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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 21:56

Un policier a été agressé à Lyon par un chauffeur de taxi, il l'avait pris pour un chauffeur Uber pop. Question fatale : il n'aurait pas été policier, que se serait il passé ? Rien. On aurait pris sa plainte, classée aussitôt sans suite, et on lui aurait dit : voilà pour votre assurance.

Il se serait défendu, et aurait eu le dessus, il serait en taule. Le taxi a utilisé une arme par destination. Que s'est il passé quand des armes par destination ont déjà été utilisé ? Rien.

Déconnexion des élites ? Là aussi. Le simple citoyen est un trou-du-cul qui doit se débrouiller s'il est assuré. Et tant pis pour les coups reçus, c'est cadeau, il peut se l'emballer.

Rappelons pour enfoncer le clou, la surprise d'une ministre socialiste qui se fit tirer son sac. Personne n'avait réagi. Tout le monde sait qu'à intervenir, il n'y a que des emmerdements à gagner.

Pour nos deux candidats de 2012, qui espère bien se revoir en 2017, c'est la même chose. Les deux sont également totalement allergiques à un simple écran d'ordinateur, et n'y comprennent rien.
D'ailleurs, not'bon président actuel, s'il y comprenait quoi que ce soit, n'aurait pas dit qu'il fallait interdire Uber pop. C'est tout bonnement, impossible. A moins de jouer à la Corée du Nord. Et de supprimer les ordinateurs et téléphones portables.

La Mapad qu'est le sénat est encore plus attardée. Quand à la chambre des députés, elle ne vaut guère mieux.

Mais, moi, ce qui m'a le plus interpellé, c'est la déclaration de patrimoines des ministres. Il n'y avait quasiment que de l'immobilier. Et dans le gouvernement précédent, c'était pareil. On peut ajouter quelques comptes bancaires.

Nos hommes politiques ont donc cela en commun de n'être que des dominants sociaux, farcis de lieux communs. On ne peut rien attendre d'eux.
La Grèce vient donc d'entamer son défaut de paiement.

Là aussi, les bredins tournent court. Ils espèrent que le "Oui" va l'emporter au referendum. Mais pour approuver quoi ? Un accord à tout prix ? Combien de décennies d'austérité pour apurer la dette ?Déjà, il faudrait dégager un excédent primaire de 6 ou 7 %, ne serait ce que pour payer les intérêts, et, même pas faire reculer la dette, mais la contenir à son niveau actuel. Impossible.
Quand aux cadeaux que disait apporter l'Europe, c'était simplement pour payer les intérêts et les emprunts à échéance. Les 35 milliards annoncés, c'était jusqu'en 2020, c'était en réalité un montant beaucoup plus modeste de 7 milliards /ans, de fonds déjà budgétés...

Alors, que la réalité, c'est que le bal, avant le referendum, est déjà commencé. Le défaut de paiement arrive, et on peut se demander comment il pourrait en être autrement.

16.3 milliards de dépenses publiques sur les 4 premiers mois de l'année en Grèce, contre 12.2 milliards de rentrées.

Pour avoir un plan viable, il fallait deux choses : avoir une fiscalité et une administration fiscale efficace, si l'on voulait augmenter les impôts. Tant qu'on ne l'a pas, on peut toujours se brosser pour avoir des résultats quand à une hausse de la fiscalité sur la restauration dans les îles, comme demandé par l'Union Européenne. Ils peuvent toujours rêver de la passer de 13 à 23, les restaurateurs déjà moult entraînés à la fraude fiscale, feront tourner court la mesure : ils frauderont encore plus, c'est tout. Surtout qu'avec la chute des salaires dans la fonction publique, le fonctionnaire du fisc se fait toujours plus achetable, et meilleur marché. Mais ça, c'est toujours de l'argent qui n'ira pas dans les caisses de l'état.

Le grec, qui-ne-veut-pas-sortir-de-l'euro, est aussi le grec qui-fraude-comme-un-salaud-autant-qu'il-le-peut-et-même-plus-encore...

Il n'y a pas de saut dans l'inconnu pour la Grèce. On sait très bien ce qui arrive quand il y a faillite. C'est la prospérité. Tout le poids du passé et des rentes s'effondre. Ce qu'il y a de sûr, c'est que certains y perdent beaucoup. Tout ceux, qui, par exemple n'avaient comme imagination que d'être des dominants sociaux, possesseurs d'immobilier et de comptes bancaires. Le productif, lui, s'en sort toujours mieux...

C'est ça qui les dérange tant ???

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 20:38

Le taxi, c'est l'économie de rente. Pas davantage de taxis aujourd'hui, qu'en 1920, où ils étaient 25 000. Au contraire, il y en a moins.
Uber pop a donc, logiquement, investi un créneau qui permet de déborder le monopole et la rente.

Mais il en sera de même pour l'électricité. L'électricité, jusqu'à présent, c'était un "monopole naturel", dans laquelle organiser une concurrence, c'était du foutage de gueule. On avait quelques compagnies alibis, chargées de faire croire que.

En tout état de cause, il était fantaisiste de croire que les rentes puissent se maintenir éternellement. Elles finissent toujours par capoter.

Aujourd'hui, le marché de l'électricité semble aussi atteint d'un "price peak", dans 15 ans (2030), 60 % des clients des électriciens pourraient avoir disparus, pour cause d'autonomie, qu'on peut requalifier en -horreur-, autarcie. Et ce, pour les USA seulement, où la consommation électrique des ménages apparaît aux européens, totalement farfelue.

Il est clair que l'électricité souffre de deux maux aujourd'hui : le coût du réseau, et le coût de l'état. Ceux-ci, cumulés, représentent la moitié du prix de l'électricité.

Le phénomène observé il y a plus de 20 ans, et qui était marginal, pourrait se développer. Ce phénomène marginal, il était impulsé par EDF, qui installait le couple batterie + panneaux solaires + maîtrises des consommtions, dans les endroits où la ligne était trop coûteuse à installer.
Je le répète, l'opération, hier marginale, est appelée à se développer à grande allure.

Uber pop n'est pas le triomphe du libéralisme économique. C'est le triomphe d'une alternative à la rente. Hier, en URSS, les chauffeurs de voitures privés faisaient quasiment tous des courses rémunérées. Là, c'était par carence complète, là c'est par carence d'offre suffisante. Dans le cas Uber, il ne faut pas se leurrer, c'est aussi un downizing de la demande globale. Il y aura plus de "bénéficiaires", de services, mais sans doute, pas plus de demande, ou alors, la baisse des prix compensera la hausse de trafic...

Dans le monde paysan, où l'habitude de la mécanique est grande, l'open source technologie semble bien partie. Ou, du moins, elle est nettement plus visible, qu'auparavant. Et c'est nettement moins cher que les machines toutes faites...

Au contraire de ce qui est affirmé, désormais, l'économie semble échapper aux "experts", auto-proclamés, qui, à l'image de DSK, n'ont jamais rien vu venir arriver, et au contraire, encensaient les momies, genre, Ben Ali, Moubarak ou Kadhafi.

Bien entendu,les néolibéraux étant les néolibéraux, ils demandent à l'état de racheter au prix forts, des licences qu'il donnait.

Uber quand à lui, continue son petit bonhomme de chemin, avant, comme tout le monde, de demander son rachat par l'état, quand il commencera à faiblir...

Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 18:08

On avait beaucoup glosé sur le reniement de Syriza et de Tsipras, qu'on sentait venir, qui était là, et qui était celui "du bon sens".

Patatra, il apparaît désormais que Tsipras a surtout manoeuvré, et cela, dès son élection. Pourquoi faire ? Pour lutter, finalement, contre des idées reçues, et parce qu'il en était, lui même intoxiqué.

La propagande européiste a vraiment bien fonctionné.

"L'Europe, c'est la paix", nous a t'on chanté sur l'air des lampions. En réalité, ce qui a rendu les peuples pacifiste, c'est de faire la guerre totalement, et de la perdre totalement. Nous n'avons pas manqué de sauvages en Europe, à commencer par les Suisses et les Suédois (les "goths", de Voltaire), aujourd'hui si polis, et dont hier, le nom était synonymes d'horreurs, d'abominations, de tueries, de pillages et de viols...

La confédération helvétique a cessé d'être belliqueuse après le carnage de Marignan, et ses 20 000 morts (sur pas même 500 000 habitants), les Suédois, après la guerre du Nord, et ses 250 000 tués (sur 2 500 000 habitants), et les scènes connus de la fin de guerre : la levée en masse de tous ceux qui restent, avec les armes qui restent, et les dernières batailles menées par une poignée de soldats, composées de vieillards et d'enfants.

Les allemands, eux, sont devenus pacifistes après leurs pertes énormes, en hommes et en dignité, de la seconde guerre mondiale. Franco, lui, pour se maintenir a su très habilement jouer de la peur du retour de la guerre civile, pendant que la croissance économique lui donnait un souffle.

Bien entendu, c'est bien de "l'Europe de la paix" qu'est venu la guerre au Kosovo, en Yougoslavie, dans le Donbass, et en Syrie.

L'UE n'a éteint que des conflits à l'ouest du continent, qui étaient déjà éteint en 1919. Les candidats turcs à l'Europe font la guerre en Syrie, le gouvernement polonais a envoyé ses tireurs sur la place Maïdan, et les mercenaires polonais n'ont pas manqué dans le Donbass.

L'Europe, la paix ? Seul un débile mental peut le prétendre. Et encore, ma liste n'est pas exhaustive.

L'Europe, la prospérité avec l'Euro ? Depuis la fin de l'écrasement totalitaire du continent par l'empire romain, les monnaies "uniques" et "éternelles" s'y sont succédées (Besant, denier, sou, florin, real, etc ... Liste, bien entendu, non exhaustive). Elles se sont toutes effondrées. Pour rappeler la plus récente, parlons du franc-or et de l'union latine(19° siècle), qui s'était généralisé à une bonne part du continent. Avant de capoter, elle aussi, et dont la Grèce, -déjà- se mordit très vite les doigts d'y avoir adhéré.

Quand à la peur de voir s'évaporer l'épargne avec l'euro, c'est le contraire qu'il faut craindre. C'est l'euro qui a provoqué l'évaporation de l'épargne, et c'est l'euro, non pas la source de la prospérité, mais la source de tous nos malheurs économiques.
L'euro, c'est le diable, et non pas un ange. C'est l'enfer qui descend sur terre, et non le paradis, la guerre qui pointe son museau à l'horizon, et non la paix pour mille ans.

Certains nous disent que l'option du referendum est inapplicable. Le peuple est dit souverain, et c'est au contraire, seulement lui qui peut décider, pour le meilleur ou pour le pire. Et si le oui l'emportait, il est clair que la Grèce aura tôt fait de devenir la Syrie. La dette grecque est une fiction depuis des années, comme toutes les autres, d'ailleurs.

Le gros de l'épargne grecque sera garanti, il suffit d'imprimer de nouveaux billets, et avec la désaffection des touristes pour la Tunisie, en particulier, et le monde arabe en général, joint à une cht'ite dévaluation, il y a lieu de penser que l'économie grecque redémarrera du tonnerre de dieu, d'autant plus que la dévaluation entraînera, mécaniquement, un afflux des capitaux que les grecs ont placé à l'étranger.
D'ailleurs, je leur conseillerais de les ramener fissa, tant qu'existe un euro...

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 03:10

Il doit être exorcisé, battu, exécuté.Tsipras a convoqué un referendum, commettant l'hérésie suprême à la cause européenne.

Vous savez, cette oligarchie qui se gargarise de démocratie, mais interdit de faire appel au peuple, sur un autre sujet que le cheval blanc d'Henri IV (et encore, un sujet aussi technique passe l'entendement des gueux).

Tous les gouvernements qui ne voulaient pas de l'austérité et posaient la question de l'euro étant impitoyablement débarqués.

On a dit que Tsipras trahissait ses engagements. Sans doute, a t'il agi en politique. Il fallait démontrer que les créanciers appelaient "négociations", un diktat, et "accord", une capitulation.

La crise grecque n'était pas importante. La BCE avait clairement les moyens de racheter la totalité de la dette grecque et de la monétiser. Mais cela aurait simplement montré le "mauvais exemple", aux autres.
Sans doute pouvait elle aussi, monétiser un petit pourcentage des dettes européennes, sans aucun risque. Mais la politique d'austérité ne s'imposait plus.

Tout le monde sait qu'elle ne fonctionne pas, au contraire, qu'elle n'a jamais fonctionné, et qu'elle ne fonctionnera jamais. Mais ce que demande la dictature européenne, c'est la soumission.

Ce que demandent les USA, c'est la soumission. De l'autre côté du Bosphore, Erdogan a pu faire ce qu'il voulait, jusqu'à ce qu'il signe l'accord gazier avec Poutine. Il a donc clairement été largué par la CIA, et la conjoncture s'est effondrée.

Les conséquences de la crise syrienne contaminent la Turquie, dont la croissance basée sur l'endettement et l'immobilier faiblit de 10 à 3 %, en attendant de passer sous zéro.

Les accords de partage du moyen orient qui se profilent, rendent caduque cette guerre en Syrie et en Irak, où Erdogan s'est clairement et totalement impliqué.

Après, il risque d'être berlusconisé. Sa majorité n'est que relative, et cela prête aux manoeuvres et coups tordus.

Lui, risque donc d'être débarqué promptement, pour cause d'un partage du moyen-orient entre Israël/arabie et Iran/et ses alliés.

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 06:10

"Si les nouveaux systèmes énergétiques avait la moindre viabilité économique nous verrions beaucoup d'entre eux se diffuser.

Au lieu de cela, tout ce que nous voyons est la croissance des sources d'énergie qui ont besoin de subventions. Une vraie source d'énergie pas cher pourrait être imposée à un taux élevé, et soutenir ainsi l'économie.

La population française, redevenue pauvre et ravagée par le chômage ne développera jamais du photovoltaïque faute de moyens ! Un état appauvrit ne rentrant plus aucun impôt ni taxes à cause de l'hécatombe économique ne perdra pas ses maigres ressources dans du renouvelable. Les gens devront alors s'adapter à la pénurie énergétique comme les Mayas."

Il ne faut pas oublier plusieurs choses qui rendent ce point de vue faux. Le pouvoir d'inertie et de manipulation des dominants peuvent notablement retarder les évolutions. Cela a été le cas après le pic pétrolier charbonnier anglais en 1913. C'est toujours plus simple de manipuler les prix et les consciences, que de changer de technique.

Les bidonvilles du 1/3 monde sont très souvent équipés du solaire thermique, peu existant chez nous, "pays riche", alors que le dit solaire thermique est obligatoire en Espagne. Mais on ne veut, en France, pas chagriner EDF, et autres, et les chauffe-eau électrique, si inutiles.

Après la paupérisation entraîne, comme disait Braudel, la population vers d'autres rivages. Les pauvres ont toujours innové en matière d'alimentation, notamment. Mais fabriquer des équipements à 10 francs six sous, c'est une démarche de militants. Cela pourrait devenir démarche répandue. Parce que la démarche de militant, c'est chiant, le système D, lui, est de toutes les époques.
Enfin, le FMI n'en a pas cru ses yeux. Quand il a fait les comptes pour les subventions au fossile : 15 milliards/jour...

Bien sûr, ce montant est discutable, et quand bien même il serait divisé par deux, on voit que le renouvelable n'a pas le monopole de la subvention...

Et que la rentabilité supposée du fossile, n'est que supposée.

Le problème, c'est que le renouvelable, s'il est principalement dirigé vers l'autoconsommation, c'est la mort du petit cheval, du CAC40, du Dow Jones et de tout notre petit monde.
Les néolibéraux font finalement bien marrer, quand ils disent qu'ils ne veulent pas d'intervention de l'état. Ils la sollicite tous les jours.

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 16:57

L'argument économique du bien fondé du nucléaire s'effondre. Le nucléaire, c'est cher, les entreprises du secteur sont plombées par leurs dettes et leurs besoins d'investissements, sans compter les danseuses qu'ils ont entretenues pendant des années.

Les rentes d'EDF se sont envolées chez les actionnaires, et dans des miroirs aux alouettes, dans les amériques, latines (Mexique, Argentine, Brésil), dont ils sont revenus penauds, mais pas guéris de balancer du fric, dans des trous sans fonds, comme les USA ou la Grande Bretagne.

L'industrie du nucléaire se rétracte dans le monde, et si quelques centrales sont en construction, l'effort, c'est le renouvelable.

Et ce ne sera que lui. Le prix du solaire photovoltaïque s'est effondré, en en faisant la source la plus compétitive qui soit, et s'effondrera encore plus, le solaire thermique est opérationnel depuis belle lurette, l'éolien est mature.

Mais, le plus intéressant, je le lisais sur un site où l'on apprend à fabriquer les éoliennes de particuliers.

Ce site indiquait, que, vue leur taille, elles ne seraient jamais rentables. Mais la manière de voir le problème, est, à mon avis, totalement erronnée.

En effet, cela voudrait dire qu'on est en possibilité éternelle d'être toujours et totalement approvisionné à un coût vraisemblable.

Je doute fort de cette possibilité, mais je subodore le retour d'une économie à l'ancienne. A l'image de ces paysans de Haute Loire, qui remontaient sur leurs toits après chaque hiver, pour remonter les lauzes descendantes... Les lauzes, c'est lourd, et ça descend. Surtout avec la neige et la mousse.

Même une éolienne de particulier peut être rentable, à la seule condition de la connaître, de l'avoir fabriquer soi-même, savoir fabriquer les pièces, et faire la maintenance. Quand à certaines réflexions, sur les pièces usées au bout de deux mois, je leur dirait, bienvenu au club de la maintenance, où l'on apprend, que dans les pièces, ce qui coûte cher, c'est la matière dont elles sont faites. Plus elles sont adaptées et résistantes, plus elles coûtent et durent. Dans la production d'acier, je dirais qu'au minimum 95 % n'intéressent même pas le sidérurgiste, mais que la marge se fait sur le mouton à 5 pattes, et les qualités supérieures. Mais on peut fonctionner facilement, avec des pièces d'usure bon marché. Il suffit de les changer, et de savoir qu'il faut les changer, et au bout d'un certain temps, on les change plus vite que son ombre.

C'est le retour à une économie soviétoïde, où il fallait faire de l'entretien, quand on avait pas la qualité. Mais certainement pas, faire-faire l'entretien.

En cas de collapsus, de plus en plus probable, à la vue des événements grecques, on peut s'attendre à un effondrement complet des disponibilités en énergie, dont l'énergie électrique. Le bon côté des choses étant que les usages aberrants, "modernes", seront les premiers affectés.

Les compagnies d'électricité européennes sont en coquetterie avec l'économie. Elles sont toutes en mauvaise santé, sans exception, et ce, pour une simple baisse de la consommation électrique de 3300 TWh à 3100...

On dit qu'aucune crise n'a eu lieu en 2014 ? c'est peut être les chiffres officiels, mais peut être pas la réalité. En tout cas, l'austérité est bien là, et si l'on saigne les ménages, il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils fassent la fête. Ils s'adaptent. Pour le moment en réduisant, et après, en produisant eux-mêmes le nécessaire...

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 21:10

Cette fois, ce sont les saoudiens, qui veulent transformer leur pays en rois du renouvelable, après avoir torpillé, dans les années 1970, le solaire.

Mais pour le lobby électro-nucléaire Français et JM Jancovici, il n'existe que le nucléaire. Bien entendu, la possibilité de produire de l'U classique, pour des centrales classiques, ne les effleurent même pas.

Il serait très savoureux, d'ailleurs, de connaitre l'état des stocks réels d'U utilisable. Après 25 ans de déficit, ils ne doivent pas être très haut.

Pour ce qui est de l'électricité solaire et éolienne, le modèle centralisé est condamné, mais après, se posera le problème du remplacement. Sans doute, la vérité est elle mitigée. Elon Musk veut des unités totalement autonomes, mais cela correspond à l'ouest des USA. Ailleurs, la vérité sera sans doute celle d'unités plus petites, mais quand même intégrées. On peut même imaginer un système à deux vitesses, le courant dépendant des autorités municipales en ville, et totalement autonomes en campagne.

D'autant qu'en France, EDF a une politique schizophrène : paralyser le développement de l'alternative, mais, en augmentant les tarifs, on ouvre la voie au renouvelable. Et, paradoxalement, en retardant la mise en route, on abaisse son coût. Le prix des batteries et des installations devraient encore nettement, baisser.

Sans compter, bien sûr, la cure d'austérité que représente la hausse du prix de l'énergie...

Dans le monde, c'est record du renouvelable, qui sera battu l'année prochaine, et ensuite, l'année suivante, etc...

On ne peut qu'être saisi par le comportement soviétoïde des autorités françaises.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 20:30

Mais on pourrait parler désormais du nucléaire français. Au niveau mondial, le coût du solaire est le plus compétitif qui soit, et avec les grandes entreprises qui se lancent dans la batterie à qui mieux-mieux, on va vite assister à l'effondrement du modèle précédent.

Le nucléaire a son avenir bouché, l'EPR est une catastrophe financière et technique, et sauf connivence criminelle, ne pourra jamais fonctionner. Et, comme je l'ai déjà dit, il existe une alternative crédible, moins chère, et qui se développe hardiment, sauf en France.

Le plus intéressant étant que même un journal PRAVDA comme Le Monde, le dit. A une époque, personne n'aurait répercuté un article de Greenpeace.

Mais, La politique Thatchérienne a aussi été réévaluée : un échec complet, comme je l'ai dit, masqué au RU par l'essor du pétrole, du gaz, et de la bourse, et enfin de l'immobilier.
Le crédit apporté à M. Thatcher, c'est à dire la création d'emploi, est tout aussi ridicule. Sur 4.7 millions d'emplois crées (1979-2013), les 2/3 sont des emplois... de fonctionnaires, pour le reste ? " ! Le tiers restant provient essentiellement du commerce de gros et de détail et du secteur immobilier, tous portés par une bulle d’endettement qui a mal fini."

Bref, pour voir un triomphe thatchérien, il faut être aveugle.

Les JO, eux, se révèlent être des catastrophes financières, de manière systématique. La seule exception, 1984, étant causée par le fait que Los Angeles étant la seule candidate, elle avait fait ce qu'elle avait voulue.

Pour le reste, les grands bénéficiaires sont les bétonneurs, et les dépenses pour les JO, sont nettement compensée par la réduction des autres dépenses. A Londres, on avait clairement vu des gens venir pour les JO, mais aussi, clairement vu tous les visiteurs habituels, éviter d'y mettre les pieds.

Bref, quand, pour Paris, on annonce un "bénéfice" de 0.1 % (du PIB), c'est vraiment, la fourchette très haute..Et qui n'a aucune chance d'être vérifié, et des dépenses de prestige, qui ont chassées d'autres dépenses, utiles celles-là.

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 19:30

Le rentier est toujours dans le monde d'hier. C'est hier qu'il a accumulé, un capital, un savoir-faire, une position. C'est hier qui le rémunère. Aujourd'hui l'inquiète, et demain, le tue.
C'est le monde de l'énergie.
Rien d'étonnant, donc, que le gouvernement français, complétement ligoté par des lobbys énergétiques, autant que par les lobbys financiers, protège les deux, même s'il devait exterminer sa population. .
Ces lobbys sont simples à citer : EDF, Engie (fallait vraiment se creuser pour trouver aussi ridicule), AREVA, mais aussi Total, les charbonniers, et la quasi-totalité du CAC40.
Pour eux, le concept de baisse des consommations est un concept ardu à manier. Hier les constructeurs automobiles "compensaient" les progrès, en alourdissant les modèles. Ils n'ont pas perdu la main, mais doivent désormais prendre en compte l'exigence de la baisse.
Pour ce qui est des charbonniers, il ne faut pas négliger leur part. Ils marchent, mains dans la mains avec EDF, gros producteur de jus charbonnier, à l'étranger, surtout.

Car, il est clair que le charbon est un outil complétement inutile, car il sert à 90 % à fabriquer de l'électricité... Autant dire que le débouché de ce produit est férocement protégé par les producteurs. C'est, quasiment, le seul. L'usage indispensable, ce sont les 10 % restants.

Donc, nos chers énergéticiens mènent un combat bi-front en France :

- décourager les politiques d'économies d'énergies,

- continuer avec les moyens d'avant, (décourager le renouvelable, ou plutôt, le réduire à la portion congrue), notamment pour EDF, le nucléaire en France, le charbon à l'étranger, quitte à sacrifier l'industrie, et la population.

Mais, dans leur état d'esprit, ils ne voient pas que ce qui peut les remettre en question, c'est l'effondrement de la machinerie économique du pays qu'ils mettent en coupes réglées.

En 2014,les émissions de gaz à effet de serre ont baissées de 5 % en Europe, dont, Danemark (- 10,7), Grande Bretagne (- 8.7), France (-8.2), et Italie (-6.9).
Il reste que des chiffres pareils ne peuvent intervenir dans des grands pays, que dans un contexte d'effondrement économique. Et non, comme on nous l'a rabâché, de reprise. Car le calcul du PIB ne prend en compte que les mesures économétriques.

S'il est clair que dans les cas allemands (-3.1) et Autrichiens (-3.5), on peut se demander dans quel mesure ce n'est pas le résultat de leur politique résolue d'économies d'énergies alliées à l'essor du renouvelable, mais à 6 ou 8 %, on peut écarter, d'entrée de jeu, la mutation technologique alliée à l'hiver doux.
Plus intéressant encore est le cas belge, avec son petit - 1%. Malgré la crise, là-bas du secteur nucléaire, il faut se rendre à l'évidence, c'est le couple production-consommation qui s'effondre.

Selon Enerdata, c'est - 4.5 en Europe. , le Japon se démerde aussi pas mal avec une baisse de l'ordre de 3 %, et la Chine passe en négatif, avec une croissance officielle de 7.5 %. (On ne rit pas sur le blog).

Aux USA, on a une légère hausse, mais vu le n'importe quoi du pays en la matière, il ne faut pas en tirer de conclusions.

Donc, on assiste à un crunch de l'énergie classique, ce qui ne va pas sans poser de problèmes aux énergéticiens, problèmes renforcés par l'essor du renouvelable, alors que les habits de la production classique sont déjà trop grands.

D'autant qu'en matière d'électricité, la manoeuvre d'Elon Musk, en créant des batteries disponibles en grands nombres, va encore accroître les problèmes, d'abord en rendant encore plus éclatant le triomphe du renouvelable, mais aussi en créant des capacités excédentaires supplémentaires dans le classique.

Cette crise de l'énergie est d'autant plus étonnante qu'elle intervient dans un contexte d'une baisse générale des prix, notamment, un collapsus des prix pétroliers.

Elle dénote donc l'effondrement de l'empire. Le collapsus semble généralisé, limité à certains endroits (Russie), inconnu dans d'autres (Inde, Brésil).
En même temps, le blocage du renouveau, dénote plus une crise humaine que de ressources. Seul le pétrole, et son caractère irremplaçable pour les transports et l'agriculture pose un vrai problème.

Mais si la batterie bon marché donne des maux de têtes aux décideurs. Mais cette batterie est aussi l'alliée paradoxale de tous les énergéticiens. En effet, ce qui pose un problème c'est la production en temps réel, qui implique des capacités importantes sous-utilisées. la batterie Tesla irait avec n'importe quel mode de production, et réduirait le surinvestissement chronique de ce secteur. Mais le solaire et l'éolien déclassent les capacités fossiles et nucléaires classiques, qui se retrouveraient donc en plus grande surcapacité encore, sauf à sacrifier la rente.

Mais le problème est politique, avant tout. Et on peut savourer voir les entités politiques négocier des traités devant nous assurer 10 000 années de bonheur, pendant que le Texas envoi la garde nationale surveiller les manoeuvres de l'armée fédérale, et rapatrie son or de la réserve fédérale, pour cause de confiance écornée, de montée en puissance sécessionniste, et où il est de plus en plus probable de voir la Grèce quitter l'empire européen, et sans doute, provoquer son écroulement ...

Nous sommes donc bien sur le Titanic, où les classes dirigeantes se disputent les meilleures cabines, les meilleures places au restaurant, les meilleurs ponts, pendant que le bâtiment sombre...

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 01:43

La sortie de la Grèce de l'euro serait une catastrophe ? C'est ce qu'on nous dit. Mais pour qui ?
La catastrophe, c'est l'euro. La fin de l'euro, c'est le début de la fin de la catastrophe pour les peuples d'Europe.

La fin de l'Euro, et de l'union européenne, c'est seulement la catastrophe pour la structure bruxelloise, et le 1 % en haut de l'échelle sociale.

Pour les autres, ce sont les lendemains qui chantent.

Pour J. Sapir, 1/3 du chômage français sont causés par l'UE et l'euro. En réalité, ce sont 2/3.

Il y aura rupture de l'ordre constitutionnel et implosion de ce qui reste des partis politiques "de gouvernement", devenus des catastrophes ambulantes, dans leurs pensées et leurs programmes.

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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