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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 16:40

Les infrastructures US sont en triste état, seul le traitement des déchets solides faisant exception. Mais c'est devenu un business, et c'est un business récent.

De plus, les déchets solides peuvent être très rentables.

Mais, l'état des infrastructures confirme ce que j'ai écrit. La rupture a eu lieu en 1967-1968, pendant la guerre du Viet Nam. Les crédits de maintenance ont été sabrés alors, sans beaucoup de cris et sans conséquences immédiates : les infrastructures mettent très longtemps à se détériorer. Il faut compter, en moyenne, une génération, soit 25 ans, pour voir des résultats tangibles de dégradation, et on a commencé à s'en préoccuper en 1988.

On voit une certaine réaction, notamment pour les ponts. Paradoxalement, c'est le très vieux réseau ferroviaire qui s'en tire le mieux, avec ses non moins très vieux trains, ses délais interminables, son caractère poussif, et une technologie des années 1950.
Une crise, ça met longtemps à mûrir. Les dépenses étaient importantes sous Roosevelt, c'était le New Deal et se sont maintenues jusque sous Eisenhower. On a entretenu correctement pendant 10 ans, puis, de moins en moins, pendant 30, puis, presque plus avec deubeuliou.

Alors, de temps en temps, on réagit. Mais la bonne réaction, ce serait de sacraliser ces crédits d'infrastructures, ce qui n'est pas le cas.

J'ai souvent raconté que je mesurais une route de campagne. Elle à un mètre d'un mur, il y a 30 ans. Elle en est désormais à presque trois mètres. D'années en années, la route se réduit, le goudron disparaît, mangé par une végétation pas pressée, mais inexorable.

Je me rappelle aussi de ce vieux paysan se plaignant de l'absence de routes. Ou, du moins, celle-ci étaient simplement en concassé très incommode. La dégradation insensible est très efficace comme signe de déclin, comme ce roi Arthur retournant à Rome et trouvant une maison abandonnée, vide.

Tout ceci est beaucoup plus parlant pour le système US que les délires de certains, et leurs yeux de Chimène pour l'occident des droâ de l'hommmeuh.

La population, globalement, est abandonnée à elle même, les 10 % les plus riches vivent dans des quartiers privés, et le déclin n'est pas stoppé. Les infrastructures US sont, globalement, en mauvais état (D), avant de devenir dangereuse (F) et cette situation est tout juste contenue. L'inverser et remonter à (B), serait un exploit.

On peut d'ailleurs, revenir au cas du Hoover dam, le barrage sur le Colorado, qui assure à lui seul la vie dans le Nevada et la Californie.

Le barrage Hoover à été construit de 1931 à 1936 et il est désormais très vieux. Son espérance de vie est réduite. Certes, un barrage peut tenir plus d'un siècle, mais il n'est pas éternel, non plus. Entre 100 et 200 ans c'est déjà considérable. Après, il faut refaire. ou en faire un autre dans un site un peu différent. Mais on voit mal la Californie et le Nevada patienter 5 ans, sans autre alternative. L'espérance de vie, même, de ces états, ainsi que de l'Arizona, est donc, à terme, compromis.

La seule solution serait de déplacer massivement la population, en adaptant son nombre et son mode de vie, aux ressources locales.

Les termites...

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:51

Un article paru dans "De Defensa", sur Las Vegas. La ville se meurt,faute d'eau. On incrimine le changement climatique. Mais sans la crise climatique, sans doute simplement une simple variation comme il en existe dans les deux sens,, la situation serait exactement la même.

L'occupation occidentale y remonte à 1855, par les mormons, qui l'abandonnèrent bientôt, puis par l'armée. Elle n'existe en tant que ville qu'au XX° siècle et ne se développe vraiment qu'après la fin du régime Baptista, qui voit l'activité casino se développer à toute allure.
La Californie, comme Las Vegas, ont épuisées les ressources locales hydriques. Le Lac Meade a baissé de moitié, et le fleuve Colorado n'est plus qu'un égout. Le barrage Boulder qui avait permis le développement de ces deux entités est au maximum de ses capacités, et même sans crise climatique, comme je le dit, il y aurait quand même la crise hydrique.

On n'installe pas impunément 2 millions de personnes dans le désert, avec des golfs et des pelouses. L'industrie dominante des casinos, elle, n'est même pas en cause. Elle gère très bien son budget "eau", tant en argent, qu'en économie de ressources.
Mais, la population, pas du tout.

Si l'habitant de Las Vegas consomme en moyenne 1000 litres par jour, contre "seulement", 250 en Californie, toujours très branchée économie d'énergies diverses, il n'en reste pas moins que les californiens sont 38 millions, et dépendent largement aussi, du Barrage Boulder. Les autres ressources, abondantes mais petites, étaient suffisantes jusqu'aux années 1930. Elles sont aujourd'hui, largement insuffisantes, et surtout, la situation de la population, là aussi, dans le désert, n'arrange rien. Son mode de vie inadéquate, le gaspillage effréné des plus riches, parfaitement symbolisé par la généralisation mondiale du golf, lui, n'est même pas encore atteint, au profit qu'il ne faut pas, là non plus, troubler la bonne marche de l'économie.
Bien sûr, on peut faire des économies, mais il n'y a rien de plus efficace que de se couper un bras.

Les 10 % les plus riches de la population d'un pays riche consomment peu ou prou 10 fois plus de ressources que 10 % du reste de la population. Là aussi, la loi de Paretto s'applique parfaitement. Et là, si l'effet prix est ravageur pour 90 % de la population, les 10 % du haut ne voient encore aucune raison de se poser des questions.

Dans ce contexte, le sentiment diffus de fin du monde se propage, sans qu'on ait d'explication. On voit que tout se dégrade, sans pouvoir l'expliquer, faute de renseignement, et signe aussi d'une omerta pesante.

Le Japon post-fukushima a réduit sa consommation électrique de 30%. Donc, il est possible d'agir fortement, si la population sent la nécessité. Mais, comme je l'ai dit, peu ou prou, la totalité de la capitalisation boursière, c'est basé sur l'énergie.

Alors, on peut voir des création cinématographiques ou télévisuelles comme une "psychologie des contes de fées", une annonce du monde d'après.

Une série fait fureur actuelle. C'est "The walking dead". L'inévitable film de zombies, où une poignées de héros, utilisant ce qui reste du monde d'avant, sombre dans un monde guerrier.

D'abord, ils sont dans un camping. Attaqués, et plusieurs victimes plus loin, ils passent dans une ferme, elle même attaquée, et détruite, puis dans une prison, "nettoyée" par leurs soins.

On passe d'une vie civilisée au château fort, et on détruit les zombies à la pelle... Sans pouvoir vraiment compter sur les autres survivants, très méfiants les uns vis-à-vis des autres, voire en guerre ouverte...

Quelle plus belle allégorie que poser ainsi la question du nombre, des ressources, et comme dit Jancovici, l'ennemi, c'est plus le bengalais, c'est le voisin.

En attendant, celui qui survit le plus longtemps, c'est celui qui a le plus de restes du monde d'avant. Quelle belle série, finalement, survivaliste.

Et encore, connaît on fort peu le vécu actuel des populations américaines, notamment rurales ou suburbaines.

Quelle meilleur illustration de "the end of suburbia" ? Bien sûr, il faut lui donner un contenu cinématographique, qui peut passer pour un divertissement, comme naguère la Fontaine et ses fables. On peut persifler sous couvert d'une fable, et qui sévirait contre, au péril de passer pour un idiot ?

En attendant, les ventes d'armes baissent aux USA. Sans doute un état de saturation y a été atteint. Le marché, pas plus que les armes, ne montent jusqu'au ciel...

Mais ayons confiance. Leurs arsenaux doivent être pleins, et les munitions s'y vendent par palettes dans les supermarchés...

L'autorité locale, symbolisée par le rôle du sheriff dans "the walking dead", et la disparition du pouvoir central, indique un sentiment. D'ailleurs pour ce qui est d'être submergés par des espèces de zombies anthropophages, le moyen orient semble bien parti.

C'était pourtant la zone qui était sensée "profiter", le plus du plafonnement des ressources et de leur déclin, ailleurs dans le monde...

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 23:43

"En même temps pour produire des cellules photovoltaïques il faut de l'énergie (pétrole/nucléaire) et du silicium, ressource non infinie s'il en est... De plus, durée de vie d'une cellule photomachin svp ? 10 ans ? 15 ans ?

Alors pour le Bangladesh, ils feraient bien mieux de mettre en place le planning familial avant qu'il ne soit trop tard avant de penser à donner de l'énergie à la tranche supérieure de la caste qui ne représente au plus que 5% de la population...

L'homme est une espèce invasive, éradiquons là avant que la Terre ne disparaisse !"

Le silicium est on ne peut plus abondant. Quand aux planning familial, il faut rappeler l'histoire. une des causes de la grande révolte des cipayes en 1857 a été la fin du contrôle des naissances imposé par les britanniques.

De plus, la fécondité dans le sous continent indien s'est effondrée en 50 ans, elle n'atteint plus que 2.12 enfants au Bangladesh. 2.5 en Inde, 3.1 au Pakistan. En Inde, d'ailleurs, le gouvernement, très actif depuis très longtemps en la matière, conteste les chiffres internationaux, disant que l'indice de fécondité est en réalité beaucoup plus bas, inférieur à 2, le Pakistan, lui aussi, souffrirait d'une sous estimation de la baisse, causée par des problèmes politiques.
Partagé en 4 grandes ethnies, celle-ci surestimeraient leur nombre, vis-à-vis de leurs voisins.
N'oublions pas, non plus, le problème qui atteint des dimensions dramatiques désormais : le sur-avortement qui toucherait les filles, dans la quasi-totalité de l'Asie, allant du Pakistan, à la Chine, et il manque, visiblement, 20 % de femmes. Ce qui relativise encore un indice de fécondité supérieur à 2.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:33

Il paraît que je gobe tout sur la crise Ukrainienne de la propagande russe ? Le problème, c'est celui des sources.
Les sources occidentales approchent le néant. Parce qu'il faudrait reconnaître qu'il y a guerre, crimes de guerre, et parler un peu du terrain.
L'armée régulière ukrainienne est très divisée, et ne tient pas au feu. C'est une évidence. Mercenaires et garde nationale sont plus motivées, mais ce genres de troupes, faîtes pour casser de la population, a d'une manière générale, un mal fou contre des adversaires armés, en général, bien formés, combatifs.

Les progrès de l'offensive ukrainienne sur le terrain ? Minimes. Un aéroport pris, et on tire de loin, comme je l'ai dit, parce que la tenue au feu des unités est pas franchement satisfaisante. Où est la propagande russe ? Les uns savent pourquoi ils combattent, les autres pas franchement, or, la question de la motivation au combat est toujours primordiale.

Moscou joue le jeu et agit en sous-main ? C'est certain. Des prises de matériel ukrainien ont lieu ? C'est certain aussi. L'armée ukrainienne est connue pour sa corruption, en plus de ses sympathies partagées.

Pour ce qui est des combats sur le front russe, on sait depuis 1914 et 1941, que la situation est souvent fluide, les fronts discontinus, les chocs violents. Les coups de main peuvent s'avérer très fructueux. L'armée Ukrainienne était réputée vendre n'importe quoi, vu qu'elle n'était pas ou rarement, ou peu payée...

Qu'une base puisse être prise et reprise, ou abandonnée, une fois vidée ou son contenu détruit, il n'y a rien d'étonnant. Comme l'Ukraine avait sabré tous les crédits d'entretiens pour quoi que ce soit, des systèmes d'irrigation à l'armée (1.4 milliard de budget, c'était de l'ordre du ridicule), il n'y a rien de stupéfiant à ce que des dépôts d'armes gigantesques, issues de l'ère soviétiques attendent tranquillement dans un coin, et soient facilement prenables. Surtout quand on a réduit quasiment la garnison au concierge. Ou plutôt que le "commandant", de la base tienne plus du concierge que du commandant.

Combien y a t'il de troupes ukrainiennes à l'est ? Allez, soyons généreux, 150 000 hommes ? Ce n'est même pas suffisant pour mettre une escouade à chaque carrefour.

Peu de temps avant l'opération Bagration, un général allemand, se plaignant du manque d'effectifs écrivait que "la sensation de vide était effrayante".

A côté de ça, les médias occidentaux, nous parle de l'accord de libre échange. Poutine fait une concession que le Saker affirme symbolique, il demande à la Douma d'abroger l'autorisation d'intervenir en Ukraine.

Comme le Saker, je crois qu'il pense qu'il est désormais impossible à l'armée Ukrainienne d'écraser la Novorossia, et que pour les coups fourrés et interventions clandestines, il n'a pas besoin d'autorisation.

Cela ne fait pas 15 ans qu'il défit l'empire pour se coucher devant lui, alors même qu'il signe des accords gaziers avec la Chine, et qu'il sort de la sphère dollar. Tout au plus, gagne t'il du temps.

Je pense, simplement que le temps est laissé au temps, côté Moscou, et qu'on soutient la Novorossia sous le coude, pour qu'elle ne s'effondre pas, le temps que la crise sociale et énergétique balaie le pouvoir kievien.

Il faut dire qu'entre accord de libre échange et ajustement structurel, le pouvoir y est en guerre contre sa population.

Bien sûr, sans doute, je dois laisser passer de la propagande russe de temps en temps, mais rien n'empêche d'avoir son avis critique. Et mon avis critique est que le roi du chocolat a été élu avec des urnes bien bourrées, que l'intervention américaine y est une réalité, même si elle est, comme le dit le site "De Defensa", un automatisme système plus qu'une politique pensée, comme en Irak d'ailleurs.

En Irak, on voit aussi la situation évoluer rapidement. Pendant que les USA bureaucratisent bureaucratiquement la possibilité d'une intervention, un certain regain des forces gouvernementales a lieu sur le terrain, qui va certainement être appuyé par une intervention militaire russe, au moins aérienne.

Comme il faut des années pour former des pilotes, il n'y a aucun doute dans mon esprit, les sukhoï d'attaque au sol livrés, seront pilotés et maintenus par des russes.

Et comme le dit le saker, les USaméricains ont d'excellents vieux appareils, et de très mauvais récents. Une confrontation conventionnelle est impossible, à moins qu'on veuille perdre une guerre, pour justifier, par exemple, un effondrement économique, localisé ou général.

Certains en Russie se plaignent d'une croissance atone. Et l'attribue aux sanctions. Le plus sûr, c'est que la croissance atone, ou la petite récession des BRICS est surtout causée par l'effondrement en cours de l'occident.

A partir d'un certain stade, même la magouille statistique a du mal à trouver du positif.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 00:45

Le lobby nucléaire, c'est clair, pour moi, a gagné. Mais il est des victoires, dans l'histoire, qui se révèlent aussi totales, qu'illusoires et totalement éphémères.

Comme me l'a dit un lecteur, STX voit différemment, et en Inde, on voit différemment.

La simple existence de technologies alternatives, est le scrupule, ou "petit caillou", dans la caliga du soldat romain. De plus, on peut difficilement la vendre à l'étranger si on ne l'a pas testé chez soi.

C'est la raison pour laquelle, malgré la victoire du lobby nucléaire, les autres lobbys vont agir eux aussi. Parce que le nucléaire, malgré tout plafonne, et que globalement, le marché plafonne, en attendant de décroître. Le gâteau diminue et le nombre de convives augmente. Il n'y a pas de vertu en jeu. Les lobbys dominants, au cours des âges sont différents.

L'Inde, elle, pense autrement, notamment adduction d'eau. On subventionne la rétention des eaux pluviales, et mieux, on va réduire les factures pour ceux qui l'ont fait.

Voir, on la rend obligatoire...

L'optique est donc entièrement différente de celle observée par les grandes compagnies fermières. Celle de l'eau la plus chère possible.

Dans un cas, c'est la rente, comme pour le prix de l'eau et de l'électricité, dans l'autre, la rente est peu ou pas possible, donc on en reste sur la solution la plus efficace et la moins chère, la moins susceptible de sucrer les comptes de grandes entreprises...

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 01:16

Au Bangladesh, on installe, chaque mois 80 000 systèmes photovoltaïques. Bien entendu, le prix n'est pas le même qu'ici. Le rythme est impressionnant et me rappelle ce qu'il se passait en Chine pour le solaire thermique il y a quelques années (ça devait être en 2007). 100 millions d'installations existait, et 100 millions crées en UNE seule année.

Par contre, elle, la France, a fait le choix du nucléaire à tout va, où plutôt, le lobby nucléaire a fait le choix du nucléaire à tout va.

Il reste que la situation actuelle a toutes les chances de se finir comme je l'ai dit : un débordement, de l'extérieur, vers la France, de toutes ces énergies renouvelables, devenues matures, peu chères, disponibles, et disposant de capacités de productions énormes, une fois saturés certains marchés, chercheront et trouveront d'autres débouchés.

Ce mouvement aura d'autant plus de violence qu'il sera retardé. Le luddisme primaire d'EDF et du complexe nucléaire ne peut qu'aller dans le mur, il est évident que le nucléaire va au devant d'investissements massifs, qui entraîneront de hausses massives des prix, et donc, rendront massivement intéressantes et compétitives les énergies renouvelables.

La courte vue du lobby nucléaire est patente. Si on veut décourager un mouvement, il vaut mieux l'encourager, car au départ, il y a toujours des loups et des loupés. Et un coût bien plus important.

De plus, il est maintenant vraiment clair que bien des "associations", ne sont, ni plus, ni moins que des faux nez du nucléaire.

Il est clair qu'EDF et consorts veulent protéger rentes et situations acquises du progrès technique. C'est comme d'habitude, complétement idiot.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:58

Comme dit l'ami Berruyer, qui met l'accent sur l'état très dégradé du réseau de ponts, aux USA, et d'une manière générale, dans tout le monde développé.

N'importe quel ouvrier doté d'un cap, peut voir la dégradation réelle des infrastructures, mais cela échappe aux "lois" de l'économie, et aux habitants des palais.

Le pont, de plus, n'est souvent même pas réparable, amendable, et pour ceux qui me lisent régulièrement, je rappellerais Agrippa d'Aubigné et Vauban. J'ai souvent rappelé qu'ils avaient plus souvent mis la main dans la chaux et le sable, que combattu, et qu'à un siècle de différence, ils avaient travaillé sur les mêmes forteresses. Pourtant, la chaux et le sable étaient réputée pour sa résistance.

Là aussi, on a le même souci qu'avec l'eau, les réseaux ferrés, et toutes les infrastructures. La situation est tellement tendue, qu'il n'y a pas de possibilité de réfection, voir simplement d'entretien...

Bien entendu, si des ponts qui venaient à s'effondrer seraient problématiques, il ne s'effondreraient pas tous en même temps, ils créeraient certes des situations d'engorgements extrêmes, mais pas de ruptures,

C'est de l'eau qu'il faut attendre la rupture... L'eau est un besoin vital, et les populations sont très gaspilleuses. Hier la consommation se limitait à la boisson et à la cuisine, aujourd'hui c'est la douche quotidienne, le wc, et sans parler, bien sûr, de la piscine.

Ce qui fait souvent, un pays développé, c'est de n'avoir qu'un robinet à tourner pour avoir de l'eau. On oublie simplement tout ce que cela implique.
Certains disent qu'on oublie l'économie quand on parle de ça. L'économie, c'est de l'investissement et du désinvestissement.

Là, le cycle de l'investissement, considéré comme passé, est remplacé par un cycle de la rente. Mais la rente, elle même s'épuise quand il n'y a plus rien à exploiter. On peut vendre une autoroute à un fond de pension. Et après ? Au bout de quelques années, il abandonnera la concession et on fera semblant de s'apercevoir que tout est à refaire.

Comme je l'ai dit, les aqueducs souterrains qui alimentent les villes, ne peuvent même plus être arrêtés pour inspection. D'abord parce qu'on ne sait pas par quoi on remplacerait, ensuite parce que, les canalisations pourraient simplement, imploser.

Bien entendu, plus le réseau est étendu, et vieux, plus il perd...

En campagne, c'est encore plus évident. Depuis des décennies, je mesure une route, qui se rétracte d'années en années. A l'allure où ça va; dans 20 ans, il ne reste plus de goudron...

Totalement pris en charge par le système, la population ne comprend même plus ce que sont les notions d'énergie, de peine, et trouvent normal, ce qui n'est ailleurs, pas évident.
On nous parle de bâtir des habitations sur les ponts. ça c'est déjà fait, et ça c'est toujours fini de la même manière.

Neuf, il n'y a jamais de problème, les "rues" étaient mêmes les plus propres et les plus coquettes. Et puis les ponts, au bout de quelques décennies s'écroulaient, emportant quelques centaines d'habitants.

Le gouvernement veut relancer l'immobilier. on se demande bien pourquoi on vise sempiternellement les 500 000 logements. Là aussi, aucune question sur le bien fondé de la démarche...

Là aussi, a t'on pensé, simplement, à revoir la construction actuelle, pour la remplacer par une construction perdurable et très bon marché ? Non, car on s'inscrit dans une "économie de marché", sensé faire tourner la machine économique, sans penser à la finalité.

On voit tout de suite que les mesures prises sont celles d'un gland, et pas d'un chêne. On augmente le PTZ, on repousse la date de remboursement ? On ne pense donc qu'au fric, et à relancer l'endettement ? Ce n'est pas une politique...

Bref, les structures ont atteint un tel niveau de développement, qu'on ne sait plus comment les gérer...

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 16:10

Les résultats de la contre attaque impériale en Ukraine sont proprement impressionnant.

Les insurgés, selon Alexandre Sivov se spnt emparés (nuit du 19 au 20 juin à Artemovsk ) de :

- 221 chars,

- 288 véhicules blindés,

- 12 canons automoteurs,

- 18 "Grad" (lance-roquettes de gros calibres),

- 183 véhicules de combat d’infanterie,

- 12 mortiers. Désormais, on comprend mieux la technique de combat ukrainienne : accabler les Novorusses sous le poids de leur prises de guerre qu'ils ne peuvent sans doute pas utiliser en totalité, vu leurs effectifs combattants assez réduits. Pris au bout d'une heure de combat (c'est difficile de faire moins), les mauvaises langues affirment que la RPD a acheté littéralement le dépôt a son commandant, et le dit combat était sans doute un combat bidon, pour sauvegarder les apparences.
A une époque on aurait parlé de "combat pour l'honneur", mais ce combat n'existe plus désormais, surtout côté OTAN.
On reste frappé, comme en Irak, de l'effritement rapide des forces officielles, voir de leur débandade.

Un autre hélicoptère ukrainien aurait été abattu, décidément, les voies aériennes sont très dangereuses.

Récupérer le Donbass industriel est la condition sine qua non de la "survie" de l'Ukraine, comme cela, elle pourra recevoir des prêts, qui lui serviront à rembourser ses anciens prêts et payer ses intérêts. Lumineux, non ??? En bref, continuer à égorger une population, mais de manière "soft", en lui réduisant ses moyens de subsistance.


En Irak, on assiste à un nouveau rebondissement. On pensait que l'EIIL viserait la Jordanie, mais elle s'est emparé d'un poste frontière Saoudien.

Il est vrai que finalement, l'Arabie et ses 10 millions de barils de pétrole par jour sont fondamentalement plus intéressants pour les islamistes que la Jordanie. Une certaine panique règne en Arabie, au moins dans les cercles dirigeants...

Vulgairement parlant, pourquoi prendre la Jordanie, c'est à dire un pays pas du tout intéressant géo-stratégiquement parlant, alors qu'on peut avoir la Rolls Royce ???

Maintenant, les dirigeants et la famille royale saoudienne comprendront peut être comme les voient les jihadistes : comme des torche-culs, à usage unique, et à jeter après usage...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 16:41

de l'association "Robin des bois", est parue. Le nombre de navires déconstruit baisse sensiblement, à 231 au premier trimestre 2014, soit 18 par semaine, contre 22 en 2013, le tonnage de métal récupéré, lui, ne baisse que fort peu, à plus de 2 millions de tonnes.
La raison est simple, on démantèle de plus gros navires, et pour la première fois, c'est la mondialisation qui passe à la poubelle : les porte-containers l'emportent désormais, (55 % du nombre et 40 % du métal) et avec l'autre vecteur de mondialisation, les tankers, atteignent et dépassent les 2/3 du lot.

Bien entendu, on n'oublie pas les navires "océanisés", c'est à dire coulés, les navires qui ne prennent pas preneurs, parce que visiblement, le sous continent indien est surbooké en matière de déconstruction, le prix y atteint 500 $ la tonne et est plus bas en Chine, (320 $), mais pour la Chine, cette activité devient marginal, et le ferraillage, c'est l'activité des plus pauvres, souvent mortelle.

Le porte boite, lui, voit sa durée de vie s'effondrer, c'est celui dont la durée de vie est la plus réduite.
Bien entendu, les plus grands porte-boites remplaceront les plus petits, déclassant du même coup beaucoup de ports, relégués, et destinés désormais à la plaisance...

Si la destruction se porte bien, la construction navale, elle, semble au plus mal. Elle aussi est un gouffre financier, tenu à bout de bras par les états, les banques et il n'y a aucun espoir de voir la situation s'améliorer, et même les chantiers de l'atlantique, au carnet de commandes pourtant plein jusqu'en 2018, est à vendre et ne trouve pas preneur...

La surcapacité de production est la règle, et la crise sévère, notamment en Corée du Sud, qui est leader mondial avec la Chine.
Là aussi, nul trace de libéralisme. La construction navale coréenne est largement une affaire d'état, très largement soutenu par l'état...

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Published by Patrick REYMOND - dans transport maritime
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 23:14

Qu'on nous chante, sauf que c'est toujours la faute de l'iceberg s'il se trouvait là. Jamais celle du proprio qui voulait remporter un colifichet, d'un capitaine négligeant, d'un armement à la mord moi le noeud, d'une vitesse arrogante; bref, d'un empilement total de "petites" négligences prises séparement. Mais dont le cocktail fut mortel.

Ici non plus, pas de coupables, pas de responsables. C'est la faute à l'iceberg, aux russes, à Al Qaeda. Tous les acteurs de politique interne qui obéissent à une religion libre échangiste se traduisant par des dogmes et des lois.
Les marchés financiers ? Des trous du cul, aisément surmontables par le contrôle des changes, qui permettrait aussi, et facilement de pouvoir imposer les plus riches.

Contrôle aussi poussé des comptabilités. C'est bien connu qu'en France on ne vend que de la merde à bas prix, et qu'on achète de l'or en barre. Même si la réalité est inverse.

Quand à savoir si "une partie de la population est prête à affronter durement MLP", cela veut dire simplement qu'une partie de la population adhère au fascisme en place. Et se contrefout de la démocratie.

Quand à en découdre, j'aimerais bien voir la gueule des antifa s'il y a vraiment du grabuge... Telles des antifa désormais célèbres, ils se contentent d'aboyer de loin, en appelant les autres au meurtre qu'ils n'ont ni le courage, ni la force physique ou morale de commettre eux-mêmes.

Que le président quel qu'il soit se comporte comme un (censuré) et sa (censuré), comme une (censuré), cela rappel aussi qu'on arrive souvent à critiquer le pouvoir par le sexe.

Le "pays ingouvernable", est surtout un pays non gouverné, parce que justement le pouvoir adhère à l'idéologie ambiante, et non à la réalité.

La souveraineté nationale est très aisée à rétablir. Une simple écriture suffit à solder la dette publique. La dette publique, d'ailleurs, c'est DEJA de la monnaie.

Quand à dire que les français "profitent" de la baisse des prix, c'est surréaliste. Ils peuvent acheter des produits de merde moins chers, mais quasiment toute la consommation, ce sont désormais des dépenses contraintes...

Que Hollande soit un pitre perdu, ignorant et sans talent, cela, tout le monde peut le voir.

Il y a crise du politique, parce qu'ils ne décident plus rien, et que toutes les décisions sont déjà pré-emballées. Un peu d'audace, agissez comme des hommes politiques, c'est à dire en étant au service des citoyens, et pas des banques ou des riches.

Le bac de propagande, pardon, le bac de credo libéral était caricatural cette année. Il fallait vraiment être un fonctionnaire pas du tout flexible, pour pondre une telle connerie. L'hommage du vice à la vertu, comme dans le cas barriste du fonctionnaire au statut blindé qui nous fait l'apologie du libéralisme. D'ailleurs, dans l'Allemagne de la fin du XIX°siècle, les meilleurs défenseurs de celui-ci étaient les junkers, au rôle héréditaire parfaitement identifié, jusqu'au moment où les 75 français leur réglèrent leur compte...

Le pouvoir, pour être respecté ne doit pas être le porte parole des puissants, des plus riches, prônant l'abstinence et la disette au populo, alors qu'eux vivent une vie de gaspillage et de délices...

Le "pacte pour l'emploi", va détruire 60 000 emplois net. C'est pour cela qu'on l'appel pacte pour l'emploi, c'est parce qu'un contrat pour sa destruction a été passé.

"Bâti sur une idée simple" ? Nous a dit not'président. On peut donc l'appeler simplet ? Pendant ce temps, les départements se plaignent de la flambée du RSA...

Attali, en digne représentant de l'oligarchie nous veut tous intermittents, ou pluri-actif. Pour dire ça, il faut :

- être blindé d'argent;

- faire partie de la nomenklatura qui recycle ses membres condamnés, au besoin à Bruxelles. Cela ne demande ni talent, ni investissement, seulement d'apprendre et répéter la doxa, sans en changer une virgule.

Il nous parle des intermittents en précisant qu'ils touchent 5 fois ce qu'ils cotisent. Là aussi, la précarité dorée, et la raison pour laquelle ils ne veulent pas qu'on touche au grisbi...

A une époque, la précarité n'était pas moindre, mais cela n'empêchait pas le monde du spectacle de tourner quand même, avec talent, et pour bien moins cher. Fernandel avait pour habitude de dire qu'il ne faisait pas des navets, mais des concombres tellement lesdits navets étaient gros... Mais, il était soucieux de faire vivre sa famille...

C'est presque un délice de voir tous les chantres de la précarité, demander pour eux, une protection totale, "passeuh queuh les conditions spécifiques de leur activité la rende obligatoire..."

Mais le vulguus pecum, lui, est appelé à se démerder...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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