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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 19:09

Les USA entrent en dislocation.

"Une" milice armée, défie le gouvernement, nous dit un journal célèbre. Le seul problème de ce journal, c'est que c'est une information fausse.
Ce n'est pas "Une" milice, qui est prête. Ce sont des milliers de milice. Au dernier recensement par le FBI, les problématiques étaient 1200. On doit atteindre désormais allégrement les 3000. Un journal parle de "seulement", 1000. Mais visiblement, cela ne concerne que le sud, traditionnellement plus armé.

Plus grave, elles sont constituées, souvent, d'anciens soldats, qui ont bien jaugés et jugés le gouvernement fédéral, à ses actes. Ils ont vu ce que c'était, sur pièce et sur place. Des voyous, des tueurs et des criminels.
Faut il rappeler le soutien des militaires à Ron Paul ? Le taux de soutien atteignait 80 %. Une côte poutinienne.

Avec le numéro d'Obama sur les armes à feu, le nombre de milice sera en augmentation, et les vendeurs en tous genres le remercient de ce coup de turbo accordé à leurs ventes, déjà pantagruéliques. Par ce biais, il aura sans doute accéléré la dislocation de l'ensemble. Et comme l'a dit quelqu'un, il est lui même protégé par 6000 personnes, armées jusqu'aux dents, et sera protégé toute sa vie. pas comme le citoyen de base.

Celui-ci voit les forces de polices virées pour cause de compression budgétaire.

"La multiplication des milices radicales inquiète", nous dis un autre journal. Et un gouvernement qui sombre dans le radicalisme néo-libéral, ça ne les inquiète pas ? Un gouvernement qui s'occupe de 0.1 % de la population, c'est normal ? Un gouvernement truquant à ce point ( 5 % officiels, contre 25 % réels) les chiffres du chômage, ça ne les inquiètent pas ?

Dislocation aussi au niveau des états. l'Alaska voit sa production pétrolière s'effondrer, ses royalties aussi, ses redistributions idem, et recrée l'impôt sur le revenu, et parle de la TVA.

Ce dont, bien sûr, les citoyens ne veulent pas entendre parler, en continuant bien sûr de recevoir les mêmes prestations.

Il est loin, le temps où les citoyens avaient reçus plus de 16 000 $ de rente pétrolière. Bizarrement, on voit aussi le gouverneur devenir indépendant, et les néo-libéraux ont une furieuse tendance à disparaître de l'échiquier politique, une fois la rente épuisée, comme en Alberta.

De plus, pour rappeler à certains hurluberlus, dans les états pétroliers, le pétrole fait pratiquement disparaitre toute autre activité économique, non rattachée, et que les fonds épargnés, à la Norvégienne, disparaissent comme neige au soleil. Ce qui est en train d'arriver à l'Alaska.

Rappelons l'histoire de Nauru : île de phosphate, ce fut l'état le plus riche du monde par habitant. Plaçant habilement ses fonds, elle est désormais complétement lessivée. Ses habitants ont tous le diabète. Le taux de chômage atteint 90 %. Les habitants sont 5000, et l'île disposait à une époque de plus de 10 milliards de dollars de placements...

Rappelons l'histoire du capitalisme : il y a une chose qu'on ne sait pas faire, c'est transmettre la richesse dans le temps...

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 19:19

Je pense désormais, vu l'enchaînement qui est en train de se produire que la région, avec l'exécution-assassinat du Cheik Nimr el Nimr a connu son juillet 1914.

Le régime séoudien abandonnant son habileté et sa patience traditionnelle, a dépassé toute mesure, et la terreur, pour être appliquée dans une longue durée, doit être étroitement calibrée. C'était le cas pour Staline, prenant soin de passer pour le-petit-gars-sympa-qui-recadre-les-excès-qui-ont-dépassés-ses-consignes, et purgeant à son tour, les derniers purgeurs en date. Iejov, notamment, en fit les frais. Et ne Rappelons pas le coup de maître qui lui fit blâmer la collectivisation, les paysans s'arrachant le numéro de la pravda contenant l'article...

Loin de terroriser, au bout d'un certain temps, la terreur finit par créer la révolte. Deux cibles étaient concernées, Al Qaeda et les chiites. Pour les deux, c'est raté.

Dans l'échec de sa guerre en Syrie, en Iraq, et au Yemen, face au Chiites, le royaume d'Arabie va se retrouver aussi face à al qaeda, et sans armée fiable. Les armées existantes étant égyptiennes, pakistanaises, et turques.

Pour ce qui est des égyptiens et des pakistanais, ils ont l'air d'être déjà bien occupé à mater leurs propres trublions, et pour les turcs, ça vire aussi un peu comme ça, avec les kurdes, en attendant tous les autres, notamment alévis, massivement ralliés par Ataturk au pouvoir laïc.
Quand à l'axe chiite, il est de plus en plus soutenu à Moscou. Bien que Moscou propose sa médiation entre Ryad et Téhéran.

De plus, vu l'importance de la population immigrée en Arabie Séoudite, il est cocasse de voir la proportion indiquée : 85-15 en faveur des sunnites. Le problème de la population chiite, c'est qu'elle se concentre dans les régions riches en pétrole, aux alentours du golfe persique.

La foire d'empoigne a déjà échappé à tout contrôle... Comme en 1914, l'enchaînement automatique des alliances, fit le reste, ici, l'enchaînement du terrorisme fera le reste. L'émiettement de la région en tribus, religions, dans un contexte de guerre généralisée et sans aucun sens, fera le reste.
Vous avez aimé la guerre au Liban ? Vous adorerez la même, élargie à tout le Moyen orient, et, ne le cachons pas, une énième guerre turco-perse, dont la région eût le secret (elle même succédant aux guerres romano-perses). Personne ne la veut ? Pas d'importance. Elle arrivera quand même.

N'oublions pas, en plus, les 30 et quelques millions de barils/jour de pétrole que la région produit. Ils risquent d'être beaucoup moins, et beaucoup moins chers. Quand on est en guerre, on brade.

N'oublions, pas, non plus que le chiisme a toujours été une religion de révolutionnaires. Là aussi, tous les ingrédients de la tempête parfaite sont là. La guerre de religion, que certains craignent, elle, est déjà là. Avec des guerres nationales, comme celle des kurdes, pour ajouter à la confusion. Il n'est même pas exclu que les arméniens, en excellent termes avec Téhéran, soient de la partie...

Sauf si à Moscou, le maître du monde arrive à arrêter la machine infernale, et prend cette fois, le leadership global et incontesté.

Obama, lui, est trop occupé à désarmer sa population d'obèses. L'obésité, d'ailleurs, avec la crise, flambe au Canada. Le Canada, c'était ce modèle qui avait "fait les réformes nécessaires". Mais qui disposait surtout de pétrole et de ressources minières. Comme les deux se portent mal, le Canada se porte mal, et le tour de ventre des canadiens, lui, explose.

Notre avenir se décide en Asie. C'est certain, mais pas pour le blabla que certains racontent. Sans pétrole, le blabla des "experts", a peu de chances d'avoir une quelconque contenu...

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 21:58

Le capitalisme vit ses dernières années.

L'investissement pétrolier, qui s'était envolé de 150 à 250 puis 763 (2014) milliards de dollars, est redescendu à 595 (2015), puis seulement 522 (2016).

Comme le pic atteint n'avait abouti qu'à une stabilisation de la situation, la décrue des investissements logiquement, devrait aboutir à une décrue de la production pétrolière, une décrue aussi, de la société industrielle, enfin, son effondrement.

L'augmentation de la production pétrolière, se faisait hors ce cadre. La seule obtenue l'avait été grâce au pétrole de schiste, avec un déluge de $ du quantitative easing.

Mais la situation est pire que décrite. Parce que si la décrue est importante en 2015 (- 22 %), plus modérée en 2016 (- 12 %), soit 31.5 % au total, elle ne fait que commencer. En effet, les investissements pétroliers sont très longs à réaliser. Cela veut dire que ce sont les projets nouveaux qui n'existent pas.

Bien sûr, il y a un peu de mou dans la production, et théoriquement, elle peut encore augmenter au Moyen orient, et avec des investissements, faire face encore quelques temps.

Mais combler une déplétion de 5 millions de barils/jour, chaque année, je doute que cela dépasse l'année 2017.

D'autant que la situation a l'air de s'envenimer vraiment entre l'Arabie Séoudite et l'Iran. On peut penser que la région vit son juillet 1914. Dans ce contexte, la production pétrolière...

Mais on parle aussi, et de plus en plus de la dislocation des USA. cela donnerait une année de plus de mou. La fin du transport aérien donnerait quelques années supplémentaires.

La sous-traitance, est, bien entendu, massacrée, car, comme partout, les entreprises pétrolières ne sont plus qu'une grosse donneuse d'ordres.
Par contre, le dividende est sacré : "Maintenir le dividende passe en effet comme une priorité absolue. " Pourquoi ?

Parce ne plus verser, c'est tuer ce qu'il reste de fonds de pension, et de fonds d'investissement. En gros c'est tuer le capitalisme.

Combien de temps cette "politique", va être possible. Réponse : pas longtemps. Là aussi, le sage a montré la lune, et les imbéciles ont regardé le doigt. Ils s'acharnent à regarder le doigt, pendant que la lune disparaît dans les nuages.

Pendant ce temps, on parle d'absurdité de posséder une voiture en ville. Là aussi, l'imbécile regarde le doigt.

On nous parle du parisien, de moins en moins motorisé. En oubliant que le parisien, et d'une manière générale, tout habitant d'une mégalopole, coûte très cher en énergie, et que celle d'une voiture, c'est rien, comparé au coût de son entassement.

L'entassement génère des coûts d'infrastructures absolument phénoménaux, et ces coûts sont énergétiques, et différentes émissions nous montre que la valeur ajoutée de ces régions, c'est, au sens littéral, la merde générée par les habitants. On voit ces balayeurs et ces agents de ville faire la chasse aux mégots.

Littéralement, la "richesse" d'une grande ville, c'est, à l'heure actuelle, pipi, caca, popo... Et qu'enlever cette haute technologie, les loyers démentiels, les prix immobiliers incompréhensibles et eux aussi, phénoménaux, la richesse de la grande ville n'existe pas.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 17:06

Un ex-ambassadeur (US) vient de livrer son sentiment : son pays est un repaire d'assassins, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

A l'extérieur, c'est indéniable, à l'intérieur, c'est plus discutable. 2/3 des morts par armes à feu sont des suicides, et 80 % du reste, sont des règlements de comptes liés aux banques ethniques de dealers. Moralité, tout le monde s'en fout, et cela soulage la police d'autant.

En général, ces tués ont des casiers judiciaires et des listes d'arrestations, longues comme des pluies d'automne, et cela n'est pas la faute des services de polices, mais du système judiciaire. Les avocats des dealers sont habiles et très biens payés, et pas surchargés du tout.

Le problème judiciaire se situe souvent chez les pauvres inculpés à tort. Blanc ou noir, il ne fait pas bon être dans un endroit où a été commis un crime, quand on a la moindre ligne sur le casier judiciaire. L'enquête s'arrête souvent là, et en cause, la religion du résultat voulu par la hiérarchie, et qui produit toujours les mêmes effets : on triche.

Le dealer du coin de rue, lui, est souvent arrêté plusieurs fois par semaine, jusqu'à ce qu'il rencontre un collègue, qui, lui, l'arrête définitivement.

Bien entendu, ils connaissent parfaitement les procédures, et tout ce qu'il faut faire pour les invalider.

Baltimore a vu plus de 300 homicides l'année dernière. Ville et port déclassés et en perte de vitesse accélérée (trop loin, il coûte une journée de navigation en plus), le trafic de stupéfiants lui donne une vitalité économique certaine, et une classe compradore de dealers, en général noirs, mais pas seulement (ils ne maîtrisent pas le trafic maritime), à la vie luxueuse et bourgeoise.

Mais; il existe une chose dont les médias officiels parlent peu, mais dont les américains parlent, eux, beaucoup. Souvent des tueries sont arrêtés par de simples citoyens armés. Cela arrive très souvent, sinon journellement, et le simple fait, pour celui qui veut se livrer à une tuerie, d'entendre des coups de feu, provoque souvent sa fuite... Et l'interrompt dans ses "oeuvres".

Pas comme en France, où le 13 novembre des "Français", enfin, pas que, de religion sunnite ont pu tirer dans le tas, tranquillement, jusqu'à épuisement des munitions. Sans doute aussi une sidération et un manque de repères. Où est le temps où l'on apprenait que pour contrarier un tireur, c'était très simple, il suffisait de lui jeter dessus, ou ailleurs, tout ce qu'on avait sous la main. Pour le charger et le découper au couteau de chasse, il faut quand même une certaine préparation psychologique et s'équiper... (le "hurra" étant facultatif et spécialité russe).

La question des attentats pose aussi la question du désarmement de la population. L'efficacité d'un tireur lui-même pris à partie, s'effondre. Instinctivement, il se protège avant d'attaquer.

Parce que pour ce qui est de la "police" et de la "justice", tout ce qu'ils savent faire, en France, c'est de vous renvoyer devant votre compagnie d'assurance. Après, ils peuvent tranquillement se mettre un doigt de chaque main où je me pense, et dire qu'ils ne peuvent rien faire. Enfin, ce qu'il est interdit de faire, ce sont les vagues.

Toujours aux USA, successions de catastrophes "naturelles". Ne parlons même pas de la gigantesque fuite de gaz en Californie. Selon le mandat du ciel, les catastrophes naturelles n'existent pas. Seules sont vraies l'impéritie d'un gouvernement à bout de souffle, et d'une machinerie gouvernementale où tout se déglingue, et où tout le monde s'en fout. Vous touchez votre salaire ? Alors pas de vagues. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tant pis si de temps en temps, un pont s'effondre en tuant 20 personnes, un pont qu'on savait dangereux depuis 1970. Pas de vagues.

En Espagne, le modèle anthropologique explose. 80 % des moins de 30 ans sont encore chez les parents. Ce qui donne visiblement, le taux de chômage réel chez eux : 80 %.

La hausse "tendancielle", comme on dit en France, du nombre de logements, n'est pas naturelle, et je pense avec émotion à cette cousine qui va hériter d'une douzaine de logements, à la mort de ses parents, tantes, oncles, etc... Logements, bien entendu, qu'on a déjà du mal à louer, et de fait, invendables, même bradés.

J'ai eu une belle partie de rigolade, hier, en apprenant que les prix de l'immobilier avaient fortement augmenté (+ 10 %), à Saint Etienne (loire, 42). Et j'ai encore plus rigolé quand j'ai su que c'était La Cotonne, Terrenoire et Châteaucreux qui avaient défrayé la chronique à la hausse. De quoi, littéralement, se pisser dessus, et je me rappelle un article que j'avais écrit il y a quelques années, sur le "sommet" de la hausse aux USA : Detroit. Comme à Detroit, vu le niveau de départ dans ces quartiers, il est ridicule de faire seulement + 10 %. Il n'aurait même pas été compliqué d'y faire + 50, voire, +100 ou + 300 %.

C'est vrai qu'à la Cotonne, il y a toujours une vie sociale intense la nuit. Beaucoup de commerces -sans pancartes- "open all night". Ce quartier, dès l'origine a toujours été pourri (logements HLM tout électriques), habitat ancien et vétuste important.

Qu'y a t'il de commun entre le marché parisien, à 8328 euros le M2 et le stéphanois à 1338 ? Rien, et le marché stéphanois est il connu pour ses écarts abyssales entre quartiers...

De plus, on y a réussi l'exploit de construire des quartiers neufs, déjà en ruine, parce que le terrain minier bouge encore fortement.

Ailleurs, l'effondrement économique se poursuit tranquillement. L'Algérie voit son matelas de devises se dégonfler. La Chine voit son activité économique se contracter, pardon, s'effondrer.

Eux aussi, construisent des cités nouvelles comme à la Cotonne, avec le même succès pour les remplir. Et avec le même succès pour les vendre.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 05:25

Qu'on nous dit.

Révolte en Argentine.Le chien néo-libéral revient toujours à son vomi. Elu, ce sont des charrettes de licenciements auxquels veut se livrer le nouveau président.

On n'est plus dans le sérieux, on est dans la méchanceté pure.

Même topo au Vénézuela. Le pouvoir a été victime de la crise, mais les libéraux sont tellement bêtes, qu'ils vont vite indisposer. A peu près aussi vite que Morsi en Egypte.

Pense t'il redresser la situation ? S'ils le pensent réellement, ils sont encore plus fous qu'idiots.

Chez UBS, ils nous indiquent une décélération chinoise encore plus violente qu'annoncée initialement. Mais un peu de courage UBS, indiquez le chiffre réel de "croissance", pas 6.2, pas 5.8, pas 4. Mais un honnête chiffre commençant par le signe - (moins, en clair), comme l'indique la production de charbon et d'acier, les deux, en chute libre, et dans leur chute libre, entraînant tous les producteurs de minéraux.

La "nouvelle économie", n'étant qu'un bonne vieille économie réelle, avec des trucs et des machins PHYSIQUES.

Mais là, on sombre carrément dans le comique troupier, avec des assertions savoureuses : "une relative autarcie des économies développées "

On peut donc vraiment se poser la question de savoir s'ils sont cons, alcoolisés ou drogués. Economies développées "autarciques" ? On s'est roulé dans la moquette au réveillon, avant de la fumer ???

Aussi pathétique que l'obsédé sexuel félicitant peu de temps avant leurs chute, Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, pour leur "bonne politique"? (Et comme je le dit souvent, c'est Assad qui doit être content de l'avoir échappé belle et de ne pas être sur la liste...).

En Arabie, 47 personnes ont été exécutées, dont un cheik chiite, et le monde chiite, s'embrase. On peut imaginer les suites.

L'islam n'est pas partagé en deux. Visiblement, désormais, ce sont deux religions différentes. Les uns considérant les autres comme des hérétiques et schismatiques. Qui irait dire que la religion orthodoxe et catholique n'ont pas fortement divergé, malgré la pantalonnade de l'oecuménisme. L'une est une religion structuré, avec un clergé hiérarchise, l'autre n'a plus aucune organisation, ni structure, depuis l'abolition du califat par Ataturk. Sauf au Maroc. Mais le Maroc n'a pas d'influence.

L'oekumène antique, c'est la réunion du monde entier sous une même couronne, c'est la monarchie que les rois de France et d'Espagne se jetaient à la tête comme une insulte, et qui voulait dire, elle aussi, la domination universelle.

Et ne rappelons même pas que dans l'empire ottoman, personne ne se sentait appartenir à un empire. Chaque nationalité (millet) persistait.

Cette fois, il semble bien que chiisme et sunnisme connaissent une rupture sans doute définitive, et qui ne va pas sans conséquence, dans cette région si riche en hydrocarbures. Une fois le désordre enclenché, il est clair qu'il sera très difficile d'y remédier.

Dernière cerise sur le gâteau, les produits dérivés ont encore gonflé, à défaut de se porter bien.

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 00:54

Bonne année à tous mes lecteurs, et j'espère que vous avez passé un bon noël, au moins en fête de famille.
Je vous devais bien cela. La fréquentation du blog dépasse désormais 30 000 lecteurs mensuels.

Published by Patrick REYMOND
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 01:30

Le XVI° siècle est devant nous. Certains prévisonnistes -fous- orévisionnent que tout va continuer, et que ça va nous donner tel résultat. Un flux migratoire intense vers l'Europe vieillissante et qui remplacera sa population, notamment.

Il reste qu'ils ont bien mal étudié l'histoire. Une est très intéressante, c'est l'histoire ottomane de début du XX° siècle.

La déroute militaire, les populations musulmanes chassées d'Europe, avec une hécatombe sur les routes.

Pendant la guerre de 1914-1918, le sort de l'empire ottoman cela a été la famine, des unités militaires à 10 % de ses effectifs, le taux de désertion se portant à 80 %, une gendarmerie dépassée, malgré des effectifs multiplié par 8, des "armées" mourant de faim (100 000 morts au Dardanelles, si près de la capitale), aux effectifs squelettiques. La poussée sur Suez se fit avec 20 000 hommes, c'est tout ce qu'il fut possible de mettre en ligne, compte tenu de l'infrastructure.

Dans ce contexte là, la déportation des arméniens, sans eau, sans nourriture, tourna vite au carnage, même si, apparemment, ce ne fut pas forcément voulu. Mais l'état d'effondrement du pays était tel, que ce fut ce qui arriva. Sans compter le banditisme, qui avec les déserteurs, prit des proportions dantesques. Dans la Turquie de 1916, on tuait pour un quignon, ou une poule. Et le bilan humain, bien au delà des pertes militaires reconnues, se comptant en millions d'habitants. Bien entendu, on ne parle même pas de l'état sanitaire. On a d'ailleurs été incapable de donner un état de l'épidémie de grippe espagnole. On parle d'une fourchette se situant entre 20 et 100 millions de personnes (408 000 en France et 549 000 "seulement", aux USA, avec une population triple...) On peut penser à une sous évaluation très importante, surtout dans les pays ne disposant pas d'une administration développée, souffrant de malnutrition ou d'autres pathologies....

En Afrique, si les pertes humaines causées par le conflit furent très modestes, il n'en est rien des conséquences sur les sociétés. De petites armées, sur des économies très fragiles, ravagent tout. Et le bilan humain est à la mesure... Mais le mieux est de ne pas compter...

Dans une société effondrée, il n'y a pas de migrants. Ils sont morts au bout de quelques jours, de faim, de soif, de maladies. De plus, il est cocasse de les voir gagner des pays où le froid et l'hiver peuvent être aussi meurtrier... ET où il n'est pas dit qu'il y aura encore longtemps du chauffage...

Bref, il y a une dépendance absolue de l'occident au pétrole, et une dépendance que rien ne dit qu'elle pourra se maintenir. Avec une déplétion qui atteint 5 millions de barils/jour, par an, les marges de manoeuvres existantes, 2 millions de barils, sont ridicules, les possibilités au moyen orient sont finalement très minces, si elles ne sombrent pas dans la guerre des deux religions adverses que sont finalement chiisme et sunnisme.

De plus, rien ne dit que le flux d'investissement, une fois cassé, pourra repartir, comme si de rien n'était, à la hausse.

Les milliards saoudiens, gaspillés dans la prédication et la guerre, ne reviendront pas.

Mais le pire, c'est que la possibilité de la cassure, de l'effondrement, n'apparait même pas, et n'est jamais pris en compte. Mieux, on ne parle au niveau gouvernements, que de "croissance".

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 04:45

La Monoville appelée "Arabie séoudite", est visiblement en phase terminale. Ses réserves en devises sont tombés à 286 milliards d'euros, contre 400 en 2013.

A cette allure, ce n'est pas dans 5 ans que les caisses sont vides, mais bien plus tôt. Et en ce qui concerne ses placements, c'est "l'effet Nauru" qui va prévaloir.

Les placements "miracles", se révéleront vite être de la pacotille de bas étage, de la verroterie sans valeur.

Voulant déstabiliser la Russie, pour son soutien à Damas, c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui est déstabilisée, et, passé le magouillage des statistiques, c'est l'affreuse vérité qui prévaut : le monde entier est rentré en récession/dépression/effondrement.
Bien sûr, certains pays sont plus atteint que d'autres. Le Venezuela a vu ses classes dirigeantes anti-chavistes attiser le feu.

Mais le problème de l'Arabie séoudite est bien plus grave encore. Si la Russie est diversifiée, si le Venezuela a existé sans pétrole, et pourrait exister sans lui, l'Arabie est totalement dépendante de celui-ci, et on a vu l'effet de la déplétion pétrolière sur la Syrie.

La seule production séoudienne, c'est le pétrole et un peu de gaz. Il n'y a rien qui existe sans lui, et tous les nationaux, à 95 %, sont fonctionnaires. Les 5 % restants étant souvent des entrepreneurs, dépendants, eux aussi, des commandes publiques, et de l'argent redistribué.

Le problème est donc pire pour cette Arabie. Les Venezueliens peuvent vivre de leur lopin, comme les russes l'ont fait. Le milieu naturel de l'Arabie ne permet pas de faire vivre plus de 4 millions de personnes. Sans pétrole, ils vont dessécher sur place.

L'économie est totalement extravertie et ne produit rien. 90 % de ses exportations sont du pétrole, et le reste, souvent des produits industriels fortement consommateurs d'énergie. Le royaume, dans les années 1990 était autosuffisant en matière alimentaire. Puis, l'épuisement des ressources hydriques firent tomber la production à zéro.

Les années de contre-choc pétrolier virent prix et production s'écrouler. En Arabie aussi. Mais comme elle était le 52° état, elle pu passer la crise. Aujourd'hui, les liens sont distendus, voir antagonistes, la population a nettement augmenté, le pays est en guerre avec nombre de ses voisins, et des habitudes dispendieuses ont été prises.
Jadis aussi, la diplomatie séoudienne était prudente et habile.

Pour les négateurs du pic oil, c'est noël. Mais très vite, ils devraient déchanter. La baisse très rapide des prix fait baisser très rapidement l'investissement qui fera baisser très vite la production, sans compter le toujours possible incident politique majeur, qui coupe la moitié des 10 millions de barils produits.
Il est clair que dans un contexte de crise, 12 des 30 millions d'habitants repartiraient très vite. Ce sont des immigrés, et s'il n'y a plus ni vivres, ni eau...Ou un état de guerre...

L'ère du pétrole bon marché n'est pas venu. Est venu le temps de l'incertitude, du désordre et du chaos.

Sans doute, l'Arabie a des marges de manoeuvres importantes. Son budget sécurité, visiblement, est à l'image de l'occident : cher et pas du tout efficace. Ils devraient consulter leurs voisins iraniens, très inspirés par les russes, pour faire pas cher et burné.

L'Arabie séoudite est une création américaine, et Ryad, une autre Las Vegas dans le désert, elle aussi. Comme l'autre, elle devrait périr très rapidement, faute de ressources.

L'austérité, de plus, n'aura aucun effet. Cela n'infléchira pas la tendance structurelle du royaume a consommé ses propres ressources d'énergie, pour des besoins désormais incompressibles, et n'aura pas d'effet sur le montant des exportations. En auraient ils, que cela ne ferait qu'accélérer l'encombrement du marché pétrolier mondial... Et faire baisser, encore plus, les prix...

Pour ce qui est de la baisse des prix dans le monde, il faut rappeler que le prix actuel, c'était un prix vu comme un plafond inimaginable il y a seulement 15 ans. C'est bien encore, une hausse, mal amortie, mais une hausse quand même. Mais les pays bénéficiaires s'y étaient habitués. De plus, aucun pays n'est en dehors de l'économie globale.

L'effondrement sera donc global, et ce n'est pas l'Arabie qui a des chances de s'en tirer le mieux.

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 23:45

Aujourd'hui, on nous dit que la décadence de l'espèce humaine, viendra du fait que la femme préfère le riche, au pauvre. Le riche étant vieux et décrépi, le pauvre étant "normal".
En fait, cette idée est très fausse.

Au XVII°siècle, la différence physique entre le noble et le non noble saute aux yeux. Le non noble est pourvu de toutes les tares possibles et imaginables, et le noble le dépasse, au sens propre, d'une tête. L'un est bien nourri, l'autre ne connait que les privations. Le vieux riche et décrépi, amateur de chair fraîche est une image récente. Le vieux existait avant, mais le vieux riche se plaignait de toutes ses tares physiques, accumulées par le vieillissement.

Louis XIV n'avait plus de dents, et même plus de palais. Le Maréchal de Villars trouvait chanceux le maréchal de Berwick, décapité par un boulet, et ainsi débarrassé de tous ses ennuis de santé.

Les conceptions n'étaient pas les mêmes, et être au sommet de l'échelle sociale n'a pas empêché la noblesse de se réduire démographiquement, et de disparaître physiquement.

D'autre part, dans des pays comme les USA, la différentiation sociale physique réapparait aussi. On distingue très bien la classe moyenne de la classe dirigeante, et ne parlons même pas du pauvre.

Le pauvre, c'est ce qui a remplacé la dite classe moyenne, et le pauvre, aux USA, ce sont les 62 % de la population qui ne possèdent pas même 1000 $ devant eux. Et 21 %, n'ont rien du tout devant eux.

Bien entendu, une fois défalquée les dettes, le "patrimoine", est négatif.

Parmi les 29 % restants (? 100 - 62 donnent 28), la situation est aussi très compromise.

14 % possèdent plus de 10 000 $,

5 % entre 5000 et 10 000 $,

le reste, 9 % de l’échantillon affirme conserver le minimum requis pour éviter les pénalités...

Donc, la question du choix sexuel des belles femmes, pour les vieux riches décrépis, c'est insignifiant démographiquement parlant. Et puis, un vieux, ça peut être très vite cocu. De même, le divorce des sociétés occidentales, un vrai sport dans les sphères dirigeantes, peut entraîner un transfert de richesses non négligeable.

De plus, on peut difficilement considéré comme "riche", quelqu'un ayant 10 000, voir 50 000 ou 100 000 $ devant lui.

La richesse se situe dans le 1 % supérieur. En gros, dans un pays "riche", il n'y a plus que des gueux.

Rappelons l'holodomor dont ont été victime les pauvres aux USA pendant les années 1930, rappelons aussi l'origine des premières lois sociales en France. Dans les années 1830, 10 000 jeunes hommes furent appelés au tirage au sort dans le nord de la France. il y avait 300 survivants, tous réformés pour questions de santé.

C'est souvent le cas, les riches parlent aux pauvres en organisant famines et massacres, et en se choisissant les plus belles femmes.

Mais aussi, il existe toujours une forme de redistribution, si modeste soit elle. Et sans doute, l'époque communiste a marqué le monde d'un sceau indélébile. Il n'est pas si aisé de remonter à l'époque antérieure.

L'Arabie Séoudite en est l'archétype même. Pas facile de réduire les finances publiques, quand al Bagdadi lance l'appel à l'insurrection...

Dire que l'Arabie Séoudite et les USA pensaient mettre à genou la Russie en quelques semaines avec la baisse du prix du pétrole, pour la contraindre à lâcher Damas...

Bien sûr, la Russie a des difficultés; mais elles ne sont pas mortelles pour elles. Et puis, ils ont du, sanctions étrangères obligent, dévaluer. Cela leur a rendu bien service.
Et puis, n'oublions pas, qu'il y a toujours la pression étrangère. Dans la confrontation avec d'autres états, c'est le plus résistant qui gagne. le plus résistant, c'est souvent le plus démocratique et le moins inégale. Si la Syrie ne s'était pas démocratisée, elle ne tiendrait pas depuis bientôt 5 ans.

En outre, comme je l'ai dit, l'option de choisir la guerre n'est pas forcément la plus juste. On sait quand on la commence, pas quand on la finit, ni si, soi-même; on la finit...

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 01:49

Pendant presque un siècle, la Turquie qu'avait crée Mustapha Kemal, devenu Kemal Ataturk avait simplement tenté, avec les appuis extérieurs qu'il pouvait trouver, de consolider un état fragile issu de la première guerre mondiale.

Etat peu développé, qui n'avait pas purgé tous les restes de l'empire, notamment la question kurde, il avait abandonné la politique impériale ottomane, se contentant de protéger ce qui restait.

Le néo-ottomanisme actuel a réanimé les fractures de la société turque, notamment la question kurde, qui, en s'envenimant, risque d'en réveiller d'autres. Bien d'autres.
Comme je l'avais dit dans un de mes articles, la Turquie est un conglomérat, pas un état turc. Les turcs de Turquie sont le plus souvent des populations autochtones converties, sinon de force, du moins pour des raisons fiscales, et des populations européennes islamisées rapatriées lors de la pertes des balkans.

Le gros problème reste la question kurde, mais jusque alors aucun pays voisin n'avait intérêt à souffler sur les braises, ni la Syrie, ni l'Irak, ni l'Iran. Aujourd'hui, grâce notamment à une "diplomatie" turque étourdissante, c'est le merdier en Syrie et en Irak, où des kurdistans quasi-indépendants existent, et où seule la modération des kurdes a empêché la déclaration formelle de l'indépendance.
Il est clair que ces Kurdes ne manqueront pas d'appuyer leurs familles installées de l'autre côté de la frontière, et les kurdes de Syrie ne sont là que de manière récente. Ils ont été poussés à l'immigration en Syrie par les troubles au Kurdistan Turc.

De même, comme la Russie semble très fâché face au gouvernement turc, le soutien aux kurdes, ne connait qu'une limite : la modération de Moscou. Et celle-ci peu s'émousser très vite. Mais, sur la carte, on voit que la guerre kurde s'étend à toute allure.

Il est clair aussi, que ce sont les autorités turques, qui, dans leur incompétence, étendent la guerre en Turquie.

Sans nul doute, ce qui va arriver, c'est un recul de l'armée turc, une aggravation de la situation militaire, et un réveil de toutes les nationalités diverses qui existent, au fur et à mesure de l'aggravation de la situation.
Loin d'avoir conduit à la restauration ottomane rêvée, la politique actuelle aura fait que la Turquie républicaine de XX° siècle n'aura été, elle même qu'une étape dans dislocation de l'empire ottoman. Une longue étape, qui a parue consolider, mais le passage d'une politique prudente, qui portait des grands espoirs, et une moisson prometteuse, à une politique d'expansion pure et dure, a ruiné toutes les possibilités d'un leadership turc de la région, qui était amplement à sa portée, et lui aurait donné une domination soft de longue durée, pour une guerre sans fin, et probablement, l'effondrement rapide en cas d'aggravation de la situation avec la Russie.

La question du gaz, notamment, est brutale. Sans gaz russe, la Turquie n'existe pas. Et on a connu l'évolution de la situation syrienne, quand les mercenaires étrangers ont reçus des flots d'armements modernes.

Là, en plus, ce ne seront pas des mercenaires étrangers qui se battront, mais une armée nationale, beaucoup plus déterminée, comme les houthis et l'armée du Yemen, qui tiennent bien, malgré une différence de potentiel importante.

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