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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 20:40

... En Europe, sauf en France, pour la production d'électricité, avec 28 à 30 % du total. D'ailleurs, à la commission européenne, on redécouvre les vertus de l'indépendance, ou moins énergétique.

Mais, dans l'article, il me semble cocasse d'affirmer que 60 % du combustible nucléaire provient du continent. A moins qu'on considère le Kazakhstan comme partie de l'UE ???

Energies nouvelles, efficacité énergétique et réductions de consommations. Cette bande de communistes autarciques veut donc détruire le CAC 40, symbole de progrès, d'économie de marché et de libre entreprise.

Retour, donc, à 1945 et à l'indépendance alimentaire européenne, comme politique. Car, effectivement, si on veut une politique, il faut se passer de veaux, vaches, cochons, couvées, russes, algériens, qataris et saoudiens comme fournisseurs de gaz, ou, du moins, en dépendre le moins du moins possible.

On se demande où ils ont été cherché tout ça. Mais entre la pression des lobbys et l'intérêt général, gageons que la commission européenne fera le minimum syndical, l'évolution actuelle étant suffisamment traumatisante pour de pauvres multinationales de l'énergie.

Dame, une baisse de 2 % l'an, rythme actuel, c'est plus que ne peuvent en assumer la plupart.

Autre article paru dans "Le Monde", sur l'énergie mondiale. L'article confirme mes articles précédents, la consommation de pétrole s'est effondrée aux USA, les importations fléchissent fortement. Le taux de dépendance énergétique passant de 300 % à 150. N'allons pas chercher le rôle du pétrole de schiste, il est minime. Simplement, la production est passée de 6 à 8 millions de barils jours, pendant que la consommation s'effondrait à moins de 15 millions, et 150 %, sur 8 millions, ça donne 12 millions de barils de consommation.

Cette consommation US est en tendance forte et nette à la baisse, ce qui indique l'implosion de l'économie et des structures politiques de cet état.

Les magouilles sur l'approvisionnement de l'Europe en gaz US, ne vise qu'à multiplier les prix par trois, et les centrales électriques au gaz ne sont plus rentables en Europe.

Cerise sur le gâteau, on s'alarme en France de la dérive des coûts du nucléaire, pendant que les coûts de l'éolien, de la STEP, et notamment de la STEP bâchée, s'effondre.

Il ne manque plus que le FN ne préconise la transition énergétique et la fin du nucléaire, et pille le fond de commerce des écologistes...

Certains préconisent de les faire fonctionner jusqu'au bout du bout, en oubliant des données évidentes. Le prix du renouvelable s'effondre, le prix de la maintenance s'envole, et le béton vieillit. Un barrage hydroélectrique n'ira guère au delà de 100 ans.

Le jus nucléaire a déjà désindustrialisé la France, en attendant qu'il la dépeuple.

Il reste que, devant la poussée des énergies renouvelables, les autres énergies n'ont plus aucune chance pour la production d'électricité. Le fioul est marginal et baisse encore, le gaz s'effondre, le charbon et le nucléaire piétinent. En économie, ce qui ne progresse plus, finit toujours par reculer.

La géopolitique de l'énergie finit toujours, aussi, par se répercuter sur le plan tant politique qu'électoral.

L'entêtement nucléaire et néolibéral des élites françaises annonce une débâcle.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 17:33

Un triumvirat de p'tits jeunes tout neufs (Fillon Juppé Raffarin), remplace un Copé démonétisé, et qui dans ses aspirations devra oublier la présidence de la république, et se contenter de la mairie de Meaux.
On lui a attribué une phrase sur les minables a moins de 5000 euros par mois. Lui a opposé un démenti. Mais peu importe. On peut le croire. Mais les 5000 euros, c'est la brioche de Marie Antoinette. Même si elle ne l'a pas dit, et s'il ne l'a pas dit, chose dont on peut le créditer, cela indique, là aussi, la décomposition du régime.

Avec les tocantes à 5000 euros, signe de vie ratée si on n'en a pas à 50 ans, et propos réellement tenu celui-ci, on a un florilège.

Par contre, on peut difficilement croire un NS ou un président de parti "pas au courant" des magouilles comptables.

Ou alors, s'ils ne le sont vraiment pas, c'est le signe d'une incompétence crasse, et un signe d'une décomposition encore plus accélérée du régime. Nixon envoyait ses plombiers, mais il le faisait en connaissance de cause. Si les plombiers agissent seuls, et de leur propre chef, c'est encore plus grave qu'être malhonnête et magouilleur.

"Vers la révolution", nous annonce qu'il faut être en rupture de système. Mais chacun collabore au système, même s'il souhaite qu'il crève, jusqu'à ce qu'il crève.

Sans doute, certains ont des volontés de collaborer avec le système, y compris au FN. Mais le système se sera déjà tellement décomposé, qu'on ne pourra collaborer avec lui. C'est aussi simple que cela.

Comme je l'ai souvent dit, crois t'on que Lénine savait ce qu'il allait faire, une fois parvenu au pouvoir ? Non, les décisions s'enchaînent sous la pression de vraies contraintes, qui l'ont poussé dans une voie qui pris l'apparence de décisions arbitraires, mais dont il était difficile de sortir.

Les entrepreneurs et capitalistes en fuite ou ruinés. La nationalisation était de fait.

Le crédit extérieur n'existait plus, même si Lénine proposa de reprendre le paiement des emprunts russes, en échange de nouveaux crédits.

Plus de biens de consommations disponibles. Plus de monnaie. On dit que les bolcheviks firent ceci ou cela, au mépris du peuple. En réalité, ils durent faire repartir une machine économique totalement arrêtée en 1916, sans d'autres moyens que la contrainte, et sans pouvoir donner des motivations matérielles.

Sur le blog "le bon dosage", il y a une analyse à noter :

" Si l'on regarde l'évolution entre 2009 et 2014 les eurofédéralistes perdent 6,1 points. Les europassivistes perdent 9,4 points, et les eurosceptiques gagnent eux 20,8 par rapport à 2009 (DLR a gagné 2 points sur la période). Je n'ai pas compté ici les divers groupes présents à l'élection. Peut-on par exemple dire du groupe de Pierre Larroutourrou Nouvelle Donne, qu'il est eurosceptique ? Pas vraiment. Mais il n'est pas non plus europhile au sens où son projet est en fait totalement opposé au système actuel, même si à mon sens il est irréaliste. On constate donc une poussée vraiment importante des eurosceptiques même si bien évidemment c'est le FN qui fait l'essentiel de la progression en volume. Les europhiles eux sont désavoués, mais c'est vraiment les partis sans projets et sans objectifs qui coulent le plus dans cette élection. En un sens, c'est plutôt rassurant, les Français veulent passer à autre chose même si cette autre chose n'est pas encore bien déterminée. Ce qui est clair par contre c'est que les Français veulent de moins en moins d'un avenir européen."

Les eurofédéralistes ont des convictions, les europassivistes sont des suiveurs. Mais, mon appréciation personnelle, est que les "encore gagnant", de la mondialisation, soit les 50 % les plus hauts, ne sont pas loin, pour les 2/3 d'entre eux, de sombrer dans la contestation. En effet, le sentiment injuste selon eux, de leur stagnation "alors qu'ils travaillent dur", est fort.

Leur gain, c'est quoi ?

- 5-6 décile, 30 euros ? ridicule.

- 4-5 décile, 241 euros ? risible.

- 3-4 décile, 552 euros ? pitoyable.

- 2-1 décile, 855 euros ? pas grand chose...

- 1 décile, 1795 euros. on pense que ça devient intéressant ? Même pas. Quand on gagne, en moyenne (2011), 58700 euros, ça devient pas grand chose. Rapporté au mois, et par an, ça tombe à même pas 50 euros.

Bien sûr, c'est mieux que le bas de l'échelle social. Mais 50 euros de plus par an à un type qui en gagne 5000, il prend ça pour une insulte. Son "talent", n'est pas reconnu.

Bien sûr, comme le dit "le bon dosage", une victoire en 2017 du FN pourrait déboucher sur une intervention étrangère et une annulation du scrutin, vu le dogmatisme, l'arrogance et l'autoritarisme des élites.
Mais en 2017, qui sera capable d'intervenir ??? Mais, n'ayons crainte, pour le moment, on n'envisage pas cette solution là, car on voit un 2002 détérioré, mais un 2002 quand même, à 60-40 ou 55-45.

Après, on va certainement y songer. Vous comprenez pourquoi Lénine créa la Guépéou ? L'histoire repasse les plats...

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:18

L'UE va payer le gaz de gazprom à la place de l'Ukraine, elle dit "l'aider à trouver des financements", en réalité, c'est une Grèce, de plus, qui s'annonce.

Une garantie de plus accordée aux créanciers, et l'Ukraine sera incapable de payer.

Pourquoi ? Parce que, pendant la Grande Guerre Patriotique, l'industrie avait été massivement déplacée à l'est, dans l'Oural et sur la Volga, dans les profondeurs stratégiques de l'URSS, à l'abri de son immensité, peu susceptible d'être frappée par l'aviation. Dans des conditions réputées impossibles en occident, des centaines d'usines furent démontées, transférées et reconstruites, et 17 millions de personnes déplacées.

Ensuite, l'industrie complétement ravagée pendant la guerre, ne fut pas reconstruite, et surtout pas à l'ouest, finie de pacifiée par le NKVD tardivement, en 1954 seulement.

Si l'est de l'Ukraine s'est vue, au contraire, réindustrialisée, c'est qu'elle était loin des frontières, et qu'il y avait le Donbass, et ses ressources énergétiques. Aujourd'hui, ces régions sont en sécessions, et même si l'Ukraine arrivait à les reconquérir, sans nul doute, l'industrie y serait détruite de fond en comble. Comme en Syrie.

Or, c'est cette seule région qui est excédentaire vis-à-vis de l'étranger, russe surtout, et des autres régions ukrainienne. La perte de la Crimée n'est pas négligeable, elle recelait les réserves de gaz et de pétrole de l'Ukraine. Belle affaire pour la Russie, elle a récupéré un émirat, et seulement 2 millions de personnes.

Pour finir le point, il faudrait que certains arrêtent d'être angélique. Bien sûr, la Russie poursuit, avec tous ses moyens, une politique de grande puissance. Bien sûr, elle s'appuiera ailleurs, sur des partis prêts à l'écouter et à la soutenir. Mais tout le monde fait ça. Même Kadhafi, qui subventionnait, à tout va, les "démocraties", européennes, et certains partis, même certains président africains, qui en achetant RPR et PS s'achetaient une assurance-vie.

Bien sûr, il existe des interventions externes. Mais vis-à-vis du monde anglo saxon, les élites françaises d'après la première guerre mondiale, et européenne de maintenant, sont d'un larbinisme sans nom, extrême, et pathétique. Hitler considérait la France comme "non acteur", absolu, et si Caillaux pouvait dire à Clemenceau au moment de l'entente cordiale, qu'il s'achetait, simplement, une mine de charbon, la déclaration de guerre de 1939, est une simple mise en remorque de la France sur le Grande Bretagne, et les ministres, des gens aussi veules que serviles qui se disputent pour savoir qui est le mieux côté à Londres.

En effet, rien, absolument rien, n'imposait à la France de déclarer la guerre à l'Allemagne, le 1°septembre 1939. Avant le déclenchement de la guerre, le régime polonais était une dictature militaire, qui a bien des points de vue, n'avait rien à envier avec l'Allemagne, et que Staline ne voyait pas dans la Pologne un glacis protecteur, mais une avant garde allemande.

Il n'y avait pas, en 1939, d'armée anglaise, et si l'armée française impressionnait fortement en Allemagne par son équipement, et sa puissance de feu, elle était hors d'état de prendre l'offensive. Tant pour des problèmes matériels que de doctrine.

En 1940, l'armée britannique n'existait pas davantage (10 divisions contre 110 françaises), et il existera toujours un hiatus, durant toute la guerre, entre un noyau de professionnel, très bon, et le reste, des amateurs commandés par des gentlemen qui se croient à balaklava, et atteint du syndrome de la charge de la brigade légère (Liddell Hart).

Lors de la veille de l'offensive de 1940, les britanniques avaient mobilisé jusqu'à 23 ans, les français jusqu'à 47, et des métiers aussi stratégiques que tailleurs de haies faisait partie des professions exemptées...

En même temps, rappelons que le 31 août 1939, fut le dernier jour de paix que connu la France, et que depuis, malgré la construction européenne, elle est constamment en guerre depuis. Bien sûr l'intensité des conflits varie, mais même un conflit à base intensité est un conflit.

Un zeste d'indépendance vis-à-vis des"contraintes" des "obligations", fictives mais belles et bien imposées, serait la bienvenue.

On peut très bien aussi, se souvenir des années du "concert européen", comme on disait avant 1914. Il existait des alliances, sans que celle-ci soient un alignement total, et une soumission absolu. Au contraire, l'allié était celui qui pouvait, souvent, dire des choses désagréables, sans que cela prenne un caractère dramatique. Et qui dressait aussi souvent la ligne rouge, qu'il ne fallait pas franchir.

Il existe deux sortes d'amis, ceux qui t'empêchent de faire une bêtise, et ceux qui vont la faire avec toi.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 15:33

... En avant toute sur l'iceberg, nous dit FH, on verra bien celui qui se dégonfle en premier, lui ou moi. Ayant une politique économique totalement erronée, il veut l'accélérer, histoire de donner le pouvoir à MLP.

Parce que; côté UMP, en guise d'implosion, ça à l'air de pas mal donner, avec l'affaire Bygmalion qui a toute les chances de tuer le parti, et NS, en prime.

Dans les deux cas, ce serait une bonne nouvelle.

Il faut bien débarrasser le terrain, pour faire du neuf. Je vois bien le mouvement éclater en 3 tronçons, l'un rejoignant les centristes, l'un croupion, l'autre se souvenant qu'au fond, ils étaient depuis toujours souverainistes.

"L'UMP se divise, le PS prudent, le FN jubile".

En effet, le PS doit penser à ses propres casseroles. De mauvaises langues diraient de vraies batteries de cuisines (en s'associant avec NS, ils pourront même ouvrir un restaurant), des politiciens pénétrants que l'implosion de l'UMP ne leur profitera pas, mais à l'extrême droite.

Aujourd'hui, c'est Saint Matteo Renzi qui est porté au pinacle, en oubliant simplement de dire que les partis aux discours souverainistes font un tabac. En effet ligue du nord, ce qui reste de Forza Italia, et bien sur M5S, ont toutes le même discours...

Le problème principal des partis politiques "de gouvernement", c'est de n'avoir, finalement, plus de programmes, que celui de se comporter comme la plus parfaite lavette, et le meilleur larbin du système.

Alors, il ne reste plus que la course aux prébendes, pour distinguer les ambitions...Et les prébendes, finalement, il n'y en a jamais assez pour tous les appétits.

Comparaison des résultats de 2009 et 2014

Voilà un tableau pris chez Russeurop, le site de J. Sapir. Il marque ainsi une évolution sans appel, c'est de l'effondrement des deux blocs "de gouvernements". Le FN progresse sur les décombres des deux.

Il faut dire que leur politique étant la pareille et la même, c'est logique. Il y a grand besoin d'alternance, et d'une vraie, pas celle de pacotille de 1981.

Les résultats définitifs sont les suivants :

- FN 24.85 % des voix, 10.12 % des inscrits,

- UMP, 20.80 et 8, 47,

- PS 13.98 et 5.69,

- UDI 9.93 et 4.04,

-EELV 8.95 et 3.64,

- FDG 6.33 et 2.58,

- DLR, 3.82 et 1.56,

- nouvelle donne 2.90 et 1.18. Même si on décompte "à gauche", nouvelle donne, ça ne fait pas grand chose, et l'échec du Front de Gauche, est sans doute du à ses positions sur l'immigration, parce qu'économiquement, désormais, il dit la même chose que MLP.

Autres différences d'ailleurs, avec 2009, DLR double le nombre de ses voix, même en restant à un niveau modeste. La liste NPA disparait, avec elle ses électeurs, de même que les écologistes "indépendants".

Les groupies et pom-pom girls du système se rassurent en disant que le FN n'aura jamais d'alliés. Ils se voient déjà en gouvernement d'union nationale. Si l'évolution persiste, des alliés, il en aura. Et il n'y a aucune raison pour que le mouvement s'arrête. Enfin, si, un suicide collectif de grande ampleur, à l'assemblée nationale, au gouvernement et au MEDEF, stopperait sans doute net la progression du FN.

Courage, messieurs, pensez que ce serait pour l'Europe et la France. Exaltant, non ???

Résultats des européennes :

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 15:27

Il y a eu déculottée aux élections européennes, fallait voir la tête de Mélenchon d'ailleurs. Personnellement, il y échappe, son "Front", assez bas de plafond, ne bougeant pas... Ni en montée, ni en descente.

Poussée forte du FN, malgré les cris d'orfraies de la bien pensance, et les exclamations de la propagande. Pensez donc, ma bonne dame, on ne peut pas voter pour le FN.

- En attendant, il a fait 25 -26% des voix,

- l'UMP en pleine implosion 20, 21, mais n'arrivera pas aux 21

- le PS, on se demandait où il était passé au dépouillement, 13-14 (en étant large)

- L'UDi, 9,

- EELV 9,

Le Front de gauche 6.5,

- DLR un peu moins de 4 %.

Le reste s'éparpille sur des listes plus ou moins folkloriques.

Il reste que le gouvernement n'a qu'un appui très limité, se résumant au moins de 14 % des listes socialistes Les souverainistes font plus de 30, les européistes de droite, 30 aussi, et la quasi opposition de gauche, plus de 15.

Il est clair que l'UMP est quasiment en aussi mauvaise posture que le gouvernement, avec des affaires qui se multiplient, aucune ligne politique, mais reste simplement un ramassis d'élus gamellards et parfois des soupçons de corruption et de doigts dans le pot de confiture qui pèsent lourdement.

Sarkozy fait un bide avec son intervention. On peut mettre cela en parallèle avec la première élection de B Esltine à la tête de la RSFSR. Toute une palette de candidats lui avait été opposée, mais rien n'y fit. c'est un peu le même processus, en moins affirmé.

Il reste, là aussi, que le vote FN avait été notablement sous estimé, de 3 ou 4 %, PS et UMP surestimés.

Donne importante aussi en vue, si DLR ne fait pas de gros score, il n'en reste pas moins qu'il offre une porte de sortie "honorable", à bien des élus pour un retournement de veste, et leur tend la perche avec insistance. L'évolution de l'opinion a sans doute été lourde. Partant il y a 6 mois d'une parité FN, PS et UMP, le PS s'est lentement enfoncé, l'UMP a cru qu'elle progresserait mécaniquement, dans un vote "raisonnable", prometteur d'alternance en 2017, mais c'est le FN qui s'est trouvé le vent en poupe.

Il reste d'ailleurs, que, vue la carte des votes par départements, le FN reste, au fond, le seul parti national, ne l'emportant pas dans seulement 24 départements métropolitains, et rarement au profit du PS qui n'arrive en tête que dans 2, l'UDI dans 1, et l'UMP dans 21.

Caricature de résultat, justement, où il ne reste aux partis de gouvernement que les "fiefs", Limousin pour le gouvernement, Paris, Lyon, Corse, sud du massif central, ouest, et Pyrénées atlantiques.

Plus qu'un résultat, c'est une promesse. Il y a fort à parier que la situation s'aggravant, ce ne soit qu'une étape vers les 40 %, une marginalisation croissante du PS, et une implosion de l'UMP, celle-ci se reconfigurant en partie en un soviet libéral, et en partie en une branche souverainiste. Après tout, pour sauver la gamelle...

Le tout n'est pas de savoir si on va sortir de l'euro, et de l'UE, parce que sortir de l'Europe, le continent, ça serait plus dur, mis de savoir si on va sortir de manière ordonnée, ou sauvage.

Ailleurs, L'UKIP remporte les élections, Syriza aussi, Aube dorée, idem (malgré tous ses leaders au gnouf, ou plutôt, à cause de ça, ils doublent d'ailleurs, en nombre de voix, le PASOK en désherence), et "l'échec" mouvement M5S est tout relatif : en effet, il n'est arrivé "que" deuxième, avec 25-26, voir 28 % de voix, le même score qu'aux élections précédentes, ou en légère progression, derrière le PD (ça ne s'invente pas) de Matteo Renzi.

Mais, celui-ci, outre pleine de vent, peut faire illusion 5 minutes, mais pas éternellement. Il est à noter, aussi, le bon score de la ligue du nord, à 6.5 %, parti aussi souverainiste, mais localiste.

En Espagne, les partis "de gouvernement", reculent de manière spectaculaire.

Le plus grave défaut des démocraties, c'est sans doute le manque de maturité des électeurs, incapables souvent de changer de vote, sauf en se réfugiant dans l'abstention, alors que le principe même des élections, c'est de pouvoir changer d'avis.

Pour ce qui est de notre bon président, il en tirera la conclusion qu'il faut rajouter une couche de baisses de charges et de néo-libéralisme, suivant la chanson de Graeme Allwright, "jusqu'à la ceinture".

Personne n'aurait un trou de marigot disponible ???

La déculottée...

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 19:30

On se rappelle le coup des réserves d'uranium française. Estimée à 125 000 tonnes, 25 000 furent extraites et le reste disparu comme un nuage.
Dans bien des mines de charbon allemandes, c'est le même topo, il y en a encore pour XXX années, et puis quelques mois plus tard, tiré le rideau.

Les britanniques, au début XIX°, estimèrent leurs réserves de charbon à 800 années de consommations, soit jusqu'en 2 650. Il est vrai qu'entre temps, ils avaient multiplié par 5 la production, mais ils avaient aussi découvert beaucoup de gisements plus profonds.

Là, Chris Martenson nous apprend l'évaporation (le mot va bien), du pétrole de schiste, en Californie, où une "petite" erreur de 96 % vient d'être commise dans l'estimation des réserves.

600 millions de barils récupérables, contre 13.7 MILLIARDS annoncés. C'est 33 jours de consommation US.

C'est le solaire qui sera, en 2050, selon l'agence internationale de l'énergie, le plus gros fournisseur d'électricité.

En tout état de cause, même si l'évaluation initiale avait été juste, au lieu d'un mois de consommation, les USA auraient gagné 2 ans et 1 mois ? C'est aussi ridicule que la découverte "phénoménale" d'il y a 40 ans, l'Alaska. Effectivement, l'Alaska permit un pic secondaire aux USA. Maintenant, c'est quasi-terminé, et Sarah Palin passe aux oubliettes. C'est vrai, faut il le rappeler, les régimes néo-libéraux poussent fabuleusement bien sur les "scandales géologiques". Ailleurs, c'est plus compliqué.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 16:46

Le temps de regarder la téloche baisse. Comme l'on dit, la pravda écran, après la pravda papier a du mal.

Les grasses subventions et redevances télé n'y peuvent rien, on sera bientôt obligé de mettre des télés à des endroits "stratégiques", pour continuer le bourrage de mou.

Mais, il y a plus intéressant dans l'analyse des temps d'audience, et clairement un effet de génération.
En effet, le plus de 50 ans se tape 5 heures, et plus d'audiences, et le 4 - 15 ans, seulement 2 heures.

Mais, en gros, le plus de 50 ans, est un très grand consommateur de télé, le moins de 50 ans voit sa consommation réduite et baisser encore.

Le plus de 50 ans (j'en fait partie), à fortiori, le retraité pas trop maltraité par le système économique, est donc fortement formaté par la télé, et donc jamais l'appellation de "vieux con", si mérité. Le type sensé avoir l'expérience de la vie et donc le plus d'indépendance d'esprit, est celui, qui, finalement, en a le moins. Et qui croit le plus les salades du système.

Quand aux CSP +, lui aussi, ne brille pas par son intelligence. 3 heures de visionnage, ça ne plaide pas en sa faveur.

Les CSP + ne sont pas sorties, non plus de leurs moules à con. Mieux, elles le trouvent cdonfortables.

Comme on m'a dit il y a quelques dizaines d'années, ce qui fait l'intelligence, c'est de savoir trouver ses sources d'informations, et de les confronter. On peut certes se tromper, et comme Jospin, je revendique le droit à l'erreur, mais mon erreur, ce sera la mienne.

Il y a finalement de l'espoir dans la jeunesse, et comme le disait un médiéviste, jamais aucune génération n'a vécu comme l'autre. Et le pouvoir qui avaient parfaitement su utiliser la télévision est devant un kriegspiel inédit : il vient de perdre, il est en train de perdre son instrument de manipulation favori.

Finalement, qui a dit que les jeux vidéos c'était mal ? Au moins, il y a une certaine activité quand on joue, plutôt que de se remplir passivement à écouter la voix de son maître.

L'emprise télévisuelle, explique les "bons choix", politiques des "vieux" et des "CSP+". Le jeune est déjà dans une posture "post", voir révolutionnaire.

Tout régime a besoin de son vecteur d'information. Le ratapoil de Napoléon III, le bistrot républicain. Aujourd'hui, sainte télé a du plomb dans l'aile. Sans doute y aura t'il rebond avec les jeux du cirque, pardon, le mondial, et du temps de cerveau de manipulation prit, mais la tendance semble lourde.

Là aussi, le mécanisme de perte de foi et de croyance semble bien engagé...

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Published by Patrick REYMOND
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 16:01

Une vieille émission, de 1969. C'est de la série "les grandes batailles du passé". Elle parle de la bataille de Moscou.

A un moment, un soldat allemand dit qu'ils sont deux à être revenus du front de l'est, sans avoir été blessé, et si on rajoute ceux qui ont pu être renvoyé au front, après une blessure, qui eux étaient 5.

La presque totalité donc de la compagnie d'origine, 180 hommes était mort, disparu ou invalide, et comme les standards de l'armée allemande n'ont cessé de baisser lors du conflit, la notion d'invalidité s'étaient considérablement renforcée. Bien entendu, il ne parle même pas des pertes des renforts, qui eux, avaient juste le temps, souvent d'écrire une lettre disant qu'ils étaient bien arrivés...

Le plus souvent, d'ailleurs, pendant la campagne du front de l'est, les compagnies ne dépassaient plus 60 à 80 hommes, parce qu'on n'arrivait pas à maintenir les effectifs, parce que les soldats étaient dans le trou, où à l'hôpital, et comme je l'ai déjà dit, que les recrues se faisaient tuer trop vite... Pire, même, les soldats expérimentés n'avaient que dédain et mépris pour cette chair à canon qui se ferait dégommer à la première occasion.

Les pertes des cadres, d'ailleurs, étaient telles, que les nouveaux promus n'arrivaient pas à manier des unités trop grandes.

Voilà comment on devient pacifiste. Pour les européistes sans cervelles, "l'Europe nous a donné 70 ans de paix ".

Ce qui a de bien, c'est que l'Europe, ou plutôt la construction européenne, a réussi à imposer la paix AVANT sa création, en 1958.
Bien sûr, l'équilibre de la terreur, jusqu'en 1990 n'y est pour rien ? Donc l'affirmation selon laquelle "l'Europe, c'est la paix", est totalement mensongère.

D'ailleurs, pour remonter beaucoup plus haut dans l'histoire, Charles Quint et François 1° s'accusaient mutuellement de vouloir faire l'unité du continent, accusations largement reprises au cours des siècles pour justifier des guerres.

C'est la construction européenne qui est fautrice de guerre. Son symbole méritée n'est pas la paix, mais la Waffen SS, armée "européenne".

Donc, jusqu'en 1990, la construction européenne n'a apporté en rien la paix, elle était causée par l'occupation du continent par les deux grands.

Bien entendu, les conflits irlandais, basques et corses sont totalement passés sous silence. Pourtant, il y a eu des milliers de morts dans certains cas, et des centaines dans d'autres.

Après, la guerre a eu lieu en Transnistrie, en Yougoslavie, en Géorgie. Elle a recommencé en 2008 en Géorgie, pour finir vite, devant le caractère totalement pitoyable des armées OTAN, et elle a lieu en Ukraine.

Bien entendu, je ne parlerais pas de tous les conflits coloniaux, au cours desquelles les puissances européennes "civilisent", à grand coup de napalm, les sauvages qui croient pas au caractère bienfaisant de l'économie de marché, Syrie, Irak, Afghanistan, et sans compter, bien sûr, les innombrables interventions en Afrique, où, là encore, la civilisation est apportée à ces sauvages qui s'entretuent à coups de machettes (bééh, pas bien), à grands coups de tapis de bombes (ça, c'est bon et civilisé), et qu'on appelle "droit d'ingérence humanitaire" (c'est parce que ça fait couler l'hémoglobine à flots ?).

L'Ukraine, donc, vit un bain de sang, 30 soldats ukrainiens ont été fusillés, reprenant les vieilles habitudes du passé, où c'est la faute du simple soldat si la déroute se fait jour, et à Moscou, on se rit des sanctions.
En effet, l'industrie mondiale est largement chinoise, et les chinois n'attendent que le retrait des occidentaux pour prendre la place, et se porteraient volontiers acquéreurs de la totalité du gaz, pétrole, uranium et matières premières russes.

Ils en seraient même ravis, d'ailleurs.

On va filer1.5 milliards à l'Ukraine pour "fortifier son économie" (lire : la tuer), ce qui couvrirait d'ailleurs, à peine, les besoins financiers de base de son armée.

A moins, bien sûr, qu'imposer un doublement du prix du gaz à la population Ukrainienne, n'ait finalement qu'un but ; faire rejoindre l'Ukraine la liste des pays qui sont rentrés en phase "post pétrolière", comme la Grèce, l'Italie et l'Espagne.

Après l'Ukraine, on ploume pour savoir qui sera mangé à son tour ???

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:16

Le capital de confiance envers l'UE-euro est en train de s'évaporer à grande allure, et finalement, les élections sont peut-être, pour les euro-sceptiques, un peu tôt.

En effet, le phénomène appelé "perte de foi", touche aussi l'Europe, parce que finalement, ses partisans en avaient fait un article de foi, pour lequel aucune discussion n'était et n'est possible.

On peut demander "une autre Europe", mais pas demander d'en sortir. Certains, sont moins eurosceptiques que d'autres, et il n'y a qu'une manière d'opérer vis-à-vis de celle-ci : la détruire, entièrement sans rien en laisser.

Todd appel à l'abstention, Sapir votera mais ne dit pas pour qui. L'abstention n'est pas, en effet, une option.

On est pour ou contre, on ne se retire pas du jeu, et on ne laisse pas courir.

NS vient de nous livrer ses cogitations. "l'Europe c'est la paix".

Donc, tout le monde se souvient de quel genre de paix c'était en Irlande du nord, au Pays Basque, et en Corse. Conflits de "basse intensité", selon l'ONU, mais conflits quand même. Où était l'Europe ? Elle n'a pas empêché aucun de ces conflits de se déclencher, et n'en a résolu aucun...

Après une bonne purge, il y a toujours des effets. Tous les peuples européens qui sont devenus pacifiques le sont devenus parce qu'ils ont fait la guerre totalement, et qu'ils l'ont totalement perdu.

Les suisses, en 1515, ont laissés 20 000 morts à Marignan, et le mythe de leur invincibilité sur le champ de bataille. Le pays avait 500 000 habitants. Ils ont décidé de ne plus faire la guerre, et que les trublions la feraient pour autrui.

Il existe un livre de Voltaire que j'apprécie, c'est sa chronique du règne de Charles XII, roi de Suède. A cette époque, les suédois avaient une réputation épouvantable. Il fit la guerre pendant presque 20 ans, perdit 250 000 soldats, sur 2 500 000 habitants, et la moitié de son royaume. Après, les suédois perdirent leurs habitudes ancestrales de faire la guerre à tout va. Voltaire décrit les mêmes combats que lors de la campagne de France de 1814, ou de l'invasion de l'Allemagne en 1945. La levée des paysans en sabots, armés de bric et de broc, des enfants soldats, et les derniers combats livrés par une poignée d'hommes... Depuis, les suédois ont littéralement disparu de l'histoire.

Comme les espagnols, d'ailleurs, quasiment à la même époque. Au sortir de guerres ininterrompues depuis deux siècles, le pays devint beaucoup plus pacifique.
Pour l'Allemagne, le souvenir de tous ses morts aurait suffit à la rendre pacifique. Il n'y a pas besoin de "machin", pour cela.

Dire que "l'Europe, c'est la paix", relève de la maladie mentale. La Yougoslavie a flambé, grâce aux pays de l'UE, qui ont soufflé sur les braises,et y ont fait la guerre. Il me semble bien que les foyers de guerre sont partout autour du continent, et que "l'Europe", a bien allumé un autre brasier, en Ukraine. Comme un autre candidat, à "l'Europe", la Turquie, se charge d'en entretenir un, en Syrie.

Quand aux liaisons économiques, Sapir disent qu'elles existaient déjà en 1914. Il faut lui rappeler qu'elles existaient déjà en 1870.

Mais aussi en 1800. Mais aussi en 1700. itou en 1600. Pareil en 1500. Etc...

Déjà, à l'époque de la peste noire, l'Europe avait des liens économiques avec tout le monde connu...

Déjà, en 1700, toute l'Europe commerçait avec l'Amérique.

Ceux qui plaide pour la flexibilité de la main d'oeuvre ne veulent pas en entendre parler pour la monnaie ?

Quand à la paix, comme le dit Sapir, l'Amérique latine pratique peu la guerre, du moins extérieur, mais la violence d'un système très inégal, tue aussi beaucoup, dans une insécurité beaucoup plus sanglante au long terme que toutes les guerres européennes réunies. Seulement, les 40 000 victimes d'homicides au Brésil chaque année, ça fait partie des meubles...

Quand au "succès" économique européen, c'est du flan, complétement. les 30 % de chômage réel, un peu partout, donne le "la". Le succès économique, c'est simplement de la propagande, et c'est certainement pas causé par l'UE, mais par la lancée du mouvement d'après guerre...

Euroevaporation...

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 18:24

... est en oeuvre au Mali. L'armée malienne, comme d'hab, s'est enfuie comme un seul homme, devant les forces des touaregs.

Comme on voit, la présence de l'armée française a tout sauvé.

Comme en Centrafrique, quand il y a des combats, l'armée française écrase les protagonistes. Mais cela n'a pas d'importance. Comme le terrain n'est pas tenu, les milices renaissent immédiatement, et s'infiltrent aussitôt, dans les interstices et comme les interstices sont larges, tôt ou tard, le pays tombe dans les mains de ceux qui étaient sensés en être chassé, et les forces occupantes, claquemurées dans quelques bases, où ils sont marginalisés et oubliés.

Efficacité poutinienne, par contre, en Ukraine. On lui a tendu la perche pour intervenir, il a préféré transformer ça en piège à con, où les occidentaux se précipitent...

Comme l'Afghanistan et le Viet Nam, celui qui intervient directement se vide littéralement de sa substance, pendant que celui qui se contente de soutenir un camp, le fait à moindre coût.

Comme blague du jour, l'Union Européenne dit à Moscou : "Au gaz, au gaz - à la place d'allo-, ne coupez pas..."

Donc, ils demandent à Moscou de soutenir un régime illégal, hostile, et massacreur. Cherchez l'erreur. Sans être payé, bien sûr.

Parce qu'avec ce qui se pointe en Ukraine, il faudrait pour que tout continue, que l'UE paie, finalement, le gaz de et pour l'Ukraine.

Le pays est exsangue, son économie, à l'arrêt, et il est en guerre. Donc, où le régime va s'écrouler, où l'occident devra le soutenir à bout de bras, rééditant l'exploit du Viet Nam, où grâce des centaines de milliards dépensés, les USA ont acquis beaucoup de regrets.

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