Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 08:30

Alors que le dîner de cons de la droite est fini, et qu'ils ont élu le roidec, et que celui-ci en est fier, le système auquel les 7 impétrants se référaient, craquait de tous les côtés comme le dit Natacha Polony.

La primaire de la droite était un dîner de cons, parce qu'ils avaient tous le même avis. Un soviet, même si celui-ci est néolibéral.

Mais le principal problème du système néolibéral est celui de toutes les dictatures. Il peut raconter n'importe quoi, il n'est suivi que s'il remplit les coupes et qu'il remplit les conditions du cantique de David :

"L'Eternel est mon berger: je ne manquerai de rien.
Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.
Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.
Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d'huile ma tête, Et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j'habiterai dans la maison de l'Eternel Jusqu'à la fin de mes jours."

Comment mieux définir la prospérité économique ? Ne manquer de rien, verts pâturages, justice, protection, coupe qui déborde, et habiter la maison jusqu'à la fin de ses jours...L'échange du pouvoir accepté contre la prospérité.

Aujourd'hui, c'est plutôt tirer le diable par la queue, gazon desséché, injustice généralisée, précarité, pénurie, et ne pas savoir si on aura toujours un toit, ou si cela finira dans le shanty town...

Le Deal, c'était assurer la prospérité en échange du pouvoir. Il n'en est plus rien.

Le monde bute sur la pénurie énergétique, et à droite, on élit un inculte, aux milieux d'incultes, sans la moindre idée de ce que c'est l'économie, et ils veulent faire de la thérapie de choc, au moment ou la globalisation libérale crève la bouche ouverte.

Les américains ont bien vu. Les retraites vont augmenter de 5 $, et l'obamacare de 145 $ par mois.

Je préviens tout de suite les lecteurs du blog, apprêtez vous à payer 500 euros mensuels la mutuelle. Liberté et responsabilité.

Pour moi, je préférerais voter pour un porc, ou voter pour un chien que voter Fillon.

L'écran plat, l'amusement, le pouvoir des multinationales, c'est du farfelu s'ils ne sont pas capables de comprendre qu'ils détruisent leur milieu naturel.

«Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l'identité adéquate pour le faire.»  Rockfeller est un imbécile. ça, ça s'appelle la compagnie des indes. Et elles ont toutes foirées.

Quand à parler de "totalitarisme soft", il est soft, à condition de ne pas faire partie de ses victimes. Les quelques dizaines de millions de morts du "totalitarisme soft", leurs familles, ne le trouvent pas si soft que ça...

Moi, quand on parle de pouvoir religieux, je pense au libéralisme, à la BCE, avant toute autre religion. C'est la même essence. En pire. Il dit UNE vérité, qui doit être acceptée sans sourciller.

Les imbéciles vous diront aussi que l'Europe (Union européenne) c'est la paix. Bon, il faut faire exception des multiples interventions british et françaises dans le monde, en mode ininterrompu depuis 1939, l'Irlande du Nord, le pays basque, la Corse, qui bien que conflits de basse intensité n'en étaient pas moins des conflits, la yougoslavie, l'Ukraine, la Syrie, etc, etc, etc...

Quand à la charge contre Trump, elle m'apparait totalement superflue, et non fondées. Les Clintons sont des voyous, de la pire espèce, et ses concurrents républicains, n'étaient souvent pas meilleurs. On a reproché aux Clintons, des meurtres, des viols, des vols, du trafic d'influence, des mensonges, de l'arrogance.

Trump est un homme avec ses défauts, mais qui ne les cachent pas. Chirac privé et public, avaient deux niveaux de langage différents. Trump a aussi une vertu immense. A l'inverse des autres politiciens, puisque c'est désormais un politicien, il est devenu immensément riche AVANT d'être un politicien, ce qui n'est pas le cas d'eux. Il y a quelque part dans cette manière d'être, un certain mépris de l'argent. Que n'ont pas les autres.

Et puis, faut il rappeler certaines vérités ? Certaines femmes se comportent comme des putains avec les hommes riches. C'est vrai. C'est pas pour leur charme qu'elles couchent avec eux.

Pour se débarrasser de délinquants, dans certains pays, ont leur dit d'émigrer, ou ils émigrent parce qu'ils sont en fuite. Le bannissement est aussi vieux que le monde. Le pays destinataire doit être libre de refuser toute personne désireuse de rentrer chez lui. C'est vrai aussi.

Par contre, la globalisation apparait de plus en plus en échec. Les multinationales ont détruits leurs propres bases économiques. Si les GAFA ont 250 milliards de liquidité, pour les autres, ça commence sérieusement à se gâter. Beaucoup de très grandes entreprises ont sérieusement du plomb dans l'aile. Et oui, le client, ça se fait rare. Et la globalisation n'a pas fait reculer la pauvreté. C'est simplement que la définition de la pauvreté n'a pas été réévaluée depuis si longtemps, que c'en est indécent. Au plus fort de la crise alimentaire de 2008 entre la moitié et les 3/4 de la planète avait faim, et une bonne moitié ne mangeait qu'une fois par jour.
Au grand bénéfice des dealers, qui leur donnait de quoi supporter cette faim et de continuer à bosser...

Le FAIT qu'il n'y ait plus de pouvoir d'achat en OCDE, coule tout simplement le mécanisme de la mondialisation/globalisation. Quand à des énergumènes comme Fillon, soient ils ne feront rien, soient ils finiront de couler le système... Imaginez une thérapie de choc en France et son importance dans l'économie européenne, et l'économie européenne, dans l'économie mondiale...

Une déflagration dans l'économie française, aura une grande chance d'entrainer une conflagration mondiale. Mais il n'y a pas qu'elle. Il y aura bien un abruti qui mettra, quelque part dans le monde, qui appuiera sur le bouton "autodestruction".

 


 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article
26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 18:51

Fidel Castro vient de mourir de mort naturelle, après visiblement, des centaines de tentatives d'assassinats, certains parlent de 638.

Les contes de fée, les contes, les histoires, les bandes dessinées ont souvent un double sens.

Will E Coyot courant après bibip et enchainant les plans foireux bien qu'ingénieux, peut être vu comme la CIA enchainant les invraisemblables complots tout aussi boiteux les uns que les autres.

Les USA sont comme Will E Coyot, marchant dans le vide, mais ne tombant que quand il s'en aperçoit...

Les USA ont été formatés par les guerres indiennes, exigeant des capitulations sans condition, qui les prolongent et les rendent bien plus sanglantes.

Pour eux, les traités ne sont que des chiffons de papiers, qu'ils déchirent, ignorent, ou tournent quand ils le veulent.
Les tribus indiennes ont vu chacun des traités signés, systématiquement et dans un cours laps de temps, non respectés.

Pourtant, la plupart des terres de l'ouest n'ont même pas été colonisées. Elles sont encore terres fédérales, ni vendues, ni exploitées. Comme on ne savait pas quoi en faire, on en a fait des parcs nationaux.

Mais les temps ont changé. Castro s'est révélé coriace et habile. Et les guérillas n'ont pas besoin de gagner. Il leur suffit de durer suffisamment longtemps, pour casser l'appareil impérial.

Kissinger disait qu'une puissance de 4° ordre comme le Viet Nam avait son poids de rupture. Mais le Viet Nam n'était pas des tribus indiennes en implosion démographique, et en infériorité technique.

La démographie vietnamienne permettait de lourdes pertes militaires.

Le système de réseaux souterrains viet cong était indestructible et inaccessible à la technologie US.

Il avait été crée pour des guerres asymétriques, depuis des millénaires.

La corruption régnant au Sud viet nam assurait un flot régulier d'approvisionnement au Viet cong, 15 % des fournitures US.

Les bombardements étaient inefficaces. Des raids à 100 000 dollars pièce détruisaient des infrastructures n'en valant pas 100 et immédiatement reconstruites en bambous, plus pour donner des cibles le jour suivant à l'aviation US finalement, que par utilité... Comme les équipes qui reconstruisaient étaient constamment en action, elles étaient très rapides et efficaces.

Pour ce qui est des autres innombrables guerres, elles ont aussi pour paramètres de ne pas concerner des populations en implosion démographique, ni écrasées sous le nombre.

De même, la flamboyance de l'économie US n'apparait plus. Les USA sont devenus la seconde puis la première puissance industrielle au XIX°siècle. Aujourd'hui, les USA sont en régression...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 07:52

Les deux canaux français célèbres, à savoir Panama et Suez, sont entrés en agonie.

On a dépensé des milliards pour les retailler, pour pouvoir capter un trafic supplémentaire qui n'est jamais venu.

On sait ce que signifie ce genre de plafonnement : ce qui précède la chute. A tel point que l'intérêt du canal des pharaons était apparue tellement peu évidente et les risques tellement certains, qu'on les comblât. C'était sous les abbassides.

Et l'Egypte trouvait un intérêt économique certain à ce qu'elle fut une étape. D'ailleurs, la guerre entre Venise et l'empire ottoman du XV au XVII° siècle, se doublait d'une guerre commerciale et d'une guerre tout court, entre la coalition Venise/Egypte/empire ottoman, et puissances atlantiques, dans l'océan indien, dans laquelle Venise était le premier fournisseurs d'armements, de poudre, d'arquebusiers et de canonniers à cet empire ottoman avec lequel il faisait lui-même la guerre.

Le canal de Suez creusé au XIX° correspondait aux intérêts des puissances atlantiques.

Quand au canal de Nicaragua, évoqué d'abord au début du XX° siècle, il n'est pas si farfelu que ça. Le trafic est essentiellement nord américain, et une route plus courte de 800 km, ça pèse un poids certains dans les coûts. Multiplié par 14 000 navires, cela fait un surcoût énorme. S'il était creusé, le canal de Panama perdrait les 2/3 de son trafic.

Le retaillage des ports US, lui, est discutable. Mais la question des coûts, y est cruciale. La crise de Baltimore en est l'illustration parfaite. Un peu plus loin, il s'avère, de ce fait trop cher, sauf pour ceux pour qui le coût est indifférent. Les trafiquants de drogue, par exemple, qui préfèrent les zones un peu à l'abandon, où tout est plus relâché, voir plus achetable, et qui explique largement le no man's land qu'est devenu la ville.

Quand à la démondialisation, un seul chiffre peut en attester. La valeur du commerce mondiale a baissé de 35 %. Du côté marrant, on voit les statistiques FMI qui décrètent encore une croissance de 2.8 %. Après une une pareille secouée sur les prix on peut se poser la question cruciale.

La question cruciale qui est que la crise du commerce mondial est celle de l'aboutissement du libre échange : " La politique commerciale et en particulier les mesures protectionnistes ne jouèrent finalement aucun rôle dans la contraction du commerce mondial, tout du moins lorsque l’on porte l’analyse au niveau agrégé. "

On peut donc parfaitement être protectionniste et intégré au commerce mondial. Même l'URSS des années 1930 n'était pas autarcique, mais ne voyait pas la nécessité de gaspiller des précieuses devises pour des fanfreluches.
 

Ce n'est pas en rajoutant dans l'ultra libéralisme, qu'on sauvera quoi que ce soit. Il y a eu les primaires à droite, sans doute parce que ce sont des primaires qui se sont affrontés. Un beau diner de C... Où tous ont pu étaler leur inculture crasse, leur absence total d'idées personnelles, où le roi (des c...) sera élu.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans transport maritime
commenter cet article
24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:01

Les "exemples", de traitements de chocs "réussis", par les libéraux, n'en sont jamais.

Parce que, chaque fois, les circonstances sont atypiques. Prenez l'exemple de l'austérité en Suède, de la réduction du nombre de fonctionnaires, etc, etc, etc... Vous dit on que la Suède a dévalué de 30 % sa monnaie, passant, de fait, en mode "protectionnist on", de fait, une gigantesque relance par les exportations, qui fait que le mode libéralisme est passé aux poubelles de l'histoire. Et puis, comme la monnaie suédoise est confidentielle, elle ne permet pas de faire de gros dégâts à l'économie...

Pour le Canada, toute "austérité", est totalement fictive, tant que le voisin du sud, qui absorbe 75 à 90 % des denrées, ne la fait pas. Et puis l'existence d'états rend l'austérité relative, et les néo-libéraux, qui pullulaient en Alberta, ont mystérieusement disparus avec la crise pétrolière, en même temps que leurs critiques virulentes contre l'état social et ces feignasses qui ne veulent pas travailler. Il faut dire que côté travail et délinquance, l'Alberta, ça craint. Dans des endroits, c'est même en mode "Baltimore On".

Pour Thatcher, Monsieur Fillon, a du oublier un petit truc, pas bien gros, qui se situe un peu à l'est, et qui s'appelle "Mer du Nord".

Cette Mer du nord a contribué à la donne économique et politique du moment :

" Et on peut dire que, sans la mer du Nord, le gouvernement Thatcher n'aurait pas eu les moyens économiques - donc en fait politiques - de faire face aux restructurations des premières années 80 et à la destruction de quelque deux millions d'emplois industriels qui les a accompagnée. "

L'argent de la mer du nord, la première ministre l'a utilisé pour faire une guerre sociale, contre les ouvriers, du charbon, et de l'industrie. Les licenciés du charbon, ont rarement trouvé un emploi, 99 % d'entre eux, se sont retrouvés en invalidité, à une époque où le système était accordé d'un claquement de doigt, et ceux ci étaient 4 fois plus nombreux que les chômeurs officiels.

Beaucoup d'ouvriers aussi, se sont retrouvés dans la même situation. Comme la Livre sterling n'était pas la couronne suédoise, elle a servi de monnaie de paiement, pour le gaz et le pétrole. Elle a monté exagérément, aggravant la crise industrielle de bien des secteurs, pourtant compétitifs.

Les mines fermées, aussi, dans la plupart des cas étaient compétitives, et le débouché étant unique (la production d'électricité), les bousculer n'a profité qu'aux imports et fourni un débouché au gaz. C'est le même phénomène, qui, cette fois, a largement contribué à mettre Trump au pouvoir, le switch opéré entre le gaz et le charbon. Le coup de la guerre des Malouines n'a pas servi, parce que visiblement, le peuple US a comme dirait ras la casquette des aventures extérieures.

La Grande Bretagne aurait pu continuer à exploiter ses mines sans problèmes, et les déficitaires auraient pu se retrouver excédentaires si on avait un peu augmenter le prix de l'électricité, parce que c'est un marché captif. Y aurait il eu perte de compétitivité ? Non. Parce que le consommateur s'adapte au prix cher, en réduisant sa consommation.

Le cas de la Grande Bretagne Thachérienne a été un splendide cas de "dutch disease", ou maladie hollandaise. Cette maladie hollandaise est ainsi nommé parce qu'on a étudié sur l'économie des Pays bas, l'impact de la découverte du gisement géant de Groningue. L'impact avait été nul, parce que la ressource supplémentaire avait été gaspillée.

C'est ce qui s'est passé en Grande Bretagne avec des performances économiques de 1979 à 1990-1991, totalement identiques avec celle de la France.
Thatcher n'a pas mieux fait qu'un émir. Elle a dissipé la rente, sans intérêt pour le pays, en ruinant ses capacités productives, et en la mettant au service de sa vindicte personnelle envers les syndicats, les ouvriers, les pauvres, coupables d'avoir sucé la moëlle de son père épicier. Le  traitre de classe, c'est le pire, encore plus si la maladie d'alzheimer fait empirer la sauce. Il s'en est suivie la suite logique, ses propres amis l'ont éliminée.

On peut constater qu'on appelle le meurtrier de Jo Cox, un "extrémiste", mais où est l'extrémisme en ce moment ? C'était Jo Cox, l'extrémiste. Elle ne comptait pas, et pour les "amis" de l'Europe, était simplement de la chair à canon, sacrifiable sans regrets, ni hésitations. En un mot, elle valait peau de balle.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
commenter cet article
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 11:38

Quand pappy condamne le protectionnisme à Toulouse, il prouve son manque absolu d'intelligence. Le protectionnisme n'empêche jamais les échanges extérieurs, surtout de haute technologie avec peu de concurrents, comme pour l'Airbus. Toulouse, malgré ce que dit Juppé ne serait donc pas pénalisé par la fin du libre échange. Il n'y a pour l'heure que Boeing comme concurrent d'Airbus.
On en reparlera quand les chinois auront fini de bâtir leur industrie aéronautique, et leur industrie de la machine outil (pour l'Allemagne).

Les bredins, vous parlent d'une nouvelle zone de libre échange, en voie de remplacer le libre échange qui ne se fera plus avec les USA.

Il y a une petite chose, une broutille, une vétille, rien, quoi, dont on ne parle pas dans ces débats théoriques.

Le libre échange n'existe que parce qu'il existe un monstrueux ventre, le déficit commercial US, un peu Britannique, français, turc et italien... Mais bon, comparé aux 600 milliards de USD, ça fait un peu faiblard.

La Chine peut gueuler tant qu'elle veut, son excédent extérieur dépend pour bonne partie des USA. Que l'économie US régresse, s'effondre, ou redevienne protectionniste, le problème chinois est désormais la possibilité qu'il y ait une absence de débouchés externes. Progressive dans un cas, brutal dans l'autre.

On voit aussi clairement l'impact d'un programme Juppé ou Fillon sur la balance externe, en la comparant avec l'Espagne. Elle a été brutalement rééquilibrée. Et même plus que ça, parce que l'Espagne a toujours profité de transferts, à cause du tourisme.

Donc, qu'on persévère dans le libéralisme, en faisant une purge, ou que l'on redevienne protectionniste, le constat est le même. La demande externe s'effondre. Sans doute beaucoup moins brutalement avec le substitut d'importations, qui est long, mais rapidement avec le programme de l'enfariné à 44 %.

Le Royaume Uni, de retour vers le protectionnisme devrait aussi voir son déficit extérieur se réduire.

Donc, le libéralisme, n'a qu'une vertu pour les pays qui ne le pratiquent pas, c'est de provisoirement créer des clients naïfs, mais ruinés, assez vite.

Quand aux baisses de l'impôt sur les sociétés, c'est de la fausse naïveté aussi. L'argent épargné n'est jamais réinvesti. C'est un cas d'école jamais réalisé. L'investissement se fait avec de l'emprunt, et l'IS incite à l'investissement quand il atteint le taux de 50 %. Là, c'est le trésor qui finalement le finance, d'abord par les amortissements, ensuite par les frais financiers payés. Tous passant en charges...

Quand on veut le baisser à 25 %, ou 15 %  ? Je peux vous dire l'impact, nul sur l'investissement. Tout se retrouve en dividendes. Pourquoi investir ?

Si la période libérale a pu durer aussi longtemps, c'est qu'elle a reposé sur deux fictions, l'endettement, et le dollar.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:24

Réveillés d'une longue sieste, les membres de l'ASN semble enfin faire leur boulot, et tirent la sonnette d'alarme. Les problèmes, en effet, ne sont pas récents.

Si l'ASN  est préoccupée de l'état des réacteurs, qu'elle agisse, et les arrête, et les arrête définitivement s'il le faut. Où est le problème ? Le problème de la production, c'est pas leur registre.

Rien qu'avec les barrages, on a le niveau de production de l'année 1960. Donc, pas celle du moyen âge. Aux autorités de se démerder pour la transition. D'ailleurs, les centrales au charbon, même vieilles, peuvent fonctionner. Les charbonniers US verraient débarquer des clients avec le sourire... Ils feraient même des prix.

La précarité énergétique concerne déjà 6 millions de ménages et 12 millions de personnes. Et le remède est connu : investir. Et gommer toutes ces conneries de chauffage électrique à effet joule, climatisations et pompes à chaleur sans relève fossile. Le temps a sonné d'impulser une politique d'économie pour la consommation d'électricité.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:53

Dans un monde où l'effondrement économique semble imminent, les seuls qui s'en sortaient à peu près, les indiens, semblent commettre les erreurs fatales qui amèneront aussi à leur chute.

En démonétisant les billets de 500 et 1 000 roupies, l'activité économique s'est arrêtée nette.

En inde, tout fonctionne avec des liasses de billets.

Les évolutions monétaires sont souvent très longues, avec des retours en arrière.

Pendant des millénaires, la majorité des hommes n'ont pas su ce qu'était la monnaie, c'était le troc, avec des services croisés rendus, et des paiements en nature.

Il n'y a pas si longtemps, au Maghreb, seules quelques personnes étaient payées en monnaie, la plupart l'étaient en blé, semoule, huile, et autres denrées. Et attendait le paiement sans rechigner.

Occasion ici de décrire un ressort impérial. L'administrateur, français, britannique ou autre, va voir le chef de village et lui demande de désigner les conscrits. Souvent ce sont les moins désirables, qui partent comme des sacrifiés. Puis ils s'aperçoivent que le service est léger, qu'ils sont nourris, habillés correctement, soignés, et que mieux, régulièrement, on leur donne la solde.

Oh, elle n'est pas grosse, mais pour la plupart, c'est plus qu'ils n'en ont jamais vu au village, et quand pour sa première perm, il retourne au bled dans son bel uniforme, mieux nourri qu'il n'a jamais été, et les poches pleines, quel meilleur recruteur ferait il ? Dans une famille, où il n'y a même pas de poche (qu'est ce qu'on y mettrait ?), et où on aperçoit une piécette sans valeur de temps en temps, imaginez le prestige acquis par le jeune conscrit ? Dans l'armée indienne être tué au combat n'était rien. Le nom du tué apparaitrait pour toujours au rôle du régiment, pendant que sa famille serait pris en charge...

Les américains ont repris le principe en Irak et en Afghanistan. Pas qu'ils n'avaient pas de la monnaie, mais elle ne vaut rien. 300 $ par mois dans ces endroits, c'est la fortune.

La monnaie s'est diffusée dans le corps social avec les impôts royaux. Le cuivre, vaguement argenté était suffisant pour une économie paysanne, l'argent, c'était pour la bourgeoisie, l'or, pour les nobles. Et au village nul n'aurait eu l'usage d'une pièce d'or et aurait attiré au possesseur plus d'ennuis que de bien.

Puis cela s'est diffusé au monde. Le papier monnaie a permis de faire disparaitre le troc, les services rendus, et donnés.

Bien que les démonétisations brusques aient été légions, elles n'indiquent jamais rien de bon. Faites au nom de la lutte contre la fraude, elles indiquent souvent le moment de la rupture économique, quand elle ne la provoque pas.

Le gouvernement technocratique a encore frappé : " Le gouvernement estime que la mesure, en faisant rentrer une partie de l’énorme secteur informel du pays dans le système bancaire, contribuera in fine à accélérer la croissance." S'il avait été habile, il aurait chargé le compte bancaire d'une once de prestige social.

Braudel dirait que les mouvements monétaires sont longs. Mais avec une économie mondiale sur le bord de l'effondrement, Il est plus probable que ce soit la méfiance qui s'empare de la monnaie, une monnaie dont le stock s'effondrerait bien plus vite qu'il n'a été crée.

Quand la monnaie a disparu, il ne reste que la ferme dans la clairière. C'est la fin de l'empire. Retour au troc. Pour l'Inde, la chose la plus simple à dire, c'est qu'on ne sait pas si la machine repartira. Le coup a été rude.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 20:16

Il veut être Thatcher ?

Mais le problème, c'est qu'avec son programme débile, ça risque surtout d'être la java de broadway.

Pour ce qui est de Margaret Thatcher, qui aurait "sauvé", son pays, j'ai, en bon comptable été vérifié, comme d'hab, sur perspective Usherbrooke, repaire de communistes bien connus.
De 1979 à 1990, les pib français passent de base 100 à base 134.50. pour ce qui est du Royaume Uni, ça passe à 136.40.

Si on prend de 1979 à 1991, on a dans le cas français, 136.40, et dans le cas britannique, 134.70.

Donc, dans le même laps de temps, les économies britanniques et françaises ont eu exactement les mêmes performances.

Conclusion : je dois couver quelque chose, parce que pour la première fois de ma vie, j'ai dit du bien de mimitte. ça doit être le saucisson, c'est dur à digérer. j'ai exagéré.

Pendant le même temps, la production britannique de pétrole atteignait 90 millions de tonnes, contre 3 en France, sans compter le gaz...

OUAHHH, Je viens de dire du bien de mimitte pour la deuxième fois. j'aurais pas du prendre tant de cacahouètes.

Question java de broadway, le temps de Margaret fut celui des émeutes. je vois très bien les bleus tapant sur les manifestants. Déjà qu'ils en ont ras le képi et votent à 60 % FN.

Question java de broadway je rappellerais l'anekdot russe sur gaïdar : « Quel est le plus grand économiste marxiste de la Russie ?
– Egor Gaïdar, car il a réussi en deux ans ce que ni Lénine ni Staline n'avaient su faire : discréditer complètement le capitalisme dans ce pays. »

Et le résultat de la thérapie de choc est toujours le même : "Dans les mois qui suivent son action, l'espérance de vie continue de plonger, les services publics se désagrègent et la production diminue." (à propos d'E. Gaïdar).

Moi, j'ai toujours dit que les cathos, c'était un peu limite, dans le genre aussi bête que méchant, avec le truc de "qui aime bien châtie bien", moi, je serais plutôt du genre, "qui aime bien aime bien".

Fillon fait la même erreur que Marx. Il croit que la France, c'est la grande bretagne.

ça va être aussi la java de broadway s'il réussit à déstabiliser l'économie française, et de là, l'économie européenne et même mondiale.

Aaaahhhh, j'ai vraiment un truc qui va pas. j'ai dit du bien de porcinet. C'est le mélange de pastis, de saucisson et de cacahouètes. c'est pas bon les mélanges. Il faut que j'arrête le saucisson et les cacahouètes.

Pourquoi faut il que les seuls qui se sont présentés à la  primaire de droite et du centre soient des fous furieux évadés de l'asile ???

Mais, bon, Fillon aura peut être de la chance, s'il est élu : d'ici là, l'économie mondiale, italienne, américaine, japonaise ou chinoise auront peut être implosées ?

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
commenter cet article
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 16:04

Pappy fait de la résistance. le garnement se voit tancer pour sa "brutalité" et son "caractère rétrograde".
Donc, il traite son adversaire de vieux C... et de brute épaisse. C'est pas dit de la même manière, mais c'est pas loin de la vérité.

C'est vrai qu'en matière de renouvellement, c'est pas tout à fait ça. " reconstitution de ligue dissoute ", pour la liste de ses soutiens, qui, il est vrai pourrait plus le plomber qu'autre chose.

Mais bon, venant d'un pas franchement nouveau, et visiblement défraichi, on peut penser que ce jugement sera largement partagé, et que cela remobilise les adversaires...

Et il est vrai que le programme sent surtout le moisi... Mais il sent le moisi chez les deux, le caveau.
C'est bizarre, d'ailleurs, que quand sonne le vent de la défaite, les vérités sortent.

Pendant ce temps, ailleurs, on remet en cause le catéchisme. Visiblement, en Europe et en France, la catastrophe potentielle ne fait pas peur aux politiques.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 15:41

En Chine, comme aux USA, visiblement, après un trou d'air épouvantable.

La production est passée de 3900 millions de tonnes (+ 600 Mt de production grise), aux environs de 3200.

Il est clair que des gisements sont épuisés, et dans un contexte de surinvestissement manifeste, il n'est plus question d'investir. D'ailleurs, avec la chute des prix observée, d'environ 75 %, il n'y a pas de possibilité d'amortissements de ces capacités. Même si les prix sont en train de remonter, il est clair qu'à long terme, il n'y a pas de possibilités d'anticipations, et que le secteur reste fragile.

Il est clair aussi, qu'à l'allure où les gisements sont exploités, ils n'iront pas bien loin. Les réserves sont décomptés pour une trentaine d'années, mais elles ne sont jamais exploitées jusqu'au bout, parce que la rentabilité défaille bien avant que le gisement soit totalement vidé. Il reste certes, du charbon, mais pas économiquement exploitable.

La production a atteint un pallier aux USA, la consommation se redresse, sans remonter franchement.

Il est clair que dans l'industrie du charbon, le stock joue un rôle crucial, et les stocks de charbon ont atteint des sommets, que ce soit en Chine ou aux USA.

La fin de purge n'est donc pas pour tout de suite, et surtout, la réduction des capacités de consommation (centrales thermiques), est souvent irréversible. Beaucoup de capacités ont été fermées, parce qu'elles étaient trop anciennes et il n'y a souvent pas de relève prévue dans beaucoup de pays.

Au Canada, certains faux culs se vantent de fermer les centrales thermiques d'ici 2030, pour but écologiques. En réalité, il n'en est rien. Si les centrales vont fermer, c'est qu'elles sont vieilles et obsolètes, et qu'on n'a pas prévu du tout de les remplacer, pour cause de rentabilité défunte. Donc, on les fera durer, jusqu'à ce qu'il soit rentable de les fermer...

Aux USA, ce sont des capacités crées dans les années 1950 et 1960 qui ferment.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article