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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 13:30
Les révolutions sont la conséquences de l'état d'une société. Elles sont clairement la conséquence de l'alphabétisation.
Quand je parle de révolution, je ne parle pas que de révolution politique, mais aussi et surtout de révolution industrielle, économique et sociale.
En effet, il existe mécaniquement l'effet de révolution : la révolution politique intervient sitôt atteint 10 % de la population alphabétisée, et 50 %.
En France, ces deux seuils sont atteints en 1550 et 1780. La période que nous appelons "guerre de religions", et leurs contemporains "les troubles", sont l'effet d'une mutation de la société. Elle comporte désormais trop de personnes alphabétisées pour être gouvernée comme avant.
On ne relatera donc pas, ni la révolution Française, ni les guerres de religion.
Mais, dépasser ce seuil de 50 % entraine aussi une autre sorte de révolution : avec un décalé de 50 ans, on atteint aussi le stade de la révolution industrielle.
La population instruite est beaucoup plus productive, exploitable.

Il exista une exception au XX° siècle : le ouvoir communiste russe brusqua le mouvement. L'alphabétisation monte en puissance dans les années 1920, et le pourcentage de personnes sachant lire et écrire, même sommairement passe de 50 % à 80 % en une décennie. Il n'y aura pas de pause, l'industrialisation est de la décennie 1930.
Il s'agira aussi d'une des causes de la résistance RUSSE en 1941 : l'idée dans l'air était qu'abandonner, c'était abandonner tous les efforts colossaux des 20 dernières années.
La croissance chinoise est aussi une conséquence de l'alphabétisation, couplée à un phénomène de rattrapage.
Dans un blog, que j'aime lire pour sa partie "analyse" (et pas du tout pour les leçons retirées), la conclusion de l'auteur est sans appel :
"Désolé pour ceux qui pourchassent un "néo-libéralisme" imaginaire (à coup de slogans et de jolis discours creux ne contenant pas la moindre preuve chiffrée pour étayer leurs dires), mais les faits et les chiffres sont implacables, nous vivons bien actuellement dans des économies plus étatisées que jamais... à une notable exception près, la Chine, dont le poids de l'état est passé de 90% à moins de 40% au cours des dernières décennies, et qui a "comme par hasard" réalisé la plus forte expansion économique de toutes les grandes économies.  "

Bien entendu, les phénomènes d'alphabétisation, de rattrapage économique sont complètement passés sous silence.
On peut, bien entendu, noter aussi, l'absence de référence au modèle russe : l'écrasement de la période intermédiaire entre achèvement de l'alphabétisation et le décollage économique. Ce n'est pas du aux forces du marché, à la "désétatisation" (toute relative en Chine)  mais à la poigne de fer du pouvoir.
Le dite Chine avait précédemment, d'ailleurs, écrasée sa démographie sous un gant d'acier.
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 18:28
Les achats d'armements, devenus quasi libres depuis 2000, ont encore augmentés outre Atlantique.
Un plus 26 % qui augure mal.
Les ventes d'armes concernent toutes les catégories. L'administration Bush avait même légalisé la vente de tous types d'armements, même le top du top militaire.
La conséquence directe en est le surarmement des cartels mexicains, une situation militarisée à l'extrême dans ce pays et le renseignement militaire français évoque une situation comparable aux pires heures de la guerre d'Algérie.
Les cartels ont neutralisés la police mexicaine.
L'armée mexicaine compte 130 000 hommes, les cartels 100 000.
Ceux-ci n'ont aucun problème de recrutement, alimentés qu'ils sont par les violences militaires, la crise économique et l'absence d'alternatives.
Les combats, s'étendent d'ailleurs sur le sol US proprement dit. Des véritables raids sont menés sur les villes du sud des USA, les cartels sont aussi, déjà présent sur le sol américain, par l'intermédiaire des communautés latinos.

Le congrès US a acté la gravité de la situation, "aussi grave que celle du Pakistan", pourrissement soigneusement caché sous l'administration Bush et qui répparait désormais en pleine lumière.
Ce pourrissement du Mexique a plusieurs causes. C'est d'abord, une conséquence du "peak oil", et notamment du déclin du grand gisement Cantarell.
Les réserves mexicaines s'amenuisent à vue d'oeil.
Ensuite, la destructuration de la société mexicaine par les politiques libérales a déblayé le champ aux cartels de la drogue.
Mais on peut citer aussi, l'élection très contesté d'un Calderon, à l'issue d'un tour de passe-passe, comme on l'a vu aux USA en 2000.
En bref, rien réjouissant dans cette optique.
Pour ce qui concerne l'armée US, cette crise, s'ajoute aux autres crises et sans doute alimentera t'elle une grande mutation.
Il y a en effet, beaucoup trop de graisse dans cette armée et bien peu de muscle. 150 000 hommes pour les unités de combats, pour des effectifs totaux de 1 400 000 hommes.
C'est devenu une bureaucratie étouffante, contestée (dans le système d'acquisitions d'armes), et que d'aucun voudraient réformer de manière drastique et expéditive.
En partant du fait que le système est irréformable, on le supprime, en renvoyant tout le monde à la caserne.
Cela tombe excellement bien. A la frontière mexicaine, c'est de fantassins pousse-cailloux dont ils vont avoir besoin, pas d'avions à 500 millions de $ la bête.
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 12:50
qu'ils disent.
Sans pouvoir pour limiter les rémunérations patronales, avec un pathétique : "Le Medef n'a pas le pouvoir d'imposer quoi que ce soit. Mais nous sommes conscients de notre autorité morale. C'est pourquoi nous allons répondre dans la semaine. "
Guérir la folie des grandeurs de certains, cela porte un nom. Cela s'appelle l'IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques).
Bien entendu, le bouclier fiscal visait à créer des riches, de plus en plus riches, ainsi que l'amoindrissement des droits de successions.
Ces deux impôts décident, en dernier lieu, du régime politique dans lequel nous vivons.
Quand les riches sont peu taxés, c'est une ploutocratie (gouvernement des plus riches, rollex obligatoire), quand ils le sont beaucoup, une démocratie, la république.
Bien entendu, on voit aussi que le MEDEF ne VEUT PAS réagir. La situation lui convient parfaitement.
De même, à l'heure actuelle, difficile de justifier la rémunération par la compétence et les résultats.
Tous les dirigeants du CAC 40 tendent la sébille en direction de l'état, ce qui ne nécessite pas un gros QI.

Finalement, on peut regarder l'histoire et la remarque d'un personnage, devenu historique. Dans les années 1970, Georges Marchais, secrétaire général du PCF disait qu'en dessus de 50 000 francs, il prenait tout.
Y a t'il une réelle différence désormais, entre lui, BH Obama, qui veut plafonner les rémunérations, et les dirigeants européens qui veulent en faire autant ?
Lui avait le mérite de la cohérence. On ne parlait pas de bouclier fiscal, à l'époque.
Désormais, il faut choisir. Il n'y a qu'une seule manière de plafonner les revenus, c'est l'impôt et c'est incontournable.
L'abaissement de l'impôt direct a crée des bulles, financières, immobilières, de tous ordres.
Franklin Roosvelt augmenta massivement l'imposition directe, dans les années 1930. En 1941, il porta le taux maximal à 91 %.
Il avait un but, c'était de sauver le système de ses incohérences et de la fureur de ses masses.
Cela n'empécha pas, d'ailleurs, de belles fortunes de s'édifier, on peut citer notamment celle d'un Georges H Bush.
Seulement ce système n'empêche pas la richesse de se constituer, il empêche simplement que des héritiers sans talents soient, par la grâce du système, plus riches encore que leurs parents, qui étaient, eux, de vrais créateurs.
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 12:02
La plupart des gens ignorent dans quel monde ils vivent.
Paradoxalement, bientôt 20 ans après la fin de la guerre froide, c'est encore sous le signe d'une rivalité russo-américaine, plus vive que jamais, que s'exerce la tutelle du monde.
En effet, si le triomphe américain semblait sans appel dans la décennie 1990, il faut rappeler un certain nombre d'éléments, toujours d'actualité.
D'abord, la seule existence de la Russie a empêché, empêche, une domination US de longue durée.
Parce que, le vieil équilibre de la terreur, même réduit de 75 %, existe toujours.
On parle de le réduire encore, à une fraction correspondant à 10 % de son ancien potentiel, mais il est encore et toujours là.
La Russie a fait le ménage, dans son complexe militaro-industriel. Elle a arrêté la plupart des projets, mais pas tous, loin de là.
Au contraire, pour la plupart de ceux qu'elle a continué à développé, elle est devenue prix d'excellence.
Elle dispose de la technologie des missiles capables de maitriser armée américaine  et armée israélienne.
Au contraire, le pentagone a littéralement ployé et s'est effondré sous le poids de ses budgets d'acquisitions d'armes.
C'est un gaspillage sans nom, aujourd'hui contesté, de plus en plus violemment.
Nixon, en son temps, y avait mis bon ordre. Sans doute, c'est la réelle raison du Watergate.
Nixon n'était pas réputé pour ses idées, Eisenhower le brocardait là-dessus, mais tout le monde savait qu'il était le boss, et il fichait la trouille à la totalité de l'appareil de pouvoir.
Ensuite, l'aviation stratégique russe, les sous-marins chinois, ont réussis chacun à surprendre des porte-avions US.
Enfin, l'armée américaine est épuisée par un combat trop long en Irak et en Afghanistan, les pertes sont lourdes, trop lourdes, bien plus lourdes qu'on ne le dit.
Enfin, les manoeuvres du millénaire ont tournées au désastre pour l'armée US.
L'armée US a été incapable de s'adapter à un adversaire ne combattant pas selon ses normes (silence radio, estafettes et appels par muezzin).
On a vu la montée en puissance de la résistance en Irak, et maintenant la montée en puissance de la guerre en Afghanistan.
La technologie n'a servie à rien en Irak, sinon "à se mettre la tête dans un pot de chambre", et si une certaine normalisation est à l'oeuvre, c'est avec la très antique méthode carthaginoise, très élargie : on prend des mercenaires, et dans ce cas d'espèce, on achète tout le monde.
La dernière superpuissance meurt. Elle peut espérer garder un certain statut en faisant deux choses. La première, c'est de réduire son déploiement, 800 bases à l'étranger, c'est beaucoup trop, en supprimant sa bureaucratie et en regonflant ses unités de combats. 1 400 000 soldats et  150 000 combattants, c'est caricatural. L'US air force a démontré son inutilité profonde. Une guerre se gagne au sol.
Ensuite, en préservant le sceptre de Neptune. C'est sans doute cette option qui a été retenu. Le poids de plus en plus grand des amiraux dans la hiérarchie militaire est de plus en plus éclatant.
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 20:08

Sacramento a été célèbre pour ses villages de toiles. C'était au XIX° siécle, et c'était au temps de la ruée vers l'or. On vivait à l'époque, dans l'espoir de l'enrichissement.
Aujourd'hui, toutes les villes US ont leur "Hooverville", bidonville crée par la crise.
Ces bidonvilles grandissent, de jour en jour, sous l'effet des saisies, des suppressions d'emplois et des mesures récessives prises par les autorités locales pour "rééquilbrer" leurs budgets.
A mettre en parallèle, les 20 millions de logements vides dans ce pays, et les sans abris.
On peut aussi signaler les 2.5 millions d'armes achetées depuis deux mois.
Tout ce qui est désormais important pour les autorités, c'est l'impact médiatique.
le succès télévisuel de cette hooverville l'avait condamné.



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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 09:59
On nous a cassé les pieds pendant 30 ans, avec la "nécessité" de l'équilibre budgétaire (jamais atteint d'ailleurs, et de moins en moins), oubliant que les dettes accumulées, entrainaient des intérêts accumulés.
La dette française d'ailleurs, pour 1200 milliards d'euros, a été causée par les 1500 milliards d'intérêts versés et non par le gaspillage ou les dépenses inconsidérés.
L'escroquerie monétaire consistait à prendre un droit régalien, le droit de frapper monnaie, le confier au privé, et lui payer un intérêt, pour faire la même chose.
Les avances automatiques de la banque centrale au trésor réglaient, jusqu'en 1973, les problèmes de déficits.
De toute façon, il faut bien, un jour ou l'autre créer la monnaie pour qu'elle existe.
Pour résumer, on est passé de l'étalon or en 1971, à la monnaie fiduciaire (reposant sur la foi) de 1971 à 1973, à la monnaie reposant sur la dette depuis 1973.
Aujourd'hui, la boucle est bouclé, devant l'aggravation des conditions économiques, les banques centrales rachétent les dettes de leurs états, ont procédé ainsi la Banque centrale d'Angleterre, celle du Japon, enfin, la reserve federale US.
Pour la BCE, c'est dans quelques temps, cela ne saurait tarder.
Bien entendu, on évoque, la fin de l'indépendance des banques centrales vis-à-vis des états.
Mais, cela est faux.
Les banques centrales ont toujours été cul et chemise avec les états, c'est la politique appuyée qui change. d'une politique destinée aux plus riches, on passe à une politique généralisée de soutien, couplée à une réaugmentation de l'imposition des plus aisés.

Le socle, libéral, est en train de disparaitre. En fait, il ne s'agissait pas d'un laisser-faire, mais d'un hyper-étatisme à destination des plus riches.
Les plus riches voient leur fortune diminuer pour cause de crise, et vont la voir diminuer pour cause d'inflation, encore plus vite.
Le "quantitative easing" ou création débridée, vise finalement à annuler les cadeaux fiscaux fait aux plus riches depuis 30 ans.
Cette baisse d'imposition des 1 % les plus aisés avait crée la dette. On est en train de l'annuler, comme on annule leur fortune.
Reste que la situation, devient à des égards "révolutionnaire". En effet, ce qui caractérise les périodes de troubles, c'est l'effondrement des recettes publiques. Pour les USA, c'est éclatant : 1845 milliards sur un budget de 4004, avec des recettes en chute à 2159.
On est proprement dans la situation 1789 et 1917. Les recettes s'effondrent, les dépenses augmentent, et la monnaie, dans tout ça ? Une simple variable d'ajustement, des bouts de papier colorés.
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 19:22
Pour l'ex candidat à la présidence US, l'Afghanistan est "une aventure inutile", pour des USA "en faillite".
Personnage atypique, voulant appliquer la constitution (pour la monnaie, notamment), le langage de vérité est pour lui courant.
C'est pour cela qu'il est considéré comme un poil à gratter "hors système".
Mais, si le retrait de l'Irak semble acquis, le renforcement du contingent en Afghanistan semble compromis aussi, par l'aggravation de la situation interne des USA, de la crise mexicaine qui flambe à la frontière du pays, égalant, pour le renseignement français, "les pires moments de la guerre d'Algérie".
L'escalade de la guerre en Afghanistan, les progrés des Talibans sur le terrain, qui contrôle désormais la moitié du pays, font paraitre pathétique les promesses de renforts, et surtout, totalement insuffisantes (17 000 hommes). A tel point, qu'on ne peut écarter une catastrophe totale.
En effet, les Talibans attaquent le point faible de la carapace, les voies de communications et la célèbre passe de Kaybar a été coupée plusieurs fois.
Les armées occidentales sont, quand à elles, très peu habituées à faire la guerre "à l'économie" et ont besoin d'un flux conséquent d'approvisionnements.

Quand au but originel de la guerre, accéder aux ressources minérales de l'Asie Centrale, sans passer par la Russie, il parait désormais bien loin.
Son concurrent européen, Nabbucco, autre projet visant à souffler le gaz aux russes, il est, lui aussi, apparu comme une lubie inutile.
En effet, les ressources supputées seront incapables de remplir le gazoduc...

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 15:42
Le pouvoir de la mer s'impose. il s'impose dans les structures de pouvoir US à l'heure actuelle. Il s'impose à travers les personnalités de Gates et de l'Amiral Muellen.
L'amiral Muellen est à la tête du Joint Chief of Staff, qui contrôle les forces armées, il est le grand chef.
Avec Robert Gates, le secrétaire d'état à la défense, ils ont désamorcés dans les dernières années de la présidence Bush les tentatives de celle-ci pour arriver à un conflit avec l'Iran.
Non, parce qu'ils étaient pacifistes ou traitres, mais parce qu'ils pensaient que cela aboutirait à un désastre complet.
Au contraire, à l'heure où l'armée de terre US est discréditée et usée par les conflits, où l'aviation est discréditée et usée par le processus d'acquisition des armes, processus aussi opaque que couteux, la marine, fait figure de rescapée, et de ligne de force et de cohérence de ce qui reste de puissance américaine.
D'ailleurs, la maintenir en l'état permet une renaissance ultérieure de la puissance.
Les soviétiques, dans les années 1970, ne s'y étaient pas trompés.
Il se dotèrent d'une marine de guerre qui leur permettait concentrations, manifestations de force, en bref, d'un outil de puissance qui leur avait toujours manqué comme puissance terrestre.
L'abandon des positions les plus avancées dans l'intérieur des terres, notamment en Asie, l'abandon du fantasme de l'élargissement de l'Otan à l'Ukraine et à la Géorgie, fait partie de ce recentrage sur une fonction maritime qu'ils maitrisent bien et où ils ont une réelle compétence.

La montée en puissance générale de l'US navy, est visible à l'oeil nu.
Il est d'une manière générale, adapté à la planète, que certains appellent la planète Océan, et non la planète terre.
Qui contrôle l'océan est en mesure de gagner, d'avance, bien des conflits.
Dans la tradition militaire US, on se souvient aussi que la guerre du pacifique fut, finalement, gagné en deux batailles : celle de Midway, et celle des Philippines. Toutes les deux furent des batailles navales, et les pertes furent assez faibles pour le vainqueur.
Si l'exploitation de ces victoires et le reste de la guerre furent laborieux, l'issue était déjà certaine, et ne fut retardée que par le manque de combativité de l'armée US, causée par une structure bureaucratique étouffante, qui tue le pentagone à l'heure actuelle.
Le pouvoir est passé des bureaucrates, aux guerriers. Mais il ne faut pas se méprendre ; dans ce cas de figure, le bureaucrate était plus agressif que le guerrier.

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 10:30
Le prix du gaz va baisser de 11 % au premier avril, et c'est sans doute un beau poisson.
En effet, on peut considérer que la saison de chauffage est terminée, ou peut s'en faut à cette époque de l'année, seules les cuisinières en utilisent encore un peu au niveau des particuliers.
Rappelons aussi, les dernières nouvelles venant de GDF SUEZ :
- bénéfices : 6.5 milliards d'euros,
- dividendes : 4.8 milliards d'euros,
- un recours à l'endettement de 5 milliards en début d'année.
On peut donc dire que les dividendes sont payés par endettement.
D'une manière générale, dans les entreprises du CAC 40, il existe un corollaire fort entre nouvel endettement et distributions de bénéfices.
On peut donc dire que nous ne vivons plus dans un régime capitaliste, dis "régime du plaisir de l'accumulation", mais dans un système de rente.
C'est vraiment visible pour GDF : alors que plongent toutes les industries, seules se maintiennent, celle s'appuyant sur un réseau et une infrastructure.

C'est l'activité de rente, assise sur des besoins vitaux qui résiste le mieux à la crise.
Autre nouvelle concernant GDF : 345 000 euros d'amendes requis.
Quand aux magistrats, ils sont clairs :
"Cette explosion n'est pas le fruit de la fatalité. Elle aurait pu et dû être évitée et c'est pourquoi je suis en colère contre GDF. "
et Florence Otthoffer, dans son réquisitoire :
"Comment ne pas penser qu'elles s'expliquent par des objectifs financiers et commerciaux liés à la proximité de l'ouverture des marchés et à la transformation de l'Epic (Etablissement public à vocation industrielle et commerciale) en SA (Société anonyme) ? "
Nous pouvons seulement regretter que dans notre pays n'existe pas la notion anglo-saxonne de "dommages punitifs", et que, la somme des amendes requises frisent le ridicule.

Samedi 21 Mars 2009

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 09:41
Quand De Gaulle demanda de l'or à la place des dollars que la France détenait, mai 1968 survint opportunément pour le déstabiliser.
Mais la fin de la décennie 1960 vit beaucoup de mouvements étudiants dans le monde.
A cette époque, les USA était une puissance embourbée dans un conflit et assaillie de problèmes.
Les "amis" devaient être repris en main.
Pour le LEAP 2020 (Laboratoire européen d'anticipation politique), les anglos (au sens large : britanniques + américains), tentent de déstabiliser l'euro et l'union européenne, par la mise en évidence d'investissements imprudents et massifs en Europe de l'Est.
Pour le LEAP 2020, il n'y a pas d'investissements hasardeux. Les pays est européens avaient besoins des investissements immobiliers après des décennies de communisme où le logement fut assez délaissé.
Ce point de vue, est, à mon avis, ni complètement faux, ni complètement vrai.
Il fait l'impasse sur un autre problème, géographique, géostratégique.
En effet, l'Europe de l'est est une économie continentale, comme celle de la Russie et de l'Ex-Urss.
En cela, à l'image de la France du XVIII° siècle, où l'état fut brillant, mais l'économie à la traine, il s'agit d'un ensemble géopolitique qui a un lourd handicap initial, celui d'être perdu dans son immensité.

Général immensité protège la Russie, mais la plombe aussi économiquement.
Cette remarque est aussi vraie pour l'Europe de l'Est, au moins au niveau du plombage.
Dans le triomphe des anglos de ces deux derniers siècles, on n'a pas fait la part des choses : celui de disposer de voies de communications, les mers, et de la maitrise de celle-ci.
Les concentrations sont faciles, aisées à l'inverse de la terre. C'est vrai au niveau militaire. C'est aussi vrai en économie.
Les investissements européens dans le continent, ont ils été largements imprudents. En effet, la donne transport n'implique pas un développement rapide de cet ensemble.
Les pays qui ont décollés sont TOUS des pays qui avaient de larges façades maritimes, des voies de communications aisées.
Les puissances dominantes ont toujours été des puissances maritimes.
Les pays de l'est, avant d'investir dans les briques, souffraient déjà de problèmes d'infrastructures.

Les banques européennes ont été largement imprudentes. Avoir de meilleurs logements au milieu de nulle part, ce n'est pas adéquat. Une bonne partie des 1700 milliards investis seront donc effectivement perdus.

Samedi 21 Mars 2009

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