Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 16:35

Pendant que des patrons suisses piquent un caca nerveux, à propos de leurs joujoux nucléaires, tout en traficotant (beaucoup) et en produisant (peu), le nucléaire français pollue les esprits et notamment celui d'H16.

Sans nucléaire, le seul hydraulique est capable d'assurer le niveau de consommation de 1960. C'était pas franchement la préhistoire. Mais le problème, c'est qu'on a développé le chauffage électrique, et H16, très pourfendeur de l'état, des rentes de situations et des nomenclatures (inutiles), ici, s'aligne sur elles.

Le chauffage électrique a entrainé la construction d'un réseau surdimensionné, pour l'hiver, inutile l'été, et jamais amorti. Parfait exemple de gabegie gouvernementale.
Si le chauffage électrique coûte très cher à l'utilisateur, il n'a jamais été rentable, mais a servi à justifier tous ces bidules inutiles.

Réveillé d'une longue sieste, de plus de 50 ans, l'ex-comité béni-oui-oui, du nucléaire, l'ASN, vous savez, celle qui s'alignait invariablement sur la position et les intérêts d'EDF, tout en touchant de gros chèques de rémunérations, s'est mise à faire et à prendre son travail au sérieux.

C'est comme quand on arrive en retard d'une heure au boulot, on a tendance à faire tirer dans les 100 derniers mètres, même si on sait que c'est inutile.

Peut être aussi que l'ASN a retrouvé la foi, et s'est finalement aperçue que les intérêts économiques de ses membres et ceux d'EDF, divergeaient, et même divergeaient fortement. D'autant que la dernière fantaisie sur les cuves, devrait coûter le piti milliard d'euros...

Il est d'ailleurs marrant de voir que les firmes qui étaient respectées quand elles gagnaient de l'argent, le sont beaucoup moins quand la situation devient incertaine.
Enfin, il faut signaler, que pour une consommation "normale", en France, c'est à dire, pas plombée par des conneries, genre chauffage électrique,  le parc charbonnier aurait pu suffire, et que les fournisseurs, spécialement US, ne demandent qu'à fournir du charbon, dont la consommation est en chute libre chez eux. D'autant que le charbon pour l'électricité, c'est le moins cher.

Et que les centrales thermiques disponibles en France, pouvaient fournir un volume relativement important de production...

Le nucléaire français, engagé incontestablement dans la spirale de la mort, est d'ailleurs en train d'entraîner le continent européen avec lui, dans une spirale de hausse des prix. Ce ne sont pas les concurrents, pas mal essoufflés, qui vont se plaindre, mais on ne sait même pas si cela va les satisfaire, parce que l'essor du prix de gros, ne va pas de pair avec l'essor du prix de détail, et que même si cela se produit, il y a gros à parier qu'ailleurs, ce sera une spirale de baisse de consommation qui sera enclenchée.

Nos eurocrates auront réussi à transformer une crise française, en crise européenne, avec leur histoire de marché "Hunnique", sans doute appelé comme ça parce qu'il détruit tout partout où il passe. D'ailleurs, c'est pour cela que Attila devenu Attali, le soutient, sans doute avant de passer chez Monsanto, vendre du round up.

Le nucléaire n'est qu'une gigantesque rente de situation, comme le marché électrique. Le "hic", qui se produit en ce début de siècle, c'est que les technologies permettant de zigouiller le marché et sa bienfaisance, sont prêtes, et en voie d'être déversées.

Et cela, pas plus EDF que les pieds nickelés suisses ne sont capables de l'arrêter. Pieds nickelés suisses, qui auraient bien aimer fourguer leurs merdes de centrales à EDF.

Ceci ne pouvant se faire, Alpiq notamment a voulu vendre ses centrales pour le franc symbolique, a  un état suisse, guère pressé de les reprendre.

C'est bizarre d'ailleurs, de voir un groupe estimer à valeur de ses avoirs, dans une fourchette de 3 francs (même suisses), à 4.1 milliards...

Il y a beaucoup plus simple, pour la confédération de récupérer les bouzins, c'est d'attendre que les zozos qui les dirigent aient mis les sociétés en faillite.

On pourrait même condamner ces PDG gros et gras, à aller nettoyer leurs cochonneries.

Et oui, H16, l'état n'a pas le monopole des rentes de situations abusives, indues, et idiotes...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 14:15

Dans les pays baltes, déployés par l'OTAN dans un laps de deux mois en cas de besoin. Intéressant.

Et déplorable. Les états Baltes seraient balayés en moins de deux jours, en cas d'attaque russe, et encore, s'ils voulaient prendre le temps.

Cela représente un net progrès. Avant, pour déployer autant de soldats, il aurait fallu 6 mois. Il faut dire que déplacer ces armées dans un déambulateur, ça prend du temps.

Autant de raisons pour surexciter les russes et leurs souvenirs -tenaces- de la grande guerre patriotique.

Ce qui sera encore plus intéressant de savoir, c'est où ils vont prendre ce nombre de soldats, en tous cas, pas dans leurs effectifs combattants, tellement réduits qu'ils en sont ridicules.

Bien entendu, il pourront compter sur l'aide du F22 (s'il ne pleut pas), du F35 (s'il vole)... Pour renforcer cette image d'armée en déambulateur.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:05

Le transport maritime, en coma dépassé, va se porter encore plus mal. Le prix de son carburant, actuellement de 1 ou 2 centimes de $, devrait doubler.

On peut trouver que ce prix est faible, mais les transporteurs maritimes brûlent les déchets des raffineries.

Moeller Maersk le plus gros transporteur compte sur ses réserves financières pour passer le gros temps. Elles sont conséquentes (plus de 11 milliards).
On peut donc déplier la chaise longue et contempler pour voir en combien de temps ils vont réussir à les flamber. Je vous laisse une indication : pas longtemps.

Il est d'ailleurs assez marrant de constater que ces grosses entreprises réagissent toujours de la même manière, en se croyant à l'abri grâce à leurs situation acquise. Cf : sidérurgistes, charbonniers, etc...

Le trafic maritime, et les facturations sont à la ramasse. Point barre.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans transport maritime
commenter cet article
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 21:27

Pour "le monde" (de titeuf), c'est pô possible. Il y a trop de gens honnêtes. Des gens qui ne pensent qu'au bien de l'humanité. Quitte à faire son bien en l'aspergeant de napalm.

C'est bien connu, qui aime bien châtie bien. Visiblement, nos dirigeants nous aiment bien. Ils nous a-dorent (à la broche).

Donc, on vient de nous apprendre qu'il n'était pas possible de truquer l'élection US et d'empêcher l'inéluctable élection de Clinton.

Surtout depuis que Comey avait -encore- changé son fusil d'épaule. Remarquez, on peut le comprendre. Avec tous ces blocs de béton abandonnés qui pourraient lui tomber dessus dans un garage mal éclairé.

D'après moi, le mal sur la candidature est fait, la perte en voix, importante, et l'opinion trumpiste, chauffée à blanc. Incandescente. L'idéal pour déclencher une guerre civile, si Clinton arrive au pouvoir.
Pour l'agent de base du FBI, Clinton, c'est l'antéchrist, avec sans doute, toutes les cérémonies simili messes noires possibles, entre partouzes, viols d'enfants, et tout ce qu'on ne peut même pas imaginer. Du moins quand on est d'une honnête normalité.

Gilles de Rais, Outre Atlantique. Notez que je ne fais aucune différence entre membres de l'entité Clinton.

L'élection a déjà été truquée. Au Texas, m'a signalé un lecteur, mais pas seulement. Systématiquement à l'avantage de Clinton. Les machines à voter électroniques ? Très faciles à bidouiller. Plus encore si le candidat lésé ne dit rien, genre Romney, ou Gore. Il aura un renvoi d'ascenseur doré. Romney, lui, avait réussi des exploits historiques, celui de laisser la totalité des votes à Obama, dans des bureaux à plus de 60 000 votants. Gore s'est considérablement enrichit depuis 2000...

Donc, la mesure de salubrité première serait de supprimer ces machines à voter pour le bon vieux bulletin de vote papier, beaucoup moins manipulable aisément. Et avec une logistique importante.

On a qualifié Trump de clown, et de candidat pas sérieux. C'est faux. le seul candidat qui n'aurait jamais du arriver à ce niveau, c'est Clinton. Vu son état de corruption, quasi pathologique, d'aptitude à mentir, quasi automatique, de santé, quasi comatique, la simple décence aurait impliqué qu'un autre candidat soit élu. Sanders en recollant derrière l'unité du parti, s'est montré pitoyable.
Quand aux clowns qu'on a vu se présenter aux présidentielles, tant aux USA qu'en France, c'est une belle brochette d'hurluberlus depuis belle lurette.

Un hystérique, un bibineux excité ( la cave de la mairie de Paris en sait quelque chose), un menteur pathologique, un sous préfet, un prince... Belle brochette.
Nos écologistes, eux,  viennent de désigner le type qui fera ses 2 %. C'est d'ailleurs pas mal payé pour quelqu'un qui n'a rien à dire...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 17:04

Celui qui le gère, pas plus. Ce n'est pas de moi, c'est Braudel et Keynes qui le disent. Celui qui s'en sort, c'est le financier qui vous taxe le placement dont vous prenez les risques.

Le lingot de 100 g d'or, en 1971 valait 100 $, aujourd'hui, pour la même somme, vous avez 3 grammes. Et on ne compare même pas la dégringolade du dollar depuis 1913, vous savez, cette période infâme où il était géré par la puissance publique.

C'est bizarre, parce que depuis 1787, le dit dollar n'avait pas perdu de sa valeur. Il avait un peu baissé pendant la guerre civile, mais avait retrouvé sa valeur initiale. Chose que les banquiers centraux n'ont aucune envie de faire.

Ils continuent de ponctionner l'économie réelle, de leur 1 à 1.5 % de "frais de gestion", annuels, comme dans le cas des retraites par capitalisation. Au bout du compte, après une vie de travail, le retraité a vu s'envoler la moitié de sa retraite.

Mais on a vu mieux, une famille bien connue aux USA, la famille C... qui pioche directement partout où elle le peut, sans aucuns remords, et aussi vite qu'elle peut. Et n'allez pas croire que les parents sont les plus aigrefins, la génération montante a l'air encore plus malhonnête.

Pour couvrir les pertes, allons gaiement faire encore plus malhonnête : taper directement à la caisse des caisses de retraites. Paf, on perd 90 % de son capital, et on passe un petit coup de téléphone pour gommer les pertes. Pendant que les frais d'honoraires diverses tombent...

C'est encore mieux que du temps de Braudel et de Keynes. Les dits financiers essayaient de préserver la sagacité de leurs conseils, leur réputation et leur crédit, en évitant d'y aller directement.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie Politique
commenter cet article
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 16:49

Le métier le plus répandu, aux USA, celui de conducteur de poids lourds, est en crise profonde, pour le 20° mois consécutif.

Depuis l'année dernière, les commandes de poids lourds, de classe 8, ont baissés de pratiquement 50 %.

Signe évident, de reprise économique, de plein emploi, et de commandes qui se bousculent. J'ai bon là ? Je peux postuler au Monde ou au Figaro ???

Bien entendu, cette reprise se concrétise par un prix du fret qui se vautre :

“It’s clear that overcapacity has driven down pricing.” "Il est clair que les surcapacités ont fait baisser les prix".

Les commandes devraient encore baisser de 17 % en 2017, et le niveau de la crise de 2009 est atteint.
Pour mémoire, cette crise est encore plus grave qu'il n'apparait. Le trafic poids lourds dépend de flottes dont le prix d'achat, par lots, est au ras des pâquerettes, et souvent, égale à une voiture de cylindrée moyenne.

D'ailleurs, la rentabilité en Europe pour les transporteurs ne se situait pas sur l'activité elle même, mais sur la revente, à des prix supérieurs aux prix d'achats, à des transporteurs indépendants, qui eux, payaient plein pot. Le bas de la chaine alimentaire, qu'on fait travailler, quand on a du surplus, et qu'on laisse crever de faim, quand on en a plus.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
commenter cet article
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 16:38

Démêlés judiciaires aux USA pour Veolia, qui, comme d'habitude se soldera par des dommages et intérêts considérables.

Après Flint,  Pittsbugh. Comme d'habitude, l'affermage se traduit par des hausses considérables de tarifs, chose qui passe déjà mal, et ensuite, par des économies de bouts de chandelles, qui amoindrissent la qualité des produits, l'eau dans ce cas de figure.
Logiquement, la firme est poursuivie par la ville d'abord, et ensuite certainement, par une classe action qui sera colossale.

On prétend pouvoir économiser l'eau avec des bricolages, alors qu'il n'y a qu'une manière de faire, des travaux monstrueux, pour rénover les adductions, dont certaines sont très vieilles.

Mais comme cela est trop coûteux, c'est toujours la solution du bout de chandelle qui est choisie, et qui amène, à la fin de l'affermage, à des budgets de reconstruction encore plus gargantuesques.

La manière d'opérer est toujours la même, et est cousue de fil blanc. Se remplir les poches, vite fait, et après nous le déluge.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 20:48

Le renouvelable allemand fournira sans doute cette année, le  1/3 de l'électricité allemande.

Comme bien des projets industriels, il existe des goulots d'étranglement. C'est normal. Cela existait aussi pendant les 30 glorieuses.

Mais quand une industrie meurt, comme le nucléaire en France, ça coûte aussi très cher l'acharnement soi disant thérapeutique.

Il est marrant, d'ailleurs, de constater qu' EDF espère éviter la rupture d'approvisionnement par la baisse de consommation électrique.

Par contre, le renouvelable allemand, en gagnant 10 %  de parts de marché chaque année, aura tôt fait de liquider le reste, ou de le réduire à la portion congrue.

" Il s’agit en grande partie «d’énergie citoyennes», car en Allemagne 50% des capacités renouvelables électriques installées entre 2000 et 2012 appartiennent à des personnes privées et des agriculteurs. "

Problème politique. Où sont les bonnes gâches bien juteuses ? On va pas laisser le vilain s'en emparer...

Economie aussi où la norme est de refiler les problèmes à l'état. L'état, soi disant fait tout mal. il est simplement appeler à ramasser les grandes déconfitures capitalistes.

Le soleil et le vent, ça ne coûte rien, alors que le fossile demande, depuis le début des subventions colossales. Même s'il est vrai que la production d'énergie coûte cher.

D'une manière générale, l'énergie, c'est cher. Et le fossile, c'est Juppé, avec des revenus de 15 000 euros par mois, dont 10 000 de retraité, disant qu'il faut reculer l'âge de la retraite.

C'est d'ailleurs, dans le domaine de l'énergie que le maitre du Kremlin perd sa perspicacité légendaire. Il faut dire que son pays est tellement burné en la matière, qu'il estime comme toutes les entités gavées d'énergies qu'ils n'en verront jamais le bout.

A l'autre bout, quand l'énergie décroit, et qu'on a pas anticipé la transition assez tôt, on voit l'effondrement arriver, notamment, par le rétablissement brutal à l'équilibre de la balance commercial (Espagne), ou de manière graduelle (USA).

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 20:03

Finalement, l'aéroport Notre Dame des Landes a des chances de ne pas se faire. Il faut dire qu'il y a 50 ans qu'il aurait du se faire, et qu'il n'est toujours pas là. La plupart des régions françaises envie la Loire Atlantique, qui n'a pas su se créer un gouffre à subvention sans fond.

Le  respect de la légalité de nos élites étant de plus en plus inexistant, désormais "le rapporteur public devrait demander l’annulation « totale ou partielle » de certains des arrêtés préfectoraux permettant le démarrage des différents chantiers."

En même temps, on s'est posé des questions, dans certains cercles, sur un pantouflage.

Sans même parler de corruption, ce qui me semble douteux,  je préfère penser à un personnage déphasé, croyant oeuvrer pour le bien public, et finalement, n'ayant pas de capacité d'analyse suffisante.

Trop "classe dirigeante", trop âgé, trop formaté, même de manière inconsciente, pour n'avoir connu que l'ère de l'abondance énergétique, pour imaginer autre chose. 

Et puis, il est toujours plus facile et moins cher d'acheter de manière subtile des gens qui refuseraient avec indignation des mallettes pleines de billets. 

Que ce soit le TGV est, ou NDDL, les deux seront des gouffres financiers. Parce que simplement, il n'y a pas ou il n'y aura pas le volume suffisant. Et que l'époque de la contraction énergétique est arrivée.

Développement du trafic sur Nantes ? Avec quelle population ? Il y a déjà 14 aéroports qui existent dans la région, un seul n'est pas moribond. Avec quel kérosène supplémentaire on alimente le trafic et on le fait passer à une dizaines de millions de passagers ?

Visiblement l'étude de marché a été inexistante.

Jusqu'à maintenant les grands travaux avaient toujours bien fini. Ils avaient trouvé une utilité. Mais parce qu'ils concernaient d'abord les endroits où une activité préexistante importante y était. Mais pour les aéroports, la mayonnaise n'a jamais pris, dans la plupart des cas. C'est la plupart du temps, des lieux désertés.

Pour les trains, c'est bien de vouloir transporter rapidement, combien de passagers ? La compagnie PLM (Paris Lyon Marseille) a été la dernière à être nationalisée, parce que c'était la seule ou la plus rentable, dans un lot de compagnies où aucune ne l'était. C'est sur son tracé qu'a été lancé le TGV, et c'est autant le trafic déjà existant que le progrès technique qui a été la clef du succès.

De plus, faut il le noter, toute la législation existait pour le cas NDDL. On peut penser donc qu'il faudrait que les autorités représentant l'état apprennent à lire. Et les appliquent.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
commenter cet article
4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 12:56

Personnellement j'avais dit que l'effondrement des USA avait eu lieu le 15 août 1971. Le jour où Nixon annonça la fin de la convertibilité du $ en or.
Encore, en 1971, la balance commerciale était elle acceptable, même si elle connaissait sa première année de déficit. Elle s'enfonça carrément sous Reagan, passant de 20 milliards/an, à 150.

Encore, sous Reagan, le déficit est à considérer comme léger, comparativement à ce qui se passa sous  Clinton et Bush, sans s'arranger sous Obama.

Pour Bill Bonner, l'inflation non comptabilisée depuis 1989, conduit à une baisse du PIB réel de 60 %. C'est sans doute très proche de la vérité, et très proche des analyses de John William.

Mais, comme en URSS, il y a la propagande. Et une propagande habile, même si elle est de plus en plus en peine de justifier ce qui se passe. 15 000 usines perdues, ça commence à faire du bruit, surtout s'il n'y a rien qui remplace.

Statistiquement, c'est Pire : Chute de 12 693% en 55 ans. On reste admiratif d'avoir réussi à faire avaler ça par la propagande.

Une formule choc me passe par la tête : le chaos, c'est maintenant !

Pour ce qui est du tripatouillage statistique, laissez moi vous parler d'une blonde présentatrice de JT qui s'extasiait sur les + 100 % d'investissements dans les "technologies de communications" aux USA. Les dites technologies de com, c'était la généralisation des ordinateurs, suite à l'effondrement de leur prix. Mais, on avait fait passer, les + 3 % observés aux USA (contre + 5 en Allemagne et au japon), en + 100 %, simplement par une manoeuvre comptable. On ne prenait pas en compte la valeur du nouvel achat, souvent un ordinateur à 1000 $, mais la valeur de celui remplacé, plus ancien, soit de 12 000 à 15 000 $. Si on avait pris la valeur des premiers IBM des années 1940, on serait arrivé à des ordinateurs valant un milliard de $. Mais il n'y en avait qu'une poignée.

Certes, la généralisation était un progrès, mais avec un ordinateur à 12 000 $, il y aurait bien des ménages n'en ayant pas. Cela nous ramène, simplement, au débat à l'origine des sciences économiques entre Jean Baudin et Jean de Malestroit.

L'un prenait le velours comme référence, l'autre lui répliquait qu'en deux siècles, celui-ci était devenu nettement moins aristocratique, plus populaire, accessible à une simple bourgeoisie, et expliquait l'existence des édits somptuaires veillant à réglementer les habits suivant l'état. Edits, bien sûr, sans effets.

Bref, une génération d'américains a vécu sans connaitre de progrès. Le point de vue de la minorité noire avec son vote Clinton est totalement incompréhensible.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article