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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 18:47
Il y a au moins quelqu'un qui a un cerveau à la BOE, il dit qu'il faut laisser faire le crach immobilier. "Don't try and stop the housing crash, Bank of England official warns Darling  ".
Pour la banque d'Angleterre, il est inutile, vain, nuisible et couteux de vouloir empêcher l'ajustement.
On ne peut que l'approuver.
Il est clair que les ménages n'ont pas besoin de crédit, ils ont besoin d'une baisse du coût de la vie (ou d'augmentations de salaires). L'immobilier n'est ni délocalisable, ni une marque de l'économie moderne.
Dans les trente glorieuses, le coût du logement était bridé.
Cela n'a pas empêché la croissance, voir, en est une des causes.
la décision de remettre le logement au soin du marché a causé une catastrophe.
C'est clairement une décision, en France, Giscardo-barriste, imitant ce qui se faisait ailleurs.
On aboutit à un cout du logement exorbitant, une crise du logement, des budgets gargantuesques, donc, on n'a rien réglé, si ce n'est que le prix est beaucoup plus élevé qu'il y a 40 ans.
Les emprunts d'état britanniques ne trouvent pas preneurs, le déficit budgétaire explose, et les signes de reprises sont en réalité, des coquecigrues.
L'état britannique n'était qu'un état pétrolier, dont les recettes fiscales étaient copieusement abondé par le gaz et le pétrole de mer du nord, qui avait permis de mettre à la casse 2 millions d'emplois industriels, revendicatifs et pas trop mal payés.
La Grande Bretagne n'est plus qu'un état marginal, destiné à devenir une islande agrandie et un cul de sac sans avenir.
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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 18:05

Sur 66 habitations de cette rue, 60 sont dans cet état.
Donc, il n'y a absolument rien d'étonnant à ce que 600 000 maisons soient "retenues" par les banquiers américains et non remises sur le marché.
On peut dire que leur valeur est intrinséquement tombée à zéro. Une maison abandonnée est très vite vampirisée, vidée de son sang par les squatters, les ferrailleurs, et donne le ton et le "la" sur l'inanité du système économique en vigueur.
On a rarement assisté à un si violent retournement de conjoncture dans l'histoire, seule la contraction des villes dans l'empire romain peut donner quelque chose d'approchant, ou Paris lors de la reprise de la ville par Charles VII.
Mais les massacres avaient été alors important.
Ce qui reste des maisons semble ouvert à tous les vents et se dégrade très vite. La valeur n'est plus que celle des terrains, moins les frais de démolitions.
Comme les prix des terrains sont aussi tombés bas, on peut imaginer sans peine une valeur négative, loin, très loin de la valeur au bilan des banques.
En ce qui concerne l'immobilier, ce serait une purge, une diminution du parc réel. Mal placé géographiquement, dans un état non récupérable, ce parc a cessé d'exister, il attend le bulldozer dans le meilleur des cas, ou de finir sous les assauts du temps.
Pour les banques, 600 000 maisons irrécupérables, c'est au minimum des minimums, 60 milliards de $ de pertes, bien entendu, sans compter les saisies qui vont recommencer.
On peut imaginer donc pour cette année, une perte immobilière vraisemblable de 400 milliards de $.
D'ailleurs, le rythme des saisies explose à nouveau. L'absence de réponse fédérale au problème aboutira au pire.
Obama s'était fait le candidat de Wall street, pour le meilleur et le pire.
Les banquiers sont aussi des tocards de la pire espèce. Au lieu de contenir la perte, laisser les gens chez eux, même au prix d'une décote, ils auraient sauvé l'essentiel.
Leur cupidité, leur stupidité est sans limite.
L'homme de l'avenir, c'est lui, dans ce décor.
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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 13:28
On dit qu'il y a un problème islandais, il n'y en a pas, en vérité. C'est clair et limpide comme de l'eau de source.
100 milliards d'endettement externe, 2 milliards de réserves.
La marché automobile s'effondre de 92 %, la bourse de 94 %, la couronne n'est plus qu'une monnaie locale et les deux joyaux de l'économie réelle se sentent mal : l'aluminium a vu son prix dégringoler et pour le poisson, des signes de faiblesses apparaissent.
Une perle relevée dans "le figaro" : "
En 2007, la croissance (+ 5,5 %) faisait pâlir d'envie les Européens et le PIB par habitant atteignait 65 285 dollars. En 2008, la croissance n'était que de 0,3 % et le PIB chutait de 20 %  " .
Une croissance de 0.3 %, avec un pib qui chute de 20 ?????
Le chômage atteint 8.9 % de la population, contre 1.9 en octobre. A cette allure, c'est un taux zimbabwéen qui se profile : 85 %.
En clair, il ne reste plus qu'à annoncer aux prêteurs qu'ils l'ont dans le...
Enfin, je vous laisse deviner où.
Bien entendu, tout prêt du FMI ne ferait que retarder l'échéance.
10 milliards de prêts, dit on, ou la mise de l'ile sous servage éternel.
En effet, il le serait difficile de payer, ne serait ce que les intérêts.

Bien entendu, aussi, on choisira la politique du pire : réduire les dépenses (saigner la population), et reporter la mesure nécessaire et pas courageuse du tout : la banqueroute.
On a parlé de miracle économique, en réalité, le miracle économique était une autre légende.
Elle est la légende du joueur de flûte, que tous les rats suivent. Ils finissent noyer.
A l'origine de la légende, c'est Louis XI, alors dauphin, qui conduisit les écorcheurs qui ravageaient le royaume de France à la conquête de l'Alsace.
Ce fut une guerre particulièrement sanglante.
22 000 partirent, et 9000 revinrent. Le but était atteint. On civilisa les survivants en créant l'armée permanente.

Louis XI avait aussi réduit la finance à sa vraie place : "pour la finance, il est la boite à l'enchanteur".
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 18:59
Devra être sobre dès 2019, ou du moins, pour toutes les constructions neuves.
les logements anciens, eux, devront être réhabilités.
On voit donc, l'optique révolutionnaire se préciser.
En effet, depuis 1945, l'évolution résolue était de développer la consommation d'énergie, elle succédait à une évolution plus timide, mais qui allait dans le même sens.
Techniquement, j'ai déjà indiqué fréquemment, qu'il n'y avait rien de compliqué pour arriver à la maison passive.
C'était l'application de techniques connues, parfois depuis des milliers d'années, mais remises au goût du jour, et fait de manière systématique.
Il était auparavant plus simple de gaspiller l'énergie, elle était si bon marché. Elle payait en plus, toutes les insuffisances de construction.
Or, s'il faut faire un tour du monde énergétique, il est vite fait.
Le peak de l'uranium date d'il y a 20 ans,
Le peak pétrolier semble atteint, il est constaté sur les 2/3 de la planète,
Le peak gazier est beaucoup plus proche du peak pétrolier qu'on ne le croyait : 5 ans en moyenne au lieu de 30 supposés. Aujourd'hui, le 1/3 de la planète est en peak gazier : qui se souvient du gaz de lacq ?
Le peak charbonnier ? Pour l'anthracite, il remonte à... 1920...Seul l'extraction du brun au lieu du noir fait croire qu'il existe encore significativement des réserves de charbon exploitables.
Les qualités chutent.
Le secteur de l'habitation, qui consomme la moitié de l'énergie, va être pris en étau : d'un côté, la baisse voulue de la consommation, de l'autre, la baisse subie.
En effet, pour obtenir une baisse franche, rien de plus simple qu'une bonne paupérisation de la population.
Les pays de l'ex bloc soviétique en ont fait la franche expérience.


Reste que la question qui va se poser va être explosive : ces quantités d'énergie exploitées et consommées, sont énormément taxées.
Elles constituent une part importante des ressources fiscales, la TIPP est la plus célèbre, mais d'autres existent. Celle-ci n'apparaissent pas franchement, car noyé dans la masse globale de la TVA.
Mais celle-ci va être compliqué aussi par la question du mastodonte : les USA. Ce pays est le mammouth de la consommation énergétique, que ce soit pour le logement (Mac Mansion) ou le transport (aérien et terrestre).
Une panne économique ou politique aboutira à l'effondrement de la demande, l'effondrement de la demande à l'effondrement de la production et de l'investissement.
Le cercle "vertueux" de l'augmentation de la production-consommation se transformera en cercle "vicieux" de la baisse.
Bien sûr, ces cercles n'ont de vicieux et de vertueux que le nom : il ne prend en compte que la manière dont étaient construits l'économie et la fiscalité, pas du tout l'avenir de la planète, ni l'intérêt de ses habitants.
Cette baisse de consommation, prévisible, va entrainer deux questions. La question fiscale, et la question de l'architecture économique de nos sociétés. Les deux devront être totalement refondus.
Il est peu probable que nos eurocrates et nos députés aient pensé à ça. Il leur manque un minimum d'intelligence.
Bien entendu aussi, il manque l'intelligence pour prévoir l'effet sur le parc existant : friggit devra crever le plancher et tomber à la cave.
On atteindra la valeur négative : celle du bien-boulet-économique-fiscal. Avec, là aussi, de riches conséquences sur les finances.
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 18:23
" La parole est une arme et il faut éviter les prophéties autoréalisatrices "... Le syndrome prérévolutionnaire est accepté désormais, aussi, par A Juppé.
Pour celui-ci, "
le bouclier fiscal apparaît comme difficilement explicable  "dans le contexte actuel, alors qu'on mélange pingrerie pour les petits et laxisme pour les grands.
Les choses évoluent, doucement.
F. Fillon, le marxiste, promet une fiscalité confiscatoire sur les retraites chapeaux.
Même le principe de réforme, mot magique dont on se gargarise pour ne rien dire, est remis en question.
En effet, pour redire ce qu'a déjà dit Louis XIII, après une conversation avec Richelieu, c'est que "Cet état n'a pas besoin de réforme, mais d'exécutions (des ordres donnés)".
On tombe sur un travers connu dans des fins de cycles : la boulimie législative, boulimie inutile, car les rouages de pouvoirs ne fonctionnent plus.
Cette colique tourne à vide, la plupart des textes sont lettre morte, et heureusement d'ailleurs, ceux qui parviennent à la masse sont impopulaires et anxyogénes.
Cette partie -révolutionnaire- de la mutation des élites, va dans le sens de l'évolution du monde.
L'évolution économique, déjà programmée, lui est supérieure.
La Chine a acheté 400 tonnes d'or.
Le parc immobilier européen devra être sobre bien plus tôt que prévu.
Gazprom s'attend à une chute prolongée de la demande de gaz.

On voit donc des césures, une inflexion significative, même si la totalité du discours n'est pas amendé.
On attendra 2012 pour parler retraite ? Cela cache mal une... retraite en rase campagne...
Mais la partie énergétique aussi donne un caractère palpable au problème fiscal. En effet, l'énergie, abondante, était très taxée. Son économie, ou la décroissance voulue de sa consommation, comme sa décroissance subie, va grever des finances publiques qui n'avaient pas besoin de cette évolution supplémentaire.
En gros, l'évolution probable rend obligatoire une refonte fiscale. La question fiscale est bien la question de base, dans toutes les périodes troublées.
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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 19:20
Il existe une attitude révolutionnaire, qu'on ne croit pas et qu'on ne voit pas comme telle.
En effet, qu'est ce qu'il y a de révolutionnaire, dans le fait de détenir des billets de banque ? Rien,  me direz vous.
Pourtant, si les phénomènes observés continuent à ce rythme, les banques commerciales, qui nous gouvernent, sont condamnées.
En effet, la masse de billets en circulation ne cesse d'augmenter, et ce, à rythme très rapide (plus 15 % en Euroland en une année), pendant que la progression de la masse monétaire M3, elle, progresse de moins en moins vite, voir déflationne.
En un mot, les banques commerciales vont se retrouver dans un ciseau, entre des ressources en baisse, et l'émission de billets, phénomène qui ne reléve pas d'elles et leur échappe.
L'autre baisse, celle de la rémunération des dépôts, peut faire craindre aux banques, un développement de cette détention de liquidités.
Cela représente 762 milliards en billets, pour un total européen de 5915 milliards de numéraires et dépôts liquides (1091 en France).
Bien entendu, le reste de l'épargne est tout aussi "liquidifiable", et quand le phénomène s'amplifiera, suite à d'autres incidents prévisibles, la crise sera précipitée.
Autre chose de non prévu par nos gouvernants : la baisse des rémunérations n'ira pas forcément dans des placements, tel le voudrait nos responsables, mais désormais, l'heure est aux arbitrages.
En effet, avec un taux d'intérêt de 1.75 % pour un livret, des assurances vie sans valeur, désormais on peut se demander s'il n'est pas judicieux de penser à des anticipations de remboursements, si on est endetté.
C'est une évolution possible, qui mettrait les banques commerciales dans la M...ouise.
On peut aussi penser, chose non impossible aussi, à la résurrection des prêts amicaux.
En effet, en cas de rémunération basse de l'épargne, et de taux d'intérêts, quand même plus haut, ce genre de prêt, sans création monétaire, peut réapparaitre.
On les croit disparu, en réalité, ils réapparaissent périodiquement en cas de besoin. A une époque plus ancienne, les individus  étaient eux-mêmes très endettés et très créanciers, comme ils le sont généralement dans le tiers monde.
On apprend, que pour vendre quoi que ce soit, il faut souvent prêter, ceci étant compensé par le fait qu'on emprunte.
La dégringolade sociale dans le tiers monde se traduit par la baisse des prêts et la hausse des emprunts.

Bien entendu, il faut aussi rappeler l'arsenal législatif pris en faveur des banques dans les années 1970, arsenal fait pour pousser les particuliers dans leurs griffes.
Aujourd'hui, donc, toute augmentation de M1 mine la position des banques, et les émissions directes de la BCE, comme celle de la reseve federale, de la BOE et de la BOJ, encore plus. Une domination, faite pour l'éternité, s'éloigne donc; avec la coquetterie suprême de se voir porter les coups les plus durs, par ceux qui veulent les sauver. 
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 15:43
L'US army, après tous ses succès éblouissants de ces dernières années, se prépare un champ de bataille à sa mesure : l'intérieur des états-unis.
C'est vrai que quand on a tout, mais absolument tout foiré, il est vital de foirer complétement.
En réalité, il n'existe absolument aucun contrôle de la crise, la crise immobilière, la crise bancaire, la crise du pentagone, la crise du mexique, la crise de séparatisme, les crises irakiennes, pakistanaises, afghanes, la crise des bases à l'étranger, toutes "dégueulent", en même temps et de manière quasi concertées.
Et les réponses sont quand mêmes timides. Certaines acquisitions d'armes sont abandonnées, le nucléaire militaire sera désarmé à plus de 80 %, pour tomber à 1000 ogives, on parle d'une évacuation de l'Irak, mais si lente...
On abandonne certaines positions avancées contre la Russie, le BMDE, la Géorgie et l'Ukraine, mais on fait flamber la Moldavie.
Ne nous y trompons pas. Sous certaines apparences, des reculs sont définitifs, et même vont plus loin qu'il n'y parait : pour les armes nucléaires, il faudra tomber à 1000, mais il faudrait, ne serait ce que pour maintenir le nombre, les renouveler. Le nucléaire, en effet, vieillit mal. Ce sera sans doute, impossible.

Là aussi, on ne peut qu'admirer la clairvoyance des dirigeants soviétiques des années 1980. Eux, au moins eurent la sagesse d'organiser le repli, avant qu'il ne vire à la catastrophe.
Même dans l'espace russe, plus étendu que la Russie actuelle, ils ne saisirent pas la tentation de la violence et du redécoupage : en bons joueurs d'échecs, ils savaient qu'il y aurait d'autres coups.
En même temps, on ne peut que constater, avec un internaute, de la corrélation parfaite des deux empires russes et américains, de leur apogée et de l'apogée de la production d'uranium.
C'était là, le signe de leur santé. Il faut, en effet, des moyens considérables pour extraire l'uranium. Il ne faut compter ni temps, ni argent.
Le "pic de l'uranium" aura été, finalement, le signe le plus évident de leur déconfiture. Des empires encore en relative bonne santé pouvait l'extraire. Cela devient impossible avec un système économique normal.
Certains se plaignent d'une pénurie de "vrais révolutionnaires". Mais il y a un trait commun envers tous : ils ne savent pas qu'ils vont devenir de "vrais révolutionnaires".
En Espagne, on annonce un taux de chômage de 30 %. Le pays sera t'il seulement capable d'y survivre ?
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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 14:26
On se croirait en 1914. A cette époque, les officiers scrutaient le moral de la troupe à la loupe. Aujourd'hui, on nous dit que le moral des industriels remonte légérement, après 15 mois de dégringolade.
Quoi ? ça faisait 15 mois que ça baissait ?
Pour recadrer les choses, l'industrie connait aussi des cycles, et a une "saison". Cette saison, elle commence en avril, pour finir en septembre.
C'est le maximum de l'activité.
Il est donc normal qu'il y ait un sentiment ténu, de plus grande activité. Sentiment, non relayé dans le bâtiment, où le "climat social" est tendu (les lettres recommandées pleuvent).
Quand à dire que cette inflexion est positive, même pas. On s'attend, simplement à une dégradation moins rapide, et le centre de cette dégradation, c'est l'automobile, qui, dit on, en a pour 5 ans...
Aux USA, le rebond qu'on a voulu voir dans l'immobilier pourrait finalement n'être qu'un feu de paille, causée par une prudence bancaire dans les saisies et les mises aux enchères.
Cette prudence pourrait ne plus être de mise et signer une nouvelle étape de la débâcle.
Cette nouvelle métastase concernerait, bien sûr, banques et immobilier.

Bien sûr, la cause n'est pas soignée, et pire, on envisage une nouvelle régression des retraites. Bien entendu, il échappe complétement aux gouvernants, que les retraités sont aussi des consommateurs (et pour l'automobile, quasi les seuls, avec les flottes), et un lien de stabilité social, avec les fonctionnaires.
Conclusion ? Les Yankee en ont tirés une : ils s'arment jusqu'aux dents et pour les munitions, c'est la rupture de stocks.  
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 18:11
Aujourd'hui, c'est d'abord Reuters qui s'y colle.
"
L'excédent commercial du Japon dépasse les attentes en mars ". On peut admirer la façon de présenter les choses, puisque ledit excédent, atteint 11 milliards de Yen, soit 86 MILLIONS d'euros, de la menue monnaie, quoi.
On est loin du caractère viril du déficit commercial français, avec - 6 milliards (c'est ça ? je ne me rappelle plus exactement), qui fait que bientôt on aura le plus gros (déficit), avant de faire, comme tout le monde : rééquilibrer.
Comme autre comique de service, on trouve aussi, les hommes de l'ombre aux USA, pas la marionnette qui s'agite (ou pas), à la Maison Blanche, mais les VRAIS maitres.
Comme en Chine, il y a les dirigeants officiels (vite oubliés, ou dont personne ne connait le nom, ou si peu) et les autres.
Parmi les dirigeants officieux, on peut citer Kissinger, jamais réellement en retraite depuis le début des années 1970 (85 balais), Zbig (pour le reste, je vous laisse reconstituer), un jeunot de 81 printemps et Scowcroft (le cadet, avec 84 années).
Ceux-ci laissent souvent leur poulain aux manettes (comme Robert Gates), mais tentent, aujourd'hui, vaillent que vaillent, de sauver ce qui est sauvable de l'empire.
La liquidation de l'annexion d'une province (l'Irak), au profit d'une sauvegarde plus générale, qui doit éviter l'affrontement avec les russes, qui doit arriver à une entente avec l'Iran, qui doit neutraliser l'activisme israélien, bref, revenir à une mainmise qui semble plus légère. Nixon fut éliminé parce qu'il était le patron, qu'on le savait, et qu'il foutait la trouille à tout le monde dans la hiérarchie du pouvoir, malgré ses idées (inexistantes) et ses pensées personnelles (courtes).
Depuis, régulièrement, avec une régularité de métronome, les présidents essaient de reprendre le pouvoir.
L'aventure Irakienne fut le résultat de cette échappée présidentielle. 

Mais, les conceptions de ces anciens, sont, elles aussi, de vieilles conceptions et ils ne voient pas l'état réel de leur pays.  On dit qu'on le juge, comme à l'année de ses 20 ans, c'est à dire qu'ils se croient en 1945...
Par contre, pas du tout comique : Ron Paul parle de la sécession du Texas. Aujourd'hui, la question ne se pose pas.
La sécession viendra avec la récession du dollar (j'ai pas pu m'empêcher de faire le jeu de mot).
Finalement, par leur achat d'armes, les américains, prévoyant, ont prévu le collapsus. Et jugeant le régime comme il est, en ont tiré une conclusion, radicale.

Par delà les propagandes, les nouvelles réelles fusent, et toutes révèlent déréglement et fin de partie pour l'empire.
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 15:38
La farce du découplage des économies, farce pourtant bien vieille, est encore ressortie de son cercueil par le FMI.
Les pays développés seront, d'après lui, en récession de 3.8 % cette année, et les pays émergents en croissance faible de 1.6 %.
Les échanges internationaux doivent chuter de 11 % cette année et reprendre légérement l'année prochaine, avec plus 0.6 %.
Bien entendu, on peut s'inscrire totalement en faux contre les deux affirmations.
La chute sera plus sévère dans les pays développés et ce sera aussi une récession dans le reste du monde.
Les pays pétroliers ont vu leurs recettes s'effondrer sous l'effet de la contraction des prix et de la contraction de la consommation.
Le japon, lui, voit son excédent commercial, baisser de 99 %. Les échanges reculent de 31.5 % avec la Chine, signe que ce pays, lui aussi, est bien en récession.
Bien entendu, il faudrait pour que cela se fasse, que la crise consolide à son niveau atteint pendant le premier trimestre, ce qui est loin d'être sûr.
D'autres part, ce commerce international, vecteur de prospérité selon l'OMC et le consensus de Washington, va se mettre à transmettre la crise, comme la vérole.
En effet, de nombreuses activités, notamment le transport aérien et le transport maritime, victime de la crise, vont rentrer dans la phase où ILS TRANSMETTENT LA CRISE.
Le cas est clair pour le transport maritime ; on met les navires trop vieux à la casse, on reporte les commandes qui sont reportables, et on déstabilise donc, le marché de l'acier, celui du fret, et celui de l'emploi (des chantiers navals et de la sidérurgie).
Ce qui NE VEUT pas être vu, c'est que désormais, on n'est plus dans un cycle ascendant (cycle vertueux), mais dans un cercle vicieux.
La baisse des consommations et des productions, entraine une nouvelle baisse ultérieure, et on n'a pas pris conscience, ou pas voulu prendre conscience que la seule manière de répondre, c'était d'aider les ménages, partout dans le monde.
On en est encore à l'ancienne méthode forte : vous vous serrez la ceinture, un pour tous et junon moneta pour une frange.
 Bien sûr, même dans ce cas là, la renaissance serait longue. La maladie a été trop violente.
Il faut des années de purge, pour arriver à assainir la situation.
Cette purge, passe, obligatoirement, par donner du mou aux ménages, et non aux banques, aux entreprises, et autres.
Entre nous, les dites entreprises, banques et tartenpion, sont totalement inutiles sans clients, elles doivent, dans l'optique actuelle, périr.
A la fin de l'année, la "prévision" se sera sans doute révélée bien légère, mais elle aura été retouchée, en empirant, mois après mois.
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