16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 11:23

Donc, d'après les "usagers", la gare de Brétigny sur Orge était totalement surbookée, les réparations, faites à l'arrache, avec, en plus, quelques donnes plus récentes.
On a tendance à sous-traiter, à des gens qui prennent les premiers venus à Paul-emploi, formés en 15 mn chrono, et qui doivent travailler comme Buzz l'éclair.

Bien entendu, le simple revissage d'un boulon peut s'avérer périlleux, si la personne ne sait faire qu'une seule opération, ou même pas rêgler la machine...

Personnellement, je me souviens de la construction d'une maison du voisinage. La veille, les deux types baptisés vite fait "maçon", était encore chercheurs (à l'anpe), et visiblement, c'étaient les premiers moêllons qu'ils posaient de leur vie, après une formation approfondie, là aussi, d'une heure avec le chef.
J'ai regretté, profondément, à ce moment là, de ne pas posséder de caméra, pour filmer la scène, digne d'un Laurel et Hardy de la plus haute époque.

Mais, à l'époque, comme les deux "maçons", en question m'avaient dit qu'on leur avait signé un CDI direct, ils n'avaient posé aucune objection.

En plus, dans une société où intérimaire et CDD sont traités comme des torche-culs, il n'y a pas de raison qu'il y ait conscience professionnelle de leur part, mais en plus, ils doivent soutenir des cadences infernales, mais qu'il est facile de tourner, par exemple, en ne vérifiant qu'une éclisse sur deux, dès que le chef a les yeux tournés, ou mieux, quand c'est lui qui dit de le faire. 

 

Après tout, SNCF et RFF ont économisés des dizaines de milliards, comme ça, l'accident coûtera à leur assurance quelques millions d'euros, et ils risquent 300 000 euros d'amende.

On est loin de la notion anglo-saxonne de "dommages punitifs". Car la seule manière de punir une entreprise, c'est de frapper au portefeuille.

 

Le meilleur moyen pour la sous-traitance, étant, finalement, de faire l'impasse sur certaines choses, en se disant, "ça tiendra bien jusqu'à la prochaine fois", et quand celle-ci se tape quelques 10 niveaux, comme dans le nucléaire, il leur est très facile de dire, "c'est pas ma faute, c'est l'autre", qui a pas fait, qui a démonté ce que je venais de faire, etc...

 

Là, tout confirme ce que j'avais déjà dit : le réseau, comme d'ailleurs tous les réseaux, sont au final, utilisés à 100 % de leurs capacités, tout le temps.
Il n'y a donc, plus, ni moment, ni possibilité de faire un simple entretien. Comme la ville de New York ne pouvant pas entretenir ses canalisations d'eau, de peur que les tuyaux tombent en ruine (si on les purge) , et de toute façon, il n'y a pas de ressource de subsitution pour pouvoir se mouvoir, s'abreuver, se nourrir, de nourriture, ou de quoi que ce soit.

 

Dans le contexte de villes dévoreuses, les capacités sont au taquet, tout le temps. Doubleraient elles, elles seraient vite, à nouveau, utilisées.

 

Bien entendu, les politiques thatcheriennes n'arrangent rien, mais le problème est ailleurs. Il y a simplement trop de monde dans les grosses agglomérations.

 

Au Tracassin,  Tricastin, pardon, des fuites. Que celui qui a dit "encore !", et celui qui a dit "c'est pas une nouvelle !", se dénoncent !

Si, parce que ce sont des types qui veulent rentrer, qui ont fuité. C'est déjà beaucoup moins fréquent.
Alors, pour casser le thermomètre, certains abrutis veulent durcir les peines, pour intrusion. Les victimes de cambriolages, apprécieront.

Parce que là, les peines n'existent pas, si on élimine les gros yeux du président du tribunal.

 

Il n'y a pas que le physique qui se déglingue. La fonction présidentielle aussi, devenue pitoyable. Présidence poire, nous dit Philippe Grasset, et même poire blette.

Les sifflets sur les Champs Elysées, donnent un autre signe de la dégradation de la situation, que les journaleux, ont attribués, au 1/4 de tour, aux opposants au mariage gay.

 

On voit tout de suite que c'est une enquête journalistique fournie, qui a permis de le faire.

Comme dans le cas du nucléaire, la tentation de la répression est là.

 

Comme dans le cas de Snowden, en cours de martyrification, bien entendu, totalement contre-productive...

 

La théorie chinoise du mandat du ciel disait que les grandes catastrophes indiquaient que le changement de dynastie était proche.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 06:11

Quel rapport entre les deux accidents ?

Dans les deux cas, la course au profit, l'absence d'investissement, ou l'investissement nettement insuffisant, et l'on laisse vieillir les infrastructures, voir, dans le cas français, un sabotage pur et simple.

Après tout, dans les attaques de train, c'était la coutume de bloquer la voie.

 

On transporte le pétrole essentiellement par oléoduc, et par pétrolier. Le transport par train était marginal, et un reliquat du XIX°siècle.

En Amérique du nord, on évite aussi la case "investissement", pour la case "dividende". Un train, roulant sur des voies, même hors d'âge, et même en centre-ville, coûte moins cher que des investissements.

Après, à la mode nord-américaine, les dommages et intérêts alloués aux victimes risquent de fausser complètement la donne.
En France, rassurez vous, la punition pour la SNCF et sa compagnie d'assurance sera très légère. Et la compensation pour les victimes, ridicule.

 

Les heureux lecteurs assidus de ce blog, d'ailleurs, ont été prévenus, bien avant les autres, de la fin du "tout investissement", dans le "tout TGV", et dans des lignes ferroviaires, routières et autoroutières, à tous va.

 

Le simple entretien quotidien des voies de chemin de fer existantes, coûte des sommes folles, et si les voitures sont souvent neuves, les voies sont, quand à elles, très fatiguées.

 

D'ailleurs, les élus, et sans doute quelques grands cimentiers sont très en colère. On prive, les uns de leurs joujoux, les autres de leur chiffre d'affaire. 

Certaines lignes, très coûteuses, enlévent des épines du pied de bien des personnes.

 

En outre, c'est un retour simple à la raison : on ne s'était pas préoccupé de la rentabilité des dits investissements, et le combat d'arrière garde de certains ("On a déjà dépensé beaucoup d'argent"), ne saurait cacher ce qui reste à dépenser, bien plus important.

Et, là aussi, le pic pétrolier aura fait son oeuvre. Les grands travaux, c'est d'abord dépenser beaucoup de pétrole très cher.

Le simple entretien est beaucoup moins onéreux.

Traffico_frejus_1950-2030.svg.png

 

La carte nous donne l'idée du délire complet du trafic sur la ligne Lyon-Turin. L'actuelle fonctionne à 15 % de ses capacités...

Dans le meilleur des cas, pour créer une synergie telle que décrite sur le papier, il faudrait un siècle ou deux...

 

Cette ligne, réalisée en PPP permettrait simplement à des compagnies fermières d'engranger de coquets bénéfices, garantis par les pouvoirs publics, mais nullement à cause de ses performances économiques intrinséques. Quand au trafic passager, lui aussi, sa progression est totalement illusoire.

 

Mais, le projet était maintenu "pour garder confiance en l'Europe". Bref, FM a perdu une occasion fabuleuse de se taire...

Mais la simple modernisation ne "claque" sans doute, pas assez. Pas assez cher, mon fils...

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 13:20

Nous dit, en le découvrant, "le Monde".

 

Toutes les charias du ... monde, ne remplissent pas les gamelles, et les islamistes sont clairement alignés sur les canons occidentaux, en matière de capitalisme extrémiste et mode de gouvernance.

 

"Les chefs d'accusation sont multiples : incompétence économique et sociale, népotisme partisan, autoritarisme sectaire, rhétorique d'exclusion, etc. "

En bref, les islamistes ne comprennent pas pourquoi ils ont été virés, ils se comportent exactement comme n'importe quel parti "de gouvernement", du monde occidental.

 

Seulement, quand la gamelle est vide, elle est vide, et le réconfort de la religion, inexistant. D'ailleurs, dans les premiers temps de l'Union soviétique, les musulmans soutinrent massivement le régime.

 

La vraie question, même en Europe occidentale, n'est pas dans la question de l'élévation des minarets, mais de celle du SMIC, beaucoup plus vitale et importante.

 

Seulement, l'aide sociale, la charité et la prière ne peuvent rien contre un bon petit effondrement économique, causé à 100 % par le capitalisme extrémiste, dont le programme a été appliqué à 100 % en Egypte par les frères musulmans.

 

Comme en Europe, il ne suffit pas d'une alternance pour faire gober aux populations n'importe quoi, et la régression sociale. Cela se passe différemment en Europe, plus violemment en Egypte, pays qui étouffe dans les limites étroites de la vallée du Nil.

 

Personne n'aurait fait mieux, nous dit l'I-monde canard ? Du moins, pas tant qu'on ne rompt pas avec l'autre livre saint, les 10 commandements de l'école de Chicago.

Plus que le Coran, les Frères Musulmans, et même les salafistes, adhèrent à ce livre saint, et toute personne allant contre est un hérétique, un chiite.

 

Toute dictature doit aussi s'appuyer sur un certain degré de succès économique. Tout aspirant dictateur doit remettre de l'ordre -économique- et amener des succès -économiques-.

 

Sans cela, c'est la bolivianisation qui guette : pendant presque deux siècles, un putch tous les 9 mois...

 

Prise de conscience tardive des journaleux, en tant que miroir de la classe dirigeante...

 

Et une vraie nouvelle dans tout ça ? En voilà une : la mortalité routière a baissé de 15.1 % au premier semestre, avec 1440 décès "seulement".

Qu'est ce que cela indique ? Une crise économique dernier dan.

329 morts en juin 2010,

336 morts en juin 2011,

322 en juin 2012,

287 en juin 2013.

 

Comme on le voit, on meurt moins, parce que l'on circule beaucoup moins... On circule beaucoup moins, pour cause de crise économique.

 

Le seul problème est que l'on possède des journalistes assez ouin-ouin, pour ne pas se poser et poser de questions...

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:51

Les tarifs d'EDF devront donc augmenter de deux fois 5 %, et puis d'une autre fois 5 % (pour pas perdre la main), pour payer les conneries de la direction, qui foire invariablement ses "placements" à l'étranger, en d'innombrables emprunts russes à répétition.

Jadis, c'était l'Argentine, le Brésil et le Mexique qui croquait la grenouille, aujourd'hui, c'est parti pour le RU et les USA, en attendant les voisins plus proches, genre Italie.

 

Bien entendu, les distributions de dividendes, gargantuesques, ont aussi leur mot à dire.

 

Mais, on nous sort que les coûts augmentent... Bien sûr, il faut s'en tenir à la seule parole d'EDF...

 

Depuis 2006, et la concurrence, le tarif avait déjà augmenté, un peu plus qu'hier, et bien moins que demain, de globalement 28 %.

 

On se demande d'ailleurs, comment EDF fait :

- pour ne pas couvrir ses frais

- tout en faisant 4 milliards de bénéfices,

- en en distribuant 2 milliards. Y aurait il donc, comme dans l'affaire Tapie "escroquerie en bande organisée", car, si les charges ne sont pas couvertes, il semble difficile de faire un bénéfice, et encore plus difficile de distribuer un dividende...

 

Or, il me semble bien qu'EDF n'a jamais de pertes (comptables)...

 

On parle de l'Egypte, de beaucoup de choses. En réalité, parle t'on du VRAI problème, du capitalisme extrémiste imposé à l'Egypte après sa révolution, et notamment, de la privatisation du canal de Suez, véritable camouflet à l'orgueil national depuis la guerre de 1956, et de tout le bazar et son train, imposé par le FMI, Washington, la banque mondiale, l'union européenne, notamment la "compétitivité" salariale, pour un pays dont les salaires n'ont pas bougé depuis 1984.

Sur "De Defensa", on parle de "temps des troubles" au moyen orient, en allusion au temps des troubles russes (1598-1613), qui vit l'effondrement de l'état russe.

Pour y arriver, aucun doute, il faut appliquer la politique qu'applaudissent les 1 % les mieux payés de la population.

 

Pour EDF, ces 5, puis 5, et enfin 5, c'est l'assurance d'un suicide organisé.

En effet, il montre sans équivoque la voie des économies d'énergies, et de la fin du chauffage électrique.

 

Comme d'habitude, les responsables sont incapables d'agir intelligemment et de se projeter au dela du premier coup de billard...

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 13:47

Mémère Merkel vient de se ramasser sa calotte, bien méritée, de la part du commerce extérieur.

Grâce à tous les objurgations dont ils ont abreuvés leurs partenaires européens de la zone euro, à rééquilibrer leurs finances, leur commerce extérieur connaît un sérieux trou d'air, avant de connaître, bien entendu, une autre phase, appelée "effondrement".

 

18 milliards d'excédents du commerce extérieur en Avril, seulement 13.1 en mai. Le commerce, globalement corrige encore plus :

- exportations : de 94.3 à 88.2 milliards,

- importations : de 76.4 à 75.2.

Si la zone euro souffre énormément, la demande en provenance d'Asie et de Chine, ne montre pas de signes de vitalité.

 

Le commerce extérieur français, lui aussi souffre de la globalisation. En effet, Mai a été mauvais, après un mois d'avril qu'on nous avait annoncé tonitruant (enfin, personnellement, je vois pas où).

 

Pour ce qui est des finances publiques, elles ne montrent aucun signe d'amélioration, pour le commerce extérieur des nations européennes, il est clair qu'il y a un début de rééquilibrage.

 

La cigale a chanté tout l'été. La fourmi lui a refusé le crédit. Et savez vous ce qu'il advint ? la cigale est morte de faim, et la fourmi aussi...

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:17

On a vu Nanard plaider sa cause, toujours avec pugnacité, et ce qui m'a le plus frappé, c'est quand il a dit qu'on ne devait pas le jalouser, mais vouloir l'admirer, "devenir comme lui".

En réalité, nulle personne sensée ne veut devenir "comme lui".

 

Son yacht, sa maison, ses journaux, ses affaires, je ne lui les envie pas.

 

Rien que de le voir me donne la nausée, et l'envie de vomir. Envie de devenir comme lui ? Non merci... Plutôt crever.

On peut être pauvre et digne, même très pauvre et digne, et être très riche, et dans la fange.

 

Certains confondent dorures, tocantes, élégance et bon goût. Dorures et tocantes sont du fumier. Napoléon avait dit de Talleyrand qu'il était un tas de merde dans un bas de soie. L'important n'est pas le bas de soie, l'important c'est de ne pas être de la merde.
On peut mettre toute la merde qu'on veut dans un bas de soie, jamais la merde ne deviendra soie. Mais la soie est contaminée par la merde.

 

Nico vient de le comprendre. Un conseil constitutionnel au 2/3 UMP vient d'invalider ses comptes de campagne 2012.

 

Ceux qui prêchent l'austérité aux pauvres, et leur font vivre un enfer, sont incapables de vivre sans des revenus conséquents, et le train de vie d'une campagne présidentiel s'en ressent.

Bien entendu, il ne viendra pas à l'esprit de not'cher ex-président de prendre à sa charge la conséquence du refus des comptes de campagne, à savoir rembourser lui même l'emprunt qu'il a souscrit...


Pourtant, paraît il, il gagne fort bien sa vie en faisant des conférences.

Il est de plus, personnellement riche, et sa femme, plus riche encore. .

L'UMP elle même, pourrait tout aussi bien demander à ses 600 grands élus, de prendre à leur charge de l'ordre de 20 000 euros chacun. Vu la rémunération d'un sénateur (131), d'un député (199), d'un président de conseil général (27), d'un député  européen, (25), d'un président de conseil régional (3), et bien sûr, de maires de grandes villes (environ 200), ce ne devrait être qu'un effort très mesuré, par rapport à ceux qu'ils demandent aux citoyens...

 

Mais, bon, là, je rêve. Copé vient de faire appel aux dons. Aux dons des simples citoyens, bien sûr, le pognon, ça se prend aux pauvres, pas aux riches.

 

Il serait très bon, d'ailleurs, que l'UMP n'arrive pas à rembourser l'emprunt du pôv' petit Nicolas, pour l'élection présidentelle, et la lui laisse assumer...

 

Cela risque de tourner à "Dallas", car, quand on touche au grisbi, c'est à la liberté de culte (garantie par la constitution) qu'on touche. Au moins dans un certain monde.

Et même, et surtout, entre pro-américains, on sait se dézinguer, comme le prouve le cas égyptien.

 

En réalité, c'est le procès du bling-bling, et de la vertu réelle et intrinséque.

 

Dans n'importe quel catalogue d'arme, on peut voir des armes "grande chasse", très chères, aux cartouches, très chères.

En réalité, ces armes sont faites pour tirer 1000 cartouches, et puis clamser. Le chasseur n'est sensé tirer que 10 ou 20 cartouches très chères, par an.

 

J'ai dit que j'aimais le Mosin-Nagant. Cartouches abordables, espérance de vie de la bête, 10 000 coups. Increvable.

 

La carabine grande chasse, est donc un produit jetable, finalement. Comme petit Nico, Nanard, le torche-cul et le contenu du bas de soie, à jeter après usage...

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:49

L'armée egyptienne a donc renversé Morsi.

Les salafistes appellent à la guerre sainte contre l'armée égyptienne.

Mais on doit se rendre à l'évidence, une évidence que les frères musulmans n'ont pas compris, la charia, ça ne remplit pas l'estomac, ça ne fait pas redémarrer une économie bloquée, et faire l'aide sociale et la soupe populaire, ça attire de la popularité dans l'opposition, mais c'est très court une fois au pouvoir.

 

Surtout avec 25 % de chômage, et plus vraisemblablement 40 ou 50 %, comme partout ailleurs, sur le pourtour méditerranéen.

Plus, bien sur, la composante locale et expansionniste : l'appel à la guerre contre la Syrie, a heurté et heurte la rue dans les pays arabes, plus qu'en occident, parce que, là-bas, on a bien mieux compris les enjeux, Assad a pris une épaisseur politique et historique qu'il n'avait pas avant le conflit, et l'image du Lion combattant, qu'on admire.

Pas qu'on déteste.

 

De plus, quand la machinerie économique s'effondre, comme en 1787, comme en 1916, il faut un substitut.
La révolution française avait trouvé sa solution au chômage de masse : la levée en masse, pour une guerre en masse.

Les russes retournèrent à la campagne, faire chauffer l'alambic, ou s'engagèrent dans les armées en campagne...

Le Morsi, lui, avait la guerre, avec ses inconvénients, sans ses avantages. C'est pas les 10 000 jihadistes expédiés en Syrie qui allait changer quoi que ce soit.

 

Cela aurait pu être jouable, avec une expansion sur les limites historiques de l'Egypte. Soit en Cyrénaïque, soit en Nubie, ou, plus risqué, en Israël.

La Guerre contre Israël aurait ressoudé l'arrière, mais elle est militairement impossible, et les aventures extérieures depuis Nasser et Sadate, sont très mal vues (Yemen 1962-1967, Soudan, Syrie, Libye 1978, Liban), et ont laissé plus de déconvenues que de lauriers...

 

Il reste donc à l'Egypte sa dernière carte du drame, c'est la guerre civile interne, entre l'armée et les salafistes. Si du moins ceux-ci existent sans l'Arabie Saoudite et le Qatar, lui même remis au pas.

 

Quand à l'incompétence supposée des FM, elle se résume à une seule phrase, eux aussi adhéraient trop aux dogmes du système et du bloc BAO (bloc amérique et occident), dont on voit l'échec monumental partout, et sa continuation, partout.

 

L'armée Syrienne, elle, continue son nettoyage, pendant que les mêmes causes de crises secouent aussi la Turquie. Ces causes s'appellent refus du conflit syrien, et effondrement économique en cours...

Avec le ventre vide, la nouvelle révolution egyptienne était courue d'avance...

Il est clair, que, suivant la vieille caricature de 1917 : "Pourvu qu'ils tiennent ! Qui ça ? Les civils !" est toujours d'actualité. Les civils syriens, tiennent fermement, plus les civils turcs, ni Egyptiens.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:35

Les vassaux jettent le masque. Les espionner, de la part de leur suzerain US, c'est pas grave, et c'est même normal. On ne leur en veut pas pour si peu.

On en veut au donneur d'alerte Snowden, qui a eu la naïveté -ou l'habileté- de demander l'asile politique à ces vassaux.

 

La volonté d'être agréable au suzerain est telle, qu'ils se disputeraient l'honneur de l'arrêter et de lui livrer ce Snowden.

Histoire de montrer à Bwana, pardon O'bwana, merde, Obama (ah, j'ai enfin réussi à le dire), qui c'est le plus obéissant.

 

L'avion du président Bolivien a donc été, au mépris de toutes les conventions internationales, interdit de vol, il a même été demandé qu'il soit fouillé à Madrid, "pendant qu'il prendrait un café...", version moderne du lavage de mains de Ponce Pilate...

 

Ils sont pitoyable. Tout autant à l'intérieur (Pappy ne verra pas son immunité levée, contrairement à celle de MLP, et Gattaz demande 100 milliards non négociables -pourquoi mégoter-).

Les ultimatums se succèdent sur les marges de l'empire, en Egypte, en Grèce, pour qu'il y ait soumission. A quoi, on ne sait même plus, pendant que la crise portugaise rebondit.

 

Les crises egyptiennes et turques prouvent que dans une révolution, renverser le pouvoir n'est pas très compliqué, c'est de rétablir une économie viable qui l'est, je l'ai toujours dit.
Et les frères musulmans d'Egypte sont victimes de cette difficulté à relancer, tandis que les islamistes turcs, eux, sont victimes du même arrêt de l'économie.

 

En Syrie, le conflit semble dans sa phase terminale et l'armement flambant neuf des rebelles ne semble pas empêcher une débandade qui s'accélère.

 

Pendant ce temps, une nouvelle dauphine a été adoubé par AEP et Moscou, c'est MLP. Dans la décomposition ambiante et accélérée, cela prouve une chose, c'est justement la décomposition ambiante et accélérée, qui fait que même un personnage système comme AEP, peut trouver une utilité plus grande du FN pour le système qu'elle n'a été jusqu'à maintenant, dans un rôle de repoussoir.

Ce rôle pourrait être de dynamiter l'euro et l'UE. On ne sait jamais, dans un contexte trouble, l'empire finit toujours par se détruire lui même.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 06:33

Bien entendu, je ne prétends pas avoir un avis médical sur le sujet. Simplement, je dresse un constat de ce qui, dans les changements environnementaux, a pu contribuer à son émergence.

 

Tout d'abord, certaines choses ont fondamentalement changés.
Les villes, rondes sur la carte, entourées de cultures maraîchères, ont complètement été déformées par l'irruption des banlieues, des banlieues, vertes à 90 %, même et surtout dans les banlieues les plus corbuséennes.

Il y a eu mitage.
Ensuite, les cultures maraîchères, immédiates, ont aussi été délocalisées, au Burkina Faso, au Kenya, etc, par l'intermédiaire du supermarché.

Ensuite, et je le répète, la partie agricole a été complètement écrasée par la pression foncière (côté ville), par la pression de la forêt, là où l'agriculture n'était pas mécanisable, par la pression à la baisse des cours de la viande, qui entraîne un abandon plus grand encore, et l'apparition du loup, dans certains endroits, contribue encore à cette pression sur les agriculteurs, qui n'en ont pas besoin...

 

Quand je fais mes 5 kilomètres journaliers, je constate, bien des changements, depuis mon référentiel personnel, des années 1960, et 1970.
Peu ou plus de champs cultivés, un seul endroit où ils lâchent les poules dans le pré.

Les vaches étaient étiques dans les années 1960, elles ont souvent bien augmenté de volume depuis. Je suis frappé par les différences vues sur les photos d'alors, quand je les compare aux clichés et specimen de maintenant.
Les rares fois où je vais au nord de la Loire, je suis frappé par la différence des forêts. Chez moi, tout le monde est d'accord, ça pousse tellement que ça devient effrayant, et ce qui avait été planté pas loin des maisons, est souvent abattu.

Pour accentuer l'effet de clairière.
Quand je suis allé dans la région parisienne en 2006, un couple originaire de là-bas me disait aimer se promener dans un bois de banlieue. Je leur ai dit que ce bois en question, ce n'était qu'un hôpital d'arbres malades. Petits, malingres, empoisonnés.

Là où l'agriculture industrielle est triomphante, les arbres paient certainement, eux-aussi, un lourd tribut à la chimie.

Ailleurs, et souvent, il n'y a souvent plus de limites, ni transition entre forêt, et zones bâties. Le paysan du coin est mort, en retraite, et l'approvisionnement se fait au supermarché.

 

La campagne ouverte de certains endroits n'existe plus que dans les vieilles cartes postales, et les zones érodées du sud de la France, qu'on photographiait au début du XX° siècle sont couvertes d'arbres dont les hommes n'arrivent plus à faire le tour avec leurs bras.
La couleur elle même des forêts à changé. Le vert des résineux, s'efface derrière le vert des feuillus.

Les routes goudronnées, insensiblement, se réduisent, mangées par la végétation.

 

Après, bien sûr, il y a le changement de mentalité, de vécu, de la population.

Elle a désormais un comportement urbain, et se comporte comme des urbains, avec des mythes urbains.
Rien ne me met plus en pétard que d'aller vers les poubelles, et de voir que certains ont consciencieusement mis à la poubelle leur herbe fraîchement tondue, ou leurs déchets végétaux.

 

On aime le loup, parce qu'on ne vit pas avec lui. Et puis, on s'en fait une idée fausse. Le loup est d'abord un mendiant : un grand chasseur de poubelles et de ses déchets. Ensuite, je suis pour sa réintégration d'abord dans Paris intra-muros, où les dites poubelles ne lui manqueront pas.

 

Ensuite parce qu'il incite aux vieilles méthodes : l'empoisonnement, la chasse en douce. C'est comme les vipères, c'est pas interdit de les tuer, c'est interdit de le dire.

Là aussi, ceux qui protègent, ne vivent pas avec la nuisance. Et le risque. Bien entendu, les tribunaux ne jugent jamais l'état et la politique de remembrement qui entraîne leur disparition en certains endroits, et ils appliquent une loi uniforme, sur tout le pays, alors que dans toute la haute vallée de la loire, elles pullulent (il fait chaud, humide, et c'est plein de pierres).

 

Comme l'a dit un lecteur, l'urbain n'a pas les codes. On ne va pas dans les champs, ou les chemins, en short, strings, et petites chaussures.

On y va avec des bottes ou des grosses chaussures, des manches longues, et de gros pantalons. les anciens portaient des casquettes, et objectivement, ça protégeait aussi. Du soleil, des tiques, etc...

 

De plus, on ne  va pas, non plus, caresser le petit veau, surtout avec le chien de compagnie, identifié par la vache comme un prédateur.
Il y a belle lurette, environ depuis la seconde guerre mondiale, que les enfants ne gardent plus les troupeaux. ça fait combien de générations de vaches qui n'ont pas été gardées ?

Aux temps de la bête du Gévaudan, et celui des loups, les dites vaches (Sans parler, bien sûr, des belliqueux taureaux) n'hésitaient pas à charger, pour protéger les veaux, les bergers, où mêmes les moutons qu'on gardait en même temps.  Elles identifiaient ces compagnons de tous les jours, comme leur famille.

 

Plus marrant encore, le campeur qui s'installe pile poil juste à côté du si joli cours d'eau. Vous savez, celui qui a tendance à monter, à descendre, voir à abreuver les bêtes.

Donc, le cadre naturel a profondément changé depuis la seconde guerre mondiale. Dans une bonne partie du territoire, il est abandonné, tout simplement. Le massif central devait devenir une immense forêt, chose qu'il n'avait jamais été ("le toit chauve de la France").

Les habitants, urbains, ont changé.

 

Pour eux, la nature  n'a pas de risques. Elle ne connaît pas le mal. C'est entièrement faux. On ne s'assoit pas par terre sans avoir vérifié qu'il n'y ait rien. Il y a plein de maladies qui y rôdent.

Ils seraient rendu malade(ou pire) par l'eau qu'ils rencontrent, s'ils la buvaient.

Et, en général, en campagne, si l'on se promène, il vaut mieux avoir un bâton solide. Même un chien errant, c'est d'abord un prédateur.

 

Aux temps anciens, quand on défrichait les forêts, on payait un lourd tribut en vies humaines, pour tout un tas de raisons, et pas seulement à cause des chutes d'arbres. 

Comme je l'ai dit, la forêt Biélorusse de 1941-1945 était la hantise des soldats allemands. La vitesse de progression dans ce genre de forêt est très lente. Ce sont les soldats du rang qui en ont le mieux parlé.
Ceux qui se déployaient,  étaient dévorés par les moustiques, devaient avancer en faisant attention à chaque pas, à chaque blessure.

Car, en plus, les maladies y apparaissaient foudroyantes... Aussi, la vitesse à laquelle on s'y déplaçait était elle basse, aussi basse que dans les forêts tropicales.

 

Mais, le plus marrant, avec les urbains, et notamment les parisiens, ce sont les vaches. En effet, les gamins sont capables de béer des heures devant elles...

Alors, rien d'étonnant que la Borréliose de Lyme soit en pleine expansion. Dans un milieu, pas naturel, et qui a profondément changé. 

Mais, il faut rendre à César ce qui est à César. C'est bien à Lyme qu'on a mis en relief, son côté épidémique. 

 

Et puis, il y a aussi la multiplication des sangliers, cerfs, chevreuils, et la raréfaction des chasseurs, et aussi, eu égard à la multiplication des bois, une difficulté à chasser, faute de vue...

 

Bref, bien de causes, et avant tout, l'intervention de l'homme, et de la société pétrolière...

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 20:10

Dans les années 1970, à Old Lyme, on découvrait la maladie de Lyme, et cela révéle quelques évolutions de notre cadre de vie.

Contrairement à ce que disent des journaleux ignares, ce n'est pas la déforestation.

En effet, ce dont souffre l'occident depuis le 20° siècle, c'est plutôt d'un reboisement, devenu galopant (notamment ces 20 dernières années, où visiblement, la taille des futaies devient gigantesque, conséquence sans doute de l'augmentation du CO2), doublé d'une extension des zones habitables, tout aussi rapide, qui a une tendance fâcheuse à mettre en contact zones boisées, et zones habitées.

 

Les soldats allemands, pendant la deuxième guerre mondiale, craignaient de pénétrer les forêts biélorusses.
Il y régnait tout un tas de maladies, sous formes foudroyantes. Les pertes pour raisons de maladies dépassaient très largement les pertes au combat...

Car c'est une forêt largement à l'abandon, au contraire de ce qui étaient les forêts occidentales, jusqu'à il y a peu.

 

Dans la guerre du pacifique, le colonel Fertig tenait la jungle à Mindanao. Les japonais lancèrent plusieurs offensives contre lui, n'arrivant que rarement au contact, mais perdant 50 soldats par jour de maladie... Un chiffre, là aussi, bien plus élevé que les pertes militaires, souvent égales à zéro.

 

Pour une bonne raison. Il n'y a rien de plus naturel qu'un virus, qu'un microbe, qu'une bactérie... ou autre...

 

Les villes ont perdu leur caractère "rond", et le mitage s'est étendu. Les brouteurs diminuent, moutons et bovins, sans parler des caprins.

En un mot, la maladie de Lyme est symptomatique :

- de la déprise agricole, de la chute de la population agricole,

- de l'abandon larges de grandes portions du territoire national, au profit d'une agriculture mécanisée.

Après cela, on peut mettre en relief la non réplique des autorités politiques. Là aussi, c'est le silence radio total, et si l'Allemagne compte son million de cas par an, en France, c'était officiellement 5 000, ce qui vient de passer à 15 000, ce qui est encore, loin du compte, sans doute d'un facteur 30.

 

On peut donc voir là, une incapacité totale des autorités à arrêter et dissoudre des bureaucraties inutiles, et son pendant, l'incapacité totale des autorités à en créer une utile, au moment opportun, et décider une politique de prévention, notamment scolaire (on appleait ça, des "leçons de choses"), au lieu de sortir des conneries du genre "papa porte une robe"...


L'essor de la maladie de Lyme est aussi conséquence du pullulement des cerfs, et de la raréfaction des chasseurs.

Il faut donc, toujours réfléchir aux conséquences de ses actes...

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