Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 13:57

8 arrestations dans le Michigan.

8 fondamentalistes chrétiens qui ne prévoyaient rien moins que d'assassiner un policier, pour attaquer  lors des funérailles.

Les 9 "hutaree" (guerriers du christ), dont un est en fuite, prévoyait que cela créerait un mouvement plus vaste.

Peut être et sans doute pas, mais le fait qu'ils l'aient pensé, mûri et préparé est significatif en soi.


Les milices sont passés de 149 à 512 en une année, et l'affrontement est sans doute inévitable.

Il suffit que la situation économique se dégrade encore un peu.

La récession des années 1990 avait produit le même phénomène et seule la lente reprise l'avait marginalisé, au prix de quelques débordements (dont l'attentat d'Oklahoma city).

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 20:55
Le chantier de déconstruction de Brennilis, commencé en 1997 et arrêté en 2007, ne sera pas repris : "une étude comparative, réalisée en 1999, concluait à l'effet positif d'une attente prolongée de décroissance radioactive sur la dosimétrie cumulée, la difficulté technique et le coût financier ".

Dans mille ans d'ici, donc, les centrales nucléaires n'auront pas été demantelées. Elles seront gardées comme des lieux magiques, interdits et sacrées par les populations locales... (s'il en reste).
Personne n'a la collection complète de "Simon du fleuve" ???

Sauf qu'ici, ça arrange bien les finances d'EDF. Vous reprendrez bien un peu de dividende ???
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 20:52
En voilà un beau, bien dodu, qui vient d'être levé. Geely rachéte Volvo à Ford. Finalement, il ne faut pas surestimer non plus les chinois, ils font les mêmes conneries que tout le monde.
Et ça finira comme d'hab...

Petipetipeti....
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
commenter cet article
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 20:47
Voilà, il faut bien attirer les derniers pigeons, qui malgré les apparences ont tendances à se raréfier. Pour continuer à les manger aux petits pois, on va changer le crédit d'impôt sur les intérêts qui n'attire pas assez le client bas de gamme.
On va transformer ce crédit en aide direct. Très intéressant pour arriver à ce que voulait le petit Nicolas : avoir des subprimes français...

Petipetipeti...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 15:30
production-petrole.jpgAux USA, on avance vite sur le problème du peak oil. La preuve, c'est que ce machin, qui n'existait pas pour eux il y a 5 ans, s'est vu reconnaitre une existence peu après la formation du "peak oil Caucus", qu'on fixait aux calendes grecques (2040-2050), aujourd'hui l'administration admet la possibilité d'un "plateau ondulant" d'ici 2011-2015.
Bon, pour mon esprit chagrin, le plateau ondulant, c'était plutôt 2005-2010. J'avais cru remarquer une légère augmentation du prix du carburant et du fioul.
Mais, vous comprenez, le prix de l'essence pour Chirac, Obama et Sarkozy, c'est une abstraction.
Je sais même pas si ils savent que ça s'achéte.

Vu les dates, ce n'est même plus de la prévision. Pour les boules de cristal, c'est à l'horizon 2030. Pour atteindre les 105 millions de barils jour prévus en consommation, il faut trouver 60 millions de "unidentified projects".

Dans le monde bisounours-DOE (département de l'énergie)-Maison Blanche, l'optimisme en la matière était la règle, sinon l'obligation.
45 millions de barils jour en 2030, c'est très court, même en réduisant à zéro le trafic aérien.
D'autant que la préparation est assez facile à estimer à l'heure actuelle : elle est quasiment à zéro, surtout aux USA.
Pour ce qui est de l'optimisme des projections, il n'y a qu'à regarder les productions supputées en 2030 en Norvége et au Mexique. Ces deux pays seraient contents de les avoir en 2015. Dans 20 ans, il leur restera des fonds de briquets.

Cela me permet de répondre directement à certaines objections : bien sûr le prix haut de l'énergie, peut être une politique. Mais, il faut l'afficher comme telle, et non pas augmenter le prix du gaz de 9.7 % pour augmenter le dividende. Donner de la confiture aux cochons n'a aucun intérêt.

Pour répondre à un autre internaute (coucou Kalchaqui), ce sont les pauvres qui ont inventés l'agriculture très intensive. Ce n'est pas moi, c'est Braudel qui le dit. Et elle a été remis à l'honneur à Cuba, pour la phase de transition.
Bien sûr, le jardin n'a pas beaucoup d'intérêt économique, sauf en période de très grosses crises. Et bien sûr qu'il était en voie d'extinction.

C'est même là, toujours selon Braudel que se situe le coeur de la mondialisation, la vraie, pas la pacotille qu'on nous vend. Ce sont les pauvres, enfin, pas tout à fait les pauvres, ceux qui sont juste au dessus, qui innovent férocement, tentent, essaient.
Les riches croient au marché. Le marché est fait pour eux. L'éthanol consomme le 1/4 de la production US de céréales. Jusqu'où peut on monter ???

Comme je l'avais signalé, le coût de la nourriture + carburant était passé de 7 % du budget des US américains à 21 % en dix ans.
Bien sûr, c'est encore gérable à ce niveau là (mais pas pour tout le monde). 
Et si les prix de l'énergie et de la nourriture (dans les faits, c'est la même chose), doublent encore ???
Ou triplent ???

Certains se donnent des prétextes écolo, d'autres, plus francs ne s'en donnent pas : c'est pour bouffer et le jardin, c'est pour les pauvres et je suis pauvre. 
La seule difficulté, c'est de reconnaitre qu'on ne fait plus partie de la "classe moyenne".
Les blessures de l'ego sont les plus graves.

Autre réaction d'internaute : horripilé par l'augmentation du prix du gaz, on répondra par l'investissement. Comme le délire de la dîme de l'eau a crée un marché de la cuve et de la récupération.

Et surtout qu'on ne sorte pas le coup du prix qui accroît les ressources. Les ressources ne sont accrues que pour ceux pour qui le coût n'a aucune importance : les utilisations militaires, par exemple. Nous vivons une épqoue formidable...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 16:00
J'avais écrit un article sur les OGM du coton en Inde, qui m' a attiré un commentaire virulent. Pourtant, finalement, nous étions  d'accord sur l'essentiel.
Les OGM, dans le meilleur des cas, ce n'est pas fait pour des micro-agriculteurs qui ont quelques hectares, et c'est une escroquerie que de leur proposer.
Pourquoi leur a t'on proposé alors ? Pour les ruiner délibérément ?

Bien sûr, la paysannerie traditionnelle est surtout faite pour l'autosubsistance, sans beaucoup d'excédents. Mais il en a toujours été ainsi. En 1697 dans la généralité d'Orléans, sur 120 000 chefs de famille, 67 000 seulement sont agriculteurs et parmi eux, sans doute pas plus de 10 % ont des excédents.
Tous cultivent, mais les 53 000 restants n'ont que des jardins. La vraie rupture pour eux, c'est le premier empire. A cette époque, on découvre la conserve. Les jardiniers gagnent en sécurité alimentaire.

De temps en temps, je regarde la télé, et on y voit des gens qui parle de "marché mondialisé", de bulletin météo qui fait bondir le cours instantanément de 7 %.
Mais dans certains cas, le marché mondialisé c'est l'aberration. D'abord parce que le marché mondial n'existe pas, la consommation est d'abord locale.
Si le blé est très échangé (120/700 millions de tonnes), pour le riz, c'est symbolique.
Pourquoi, dans ce cas, lier les cours aux intempéries sur le Midwest et autre ?
Simplement pour permettre à des abrutis derrière des écrans de gagner beaucoup d'argent avec les variations au jour le jour, dans une activité aussi lucrative que parasitaire et inutile.
Simplement aussi parce que le "marché mondial des céréales" ça n'existe pas. Le marché, pour des raisons physiques est toujours local.

Le parasite, le ténia, élargi sa commission, aux dépens des producteurs et des consommateurs. Jamais en leur bénéfice.
Aux USA, la part du carburant + nourriture est passé en 10 ans de 7 % d'un budget moyen, à 21 %.

En attendant, le producteur crève et se retrouve en situation voltairienne, c'est de l'homme aux 40 écus, poussé dans le modernisme de l'époque qui le ruine, en oubliant la seule chose intéressante : le revenu est constitué des ventes - les charges.
C'est bien beau de vouloir augmenter les recettes, faut il encore que les autres n'augmentent pas encore plus vite que celle-ci.

Marat avait pulvérisé durablement le mécanisme qui tondait le pays, faisant mourir de faim les plus pauvres tout en ruinant les producteurs.
Selon la vulgate néo-libérale, d'ailleurs, cette taxation maintenue presque deux siècles (abolie par R. Barre, car pas assez "moderne"), aurait du empêcher tout développement économique.

En réalité, il y a des choses trop sérieuses pour être confiées aux marchés. En réalité, le dit marché n'enrichit que l'intermédiaire. S'il profite, parfois, aux producteurs et aux consommateurs, ce n'est que par périodes transitoires. 

D'ailleurs, des signes ne trompent pas. Les jardins, jadis "ouvriers", aujourd'hui "familiaux", car l'appellation est moins "grossière" sont en plein développement.
On voit donc, là aussi, que le retour à la fin de l'URSS bat son plein. Qui plus est les gens ont l'air d'y prendre un plaisir fou, même les cadres sup de région parisienne.
Pour peu qu'ils sortent les bouteilles de rouge et qu'il y tiennent des réunions syndicales, il n'y a qu'un pas.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 15:27
L'amélioration est visible : 139 faillites bancaires aux USA en 2009, 41 au 28 mars 2010. A vue de nez, on est en progression de 20 %.
Puisqu'on ne veut pas zigouiller les banques légalement, on se charge de laisser faire le marché, et dans les pays anglos, de laisser faire Eliott Ness.
Comme il y a toujours quelque chose à trouver dans les poubelles, on notera qu'Al Capone avait pris perpéte pour fraude fiscale. (Ils avaient pas osé lui donner ça pour tapage nocturne aggravé).

Pour répondre à un internaute, la monétarisation de la dette publique n'est pas la dépossession des épargnants.
Pour ceux qui ont vécus la période de référence 1973-2002, les prix exprimés en Euros ressemblaient furieusement aux prix en francs du début des années 1970. On peut penser donc avec justesse que la monnaie avait perdue 85 % de sa valeur.
C'est donc le système crée par la loi de 1973 qui crée la dépossession de l'épargnant.

Bien sûr, des chiffres augmente, mais la valeur de ces chiffres, diminue réellement. En outre, la masse monétaire M3 diminuant aux USA comme en Europe, on peut contrarier cette dérive justement en remboursant la dette, au moins en partie.

En réalité, quelques dizaines de milliards par pays européens ne créeraient pas de clash sur la dette, mais réduirait à néant le poids politique des banquiers.
Continuer dans le système actuel, c'est en faire des personnages importants, ce qu'ils ne sont pas.

Une entreprise sans client, ça ne sert à rien, et tôt ou tard, elle dépose le bilan. Pour les banques, c'est pareil. Sans clients, pas besoin d'elles.
Les particuliers, les entreprises lèvent le pied sur l'endettement, et on exige désormais que ce soit l'état.

Pour moi, ça me va, on aboutit à la fin du système. Mais pour le système, c'est idiot. S'ils veulent sauver provisoirement leur système, les banquiers doivent faire preuve d'intelligence (bon, d'accord; c'est pas gagné), et resolvabiliser les états.
Pour resolvabiliser les états, redonner un peu de mou sur la monnaie définitive, c'est le seul moyen.
Mais, on peut le constater chaque jour, ce ne sont pas des joueurs d'échecs mais de poker, et pas des gens qui pilotent aux instruments, mais à la gaffe. Il ne faut pas leur demander de voir plus loin que l'heure suivante.

Mais, même dans leur optique à moyen terme, leur politique est idiote.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 20:49
chine-commerce-exterieur.jpgLe problème irlandais est simple : l'économie s'effondre, et les couillonnades de réductions de salaires, de prestations sociales, etc, n'ont fait qu'aggraver le mal.
De son maximum à 154 milliards d'euros, le gâteau national irlandais est revenu à 131 milliards en 2009.
le pays est tétanisé, les importations s'effondrent, les exportations baissent légèrement, mais c'est, "le seul élément de croissance". Encore faut il se lever tôt. En valeur comme en volume, elles baissent.
L'Irlande aura parfaitement rempli son rôle : grâce à un taux très bas d'impôt sur les bénéfices, elle a emmerdé au possible les grands pays européens, et maintenant elle retrouve son rôle intrinsèque de torche-cul à jeter après usage.

Il reste qu'avec l'ampleur de ses dettes, publiques et privées, 1600 milliards, c'est de la folie furieuse de vouloir simplement continuer.
ça ne sert tout bonnement, à rien. Même le FMI est trop court.

Comme pour la Grèce, comme l'a dit un internaute, personne ne voudra ni ne pourra intervenir. En plus, pour la Grèce, jamais on n'obtiendra le feu vert allemand ou hollandais.
Si le FMI peut "sauver" le pays quelques mois, il ne pourra pas "sauver" tous les petits cochons de la zone euro.

Surtout qu'à l'horizon s'annonce une dévaluation de combat. En effet, la Chine s'attend à un déficit commercial.
Le libéralisme économique, poussé à son extrême n'aura donc abouti qu'à ce qu'il était censé éviter : la guerre commerciale et la banqueroute généralisée.
Une île marginale, comme l'Irlande, n'a plus aucune chance dans son créneau. L'Islande produit quelque chose, l'Irlande n'est qu'une plate-forme commerciale parasite.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 19:26
On bricole une formule de calcul, et un comité béni-oui-oui est censé approuvé. Le gouvernement dira : "c'est pas moi qui décide".
Qu'on ait fait cette formule de calcul en tenant compte du prix du pétrole, fioul, etc, en décembre, c'est à dire une époque ou prix du gaz et prix du fioul avaient déjà fortement divergés, est significatif.
On veut simplement empocher la monnaie, chez les actionnaires et chez les amis de petit Nicolas.

Seulement, en tirant trop sur la corde, on risque de déclencher des réactions non voulues, notamment l'effondrement de la consommation.
Par exemple, j'ai été réglé un thermostat cet après midi. Des amis m'avaient demandé conseil.
De 21 ° tout le temps, je les ait fait passer à 19 le jour et 18 la nuit, en leur disant de ne jamais baisser la journée pendant qu'ils s'absentent, le gain étant annulé par la remontée de la température quand ils reviennent.
Un degré en moins, c'est 7 % de la consommation économisée.

Mais l'intérêt de cette mesure, c'est justement son côté complètement contre-productif dans l'optique même de ceux qui la conçoivent. Ils veulent passer à la caisse, ils risquent de passer à la trappe.
Mieux, la démonstration est faite que seule la politique d'économie d'énergie est viable. Pas le changement d'énergie.
Ils voulaient se gargariser de "dynamisme de l'économie française et des bénéfices", ils risquent de se vautrer là aussi, dans la dépression.

Finalement, je ne regrette ni mon poêle à bois, ni mon combiné solaire. On verra pour les perfectionnements un peu plus tard. Mais, chose significative, même les femmes en parlent.
D'habitude, ce genre de conversations, c'était des conversations d'hommes, comme dirait Audiard. tontons-flingueurs.jpg

Mais ce point de vue est aussi un point de vue parisiano-centré. Je l'avais déjà constaté sur Lyon : les prix élevés de l'immobilier sont synonymes de taudis énergétiques.
Le but des acquéreurs est de soulager à terme leur budget du poste "loyer", mais l'importance de cette charge fait que le poste "chauffage" apparaît bénin.
Ailleurs, on est plus souvent beaucoup plus à cheval sur les économies.
Il faut dire que la différence de marché est phénoménale, un mois pour louer un appartement à Paris, 8 mois en moyenne dans les départements les plus détendus.
Bien sûr, dans certains endroits, on dépasse encore allégrement ce taquet. Mais comme je l'ai dit, le pouvoir est trop parisiano-centré.
 
Un internaute m'avait dit (coucou Triton) payer 500 euros de charges mensuels. J'ai sorti ce chiffre à un gestionnaire -bénévole- de copropriété au Puy. Il en est resté sur le cul. Pour lui, les charges c'était 120 euros par trimestre (et c'est lui qui payait le plus), sans eau et sans chauffage. 

La taxe carbone était une bouffonnerie, mais censée réduire la consommation. L'augmentation du gaz risque fortement de manquer sa cible (remplir des poches déjà bien remplies), mais de créer une dépression de la demande, et une dépression du marché immobilier qui n'en a déjà guère besoin.
C'est bien, là aussi, la preuve que nos gouvernants ne réfléchissent absolument pas aux conséquences de leurs actes, notamment l'aggravation de la crise sociale.
Le marché de la location est très tangent, et les bouffonneries de S. Plazza passent à côté des choses importantes, pour un peu de papier peint : qualité des matériaux (tuiles bétons, qui deviennent poreuses rapidement, zinguerie en PVC, etc...), mode de chauffage, bilan énergétique.

Quand tout le monde loue un appartement refait, on passe au stade suivant. Il faut désormais s'occuper du lourd, notamment de la plomberie, changez les WC, mettre des double-chasse, changer des systèmes de chauffage, parce que l'état du portefeuille du locataire influe aussi directement sur le paiement de la location, ainsi que sur la possibilité de location.

Dernier point : on va accentuer la tendance à la reconstitution des lignées. D'un point de vue élyséen 70 euros par an, c'est rien. Pour beaucoup de gens, c'est beaucoup, rajouté à tout le reste.

Résumé : en augmentant le prix du gaz :
- on va faire baisser la consommation,
- accroître la crise sociale,
- peser encore plus sur les propriétaires-bailleurs.

L'impact économique de cette bouffonnerie de second empire va être lourd, bien plus lourd que le bénéfice attendu, et va participer à la Esltinisation de N. Sarkozy.
A titre personnel, je préfére un politicien qui dise carrément : "je me suis trompé", plutôt qu'un qui ne connaisse pas l'autocritique.
On n'en sortira que comme ça.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 12:42
Le cas grec est officiellement résolu. 1/3 de FMI, 2/3 d'Europe, enfin pour ceux qui voudront bien (en fait personne), d'autant qu'il y faudra le feu vert allemand et hollandais.
C'est dire que les grecs ne sont pas sortis de la M...ouise.
Mais bon, on peut quand même se poser une petite question.

Elle a trait à l'Allemagne. Celle-ci a vu son modèle exportateur patiner fortement, c'est le moins qu'on puisse dire.
Or, pour pouvoir exporter plus et importer moins (substitut d'importation), une manoeuvre est possible, elle s'appelle la dévaluation.
La dévaluation, c'est aussi du protectionnisme financier. Mais l'Allemagne ne maîtrisait pas les manettes.
Comme des benêts et comme tout le monde, il en avait confié les leviers à JC Trichet.

Celui-ci, d'ailleurs a bien compris ce qui s'était passé. Les dettes restent souveraine, l'euro est condamné à terme, et l'Allemagne impose une dévaluation compétitive.
La baisse de l'euro, que certains vont apprécier fera du bien à la zone euro, mais comme les USA, une des bases de la demande mondiale s'affaiblit encore.
Pour la Grèce, la récession est désormais prévue à 4 % cette année, contre 0.8 l'année dernière.
Ce sera sans doute bien plus.

L'Union européenne est condamnée à mort, son centre, l'Allemagne l'a décidé ainsi : "
Europe can't decide whether it wants to die by split up, or die by the IMF undermining its sovereignty. ".
Reste à savoir comment sortiront les pays de ce merdier.
Pour une fois dans son histoire, le FMI aurait une utilité : il deviendrait un outil de libération. Preuve que même lui a fini par trouver plus C... que lui...
Une baisse accentuée de l'euro serait une relance générale par les exportations. Comme tous les blocs la pratique, on retombe sur le problème de qui consomme ?

Pour répondre à un internaute, les exportations et les importations souffrent d'asymétries entre pays. A savoir que les excédents d'un pays, l'Allemagne sur la France, par exemple, ne sont pas dépensables qu'en France.
Déjà en 1982 une intervenante trouvait normale la surfacturation du gaz algérien, disant qu'elle relancerait nos exportations. Je lui demandais si elle était tout à fait sûr que la monnaie de règlement (le $) ne permettait que des achats en France ?
Braudel l'illustrait déjà. Jusqu'au 18° siècle, la balance commerciale française était ultra-excédentaire sur tous les fronts, sauf sur le front italien. Là, c'était le gouffre.
Raison pour laquelle on a crée beaucoup d'industries de luxe. On peut citer la soie dans le sud des Cévennes.

Le commerce ne crée pas que des liens, il crée aussi des dépendances, des contraintes, des risques.
Et surtout, la contrainte du réglement. On a laissé vivre Salsigne pendant plus de 60 ans (la mine devait être fermée dans les années 30), parce qu'elle donnait des moyens de réglement, l'or, universellement acceptés.
En aucun cas, le commerce n'a empêché la guerre. Dans les histoires européennes, les plus longs conflits ont opposés les meilleurs partenaires commerciaux...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article