIB (contre 70% en occident). L'investissement est à 50% (pourquoi faire ???).

 

La Chine a rassemblé toutes les tares de l'occident... Sans prendre rien de ses mérites...

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 20:29

J'ai souvent dit que la France était un pays particulier. Jamais partie première, elle rattrapait, quand elle voyait son retard.

Ce "syndrome français" va pouvoir s'appliquer pour le solaire (photovoltaïque).


Avec un phénomène économique connu : le premier parti a un avantage économique certain, un certain temps.

Pour l'Angleterre et son décollage économique, il a duré un siécle. Après, la France a pu s'équiper à moindre coût, et avec des machines plus modernes, consommant 60 % d'énergie en moins par unité de PIB produit.

 

Pour le solaire photovoltaïque, les derniers dans la course ont le même avantage, mais au bout de trois ans.

Ils bénéficient d'équipements rodés et moins chers, pendant que les premiers partis vont s'éreinter à payer des intérêts et du capital devenu inutile.

 

70 euros le MWh, autant dire que le reste des énergies est dans les choux, surtout le nucléaire, et dans le nuke, surtout l'EPR.
Bien entendu, je déconseille "d'investir" dans le photovoltaïque, tant que les prix d'installations sont si stratosphériques (18 500 euros pour solaire direct), et je rappelle que le solaire thermique, lui, est rentable sans problème et très vite, même sans subventions.

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 11:31

deficit_commercial.png

 

Ce qu'il y a de marrant avec les godons, c'est qu'ils n'ont aucun sens des réalités et du ridicule, en affirmant "un déni de réalité".
La réalité, c'est un effondrement de l'empire, qu'ils ne voient même plus.

 

On le voit, les pays qui ont adhéré le plus fermement à la doxa néo-libéral, sont en pleine déconfiture, pour le mieux être, très provisoire, des pays excédentaires.

 

Mais pour les journalistes de "The Economist", qui devrait se rebaptiser "The Psychiatrist", je suis sûr qu'un jour, ils finiront par être très heureux.
C'est vrai, ils seront "happy", le jour de leur suicide.

 

Quand à leur dérision de la taxation à 75 %, elle est elle même, ridicule. Dans une crise d'effondrement, celui qui a le plus à perdre, c'est celui qui a le plus, et ses avoirs tendront naturellement vers zéro. Ils ont un intérêt particulier à veiller à la santé de la machine économique, mais ils sont trop stupides pour le faire.

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 07:12

Antibes vient de faire baisser de 43.3 % le prix de l'eau. Mais plus intéressant encore, jusqu'à 120 M2, le prix baisse de 78 %.
Horribeul et terribeul, les possesseurs de piscine vont payer plus cher que le simple citoyen, alors que jusqu'à présent, il était, de fait, subventionné par le "petit" consommateur. 

 

Mais ce mécanisme, c'est un mécanisme économique soviétique. Jusqu'à la norme le prix est amical, et passé ce stade, devient prohibitif.

 

Le plus marrant, c'est que cela se passe à Antibes, dans un bastion "de droite", mais comme on a pu le constater dans beaucoup d'endroit, le prix de l'eau peut être explosif politiquement, et le prix de l'eau, ce n'est pas que le prix de l'eau et du "service", c'est essentiellement une forme de corruption, où les sociétés fermières se servent sans retenue, sans investir, malgré leurs beaux discours (c'est autant de rentabilité perdue), mais ne manquent pas d'acheter toutes les personnalités locales, directement ou indirectement (les maires aussi ont des enfants et des conjoints).

 

« Les profits pour le privé, les risques pour le public, les coûts pour la population. » 

 

Au contraire, le mécanisme libéral, lui, tend à rendre prohibitifs les tarifs des "petits" consommateurs, priés de payer beaucoup plus chers que les autres, et dans bien des pays du tiers monde, l'eau est le premier poste de dépense, suite aux privatisations.

 

C'est le même mécanisme pervers qui se met en place au début des années 1970 : faire flamber les dépenses contraintes, pour satisfaire des rentiers. Après, on vous dit que la lutte des classes, ça n'existe pas et que c'est dépassé...

 

Un retraité s'est donné la mort place Syntagma. Des suicides par le feu ont lieu en Italie. Tout baigne. Normal, avec l'eau.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 08:31

Après une année tonitruante (truande ?), les français, bien mal informés, ont continué à acheter massivement de l'immobilier, sous l'influence de sucettes diverses, indifférents totalement, à toute logique économique, à toute rationalité, et indifférent à l'état de délabrement de l'économie française et mondiale.

 

Ou tout du moins, complétement aveugle à l'état de celle-ci.

Comme pour les soviétiques de 1986, l'effondrement est "impossible".
Comme pour le pentagone, il est "impossible" de baisser leur budget de 5 %.

Ou plutôt, on ferait mieux de dire "impensable", dans leur mode de pensée...

 

A vrai dire, après un pic en décembre 2010, à 22 milliards par mois, le tassement était perceptible, même s'il y avait eu, fin 2011, une légère reprise, liée aux sucettes fiscales, en voie d'extinction.

Mais la minute de vérité a été janvier-février 2012. Entre janvier et février, le flux de nouveaux crédits immobiliers est passé de 12.4 milliards à 7.3.

 

La catastrophe du premier trimestre 2012 est même dans la bouche de l'inénarrable Mouillart, et atteint 36 %.

La baisse de mars atteint sans doute le même ordre de baisse que février, à - 41 %, mais comme le mois est plus long, on aura l'impression d'un rebond.

 

On a pu tricher quelques mois avec quelques méthamphétamines monétaires, mais la tendance à le dépression a ressurgit.

L'heure de vérité, après la présidentielle aura lieu. Avec une chute, sans doute carabinée des prix, et des transactions achetées à coups de remises.

Les chiffres espérés par Mouillart seront sans doute trop optimistes, après une cure d'austérité, dont le premier effet se portera sur l'immobilier.

Comme la croissance de la masse monétaire s'appuie principalement, et même uniquement sur l'immobilier, il faut en tirer la conclusion finale : la monnaie va disparaître...

 

Ou du moins, il suffit que la masse monétaire diminue, pour qu'on ait une crise carabinée..

 

Il est vrai, que pour que tout reparte, le mieux, c'est que tout baigne : plein emploi, augmentations salariales, excédent du commerce extérieur, classe politique compétente...

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 07:19

Il parait qu'on brade dans le nord de Paris.

Pensez, le clapier de 53 M2 ne part plus qu'à 350 000 roros, contre 424 000 il y a peu.


Je ne sais pas pourquoi, je pense à Brel "les bourgeois, c'est comme les cochons..."

Mais le cochon, lui, à l'avantage d'être toujours bon, contrairement au bourgeois, qui lui, visiblement, n'a aucune utilité et se révéle détestable au niveau culinaire, pendant les périodes de famine (trop dur, trop flasque, à la limite, on peut en nourrir le cochon, qu'on va vendre au marché).


De plus, l'intelligence des cochons est bien supérieure à celui du bourgeois, mais on peut regretter parfois son caractère trop amical et affectueux (du cochon, pas du bourgeois, exécrable, lui).

 

De même, la négociation à Neuilly va bon train. On offre 600 000 roros pour le trois pièces à la vente pour 700 000.

Mais, là aussi, je crois qu'il faut envoyer les vendeurs (et aux acheteurs) suivre des cours d'économie sociale et familiale, et apprendre à lire une table de mathématiques financières...

Parce que les acheteurs pouvant payer pas loin de 4000 euros pendant 20 ou 25 ans, ça ne doit pas courir les rues, même à Neuilly...

 

En plus, pour s'endetter à l'heure actuelle, il faut avoir une confiance totalement indue dans le système économique, qui se survit en attendant le coup de grâce, et dans les talibans qui gouvernent à Bruxelles et Francfort...

(Et encore, par rapport aux abrutis de Francfort et Bruxelles, les Talibans font figure de personnes aussi éclairées, qu'instruites et compréhensives).

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:45

La Chine semble agitée de remous intenses, tant à l'intérieur du PCC qu'en dehors. Nettoyage à Chong Qing, une des métropoles les plus importantes, pour corruption, lutte de pouvoir ou simplement climat social explosif ?

Même le pouvoir le reconnait, très indirectement.


La surestimée croissance chinoise est bâtie sur les exportations et les investissements, et le gouvernement entrait dans la logique du n'importe quoi immobilier.
Après avoir promu "l'investissement", le secteur HLM doit bâtir 36 millions de logements, signe indubitable que la promotion privée, ne fonctionne plus, ne trouvant plus d'acheteurs, et qu'on veut parallèlement maintenir l'activité de la construction.

A la fin des années 1970 en France, beaucoup de programmes immobiliers furent "sauvés"en refilant la construction aux sociétés d'HLM, et cela a joué un rôle important, dans la constitution de quartiers pourris, qui ont toujours eu des problèmes pour trouver une population qui veuille y habiter et qui ne furent jamais pleins. On voit donc que la Chine imite et singe strictement l'occident, dans sa dérive immobilière, "or des fous".

 

La Chine n'engrange plus d'excédents extérieurs, au contraire, les "termes de l'échange" se sont notablement détériorés.
S'ils vendent, sans doute, autant, c'est à des prix bradés, le temps d'attendre (quoi ? On ne sait pas).

 

Selon certains, la croissance du pib n'est pas un indicateur chinois fiable, ce qui est significatif, c'est l'excédent commercial, plus parlant qu'une croissance largement bidonnée par les autorités locales.

 

Quand à la situation interne, elle est loin de se redresser. En effet, les efforts de rééquilibrage de la croissance, s'ils ont eu lieu, ce qui n'est pas évident, et la part de la consommation a décrue dans le PIB, dans la dernière décennie.

 

Malgré les augmentations de salaires, il n'est pas évident de faire consommer mieux, et en même temps, 30 % d'augmentation sur un salaire de 100 euros, ça ne va pas chercher loin...
En tous cas, pas assez pour compenser les marchés européens et américains, en déconfiture.

 

En résumé, la mondialisation finalement se révélera comme la mondialisation d'un bordel monstrueux. Les liens tissés entre pays n'alimentent plus finalement, que la crise, le désordre, et la guerre.
Le Mali vient de sombrer à son tour, conséquence d'une situation ancienne, et de l'activisme occidentale en Lybie, mais aussi au Sahel.

Devant cette montée des désordres, seule la notion d'état nation peut fonctionner.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 20:24

Best Buy, variante locale de Darty, va fermer, sans doute à cause de la reprise 50 magasins sur 1450, et ouvrir 100 points de vente de mobiles...

On assiste à un double phénomène : un effet de mode, mais qui n'arrive plus, désormais, à masquer la déconfiture générale.

Le portable et ses variantes, tablettes, smartphones marchent bien, mais, en même temps, l'aventure de Free en France, montre qu'il y a un appétit évident pour les offres à prix cassés.

 

Best Buy, d'ailleurs, a perdu 800 millions de USD, malgré la disparition en 2009, de circuit city, le laissant en quasi situation de monopole, mais les siècles passés ont vu bien des sociétés en situation de monopole, déposer quand même le bilan. Cela a été le sort de la totalité des compagnies des indes.

Malgré une impossibilité technique, cela montre une simple évidence : la défaillance totale du consommateur.
En 1720, d'ailleurs, la banqueroute de Law a lieu, essentiellement parce que les droits indirects, assis sur la consommation s'effondrent.
La population avait visiblement profité de la prospérité pour faire ses stocks, d'une liste assez réduite de produit (tabac, sel, épices), et avait cessé tous achats.

 

Là, Best Buy a augmenté ses ventes, dans un contexte particulier : le volume global souvent importé, se maintient, mais les prix s'effondrent, tant à l'achat qu'à la vente, et les marges trinquent, car là aussi, il faut courir de plus en plus vite sur le tapis roulant...

 

Mais,  le volume augmentant, les prix baissant, les frais, eux, se maintiennent et augmentent aussi, dévorant la marge.

 

On a donc atteint les limites du modèle économique, et désormais, c'est ce modèle qui pose problème, expliquant comment une firme sans concurrence peut flancher, elle aussi.

 

La grande distribution a commencé à mourir, mais le mal se propage par tâche, touchant d'abord partiellement le secteur, d'abord par les firmes les plus mal gérés.

Ensuite, le dépôt de bilan accroît la place des survivants, et les laissent souffler provisoirement.
Ensuite, un autre concurrent meurt ou réduit la voilure, jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un, qui, à son tour, est touché.

 

Best buy a commencé le strip tease. Il devrait se poursuivre, un peu plus qu'hier et bien moins que demain...

(Trouvé sur le blog de pierre Jovanovic)

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