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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 15:47

Quand les consuls, empereurs faisaient un triomphe, dans la Rome antique, l'esclave qui tenait sa couronne de lauriers était chargé de lui dire à l'oreille que le capitole était proche de la roche tarpéienne.

Le fossile est dans la même  situation. Il a vécu son âge d'or, de 2000 à 2014, son aboutissement, son règne sans partage.

Puis la fin est venue. L'accélération très forte du début du siècle, qui s'arrête brutalement, en 2014. Le charbon connait une crise majeure, la baisse des prix du pétrole (ou le stockage de celui-ci ?), de 2000 à 2010 a été stoppé en 2010-2015. Seul le gaz progresse, mais plus dans la dernière tranche 2010-2015.
A partir de 2014, le caïd, c'est le renouvelable.

Cas classique du capitalisme, qui a réagi, en investissant.

Comme dans le cas du transport maritime, on investit en omettant bien entendu toute réflexion sur le bien fondé de l'investissement.

Les prix étaient hauts, sur tout, ils se sont sentis obligés de dépenser de l'argent. Ne pouvaient ils se contenter

Seul, dans le renouvelable, on a agi intelligemment, sans toutefois pour certains, éviter le dépôt de bilan. On recherche, on trouve, et on simplifie les process industriels.

Le capitalisme qui se pique d'innovation et d'intelligence, dans ce cas précis, n'en a fait preuve d'aucun. On aime bien ce qui est sûr. Le charbon. le gaz. Le pétrole.

Franchement, qu'espérait on en misant sur des gisements en fin de vie, comme pour le charbon, en Chine ? Même pas pouvoir payer les intérêts ? Parce que les projections étaient de la débilité mentale : quantités en progressions, et prix qui se maintiennent ou augmentent. Deux choses que n'importe quel chef d'entreprises sont incapables de prévoir, sauf quelques mois à l'avance.

Economiquement, l'article en référence indique une rupture. Rupture parce que l'épuisement géologique est là, dans beaucoup de cas, que le surinvestissement a été patent, que la relève technologique a été mise au point. La moyenne 2000-2015, indique le triomphe du fossile. Mais les dernières années, la déconfiture complète.

Les capitalistes de l'énergie fossile n'ont guère été rationnels. Mais plutôt des croyants. Au lieu de s'enrichir en conscience, en empochant des prix élevés, ils se sont dit qu'ils pouvaient devenir encore plus riche, en investissant, comme n'importe quel agriculteur ruiné, inscrits à la FNSEA. Une bande de bouseux, perdus dans des bureaux flambants neufs. Encore, n'avaient ils même pas l'excuse d'avoir été manipulé, ou pris dans un engrenage. Ils ont crées l'engrenage tout seul, et se sont auto-manipulés. Narcisse dans sa splendeur.

Aucun n'a réagi en capitaliste, en se disant, ok, on gagne, on se crée de la trésorerie, on rembourse les emprunts. Ils ont fait le contraire. Ils se sont endettés encore plus, pour "investir", quelquefois, simplement en surpayant d'autres compagnies, pour distribuer du dividende, hérésie suprême, et se trouver au plus mal, quand la demande a commencé à flancher, que les capacités se sont révélés surexcédentaires, que les prix se sont effondrés, parce qu'une population prolétarisée s'est révélée incapable de suivre. Et s'est mise à se rationner.

Ce qui n'a pas été prévue par MK Hubbert, c'est la bêtise humaine, et le caractère pithécanthrope du décideur. le capitaliste appel cela crise de surinvestissement, et faillites associées. Cela va bien plus vite, d'ailleurs, que l'épuisement géologique, qui, lui, n'envisageait pas la possibilité d'effondrement des prix.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique Economie
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 16:40

3 petits tours, et il est parti, le petit Juppé, qui croyait son heure arrivée.

Fillon est venu, nous imposer son "modèle" néo-libéral libre échangiste, en oubliant le petit rien, qui permis à cette vermine de proliférer. Il parait qu'on apprend aux cadres FN à contrer la propagande Fillon.

Je peux les aider aussi. Le petit rien, quel est il ? Je vous mets sur la piste.

L'Alaska aux USA.

L'Alberta au Canada,

La Mer du Nord en Grande Bretagne,

L'Australie...

C'est que ces phares du libéralisme économique ont simplement vécu sur des gisements fossiles.

Aujourd'hui ? L'Alaska est à l'agonie, l'état se débat dans les déficits budgétaires, pour l'Alberta, hier donneuse de leçons au reste du Canada, peuplé de feignant qui ne voulaient pas travailler et profiter de l'état providence, il n'y a plus d'abonnés au numéro demandé, la Mer du Nord ne produit plus que le 1/3 du pétrole et le 1/2 du gaz de la grande époque, l'investissement y est sabré, les salariés, virés et pour l'Australie, le charbon voit son prix s'effondrer, et ses ressources plomber l'économie du continent.

Bref, la déroute totale. Monsieur Droopy, pardon,Fillon, lui, qui ne pige rien. Et n'a rien compris à l'essence même du triomphe libéral. Il faut dire, que pour aimer le "sport" automobile, il faut déjà être terriblement limité intellectuellement parlant. D'ailleurs, tout excès en matière sportive, doit être vue comme une aliénation mentale. Non, qu'on ne puisse l'aimer. Mais c'est comme toute chose, il faut que ce soit mesuré. Et éviter de ne penser et ne parler que de ça.

( un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté, 3 un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour construire, 4 un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, 5 un temps pour lancer des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s'éloigner des embrassades, 6 un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter, 7 un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler, 8 un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. )

Le reste de la "création de valeur libérale", c'est :

- Les activités de fusions acquisitions, qui consiste surtout à en détruire et vendre une partie, pour pourvoir vendre plus cher ce qui reste, voir simplement, immobilier et terrains...

- Les trafics illégaux, favorisés par l'absence de frontières. Le gabelou ouvreur de coffres de voitures, et inspecteur pointilleux de papiers est irremplaçable. Plus il est con, plus il est utile à la société. (Et oui, il est des postes, où il ne faut surtout pas d'intelligence, mais de la pugnacité, être pointilleux).

- les manipulations financières de tous ordres, qui vous disent que les "services financiers", ont atteint 30 % du pib, en réalité, 0 %.

- les opérations immobilières, de ventes et de reventes, et des locations à prix de plus en plus élevés. (11 % du pib français pour la location...).

Si on y rajoute certains services réels mais discutables, comme les transports, on arrive à un pib largement fictif, et porté par l'imagination comptable. Les comptables, pourtant, ne sont pas réputés imaginatifs. Mais on se rapproche de l'empire romain, qui taxait même les morts.

Pour ceux qui veulent savoir à quoi ressemblerait une présidence Droopy ou Macron, un petit article de Mondialisation.ca.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 16:49

Quelle est la différence essentielle entre certains gouvernants, exécutants, et autres ? C'est que certains respectent les procédures, les autres s'en contrefoutent.
Il y a eu un précédent dans l'histoire de France. Louis XIII chercha un glaive pour se débarrasser de Concini. Après avoir approché plusieurs personnes, la conclusion que son conseil en tira, c'est qu'il fallait trouver quelqu'un qui ne respecte pas les formes. Les procédures, les usages.
L'état américain n'a pas manqué de personnes voulant réformer le Pentagone. Donald Rumsfeld fit un discours célèbre. Mais le principal problème est celui d'agir à l'intérieur du système.
Personne n'a voulu que le Pentagone devienne la pétaudière qu'il est devenu, où l'on peut perdre tranquillement la trace de milliers de milliards.

Le seul problème, c'est que des tas de gens bien intentionnés ont voulu faire le travail à l'intérieur du système et des normes, que souvent, ils ont partiellement réussi, souvent en créant eux mêmes d'autres normes et systèmes jusqu'à en faire un machin complétement ingouvernable et indirigeable.

Alexandre devant le noeud gordien. Au bout de la dérive, on n'essaie pas de modifier, il faut trancher, sec, d'un coup.

L'épée d'Alexandre, aujourd'hui, c'est le tweet. Trump, en twittant à tout va utilise son épée, créant la panique, justement parce qu'il ne respecte pas les formes, qu'un système a complétement verrouillé.

En Attaquant le F35 par tweet, l'attaque a été complétement irrésistible. Certains nous parlent "d'autre Europe", c'est le même problème. Le machin n'est pas réformable.  Ils ont tout verrouillé, à double-triple tours, dans tous les niveaux.

L'aéroport Notre Dame des Landes, fait aussi parti de ces projets tellement verrouillés qu'ils en sont rouillés. On ne fait même plus cela parce que ça a le moindre intérêt, mais parce que la procédure a été respectée...

Mais, indépendamment de tous les éléments éparses, le principal problème d'un système verrouillé, tient à ce qu'il crée tous ces espaces de contrôles, qui finissent par le paralyser et ossifier le système, parce qu'il n'avoue pas le problème.

La croissance n'existe plus, l'énergie nécessaire pour le maintenir décroit, et il va s'effondrer, parce qu'on ne veut pas reconnaitre le problème et se dire que la commodité du système que certains ont toujours vécu, ne peut être maintenu.

Pour moi, dès 2006, le principal problème de la  bulle immobilière n'était pas l'immobilier. Quand l'heureux pavillonneux n'a pas, n'a plus l'argent nécessaire, ou plus la capacité d'endettement nécessaire, pour faire le plein de sa bagnole, le lotissement a un problème. Surtout si la norme était passée au SUV à 20 litres au 100. A ce stade là, le banquier a aussi un problème. L'heureux pavilloneux n'a pas la possibilité de rembourser, soit, juridiquement, il peut faire banqueroute (USA), soit, il ne peut pas et fait la banqueroute de fait (Espagne, dette étudiante US), et contribue à entasser les familles, parfois sur 4 générations, dans des pavillons ne supportant pas d'hypothèques. L'autorité politique, à travers son infrastructure, a aussi des problèmes. Infrastructure inutile, vieillissante, inadaptée...

Le schéma mental ancien, d'ailleurs, n'a pas pris une ride. Une petite baisse récente du prix du carburant fait que l'US américain, retourne, au "normal" : le gros véhicule, très gourmand.

Il n'y a pas de salut dans la réforme. Il n'y a de salut que dans l'élagage. Elaguer le F35, élaguer NDDL, élaguer l'Union européenne, parce que, intrinsèquement, ces systèmes sont autophages et autocentrés, sans intérêt pour qui que ce soit. Non seulement, ça n'a aucun intérêt, mais cela consomme des ressources irremplaçables, qui auraient été utiles ailleurs.

Cela contamine aussi les esprits. On fait l'analyse de la défaite de Clinton. Elle connaissait le système électoral US. Pourquoi faire campagne, alors, dans des états gagnés, comme NY ou Californie, qu'elle ne pouvait perdre ?

L'accessoire au lieu du principal, le principal oublié pour une fanfreluche de plus en plus pesante et contrainte. Et même plus elle même, une fanfreluche, mais une statue de plâtre, sans attrait, ni solidité. Mais pesante. De plus en plus.

L'argent, en lui même, est un marqueur. Un thermomètre. Il dit à notre société que les prix sont inadaptés aux contraintes naturelles, de plus en plus difficile.

Paris était embouteillé avec ses voitures à cheval, ravitaillé par son fleuve, et sans métro. Le métro est apparu, permettant à la ville de s'étendre, mais elle n'est pas moins embouteillée, apoplexique, bien que ravitaillée par fleuve, autoroutes, voies de chemins de fer, aqueducs, etc... Elle est simplement devenue plus grande. Avec beaucoup plus de problèmes.

Bon, que cela ne vous empêche pas de passer en famille, de bonnes fêtes. Loin du caractère commercial, c'est une occasion unique, souvent, de se retrouver.

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 16:59

Quand on a choisi financiarisation et libéralisme économique, on a choisi d'être un médecin de molière. Parler latin parce qu'on y comprenait rien, en administrant la saignée.

Le problème, c'était l'énergie, et on n'a pas voulu -réellement- traiter la question. Déjà, en son temps, Gérald Ford en parlait dans un de ses discours. Il y a 40 ans qu'il n'est plus président.

Aujourd'hui, theeconomiccollapse parle de la fin du survivalisme aux USA. Enfin, il y en a beaucoup moins.

Pour une bonne raison, c'est que les premières mesures ou les premières postures font que le mouvement de libéralisation est mis à la trappe, que les emplois ne déguerpissent plus, qu'on parle d'en créer de nouveaux. Bref, que l'avenir à court terme soit moins sombre. Il l'est. C'est un fait.
C'est un fait aussi, que les hommes politiques "profitent" ou "subissent", souvent, de contextes qui ne leurs doivent rien.

Et, c'est le cas. La Chine visiblement flamboie moins, et de toutes façons, elle a clairement un gros problèmes. 75 % de son énergie vient du charbon, et ses mines sont en déclin accéléré.

Il fallait s'y attendre. Elles ont été dévorées en un clin d'oeil, avec le cliquant, le clinquant d'une ampoule de flash.

Il reste 30 ans de charbon, avec un déclin logique toutes les années. De plus déclin du charbon chinois + retour protectionniste US =  par exemple, un peu plus d'acier US. Et un peu moins de chinois.

Les aciéries US ne dédaigneront pas, et les 10 000 emplois crées, aussi. Est ce que ça règle le problème de long terme ?

Non. Mais d'un déclin rapide, on peut penser qu'on passe à un déclin lent. En somme qu'on fauche la croissance d'ici, pour le mettre là. Enfin, croissance, c'est vite dit.

Le jeu, est à somme nulle, parce qu'il n'y a pas de quantités d'énergies supplémentaires à attendre. On tire donc la couverture à soi. Les USA en auront plus, les chinois, moins, mais cela donne un sentiment de respiration aux yankees, alors qu'auparavant, leur sentiment d'oppression était réel. Qu'aillaient ils devenir le lendemain ? Ils ont un peu plus de moral.

Trouver un terrain d'entente avec la Chine ? N'importe quoi. La Chine est en train de voir son moteur charbonnier s'éteindre. Elle cale. Donc, logiquement, ce mouvement ne pouvait se continuer. Ce qui compte, c'est la disponibilité énergétique.

Oui, un président élu, même pas encore en exercice peut changer beaucoup de choses. S'il n'accepte pas le paramétrage antérieur, les chefs d'entreprise hésiteront, ou reculeront.

Il y a deux sortes de président. Ceux qui dominent le patronat. Ceux qui sont dominés par lui. Trump, visiblement, ne fait pas partie des dominés. Pour régler certaines situations, il lui suffit de décrocher le téléphone, de dire "hey, untel..."  de discuter quelques minutes avec lui, pour rendre la décision beaucoup moins aisée à prendre, ou la voir annulée.

Chez nous, les chefs d'entreprise ne le voient pas du tout comme ça. Le gouvernement, c'est ce truc qui leur dit toujours oui.

Pour le citoyen de base, c'est une différence énorme, et de moral, et de perspective d'avenir, de savoir qu'il n'aura pas un gouvernement autiste, et qu'il s'occupera de lui, au lieu de se gargariser du bon état de l'économie. Un bon état que tout le monde sait totalement fictif.

Nul étonnement, donc, que le néo-survivalisme ait provisoirement reculé. Un peu de rosée après la sécheresse a le même effet.
A long terme, des gouvernements plus réalistes économiquement parlant, et moins idéologisés, c'est pas mal.

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 15:14

" En tant qu'admirateur de la prouesse technique que constitue le métro parisien, j'ai failli me récrier : sans le métro, les embouteillages seraient tels que Paris ne pourrait pas fonctionner. Puis je me suis souvenu du bordel monstre pendant les grèves des employés du métro, en 1995, et je dois admettre qu'il y a du vrai dans ce que vous dites. Je me souviens que le premier jour de la grève, il m'a fallu cinq heures pour faire 20 km en voiture, depuis la banlieue.

L'agglomération parisienne est un dinosaure de onze millions d'habitants, qui commencerait à compter ses morts en cas de panne de courant généralisée qui durerait plus de deux trois jours. "

Et économiquement, le métro est une absurdité. Un tel investissement, pour atteindre une simple rentabilité de remboursement, doit fonctionner 24h/24 à débit constant. Qui connait l'industrie, sait que souvent les productions de nuit sont souvent plus importantes que celles de jours. Parce qu'on ne fabrique pas les mêmes choses. Où les productions nécessitent moins d'attention, ou on fait de plus grandes séries. Pour l'industrie moderne, même cette distinction saute. Elle produit jour et nuit, sans différence.

Je n'ai pas inventé cette appréciation. Je l'ai repris à Ivan Illitch, et à l'histoire. Les grandes dépenses d'équipements, un jour où l'autre, voient leurs effets se retourner. C'est surtout si on avait conservé un niveau constant de densité, que le métro aurait été gérable. Mais ce genre d'équipement crée des effets d'agrégations autour de lui, le plus notable étant la construction, et dans les demandes faites à S. Plazza, que voit on ? Une unité de temps-métro : je veux être à 5,10,15 mn du métro... A long terme, donc, le métro structure ce qu'il y a autour de lui. Constructions, habitations, réseaux, etc. Jusqu'à ce que cela deviennent ingérable.

Comme l'a dit le lecteur, au bout de 3 jours de rupture d'électricité, on comptera les morts, et on verra les débuts d'épidémies. On peut imaginer, dans le cas parisien, une inondation monstre.

Mais, très vite, on risque de voir autre chose : on ne mettra pas 5 heures pour faire 20 km en voiture. Il n'y aura très plus d'essence ou de gazole, et en tout cas, plus d'électricité pour faire marcher les pompes.

La valeur ajoutée de la région parisienne, c'est quoi ? Des administrations (privées ou publiques), donc, qui peuvent se situer n'importe où dans le pays, et des gestionnaires de l'infrastructure, physique, ou de la population. Qui peut, elle, être n'importe où.

Le libéralisme économique s'est introduit à la fin des années 1970, dans un bref été de la Saint Martin, en Grande Bretagne, et aux USA. Les deux étaient causés par des découvertes de gisements pétroliers. La Mer du Nord pour la Grande Bretagne, et l'Alaska pour les USA, qui leur redonnait un peu de mou dans leur conduite. Ils en ont profité non pour préparer un avenir, mais pour recréer une dette monstrueuse et faire une fête somptueuse.

De 500 Milliards de dollars au début de l'ère Reagan, la dette va avoisiner les 20 000, pour la dette publique seulement.
Mais comme un coup d'état raté, cela oblige à une réaction, une dette ingérable oblige à la banqueroute. Le tout; c'est de ne pas y aller contraint, mais franco. Il faut purger la CIA ? Indubitablement, c'est à la tronçonneuse qu'il faut le faire. Il faut mettre la dette aux poubelles de l'histoire ? Faisons le franco, aussi.

Rien n'obligeait les gouvernements Thatcher et Reagan, à une politique "unusual". Fillon, s'il est élu, avec 40 ans de retard, nous fera comprendre très vite, qu'une politique libérale, sans pétrole, c'est la catastrophe. Et qu'il n'y aura pas de croissance après.

Le problème, désormais, est dans le respect des codes. Les casser, c'est de la politique, et cela redonnera à celui-ci, ses lettres de noblesses.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 15:00

Cela va de Ségolène Royale voulant interdire "totalement", le diesel. Madame Royale ne parle pas de ce qu'elle veut faire des 20 à 35 % des carburants produits par les raffineries.

Parce que sur cette partie, incompressible, mystère. Si, avec on chauffait ???

Pour une autre, habituée aux gaffes et bévues en tous genres, grande bourgeoise New-yorkaise, connaissant tous ses codes, mais pas ceux du monde, même quand elle ne dit rien, fait des bêtises.
Ch Lagarde, a été condamnée et dispensée de peine.  Comme dit l'article, les communicants du FN n'ont absolument aucun travail à faire. Le système se charge de son auto-destruction.

Fillon, lui, est atone. A croire qu'il est convaincu d'avoir perdu la primaire. Ou qu'il est estomaqué du résultat. Le plus marrant,  sont ceux qui le combattaient naguère, qui jugeaient ses propositions impossibles, et qui, désormais, les défendent. Et lui qui fait disparaitre en catimini ses propositions pour la sécurité sociale.

La cruchitude, quand à elle, se porte bien. Merci pour elle.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 14:51

Certains pensent que le pétrole est inépuisable. Ou du moins en grande quantité. Si l'un est faux, l'autre est indubitablement juste. Mais là n'est pas la question.
Le problème du pétrole restant, c'est qu'il est cher, parce qu'il a un EROI (TRE : taux de retour énergétique), bas. très bas.

On pensait qu'il fallait simplement augmenter le prix, pour trouver sans cesse plus. C'est vrai, jusqu'à une certaine limite, qu'on peut penser se situer à 20 $ le baril.

Le prix "bas" actuel est à 50 $. Il peut monter raisonnablement jusqu'à 90-100 $.

Dans un cas, le producteur souffre, dans l'autre, le consommateur.

Mais l'élément névralgique, c'est le TRE. Aux origines, il était au rapport de 1 à 100. C'est à dire qu'on dépensait 1 baril pour en sortir 100. Et encore. Oncle Billy, quand il a foré le premier puits, avec sa pelle, sa pioche et son peu de matériel fabriqué grâce au renouvelable de l'époque, était sans doute dans un rapport de 0 à 100.

1973 a été une nouvelle norme. Celle ci serait un TRE de 1 rapportant 10.
Maintenant, ce TRE est il lui même le meilleur qu'on puisse obtenir, le plus mauvais étant 1 pour 3.

Et à ce tarif là, il n'y a qu'une utilisation qu'on puisse faire à long terme, c'est l'usage militaire, et encore, très mesuré. Pas celui qu'on connait actuellement.

Adolf réussit à produire jusqu'à 10 millions de tonnes de pétrole par les usines de carburant synthétique, qui pratiquaient l'hydrogénation de la houille. C'est peu. Très peu pour une économie contemporaine, cela consommait une montagne de houille, précisément de l'anthracite, qui n'est plus guère disponible aujourd'hui. La houille pour l'électricité, c'est du brun, beaucoup plus médiocre.

Bref, le rendement décroissant par excellence, qui fait qu'un jour, cette énergie devient obsolète. Je vous laisse découvrir le terreplatiste. Quantité infinie ??? L'idiotie même. la terre n'est faite que de pétrole ?

D'autant, que, dans le même temps, un autre TRE, lui, s'envole, exactement pour la même raison que toujours, le progrès technique. Le TRE du solaire bat celui du pétrole désormais. 1 pour 7, dans le pire des cas, battant toutes les énergies, 1 pour 14 dans le meilleur, même avec 10 % perdus dans le stockage, ça ne remet pas en cause la donne principale. Elle écrase les autres. Tout le reste n'est que combat d'arrière garde. Ou de mauvaise foi. Prendre des données de 1998, ou de 2008, par exemple.

Les rendements décroissants, et l'impasse civilisationnelle se manifeste dans d'autres signes. New York vient de construire 3 nouvelles stations de métro. Il aura fallu 90 ans, il y aura 220 000 passagers chaque jour, et il faut en attendre : aucune amélioration.  C'est pour aller loin dans une ville congestionnée. Mais ce n'est pas poser le problème de la bonne manière ; c'est parce qu'il y a le métro que la ville est congestionnée. C'est une des causes du problème, pas sa solution.

Ce qui n'empêche pas Paris de vouloir doubler le sien. On veut ajouter l'ingérabilité  à l'ingérabilité, la complexité à la complexité. Il arrive un moment où le système trop complexe ne fonctionne plus.
Dans le cas des grandes villes, le problèmes de l'eau va devenir... insoluble. Eaux usées et eau potable. Il sera très amusant à Paris de vouloir traiter la pollution de 250 000 foyers supplémentaires.

A Flint, la crise de l'eau n'en finit pas. Et pour cause, elle ne peut pas finir, sans la destruction pure et simple de la ville. La population est prise entre abandon et empoisonnement, de la part d'une bande de copains-coquins, que le conflit d'intérêt n'effrayait guère. On ne veut ni indemniser les victimes, ni réparer les dégâts, la solution la plus simple, c'est le déplacement de population, et la destruction de la ville. Cela, visiblement, on le voudrait bien, il reste que personne ne veut l'avouer, ni le payer.

Ce genre de crises finira par toucher les villes centres, comme elles ont touchées la Rust belt et la partie jadis unioniste (La Nouvelle Angleterre, et le nord du fleuve Kentucky, perdent leurs habitants, à mon avis, surtout les zones urbaines où règnent l'insécurité et le mélange racial.

Bizarrement, ce sont les endroits les moins peuplés qui gagnent encore, et l'ouest, ainsi que le sud. La Virginie occidentale, pleure ses habitants et son charbon, le Wyoming aussi, l'Alabama, paie ses problèmes récurrents.

Rien d'étonnant à ce que Trump ait percé dans le nord, la perte de population indique une sévère crise.

La population des USA augmente, mais moins, l'immigration baisse, preuve aussi que le pays n'est plus aussi attirant. Il faut être un gauchiste idiot et sans imagination pour rêver un transfert éternel de population.

Pétrole, villes, états, se développent, jusqu'au jour où ils ne se développent plus. Il y a bien longtemps qu'ils ont dépassé leur optimum, et les politiques publiques qui veulent encore les accroître, sont idiotes. Elles ne préservent pas de l'effondrement, elles l'accélèrent. DSK disait qu'il fallait plus d'immigration pour qu'il y ait plus de croissance. c'était complétement idiot. Mais venant de sa part, tellement normal.

Un système qui ne sait pas brider son appétit, pour ménager sa survie, ne mérite pas de survivre.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 14:33

Une époque s'achève. Globalement, la grande distribution s'avère non rentable. Auchan pèse de moins en moins dans l'empire Mulliez, et sa rentabilité frise le ridicule. 25 millions d'euros, en baisse de 50 %.

Oui, mais, comme on vous dit, ça va mieux ailleurs, en Chine et en Russie. Ah bon ? Moi je croyais que la country où tout baignait, c'était les stats ?

"Plus dynamiques et plus rentables, Adeo (Leroy-Merlin), Décathlon ou HTM (Boulanger) grignotent chaque jour un peu plus la contribution relative du géant de l’hypermarché à la fortune du clan roubaisien".

Cette note est significative de la décadence de l'économie. Et une constante. Ce qui a fait la richesse d'une génération, sera la difficulté de la suivante, et la très grande pauvreté encore de troisième. A quand le retour de l'épicier de village ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:30

"FNTR Rhône-Isère : "Les entreprises ont besoin de lisibilité, de stabilité et de confiance"" Rien que ça ? Ce genre de denrées est en rupture de stocks en ce moment, où du moins, en rupture de stock d'optimisme.

La lisibilité, c'est que tout va de plus en plus mal.

La stabilité, c'est dans le rythme du déclin,

et la confiance, c'est que moins bien qu'hier, et mieux que demain. D'autres questions ? Bien sûr, cela peut s'accélérer.

Comme je l'ai dit, l'activité transport, c'est largement ou du caritatif, quelque soit la sorte de transport, un secteur qui vit dans un endettement chronique, de plus en plus important, parce que dans aucune de ses composantes, il ne dégage la moindre rentabilité.

Il est très marrant de voir que tous les responsables n'ont en rien compris l'époque actuelle.

A côté de cela, on voit les chantres et les profiteurs de la "société ouverte", se préparer leurs bunkers.

Tout cela relève de la psychiatrie.

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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre Economie
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:12

Chez Casino. Normal, vous me direz, Las Vegas, c'est en plein désert, il y a plus d'eau... Non, c'est pas de ce Casino là, que je vous parle, c'est du grand distributeur.
Encore un signe éclatant de grande santé et robustesse de l'activité, du chiffre d'affaire et des profits, 282 magasins, sur 10 500 vont être fermés.

" Les hypermarchés Géant, actuellement la seule enseigne non-rentable du groupe en France, devraient pour leur part revenir dans le vert en 2017 ". On peut rajouter dans l'air du temps : les seuls qui sont rentables sont ceux qui ont truffés leurs parkings et leurs toitures de panneaux solaires, à tel point que je me demande si certaines communes ne sont pas devenus 100 % renouvelables...

Bon je résume le phénomène : les seuls aéroports rentables le sont à cause de leurs parkings. Les seuls grandes surfaces rentables aussi. Logiquement, les aéroports devraient supprimer ce truc inutile, le trafic aérien, virer tout le monde, et se couvrir de panneaux solaires. génial le mécanisme, non ?

De même, l'hypermarché devrait supprimer le machin appeler "vente", détruire le bâtiment -moche-, et le remplacer par des panneaux solaires. On peut même, d'ailleurs, supprimer le goudron, et faire paitre les moutons dessous. Encore plus génial, non ?

Caricatural ? Même pas. C'est la réduction au "coeur de métier", ou "coeur de rentabilité", qui a tant fait courir les grands capitaines d'industries.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie Energie
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