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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 07:51

Il parait qu'il y a des énarques qui croient que la Guyane, c'est une ile. Bon d'accord, je vous avais dit que l'ENA était un moule à con, et la préparation à l'ENA, ça ne donnait pas l'intelligence. Sinon ça se saurait, depuis le temps qu'on est gouverné par des énarques.

Bref, on nous a dit que la Guyane était une ile. C'est pas entièrement faux, vu que le continent américain est une grande ile de pas loin de 50 millions de km2. Je ne sais pas à partir de quelle mesure une ile est un continent, et un continent, une ile. Regardez l'Australie, c'est un continent, grand, et la Nouvelle Zélande, on vient d'apprendre que ce n'était pas une ile, mais un continent.

D'ailleurs, la NZ, on a cru longtemps que c'était un pays archaïque, parce que c'étaient tous de cannibales. Mais, finalement, si ceux-là avaient été des gens éclairé : Surpopulation : paf, on boulotte le voisin. Faut quand même se méfier quand celui-ci vous invite au barbe-à-queue. Il faut lui demander le menu avant. Et puis, comme ils souffrent souvent du diabète dans les iles, la nourriture trop sucrée, il faut se méfier aussi. Je vous évite les considérations sur la maladie de kuru.

Mais en Nouvelle Zélande, ils ne passeront pas tout de suite au cannibalisme. Seulement après avoir fini les troupeaux de moutons. Mais, même avec l'importance de ceux-ci, ils sont encore trop léger pour la population de NZ.

Côté cannibalisme, cela ne se présente pas mal non plus, entre nations civilisées. Le parrain vient de passer à Berlin, pour demander, respectueusement, le tiroir caisse. Il a parlé doucement. 375 milliards de $, cela demande du respect. Mais nul doute qu'il est capable de cogner fort. Et puis 375 milliards de $, ce n'est pas cher payé, si d'un autre côté, on peut voir les bases US décamper. C'est une simple question de contrepartie.

Le parrain a eu raison de présenter la note

Mais, on aurait tort de mépriser la demande. Et le pouvoir de nuisance du parrain.

Le temps des colonies est aussi, un temps mort. La Guyane est emblématique de la crise. Il n'existe plus là-bas, que deux alternatives. Le chômage, ou être fonctionnaire. Ce, en quoi, elle est simplement, un peu en avance sur le reste de la France.

180 000 km2, pour une population réduite, c'était gérable, pourtant. C'est gérable, mais dans le fief Taubira, on ne pense que fonction publique, et fonction publique, c'est quand même moins cher qu'une politique de développement.

La Guyane est très loin d'être surpeuplée, c'est même le contraire. Mais il n'y a pas si longtemps, elle n'avait que 60 000 habitants, contre 250 000 aujourd'hui, la mono-activité qu'était la base de Kourou, était sans doute suffisante, avec l'activité de la fonction publique.

Son problème principal est d'avoir été gérée par des barons locaux, dont l'unique activité est de se disputer l'accès à la manne publique. C'est un problème répandu dans les "iles".

Et, dans les faits, la Guyane est une ile, très mal reliée aux économies régionales. Mais quand le caïd local, se rêve une vocation nationale, de ministre, de candidat présidentiel, il ne faut pas en attendre quoi que ce soit.

La Guyane, a toujours été, pour la France, une catastrophe à toutes les époques. D'ailleurs, toutes les colonies ont été des gouffres financiers. Quelques unes, un temps, ont paru rentables, comme Haiti, et l'Indochine, mais la fin a contredit ce schéma.

Côté gouffre, L'obamacare est là, et les soins médicaux en France aussi. Une augmentation, encore forte des soins médicaux aux USA, me semble surréaliste, avec un montant unitaire de 9 500 $ par unité, et de plus de 25 000 $ par famille...

Un jour ou l'autre, le système explose. En Europe, aussi, la crise s'annonce de plus en plus forte : " La monnaie unique suscite aussi, peu à peu, la montée de comportements tyranniques, un gouvernement de règles qui s’oppose au gouvernement des lois votées par les Parlements. C’est cela qui produit en réaction, mais qui aussi justifie, une vague dite « populiste » sans précédent et sans égal. "

Emmanuel Todd, qui niait la possibilité de celle-ci, il y a déjà longtemps, ne comptait pas sur la stupidité des dirigeants. celle-ci est encore plus abyssale que les gouffres financiers.

Attendez vous à voir des billets de 1 000 $ sur les marchés, pour acheter les donuts... Comme Jadis Pinay qui vit une petite fille acheter son babar avec un billet de 500 francs. Imaginez un peu l'effet sur la psychologie de gens qui dans leur enfance comptaient en sous, les pièces de 5 centimes...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 13:17

... Comme il n'y a pas d'alternative à un reset profond de nos sociétés, comme de multiples signes le signalent, de plus en plus....

La dérive des soins de santé aux USA, qui, de plus, ne soignent plus rien, et un simple mal de ventre sans conséquence peut coûter 8 000 $.... : "The Healthcare System Is Completely Broken".

On annonce bien du plaisir au nouveau président français. (Surtout si celui devait s'appeler Emmanuel, ce qui prouverait sans doute que la place de fils ainé de l'église est perdue,  si on se colle au c...celui qui est avec Dieu).

On parle de villes sans voitures. Cela tombe bien, je vous en ai parlé aussi. Mais pas tout à fait dans le même contexte.
Pour moi, à terme, la grande ville sans voiture, c'est 300 000 habitants; la ville moyenne, 20 000.

En attendant, le bobo voudrait bien voir son quartier débarrassé de la voiture, enfin, sauf de la sienne, quand il en a besoin.

Ailleurs, c'est nettoyage par le vide, et au karcher qui se pratique. La preuve par le cook county. C'est Sarkozy qui aurait du prendre des leçons. Le petit coq, ça va bien 5 minutes, mais Duterte qui lui, fait vraiment du nettoyage, n'est pas désavoué par les électeurs.

Bon, il est désavoué par les fils de P... représentants de l'Union européenne. Mais on peut difficilement lui donner tort. D'abord, parce que ce sont réellement des fils de P... Et qu'ensuite, contrairement à ce que disent tous les "alternatifs d'une autre Europe", on ne négocie pas avec le diable, il n'y a rien à négocier avec lui. Seulement lui faire claquer la porte au nez.

Gattaz nous dit que la classe moyenne va en prendre plein la gueule, avec Marine Le Pen. Moi, il me semblait qu'on en prenait plein la gueule, depuis 40 ans. Mais, sans doute, M. Gattaz n'est pas au courant. D'ailleurs, le mot de "classe moyenne", était lui même une escroquerie giscradienne (ce n'est pas un lapsus). La classe moyenne, c'est le populo, en plus distingué.

Ailleurs, on joue à se faire peur : "Le rapatriement de l’emploi aux États-Unis pourrait mettre la planète en récession.  " Moi, il me semblait que la planète était, DEJA, en récession, et marquée, qui plus est.

La Guyane est en ébullition, comme toutes les provinces périphériques, et on se pose des questions sur la perdurabilité du modèle Uber.

Les provinces périphériques montrent des signes de stress évidents, les premières. Comme le Kazakhstan, en 1916 et en 1982. Et la Californie Aujourd'hui. Et le modèle Uber ne sert qu'à une chose : faire sauter des rentes de situations, puis est jeté à la poubelle. Et le modèle Uber n'est qu'un modèle de grandes villes.

Comme dit le site De Defensa, le plus grand mécanisme génocidaire est achevé dans le monde occidental. Mais il n'arrivera pas à terme. Il détruit sa base. Pour faire et réussir un génocide, il faut quand même, une base étatique solide.

Pour le Mexique, d'ailleurs, les territoires du Nord qu'ils ont perdus pendant les guerres contre les Yankees, étaient plus des territoires repoussoirs, qu'attractifs. Ils peuvent, vite, très vite, le redevenir.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 07:16

... En Chine. On peut noter, non pas la multiplication des pains (encore, vue le nombre d'émeutes, ou "incidents de masses", c'est un concept qui se discute), mais la multiplication des gisements de charbon.


Explications. En 2006, les réserves chinoises de charbon (encore sous terre) étaient officiellement de 114 milliards de tonnes. En 2016, elles sont toujours de 114 milliards de tonnes, malgré l'extraction effrénée d'environ 32 milliards de tonnes. Moi, je savais pas que le charbon repoussait.

D'une manière générale, la recherche de nouveaux gisements, avoisine les zéros, et quand on en découvre, c'est par hasard, et pas beaucoup. De plus, vue l'ancienneté du peuplement, le travail des chinois, il n'est guère de gisements qui n'aient déjà été trouvés.

Cela me rappelle aussi un autre miracle, le séoudien, dont les réserves en pétrole ne baissent jamais, même si l'extraction sort plus de 10 millions de barils/jour.

La situation chinoise visiblement, au regard de la production, est d'autant plus grave que coexiste dans la production, des gisements encore à peine effleurés (notamment en Mongolie intérieure), et des gisements qui ont été largement entamés; et qui ont visiblement passé des pics de production, et dont la rentabilité s'avère très douteuse.

La récente tension sur les prix du charbon, et leur remontée (pas encore astronomique), indique le caractère de "tôle ondulée", de la demande et de la consommation. Et une absence de visibilité totale pour l'avenir, qui peut s'appliquer aussi au gaz et au pétrole, et justifie largement le classement de Bloomberg, des énergies fossiles en "spéculatif", et on pourrait rajouter, spéculatif pur. En ce qui concerne le nucléaire, le problème est exactement le même au niveau des prix, malgré une production déficitaire, et ce, très largement.

Mais, comme je l'avais dit précédemment, souvent, quand une capacité est désinvestie dans le domaine charbonnier, il n'y a pas de retour en arrière possible. La capacité est perdue, définitivement, ou alors, n'est récupérable qu'au prix de gigantesques investissements, ce qui revient, dans les faits, à la même chose...

Au Canada, la presse nous sort : "Malgré Trump, la transition vers les énergies renouvelables est inévitable". Malgré les autres, aussi. Si le mouvement s'est affermi sur le renouvelable, c'est que le schéma économique du reste s'est affaibli notablement, mais le journaleux ne voit pas le problème tel qu'il est. Pour le transport, il n'y a que le pétrole, les centrales thermiques au charbon, aux USA, étaient vieilles, et peu rentables, les centrales thermiques au gaz, beaucoup plus récentes, et seules capables d'absorber le gaz de schiste, qu'on leur bradait, au surplus. Paradoxalement, désormais, le renouvelable est la seule énergie dont on peut prédire désormais le coût, sans se tromper beaucoup, même si elle est chère. Au contraire, ces prix hauts incitent à une consommation réaliste.

En Chine, les centrales thermiques au charbon se lançaient par dizaines, en faisant totalement l'impasse sur la ressource.

On voit d'ailleurs la différence de perception suivant le lieu de résidence. Aux Mureaux, par exemple, tout le monde s'en fout. Au centre politique, ils n'ont aucune perception du problème, que ce soit au niveau des politiques, ou des populations.

Les majors, eux, ne s'y sont pas trompés. Bloomberg nous apprend qu'ils investissent massivement en mer du nord, plus pour le pétrole, dont la production a chuté de moitié, mais dans les éoliennes. Pour ce qui est du pétrole, les terminaux de la mer du nord ne reçoivent plus que la moitié de ce qu'ils recevaient avant, environ 3 millions de barils  jours, contre six millions naguère, mais la stabilisation de la production a été obtenue au prix d'un effort démentiel d'investissement, aujourd'hui stoppé.

Le même mouvement s'opère en Chine. Le remplacement du charbon par du renouvelable, mais avec la difficulté que le mouvement antérieur de frénésie charbonnière n'a pas été stoppé, et que les tares antérieures ( le surinvestissement dans des industries condamnées), se sont aggravées.

" Le pétrole est un capital sous la terre, et si vous prenez ce capital sous la terre et que vous le dépensez, vous êtes pauvres. C’est comme tout capital : vous vivez au-dessus de vos moyens et vivre au-dessus de ses moyens, ce n’est pas soutenable.

Vous [les Britanniques] avez dilapidé cette richesse, vous avez pris ce pétrole de la mer du Nord, et vous avez très bien vécu durant cette période parce que vous viviez au-dessus de vos moyens.

Vous avez pris le succès de l’ère Thatcher pour un succès reposant sur une bonne politique économique, alors qu’en fait ce succès consistait à vivre au-dessus de vos moyens, et à laisser les générations futures appauvries." 

(Stiglitz, à la BBC).

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:12

L'Obamacare ne sera pas réformé. Il ne pouvait pas l'être. Les élus républicains tiennent trop aux milieux d'affaires. Pensez, cette "réforme", faisait passer le prix de certains médocs de 3 $ à 600. Quoi de mieux pour les labos. Le seul problème, c'est le pékin, qui doit payer 12 000 $ de mutuelle, subir 5 000 $ de franchises. Il a plus les moyens, donc Trump a raison, l'obamacare va s'effondrer. Pas se réformer. Il est, comme je l'ai dit, où il n'existe plus qu'une manière de procéder : par l'effondrement.

Aux USA Sears et Payless sont au bord du dépôt de bilan. Pas mal pour une économie bâtie sur la consommation. Je vous rappelle ce que disait Deubeuliou au début de la crise, avec un air très con : "Our economy is strong". Pauvre nouille, l'économie US n'existait déjà plus.

En France, si Macron a reculé devant la Bronca, sur les loyers implicites, les think tank, ou réservoirs à idées, qui n'en ont guère, et notamment, celles proches du PS penchent fortement pour l'imposition des loyers fictifs qu'on se verse à soi-même, quand on a fini de payer les emprunts.

Cette "taxe", existait au début des années 1960. Mais comme son rendement était négatif, elle fut supprimée. De plus, il faut rappeler qu'il existe DEJA une taxe sur les loyers implicites, c'est la taxe foncière. Parce qu'à l'époque, l'acquisition d'un logement donnait droit à une exonération de taxe foncière de... 25 ans... Pour les acquéreurs des années 1950, j'ai déjà vu le cas, l'exonération a payé l'achat...

En France, on se retrouve finalement dans la configuration de 1944 (début 1944). 1/3 de pétainistes, 1/3 de gaullistes, 1/3 d'attentistes. La trouille des pétainistes-mondialistes-immigrationnistes-libre-échangiste, c'est que les attentistes basculent. Ils sont dans l'optique : "encore 5 ans, monsieur le bourreau". Pour 1/3 des français, il est clair qu'ils ont pris le parti de tuer le système.

Fillon parle de complot et de cabinet noir. J'ai souvent rappelé ce qu'était le "culot", sous la III° république, au moins jusqu'en 1914, à savoir le nombre de députés que le ministre de l'intérieur tenait par l'intermédiaire de la police des moeurs. De 50 à 100, suivant les législatures.

Hollande, lui, est, comme Staline, un ancien secrétaire général de parti. Il sait donc très bien manipuler les arrières coulisses. Dans cette fonction, on apprend très bien à tuer, au moins politiquement, qui on veut. Les moeurs ont changés, l'élimination physique n'est plus en vogue, mais il est clair que Fillon a été une victime de complot.
Ce qui n'empêche pas, d'ailleurs, monsieur Fillon d'aimer intensément l'argent. Et d'avoir été stupide, en donnant les verges pour se faire battre.

Il pensait quoi ? Que personne ne savait. QUe personne ne lui en tiendrait rigueur ? Au contraire. Il y avait pour lui, un petit dossier, bien au chaud, qui avait tellement peu de chances de sortir, tant qu'il restait insignifiant, comme les dossiers des parlementaires du "culot", qui ne sortaient jamais tant qu'ils étaient sages et obéissants...

Mais il est clair que l'affaire Fillon marque une rupture. Dans les partis dit "de gouvernement", on avait pris l'habitude des alternances, et que là, "c'était notre tour". Du moins, entre candidats "respectables", comme Jeb Bush, qui devait logiquement être élu fin 2016. Et puis, si certains n'étaient pas ceux attendus, comme Deubeuliou à la place de Mac Cain, en 2000, celui-ci accepta sans grande résistance d'être "recadré", et remis dans les clous...

Mais, là, le système arrive en phase terminale, celle de l'épuisement géologique. Et là, le système n'a rien à proposer, à part, continuer pour une partie de plus en plus réduite.

" Le FN, qui est le parti de la sortie de la classe moyenne, a capté les catégories délaissées les unes après les autres. D’abord les ouvriers, premiers touchés par la mondialisation, puis les employés, les paysans et maintenant la petite fonction publique. En face, le monde hyper-intégré se réduit comme peau de chagrin. "

Là, en plus, la stratégie pour griller Fillon visiblement fonctionne. Mais beaucoup d'électeurs de droite furieux, vont franchir le plafond de verre.

Pour en revenir au fil rouge, l'énergie, l'Agence internationale de l'énergie met en alerte contre la défaillance des investissements. Mais il est clair que les états et les compagnies défaillants auront du mal à relancer les investissements nécessaires. La plupart sont cramés.

La carte est l'illustration typique de la prise de pouvoir par Mao Tse Toung. D'abord les campagnes, après les villes tomberont comme des fruits mûrs.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:40

Soins chers et médiocres. Les USA sont devenus l'URSS de la santé.

Les américains confondent coût et qualité, comme pour leur armée. Il est clair qu'en ce qui concerne les résultats, il n'y a pas grosse différence entre USA, à 9 451 $ dépensés par tête et l'Espagne, loin dans le classement. Le pire, c'est d'arriver à de moins bons résultats que Cuba (espérance de vie : 79.39 années), et ses 817 $.

Les systèmes de santé, à partir d'un certains seuils, ne servent pas à soigner des populations, mais à engraisser des financiers.

Le Mexique, en dépensant 1052 $ par habitant, arrive quasiment à la même espérance de vie qu'aux USA. 77.04 années, contre 79,17.
Il faut vraiment passer à des pays comme l'Inde pour voir une différence significative. Mais, sans doute, comme ailleurs, la dépense supplémentaire, à partir d'un certain seuil, est contre-productive. Ou improductive dans le meilleur des cas. Ces suppléments de dépenses ne font que faire exploser le système.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 10:22

Sauf localement, le E-commerce, en terme de volume, c'est du flan.

1.4 % aux USA, 16.6 % en Corée du sud. il reste à savoir la part de cannibalisation, à savoir combien ont basculés de la forme plus ancienne de VPC (vente par correspondance), à la vente sur internet.

 

Et de toutes façons, il est clair que certains pays n'y adhéreront jamais. Là aussi, la contrainte géographique fait que les frais de livraisons seront dissuasifs dans certains cas.

Un tout petit pays comme la Corée du Sud n'a pas les mêmes contraintes que les USA. Le E-commerce aux USA peut se penser dans des endroits à haute densité, pas ailleurs.

De même, le Drive en France ou en Grande Bretagne se portent pas mal, simplement parce qu'ils sont subventionnés par les marques. Combien de temps encore ? Et oui, le salarié qui fait les courses à votre place, et vous prépare pour le même prix, c'est la chaine de magasins qui prend en charge la différence.
Comme l'hypermarché en France est un modèle économique en souffrance, tôt ou tard, la question se posera. Quand ils arrêteront la bagarre pour les parts de marché, qu'en restera t'il ???

En même temps, le consommateur aujourd'hui, n'est pas le consommateur du 19° siècle, assidu au "tarif-album". Il jaugeait longuement sa commande, ne l'attendait pas avec impatience, elle était expédiée par train, et livré par le facteur (service public), qui était loin de ne faire qu'une tournée par jour (au moins en milieu urbain)...

Les secteurs où le E-commerce s'est réellement implanté solidement sont rares. Les livres, l'habillement, les billets de trains...

Pour les professionnels, cela a simplement remplacé les anciens supports. Donc, là non plus, pas de quoi casser 3 pattes à un canard.

Souvent, d'ailleurs, le succès n'a été là que parce que les points de vente avaient préalablement disparus...

De même, se pose t'on la question de savoir le pourcentage de vente conclues par téléphone ? (qui plus est, fait on la différence entre fixe et portable ???).
Non, la vrai différence, comme le dit zerohedge, c'est que le secteur de la distribution s'effondre, et s'effondre sociologiquement. La fréquentation de malls a baissé de 50 %, et ils étaient de vrais lieux de vies.


 

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Published by Patrick REYMOND
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:38

"Vous encensez les step marine sans prendre en compte leur éventuelles limites, comme la corrosion des conduites et des turbine, cf l'usine de la rance, qui fonctionne parfois en step ( pompage heure creuse, turbinage heure pointé).

La place des step marines selon moi : pour aider a dévaser les ports, dans les cas favorable, et avec des mairies motivées car les er ont rendue justement les step non rentables en écrasant l'écart de prix entre la pointé et les heures creuses.

Quand au démantèlement je me demande pourquoi il n'est pas envisagé de couler les réacteur dans le béton et laisser la radioactivité décroître. A 200 e le m3 de béton, il y en a pour une dizaine de millions par réacteur."

Je vois qu'il est nécessaire de rappeler certaines évidences, certes souvent disjointes, et éparses, mais dont la réunion donne une vue d'ensemble assez bonne.

Les STEP marines ont leurs limites, mais toutes sont gérables, à coûts réduits. Il en existe dans le monde 350, donc il y a un bon retour d'expérience. "Il n’y a aucun verrou technologique mais une possibilité d’optimisation des pompes et turbines".

Le seul problème de la STEP est politique. Il n'y a pas de lobby de la STEP. L'augmentation des capacités est prévue au niveau mondiale. Là aussi, aurions nous le monopole de l'intelligence, et le reste du monde, celui de la bêtise ???

La non rentabilité est relative. Les pétroliers se plaignaient de perdre de l'argent sur le raffinage, alors qu'ils affichaient des bénéfices carabinés. Ils auraient donc pu vendre leur pétrole non raffiné ??? Maintenant, ils sont gagnant sur le raffinage, mais ils bouffent leurs fonds de culottes...

Que faut il donc faire ? Continuer sur la lancée actuelle ? OUI, mais, alors, qu'en est il des questions :

- d'épuisements des ressources, notamment nucléaires, et côté chinois, charbonnières ? Je veux bien qu'en 2050, on exploite encore autant de charbon. Mais sans les 4.5 milliards de tonnes qu'a extrait la Chine à son apogée, je pense que cela sera compliqué. Et 2014 + 25 ans de réserves, ça donne 2039...

- On parle, ici et là, du coût des énergies renouvelables, en oubliant, le coût du fossile, et des multiples subventions, estimées par le FMI à 14 milliards / Jour (5 000 milliards par an, de dollars bien entendus).

Oui, le renouvelable coûte cher, comme toute rupture technologique avant. Il n'y a rien de changé. On voudrait que cela coûte 2 francs six sous ? Désolé, ça n'a jamais fonctionné comme cela... Et d'ici à ce que son coût atteigne 5000 milliards tous les ans

Tout activité humaine demande de l'entretien. Les STEP, comme le reste. Les ports en activité dévasent constamment, draguent constamment, les villes se détruisent et se reconstruisent en permanence, sauf quand elles voient leur taille se réduire considérablement.

Je pense que pour assurer ne serait ce que le simple maintien de la production actuelle de fossile (et d'uranium), pour 2050, il faut faire preuve d'une foi à toute épreuve.

Pour ce qui est des centrales nucléaires, j'ai souvent dit que le noyage dans le béton, serait la solution choisie, pour cause de coût, en espérant que dans quelques centaines d'années, le béton tienne toujours, que personne n'ait oublié ce qu'était le nucléaire, et ne voient dans ces anciennes centrales de ressources fabuleuses de métaux qu'on y aura laissé... Et là, c'est pas gagné.

Pour ce qui est de la production d'électricité en France, le nucléaire, c'est loin d'être tout seul. En effet, il faut quasiment doubler ses capacités, pour qu'il puisse arriver à fonctionner. Donc, le stockage serait quand même une économie non négligeable, allié à la maitrise de la consommation. Mais cela, ce n'est pas dans l'intérêt du business.

Pour ce qui est des surcapacités thermiques allemandes, il est clair aussi que les autorités politiques freinent des 4 fers, l'évolution, au vu des dégâts économiques locaux, et des politiques râleurs.

Le luddisme n'est pas que l'affaire des ouvriers, mais surtout l'affaire des politiques. Et des lobbys.

Un autre article indique une diminution de moitié du nombre de mines chinoises, et le ralentissement de la construction des centrales thermiques. Les mises en chantiers se sont effondrées, et le temps de réalisation est long. En Europe, les nouvelles centrales ne doivent pas faire illusion, il y a plus de 10 ans qu'elles avaient été programmées...

On voit l'absence totale de direction économique et de planification. Quelle pourra être la rentabilité des centrales thermiques, alors que la ressource s'épuise ???
Et pour rattraper la production chinoise, je crois qu'il faudra se lever tôt...

Autre pays agité par la réduction de ses ressources fossiles, les Pays Bas. Le gaz de Groningue visiblement, tire à sa fin, bien qu'on ait levé le pied sur son exploitation depuis longtemps, et qu'on espérait encore des décennies de ressources. Un lien de cause à effet, avec les élections ? Les ressources financières du gaz ont baissé de 13 à 5 milliards...

D'ailleurs ce gaz n'était sans doute pas étranger à la vertu budgétaire hollandaise...

Côté propagande, on prétend toujours que les USA sont les premiers producteurs de brut. Pourtant l'agence de l'énergie dit le contraire, mais BP se livre à de la manipulation. Ils réintègrent les condensats de gaz naturels dans la production US, mais pas dans celle de la Russie. Décompté de la même manière, la Russie produit 18 millions de barils jours, nettement devant les USA.

Mais l'effondrement de la ressource a aussi une autre conséquence. Le commerce international lui aussi est en souffrance.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 12:32

Le Nucléaire allemand s'arrêtera en 2022, définitivement. Et c'est tant mieux.

Le démantèlement coûtera cher, parce que le nucléaire coûte cher, et que c'était un coût différé, dont on n'a jamais parlé.

On a aussi complétement oublié, côté décideur, la question du stockage de l'électricité par la STEP, pour une bonne raison, pour ne pas passer pour des cons.

Les possibilités de la STEP marine ont totalement été négligés, enterrés, oubliés, et surtout pas recensés. Histoire, là aussi, de paraitre intelligent. Et d'avoir des gros budgets de constructions. Comparativement aux centrales nucléaires, les STEP, c'est que dalle. Pas assez chère, mon fils.

"Le littoral de la Manche, notamment en Bretagne et en Haute Normandie, présente de nombreux sites très favorables pouvant opérer entre la mer comme réservoir bas et un réservoir de 1 ou 2 km² situé en dehors des villages sur une falaise à une centaine de m au-dessus de la mer. 12 de ces sites sont schématisés au verso. La puissance installée sur un site pourra être de 1 à 2 Mw, pour un investissement de l’ordre de 2 milliards d’euros"

Et le stockage de l'électricité nucléaire aurait pu être considérable avec la STEP (au moins en termes annuels). Mais déjà qu'on avait trop construit de centrales nucléaires... Et des fois qu'on aurait rendu rentables des centrales nucléaires...

Donc, contre les éoliennes, il n'y a que l'argument complétement nul : c'est pas beau, comme si les zones pavillonnaires, les zones de chalandises, Paris, les lignes à haute tension, et tout un tas de toutim, c'était beau.

Les 500 000 moulins existant sous le premier empire étaient ils beaux ? Je pense qu'à l'époque, la question ne se posait même pas...

Pendant ce temps, la consommation de produits pétroliers en France, régresse en février. la maigre progression enregistrée en un an ( + 0.2 %), indique une colonne vertébrale économique pas loin d'être cassée. Historiquement, depuis 2005, c'est le pétrole qui lâche en premier, le gaz en second, et l'électricité en dernier.

Mais le tiercé pourrait être bouleversé grâce à la bêtise intrinsèque du comité de régulation de l'énergie et de ses hausses du prix de l'électricité, rétro-actives.

D'ailleurs, visiblement, la construction est en train d'avoir ses vapeurs. Et le commerce extérieur s'affole.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:59

Comme je l'ai déjà dit maintes fois, ce qui fait la "richesse", des grandes villes, comme Paris, c'est l'entassement de merde. 12 millions de trouduc, ça fait un tas de merde à brasser. Merdes en tous genres, emballages, eau potable et eaux usées, à tel point, que dans la nouvelle économie, la merde se change en or, sauf, bien entendu, pour les pauvres.

Personnellement, j'ai un autre avis sur l'avenir de la question.

Ce retraitement des eaux usées, ça me fait penser à ce paquebot de croisière en panne dans l'océan indien  : "Costa Allegra : "La chaleur et le manque d'hygiène étaient insoutenables"".

Quand les batteries énergétiques seront vides, il y aura un dégât collatéral, la distribution d'eau. Et le traitement des eaux usées.

Se rappelle t'on que la première compagnie d'eau à Paris, apparue sous l'ancien régime et était tributaire de machines à vapeur ?

La concentration de population est une aberration à long terme, devant être corrigée, soit par catastrophe naturelle qui dépasse la capacité de reconstruction. Une inondation, par exemple. Là, les assureurs capotent, et les finances publiques aussi.

De plus, il est clair que l'entretien courant de toute l'infrastructure est totalement impossible, sauf à la doubler, et à ne pas utiliser une des deux. Ce qui économiquement est aberrant, et on arrive au problème New Yorkais. Contrairement à ce que m'ont dit des lecteurs, l'entretien est impossible. Non pas que la rénovation des immeubles soi impossible, mais c'est ce qui est A L'EXTERIEUR des dits immeubles qui l'est. Routes, réseaux, canalisations... Le pire étant le problème de l'eau potable. Impossible d'arrêter les aqueducs, d'abord parce qu'ils sont souvent utilisés à 100 %, mais les plus anciens ne tiennent que parce qu'ils sont sous pression.

Les monstres n'existent que parce qu'ils sont en croissance continue. Le moindre signe de défaillance dans le flux, sera mortel.

La transition énergétique est possible, mais la concentration de population reste ingérable. Elle est assise uniquement sur le fossile.

Il est d'ailleurs assez marrant de voir déblatérer sur la transition énergétique allemande, alors que la dite transition est en train de triompher au niveau mondial...

Mais tout le paramétrage précédent saute... Et les rentes de situation aussi. De plus, au niveau immobilier, les acheteurs des grandes villes sont des gogos et des naïfs. Ils ne pensent même pas que leur "placement", puisse être complétement pourri.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:18

Dans votre jardin, on vous donnera la mini-maison, et 5 ans plus tard, vous pourrez en disposer. Cela se passe aux USA, et on voit bien la réalité de "la crise du logement", qui n'en est pas une, mais reste une crise organisée du logement accessible.

Le logement en mobil-home, déjà largement répandu aux USA, est une réponse typiquement américaine à la crise des loyers chers, et des maisons en carton, inabordables.

La seule chose nécessaire est d'avoir un terrain, loué ou acheté, et les municipalités qui en ont souvent beaucoup de libres, pour cause de non-paiement des taxes foncières, pourraient régler ainsi facilement le problème des sans abris, et des shanty towns,

Au 19° siècle, les USA avaient crées le concept de maisons ballons, maisons vites faites, pas chères, qu'on voit encore dans les villes fantômes. Souvent, d'ailleurs, on les démontaient pour les reconstruire ailleurs.

Les célèbres subprimes, à l'origine, étaient faites pour les mobiles homes, destinées aux pauvres, et donc, clientèle à risques pour les emprunts. Mais les montants des prêts étaient faibles, et les risques mesurés, et limités par ce fait.

Cela n'allait donc pas aux banquiers, qui voulaient faire du chiffre, et ont étendus le système à la totalité du marché immobilier.

Le coût annoncé (75 000 $) me parait élevé, bien plus cher que les mobiles homes classiques.

Il reste que le problème est la complicité dans le monde occidental, des dirigeants politiques, amateurs de costards offerts, et du lobby immobilier. C'est la raison pour laquelle, les loyers flambent, et qu'il y a plus de 40 ans, alors que pour les grands ensembles, les voyants ont tourné au vif rouge sanglant, pendant des années, avant que la construction de ceux-ci fut abandonnée...

Le projet de Portland fonctionnera t'il ? Il n'y a pas de raison que cela foire, pas de raison objective. La crise est aujourd'hui trop répandue et trop grave, et les exigences des foyers désargentés s'estompent.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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