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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 14:04
On va pas en faire un fromage, ni une salade, simplement, ça prend le bouillon.
Après une baisse des ventes de 17 % en 2008 et une légére décrue amorcée en 2007, de l'ordre de 5 %, la tendance tourne à la débâcle en début d'année 2009.
Sur Paris, la chute des transactions est de l'ordre de 45 % au premier trimestre, mais la ville ne semble pas détonner dans l'ensemble français : on annonce - 40 %.
Les prix se maintiennent, et l'explication notariale avouée est simple : ceux connus datent d'avant que la très grande dépression ait éclatée au grand jour.
Même eux  ont lâchés le morceau.
Reste à avouer pourquoi ils ne les publient pas plus tôt.
Pour le repli des prix, une fourchette est fixée entre 10 et 20 %
.
Un intervenant vient de prouver qu'il avait plus de deux neurones ; "Si les conditions du retour de la confiance ne sont pas réunies, c’est-à-dire si les destructions d’emplois ne sont pas enrayées, les ménages n’auront pas le cœur à investir dans l’immobilier.  "
On peut donc voir que rien n'est impossible, même à la FNAIM.
Le marché immobilier, ne peut être ôter de son contexte, qu'ils disent (personnellement, je m'en serais jamais douté...).
30 000 agents immobiliers, 3000 ont disparus et sans doute 20 000
vont disparaitre.
C'est l'aggiornamento, mas Lamy a trouvé la solution.
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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 18:21
Le sang coule aux USA ces temps ci.
les tueries, habituelles se font plus fréquentes.
Elles ont une raison, c'est l'absence de dissensus (officiel), et de moyens de gestions de ceux-ci.
Puisqu'il n'y en a pas, pourquoi y aurait il des moyens de le gérer.
Une  société n'est pas un lieu où tout va bien, où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
" si ce type d'incident se multiplie, c'est peut-être – disent les criminologues –parce que les pertes d'emploi et les autres difficultés économiques font peser une pression terrible sur un nombre croissant d'Américains. "
Et dans un monde d'individualisme, les grands messes qui canalisent frustrations et violences n'existent pas.

"L'isolement social joue un rôle très important  ".
L'échec, vécu sur un mode et une responsabilité uniquement personnelle, empêche toute prise en charge par la société, par ses organismes, et même les organismes d'aides, qui existent aux USA, dans ce cas là, les églises, peuvent paraitre un repoussoir.

L'Homme,  avant tout, est un animal social, et reste, même dans une grande ville, un villageois.
Or, dans l'organisation villageoise, s'il y a hiérarchie (obligatoirement), il y a souvent aussi prise en charge de l'individu par des liens, de services rendus et réciproques, de clientèlisme (même à l'heure actuelle), de solidarité, même inégale : de dépendance.

Le système proposé est à l'opposé :
- vous avez votre maison,
- votre épargne,
- vos dettes,
- votre travail. Si vous perdez, vous perdez tout en cascade, et vous n'aurez rien où vous raccrocher. Vous perdrez aussi vos voisins.
Comme la contestation du système n'y existe que marginalement, si vous échouez, c'est que vous êtes nul. Les terribles sentiments d'injustice qui peuvent se faire jour, se réglent à l'AK 47.

Le lien social peut être terriblement étouffant, il est aussi structurant et crée des solidarités. Ces solidarités prennent la forme organisée, syndicale, associative, de partis politiques.
Depuis 30 ans, les syndicats ne sont plus que des coquilles vides, les partis politiques, des appareils d'apparatchiks et les associations, des squelettes, une fois enlevé le président, le secrétaire et le trésorier.

Seule la croyance en l'argent, pour la consommation, l'immobilier, le placement structure les individus de nos jours.
Quand ils le perdent, ils deviennent fou. Ils n'ont plus d'autres systèmes de croyance, autre que l'argent.
La monnaie fiduciaire porte, finalement, bien son nom.
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Published by Patrick REYMOND - dans Actualités
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 14:47
ça y est, la FNAIM le reconnait.
Les transactions s'effondrent  dans l'ancien au premier trimestre 2009.
On en serait à 30 %.
Bien entendu, comme on n'en est pas à une contradiction près, on annonce le maintien des ventes à 560 000 (ben tiens !), ce qui équivaut à un grand écart avec déchirement des adducteurs.
Bien entendu, cela devenait difficile à cacher, surtout à Paris, dévasté budgétairement par l'effondrement des droits de mutations. Mais certains (des croyants) s'y essaient encore !
Paris étant atteint, les médias nationaux ne pouvaient plus cacher la vérité, évidente pour tous les ploucs (ceux qui habitent après le périf).
Mais comme ont dit aussi que c'est la reprise, j'ai du mal à suivre.
C'est y la baisse ou c'est y la hausse ?
Ni l'un, ni l'autre : chez les annonceurs, c'est la confusion !
Et puis, de toute façon, pour repartir, il aurait fallu baisser !
Jusqu'à maintenant pour la FNAIM, la baisse n'était guère là. des atterrissages (mais en douceur), c'est du moelleux, le moellon.
Mais, ce qui m'interpelle, c'est que désormais les articles interconnectent les difficultés dans l'automobile et l'immobilier : ça y est, les "experts" ont eux-mêmes réussis des connexions de (deux) neurones et réussis à voir l'interdépendance des deux (secteurs).
Encore en un effort (connexions de trois neurones) et ils verront le rapport entre revenus et immobilier.
Bon, d'accord, ça va être plus difficile (il faut disposer de trois neurones, c'est pas évident pour tout le monde), mais ce n'est plus désespéré.
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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 13:43
On dit que l'automobile a arrêté sa dégringolade. un certain mieux se ferait jour.
Bien sûr, chaque descente à ses arrêts, sa zone de consolidation, jusqu'à la prochaine fois.
On baisse jusqu'à un seuil de résistance, mais là, on voit bien, que, malgré les douceurs déversés, le chemin perdu est dur à rattraper.
Sera t'il d'ailleurs regagnable ? On peut en douter.
Après les illusions, le retour à la réalité : le marché britannique de mars ne montre aucun signe d'amélioration, mieux, enfonce légérement ses mauvaises performances de janvier et février, dans un mois, pourtant traditionnellement favorable aux ventes.
Les illusions perdurent aussi chez Saab : de 93 000 ventes en 2008, on veut passer à 150 000 en 2011.
Bien sûr, l'explication magique, c'est la "croissance économique", comme le dit le maire dans "la soupe aux choux".
En réalité, là aussi, le seul point, "non négociable" pour relancer la machine économique, c'est la relance de l'emploi.
En effet, que peuvent toutes les mesures de relance du crédit, s'il n'y a personne à qui prêter ?
Le coût de la ressource pour les banques, et notamment le livret A s'effondre ou va s'effondrer, sans doute à 1 ou 1.25 %, avec lesquels on s'empressera de prêter à 19.95 % en revolving.
Et on veut créer de la croissance ainsi ? ça ne serait pas plutôt le vrai visage de "l'Oéconomie" qui se montre : le parasitisme des puissants, dans un esclavage pour dette qui ne dit pas son nom.
Pour ce qui est de l'automobile elle même, il parait que les têtes tombent, "on" vient de s'apercevoir -très tardivement- que les dirigeants, finalement, étaient des branquignols.
D'ailleurs, chacun peut s'en apercevoir.
Il suffit de vouloir acheter une voiture. les acquéreurs actuels ont souvent des délais de 6 mois, alors que les garages sont pleins de voitures dont personne ne veut.
Qui faisait les "études de marchés" ?
Qui espérait voir le pétrole abondant éternel ?
Des dirigeants biens informés, des experts ? Pas du tout : des naïfs, des croyants, des gens coulés dans le moule, dont le conformisme était la seule vertu.
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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 16:57
L'immobilier US est dans une situation pittoresque. De moteur de l'économie, elle est tombée à rien du tout.
Le chiffre des transactions est tombé, en quelques années de 1400 000 à sa période de gloire (fin 2006), à 400 000 aujourd'hui, et encore.
Parce que ce chiffre dépend amplement des ventes judiciaires et des reprises de banques.
La chute atteint, au niveau des transactions, 70 %.
Examinons le niveau de chute des prix : une famille en Californie, vient d'acheter 250 000 $ une maison précédemment estimée 550 000.
Les autres exemples cités, confirment le chiffre : 60 % de chute des prix.
Le montant global du poids économique de l'immobilier vient donc de chuter d'environ 90 %.
Une telle déculottée, ça ne se regonfle pas.

La défaillance des prêts atteint désormais 10 %. Et encore, les données officielles concernent le dernier quart 2008. Depuis, plus de deux millions d'emplois ont été détruits.
Vue la réactivité de la société américaine, on peut penser que ces deux millions vont doubler la mise au premier trimestre.
Ces 10 % de défaillances se répartissent ainsi :
Retards de 30 à 59 jours : 1,194,136
-  Retards de 60 à 89 jours : 540,263
-  Retards supérieurs à 90 jours : 850,343
-  Faillites : 207,077
-  Saisies : 694,056
.
Le massacre, vient de doubler de taille. Le G20, une solution ? (qui durera quinze jours ?).
On peut plutôt penser à une crise qui devient inquiétante dans ses conséquences. Plus que jamais, 1788.
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 15:35
Il n'y a pas si longtemps, on annonçait le secteur de la construction aéronautique indemne de la crise : il "faudrait" toujours se déplacer, il "faudrait" renouveler les flottes, trop gourmandes, trop vieilles, les carnets étaient pleins, pour des années.
Bien sûr, dans le secteur, on annule a contrecoeur les commandes. On verse des acomptes conséquents.
Mais, là, il faut bien le reconnaitre, le secteur du transport aérien est en crise profonde, avec des destinations qui deviennent beaucoup moins fréquentées, voir qui disparaissent.
Deux mécaniques sont à l'oeuvre, la crise économique, mais aussi le peak oil.
Logiquement, les destinations les moins chargées disparaissent, ce qui permet de faire disparaitre aussi les avions les plus âgés, les plus gourmands et de les vampiriser.
La piéce détachée est une bonne affaire, encore plus en aéronautique.
"
Le niveau de nos carnets de commandes ne garantit plus notre activité, leur réalisation nécessite en effet que nos clients soient encore en mesure de transformer leurs commandes en livraison  "
En gros, il y a des carnets de commande. Mais ils sont bidons.
Les clients, les compagnies aériennes, sont des zombies.
Rien ne leur appartient, tout est en crédit bail, sauf la trésorerie.
pourquoi s'embarrasser de tout les investissements physiques ? Un bon crédit bail y suffit.
là, comme partout, le fait de vouloir prêter ne résoudrait rien. Il n'y a personne à qui prêter.
Le fret s'effondre, le trafic passager recul de manière plus mesuré, mais, là aussi, c'est la crise de la demande qui affecte tout.
Cela, comme l'immobilier et l'automobile.
Certains disent que ces deux secteurs ont touchés le fond et consolident.
Il y a une part de vérité dans cette affirmation. On est passé de 1 400 000 ventes immobilières aux USA à 400 000 en quelques années. On peut désormais, difficilement faire moins, pour ce qui est du prix, les exemples de - 60 % abondent.
En conjugant les deux, c'est un crunch de 90 % qui s'est produit. On ne peut plus baisser que de 10 %.
Le transport aérien est dans cette optique. Pour le moment, la baisse est mesurée. Mais elle peut devenir un vrai cataclysme.
La désolvabilisation des classes moyennes en est, là aussi, la cause profonde. Les riverains d'aéroports dormiront mieux, les extensions ne se feront pas, et la production pétrolière décline franchement désormais.
La barre avait été placée trop haute. Il faut trop d'investissements, désormais, pour simplement maintenir un monde.
Le degré de sophistication est devenu trop grand.
Les américains, eux se gargarisent de leur capacité à sabrer les surcapacités.
En un mot, chez eux, c'est très "in" de réduire les destinations.
Comme les alternatives sont rares, je vous laisse deviner le problème.
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 20:04
La réunion des alcooliques, a eu lieu dans une brasserie.
Le G20 souhaite soigner l'alcoolisme à la dette des participants, par encore plus d'alcoolisme.
Par atavisme, on ne souhaite pas rompre avec la situation actuelle et l'inégale répartition des richesses.
Mais l'alcoolisme à la dette, l'expression n'est pas de moi, ni même d'Attali, ni de Maris, je crois, de mémoire que c'est à la Chronique Agora qu'on en a parlé en premier, mais il y a si longtemps, si longtemps...
La sortie, pour un alcoolique qui ne veut pas stopper l'alcool, définitivement, ce sont les 4 planches.
Attali prévoit aussi l'hyperinflation et l'austérité.
Moi, il me semblait bien que l'austérité, elle était là depuis un bout de temps, au moins pour 70 % de la population.
L'explosion du chômage est toute relative aussi.
Le taux réel se situe déjà bien au dela de 15 % et se situera bientôt entre 25 et 30 %.
A quand une dénonciation des faux taux de chômage par Attali ?
Sa prise de conscience n'a pas été jusque là.
Quand à s'apercevoir de la réalité profonde, c'est à dire que même la remise à zéro des compteurs, n'arrangerait rien, que ce soit par jubilé ou hyperinflation, ce qui fait l'économie, c'est le pouvoir d'achat, le non-pouvoir d'achat, c'est une économie locale d'autarcie.
Le libre échange nous raméne désormais dans cette voie.
Pour rejeter l'idée même de protectionnisme, on va arriver à pire.
Les activités de survies, faiblement productrices, accaparent la population, avec une bonne intégration économique locale.
Le déclin du commerce international, la désindustrialisation, le déclin des besoins, cela va aboutir à des "cas Flint" : les autorités locales abandonnent, purement et simplement certains quartiers.
Un retour à la barbarie. Ou un retour à la grande révolution.
Voilà, la vraie alternative...
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Published by Patrick REYMOND
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 19:30
d'Angela Merkel : un peu tirée par les cheveux.
Ce n'est pas en ajoutant de la dette à la dette qu'on en sortira.
C'est une évidence.
Mais ce que ne dis pas Angela, c'est comment en sortir ?
D'abord du passé : que propose t'elle comme alternative pour la dette : le jubilé (l'effacement légal) ou l'inflation (l'effacement empirique).
Et que propose t'elle pour éviter le retour des errements ?
D'abord, le problème principal :
En 1970, les USA, c'est deux fois Japon et Allemagne réunis, industriellement parlant.
Ensuite, rentrant dans le lupanar de l'explosion de la dette, la portion industrielle des USA diminue, en 1990, les excédents allemands et japonais réunis, sont l'exact reflet du déficit américain.
Les deux ont amplement profité du suicide américain.
Après 1990, c'est l'asphyxie des vainqueurs, d'une nouvelle sorte de guerre qui n'a pas voulu dire son nom.
Leur but était de battre les USA, sur un autre terrain. Ils ont réussis, et se sont retrouvés dans une situation de vide sidéral.
Quand à éviter le retour de la dette, A. Merkel propose t'elle donc d'abolir Maastricht, et partout de rétablir la fonction régalienne de frapper monnaie au profit des autorités politiques ? Non.
Elle a donc la position décrite par Brassens : "Quand j'eus bu tous mes sous, il me mit à la porte, en disant les poivrots le diable les emporte !", du cafetier indélicat.
Ce n'est pas une leçon d'économie, c'est la leçon d'un faux-cul, d'un janus...
L'Allemagne n'a rien crée, elle a seulement, un temps, bénéficié du déplacement de la création de richesse.  Maintenant, elle s'en plaint...
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 20:14
Bon, je résume, d'un côté, on dit que le bouclier fiscal est IN-DIS-PEN-SA-BLE, réduction de l'ISF, la sollicitude pour les pôvres millionnaires n'a pas de limites.
De l'autre, on parle de réduire le taux du livret A à 1 % et de vider de son contenu l'augmentation salariale en Guadeloupe.
Les douceurs aux riches, et les provocations pour les pauvres.
On n'appelerait pas ça la lutte des classes, par hasard ?
Un article, en anglais, rappelle les similitudes avec la période prérévolutionnaire : "it has inherited all the bad reflexes of the ancien régime, mixing excessive sympathy for the outdated logic of the world of finance, which it helped to create, with insensitivity to the emotions of the ordinary people, which it tends to ignore. This sympathy is perceived to contrast with the harsh treatment of carmakers.  "
Louis XVI, dans la décennie 1780, renfloua nombre de faillites princières, pour quelques millions à chaque fois.
En bas, avec 1 000 francs par an, on était à l'aise.
"une profonde récession va ébranler la stabilité politique à travers le monde, et elle représente une menace pour l’objectif poursuivi depuis longtemps par les États-Unis qui est de créer un marché ouvert et dynamique pour l’économie mondiale.  "
Pire encore, les USA sont considérés comme LE PROBLEME.
A tous les niveaux, donc, il n'y a plus de modèle.
Les USA ne sont plus qu'un pouvoir de nuisance, une nuisance.

Quand à Michael Moore, il prend un malin plaisir, comme ancien citoyen de Flint, du licenciement de Rick Wagoner, en considération de ses souffrances (légères, dit il) et des souffrances (lourdes) de tous ceux, virés par GM.
Ces licenciements, ces souffrances, ne sont pas passées.
Elles s'additionnent longuement, au bas d'une interminable liste, liste qui servira à allumer un bûcher.
Comme je l'ai souvent dit, les conflits civils se préparent de longue date.

En ce moment, la préparation change de direction. On ne prépare plus la révolution. On prépare les massacres de septembre.
Ah oui, au fait, un pape a canonisé les religieux"martyrs" de septembre. 
Cela a du bien leur être utile. Une bonne partie, sinon tous, devaient rôtir en enfer.

Ils avaient, auparavant commis bon nombre, sinon tous les péchés capitaux...
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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 14:41
Le marché immobilier parisien, vient, suivant les dires de  Delanoë, de s'effondrer.
La baisse des droits de mutation s'élevait à 30 % en janvier et à 50 % en Février.
Autant dire que le marché n'existe plus.
En effet, l'ampleur de la baisse est sans équivoque. Soit les prix, soit les transactions se sont divisés par deux.
Sans doute, la réponse contient elle un peu des deux.
Il va s'en dire, bien sûr, que les chiffres du deuxième trimestre devraient être horribles.
Pour sauver le chiffre d'affaires, les études notariales adaptent la signature des actes, à leur charge de travail.
On peut penser que tout ce qui était avançable a été avancé, et le décalé entre les compromis et les signatures d'actes est de trois mois environ.
On peut donc penser raisonnablement que septembre a été le tournant et novembre l'apothéose.
Si ce qu'on dit est vrai, qu'il y aurait rebond des ventes en mars, la situation globale ne s'arrangera pas pour autant.
En effet, ce seront des ventes avec des prix en nette baisse, donc qui ne maintiendront ni les droits de mutation, ni les encours de crédit dont on notait le fort déclin à la Banque de France.
La conséquence directe sera la flambée de l'imposition locale.
Les dépenses ne sont comprimables que faiblement, pour tout un tas de raisons, politiques, économiques, juridiques.
En plus, comme les autorités locales sont responsables de beaucoup d'investissements, le report de ceux-ci vont être ravageur au niveau de l'emploi.
Bien entendu, les prises de position nationales des élus sont de l'esbrouffe. Pour être élu, il faut s'implanter et embaucher, chasser des subventions, dépenser de l'argent, en investissements, pour montrer son "dynamisme", son savoir faire.
En un mot, ce comportement, même chez les élus UMP est fort peu "libéral", il correspond plus classiquement au "faites ce que je dis..."...
 .
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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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