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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 19:14

Le godon au chômage, soit disant moins nombreux qu'en France, 7 % contre 10 %, est prié d'aller se faire voir au paulemploi local tous les jours.

Bon, d'abord, le fait qu'ils soient moins nombreux est sujet à caution. Le godon est une espèce en mauvaise santé, où letaux d'invalidité est x fois plus élevé qu'en France.

Faut comprendre qu'entre le smog et le pub, c'est pas bon, ni pour les poumons, ni pour le tube digestif.
les mineurs anglais, par exemple, aux temps de Margaret, ont cessé d'être subventionnés. Louable effort, nous dirait on, de faire des économies.
Comme leur reconversion s'est contenté de les faire passer des charbonnages à l'invalidité, quasiment à 100 %, on peut dire que le miracle a finalement été peu miraculeux. Le seul miracle, ce sont les 0.2 ou 0.3 %, qui ont retrouvé un autre emploi.

Le godon-mineur, sous espèce du godon, est encore en plus mauvaise santé. Il faut dire, que la mine, ça use son homme.

Quand à la femme-godon, qui s'est fait mettre en cloque, elle est priée de restée chez elle.

Bon, enfin passons au godon-chômeur, qui lui, va voir son conseiller paulemploi chaque jour.

On peut imaginer la conversation :

- ça va ?

- ça va ! Et toi, ça va ?

- Alors si ça va, ça va.

- Tu prends un café ?

- Ben ouais, c'est bien pour ça que je viens, non ?

- Ouais, tu sais bien que le job, c'est pas ici qu'on le trouve.

- au fait il y a quelque chose ?

- wouahh, elle est bonne. On a beau me la faire tous les jours, ça me fait toujours autant rire...

Bref, à part faire exploser le budget de la machine à café, on peut bien se demander ce que ce genre de mesure peut bien apporter à la recherche d'emploi. A part faire plaisir aux retraités et fonctionnaires, qui trouvent que les chômeurs, et les mères aux foyers, ce sont des thons, stupides, fainéants, etc...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:48

La course au gigantisme qui se fait jour ici et là, y compris dans la création d'usines de nourritures de plus en plus géantes, pour des coûts toujours plus bas, a ses limites.
Les compagnies aériennes, nous dit on, "vont mieux". Il faut dire qu'il en reste 3, au lieu de 10 il y a 14 ans, qu'ils ont fait grimper leur taux de remplissage de 72 à 83 %. Et que le prix du kérosène a légèrement baissé la semaine dernière.

On nous dit aussi que le nombre de sièges offerts a grimpé, pour la première fois depuis longtemps, en 2013.

Il n'en reste pas moins, que c'est leur dépôt de bilan qui les regonflent un peu, et encore, pas toutes, United aggravant ses pertes.
Il reste qu'en réduisant notablement le nombre de compagnies, il est clair qu'on réduit la pression sur les prix, et l'on permet une certaine remontée.

De plus, pour que le taux de remplissage augmente, la solution la plus simple, c'est de supprimer les liaisons. La réduction du nombre de compagnies, a aussi, mécaniquement réduit le nombre de rotations.
Il reste que ce succès, s'il existe est fragile. United a beaucoup de mal à digéré ses fusions acquisitions.

Air France KLM continue son train-train, et à perdre du pognon. Mais cela ne défrise guère en Europe, où c'est la norme.

Même Ryanair n'est plus ce qu'elle était.

Le système, à bout de souffle, se réfugie dans une accélération, celle de la concentration, qui conduit à avoir encore plus recours à des transports, eux-mêmes à bout de souffle, pour des raisons de non rentabilité.

Sans doute la raison pour laquelle, les systèmes complexes s'effondrent d'eux mêmes, victimes de leur absence de sens profond. Le fret s'effrite ou s'effondre, mais continuons à avoir une activité sans queue, ni tête, c'est à dire voiturer des marchandises, de plus en plus loi, de plus en plus vite...

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:03

Braudel disait la même chose que Keynes, le financier, le seul à qui, finalement, rapporte les placements, ne le font pas à cause de leur génie, mais simplement parce qu'ils prennent une com au passage, et se contrefoutent de ce qui puisse arriver à votre placement. Ce n'est pas leur problème.

Eux, comme dans les cas de fonds de pensions, ont siphonnés, années après années, la moitié dudit placement, en frais diverses, et tout ce qui les intéresse, c'est de continuer à proposer des placements, où ils puissent continuer tranquillement à siphonner.

Finalement, le système est un système "pieds nickelés", où l'on est finalement agriculteur, et l'objet de la culture, ce sont les poires.

En mon temps, j'avais scandalisé en disant ce qui intéressait le promoteur immobilier, c'était de vous vendre du défiscalisé, et qu'après, il n'en avait rien à foutre.

On voyait donc des personnes s'endetter pour payer deux fois trop cher un logement, et qui devrait subir encore une lourde perte à la revente, faute de demande. Et encore, s'ils avaient la chance de trouver quelqu'un qui veuille vous faire l'aumône de vous payer le 1/4 de ce que vous aviez versé...

On titre aujourd'hui : "Après avoir souffert le martyr, la Grèce est tentée par faire défaut ". Le bon titre serait plus exactement, la Grèce n'a plus le choix, il lui faut faire défaut. Tout le reste est épuisé.

"Deux ans ont suffi pour oublier que la Grèce à déjà fait faillite deux fois, a emprunté 222 milliards d'euros à l'internationale des contribuables européens, ne produit pas grand-chose, n'exporte presque rien, est endetté à 157 % de son économie et compte un taux de chômage de 26.7 %."

La Grèce, donc, après l'Argentine, a appliqué docilement toutes ses injonctions, pour arriver au même point : nulle part.

"Ce qui fait plonger le pays dans le rouge, ce sont seulement les intérêts de la dette et les aides à ses banques. La Grèce a donc intérêt à faire défaut. "

Monnaie de singe pour les "épargnants", grâce aux banques centrales. Mais la monnaie fiduciaire n'est elle pas, sempiternellement, une monnaie de singe, et allons plus loin, la dette, une monnaie de singe. 9 fois, nous dit on, la France à fait faillite. C'est bien plus que cela. Mais il y a des fois, qui "ne comptent pas". Louis XIV, a lui seul, explose ce chiffre. Sur la totalité de son règne, on peut même y ajouter un zéro. C'est pas mal, pour seulement 72 ans.

Le plus inquiétant, ce sont ceux, "qui n'ont pas voulu faire faillite". Louis XVI, le bilan a été de 20 ans de guerre civile, et 2 millions de morts, et le roi exécuté, Catherine de Médicis, 40 ans de guerre civile, et 4 millions de morts, un roi exécuté, un autre qui subit 16 tentatives d'assassinats, avant la bonne...

Brillant résultat, pour le même schéma : inflation, dégringolade de la monnaie, et pour finir, banqueroute. Sully qui "redressa les finances", trouva une dette d'un milliard de livres, contre les 43 de 1559, mais entre-temps, l'écu était passé de 3 à 36 livres, s'était notablement allégé, et finalement, il paya une cinquantaine de millions.

Si l'on avait été clair, il fallait commencer par cela, et l'on aurait sans doute évité la guerre civile.

En 1797, on fit banqueroute des 2/3. Dans les deux cas, c'est une naïveté et une incompétence. Aux temps médiévaux, la conception était beaucoup plus claire. avec le roi, mourrait sa dette.

Finalement, la conception médiévale était sans doute trop avancée, celle d'une société très élaborée, et très perfectionnée, sans doute plus que celle de maintenant, et les troubles connues sous le nom de "guerre de cent ans", ont été causés par une dette, celle du roi d'Angleterre vis-à-vis des génois (le roi de France étant chargé de le "punir"), et la grande jacquerie, causée, elle aussi, par une dette, la rançon de Jean II. Comme la dynastie était neuve et peu aux faits des réalités, elle croyait en la chevalerie, et dans les dettes...

Les derniers capétiens directes, eux, ne s'embarrassaient pas de telles fadaises. La dégringolade, ou grande crise du XIV° siècle, suit leur extinction, et les maladresses d'un pouvoir perdu dans ses névroses et croyances.
Toute ressemblance avec le pacte de responsabilité n'est pas fortuite. elle est même une répétition tragique de l'histoire.

41 députés socialistes n'ont pas voté pour les fadaises du gouvernement, ce n'est même pas un acte courageux, c'est une lâcheté, et pour ceux qui l'ont voté, un signe d'aliénation mentale profonde, aliénation encore plus profonde chez ceux qui trouvent que "cela ne va pas assez loin". (En gros, UMP + UDI).

J'espère que les 41 députés socialistes n'ont pas été trop traumatisé par leur acte.
Cela me rappelle une vieille blague sur De Gaulle.

Un agriculteur est à une manif devant l'Elysée. Charge de CRS, dans la bousculade, il est propulsé avec les ministres qui rentraient pour le conseil, et se retrouve à la droite du Général.

A chaque fois, celui-ci lui demande son avis, comme à tous les autres, et lui répond à chaque fois "ben ma foué".

A la sortie, les ministres, les vrais, se précipitent vers lui, lui tapent dans le dos et lui disent : "Bravo mon vieux, depuis le temps qu'on ne lui avait pas tenu tête comme ça !"

La lâcheté congénitale des uns, ne rachète pas le courage tout relatif des autres.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:18

"Jusqu'à la fin de l'URSS, le cheveu des femmes soviétiques était superbe. " : vous avez visitez URSS ?

Mon frère avait été en Tchécoslovaquie dans les années 80.....à part la nourriture , il en garde un bon souvenir.

Oui, la Crimée. Il y a eu des émissions télé sur le rachat des cheveux des femmes russes. Elles les coupaient très longs, et les conservaient.

Jusqu'à la fin de l'URSS, il n'y avait pas de produits cosmétiques, considérés comme inutiles, et donc, pas fabriqués. Sans doute utilisaient elle un savon classique. Les cheveux post-1990, eux, ne valent plus rien.

Pour ce qui est de la faim, désormais, c'est pour l'OCDE que cela devient un problème, notamment aux USA.

Avec les recettes classiques. Ne faire plus qu'un repas. Diluer la nourriture. 21 % de la population US souffre de l'insécurité alimentaire, 18 % en Grèce, 9 % en Belgique, plus de 10 % en France.
Bien entendu, je ne parle même pas du monde entier, où environ la moitié de la population doit se contenter d'un seul repas.

C'est sans doute ça, la fin de la pauvreté selon le FMI et la Banque Mondiale réunie ?

Politiquement correctement parlant, on ne parle plus, d'ailleurs, de faim, mais "d'insécurité alimentaire", ce qui est la même chose et la pareille.

Mais l'appareil de propagande marche au profit du système... Présenté comme le meilleur...

Le problème, souvent, c'est que les économies s'orientent souvent vers le futile, avant l'utile. Les dépenses militaires soviétiques, hier, les dépenses militaires US aujourd'hui, ne sont pas seulement inutiles, elles sont nuisibles au pays qui les font.

Comme toutes ces dépenses destinées aux riches, comme NDDL qui fera un beau bénéfice au constructeur, flattera l'égo des politiques locaux, détruira des terres agricoles, et sans aucun doute, aura une vie économique précaire.

Si 50 millions d'américains sont en "insécurité alimentaire", sont ils comptés dans les personnes souffrant de la faim ? J'en fiche mon billet qu'ils sont comptés pour 0.

En Russie, avant la révolution, on disait que 2 + 2 faisait souvent 3, quelquefois 5 et rarement 4, ici, 49 = 0.

La situation d'insécurité alimentaire n'a jamais été aussi grande en URSS, parce qu'ils avaient leur lopin individuel, qui compensait les insuffisances du système et après 1990 assurait le gros de la subsistance, et une grosse résilience de la nation russe.

Mais il est clair qu'en occident, produire sa propre nourriture, au moins en partie, est une vue de l'esprit, un déshonneur, et ne rentre simplement pas dans les schémas mentaux, sauf chez les vrais rebelles.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 15:45

Les pertes actuelles des énergéticiens du fossile, ne sont qu'un prémisse, celui de leurs pertes futures.
On parle de 30 000 milliards de USD sur deux décennies. C'est donc un tremblement de terre économique qui s'annonce, et il est très peu probable que le système politique dont elle est devenue le reflet, puisse y survivre.

Les industriels sont coincés entre l'enclume et le marteau. Ils ont besoin de fortement augmenter les tarifs, alors que cette augmentation provoque la baisse importante de la demande, demandant d'augmenter encore plus vite les tarifs, et cela rend encore plus intéressant la non consommation, et le renouvelable.
La vielle antienne "ça ne sera jamais rentable", n'est plus vraie et sera encore moins vraie quand les prix doublent, et que le prix de la technologie s'effondre.
Encore plus frappant, la dynamique des coûts du pétrole est jugée totalement insoutenable, et sans doute, elle l'est réellement. Du moins, la dérive des coûts ne peut plus s'accentuer, et avec la loi des rendements décroissants, le simple maintien du volume d'investissement, considérable, à plus de750 milliards par an, ne peut aboutir qu'à une baisse de la production.

Citigroup ne s'embarrasse ni d'idéologie, ni d'écologie, mais pour elle, "l'ère du renouvelable est commencée".

Simplement, le fossile, comme le nucléaire, sont dépassés, obsolètes et coûteux, pire, inadaptés et vont entamer une décroissance forte.

En même temps, le système est coincé dans sa stupidité libre-échangiste. Peugeot veut développer un hybride air-essence, mais comme les prix sont tirés par le fait que la clientèle s'appauvrit de plus en plus, il n'y a pas la marge de manoeuvre suffisante pour couvrir les frais d'une nouvelle technologie.

Comme souvent, des calculs bassement matériels peuvent contrarier l'essor d'une nouveauté. On a de la chance, ce mécanisme dans les siècles précédents pouvait durer justement, plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 15:22
Utilité...

"On peut aller loin comme ça, le bâtiment, c'est mon secteur, certes rénover les salles de bains chez des bourgeois, ce n'est pas "utile" au sens où l'on ne produit rien que de la valeur ajoutée (donc des salaires payés, des créanciers itou etc..), mais les producteurs qui produisent nos matériaux c'est utile ce qu'ils fabriquent?Si nous ce que nous faisons est inutile ?
Alors qu'est-ce qui est vraiment utile?
L'économie c'est quand même une construction humaine, donc on peut certes habiter des cabanes en torchis et boire l'eau de la rivière(des gens l'on fait), mais on peut aussi décider d'avoir plus beau, plus solide etc, l'argent doit circuler, c'est je crois un des gros problèmes de notre temps, l'argent devenu virtuel planqué dans les paradis fiscaux (le plafonnement des ressources aussi). Entre, construire une maison, couper des cheveux, tailler des haies, c'est quoi le plus utile? ".

Pour répondre à cette question, tout est question de mesure. L'existence du secteur du bâtiment a une utilité certaine : bâtir a comme finalité la survie, et la salle de bains, une finalité d'hygiène indispensable. Mais ce que je met en cause, c'est une hypertrophie, d'un secteur, qui a reçu une fonction dans les années 2000, celle de faire fonctionner une société, parce qu'on avait sacrifié la production.

Vouloir faire fonctionner une société avec des coupeurs de haies n'est pas plus réaliste. SI tout le monde coupe les haies de tout le monde, on meurt très vite de faim, ou alors, on s'aperçoit, finalement, que chacun coupe sa propre haie est plus logique...

Mais cette remarque met bien le doigt là où cela fait mal. Dans le secteur du bâtiment coexiste deux choses, l'utile et le futile. Comme dans d'autres secteurs, d'ailleurs.

Utile sont les dépenses d'économie et d'entretien, et futiles d'autres. Après, c'est une question d'appréciation, où il est difficile de mettre la barre exactement. J'ai aussi fait faire des travaux dans ma salle de bains. il y avait des infiltrations. On a donc joint l'utile et le futile, c'est à dire changer le carrelage, et faire l'étanchéité. Encore que refaire l'étanchéité sans changer le carrelage, ça doit pas être évident.

Entre le moment de la construction, et maintenant, les normes avaient changé, et les normes d'étanchéité sur lesquels des professionnels pestent sans fin, se sont durcies. Personnellement, j'aurais préféré dépenser 200 euros alors, que 3000 après.

Il est sûr aussi que le bâtiment a pris de mauvaises habitudes au moment où il était le moteur de l'économie. Le travail arrivait tout seul. Pourquoi se forcer ?

Je vois bien aussi, en Haute Loire qu'on avait pêté une durite pour l'immobilier. On y a beaucoup construit, sans doute à cause des 13 000 logements vides qui y sont recensés, et les 25 000 résidences secondaires. Ce qui n'empêche pas qu'on parle de construire dans des enclaves urbaines abandonnées, alors que ce qui manque (surtout au Puy), finalement, ce sont des parkings (mais le parking, ça paie peu, ou pas).

On peut noter aussi le net progrès. Début 1990, il n'y avait "que" 30 000 logements libres. Sans compter que nombre de résidences secondaires, sans doute la moitié, ne voient jamais un chat, les propriétés sont familiales, les propriétaires sont vieux, urbains, gourmands, veulent vendre au prix parisien, etc...

Les 800 000 logements manquant ??? En tout cas, pas ici. Les autorités politiques étaient seulement priés d'accompagner la bulle immobilière, et certains maires ont été durement punis pour ne pas l'avoir fait... C'est d'ailleurs ce qui a fait leur valse, notamment dans certaines villes. Un mandat, pas plus, parce qu'ils ne comprenaient pas les "nécessités", et l'appétit de lucre de leurs mandants.

Dernièrement, c'est l'effondrement. - 34 % pour la construction individuelle, - 66 % pour le collectif (demandes de permis). Rien d'étonnant. A long terme, le collectif (15 % du parc, ici), devait disparaître.
Quand au secteur du bâtiment, il pourra toujours fonctionner pendant 25 ans sur la rénovation, notamment énergétique.

" Mon rêve est que RWE installe des panneaux solaires sur votre toit , une batterie dans votre bâtiment , une pompe à chaleur dans votre cellier et que nous entretenions votre système énergétique pour vous "

Changement de paradigme et de business. Vous investirez, RWE fera la maintenance. Simple retour à un temps où c'était les compagnies d'électricité qui faisaient l'installation chez vous, et dont c'était le plus clair des revenus.

Je n'ai rien inventé, c'était le métier de mon grand père dans les années 1930. Et puis, comme la demande s'est accrue, les compagnies, fusionnées dans EDF, ont abandonnés ce créneau.

"E.ON veut arrêter une centrale nucléaire avant l’heure". La cause ? Le manque de rentabilité...

Finalement, l'arrêt du nucléaire allemand, c'était avant tout pour éviter une crise violente. On est retombé dans une crise plus larvée, mais il faut quand même évoluer.

L'utilité et la futilité apparaît sur une carte. Celle parue dans challenge.

Elle concerne les balances commerciales des régions.

Les régions "gagnantes", de la mondialisation, ne sont pas les régions productives, ce sont les vieux, les riches, les improductifs, et si on affinait par départements, ce serait encore plus criant. Si l'on veut réduire les salaires, ce n'est pas en "province" qu'il faut le faire, mais en RP, en côte d'Azur. Et par le biais de l'impôt sur le revenu. Et si on comptait le déficit vis-à-vis des autres régions françaises, ce serait encore plus visible. Parce que ce sont des régions parasites. On retombe aussi sur ce que disait Braudel, entre les régions maritimes, "ouvertes", et les régions intérieurs, industrieuses et industrielles, friandes, elles, de protectionnisme.

Les soviétiques, eux, ne comptaient que la production industrielle dans le décompte du PIB. Sans doute sous estimait elle une production, mais une coupe de cheveux, est ce utile ? Et jusqu'à quel prix ? Jusqu'à la fin de l'URSS, le cheveu des femmes soviétiques était superbe. Il est racheté à prix d'or. Aujourd'hui, il est merdique. "XXX parce que ça ne vaut rien". Se brûler le tif avec des produits chimiques, c'est géant ?

On peut donc tolérer, en économie, une certaine marge de gaspillage. Si cette marge devient l'âme même de l'économie, il y a problème...

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 09:55

Air Berlin boit le bouillon, et va être recapitalisé de 450 millions d'euros fournis par le Abu Dhabi.

C'est bien la preuve qu'ils ne savent pas quoi foutre du fric, prêt à être jeté dans un puits sans fond.

Sur les 5 dernières années, AB a fait UNE année des bénéfices (et encore, grâce à des cessions), à 6.8 millions (2012), et en a perdu en 2013 , 318.5 millions.

- 271.8 en 2011,

- 97.2 en 2010,

- 9.5 en 2009,

- 83.5 en 2008,

+ 21 en 2007

+ 50 en 2006,

- 115.9 en 2005,

- 2.9 en 2004,

+ 36.7 en 2003.

En 10 ans, donc, la compagnie a perdu la bagatelle de 784, 8 millions d'euros.

Ach, z'est zandoute za le zerieux et la perzeveranze chermanik.

C'est même plus du sérieux, c'est de l'acharnement thérapeutique. Mais on voit quand même une nette évolution : elle perd perd beaucoup plus d'argent dans la décennie 2010.

C'est le progrès.

Pour ce qui est America Airlines, même topo, 480 millions de USD de bénéfice, margement causé par par 381 millions de cessions de créneaux d'atterrissage.
Donc les entreprises de transports aériens sont capables de gagner de l'argent, en se vendant des trucs et des bidules, les unes aux autres ?

ça, c'est du business plan. On pourrait même appeler ça une bulle.

Pour l'IATA, la rentabilité générale du secteur est de 1.6 %, c'est à dire qu'après enlevage des magouilles comptables diverses, comme les ventes de matériels, de créneaux horaires, du carburant à prix d'ami aux compagnies du golfe persique, le secteur n'est pas rentable.

En 2006, le brent était à 65 $, en 2013, il était prévu par les compagnies aériennes à 109.5 $.

Moralité : le secteur est totalement dépendant d'un pétrole bon marché, et totalement incapable de vivre sans lui. Il survie par habitude, par prestige, mais pas parce qu'il est une activité économique réellement rentable.

Comme Air Berlin, les compagnies perdent beaucoup plus d'argent en décennie 2010 qu'auparavant.

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 22:02

Sur la sortie du nucléaire, toujours par digérée par ses zélotes.

Faudrait sans doute les mettre au courant qu'il existe une chose appelée "capitalisme", qui implique une accumulation de capital appelé "investissement", qui est un coût et qui est répercuté sur le client.
D'ailleurs, en France, des hausses vertigineuses du prix de l'électricité sont attendues, pour des raisons de modernisation du parc.

"Factures d'électricité, coupures de courant et émissions de Co2 explosent en Allemagne "

Finalement, il n'y a aucune différence entre France et Allemagne sur le problème. La France, grâce au chauffage électrique achète à des tarifs démentiels le jus pas nucléaire de l'Allemagne, fabriqué avec du charbon.
Bien entendu, la STEP, pas entendu parler, pourtant, elle est abondamment utilisée en Suisse et en France, par EDF.

Ce qui a entraîné la fermeture des centrales allemandes, est ce Fukushima, ou la décroissance de la consommation, alliée à la poussée des énergies renouvelables ? C'est bien cette décroissance qui semble être à l'origine de tout. Les centrales charbons, parfois neuves, sont déclassées à tour de bras, et là aussi, il faut y voir une tare du capitalisme, le sur-investissement, parce que l'investissement répond souvent, non à une analyse cohérente, mais à des systèmes de croyances.

les 125 000 MW de centrales thermiques au gaz sont massivement déficitaires, 110 000 ne couvrent pas leurs frais. On parle du déclassement de 25 000 MW. Comme de bien entendu, et comme le dirait Philippe Grasset, il y a un sentiment d'inculpabilité, pas seulement chez les américains, mais chez les élites, c'est jamais leur faute s'ils font n'importe quoi.
Pas leur faute s'il n'y a que 9 aéroports français rentables, sur plus de 400,

Pas leur faute si la politique économique contras foire infailliblement,

Pas la faute des constructeurs automobile s'ils surinvestissent comme des fous,

C'est JAMAIS leur faute. C'est le public qui comprend pas les nécessités. C'est la faute au renouvelable, même si, en l'absence de renouvelable, le problème serait le même, comme il était le même aux USA ou le gaz de schiste n'a fait, finalement, que faire fonctionner des centrales au gaz, coûteusement bâtis, mais dont la moitié ne servait à rien.

Pour que les centrales gaz ou charbon soient rentables, il faudrait multiplier par 3 leur temps de fonctionnement. On en serait loin, même si le renouvelable n'existait pas.

La véritable "distorsion de marché", dont souffre l'électricité européenne, c'est la baisse de la consommation, alors que les industriels ne savent fonctionner, dans tous les domaines, que dans les marchés en expansion.

Loin d'être des "preneurs de risques", comme ils se gargarisent et prétendent l'être, ils ne sont que des rentiers.

D'ailleurs, la transition énergétique serait elle un échec en Allemagne, pourquoi alors, d'autres pays sont touchés par les mêmes syndromes ? C'est parce que la maladie est la même, c'est la baisse de la consommation, et que les industriels sont arcboutés sur leur arriération technique, qui leur procurait jusque là, de confortables rentes.

Tout changement technique entraîne des disparitions. C'est la loi du capitalisme. Mais les dirigeants n'aime dans le capitalisme que ce qui les arrange.

Ils demandent à être sauvé, coûteusement, par le contribuable... C'est un tic, dirait on. Tant pis si le plafonnement des ressources gazières et énergétiques rend leur calcul complétement faux. Avec quel gaz passeraient ils de 2000 à 6000 heures d'utilisation des centrales ???

La réalité, c'est qu'ils sont coincés entre :

- la baisse de la demande,

- le renouvellement de la technique,

- le plafonnement des ressources.

Ils n'ont aucune prise sur les paramètres. Ils veulent simplement "encore un peu de temps, monsieur le bourreau".

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 19:35

Pour savoir qui va être bouffé ?

Je reviens sur un article des "infos du nain" sur la composition du corps électoral.

Selon lui, les 18.5 millions de salariés du privé "supportent" le reste. Les vieux, les chômeurs, officiels ou cachés, et les fonctionnaires.
En réalité, c'est faux.

Car la majorité des salariés du privé, eux aussi, peignent la girafe, et font partie de bureaucratie du privé, pas très utile non plus, ou chargées de gérer les nuisances du système.
L'employé de banque est il utile ? L'activité bancaire produit elle 20 % de richesse comme elle le prétend ? Tout le monde sait que je pense que non.
L'employé du "privé", travaillant dans le bâtiment n'est il pas qu'une forme de fonctionnaire ? Vu les quantités astronomiques de subventions que consomment le secteur, on peut répondre affirmativement.
Tout comme ces secteurs qui ne vivent que de commandes publiques, avec l'exemple achevé du complexe militaro-industriel, une véritable éponge, autant qu'un trou noir, qui a réussi à détruire notre armée, plus complétement qu'Azincourt, Waterloo ou Pavie réunis, tout en nous dotant d'un budget faisant passer Pantagruel pour un nain de jardin...

L'assurance qui couvre les catastrophes naturelles (secteur privé), protège surtout les élus de leur corruption, de leur appétit, de leur manque de discernement. Il faut construire, nous dit on. Mal, ce n'est pas grave, la collectivité paiera. ça fera beaucoup de travail. Produire un logement mal situé, remplacer, dans le meilleur des cas le crépi, l'isolation interne, l'électro-ménager, quel pied !

Mais c'est complétement inutile. A quand une responsabilité personnelle des élus et responsables sur leurs propres deniers ? Alors on verrait miraculeusement disparaître toutes ces constructions en zones inondables...

Bien sûr, dans toutes catégories, il y a une partie du travail utile, et une partie inutile. Si la partie inutile atteint 80 %, il y a problème. Et cela touche autant, sinon plus, le secteur privé que le public.
Promener le pappy et la mammy aux 4 coins du monde a t'il un sens ? Si cela en a un, appelez moi.

Sur les 18.5 millions de salariés du privé, combien ont une tâche utile réellement ? 1/3 ? 1/3 me semble la bonne proportion. Le reste sert à faire tenir le petit vélo debout, sinon, il tomberait, faute de vitesse.
Mais si on va plus lojn, on voit qu'on aborde une autre question. Le nombre de personnes sur terre.

Les vieux disent souvent qu'il y a trop de gens sur terre. Alors je leur réponds trois choses : 1) qui est de trop, 2) qui décide qui est de trop, 3) qui supprime le surplus.

Et s'il y a une évidence, POUR EUX, c'est que ce sont les bengalis, les chinois, etc, qui sont de trop.

Mais, l'évidence, c'est la bouche inutile, en premier lieu, le retraité occidental, qui ne produit rien, et qui consomme l'énergie de 30 bengalis. 1 = 30.

Donc, avant de supprimer le cht'i bengali, c'est le vieux européen et américain qu'on va dézinguer. On va commencer petit. D'abord, les 700 000 ou 1 000 000 d'alzheimer ou incurables qui emmerdent encombrent les hôpitaux.

En plus, pour les respect des 3 %, c'est géant. Que d'économies sur les retraites et le système de santé. Ils peuvent bien tirer leur révérence 3, 6 ou 9 mois avant, non ? ils vont pas crier pour quelques mois dans ces conditions là ???

Puis, après, tous les malades chroniques.

Puis...

Puis...

Attendez, il y a quelqu'un qui sonne à la porte...

Bien entendu, le retraité occidental ne pense pas que c'est lui qui encombre.

Bien entendu, le riche occidental ne pense pas non plus que c'est lui qui encombre, lui qui consomme dix fois plus de carburants fossiles que le pauvre qu'il ne croise plus que par hasard, dans son propre pays, et 300 fois plus que le petit bengali...

Il y aura toujours "besoin" de riches, nous dit on.

Mais quand la population aura baisser de moitié, que verra t'on ? Que le nombre de riches aura aussi baissé de moitié, car ils tirent leur subsistance des pauvres.

Puis après, il faudra encore baisser de moitié, et le nombre de riches aura aussi baissé de moitié. Merde, manque de bol, toute l'infrastructure sera devenue trop grande. L'autoroute de Pau Langonan ne voit plus que 60 véhicules par jour, et encore, il faut 10 jours pour y voyager, maintenant qu'il n'y a plus de goudron, et des nids de poules partout.

Comme naguère à Rome sur le forum romanum, des vaches paissent sur les grands aéroports, dont l'inutilité de départ est devenue criante.

Depuis 100 ans, les prix immobiliers ne cessent de baisser sur Paris. Et ailleurs, souvent, des coupeurs de chemins règnent. Forcément, les forces de l'ordre ont aussi été divisée en 4.
Et puis, avec cette invention du diable qu'est la kalachnikov, l'insécurité règne partout. D'ailleurs, fabriquer les cartouches, fabriquer ces kalachnikovs et les réparer, c'est devenu un métier en vogue. Trouver une place en apprentissage pour le gamin nécessite pots de vins, magouilles et relations.

Enfin, finalement, la population est encore divisée en 2. Et les ressources s'ajustent à la population.

Paris à 20 000 habitants. Il y a 200 riches et 800 "classes moyennes". La nuit tombe, le guet a fermé les portes, et il va protéger une taverne, et à, l'aube, ramassera les morts de la nuit.

Comme je vais partir à Orléans -une semaine de voyage-, je vais prendre une assurance au groupe "la cour des miracles", pour arriver intact. Il me donneront un laisser passer.

C'est toujours moins cher que de se payer une escorte chez "loulou de banlieues et co". Mais il faudra quand même payer les péages à la SARL "bandits de grands chemins".

Les vieux, qui auront atteint l'âge canonique de 50 ans iront se promener au coin de la rue du village, voir, s'ils sont aventureux, au village suivant. il paraît que la présure y est de bien plus bonne qualité, et le tabac, meilleur aussi...

Mon voisin va se marier. Il a pris sa femme loin. Elle habite à 500 mètres de chez lui.

Génial, ces bouquins "Simon du Fleuve". Seul son armement, un M16, est anachronique... Une arme de branquignol...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 17:14

Le petit roquet de Kiev jappe : "Crise ukrainienne : l'ultimatum de Kiev ". ça c'est de la virilité ou de l'inconscience.

Une armée ukrainienne en miettes, arrêtée à 1989, connue pour un matériel désuet, une troupe et des officiers corrompus, prêts, faute de soldes, à vendre au plus offrant, tout ce qu'il est possible et imaginable, trépigne devant Moscou.

Moscou qui n'attend visiblement qu'une chose, c'est l'effondrement économique du régime, en cours, et qui devrait s'accélérer si les mesures FMI sont trouvées.

D'ailleurs, les mineurs du Donbass s'agitent, et le clivage le plus fort est visiblement celui entre une population de plus en plus désargentée, et quelques oligarques.

Dans ce contexte, la question militaire, c'est "l'Ukraine, combien de divisions ? " Et la réponse : "C'est quoi une division ???"

Les rodomontades de la junte, ne sont qu'une preuve de sa faiblesse et de son illégitimité. D'ailleurs, ledit pouvoir est contesté par des séparatismes polonais, et subcarpathes, où, visiblement, la faillite économique, encore plus totale qu'ailleurs, fait penser que l'URSS, "c'était le bon temps".

Il faut dire qu'en matière de faillite, l'Ukraine s'y connait, pour sa trop grande proximité avec les politiques prônées par l'ouest.

Le réseau d'irrigation est mort, l'armée ukrainienne n'existe plus, les seules provinces excédentaires en énergie, la Crimée, est perdue, le Donbass s'agite.

Quand à accuser la Russie d'enclencher une troisième guerre mondiale, c'est comique. Pour la majorité de la population terrestre, elle est déjà là, et c'est une guerre US.

De plus, vouloir titiller la Russie expose l'occident européen à un effondrement aussi rapide que total...

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