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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 07:12

La Grèce a besoin d'un énième plan d'euthanasie d'aide, "parce qu'elle ne pourra pas payer retraites et fonctionnaires", il lui reste 2 milliards en caisse.
Bien entendu, les recettes se sont effritées de 666 millions de janvier à mai, suite à l'austérité.

 

Côté CA, on pratique la zen attitude : on va fusionner emporiki, non la lourder, non, enfin, bref, pauve qui seut.

La BaniKe au CA ? asbomulent spa ! je dements formollement !

(En même temps, on va priver les grecs de leur passe-temps : aller brûler l'agence bancaire du coin, c'est ce qui se fait après avoir lapidé la permanence du député PASOK ou ND, il faut comprendre les grecs, ils n'ont plus beaucoup d'occupations, vu le taux de chômage).

 

"Austère histoire d'austérité" nous dit on, avec raison : " Selon Krugman, la défense des politiques d'austérité repose sur une métaphore aussi peu sûre qu'un vieux taxi grec : la métaphore de la famille surendettée. Que fait une telle famille ?, plaident les avocats de l'austérité. Elle négocie les délais de ses crédits et se serre la ceinture pour les rembourser . De là à penser que les nations surendettées doivent faire la même chose, il n'y a qu'un pas, franchi allègrement par les tenants de la règle d'or."

 

"Au niveau national, les choses ne se passent pas ainsi, et pour une raison simple : les dépenses des uns constituent le revenu des autres. "Votre dépense est mon revenu, et mes dépenses constituent votre revenu." Si pour désendetter un pays on se contente de comprimer les dépenses, "mon revenu tombe parce que vous dépensez moins, et votre revenu tombe parce que je dépense moins". "

 

Mais le saint Graal, c'est "Mais il est essentiel que nous réduisions la taille de l'Etat." Pourquoi et dans quel but, personne ne sait.  Mais c'est dans le catéchisme.

Enfin, si, le but, c'est la lutte des classes.
Avec, la fin, qu'on peut raconter d'avance, le retour violent du stalinisme, et de la terreur venue d'en bas.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 06:52

Certains nous disent que l'immo est bloqué, bicoze "le climat économique incertain". On peut tout de suite les rassurer : L'UE se prépare à limiter les retraits d'espèces des distributeurs automatiques dans l'éventualité d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

 

là, en ce qui concerne les effets sur le marché immobilier, ça va être carabiné.

Du genre "je peux plus retirer mon fric de ma banque, donc je vais me coller un emprunt de 50 ans sur le dos".

 

En ce qui concerne la sortie de l'euro, c'est seulement "si la Grèce le veut bien", car les branquignols qui ont fondé la monnaie n'ont pas prévu de porte de sortie.
Donc les grecs pourront, eux, fabriquer le nombre de biftons qu'ils veulent, et inonder le reste du continent.

 

Même dans "Les Echos", ils ne comprennent pas, trop limités intellectuellement, que l'argent, ça se fabrique et se détruit, et qu'il n'y a aucun problème pour une banque centrale (même seulement grecque) pour fabriquer, à grands coups de bits, les milliards qu'ils veulent et à coût zéro.

Imaginons qu'un pays tiers, hors zone euro, se voit viré des euros grecs, rien ne les différenciera des euros euros.

 

Bien entendu, les limitations, pas plus qu'en 1720, ne fonctionneront (ça ne marche jamais pour "restaurer la confiance"), au contraire, c'est le signal d'une panique, plus grand encore.

 

Pour ce qui concerne le marché immobilier, ce qui attend la France, c'est le grand krack à l'américaine, ou on annonce une baisse entre 2007 et 2010, de 42 % de la valeur de l'immobilier.
Mais, c'est exagéré, car ça voudrait dire qu'il reste encore 58 % de la valeur, ce qui est sans doute loin d'être le cas, pour une bonne raison, là aussi, il n'y a plus d'acheteurs, ou presque, seuls les marginaux qui préféraient le bon vieux cash, ont gardé un -petit devenu grand- pouvoir d'achat, le reste des placements des ménages, étant en grande coquetterie avec le zéro.

 

" 77.300 dollars en 2010 contre 126.400 dollars en 2007" Le patrimoine moyen US a donc considérablement fondu, tout en étant donc, toujours largement fictif.

En effet, comme le marché immobilier ne se renouvelle qu'à une cadence de 2 % l'an, maximum, ça veut dire que 98 % des ménages propriétaires ne "bénéficient" pas de la réalisation d'un patrimoine, qui est le seul moment où l'on peut effectivement donner une valeur objective (existence d'une vente, avec un prix).

 

On nous dit qu'en 2013, l'immo reprendra aux USA. Lentement. C'est sans doute vrai, car quand les prix sont tombés comme à Detroit (500 $ la bicoque), on peut difficilement faire moins, et le métal récupéré paie déjà l'achat...

ça s'était déjà vu au Japon et en Allemagne...

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Published by Patrick REYMOND - dans Actualités
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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 06:25

Les avis "techniques", se suivent et ne se ressemblent guère. Certains nous disent que pour satisfaire nos "besoins" en électricité, il faudrait consacrer à l'éolien une surface équivalente à la Belgique.
Pour d'autres, c'est l'île d'Oléron, ou du moins une fourchette comprise entre 10 et 20 olérons. Ce qui est notablement différent.

 

"55 000 MW terrestre, à raison d'entre 10 et 20 MW par kilomètre carré (gamme de densité standard, Stanford), c'est équivalent à une surface comprise entre 5500 km2 et 2750 km2.  
2750 km2, c'est équivalent à 0.5 %  de la surface française. Pour avoir un ordre de grandeur, l'île d'Oléron, c'est 170 km2. Bref, 20 îles d'Oléron  (c'est à dire moins d'une par région française    en moyenne), et on est dans la fourchette.
"

 

Donc, dans un article, on utilise une très vieille technique, on gonfle devis, besoins et moyens d'y répondre, pour dire "c'est impossible".

On l'utilisait déjà dans l'antiquité...

 

Bien entendu, les "besoins" sont incompressibles (il faudrait demander aux japonais ce qu'ils en pensent), le reste présenté comme coûteux (STEP), alors que si l'investissement de la STEP est importante au départ (ce n'est, ni plus, ni moins, qu'un barrage), l'hydro-électricité est une énergie qui a du souffle dans le temps, et non, une date de péremption, comme le nuke.

 

Le stockage par STEP n'est ni coûteux, ni limité, il peut facilement égaler les centrales nucléaires.

 

D'ailleurs, le développement de la STEP seule, permettrait de notablement réduire le parc nucléaire.

Les suisses utilisent d'ailleurs énormément le jus nucléaire français, pour recharger leurs barrages.

Vérité au delà du Jura, erreur en deçà...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 07:36

L'observatoire des inégalités donne son bilan.

Les prix de l'immobilier depuis 1996 ont été multiplié par 2.5 et les loyers par 1.6, alors que les salaires étaient multipliés par 1.5.

Conclusion, les dépenses contraintes augmentent, et il y a effet éviction sur les autres dépenses.

Les gagnants sont les vendeurs, les vrais propriétaires (propriétaires sans emprunts), et les bailleurs dans les endroits tendus.

Effet de lutte des classes évidents : " l’augmentation du coût du logement ne s’est pas toujours accompagnée d’une amélioration de la qualité des habitats dans l’Hexagone, qui reste très moyenne lorsqu’on la compare à celle de nos voisins européens ".
On ne peut payer la rente, et les coûts de réhabilitation.

En outre, tous les marchés, même "détendus", ont notablement progressé, ce qui indique l'inanité du concept de la loi de l'offre et de la demande, pour un autre : "ils seront bien obligés d'y passer".

Il faut vraiment qu'un marché local soit farçi de logements vides pour qu'il y ait baisse des loyers et des prix.

Mais là aussi, il y aura sans doute un "effet falaise", on monte jusqu'à ce que ça s'effondre.

 

Pour l'effet inverse, l'effet richesse, il est simple : "Un ménage qui a acheté un appartement ou une maison il y a 15 ans au prix de 200 000 euros dispose aujourd’hui d’un patrimoine de 500 000 euros. La valeur de ce patrimoine s’est accrue de 1 670 euros chaque mois entre 1996 et 2011. ".
Bref, les zeureux ménages ont valorisé plus qu'un revenu médian par mois...

 

On voit les effets globaux sur l'économie française, une croissance fictive, effondrement du commerce extérieur, par une accumulation en haut de l'échelle sociale, fruit de 10 ans de chiraco-sarkozysme, dont on n'est sûr de sortir, pas par la volonté politique du dernier élu, mais par l'effondrement visible de la bulle immobilière.

 

Rien de changé, donc. Sauf qu'on empêche pas une bulle immobilière de s'effondrer, le rôle de NS aura simplement été d'être le continuateur absolu du dernier mandat Chirac.

Un nabot, donc, sans imagination.

 

La différence essentielle entre "assistés d'en bas", et "assistés d'en haut", c'est que les assistés d'en haut reçoivent beaucoup plus que ceux d'en bas, et font la morale à ceux d'en bas, pour qui l'assistance est la seule source de revenu...

(Leçon grecque, espagnole, allemande, anglaise, USaméricaine, allemande, etc...).

 

Mais, la constante de l'histoire, c'est que celui d'en haut, par période, se retrouve dans une situation délicate, quand surviennent les tribunaux révolutionnaires. Ou la saint Barthélémy. Ou la NKVD.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 07:21

Il parait que le secteur aérien européen plombe les résultats des compagnies IATA.

Le bénéfice globale est passé de 15.8 milliards de USD en 2010 à 7.9 en 2011, pour 3 en 2012.

 

On incrimine la crise de la dette en Europe (le transport aérien y perd 1.1 milliard), alors qu'en réalité, il n'en est rien.
Le noeud du problème, c'est que le transport aérien est incapable de gagner un sou, avec une forte expansion du trafic, et même si on exclut les compagnies européennes, le reste n'est pas flamboyant, loi de là.

 

Le rebond observé en 2010, des bénéfices, est avant tout lié à la disparition antérieure d'autres compagnies, qui donc, ne perdent plus d'argent, à la politique de suppressions de lignes, et au ralentissement des cadences de dessertes, sur beaucoup de destinations.

 

Donc, le constat est clair, le transport aérien a enclenché un processus de disparition, et les bénéfices eux-mêmes sont douteux.
Les compagnies du Golfe persique sont les jouets de princes, et sont largement subventionnées, au moins par la mise à disposition d'un carburant à prix amical...

 

Rapporté à l'autre paramètre, le Chiffre d'affaire soit 631 milliards de USD, à 15.8 milliards on est dans le ridicule, et à 3, dans le domaine de la menu monnaie ("correspondent à une marge de seulement 0,5%", a dit M. Tyler, après 1,3% l'an dernier et 2,9% en 2010. ").

 

Mais l'aliénation mentale continue. En Chine, 70 aéroports vont être construits d'ici 2015, et 100 agrandis.

Là aussi, ça dépend désormais plus de la psychiatrie que de l'économie.

 

Quand à l'endettement (si quelqu'un a des données, qu'il me les envoie), il est probable qu'ils ne seront pas remboursés avant l'an 4270, faisant passer les plans d'austérités grecques, pour des vacances au soleil...

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 06:25

On appelait US Grant, pendant la guerre civile "Unconditionnal Surrender", ou reddition sans condition.

Il séparait très nettement, le sort des soldats, et le traitement politique de la sécession.
Il n'y avait rien à négocier, pour lui, avec les rebelles, mais ses conditions militaires étaient généreuses, et calculées.

Il savait que des troupes se battant pour leur survie, peuvent être redoutables, quand elles n'ont pas de pitié à attendre de l'ennemi.

Des troupes qui peuvent le faire dans un cadre de "guerre civilisée", sont au contraire, beaucoup plus réceptives à une idée de capitulation.

 

C'est dans ce cadre que s'est passé la seconde guerre mondiale, entre des prisonniers français, globalement bien traités, et des prisonniers russes, exterminés.

Ce qui, une fois que cela fut connu, durci encore la résistance des soldats soviétiques, et rendit certaines troupes, notamment celle du NKVD, mais aussi les commissaires politiques, totalement impitoyables.

Eux savaient qu'ils seraient tués immédiatement.

 

C'est donc un faux calcul que d'être impitoyable, et dans certaines cultures militaires, on évitait d'encercler totalement l'ennemi, pour lui donner une occasion de fuir, plutôt que de subir des pertes disproportionnées.

 

L'Unconditionnal Surrender est celle de l'Inion iropiénne, plus connue sous le nom de machin, qui vient de capituler totalement en Espagne, en lui accordant ce qu'elle voulait, sans condition, notamment d'austérité, ce qui a fait que l'Irlande demande la même chose, et qu'en Grèce, PASOK et Nouvelle démocratie, passent pour des crétins (bon, d'accord, il n'y a pas vraiment erreur), aux yeux de leurs derniers partisans, tout en confortant SYriza.

 

Bien entendu, par moults contorsions, ND et PASOK essaient d'expliquer doctement, qu'ils sont dans le vrai, et les autres dans l'erreur, alors qu'il est vraisemblable que les électeurs en tireront la conclusion que tout ce qui leur a été imposé était inutile, et vu les effets, nuisibles, imposés par un parti unique à deux branches, qui s'est concocté une loi électorale sur mesure.

 

Comme d'ailleurs en France, où il est très difficile de voir une alternative légale émerger.
Ce qui fait que la crise est amplifiée, par ce "centralisme démocratique", qui comme le précédent, n'est que le visage poli de la dictature à "visage humain".

 

Pour parler des élections en France, rien à dire. Dans le "pire" des cas, un FN aura 2 élus, un Modem 2, EELV et Front de gauche, une vingtaine chacun, donc les "dissidents", (avec beaucoup de guillemets), seront, dans les faits, si peu nombreux, que la chambre d'enregistrement que constitue le parlement devient, à chaque élection, plus ridicule.

 

Pour éviter qu'un camp écrase trop l'autre, comme en 1997 avec les triangulaires, l'UMP a modifié la loi électorale en 2003, faisant passer la toise d'admissibilité au deuxième tour, à 12.5 % des inscrits, et non plus des votants, accentuant une bipolarisation déjà bien avancée, et faisant rentrer la crise de la démocratie dans sa phase terminale.

 

La crise se contente de monter petit à petit, car la France n'est pas encore rentré en crise économique ouverte et fatale, comme Espagne et Grèce, mais, faut il le signaler, avec une poussée, quand même, de 10 points du FN depuis 2007 (ce qui n'empêche pas la presse de parler de "reflux").

Mais ça, l'establishment s'en tape, l'assemblée élue sera bien propre sur elle, avec Dupont Aignan dans le rôle du dissident, genre Kucinich et Paul aux USA. (Bien entendu, la suite dépend de lui et du costume qu'il voudra se tailler).

Mais ça, c'est, bien sûr, à long terme...

Et il n'y aura, certainement pas, de long terme dans la crise actuelle.


Pour l'UE, la construction d'une "nation iropiéenne", est vouée à l'échec. Toute nation s'est construit sur le sang et la guerre.

Il est probable que l'UE, elle, s'effondrerait au premier coup de fusil...
Sans doute aussi, le premier coup de fusil sera tiré contre elle...

 

Mais, de tout ça, on s'en fout, l'histoire ne passe pas par les législatives en France, mais par les législatives en Grèce, et l'UE vient de donner un sérieux coup de mains aux "dissidences".

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 07:22

" Le 22 juin 1941, c'est Barbarossa, pas Stalingrad.
Assurement, aucun Russe personne ne pensait "cette fois, on a les moyens de se battre" - tout l'inverse, et l'armee rouge est pulverisee dans l'un des plus dramatiques desastres militaires
modernes.
A Stalingrad, effectivement, on manquait de fusils et de vivres.

De nombreux cas de cannibalisme ont ete documentes par les historiens, en se basant en partie sur des archives du NKVD qui, dans ces cas la, fusillait sans menagement.
Pour ce qui est de 'l'antisovietisme manifeste', j'encourage le lecteur a compter le nombre de fusilles pour 'trahison', e.g refuser de courir sans armes a la mort.

Dans les premieres semaines de Stalingrad, des bataillons entiers se rendaient aux Nazis sans combattre.
Quant aux fusils de precision, ils ne manquaient pas non. L'essence, les obus de 188, et surtout la chasse manquerent cruellement, eux - il aura fallu quatre mois a Joukov pour reunir le carburant necessaire a loperation Uranus.
Quiconque a connu l'URSS de l'epoque ne peut etre qu'antisovietique.
Je parcours votre blog depuis quelques jours.... C'est confondant de conneries et d'approximations. Ce dernier article acheve de me convaincre.
ps: un de vos recents articles evoquant l'armee russe "moderne" - quel euphemisme - relevait du meme amateurisme. Cher ami, vous etes un bon sauvage - on vous escroque avec la quincaillerie qui brille.

La verite, c'est que l'armee russe est dans un etat de delabrement epoustouflant - commandement integre, capacites de projection, qualite du renseignement, formation des personnels, disponibilite des pieces detachees, etc...."

 

A l'annonce de l'invasion nazie, les soviétiques pensaient effectivement, vu l'effort d'industrialisation accompli, et vu les disponibilités visibles en arme, que cette fois, ça serait différent.

L'aspect le plus visible, c'est la dotation en fusil, qui n'a jamais manqué, au contraire de 1914, où on n'avait jamais pu armer tous les soldats.

Même avec un fusil et quelques cartouches.

Il ne faut pas confondre "le docteur jivago", et "Stalingrad". En 1916, souvent les soldats russes attaquent avec des bâtons, et prennent les armes des soldats ennemis tués.
Dans certaines troupes, seul l'officier est armé.

 

Certains disaient que l'invasion, 10 ans plus tôt aurait réussi, mais, dans la liste du positif, il y a eu l'intense industrialisation, et l'aphabétisation, surtout l'industrie lourde, toujours vénérée dans les pays qui commence leur industrialisation.

 

Pour certaines choses, je rappelerais au lecteur, le mot d'Adolphe Hitler, "Une guerre se gagne restes contre des restes"...

 

Le délabrement de l'armée russe est il égal au délabrement des armées occidentales ? Certainement pas.

En 1982, l'armée française pouvait combattre deux jours.

2 chargeurs par appelés à certains endroits, certains n'avaient même pas touché une arme à feu.

Pas de chaussures pour tout le monde,

pas de lits pour tout le monde,

pas d'encadrement, certains sont repartis aussi sec avec un mois de perm...

Est ce que ça s'est amélioré depuis ?Ou est ce que l'armée est devenue celle du général Alcazar (3000 colonels et 49 caporaux ?)


En 1982, il y avait la moitié des véhicules systématiquement en réparation.

Aujourd'hui 90 %, et on cannibalise les uns, pour faire fonctionner les autres...

Mais une armée repose essentiellement, sur la volonté de ses combattants. Et là, il y a une différence fondamentale.

Dans toutes les guerres, il y a des mutineries, et des redditions collectives.

C'est la règle.

2 000 000 de prisonniers en France en 1940,

300 000 en 1914.

Bien entendu, aucune autre armée ne fusille les troupes en déroute. Et bien entendu, aucune exécution sommaire...

Les martyrs de Vingré, ça ne vous dit rien ?

En 1914, les gendarmes français ont fusillé en masse, notamment les nombreux vagabonds.

En 1914, les feldgendarmes ont fusillé en masse.

Les tribunaux allemands ont fusillés plus de 80 000 soldats entre 1939 et 1945.

D'une manière générale, quand la loi martiale est déclarée, on fusille à qui mieux mieux, sur un simple doute...

 

La stratégie aussi, comme à El-Alamein, ça consiste aussi à laisser s'user l'attaquant, pendant que soit même on accumule réserves et stocks pour un effort puissant, le plus puissant possible.

 

En 1914, en France, on faisait charger les mitrailleuses allemandes à la baïonnette, et quelquefois, en privant les hommes de munitions...

Parce que la baïonnette était "l'arme de la volonté".

Mais face à des mitrailleuses débitant 5000 coups minutes, la volonté était quand même insuffisante.

 

Des cas de cannibalismes défraient la chronique actuellement aux USA et au Canada. Manque de nourriture ???

 

On a le droit de dire que je dis des conneries et des approximations, mais je peux vous dire, que vous répondez par des approximations bien plus approximatives, et que vous faites de l'antisoviétisme primaire, sans essayer d'avoir une opinion objective, vous êtes dans une démarche de croyant. 

 

D'une manière générale, à part dans la bourgeoisie, le monde des années 1930 n'était pas rose, partout dans le monde, et même en France...

Les gens, pas content du système, même à l'heure actuelle sont nombreux...

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 06:36

Je reviens sur l'émission de "C dans l'air", qui mérite désormais le nom d'émission barnum ou de clown involontaire.

Il parait que le pouvoir ukrainien est corrompu. C'est vrai.

Ioula Timochenko est en taule. C'est vrai.

Collusion systématique entre milieux financiers et pouvoir. C'est vrai.

Fracture entre deux partis à 50-50, avec peu de variations. C'est vrai.

Implosion de l'opposition, sous l'effet de diverses manoeuvres, notamment corruption, etc... C'est vrai.

La vrai question est la suivante : est ce que l'Ukraine détonne véritablement avec ce qui se fait en Europe ?

Oui, pour un seul point, c'est que celle qui a été prise les doigts dans le pot de confiture est en prison, même si le motif profond n'est pas celui-là.

 

Le pouvoir Ukrainien est corrompu. Tout le monde se souvient des mallettes de billets de jelena jenevna bettencouro. On verrait pas ces choses là en France, ma bonne dame.

 

Fracture ethnique et géographique. On ne verrait pas ça non plus en France, avec des rapports de forces qui évoluent finalement très peu, le "triomphe" en Ukraine de nicolaï pavelovitch sarkozo en 2007 étant médiocre, comme celui de fran gorgeïvitch Hollandskaïa en 2012... 53-47, c'est dans l'ordre des choses.

Bien entendu, on ne parle même pas du "vote musulman" (en Ukraine, c'est connu, les tatares sont nombreux), ni de la carte suivante :

carte-vote-france.jpgPas plus, qu'on ne verrait en France, les prix majorés de 50 % par la cascade des intérêts versés par tous les agents économiques aux banquiers, et le taux de corruption à 2/3, voire 80 %, par le "PPP" (prend en plein les poches).

 

Pas plus d'ailleurs, qu'on ne verrait en France un homme politique en taule pour avoir détourné quelques milliards.
Depuis la garantie foncière, ça serait du jamais vu.

 

Pour quelques milliers de morts, on ne verra pas, non plus, des condamnations pour "homicide involontaire", et on ne fourguerait pas de la merde, comme amiante, sang contaminé, etc, avec comme alibi, le "bizness".

 

Dame, c'est qu'en France, on a le culte du "droit de l'homme politique", qui en fait un irresponsable et un assisté jusqu'à la fin de sa vie, comme on peut le constater pour les anciens présidents versés -ad vitam eternaem- au conseil constitutionnel, à 15 000 euros par mois.
Il faudrait prévoir, pour ces gens, quelque chose pour leurs vieux jours, qu'on pourrait appeler "régime de retraite", comme pour ces pôvres parlementaires, qui n'ont jamais cotisé pour leur retraite, ni avant, ni après leur mandat (enfin, du moins, on fait comme si).

 

Bien entendu, en France, pas de collusion entre entreprises, grandes et petites du BTP, que ce soit entre maires, présidents de conseil général, président...

 

On ne verrait pas, non plus, un président français "pratiquer l'ouverture (du portefeuille)", vis à vis de certains, ou de les proposer comme candidat à de grandes institutions internationales, tout en possédant sur lui, de gros dossiers de la police des moeurs...

 

De même, on n'achète personne en France, avec de gras avantages individuels, comme journalistes, syndicalistes, opposants, etc...

 

On ne verrait pas, non plus, des pays entiers imploser, comme l'Espagne, sous l'effet de la porosité généralisée entre bétonneurs et hommes politiques.

 

Moralité : j'ai souvenir d'un instituteur de l'école publique qui nous disait, il y a bien longtemps : "Dieu nous a donné deux poches, une de devant pour les défauts des autres, une de derrière pour nos défauts".

C dans l'air était à prendre au deuxième degré. Vous pouvez, à votre choix, remplacer le mot "Ukraine", par n'importe le nom de n'importe quel pays européen, vous pourrez faire la même émission...

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 13:22

Je reviens sur le film "Stalingrad", de JJ Annaud.

 

Dans une scène, on voit des soldats soviétiques jetés dans la bataille sans arme, devant récupérer celle des morts.

En réalité, l'antisoviétisme est manifeste.

 

Pour les russes, le 22 juin 1941, la mentalité était que "cette fois, on aura les moyens de se battre".

Le fusil pour X soldats, c'est de 1916. Pas de 1941.

 

A tel point, d'ailleurs, que sur le marché en 2012, on voit apparaître des armes neuves, jamais servies, vendues par les arsenaux russes.
Des Mosin Nagant, fabriqués en 1939.

Même pendant la grande guerre patriotique, les arsenaux n'ont pas eu à utiliser tous leurs stocks antérieurs...

La seule chose qui ait manqué, ou du moins qui aient été en quantité insuffisante, ce sont les fusils de précision, pour les tireurs d'élite.

 

L'effort de guerre n'a pas ou peu porté sur la production de fusils.

Ils en avaient produit, avant, en nombre.


A Stalingrad, ce qui a posé problème côté soviétique, c'est l'armement pour le combat rapproché, pas le fusil, et encore, ce sont des troupes qui ont été équipées au dernier moment.

L'effort de guerre soviétique a porté sur la production de PPSH, et d'armes automatiques, en ce qui concerne les armes individuelles.

 

De même, pendant la première guerre mondiale, les arsenaux français n'ont guère produits de fusils, du moins, pas plus qu'avant. Les stocks étaient largement pourvus avant guerre...

En général, les efforts de guerre portent sur ce qui n'a pas été prévu, ou sur les munitions, mais le simple fusil, lui, a été mis sur les listes d'indispensables avant le conflit.

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:33

Il est des choses dont on ne s'aperçoit que trop tard, à commencer par les gouvernants.

Hier, l'immobilier c'était LA chose, aujourd'hui, même le JT des blondes présentatrices se sont aperçus du splatch.

 

Pour le pétrole, on va probablement passer du plateau à la décroissance. Avec des effondrements, sans doute partiels.

" Les gigantesques quantités d'énergie nécessaires au fonctionnement des sociétés industrielles semblent couler de source, tant elles sont imbriquées dans le système. La plupart des économistes eux-mêmes semblent ne pas prendre en compte cette part physique du système ni anticiper son inéluctable contraction."

la vérité, c'est que le capitalisme n'existe pas sans énergie.

 

La capacité d'aveuglement est humaine, car si nous nous avons mortels, nous nous occultons cette certitude.

Là, en matière énergétique, c'est aussi la règle, sauf, bien sûr, pour vous, lecteurs assidus, qui ne vivez que dans l'attente impatiente d'un nouvel article sur ce blog.

Cela vous permet de briller en société, et de collectionner les succès...

 

La baisse de disponibilité des ressources, de 5 à 7 % l'an, sera ravageuse. Les effondrements seront sans doute partiels, donnant des répits.

Ceux-ci concerneront sans doute le transport aérien, et les USA. Les uns parce que leur "business model", est obsolète (40 % des coûts dans le carburant).

Vous avez vu cette claaasse, car parler économie, sans mots godons, ça fait pas sérieux (avec, c'est plus mieux bien), même si l'histoire du godon, depuis 3 siècles, c'est l'exploitation effrénée de l'énergie.

On les élaguera, lignes après lignes, et sans doute, ceux qui appeleront le plus aux importations, tels les USA, vont avoir beaucoup de problèmes.

D'abord parce qu'il leur en faut beaucoup, ensuite, parce qu'il est gaspillé dans des usages inutiles.
Mais, le monde pétrolier "domine traditionnellement la politique et empêche la transition énergétique ".
Empêche et redoute. Et retarde. Pour qu'on n'ait plus le choix, et que devant la falaise, il n'y ait plus d'autre choix que sauter...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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