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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 20:55

En Chine, on va investir pour construire 30 minéraliers, qui devront aller chercher le minerai au Brésil, "quand le marché repartir".
On se fout de la gueule du monde. Avec 1200 millions de tonnes de capacités, 804 millions de tonnes de production, et 340 millions de tonnes d'excédent, le marché est mort.
La seule chose que veut faire le pouvoir chinois, c'est de donner de l'air à des constructeurs navals asphyxiés par la chute du nombre de commandes : " les commandes de navires, tout type confondus, ont plongé de moitié entre 2015 et 2014, selon le ministère de l’industrie et des technologies chinois. "

C'est une politique à très courte vue, et dans l'état de surcapacité du marché, totalement dénué d'intérêt, contrairement à ce que dit Ruello.

Simple espoir de gagner du temps, d'ailleurs, les dirigeants chinois sont dans l'optique de gagner du temps, pour gagner du temps. Pourquoi faire ? Mystère.

Raisons pour lesquelles aciéries, mines de charbon inutiles, continuent à fonctionner.

Mais cela aura une fin. D'ailleurs, un aciériste parle de supprimer 50 000 de ses 80 000 emplois. Il est donc clair que le gouvernement chinois aura du mal à piloter le crash...

Aux USA, insurrection qui vient, un type aussi nul que Romney a eu un premier geste politique : il vient de réveiller la majorité endormie, et le capitalisme de connivence ne fait plus recette. Tant que tout le monde en profitait, ou croyait en profiter, cela avait du sens, mais maintenant, plus personne ne croit en profiter, sauf les 1 % qui en tire bénéfices, et 9 % de connards suiveurs.

Historiquement, des conventions ne se sont pas déroulées comme prévues aux USA : la convention démocrate de 1860 et sa division ont entraîné la guerre civile, et plus tôt, le parti whig se désagrégea.

Un candidat, ex-président, veut supprimer 300 000 postes de fonctionnaires. "Pour faire des économies", dont on se demande bien où elles seront, parce que les suppressions de postes, ce sera des départs à la retraite non compensées, et que les personnes non embauchées iront gonfler les chiffres du chômage.

Pour supprimer des postes de fonctionnaires, il faudrait qu'il y ait des perspectives d'embauches dans le privé. Il n'y en a pas, et la plupart des fonctionnaires sont inemployables ailleurs.

En Afrique du sud, le secteur minier aurifère s'effondre, ou plutôt, continue sa dégringolade, entamée depuis longtemps. En 1970 or et Afrique du sud étaient synonymes. Rien d'étonnant, d'ailleurs, les mines s'épuisent, et, d'une manière générale, le secteur minier s'effondre en Afrique du sud, pris en étau entre des prix qui baissent, et des coûts à la hausse.

Il est clair aussi, qu'en France, la "loi travail", ou baisse des salaires, mettra le feu aux poudres.

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 16:18

Encore un article intéressant de gail Tverberg sur les limites de la globalisation.

Il est clair que depuis 2008, la part des biens importés aux USA est en recul. Marqué dans la première phase de crise, rebondissant, mais de nouveau orienté à la baisse.
Mais d'autres partis du graphique, peuvent faire l'objet de réflexions. La montée, pendant la décennie 1990, de 10 à 14 %, et dont se gargarisait l'imbécile de la maison blanche "our economy is very well", n'était que la montée du déficit extérieur, de 50 milliards de $ à 500, et le passage de 14 à 18 %, le passage d'un déficit de 500 à 800 milliards de $, dont le nouvel imbécile résident à la maison blanche, disait "Our economy is strong".
Strong ? Very Well ? On n'a visiblement pas les mêmes conceptions de l'économie, et les sauvages prêtaient une valeur, à ce qui n'est qu'un torche cul : le dollar US.

Après, la tendance à l'augmentation des importations stagne, parce que visiblement, on a atteint une limite intrinsèque, et, du côté énergie, les limités sont aussi atteinte. Le jour où la consommation américaine de carburant baissera au delà de ce qu'elle a déjà baissé, cela voudra dire que l'économie US s'effondre.

Le "gras", a été éliminé, maintenant, la dépression de la demande, l'accumulation des capacités de production dans les pays du 1/3 monde en général; en Chine en particulier, montre ses limites. Désormais, ce qui guette, c'est l'effondrement.Il est même en cours.

54 jet étaient entassés à saint simmons island (géorgie). Les propriétaires se demandaient comment barrer la route à Trump. C'est bien connu, à la maison blanche, il faut un imbécile, pas quelqu'un qui réfléchisse.

Pour barrer la route à Trump, je ne vois qu'une issue : que les dit milliardaires commettent un suicide collectif.

Le BDI (baltic dry index), signe excellent du niveau de la mondialisation, est dans les chaussettes. Un container coûte 200 $ à expédier, son prix de revient est entre 1300 et 1400.

Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 17:49

Le quantitative easing a réussi brièvement à relancer le crédit, mais ce n'est que le rebond du chat mort. Sauver la dette, n'est pas une option.

Le mot "réforme", sensées tout résoudre, n'est qu'une invocation religieuse non négociable, et tout aussi stupide. Surtout que le mot réforme peut être traduit par "régression économique et sociale absolue".

A Davos, 1500 patrons, représentant 13.5 millions d'employés, pensaient en supprimer 37 %. Donc, il faut se poser clairement la question : ils sont cons, ou quoi ? Pour quoi faire ? Arriver à 50 % de chômage ?

Quel avenir, pour ces 50 % ? Rednecks ? Tout sera fait par des robots ? Le problème, c'est ce que deviennent ces gens ? A 50 %, de chômeurs, la solvabilité s'effondre. Et pour eux, une autre économie se met en place... Sans compter, bien sûr, à la baisse des ressources énergétiques. Un robot, c'est quand même gourmand en énergie.

En Suisse, crac, c'est le nucléaire et l'électricité qui se portent mal : prix de marché, 2.8 centimes le KWh, coût de production du nucléaire, 4.5 à 5.5 et pour l'hydraulique, 6.5.

Tonton, pourquoi tu tousses ? Vendre au moitié du prix de revient, ça ne dure pas longtemps. Economiquement, il est clair que les grands électriciens ont un besoin vital de fermer des capacités, non de les reporter 10 ou 20 ans, dans quelles conditions, d'ailleurs ?

Rapport sur la centrale de Hinckley point. Chez EDF, ils rêvent, ou ne savent plus compter. Ils dressent des plans sur la comète, sans savoir fabriquer le bousin.

D'ailleurs, le massacre économique a des conséquences importantes : la percée de AFD en Allemagne, la chevauchée de Trump aux USA, qui, disent certains, "survit aux tirs de barrages". En réalité, plus les excellences font tirs de barrages, plus ils alimentent sa dynamique, sans compter que se fissure la langue de bois : Hillary ne serait plus donnée gagnante automatiquement, contre Sanders, Alors, contre Trump... Sans compter que la presse ne revient jamais pour donner un erratum sur les fausses nouvelles l'avantageant, données auparavant. Finalement, c'est Sanders qui l'a emporté dans tel état ? Pas d'importance, on ne va pas s'en faire pour si peu.

Hillary a emporté le vote des noirs du Mississipi ? Pas d'importance, cet état sera républicain au moment du vote, le parti démocrate, dans le sud, est devenu un parti noir. Le "solid south", est intact, il est désormais républicain.

Le mouvement politique est transatlantique, il s'attache tous les sacrifiés. Tapez sur Trump ? Pas de problèmes, cela ne fait que le renforcer...

En Chine, on parle de la débandade du commerce extérieur, tant à l'import qu'à l'export. N'important plus autant, et à des prix bradés, les clients de la Chine n'ont plus les moyens d'acheter...

Quand à la "réduction de la croissance", du commerce extérieur, c'est surréaliste. Les canaux de Panama et de Suez ne seraient pas dans la merde où ils sont...

C'est curieux, cette façon d'affirmer, et la négation de la réalité de base...

Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 18:11

Les loyers baissent dans 70 % des grandes villes, et, là où cela monte, souvent la baisse avait été forte l'année dernière.
Le marché de la location est donc comme le marché de la vente, avec le vent en poupe grâce à une baisse des prix qui peut être carabinée, malgré la modestie affichée des taux de baisse.

1 % de baisse globale, cela veut souvent être traduit par - 10 % ou - 20 %, ou pire.

L'immobilier est un puissant câble, soutenant la stabilité sociale. Celui-ci montre, indubitablement, des signes de fatigue et d'usure, montrant que lui aussi peut casser net à tout instant.

Une fois le locataire parti, qui donc va le remplacer, parce que le solvable ne court pas les rues, avec plus de 50 % de propriétaires. Avec la loi de la connerie maximale et exponentielle, on va rire. Valls, Hollande et l'UE me font penser à un canard sans tête qui continue de marcher.

Une bande de crétins veut simplement supprimer la demande solvable.

Et cette rupture a des conséquences politiques importantes et en aura en 2017, face aux "bons sentiments", européistes et immigrationnistes de la classe dirigeante.

Dans un climat de dégradation totale, d'ailleurs, l'inexistence de marché immobilier peut totalement geler la baisse. Moi, ce que j'ai entendu, c'est qu'à 3, 4 ou 5 euros le m2, il n'y avait pas de demande...

Ce mouvement, parti du rural, métastase de loin en loin. Comme les molécules échauffées, les 24 euros le m2 du marché parisien ne sont dû à rien d'autre qu'à cet échauffement, causé par l'entassement, et des voies de communications, dont le caractère vétuste s'accroit de jours en jours.

On peut rigoler d'ailleurs de plus en plus, devant la réaction des autorités sur le "Paris 1910". On va dépenser moins d'un million d'euros pour penser un événement pour lequel on n'a pas un rond pour le préparer, ou du moins, des budgets tellement lights que cela en est ridicule.
D'ailleurs, là aussi, c'est une falaise de Sénèque. Il sera moins coûteux de laisser détruire la ville que d'essayer de prévenir la catastrophe. Et moins coûteux de déplacer une population ayant tout perdu, que de reconstruire.

D'ailleurs, en ce qui concerne le pourrissement politique, les primaires US sont un exemple éclatant : on se presse aux primaires républicaines, qui met en tête Trump, puis Cruz, tellement haï par l'establishment politique que les candidats "politiquement corrects", sont plus que marginalisés, et c'est la chute de participation aux primaires démocrates, où hillary ne s'appuie que sur le vote ethnique des noirs, qui visiblement, n'ont rien compris au personnage, sa bassesse, sa veulerie vis-à-vis des puissants, et sa dureté vis-à-vis des petits. Mais ils sont contents.

D'ailleurs, le résultat est étonnant : le sud blanc est devenu quasiment totalement républicain, et le sud noir, totalement démocrate. Et la classe politique noire démocrate, chargée de gouverner des bantoustans qui ne disent pas leur nom. Sans oublier, bien sûr, le taux de remplissage des prisons par des noirs, qui sont une variation des lois jim crow, qui avaient au moins l'avantage de ne pas se cacher...

On a voulu faire la déségrégation des bus. Mais il n'y a plus de bus, ou très rarement aux USA...

Donc, le Michigan a donc voté tout à fait logiquement, pour un candidat protectionniste, plutôt que pour les jean-foutre libre échangistes, qui ont laissé s'envoler les usines en Chine. Jean-foutres, qui, de plus, clament haut et fort que cette politique est géniale, et qu'elle profite à tous.

A Flint, c'est devenu très simple d'assassiner quelqu'un qui ne vous revient pas : on lui paie à boire...

L'effondrement économique des infrastructures et de l'immobilier, implique, elle aussi, la transformation politique. Le "classe moyenne", devenu "redneck", contre ce qui reste de bobos, avec leurs alliés des minorités.

Demain, tous confédérés...

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 22:28

La Chine a vu ses exportations baisser de 25 % en ce mois de février 2016. On nous dit nouvel an Chinois. Faux. Parce que quand il y a tellement de capacités de transports inutilisées, il est très facile d'anticiper les exportations, et de les avancer un peu. D'autant que les capacités de production, sont loin d'être saturées. Très loin de là, et auraient permis de faire un glorieux 0 %. S'IL Y AVAIT EU DES COMMANDES...

Le calendrier n'a jamais en rien, influencé le montant global, sauf à la marge. une variation infime de quelques %, je ne dis pas, mais pas de 25 %.
D'autant qu'en 11 mois, visiblement, les exportations chinoises avaient déjà baissé de 25 %.

C'est simplement la confirmation et l'accélération d'un piqué à la vertical, qui se fait jour.

La décélération chinoise visible dans le charbon, est désormais visible dans le monde entier.
Tous les producteurs de charbon sont mal en point, en Virginie, au Texas, mais aussi anglo-american, généraliste des mines, qui va passer de 50 sites à 16 et de 135 000 employés à 50 000...

Et qui se concentrera sur les matériaux "nobles", en délaissant charbon et fer.

Donc, se clôt la période commencée en 1973, avec le choc pétrolier. Toutes les activités où les besoins en énergie pouvait être assurée par d'autres sources que le pétrole, avaient vu remplacé le pétrole, par le gaz, le charbon, l'électricité, le nucléaire.

Aujourd'hui, le charbon s'effondre, lui, qui servait à 90 % à fabriquer de l'électricité. Même dans les pays où, comme l'Afrique du Sud, le charbon était triomphant, et indispensable, la crise s'installe.

Bien entendu, la transmission de la crise se fait aussi sentir par d'autres voies. Des gardes malade du New Jersey vont être virées. Les vieux, il faut avoir les moyens de les faire garder...D'ailleurs, la situation est cocasse quelque part. On fait garder les vieux, pour avoir un travail, qui permet de faire garder les vieux. Le plus simple, et le plus court, c'est de les garder soi-même, au grand dan du PIB.

Songe t'on a ce qui faisait les siècles passées, où un seul actif faisait vivre jusqu'à une dizaine de personnes ? Oui mais, beaucoup de tâches étaient effectuées, et non comptabilisées, par les reste des "inactifs".

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:33

La capitale de l'état islamique a vu des combats entre la population, et les rebelles. Apparemment, 200 jihadistes prudents ou sentant venir le vent, sont passés du côtés des insurgés (insurgés contre l'insurrection), et 5 quartiers de la ville sont tombés, les couleurs nationales ont été hissées, et contact a été pris avec l'armée syrienne.
Sans doute, ce mouvement est il fort peu spontané (l'insurrection venu d'en bas, c'est douteux), mais l'EI est très faible, en effectifs, comme en force.

Et puis, les guerres s'accélèrent, quand un camp, finalement, se reconnait vaincu. Sans doute, y a t'il eu perte de moral, et sentiment de ne plus y arriver. Les extrémistes combattant jusqu'à la mort, il y en a eu dans toutes les guerres, mais cela ne change pas les résultats.

Si la capitale, Damas, avait été prise par l'EI, sans doute aurait on dansé de joie dans les rues de Raqqah.

Mais, quand on gouverne, et sauvagement de surcroit, on a vite fait d'endosser la responsabilité de l'impopularité. Staline, grand manipulateur de terreur, savait l'arrêter quand il le fallait. Quitte à la recommencer plus tard. Avec d'autres cibles.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:08

Le gouvernement et EDF ont réussi l'impossible, marier Waterloo, et la débâcle (1940). Le gouvernement français, alternant ou pas, ayant la même politique depuis des dizaines d'années.

Mais aujourd'hui, l'effondrement économique d'EDF est une quasi-certitude, le nucléaire est à l'abandon partout, la technologie de remplacement est prête.

On est dans le caca nerveux, et la crise de nerf. On nie la réalité, la consommation DOIT augmenter de 2 %. C'est obligatoire. Alors qu'on s'attend à voir la consommation européenne reculer de 2 % pour 2020 (c'est une projection elle même, très basse), et rappelons qu'elle a déjà massivement baissé en Europe,

Il est d'ailleurs savoureux de voir les stratégies (ou plutôt l'absence de stratégie), d'EDF, et la stratégie d'ENGIE, ex-GDF, totalement inversés. L'un se cramponne comme un morpion à son nucléaire chéri, l'autre mise tout sur le renouvelable, et liquide même le thermique.

On peut donc voir que ce n'était pas une très bonne idée de démarier EDF-GDF. Pas une bonne idée du tout.

On ne ferme pas la porte à l'innovation. De toute façon, même si EDF obtenait une prolongation de ses centrales de 20 ans, aucun problème économique ne serait réglé.

la seule façon efficace, pour EDF, de survivre, est de consentir à évoluer, fermer progressivement ses centrales nucléaires, quitte à créer des situations de tensions.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 22:38

Pire que Waterloo, d'ailleurs, parce que Napoléon avait des adversaires à Waterloo, des adversaires de plus en plus habiles et déterminés. Le problème d'EDF, ça a été d'arriver à se faire son Waterloo perso, sans aucun adversaire, que lui même, et son obsession nucléaire.

Hinckley point, donc, entraîne la démission du directeur financier, et on doit l'avouer, l'impossibilité de trouver des partenaires financiers au délire.

On veut d'ailleurs désormais construire ces deux EPR en 72 mois, alors que visiblement, on ne sait toujours pas les construire...

il n'y a pas à être grand clerc. Les prix de gros de l'électricité, sous l'effet des surcapacités, s'effondre.

S'il existait un cerveau à la direction d'EDF, on saurait qu'une loi de base de l'économie veut que quand il y ait surcapacités, on les ferme. Que ce soit des aciéries en Chine, ou des centrales nucléaires en France. On ne mise pas sur un doublement des consommation qui ne viendra jamais.

Cela s'appelle, simplement, du réalisme. Les centrales thermiques allemandes tombent comme des feuilles mortes. Même celles au charbon. Et les autorités politiques, là aussi, freinent le mouvement.

11 ans, 9 ans, pour les réacteurs européens, pas encore finis, plus rapide en Chine, mais on ne sait pas dans quel contexte, et en tout cas, pas encore, non plus, en service...

Ce ne sont plus des centrales nucléaires, mais au choix, des tours de Babel, ou mieux, des monuments à la connerie.

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 17:02

Comme vient de me le signaler un internaute, la loi El Bêtise, va provoquer l'implosion d'un marché immobilier qui n'avait certainement pas besoin de cela.

Certains disent que les banques vont s'emparer de l'immobilier. C'est à mon avis, très douteux. Dans la flexibilisation généralisée, il n'y a plus d'acheteurs, sauf à très bas prix, et l'immobilier devient la non-valeur absolue.

Et les banques n'aiment pas les non-valeurs, et je rappelle qu'à une époque, elles étaient allergiques, totalement, à la notion de prêts immobiliers. C'était long, ça rapportait peu, ça pesait sur les comptes.

Comme je l'ai seriné tant et tant, la vente immobilière sera donc assurée par :

- apport personnel,

- prêts amicaux (familiaux souvent, mais pas exclusivement),

- prêts des vendeurs. Autant dire que cela va voler au ras des pâquerettes. Dans mon département de bouseux, on m'a dit que les prix de transactions dans certains endroits ne dépassaient pas 60 000 euros, et certains villages sont ravagés. On dit qu'au Chambon sur Lignon, le taux de négociation atteint les 50 %. Quand il y a négociation.
J'ai toujours eu l'image, pour cet endroit, d'un coin huppé et cher. On peut donc perdre ses clichés à tout âge. "Le collège Cévenol et le golf tirent Le Chambon vers le haut". "Ce village a toujours été un micro-marché de l’immobilier et il le restera " (pose rigolade perso de 15 mn).

Pour ce qui est du collège, c'est dans la cuvette des chiottes que cela a entrainé le marché immobilier local. La réputation était plutôt celle d'un ramassis de cas sociaux friqués et analphabètes, à tort ou à raison, certainement une image déformée et péjorative, mais l'image est souvent plus importante que le réel... Quand aux résultats au bac, ils étaient les pires du département...

De plus, faut il rajouter, toutes les phases de constructions, qui ont fait exploser villes et villages depuis 1945.

Je rappellerais les normes de la loi Loucheur en 1925. Une famille de 4 enfants avait droit à une location de 25 M2. Les grandes maisons se transformeront en pensions de famille.

Et l'immobilier verra cohabiter deux sortes de logement, l'entretenu, et le pas entretenu. L'habit du bâti, est dans beaucoup d'endroits, devenu trop grand, tout simplement.

On peut aussi penser à une évolution à l'américaine, où les incendies sont quotidiens dans certaines villes. A qui profite le crime ?

Il n'y aura donc qu'un marché immobilier réduit à une fraction de ce qu'il était, une ossification de la société, par le jeu de l'héritage, et des banques, dont le marché immobilier était le principal débouché, réduites à néant. Et oui, quand il n'y a plus de marché, il n'y a plus de banques.

Passons à la Rust Belt chinoise, qui succède, sans aucune transition, au dragon qui allait manger le monde. On parlait de 500 000 suppressions d'emplois sidérurgiques, et de 1.3 millions d'emplois charbonniers, qu'on peut multiplier par 3 pour les emplois en amont et aval.

400 000 ou 500 000, c'était pour 150 millions de surcapacités résorbées. Comme les surcapacités s'élèvent à 400 millions, et la surproduction à 340 millions, on peut imaginer le massacre.

L'Amérique du sud s'effondre économiquement dans un grand classique. Elle vit dans une économie de cycle appuyée sur des matières premières et leur boum ou leur déclin asphyxie tout le reste.

Le cycle était chinois, et le cycle était celui du bâtiment chinois, gros consommateur de matières premières.
Aucune chance que le gouvernement chinois arrive à régler le problème, les occidentaux ne l'ont jamais réglé, et pourtant, le poids du secteur acier était bien plus marginal.

Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 22:18

La crise du charbon a fait une victime en Australie. Le plus jeune milliardaire, dans le charbon, justement, vient de faire faillite.

A l'origine de ça, l'atterrissage, loin d'être en douceur, de la Chine.En Chine, nous dit on, l'intensité énergétique baisse rapidement, depuis 3 ans. Mais comme le pib est sensé encore monter à vive allure (6.9 %, nous dit on), la consommation énergétique devrait progresser. Ce qui ne semble pas être, du tout, le cas.

Donc, comme le commerce extérieur de bien des pays semble littéralement se liquéfier, et, avec lui, le Baltic Dry index, nous pouvons en conclure que nous avons atteint un nouvel escalier de crise. Et cette crise, cette fois, touche la Chine et son modèle de développement, que les pays occidentaux ont laissés inconsidérément se développer.
C'était l'avenir, et son marché intérieur "immense", réglerait tout. Seulement, son marché immense, c'est surtout un XIX° siècle charbonnier, dix fois plus grand que la Grande Bretagne, avec un excès d'investissement, et des problèmes aussi multipliés par dix.

Corroboré par une fuite deplomberie monstrueuse (la fuite des capitaux), on dirait que le moteur a non seulement calé, mais coulé...

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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