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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 14:49

C'est visiblement la fin des haricots au Mexique, cette fois, c'est le site zerohedge qui l'annonce. Bon, personnellement, j'avais une affection particulière pour le gisement géant Cantarell qui s'effondre depuis 2005. Et qui m'avait donné le sujet de nombreux articles.

La première baisse de production de Cantarell avait été notable : moins 600 000 barils en une année.

La production nationale est  depuis, surtout soutenue par l'ensemble Ku Maloob Zaap, qui n'a pas l'importance de Cantarell. Seul le pétrole offshore est désormais significatif au Mexique.
Mais il est clair que globalement, celui-ci vit un pic pétrolier et gazier, en même temps qu'il subit un signe évident de stress : la baisse de la consommation interne.

Le levier actionné, l'augmentation des prix internes, a prouvé son effet.

En même temps, on peut constater aussi un pic des exportations. Pour la gaz, la production interne est insuffisante.

La crise du continent américain, dans sa globalité, atteint son maximum, sauf que la propagande cache l'état d'effondrement des USA.

Les personnes "not in labour force", c'est à dire qui ne foutent rien, sans être au chômage, mais en étant en âge de travailler, atteint en février 2017, le nombre de 94 190 000 personnes, selon le repaire de communistes constitué par la réserve fédéral de Saint Louis.

D'ailleurs, la meilleure preuve que les USA sont devenus un problème, c'est que les mexicains, visiblement, ne se bousculent pas pour aller aux USA. Le flux migratoire a chuté de près de 90 %. Les seuls que le mur de Trump avec le Mexique que ça va emm... ieler, ce sont les cartels, pour le passage de la drogue.

Le mur prôné par Trump avait déjà été en partie construit par les administrations précédentes, et, seule une petite partie n'était pas réalisée, des crédits votés n'avaient d'ailleurs pas été consommés.

D'ailleurs, visiblement, les mexicains sont plus nombreux à rentrer au Mexique qu'à aller aux USA. Se faire gauler par l'immigration et expulser, peut d'ailleurs être un bon deal. Plutôt que de payer pour le retour.

J'avais donc écrit un article sur l'exode urbain aux USA. Un internaute avait écrit ceci : " A mon humble avis on assiste a un apartheid de facto aux USA. La plupart des ''fuyards'' sont blancs de classe moyenne-aisée au minimum et foutent le camp des villes-paradis multikulti où le crime et le désastreux états des infrastructures US font qu'au moindre pépin logistique, catastrophe naturelle, etc...c'est Mad Max en live.
Les Etats qui les reçoivent sont souvent très généreux en terme de droit aux armes (Texas) et donc pour la prochaine Civil War cela va être vite plié.
Les bandes du South Side de Chicago ont beaucoup d'armes légères, mais pas de réserve de munitions (j'ai un ami aux USA avec 200 kilos de balles de .22 LR et 5.56 OTAN) et ne savent rien de la campagne ou de comment vivre sans les Walmart...
"

Un autre de mes contacts (un sioux), lui, me disait qu'il achetait les munitions par palettes au superprimou géant du coin, quand il y avait des soldes, à des prix à faire pâlir les européens...

Donc, 200 kilos de cartouches, ne me semble pas forcément de "gros" stocks. Surtout avec la cadence de tir des armes automatiques ou semi automatiques.

Pour la tenue générale, je citerais une autre intervention :

"Là aussi de la perte massive

Déjà actuellement et bien
pire prochainement,

Là ce n'est que le début du commencement de la fin,

c'est plié,

Là c'est juste pour gagner du temps,

Là c'est cyclique et chaque fois c'est un gros crash."

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:45

Dans le domaine de l'énergie.
D'abord, l'allemand E.On, vient d'annoncer 16 milliards d'euros de pertes, loge toutes ses activités pourries dans une structure ad-hoc, qui déposera le bilan, laissant fossiles et nucléaire à la charge du contribuable allemand.

Immoral, mais légal.

En 3 ans, 25.5 milliards de pertes cumulées. Cela commence en 2014, avec 3.1 milliards, en 2015, 6.4 milliards, en 2016, 16 milliards.

16 milliards avec un chiffre d'affaire de 38... Cherchez l'erreur. La dette a légèrement reculé à 20 milliards (au lieu de 26.3 milliards).

Engie, (ex GDF), va sortir de sa société conjointe avec Toshiba, et refile NuGen à Toshiba, qui cherche à s'en débarrasser. Les 3 centrales nucléaires que devaient construire Westinghouse (en faillite, filiale de Toshiba), en Angleterre ont donc du plomb dans l'aile.

Toshiba, d'ailleurs, est en plein marasme, plombé par le nucléaire. Il est quand même risible de voir un conglomérat, qui s'est révélé incapable, il y a 11 ans, de créer une structure comptable qui lui permette de ne pas être entrainé par la chute de la filiale nucléaire.
Il est clair aussi, que l'industrie nucléaire, est, dans la totalité du monde, entrainée dans une spirale de la mort.

L'industrie de l'électricité est aussi en crise. Aux USA, 250 centrales thermiques au charbon ont été fermées, rien d'étonnant, elles étaient vieilles, peu compétitives et peu rentables. Le problème de pollution n'est que le dernier argument de leurs fermetures. Elles dataient, pour les plus anciennes des années 1940, la plupart étaient des années 1950, quelques unes plus récentes, mais le plus simple, industriellement parlant, dans leur cas, c'était la fermeture.

Dans le monde, les centrales thermiques au charbon sont -encore- sur leur lancée (il faut 10 ans pour construire une centrale thermique), leur construction a diminué de 62 %, et les permis de construire, en Chine, de 85 %.

L'élection de Donald Trump, changera peu à la crise charbonnière aux USA, on est certainement arrivé à un plateau, les centrales thermiques au charbon qui restent ont plus de mordant, mais il en sera crédité, et surtout, il arrête d'exciter les mineurs avec un argument bidon, "c'est pour des raisons de pollutions".

Non, les centrales au charbon n'ont pas été arrêtées pour des raisons de pollutions, mais des raisons économiques tout à fait classiques : en régime capitaliste, tout ce qui a été investi, doit être, un jour, désinvesti, la consommation baisse, le gaz est plus compétitif, le renouvelable arrive à maturité. Et Elon Musk est là.

Au Canada, c'est pas la joie dans les gisements de sables bitumineux. Trop chers, les majors se désengagent fortement.
Si aux USA, l'euphorie règne dans le pétrole de schiste, notamment dans le gisement permien, on tombe sur un os, c'est la flambée du prix du sable, utilisé pour maintenir les puits ouverts par la fracturation hydraulique.

Mais il est savoureux qu'on se bat pour produire un pétrole que les raffineries US ne savent pas traiter. Ou alors, il faudrait de lourds investissements pour qu'ils le soient.
Côté recherche pétrolière, l'investissement n'est toujours pas remonté. Donc, la chute de production est toujours inéluctable, d'autant que pour la majorité des pays producteurs, la crise sociale que la baisse des prix entraine est sévère. La seule différence étant dans les réserves financières que ces pays avaient accumulés, ou pas. Certains n'ont déjà plus rien, les autres encore de quoi tenir quelques temps.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:15

C'est bizarre, désormais, comme c'est la "oil belt", qui attire la population, quand, bizarrement, les grandes villes démocrates les perdent.

Rurbanisation encore ? Même pas. Fuite. Fuite pure et simple, dans des endroits où les logements sont inabordables, les villes complétement congestionnées, l'insécurité; proverbiale, et l'élection de Trump a été une simple accentuation du phénomène de l'élection de 2012.

Donc, la crise américaine est, jusqu'à la caricature et jusqu'à la moelle, une crise de l'énergie, pendant que les infrastructures ne cessent de dégringoler. Les votes se font avec les pieds, mais on voit dans ce pays, désormais, une crise monstrueuse du libre échange. En effet, les villes en déclins, sont des PORTS. Une grande première, parce que le libre échange, selon Fernand Braudel, aspire l'activité vers les ports. Et là, visiblement, ils sont devenus répulsifs.

Mécaniquement, le libre échange est donc condamné, comme décrit par la crise d'une multitude de ports, dont certains ne survivent que par les trafics illicites, avec une mortalité violente démentielle.

Là aussi se vérifie la portée réelle de l'élection de 2016. Le cinéma US, d'ailleurs est souvent porteur, par message codé, des peurs, des incertitudes et des angoisses américaines. Ici, on est en plein dans "the Walking dead".

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 17:43

Décidément, certains, même sans cabinets noirs, s'enterrent tous seuls.
Fillon "n'arrive pas" à mettre de l'argent de côté.

Comme je le disais, lui et ses compères devraient être mis sous tutelle, et suivre des cours de vie sociale et familiale, avec des travailleurs sociaux, qui seraient chargés de leur dire comment équilibrer un budget.

Je l'ai toujours dit l'affaire Penelope, c'est simplement un train de vie personnel, incompatible avec ses revenus. Et qui explique pourquoi, malgré des revenus coquets, il n'a pas un rond d'économie.

Et c'est ce genre de mecs qui voudraient nous faire une cure d'austérité sans précédent ???

Le plus intéressant, n'est pas l'affaire, ou les affaires. C'est l'histoire d'un type sans aucun intérêt, dont on se demande comment il a fait pour se retrouver où il est, et dont on se souvient qu'il fut un grand sabreur de retraites.

Le plus intéressant, dans "le Figaro", c'est le thermomètre. Le nombre de réactions, la plupart défavorable, dans ce qui fut un fief de droite (plus de 3000 !)

La différence essentielle avec Donald, c'est que celui-ci a été capable de faire plusieurs fois fortune, devenir milliardaire, et avoir l'élégance aussi, de mépriser quelque part l'argent. Et qui a quelque part, réalisé que ce n'était qu'un moyen.

Ce qui fait l'originalité de Donald, c'est qu'il a dépensé beaucoup de son argent pour être élu, mais en plus, il est, contrairement aux peigne-culs qui ont été les hommes politiques des 40 dernières années, il est largement pas achetable. Le système pouvait amplement se payer un président US pour quelques dizaines ou quelques centaines de millions de $, mettre sur la table ce qui pourrait acheter et intéresser un homme plusieurs fois milliardaire les dépasse.

Mais, on peut penser que le couple pourrait largement fonder une nouvelle famille de clown, les "fillion's", mais au comique tout à fait involontaire, et relevant du clown triste. D'ailleurs, la ressemblance avec Droopy est quand même frappante.

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 10:15

Westinghouse est pieusement décédée après 131 d'existence, et après avoir mis ses doigts là où il ne fallait surtout pas, le nucléaire.

" Votre énergie nucléaire, notre parc de centrales repose sur des brevets d’une entreprise en faillite (Westinghouse), exploités par une autre entreprise en faillite (Areva), pour le compte d’un énergéticien (EDF) qui n’a pas provisionné la « queue d’un rond » nécessaire à la réparation de nos centrales et encore moins au démantèlement des anciennes qu’il faudra remplacer par des nouvelles que nous sommes incapables techniquement de construire puisque plus personne ne sait le faire ! "

A mon avis Sannat est gonflé de dire qu'EDF n'est pas en faillite.

Les nations anciennement industrialisées n'ont plus le savoir faire adéquat. La salarié devenu pizzaïolo, pour faire la plomberie, l'électricité ou quoique ce soit d'autre, c'est moyen...

Dire que seule la Chine a le niveau d'une puissance industrielle est exagéré. Ils ne l'ont pas encore, parce que là aussi, ce sont les générations de main d'oeuvre qualifiée qui font l'écosystème.

S'il y a un pays qui a conservé une puissance industrielle et un savoir faire, c'est la Russie. Le complexe militaro industriel russe a été remanié, et a vu une notion faire son apparition,  celle d'efficacité.

En d'autres temps, quand on avait une industrie, on savait ce que le terme de "mise au point", voulait dire... Et qu'il y avait un gouffre entre le plan, et la mise au point. N'est ce pas, madame Lauverg... ?

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 08:57

C'est le grand écart, avec déchirements des adducteurs, entre les USA et l'Europe. Au niveau de la "politique" de grands travaux.

Enfin, grands et petits travaux. Si les autorités locales ont tendance ici en Europe, à artificialiser encore plus, aux USA, c'est la destruction qui fonctionne bien. Qu'on laisse tomber en ruine, cas le plus fréquent, ou qu'on détruise délibérément.

Les routes ne sont plus goudronnées, ou mieux dégoudronnées, y compris à l'intérieur des villes. Les habitants rebouchent les ornières après les orages. Ou vivent avec. Réinvention de la corvée. Même pas besoin de la décréter officiellement. Quand à l'esclavage, il se porte bien dans les prisons, où les détenus travaillent pour 11 cents de l'heure.

Les américains fuient les grandes villes, en état de pré-apocalypse. Le commerce de détail s'effondre, et les riches rêvent de bunkers.

En Europe, on est encore dans la fumerie d'opium, côté des gouvernants. Même locaux. Le baron local, il bétonne, parce qu'un baron local, ça doit bétonner, même sans fin ni but. " Les hypothèses de croissance démographique ou économique sont souvent optimistes, voire manifestement surestimées. Dans certains secteurs, elles sont en décalage sensible, et parfois opposé, avec les tendances observées depuis plusieurs années. "

Je rappellerais l'appréciation sur le saker francophone :

Excellent article d'Ugo. On peut toujours ergoter sur l'EROEI 
réel du PV (Photo Voltaïque) et sa dépendance au système issu
de l'or noir, mais ça ne change pas le sens de son texte. Là où
Ugo ne s'aventure pas, mais en a-t-il conscience, c'est que
cette croissance est la condition sine qua non du maintien de
la structure du pouvoir actuel. Si la croissance s'arrête,
le besoin ou la possibilité matérielle de complexité 
croissante aussi et, avec, les acteurs de ce système. Il n'y a 
pas 36 solutions pour eux. Soit cette oligarchie s'évapore avec
son argent, soit on revient au modèle de domination précédent, 
la force. Cette fausse démocratie que l'on nous vend, avec 
son barnum électif, sert à maintenir notre consentement à 
notre aliénation en échange du confort de la vie moderne, au
moins en Occident. Si l'élite n'arrive plus à tenir sa part 
non écrite du contrat, elle va devoir disparaître ou 
retourner l'État contre nous en pleine lumière, avec les 
menus inconvénients qui vont avec. Il est donc possible que 
ce cycle d'élections 2016/2017 soit le dernier.

L'idée d'Ugo et de ses copains serait de remplacer les
énergies fossiles par des énergies renouvelables. Quel est
l'impact sur la structure du pouvoir? Ça dépend du facteur 
de décentralisation de cette énergie. Si individuellement ou 
par quartier, on peut se passer de l’État, on peut aussi se 
passer de son pouvoir. Il doit donc garder le contrôle du réseau 
ou se le réserver, et c'est sans doute aussi l'enjeu de
la transition énergétique. On comprend mieux pourquoi EDF ne 
jure que par la réinjection dans le réseau au lieu de 
promouvoir l'auto-consommation, qui pose il est vrai des
problèmes bien réels.

Enfin "comparer ce qui est comparable": là encore, il a raison
dans l'absolu. On voit bien que sans le pipeline Keystone
pour sortir le pétrole canadien de sa zone de production vers 
les consommateurs, la production perd de son sens. Il faut
donc compter ce pipeline dans l'EROEI global de ce pétrole. On 
voit bien actuellement que cela pose des problèmes de 
rentabilité. Les énergies renouvelables posent le même 
problème, car il faut construire des routes spéciales pour 
les pylônes sur les crêtes, des nouvelles mines pour extraire 
les terres rares pour les panneaux photovoltaïques. Cela 
fait partie de l'EROEI global et il va bien falloir tout compter 
si on veut ne pas se tromper.

Après, on rentre dans une logique d'affrontements, pure et dure avec l'élite, et ses pom-pom girls antifa et droits en tous genres.

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 19:26

Il faut le rappeler souvent, et encore et encore, la situation énergétique des USA est la clef de tout.


Comme dit Jancovici, le plus fort, le caïd, à l'heure actuelle, c'est celui qui dispose du plus d'énergie. C'était les USA. Mais cela n'est plus.
Tout d'abord, partons de la situation des raffineries US.
Le nombre et la capacité des raffineries de pétrole US est inchangé depuis 1973, sauf à la marge, dans quelques raffineries, sans que cela change la donnée de base.
Ils disposent de capacités de raffinages égales à 15 - 16 millions de barils jour, suivant les disponibilités.

Jusqu'à la crise de 2007-2008, la production locale était absolument insuffisante (5 millions de barils), les importations de brut couvraient le reste (10 millions de barils), et cela était encore insuffisant. 4 millions de barils de produits raffinés étaient importés.

Avec la crise, on a noté d'abord, l'effondrement de la demande. Désormais, avec la même capacité de raffinage, les USA sont exportateurs nets de produits raffinés (2-2.5 millions de barils). les américains ont des voitures moins voraces, la consommation moyenne à baissé de 11.5 litres à 9.5, pour stagner à ce niveau, le nombre de voitures pour mille habitants stagne ou baisse, et le nombre de kilomètres parcourus s'effondre. Le merveilleux lotissement perdu au milieu de nulle part n'est plus en vogue. Le vieillissement de la population a aussi fait perdre le permis à pas mal de personnes âgées. Les compagnies aériennes délaissent les lignes les moins rentables.

Et puis, il est de notoriété que les ralentissements/effondrements économiques locaux ont entrainés une baisse significative du fret routier.

La production, quand à elle a augmenté. Les USA possèdent une industrie unique au monde, celle du forage, appuyée sur des libéralités importantes du trésor. Les propriétaires de puits de pétrole bénéficient de primes au forage, et de primes aux puits marginaux (qui sont l'écrasante majorité). En 2005, la production (5 millions de barils) était assurée par 500 000 forages. Ce qui donne une production minime de 10 barils en moyenne par jour et par forage. Sur ces 500 000 puits, 480 000 étaient des puits marginaux (moins de 15 barils de production journalière), subventionnés à hauteur de 9 $/jour. Les indépendants recevaient en moyenne 100 000 $ par an, pour exploiter 33 puits.

Comme ces puits sont amortis depuis très longtemps, ces subventions sont très alléchantes, et le coût d'exploitation est minime. C'est une situation unique au monde. A cela est venu s'ajouter la production de pétrole de condensats (issus de gaz naturel) et de pétrole de schiste. Il y a eu une véritable frénésie de forage. Plus de 700 000, au total, venu s'ajouter au 7 000 puits qu'on creusait annuellement, pour pallier les puits classiques qui s'asséchaient.

La production de pétrole est remontée, de 5 millions de barils /jour, à 9 millions. Mais cette production, elle même, pose des problèmes. Le pétrole de condensats, notamment, est problématique pour les raffineries US, qui fonctionnent au maximum de leurs capacités, et qui sont donc hors d'état de subir les transformations pour traités ces bruts... Beaucoup plus légers. Logiquement, donc, l'exportation de pétrole brut a été autorisé, simplement parce qu'on ne savait pas quoi en faire.

Le gaz naturel, issu de la fracturation hydraulique, s'est retrouvé problématique. La consommation du gaz se fait sur trois secteurs : le chauffage, l'industrie, et les centrales thermiques. Le chauffage et l'industrie ont des consommations peu élastiques. Les centrales thermiques au gaz, elles, étaient sous employées, faute de gaz.  Construites en nombre dans la décennie 1990, elles avaient aussi l'avantage d'être compétitives et modernes, avec une très bonne productivité. Comme le gaz est peu stockable, et qu'il n'y a pas de marché mondial du gaz (la seule manière rentable de l'exporter est le gazoduc), les producteurs l'ont bradé.

La consommation électrique se réduisant, naturellement, les opérateurs du secteur de l'électricité ont arrêtées des centrales thermiques au charbon. Le charbon se stocke facilement, le mettre en tas est facile. Les producteurs d'électricité ont fait massivement des stocks, mais ils ont aussi arrêtés et déclassés beaucoup de centrales thermiques au charbon, anciennes, peu productives, et polluantes, datant quelques unes des années 1940 et surtout des années 1950. Le charbon, lui, voyait sa production (le milliard de tonnes), se concentrer massivement sur cette production d'électricité (800 millions), l'exportation (100 millions) et l'industrie (100 millions) faisant le reste.

Logiquement, la production s'est effondrée, de 300 millions de tonnes, entrainant l'effondrement du fret ferroviaire, et l'arrêt de certaines régions, voir d'états comme la Virginie occidentale.

Cette crise du charbon a été déterminante dans l'élection de Trump, avec les divagations démocrates sur le climat. Il est clair que cette évolution était une lame de fond, qui ne devait pas grand chose aux politiques, mais dont ils voulaient se parer. Déclasser les centrales thermiques au charbon était une mesure technique adéquate. Dans le capitalisme, on doit toujours, un jour, désinvestir ce que l'on a investi.

Le nucléaire. Aux USA, il est en grande souffrance. Les centrales nucléaires s'arrêtent les unes après les autres, pour une simple raison : la non rentabilité.

A cela, comme je l'ai dit souvent, l'EROIE (TRE en Français), ou taux de retour énergétique est très bas aux USA. Le TRE est le nombre de barils obtenus en investissant un baril. A l'origine, on peut dire qu'il était de 100 pour 1.

En 1973, il était de 23 à 30 pour 1.

Aujourd'hui, suivant les pays il varie entre 8 pour 1 et 20 pour 1 pour les pays les mieux dotés. Et l'infrastructure de nos pays sont bâties pour des TRE de 30 pour 1...

La raison pour laquelle D. Trump a été élue est la suivante : les comtés en état de grand stress énergétique ont voté Trump, les villes portuaires alimentées par les navires qui ne subissent pas -encore- le stress énergétique ont voté démocrate. Ils croient encore en la "mondialisation heureuse", qui était aussi celle du pétrole abondant et bon marché. Vous rajoutez un peu de vote ethnique, et des machines à voter trafiquées (grande spécialité du parti démocrate, surtout à NY, Baltimore, Detroit et Chicago).

Le premier signe de stress énergétique aux USA  a été visible dans la débandade vietnamienne, et la décision de non convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971. Celle-ci était concomitante au "pic pétrolier" des USA (48 états), qui date justement de 1971. Les fariboles de Reagan, ont été possibles simplement parce que de grands gisements ont été mis en service et exploités aux USA (Alaska), ou dans les états satellites (Mexique et son gisement Cantarell), et l'Alberta Canadien.
Comme d'ailleurs, Margaret Thatcher n'a été qu'une nuisance durable du pétrole de la mer du nord. 140 millions de tonnes, et la moitié en gaz, ça paie toutes les stupidités d'une femme au caractère acariâtre et obstinée, sans doute les premiers signes de la maladie d'Alzheimer, mais qu'on avait pris pour de la détermination.

Trump essaie de faire revivre ce schéma, mais sans doute, échouera t'il. Il agit simplement comme une personne de sa génération, mais est sans doute, un des seuls dirigeants occidentaux à avoir compris que le problème était énergétique.
Dans sa plasticité, la société US, même républicaine, choisie aussi largement l'option du renouvelable. Il ne faut pas oublier, comme je l'ai souvent dit, que le parti républicain a souvent été anti-capitaliste, et que le symbole des grandes compagnies, ce sont les compagnies pétrolières.

"L'idée d'Ugo et de ses copains serait de remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Quel est l'impact sur la structure du pouvoir ? Ça dépend du facteur de décentralisation de cette énergie. Si individuellement ou par quartier, on peut se passer de l’État, on peut aussi se passer de son pouvoir."

L'élection de Donald Trump n'est qu'une étape. La durabilité d'un pouvoir s'établira sur la durabilité et sa détermination à apporter des solutions énergétiques, dans un monde où les énergies de ces deux derniers siècles se raréfient et s'épuisent.

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 07:11

Aux USA. Mais les illettrés-i-chiffrés qui délivrent ce message n'ont visiblement, pas de cerveau, mais du mou de chat entre les deux oreilles.

On aurait dit en 1969 que la dette -considérable- de cette époque, 200 milliards de $, serait multiplié par 100, 47 ans plus tard, personne ne l'aurait cru.

Si on leur avait annoncé un triplement, à 600 milliards de $, en 1999, ils auraient trouvé que c'était beaucoup.

Mais, à quoi bon s'en faire, tant qu'on dispose, au pire, d'une imprimante ??? Déjà que le papier monnaie vert, est tellement abondamment copié, que la plupart de ceux qui circulent sont faux. Au moins dans le 1/3 monde, et que même s'ils le savent, ils s'en tamponnent.

C'est le genre de non-nouvelle qui n'intéresse personne. Prenez n'importe quel pays en coquetterie avec les USA, ils feront comme les nazis : ils imprimeront du $ tant qu'ils pourront, et cela passera dans le circuit monétaire sans problème. Il est d'ailleurs curieux de voir des $ des années 1950 circuler en masse, presque neufs, parce qu'à la portée, simplement, de n'importe quel imprimerie bien équipée, dans des pays qui préfèrent eux-mêmes, faire imprimer leurs propres billets à l'extérieur.

Mais, sans doute, on ira pas jusque là. Imagine t'on medicaid ou medicare dériver pendant 30 ans encore ? Des guerres à n'en plus finir ? Simplement, le ressort interne est cassé, comme le prouve la carte des votes US. Pour faire plaisir à un lecteur, je la remets...

C'est bien d'une fin de règne dont il s'agit. Les électeurs ont placé Trump à la Maison Blanche, mais le pouvoir se disloque gravement.

Beaucoup de villes démocrates pensent à la sécession, même seule, sans penser, ces pauvres idiots, qu'on ne se nourrit, ni ne s'abreuve, ni ne s'éclaire, ni ne roule de droits LGBT-migrants-droitsdel'homme.

Au contraire, une grande ville sans eau, c'est une grande ville qui va subir une épidémie sans précédent. Mais beaucoup de citoyens et d'électeurs, désormais, votent avec les pieds.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 12:21

Il parait qu'il faut faire barrage au FN, même au premier tour. Au FN, sans doute, goûte t'on la démarche qui ne peut qu'à terme, l'amener au pouvoir, en 2017, 2022, ou entre les deux.

On vient de qualifier cette gauche de "gauche castor", et pour ce qui est de manipuler la boue ou la merde, elle s'y connait. La gauche en question, n'attend que de fusionner avec la droite, en marche vers la sauvegarde du pouvoir et le statu quo éternel, pour une bande de branquignol qui ne sait rien faire de ses dix doigts. Sauf se les fourrer dans un endroit que ma maman m'a défendu de vous citer précisément.

Snyder lui, (mais d'autres aussi), parle de famine, pendant que les chaines de grands magasins US tirent le rideau, faute de clients. Il est clair qu'ici et là, les besoins existent, mais les mécanismes économiques pour les satisfaire n'existent plus. On préfère aussi attendre les derniers bienfaits de la société pétrolière, plutôt que de bâtir autre chose.

Au Venezuela, on parle effectivement de cannibalisme. Au moins sur le point théorique. Les élites son navrées, finalement, que ce ne soient pas elles qui aient organisé la famine. C'est tout ce qu'elles regrettent. Il est bizarre, d'ailleurs, de constater que le Nigeria, victime d'une situation tout aussi catastrophique que le Venezuela, comme le Mexique d'ailleurs, ne soient absolument pas blâmés pour leur mauvaise politique économique.

Les américains, eux, fuient les grandes villes où l'on s'entretuent, et les élites et les riches vivent sur une lubie. Qu'ils seront épargnés. Ce sont les forces de sécurité qui le seront. Parce que, finalement, en dernier lieu, celui qui s'en tire, c'est le plus fort, et elles se protégeront, en priorité, elles, leurs familles, mais risquent fort de regarder faire quand les zombies bouloteront les élites.

Zombies, qu'est ce qu'un zombie ? Une image. Celle de l'affamé; qui cherche un peu de nourriture, et qui va mourir. Le zombie cannibale est une image, simplement. Le zombie, lui, se contente de cannibaliser les ressources indispensables à la survie des autres, sans se sauver lui même. Et se multiplie ainsi, créant les autres zombies.

Le zombie apocalypse est contenu dans le rapport meadows. De toute évidence, ceux qui sont destinés à devenir les zombies les premiers, n'apprécient peut être pas leur destinée promise. Et le font savoir à ceux qui sont arcboutés sur leurs privilèges, et n'entendent pas y renoncer. Bien entendu, dans toutes les famines, les cas de cannibalismes vrais sont bien réels.

Petit rappel :

Mais on peut remarquer que les zombies qui s'entretuent dans les ghettos, ont l'air de bien aimer le système.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 08:37

Quand on est dans une délégation de service public, ou de "PPP" (partenariat public privé), qui consiste à essorer les finances publiques, au profit du dividende du trimestre prochain, ou en cas de vision lointaine, celui du trimestre d'après.

Les aéroports ou les prisons privées gagnent du terrain. C'est le même principe.

D'ailleurs, certains, pour empocher la galette n'auront même plus besoin de faire le travail. "Paris Plages sanctionne Lafarge à cause du "mur" Trump avec le Mexique". Ils n'auront même pas un camion à envoyer, seulement l'avocat.

Ailleurs, on fait tout pour paralyser les éoliennes. Il faut dire qu'en certains endroits (- 7 habitants au km2), risquer d'avoir des recettes fiscales supplémentaires, c'est trop horrible.

Des fois qu'on risquerait de mourir d'embonpoint.

Je suis quand même sidéré par le nombre de paumés complets, qui ne savent même pas dans quel monde on vit.

On vous blablate sur la mondialisation "inévitable", et "irréversible", alors que la productivité pétrolière ne cesse de grimper, et que le prix du gazole est à plus de 1.20 euro le litre.

Le taux de retour énergétique du pétrole, qu'on pouvait considérer comme 100/1 à l'origine est tombé en 1973 à 23/1, et il avoisine les 8/1 aujourd'hui, et les 4/1 aux USA.

Pour le MEDEF, la seule politique "acceptable", est de "Continuer la baisse du coût du travail".

Là aussi, la vision est au trimestre prochain, ou à celui d'après, le salaire étant le salaire net, les cotisations sociales, les retraites, et les indemnités chômages.

En Bref, on continue tout droit vers le chemin de l'explosion sociale.

Pour hommes politiques et dirigeants économiques, le seul chemin acceptable est celui de la gamelle, de mieux en mieux remplie, et comme le gâteau n'augmente plus, il faut piquer celui des pauvres.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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