Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 06:33

Visiblement, la Crimée fait tâche d'huile, puisque désormais, C'est à Gaza que L'on pétitionne pour être annexé par la Russie, à l'initiative de 50 000 gazaouis d'origine russes.

Deux nouvelles contradictoires suivant l'origine des médias. La tentative d'agression turco-salafiste sur Lattaquié aurait été repoussé selon IRIB, pour libération, c'est la victoire des insurgés, la première, reconnaissent ils, depuis bien longtemps.

Pour Al Manar, la réaction Syrienne a été très vive, et l'espace aérien a été verrouillé.

Vu le degré de moralité -basse, sinon inexistante- de libération, son adhésion à l'empire, et le réel travail journalistique de Al Manar et d'Irib, j'ai tendance à penser leur version vraie, et que le pouvoir syrien a fortement réagi, et que, de toute façon, la chair à canon des contras takfiriste ne coûtant pas cher, elle n'est pas très formée, mais envoyée directement au front, pouvant surprendre, mais difficilement l'emporter.

Pour le front nord, l'intervention de l'armée turque change la donne, sans vraiment se concrétiser réellement sur le terrain. Les combats sont plus intenses, mais les progrès réels rares.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 05:55

Comme je l'ai déjà dit, les Ukrainiens ont droit à l'aide du FMI, sous condition. La baisse de 50 % des pensions de retraites, l'augmentation annoncée de 50 % du prix du gaz, que Ianoukovitch refusait obstinément et prudemment, et bien entendu, la fin des 1.5 milliards de subventions aux charbonnages, et sans doute leurs privatisations.
En gros, la production de charbon va baisser de moitié, et le taux d'indépendance énergétique va diminuer d'autant...

Le tout, pour des clopinettes. Les USA prêtent 1 milliard, le FMI 1.6 ? de quoi tenir un mois.

On comprend mieux la réaction des Criméens, et même des militaires : passant sous le drapeau russe, leur solde est multipliée par 2.

La conséquence logique, c'est qu'à peine 1 500 sur 18 000 aient choisis la fidélité. Visiblement, la fidélité, c'était quand on ne pouvait faire autrement.

Et pour les retraités, c'était encore plus simple : "voulez vous voir votre pension divisée par deux, ou multipliée par 2 ?" Je laisse deviner la réponse. A part le type complétement bourré, personne ne pouvait voter pour l'Ukraine.

Il va s'en dire que les régions pro-russes vont trouver matière à conforter leur point de vue, et que les autres régions vont la trouver saumâtre.

D'autant que toutes les réformes du FMi n'ont absolument jamais fonctionné.

Comme l'a dit un internaute, Poutine risque d'être bien embêté, quand toute l'Ukraine voudra être annexée. Ianoukovitch va aussi être très rapidement regretté.

Toute ressemblance avec la situation française n'est pas fortuite, elle est le fruit des mêmes politiques.

Le libéralisme économique a totalement échoué ? Rajoutons en une couche, encore plus vite.

Le pouvoir français, copieusement rossé aux élections, malgré tous ceux qui votent comme des automates, sans jamais changer de bulletins, ne comprend visiblement toujours rien.
Bien entendu, rien à attendre d'une opposition UMP, totalement bloquée dans la logique d'une soumission totale à Washington.

Washington qui entend bien profiter de la crise, pour exporter un peu de gaz naturel. pas beaucoup, mais assez pour multiplier les prix par deux, trois ou quatre sur le marché intérieur. On ne se refait pas : partout, des cadeaux aux oligarques.

Les quantités exportées seront minables, mais suffisantes pour faire flamber les prix. Rien qui puisse inquiéter la Russie, d'autant que les exportations auront lieu en Asie, et peu en Europe, beaucoup moins chère. Quelques cargaisons alibis.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 06:00

A Avignon, le comble du ridicule, de la suffisance et de l'incompétence vient d'être atteint : "Si le FN passe, le festival n'aura aucune autre solution que de partir".

A rapprocher du :

" Le festival dispose d'un budget de 12 millions d'euros pour cette édition 2014, dont 58 % de subventions publiques (52 % de l'État, 28 % de la ville d'Avignon et de la Communauté d'agglomérations du Grand Avignon à parts égales, 9 % du département du Vaucluse, 8 % de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et 3 % de l'Union européenne ) et 42 % de recettes propres. "

Donc, les inutiles, incapables de vivre sans subventions et pas qu'un peu, soit 7 millions sur 12.

A l'heure où l'on cherche les économies à faire, il en existe un belle avec le festival d'Avignon, qui, soyons en sûr, sera capable de montrer qu'il peut fonctionner sur recettes propres (j'ai bon, là ?).

Des gens, incapables de vivre sans prébendes publiques dantesques, veulent donner des leçons.

Bien entendu, les 9 millions de chômeurs seraient ravis de prendre la place de monsieur Py, et la rémunération attachée. La plupart ne feraient pas plus mal. Il suffit de dépenser l'argent sans compter, c'est le propre de toutes les activités "culturelles".

Quand à "scléroser une ville", les grimaces des activités "culturelles", en réalités, "cucul", ne remplacent pas la désindustrialisation et quand le marché immobilier aura fini de s'effondrer, on verra que le roi est à poil, et que le festival coûteux n'est qu'un potlatch inutile, fait pour donner des prébendes à des gens qui sans, créveraient de faim.

La claque reçue par le pouvoir n'avait pas été prévue par les instituts de prédictions, autres inutiles mais coûteux branleurs.

Le blabla de la propagande occidentale, destinée à la population, croyant vivre au paradis trouve ici une explication.

Quand à la réalité, elle apparaît en termes bruts de puissance à l'est de l'Europe. Les USA veulent manipuler leurs porteurs de pots de chambres européens, pour qu'ils se jettent dans les bras de leur "protecteur", qui ne manque d'ailleurs pas d'air. Le président des USA, oubliant ses 1200 bases à l'étranger, dit qu'il ne menace personne, et le "C dans l'air", titre "Poutine est il dangereux ?". Poser la question ainsi, c'est déjà souffler la réponse.

La réponse est bien plus bête, elle est fournie par le retraité Criméen. Rester Ukrainien, c'était voir leur retraite, déjà pas bien grosse divisée par deux. Devenir russe, c'était la voir multipliée par deux. Seul un fou évadé de l'asile pouvait voter pour l'Ukraine.

En France, le régime actuel, c'est l'huile de ricin à doses répétées, en attendant la dose massive. La dose massive est destinée aux "cosaques sociologiques" du régime, retraités, et fonctionnaires. Bien fait. Ici, comme ailleurs, c'est la baisse de moitié des retraites qui est programmée, et la baisse de moitié du nombre de fonctionnaires.

Ici, comme en Ukraine, on créera des milices, pour écraser les révoltes populaires que la politique menée finira par crée.

Bien entendu, en France, Scooter ne verra dans la pelle ramassée aux élections que l'invitation à continuer, amplifier et accélérer sa politique désastreuse,

ses guerres picrocholines,

son euro de merde,

son europe qui pue,

sa larbinerie sans limite...

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:19

L'Ukraine tourne mal, on l'avait compris. Timochenko veut atomiser les russes ukrainiens, non les mitrailler, puis toute la Russie, enfin bref, je vous laisse deviner le ses général du discours, aussitôt démenti.

Mais il y a mieux. L'entente règne tellement à Kiev qu'Alexandre Mouzytchko s'est fait dessouder, apparemment par la police Ukrainienne ou du moins une de ses factions, et apparemment, il s'y attendait. Comme il est l'un des chefs de Praviy Sektor, au pouvoir en Ukraine, on devine l'état d'esprit des "gouvernants", officiels, enfin, auto-proclamés, qui n'auront même pas besoin de Vladimir pour s'exterminer mutuellement.

A cette allure là, il récupérera sans peine la totalité de l'Ukraine, et pour l'instant, donne raison aux 30 % des russes qui le désapprouvent et pensent qu'il est trop mou.

Quand aux troupes russes qui inquiètent Washington, il faudrait préciser qu'il est normal que des troupes russes stationnent en Russie, et que, de toute façon, c'est le modèle criméen qui donnera le là : 90 % de l'armée passera côté russe, sans un coup de feu.

Quand au pouvoir de rétorsion, il apparaît d'autant plus relatif que les entreprises russes sont endettées de 770 milliards de USD et qu'un défaut ordonné par le pouvoir, serait ravageur.

L'annexion de la Crimée vient d'ailleurs d'être reconnu par l'Afghanistan, ce qui en dit long sur le "pouvoir", US.

Le pouvoir US s'articulait sur la force militaire, complétée et supplantée la maîtrise des flux financiers. La force militaire n'existe plus, ou que très relativement, et le pouvoir financier n'existe que si on veut bien y obéir, soit forcé, soit acheté.

Le problème, en Ukraine, c'est que quand on commence à buter les idiots utiles, ou purge des cons, c'est qu'on ne sait véritablement pas où s'arrêter.

Comme disait De Gaulle devant le "mort aux cons", "Vaste programme !". Tout ça, ça fait désordre, et pour imposer une austérité aux peuples, il faut un pouvoir dictatorial sur de lui. Comme en Grèce, et surtout, qui se moque de son avenir.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 22:59

La flotte de Crimée, comme son armée, se sont massivement ralliées à la Russie. le nombre de militaires fidèles à Kiev s'élève à 10 %.
Le modèle ukrainien, paupérisé par une direction 1/3 nazi, 2/3 oligarques, qui n'a que pauvreté et ajustement structurel à proposer est un parfait repoussoir. Le mouvement de balancier, né avec l'effondrement du mur de Berlin se renverse. Pour les pays de l'est européen, la Russie est structurellement plus attractive qu'une UE réduite aux acquêts, friande de punition des peuples.

Punir de quoi, d'ailleurs ? Par simple méchanceté, parce que les importants veulent réduire le "popolo minuto" à la portion congrue.

En Syrie, l'Otan et la Turquie glisse dans la guerre avec la Syrie, après le nettoyage presque total de la frontière libanaise des takfiristes qui tenaient des villages. Les turcs ont abattus un mig syrien, et bombardé des positions syriennes, après la débandade d'autres takfiristes.

En France, le pacte de responsabilité, ou plutôt de débilité, a été jugé par l'électorat. Scooter est à côté de la plaque, totalement, mais on affirme que "les résultats viendront", forme actuelle du "demain on rase gratis", de célèbre mémoire.

Le verbiage des occidentaux tranche nettement avec les actes de Poutine. Lui, au moment inopportun s'est contenté de fermer sa gueule, et de préparer la riposte. On devrait souffler aux dirigeants occidentaux d'agir de même. ça ne leur ferait pas de mal.

Les armées occidentales sont à l'heure actuelle, incapable de conquérir de petits pays désarmés, et les états majors sont en train d'essayer de comprendre la stratégie et la tactique d'une armée russe très imaginative et très souple, en pleine refonte stratégique.

D'ailleurs, quand on sait qu'en 2008 la déculottée géorgienne avait été administrée par une armée de deuxième ordre, on ne voit plus un fossé, mais un gouffre. De tous temps, les armées russes ont été disposés en cercles concentriques, avec les unités d'élites, les mieux équipées et formées, au centre.

C'est à dire que tout adversaire éventuel va d'abord s'user contre du "tout venant", mais en Géorgie, les russes de la force de paix en première ligne, avaient tenu contre un déluge de feu, relativisant son efficacité profonde.
Ce déluge de feu, spécialité de l'Otan, est d'une efficacité relative contre des guérillas, et contre une armée réelle.

En France, donc, la déculottée a été administrée au parti socialiste, qui porte, qui porte, la clé de Saint Georges du néo-libéralisme, et donc, a été logiquement tancé.

10 à 20 % de non inscrits, près de 40 % de non votants, L'Ump premier (46.5), le PS (37.75) et lagauche loin derrière, et une indéniable percée du FN, qui multiplie par 6 ses voix, avec un petit 5 % de l'électorat.

Comme en Ukraine, c'est l'échec économique qui est sanctionné. Bien entendu, une bonne partie de l'électorat vote "bien", c'est à dire dans les clous. Mais on voit que les vrais triomphes sont rares, et beaucoup de gens sont battus, parfois dans la même ville. Ni Mennucci, ni Gaudin ne sont vainqueurs. L'un est en déroute, l'autre en déconfiture.

Quand aux parisiens, vu le choix qu'ils ont, on ne peut que les plaindre. Mais on voit aussi la longue liste des "ni-ni", des importants nationaux, bien en cour, et bien médiatiquement, pas concluant. Colomb à Lyon, Aubry, et bien d'autres...

L'implantation locale joue, mais joue aussi l'impact national des politiques suivies. Vouloir brider un parti politique national par excommunication, ça ne marche plus. Il faut des résultats économiques. Et pas de l'austérité. Et pas d'Europe.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND
commenter cet article
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 23:44

Les occidentaux rendent un grand service au peuple russe et à la Russie, ils veulent l'exclure de tous les organismes internationaux.

"la Grande-Bretagne et ses alliés devraient trouver "un nouveau partenariat avec la Russie. Cela impliquerait que la Russie se retrouve en dehors de certaines organisations internationales, se voie imposer des restrictions durables à la coopération militaire et sur les ventes d'armes, et ait moins d'influence sur le reste de l'Europe"".

ça fait doucement rigoler. Economiquement, la Russie ne vend que du vrai et du dur, c'est à dire des matières premières, et contrairement aux années 1980 et 1990, il n'y a pas de marges pour faire s'effondrer les prix. La marge signifie un volume important de quantités disponibles non utilisées, pouvant faire actionner les appels d'offres, appelés marché.

Quand le type en face est quasi certain de trouver à vendre son produit, à prix supérieur, s'il est boycotté, il n'y a pas sanction. La dite sanction, d'ailleurs, des occidentaux, est celle de la cour de récréation : je te parle plus.

Enfin, dans 20 ans, si on a réussi à se passer de ce que tu fournis. Quand aux "restrictions durables", sur les ventes d'armes russes, c'est du plus haut comique troupier. Qui ira empêcher la Russie de vendre des armes ? Les empêcher d'en vendre à la Chine ? Peu probable. A l'Inde ? tout autant. A la Syrie ? comique. A l'Iran ? bof...

Donc, la Russie va se doter, et être obligée de se doter d'une industrie autosuffisante. A une époque, on a appelé ça le "socialisme dans un seul pays", où une industrie quasi-totalement autarcique en a fait la deuxième puissance mondiale, appuyé sur un réseau de chemin de fer puissant.

Comme le véhicule individuel n'y existait pas, et que le véhicule à moteur était rare, le régime ne trouva pas utile de doter le pays de voies de communications terrestres, "modernes", ce qui contraria beaucoup l'envahisseur nazi, qui partout ailleurs, avait déployé sa blitzkrieg sur les réseaux routiers existants, très bon en France, en Belgique et Hollande, permettant de déployer une vitesse maximum.

Quand on parle de gaz américain pour l'Europe, il ne faut y voir qu'une manoeuvre, destinée à faire monter les prix sur le marché intérieur.
En effet, il est interdit, par la loi US, d'exporter ces produits. Pouvoir expédier quelques cargaisons, peu importantes en réalité, de GNL, ne proviendrait pas d'un quelconque excédent, mais permettrait de faire remonter le prix du gaz US, sur le marché intérieur, en réduisant, simplement un peu, la quantité marginale qui oriente totalement le prix.

Le calcul d'apothicaire existe aussi sous les plus grands desseins. Pour les pétroliers, multiplier par 2, 3 ou 4 le prix du gaz aux USA, quelle bonne nouvelle cela serait.

Parce que le problème US, c'est qu'ils ne savent pas quoi faire du gaz, pour cause d'infrastructures obsolètes, antérieures pour la plupart à 1973. En conséquence, le gaz US s'est retrouvé face à une seule catégorie d'acheteurs, les compagnies d'électricité, seules capables d'absorber les quantités mises sur le marché, parce qu'ils ont, eux, des capacités inemployées assez phénoménales, parce qu'à une époque, on avait beaucoup investi dans les turbines à gaz.

Pour assurer l'équilibre du marché de l'électricité, les compagnies disposent de beaucoup de capacités de pointes, qui ne servent que quelques jours, ou heures par an.

La réaction a été simple. Les centrales à charbon ont été remisées sur la pointe et l'hyper pointe, et les centrales à gaz remises en service pour absorber une partie de ces quantités surnuméraires, mais à prix cassés. Une partie d'ailleurs seulement, parce qu'une bonne partie est simplement torché sur les champs de pétrole, faute de moyens d'enlèvements.

Produire sur un champs de pétrole ou de gaz, est une chose, pouvoir l'expédier en est une autre. Les découvertes récentes aux USA n'ont aucune importance, faute d'infrastructures. C'est la raison pour laquelle on a fait appel au chemin de fer pour le transport pétrolier, et qu'il y a eu les accidents récents au Canada.
Créer ces infrastructures, c'est long, très long. ça prend 20 ans. D'ici là, les gisements auront cessé d'exister.
C'est pour cela que les champs de pétrole de schiste du Texas sont si importants. Ils sont exploités à un endroit qui possédait déjà cette infrastructure.

L'élite, elle, vit dans sa bulle. Coupée des réalités, 20 % de la population est victime de son auto-enfermement. Bien sûr, certains n'y croient pas, et y voient une simple traîtrise. Mais il n'y a pas QUE ça. Il existe aussi, une donnée psychiatrique, connut sous le nom de "déni de réalité", qui influe notablement.

Sinon, un empire à la veille de sa dislocation ne tendrait pas ses vieilles structures vermoulues dans un ultime affrontement. Eux qui n'ont pas été capable de vaincre la minuscule Syrie, ils veulent abattre et faire plier sans doute ce qui reste un des états, et une nation des plus puissantes de la terre.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 06:20

Louis XVI est mort sous la guillotine qu'il avait approuvé, comme un progrès.
Robespierre est mort sous la propre procédure judiciaire expéditive qu'il avait crée.

Sarkozy se dit victime de la Stasi, alors qu'il est victime, lui aussi, de sa propre procédure judiciaire, par lui crée.

D'une manière générale, tous les importants, toutes les élites, toutes les aristocraties, finissent sous le coup de procédures qu'ils avaient eux mêmes pensées et crées, mais avec une réserve : qu'elle ne s'applique jamais à eux.
Sinon Louis XVI aurait aboli la peine de mort, Robespierre aurait renforcé les droits de la défense, et Sarkozy interdit les écoutes.
Mais, cela va aussi pour les importants, les groupes, les dominants. Ils n'imaginent même pas qu'ils ne puissent plus ne plus être les dominants.

Tels les parents de Jules Vallès voulant le faire arrêter parce qu'ils le craignaient une fois qu'il eût atteint l'âge adulte. Petit, il était quotidiennement rossé, "pour son bien".

Sarkozy, l'homme aux deux téléphones est de surcroît, totalement naïf. Naïf et radin. Avec ses moyens, il pouvait bien s'offrir un téléphone totalement sécurisé, crypté, mais cher. Trop cher pour lui (2000 euros), alors que, pour sa pomme, une tocante de merde en vaut 5000 ?

Au niveau des relations internationales, ce syndrome est le même. La marine US se livre à la piraterie sur des pétroliers, parce que ce sont les USA qui décide qui y a accès, ou pas.

Pas la moindre pensée que les USA pourraient être victime, à leur tour de cette "flibuste" ?

Classe dirigeante "outrée", qu'on puisse la traiter comme elle traite les autres, et notamment la Russie, qui réagit durement et intelligemment, ce qui n'est pas le cas de l'occident.

« Nous sommes résolument solidaires de nos alliés baltes pour soutenir le peuple ukrainien et combattre l’agression russe. Tant que la Russie continuera sur cette sombre lancée, elle sera confrontée à un isolement politique et économique accru. »

"Isolement accru", c'est tout relatif. A vue de nez, la Russie n'est pas isolée des 3/4 de la planète, et son isolement vis-à-vis de l'occident, très relatif. Médiatique seulement.

La Russie n'est pas isolé de l'Inde, ni de la Chine, ni de l'iran, ni d'un grand nombre de pays. Pour la crise Ukrainienne, les pays d'Amérique du sud sont divisés, et l'Indonésie plutôt pro-russe.

La Chine est le premier client pour son pétrole, devant l'Allemagne. Donc, le lien avec l'occident, désindustrialisé, devient moins important, pour un producteur de matières premières. Le gaz, peut aussi monter dans les gammes de prix, de manière importante.

L'occident a simplement oublié qu'elle dépend des matières premières, notamment énergétiques, et qu'elle peut être "punie".

Les politiques d'économie d'énergie auront un effet significatif. Dans 20 ans. Pour répondre à un internaute, les sanctions contre l'Iran n'ont pas eu d'effets contre elle. Les prix, qui repartaient à la baisse sur le pétrole se sont stabilisés, et si l'inflation y est importante, c'est qu'on y investit beaucoup, et que le décollage industriel du pays se confirme. De plus, si elle vend moins de pétrole, elle le vend sans trop de peine, et il faut distinguer ce qui relève de la chute de production géologique, et la part qui relève des sanctions. Visiblement, cela relève surtout de la première catégorie, et les majors n'ont rien inventé quand ils économisent sur l'investissement...

Pour le reste, c'est du pathétique : " les clients de plusieurs banques russes ont eu la mauvaise surprise de ne plus pouvoir utiliser leurs cartes bancaires Visa ou Mastercard pour effectuer leurs achats ou aux distributeurs d'autres établissements. "

Depuis le temps que Poutine leur dit que l'argent n'est pas en sécurité en occident...

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:06

Retour au réalisme de la géographie, et de la structure de la terre.

La confrontation entre les terres du milieux, et les puissances maritimes est inscrite dans les cartes, quelques soient les régimes politiques. La seule alternative était bien celle de Brzezinsky : morcelé l'heartland pour une domination de longue durée.

Enfin, une domination qui aurait duré 25 ans. Car avec la courbe de production de pétrole et de gaz russe, qui apparaissait sous Elstine, nous serions actuellement dans une vraie courbe de pic oil.
Mais ceci, n'est que partie remise, à quelques années. Et partie remise qui peut être remise politiquement sur le tapis.

"la Russie, maîtresse de la Terre du Milieu sibérienne, de développer un empire industriel entièrement autonome, fermé au commerce des nations thalassocratiques. "

Pour le gaz, il y a 3 utilisations. La première c'est la production d'électricité, la deuxième, la production de chaleur, la troisième, industrielle. Ces proportions sont à peu près équivalentes.
on comprend mieux dans quelle merde est l'Europe occidentale, dans une problématique d'affrontement avec la Russie. Parce qu'il n'y a, tout bonnement, aucune alternative, sinon marginale, de l'ordre de quelques %. Les autres producteurs, sont au taquet, ou il leur faudra 25 ans, pour devenir alternative...Si, bien entendu, dans 25 ans, ils ont encore quelque chose à vendre... L'économie, c'est pas que le blabla télévisuel, ce sont d'importants investissements, en structures réelles.

Bien entendu, les européens de 2014, et bientôt 2015, ne sont pas les européens de 1960 ou de 1945. Ni les saoudiens de 2014, ceux de 1960.
Ils n'ont pas du tout les mêmes habitudes de vie et de confort que leurs anciens.

Un Pierre Botton se plaignant de n'avoir pu se doucher tous les jours en prison, c'est du pathétisme de grand bourgeois.

Certains disent qu'en 1970, la température moyenne en hiver dans les appartements britanniques étaient de 13°. Ayant connu cette période, en France, ils étaient plutôt à 25°, qu'à 13, mais c'est vrai que c'était dans des grands ensembles, symbole de modernisme : wc, eau courante, chauffage central. En 1970, dans toute la France, c'était loin d'être le cas.

Je vois mal une population française, notamment les plus vieux, totalement assistés, supporter avec le stoïcisme des anciens une rupture des approvisionnements, entraînant en cascade une crise énergétique généralisée.

Souvent complétement dépendant d'un seul fournisseur d'électricité, le vieux, conducteur d'Audi, et friand de costa croisière vit dans une illusion : que le système économique et politique est en mesure de lui assurer, une abondance énergétique maximale.

Comme l'a dit un lecteur, les ivans peuvent se passer plus longtemps d'euros que nous de gaz. En outre, pourquoi continueraient ils à approvisionner une Ukraine qui ne les paient plus, et qui, dans le meilleur des cas, est très mauvais payeur.

Bien entendu, les occidentaux auront toujours la possibilité de payer directement le gaz consommée par les ukrainiens à Vladimir.

Car, si le système évolue doucement sur une pente douce de décroissance des consommations, par progrès technique et paupérisation, la falaise de Sénéque peut très bien, aussi, se produire à tout moment, et faire découvrir ou redécouvrir aux occidentaux, la vie du reste du monde : électricité coupée régulièrement, eau incertaine, chauffage... c'est quoi le chauffage ???

Pour des gens, qui ont l'habitude de prendre une douche par jour, de se promener à poil ou quasiment chez eux, ça risque de faire dur de mettre une brique dans le lit, avec 4 couvertures, de s'habiller sous les couvertures. Ou de mettre une vache dans la salle à manger. ça cocotte, mais c'est très efficace pour la température.

D'ailleurs, la carte française des coupures d'électricité est très évocatrice. C'est une carte politique, qui épargne justement Paris et Ile de France, et sacrifie le sud du pays, pourtant à ce qu'il me semble, plus qu'excédentaire en la matière.

Surtout quand on voit l'Ardèche et ses 242 minutes de ruptures d'approvisionnements, elle qui est truffée de centrales nucléaires, sans compter tous les barrages, pas loin...

Comme le disait un autre lecteur, chez lui, à Lyon, il existe des super-pointes, et plus vraiment d'heures creuses. Il s'agit, simplement d'un phénomène particulier propre aux grosses agglomérations."Profitant", encore de la globalisation, ils sont sur l'ancienne courbe qui fait que, chez eux, soit 40 % de la population, et 4 % du territoire, cela progresse encore. Mais aux dépens des autres.

Pour eux, les "courbes d'approvisionnements en fluide", sont encore positive, mais pour combien de temps, et le déphasage de la population sera total au moment d'une falaise de Sénéque inéluctable.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND
commenter cet article
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:44

La production de la mine d'uranium de Cigar Lake vient de commencer. Je perds donc une partie de mon fond de commerce, qui consistait à me payer la fiole de cette mine qui devait rentrer en service en 2007, non, 2008, enfin, 2009, p'têt 2010 ? non ? 2011 ? bof. 2012 ? ça sera dur... Ah 2014 !!!

Moi, je ne savais pas que le chantier était jumelé avec celui de l'EPR.

On est donc en pleine dérive, là aussi, des coûts de production, bien entendu, si rien ne vient encore contrarier l'exploitation et gonfler encore la note. Faut dire, que cette partie du Canada, c'est plein d'eau et de lacs.

Il n'est même pas sûr que l'exploitation de cette mine propulse la production canadienne au delà de ce qu'elle est déjà, elle a beaucoup de mal à se maintenir, et le lancement de Cigar Lake pourrait entraîner la fermeture d'autres unités, moins riches en minerais.

La production canadienne montrait des signes évidents d'épuisements, avec une production au mieux stagnante, au pire orientée à la baisse.

Il est d'ailleurs savoureux de voir les excellences prétendre que l'approvisionnement à long terme ne pose pas de problème, alors la production n'assure encore que 75 % de la consommation, le reste étant fourni par les stocks militaires.

Il est clair que la situation est moins tendue qu'avant, car l'arrêt du nucléaire nippon, et d'une bonne part du nucléaire allemand, a notablement réduit les besoins, ou plutôt leur croissance.

Il reste que le secret bien gardé des stocks réels d'uranium, pose aussi problème. En effet, les stocks civils, contrairement à ce que chantent Areva et EDF doivent être bien bas, et la vente des stocks nippons, 4500 tonnes, doit donner un ordre de grandeur bien plus véridiques que les sempiternels 20 000 tonnes annoncées.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:15

Pourtant, nous dit on, elle était passée par tous les canons du libéralisme, et, ne le chante t'on pas sur les toits, avait dévalué de 40 %.

Seulement l'Euro plombe complétement le pays, hier "modèle", aujourd'hui, se questionnant pour savoir s'il faut faire sauter le "pacte de stupidité", selon les dires du premier ministre italien.

"Ne pas se mettre dans une "camisole de force"

A dit l'OCDE. Mais c'est bien ce que c'est l'euro. Une camisole de force, et vouloir la dépasser, ça donne la Grèce, l'Espagne, le Portugal, en attendant mieux...

Le dit pacte de stupidité, selon Renzi, est une nouvelle. Non pas que cette appellation soit une nouveauté, c'est une nouveauté dans la bouche d'un responsable de si haut rang.

Surtout que "les techniciens sans âme", ne peuvent pas se vanter d'avoir la moindre once de succès.

Mais, Renzi est pitoyable 10 milliards d'euros pour 10 millions de personnes, il est totalement en dehors de la plaque. C'est de la menue monnaie. A comparer avec la dévaluation finlandaise de 40 %.

L'audace de Renzi est donc contenu dans un verre de vin.

D'ailleurs, les dirigeants européens deviennent des jocrisses sans substance, rêvant de punir tout le monde, y compris ceux qu'ils n'ont pas les moyens de punir.

Bien entendu, j'ai bien lu toutes les analyses disant que tous les oligarques sont d'accord entre eux, DSK, la trilatérale, Bildeberg et Poutine. C'est vrai jusqu'à un certain point, et jusqu'à ce que ça ne le soit plus. Ce sont des rapports de force. Dans le monde des affaires, aussi, on crée des ententes et des oligopoles, des monopoles de fait. Jusqu'à ce que quelqu'un décide de ne plus marcher dans le système.

Et le système est lui même hiérarchisé. Comme l'a appris à ses dépens un trop naïf Enrico, c'est « un investisseur averti ».

Faut pas vouloir venir péter dans la cour des grands, alors qu'on y est considéré comme un garnement turbulent, sans plus. Il ne bénéficie pas, simplement, de l'impunité totale accordée aux voyous de banquiers. 30 Millions d'euros ? Peuh, c'est un pauvre...

En plus, pour un homme, "subir" une standing ovation, non commandée, est un vin puissant, celui du pouvoir, de l'histoire, de la célébrité, de la renommée, fort capable de faire oublier celui de l'argent. C'est, d'ailleurs, son seul concurrent.

A côté de cela, on voit les pantomimes d'un ex-président français, et le scooter du président en place.

Et l'annulation de la visite de Van Rompuy à Moscou. C'est sûr que Vlad le Grand, premier rassembleur de terre russe, depuis Iossif le Grand va trembler. D'ailleurs, pour certains responsables russes, c'est " un grand honneur " de faire partie des sanctionnés. Et les marchés financiers, en apprenant le contenu des sanctions, ont beaucoup ri.

D'ailleurs, toutes les ententes entre puissants de tous poils ne devrait pas survivre au crash du monde réel.

D'ailleurs, comme en 1914, il est impossible qu'il arrive une guerre. Les milieux d'affaires ne le toléreraient pas.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article