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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:47

photovoltaique.jpg

 

Dans ses attaques contre le photovoltaïque, finalement, le masque est jeté. Ce qui posait problème n'en pose pas évidemment en Italie, qui en a installé 5.5 fois plus, ni en Allemagne, 4.5 fois plus. 

La misérable manoeuvre fillonesque, consistait à jouer la montre, sans toutefois mesurer les effets, autre qu'immédiats.

On peut les résumer à deux. On fait chuter les prix, et ensuite, cela accroit le nombre d'installations et la production... Résultat paradoxal, s'il en est.
Bien entendu, le fait que ni en Allemagne, ni en Italie, le nucléaire ne soit en odeur de sainteté, aide beaucoup, mais on doit constater en Allemagne, que le photovoltaïque a conduit à l'écrasement des prix de milieu de journée.

pic-consommation.jpgLe pic de consommation de milieu de journée, s'il n'est pas le plus violent, est aussi beaucoup plus long.

La piètre réalisation espagnole doit tout à la crise, mais doit être relativisé. L'autre solaire, le thermique, est très répandu en Espagne, où il est d'ailleurs obligatoire.

L'Italie aussi, a de bonnes performances pour le solaire thermique. Sans aller jusqu'aux exceptions allemandes et autrichiennes, voir grecques.

 

On peut donc clairement voir qu'EDF, via la petite officine appelée "gouvernement français", fait tout pour décourager le renouvelable, et qu'en même temps, il n'a aucune chance d'y parvenir.

L'évolution se fait sans lui, et quand l'industrie sera suffisamment mature, on verra donc arriver une technologie toute prête, peu coûteuse, en mal de débouchés.

 

Le renouvelable constitue en Europe en 2011, l'équivalent de 52 réacteurs nucléaires (52 000 MW), et au niveau du nucléaire, le retrait a été de presque 6000 MW.

Les seules installations de 2011, constituent 31 250 MW.

 

L'éolien, s'il continue sa percée, a visiblement du mal à suivre, sans parler des autres...

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 11:35

Juppé fait dans le comique troupier : "La situation en Grèce est extrêmement préoccupante".

"Une progression des extrêmes ", contre les "partis de gouvernement" ou "raisonnables" ?

Bien entendu, aussi, en France, l'écrasante majorité est pour le rééquilibrage des finances publiques, des économies et pour rester dans l'euro.

Mais bien sûr, à condition que ce soit le voisin - qui ne le mérite pas- qui trinque.

Le retraité qui a voté à 57 % pour sarkozy, ne l'a fait que parce que sa retraite par répartition a été transformée en rente.

 

Quand tout le monde en prend plein la gueule, comme en Grèce, la donne est différente. Les partis "uniques mais double", qui votaient l'austérité, étaient, en réalité, par leur alignement sur la banque centrale, des partis dictatoriaux, parce qu'il n'y avait "pas d'alternative".

Comme dans les années 1930, la dictature financière apparait avant celle des nazis. Et la prépare.

L'Aube Dorée, n'est pas la menace. Ce qui est la dictature, c'est la banque centrale "indépendante", donc, infaillible et insanctionnable.
Là aussi, on se paie la gueule des iraniens et de leur théocratie, mais la théocratie iranienne est bien moins aboutie, et laisse d'amples marges d'existence à la société civile.

 

Les seuls débiles qui existent sont ceux qui dans le cas grecs veulent "rembourser" 400 milliards, et dans le cas français 1700.

Le premier devoir d'un homme politique, c'est d'éviter la guerre civile. C'est ce que j'ai toujours dit. Mais maintenant, on l'entend même à "C dans l'air" (enfin je crois).

 

PASOK et ND sont des partis talibans, encore étonnant qu'ils aient trouvé 32 % de veaux.

Ils sont des partis extrêmistes, et les seuls partis réalistes, sont ceux qui veulent la fin de la dette, et le retour à la nation.

 

De même, on verra la tête du bocheland quand il aura perdu, ou ruiné, tout ses clients européens... Avoir une industrie, c'est bien, avoir AUSSI des clients, c'est mieux.  

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 10:38

Où est le "bon vieux temps", où Chirac apparaissait (en 95), comme le candidat de rupture, avec l'affrontement avec le si ridicule et si bien pensant Jospin ?
On pensait revoir le duel en 2002, même pas, une simple manipulation d'envergure a pu faire croire à 82 % de la population qu'elle votait pour la démocratie, alors que justement, elle votait contre elle et pour son enterrement.
Vint 2007, et les deux candidats systèmes, chose que le système aurait bien aimer revoir en 2012, entre DSK et Sarkozy, sans doute avec le maintien de Sarkozy au pouvoir, en candidat "de rupture", comme Chirac en 1995.
On amuse le bon peuple comme on peut, mais là, patatra, c'est l'illustre inconnu Hollande, sur lequel personne n'aurait parié un kopeck ne serait ce qu'en 2010.

Pourtant, celui-ci, je l'ai toujours dit, est sous estimé. Homme patient, tenace et résolu, même sa perte de poids est symptomatique, car il faut une volonté forte, sinon d'acier pour le faire, tous les astreints à un régime vous le diront.

 

Mais voilà, il n'est pas homme du sérail à connaître les codes et les dogmes, ou du moins, ne les connaît il qu'imparfaitement, et dans un système qui dysfonctionne, et donc qui arrive à être contradictoire avec lui même, cela risque de donner des résultats explosifs "à l'insu de son propre gré".
Car s'il veut rester dans les clous, les clous eux mêmes ont disparus, et les élections, -calamités du système oligarchique- malgré leur peu de pouvoir, se révèlent catastrophique pour le système.
On avait donné l'alternance bidon, dans les années 1960 aux USA, système étendu, par la suite aux confins de l'empire, mais pas au vote "rejet de l'empire".

Elections en Allemagne, Elections en Italie, Elections en Grande Bretagne, Elections en Grèce, impopularité des pouvoirs partout. Toutes, donnent le même résultat. Le rejet.

Et le poids lourd, en terme de symbole, c'est Hollande, en attendant que ce soit les élections US.
Car la primaire républicaine "dérape" sérieusement. Le candidat "naturel", Romney, bien que n'ayant plus que Ron Paul contre lui, avec 856 contre 94 délégués, il semble que celui-ci est en bonne mesure d'emporter une dizaine d'états, bien qu'il soit "impossible", qu'il emporte la convention d'août et à plus forte raison, la présidentielle.

C'est sous estimer aussi la structure qu'il a mis en place, structure à la fois forte et résolue, "L’ignorance de Ron Paul entre fin janvier et fin avril a permis à l’activisme souterrain du camp Ron Paul de se développer en toute impunité. C’est cette circonstance qui, soudain, permet à Ron Paul d’émerger, le 6 mai, avec deux victoires assurées dans le Maine et le Nevada, au moins six à neuf en voie de l’être, donc dans une position de force qui n’est pas loin d’être inexpugnable… " 

 

Finalement, Hollande et Paul se ressemblent. Pendant que les uns tiennent le devant de la caméra, les autres structurent, construisent, bâtissent, et finalement, apparaissent comme la tortue, mais partie il y a bien longtemps, pendant que le lièvre a dérapé sur un préservatif usé, dans une chambre d'hôtel...

 

La seule différence est que l'un veut mettre délibéremment à bas le système et il n'était "jamais si heureux que quand il y avait 434 voix ontre une" (la sienne, à la chambre des représentants).

L'autre, finalement, ressemble à Gorbatchev. Apparatchik bien établi, il a su attendre son heure et la préparer, et, bien qu'il ne veuille pas, il sera sans doute celui qui enterrera le système, comme Gorbatchev, qui ne voulait pas, non plus, enterrer son   système.

 

Mais l'a finalement il l'a fait, "à l'insu de son propre gré".

 

Car, quand tout est mûr, tout arrive :

 

 

Sauf, bien entendu, si par miracle, dans les prochaines législatives en Grèce, PASOK et ND, touchés par la grâce, remontent miraculeusement de + 40 %.

Le plus vraisemblable, c'est que ce qui reste de PASOK implose, soit maintenant, soit peu de temps, soit pendant les élections, et comme toute arrivée de fin de cycle, soit remplacé par quelque chose d'autre.

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 07:46

F. Hollande a été élu, par défaut.

Ni par adhésion, ni porté par un souffle, mais Sarkozy s'est battu lui même, parce qu'il était Sarkozy.

Le résultat s'explique par une forte poussée du "vote blanc" (multiplié par trois), en assistant au dépouillement, j'ai pu voir que les enveloppes vides étaient légion.

 

Là aussi, on peut s'étonner par le score du vaincu, pas du tout justifié par aucun résultat, mais par une propagande média intensive.

En 5 ans, l'échec économique, politique, social est total, sur toute la ligne.

 

Le seul avantage du résultat, ce sont les vacances. En effet, on va désintoxiquer d'un usage intensif du président, pire qu'en son temps "l'été indien" qu'on entendait partout... (Je hais encore cette chanson...).

 

Mais, cela correspond aussi à une mentalité : "Contre-soirée au Fouquet’s : "Dans un an, ils sont dans la merde !"" Ah bon. On y était pas déjà ? Il faudrait avertir cette brave dame.

Tant pis, le Fouquet's devra baisser de moitié ses prix...

 

Vote de lutte des classes très clair, le président sortant n'était majoritaire que chez les plus de 60 ans, et chez les plus de 3000 euros.

 

Mais le plus important n'est pas là, il est toujours dans la suite. Suite aux Législatives, suite à la situation de l'UMP. ça serait marrant de voir ce machin exploser.

La scène politique a besoin, comme en Grèce d'un récurage complet, et en Grèce, il a été facilité par l'union des "partis de gouvernement", qui a jeté bas le masque de la gouvernance d'un parti unique à deux branches.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 07:39

Le mécanisme de 1916-1917, est en marche. Les cliniques privées grecques sont toutes au bord de la faillite : personne ne peut plus payer.
Hourra Pour l'Union européenne.

Encore un truc auquel ils n'ont pas pensé. Mais faut dire. Ils pensent pas. C'est pour ça qu'ils ont mis la capitale à Bruxelles...

Mais, cessons de nous moquer des belges, ce sont des gens bien. La preuve.

Je ne sais si ça choque à Bruxelles, moi j'approuve.

Je suis sûr qu'ils seront très heureux le jour de leur suicide collectif, quand ils auront compris à quel point ils sont bêtes et méchants, ils ne pourront pas survivre à cette découverte.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 06:43

Le résultat que vous attendez tous, sur l'élection en Grèce est arrivé.

On peut remarquer la remarquable bonne tenue des "partis de gouvernement", PASOK et ND, qui peuvent compter sur 32 % des voix et 149 élus (presque la majorité, qui est à 151). Ce qui constitue un résultat remarquable après la somme de bêtises et de saloperies qu'ils ont pu faire.

On notera donc, que les veaux, ou sadomasochistes affirmés, sont un bon tiers de la population.

  • Nouvelle Démocratie : 18.88 et 108 élus,
  • Syriza                           : 16.62 et  51 élus,
  • PASOK                        : 13.36 et  41 élus,
  • indépendants              : 10.55 et  33 élus,
  • KKE (Communistes)  :   8.42 et  26 élus,
  • Aube Dorée                 :   6.92 et 21 élus,
  • gauche démocratique :   6.08 et 19 élus.

Non représentés          :   8.39 soit 89.36 des voix. et Cerise sur le gâteau :

"Sur les 300 sièges du Parlement, 250 sont attribués à  la proportionnelle calculée en ne prenant en compte que les partis ayant dépassé 3%.

Les 50 sièges restants sont attribués au parti ayant obtenu le plus de voix, quel qu’ait été le pourcentage obtenu."

 

En Bref, une loi taillée pour un système de parti unique à deux têtes. En 2009, le PASOK faisait  43.92 % des voix, et ND 33,48 %, l'un avait 161 députés, l'autre 91.

La chute de leurs scores cumulés est donc vertigineuse, ils ont perdus plus de la moitié de leurs suffrages. Ce qui ne les empêchent pas de dominer encore la chambre, à une courte minorité.

Le propos débile de la presse pravda : "Élections législatives en Grèce: La percée des extrêmes pourrait plonger le pays dans le chaos politique".
On notera que pour le journaliste, ce n'est pas DEJA le chaos politique.

 

D'ailleurs, l'hémorragie d'élus touchait déjà les deux partis, qui n'avaient plus l'un que 129 députés, et l'autre 72. Le LAOS (droite extrême, mais libérale économiquement), disparaît de la chambre (il y a un doute à ce sujet).

Mais le processus ne s'arrêtera pas là, le PASOK, bien étrillé, implosera t'il sans doute.

 

Certains s'émeuvent de la percée néonazie, mais les néonazis étaient déjà au pouvoir, la démocratie n'était plus qu'une apparence, mais le néonazisme "de gouvernement", était soft. Il est beaucoup plus simple d'assassiner par la politique monétaire et le FMI, qu'avec des armes.
Dans un des cas, c'est la force des choses, c'est comme ça, et il n'y a pas de coupables.

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 20:55

La dernière centrale nucléaire nipponne a fermé. Le Japon est sorti du nucléaire, mais son gouvernement voudrait bien y retourner, et retrouver le ron-ron du "business as usual", et comme partout, faire passer les affaires avant la vie humaine.

Comme à Marseille en 1720,

Comme à Furiani en 1992,

Trop aimer l'argent n'est pas considéré comme très grave ; un "homicide involontaire",  jamais condamné, comme la famine de 1847 en Irlande. Comme la famine de 1892 en Russie.
Pas de coupable, c'était la faute à pas de chance.

 

On ne relève une famine, comme celle de 1933 en Russie, que quand on veut condamner un régime politique. Et là, bizarrement, on trouve des coupables, alors qu'en occident, c'est au mieux des peines pour tapage nocturne qu'on rend...

 

Le lynchage en règle de l'Argentine à la suite de la nationalisation de YPF donne le "la" de ce qui fit la condamnation de l'URSS des années 20 et 30, et bien sûr, au delà.

Le système veut écraser le dissident, le refuzniki.

 

La plus grande famine de tous les temps a eu lieu en 2007-2008 ? Pas entendu parler. c'est l'ordre des choses.
Mais, quelquefois, l'ordre des choses bouge. Le nucléaire est devenu... Ridicule. Les nouvelles installations nuke de 2011 produisent 3 fois moins que les nouvelles installations éoliennes et même moins que le si modeste photovoltaïque.

 

Pour le Japon, les merdias se sentent obligés de dire des conneries. "les opérateurs sont contraints d'augmenter massivement leurs importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pour doper leurs centrales thermiques"...

On ne dope pas ses centrales thermiques, d'autant que nombre d'entre elles ont été touchées par le Tsunami, et leur combustible noyé ou détruit par le dit raz de marée.
La Vérité, là voilà, elle tient en un schéma :

conso-electricite-japon.jpg

 

Qu'on peut compléter par le suivant :

conso-electricite-japon-personne.jpg

 

La voie, c'est l'efficacité énergétique, allié au renouvelable.

comparatif.jpg

 

Crétins de journalistes, et crétins de nucléairocrates... les uns gouvernants, les autres courtisans...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 11:25

Derniers avatars dans les relations entre le système et la nation, l'Argentine vient encore de mettre les pieds dans le plat de la Doxa néo-libérale et financière, non plus en étant sanctionnée par Washington, qui désormais, n'en peut mais en Amérique Latine, mais par l'inion iropiénne, périphérie dominée de l'empire, mais où l'empire est désormais plus solide qu'en son centre, comme dans tous les cas d'effondrement d'empire (effondrement en "donuts").

 

L'Argentine nationalise YPF, et l'UE tonne, menace, brandit son sabre de bois.

En réalité, l'Argentine s'en fout.
Le problème de  YPF, c'était de ne plus investir en Argentine, et d'être la vache à lait de Repsol.
On voit donc que la sanction a PRECEDE la nationalisation, et l'Argentine se débrouille financièrement très correctement depuis plus de 10 ans, en se tapant une croissance de 8 % l'an. "menaçant d’isoler l’Argentine et de la laisser se débrouiller toute seule".

 

Ah bon ? Au niveau des grosses exportations argentines, les denrées alimentaires, les clients ne manquent pas, et surtout pas le client chinois, plus que solvable.
En réalité, la sanction, comme dans le cas iranien, reviendrait dans la gueule des européens, là aussi, très dépendants du bon vouloir de leur atelier et ferme du bout du monde.

 

L'Argentine est de toute façon, dans une politique de substituts d'importations, et donc, peu vulnérable.
On peut tout à fait faire le parallèle entre la situation de l'Argentine de 2012, "excommuniée", comme l'URSS des années 20, qui en tira les conséquences par une politique d'indépendance économique nationale.

Année Catégories de produits en milliers d’USD Total en
milliers d'USD
Produits primaires Produits
agroalimentaires
Autres produits
industriels
Énergie et
combustibles
1980 2 963 924 3 233 086 1 544 691 279 717 8 021 418
1990 3 175 006 4 828 036 3 364 322 985 168 12 352 532
1996 5 817 130 8 439 345 6 465 650 3 088 593 23 810 717
1997 5 704 700 9 104 624 8 334 657 3 286 874 26 430 855
1998 6 603 338 8 761 960 8 624 275 2 444 125 26 433 698
1999 5 144 423 8 193 164 6 965 659 3 005 389 23 308 635
2000 5 345 558 7 863 597 8 229 990 4 901 884 26 341 029
2001 6 052 062 7 460 073 8 305 644 4 724 948 26 542 727
2002 5 272 080 8 138 352 7 601 332 4 638 835 25 650 599
2003 6 470 669 10 004 445 8 046 864 5 416 774 29 938 752
2004 6 851 559 11 967 418 9 575 731 6 181 026 34 575 734
2005 8 110 253 13 141 654 11 984 798 7 150 056 40 386 762
2006 8 626 587 15 244 205 14 825 921 7 759 695 46 456 407

 

Comme le prouve ce tableau des exportations, aucune sanction n'est possible. Les denrées alimentaires, comme l'énergie et le combustible trouve des clients sans problèmes, et le premier partenaire pour l'industrie, c'est le Brésil, à 42 %, et s'il y a des problèmes avec lui, c'est que l'Argentine, là aussi, vise l'autonomie.

 

Comme dans le cas de l'URSS de Staline, la pression extérieure, évite de remettre en cause le gouvernement, là où il est plus critiquable.

 

La seule excellence des occidentaux, est dans la technique d'exploration et de forage pétrolier. Mais là, comme YPF ne faisait rien, la perte n'est pas grosse...

D'ailleurs, quand le Vénézuela a viré les compagnies pétrolières étrangères pour le même motif, il ne s'est rien passé.

D'ailleurs, des compagnies étrangères, capables de travailler en Argentine, aux conditions du gouvernement argentin, visiblement, ça ne va pas manquer...

 

Comme les dirigeants européens sont des charlots et des branleurs, ils oublient que ce sont eux qui sont dépendant des exportations de soja argentin, notamment, à tel point qu'ils auront bien du mal à s'en passer, sinon au prix d'une hausse carabinée des prix...

 

Comme le dit le site "De Defensa", le crime argentin, c'est d'attaquer la foi et le dogme (marché, libéralisation, etc...), mais les bénéfices sont déjà là, les foutriquets de l'UE partent par charretés : " des mesures frénétiques qui sont prises aujourd’hui à l’encontre de ce pays. Il n’y a pas un avion en partance de Buenos Aires vers l’Europe qui n’ait à son bord son contingent de fonctionnaires UE quittant leurs postes de la délégation EU en Argentine et des diverses filières de coopération avec l’Argentine. Tous les liens sont en train d’être coupés, et même les délégations des services de renseignement travaillant dans le cadre de la coopération entre l’Europe et l’Argentine sont rapatriés. On proclame partout, dans les couloirs et dans les réunion, que l’Argentine n’aura plus un seul investissement étranger…"

 

A cette lumière là, on peut juger la réaction d'un certain monde, vis-à-vis de l'URSS des années 1920 et 1930.

Pas de politique nationale, mais des vassaux, des soumis...

 

Seulement, la politique de terreur ne fonctionne plus, la canonnière rouille au fond du port, et les sanctions feraient plus de mal aux sanctionneurs qu'aux sanctionnés...

 

Nouvelle passée inaperçue ; au dernier sommet des Amériques, les USA se sont pris une veste : "Le président des Etats-Unis Barack Obama, isolé diplomatiquement, "est resté les deux jours, stoïque, écoutant les discours des plus de trente participants au sommet" ".
Sans doute n'y aura t'il même plus de sommet des Amériques...

 

Le système et les USA ont ils sans doute perdu l'amérique latine...

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 10:04

C'est marrant de voir une campagne électorale, les adeptes du "vrai travail", suppôt du Sarkozysme, sont en majorité... des branleurs, grassement payé à ne rien faire, et pas du tout avare de leçons à donner aux "jeunes".

resultat-presidentielle.jpg

 

Bien entendu, comme Dieu nous a donné deux pochettes, une pochette de devant pour les défauts des autres, et une pochette de derrière pour ses propres défauts, donc oublié qu'à une époque, on trouvait plus facilement un boulot qu'un logement, que le seul moyen d'y échapper, c'était de partir en courant dans l'autre sens, que l'entretien d'embauche était une simple formalité, et qu'on en changeait beaucoup plus facilement que de chemises (rares à l'époque), que la fin de carrière au chômage (appelé pudiquement pré-retraite) a été simplement oubliée, l'immobilier n'était pas cher, et le prix des terrains, amical.

CDD et intérim n'existaient pas (ce sont des progrès "pompidoliens").Le CDI était la norme. Aujourd'hui, on veut même le faire disparaître (pas assez "moderne").


Les banques ne se sont mises à prêter pour le placement immobilier que dans les années 1950, que le prix de départ était donc très bas, les taux d'intérêts réels étaient négatifs, et les augmentations de salaires, plantureuses. 

Aujourd'hui, le stigmatisé à un mal fou à trouver un emploi -précaire et à mi-temps-, paie un loyer démentiel, l'immobilier est à prix tout aussi démentiel, mais le retraité peut se payer la croisière.

Et quand, par hasard, il lui arrive un pépin (Un navire en perdition), il se plaint de l'absence de toilettes (c'était l'enfer), oubliant que dans sa jeunesse, les toilettes étaient une denrée inhabituelle, le roman Clochemerle démontre, là aussi, qu'on eut du mal à les acclimater...

 

Donc, c'est le combat, la lutte des classes oppose aussi les générations, et le militant communiste des années 1950, est devenu un "vieux débris" agressif, car nanti d'un appartement, d'une retraite de 1800 euros par mois et de 50 000 euros d'épargne.

Car NS cultive " l’harmonie entre les classes au profit des plus méritantes."

 

Que leur destin soit un destin de génération, qui ne doit rien à leur mérite personnel, ne les effleure même pas...niveau-etude.jpg

Il est d'ailleurs époustouflant que les "plus éduqués" soient aussi les plus décervelés, incapables d'une idée personnelle, et adhérent le plus fortement à des dogmes, à des idées reçues, la doxa.

 

L'éducation n'est donc finalement, en ce début de siécle, plus un formatage qu'autre chose, et les sacrifiés feront les rebelles.
On risque donc de rire, si on applique une politique grecque, réduisant les retraites actuelles et si l'on voit l'immobilier se ramasser, et l'épargne s'évaporer.

 

Et là, on verrait donc les gens "bien comme il faut", devenir des enragés...

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:43

Hier, il y avait un RV. Le match de catch a eu lieu. Chaque camp a donné son avis : "On a gagné". C'est clair, non ? Pour une fois qu'il y a unanimité, consensus national et union sacré.

 

Seule chose claire pour moi, Hollande, est un faux mou.

Comme le  patron des secrétaires généraux de partis, le très saint Iossif Vissarianovitch Djougachvili, auquel il a adressé prières, neuvaines, cierges, etc... Il a appris à passer pour le type sympa, toujours pondéré, toujours modéré, arrondissant les angles, comme le petit père Joseph à une époque.

 

Il n'y a pas meilleure façon que d'apprendre la fausseté, le mensonge et la manipulation qu'à la tête d'un parti politique, hormis le séminaire, bien plus compétent en la matière, mais passé de mode.

 

Pour ce qui est de l'autre rendez vous, c'est le RV de l'austérité avec les USA, et là, vulgairement, on va rire.

ça fait 40 ans que les USA sont dans le débraillé, le déficit et le n'importe quoi. Il serait cocasse qu'ils soient emportés pour avoir eu l'idée tordue de vouloir remettre les choses en place.

 

On y pense très fort à la guerre civile, et à des soulévements. Et à les réprimer. Mais il est toujours farfelu de vouloir réprimer une population, avec des restrictions budgétaires. Et avec une armée et une police, au premier rang des sabrés (budgétaires).

450 et 175 millions de cartouches, ça peut impressionner, mais ça ne représente quasiment rien.
En 1914, l'armée française partait sur une dotation de 3 à 5 milliards de cartouches, et elle fut vite croquée.

Avec les armes à répétition, ça représente encore moins, et l'armement de la population représente sans doute 20 000 milliards de cartouches et 200 millions d'armes (à ce niveau là, les USaméricains stockent beaucoup, et les munitions y sont "cheap").

 

La politique d'austérité aurait son pendant. L'effondrement économique mondial. Car le déficit US est toujours le centre de l'économie.

Donc, Perestroïka et Glasnost risquent d'être bien d'être à l'ordre du jour... Et un ex-secrétaire général, peut donc fort bien faire ce qu'on attend pas de lui  : banqueroute.
Car il vaut mieux banqueroute AVANT la guerre, que PENDANT ou APRES. Toujours est il qu'une situation intérieure détériorée aux USA emporterait la valeur de la monnaie de ce pays, toujours 65 % de la monnaie circulante mondiale. 

Et mieux : emporterait la dernière roue du système, le client. Car celui-ci, n'aurait même plus les moyens d'acheter ses cartouches...

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