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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 14:46

Au Venezuela, on tue immédiatement les voleurs pris. C'est une mesure de salubrité publique. Quand il n'y a plus de lois, elle se reconstitue immédiatement.

Un mort, c'est toujours une bouche de moins à nourrir. C'est ainsi qu'on raisonnait aux temps anciens.

Maintenant, les bleus vont protéger les préfets qui annoncent aux communes qu'ils vont accueillir des migrants.

Ou protègent certains gens du voyage, un peu trop casseurs.

Cela donne le ton de la décadence.

Braudel en 1979 disait que le plafond s'était reconstitué sur nos têtes. L'abondance d'énergie l'avait remonté, très haut. Il n'est pas seulement reconstitué, il est même en train de baisser. La notion de mondialisation (en France) et de globalisation (anglo-saxonne), a fait oublier une petite chose :

"L’économie-monde capitaliste existe dans certaines parties du globe depuis le XVIe siècle. J’appelle cela le système-monde moderne. Il s’est constamment étendu géographiquement, pour finalement englober la terre entière, depuis la moitié du XIXe siècle. Cela a été un système très efficace, du point de vue de son principe directeur, l’accumulation sans fin du capital. "

Il faut rappeler aussi, que ce système d'économie-monde, a connu de très longues "stagnations séculaires", simplement parce qu'on avait atteint le plafond de ressources.

Le seul moyen désormais de se donner un certain niveau de ressources durables, c'est le renouvelable. Mais il faut dire que depuis 40 ans, on s'est surtout livré à un "acharnement thérapeutique" sur "sauver le monde d'avant".

Le système a été incapable de se brider pour croire à sa propre survie.

Le pic oil, a complétement disparu des conversations, pourtant, la situation du marché du pétrole, et de l'énergie en général, est alarmante.

On est parti d'une dépense énergétique en 1861, d'un baril dépensé pour 100 extraits, maintenant, pour les "bons gisements", ce ratio serait de 1 pour 10, et les mauvais de 1 pour 3.

Evidemment, le rendement est loin d'être le même, et au tarif de 147 $, toute l'industrie en générale, et l'économie en particulier était tout simplement en train de crever.
Aujourd'hui, la chute des prix a fait que c'est l'industrie du pétrole qui voit ses funérailles approcher. Avec celle du charbon, aux soins palliatifs, sans compter le gaz, qui évolue comme le pétrole avec un léger décalé, et l'uranium, guère rentable, et massivement consommateur d'énergie fossile, si consommateur d'ailleurs, qu'on se demande si le secteur nucléaire est un producteur net d'énergie, ou si c'est simplement transformer le pétrole en électricité...

On ne peut que rejoindre le verdict de 2000Watt : "recherche, homme d'état, désespérément, en vue de remplacement de capitaine de pédalo pas trop compétent".

Et ouai, même capitaine de pédalo, visiblement, c'est trop pour certains.

C'est aussi, la question de l'adhésion à l'empire américain, ou américaniste comme le dit Philippe Grasset, qui se pose. Le caïd, à l'heure actuelle, c'est celui qui possède et consomme le plus d'énergie. Ou a défaut de le posséder, le contrôle.

L'Arabie Séoudite, pour X raisons, bonnes ou mauvaises a fait litière de son ancien rôle, qui était de réguler le marché, et qui échangeait ses pétro-dollars contre de l'armement US. Comme le Shah. D'ailleurs, au Shah, ça ne lui a pas apporté grand chose. Si, des ennuis avec sa population, qui voyait briller les ors, pendant qu'elle mourrait de faim.

Le pic semble donc atteint, partout. Le transport maritime, aérien, terrestre, et même les villes centres; comme Paris voient leur circulation décroitre. Sans doute un mélange de volontarisme politique, et de limites physiques entrainant le déclin. Comme l'avait dit Ivan Illitch, c'est merveilleux la bagnole, surtout quand on est coincé dans le bouchon.

"Dans l'œuvre d'Ivan Illich une idée revient de manière prédominante : à partir du moment où la société industrielle, par souci d'efficacité, institutionnalise un moyen (outil, mécanisme, organisme) afin d'atteindre un but, ce moyen tend à croître jusqu'à dépasser un seuil où il devient dysfonctionnel et nuit au but qu'il est censé servir. Ainsi l'automobile nuit au transport, l'école nuit à l'éducation et la médecine nuit à la santé. L'institution devient alors contre-productive en plus d'aliéner l'être humain et la société dans son ensemble."

Sans doute, le seuil de dysfonctionnalité est il atteint aujourd'hui, dans des domaines de plus en plus nombreux.

Il est clair que la dysfonctionnalité en matière d'énergie est sans doute le seuil critique où se joue le sort de la civilisation.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 08:31

En russe ça se dirait isvestia et Pravda. Et comme disait les soviétiques, il n'y a pas de "nouvelles" dans la "vérité" et pas de "vérités" dans les "nouvelles".

Ici, c'est le "Figaro", qui oublie de raconter des salades. ça arrive quelquefois.

Ils viennent de s'apercevoir, très tardivement, certes, que la situation des pays du golfe était explosive, comme du reste, tout le secteur pétrolier, en grande souffrance.

Dans le golfe, les recettes issues des hydrocarbures ont baissé de moitié, et ailleurs dans le monde, l'investissement a baissé de moitié.
Visiblement, la fin de l'ère du pétrole se situe dans une volatilité extrême, qui ne permet plus à une économie quelle qu'elle soit, de fonctionner correctement. Il reste beaucoup de pétrole, le problème c'est qu'il est cher. Et très volatile. Le producteur a besoin d'un prix élevé, le consommateur de prix bas.
Sans compter que l'effet stock risque de se manifester à plein. Tant dans les pays OCDE, qu'en Chine, les stocks ont été gonflés aux maximum du possible, profitant de l'aubaine des bas prix.
Les USA ont permis les ventes de brut, simplement parce qu'ils n'avaient plus de place, pas parce qu'ils étaient devenus autosuffisants.

La période des prix bas du pétrole, pourrait encore durer quelques temps...

Depuis la crise de 2005/2007, les quantités consommées dans les pays OCDE n'ont cessé de décliner. D'abord le gaz, puis le pétrole, enfin l'électricité.

Une faible baisse de la consommation d'électricité, a mis tous les producteurs d'électricité dans la panade. Dans le 1/3, les pays en développement, comme la Chine ou l'Inde, l'entrée en crise du secteur électrique, c'est aussi des phénomènes de réduction de croissance de consommation, voir de baisses.

Pendant ce temps, on nous annonce tranquillement que le charbon a un avenir, eu égard à tous les projets de centrales thermiques au charbon qui n'ont pas été annulés. Entre janvier et juillet de cette année, 158 GW de projets ont été abandonnés, il en reste encore 932.
On oublie ici très légèrement la crise européenne du secteur. il n'y a plus aucun projet depuis 2007, seulement les centrales neuves continuent d'arriver, et les électriciens ferment à la pelle les anciennes.

932 GW, c'est la moitié de la capacité actuelle existante, et 90 % du charbon extrait sert à fabriquer de l'électricité. Vue la crise actuelle du charbon, l'état médiocre des charbons restant, l'épuisement géologique dans d'autres cas, on imagine mal voir la consommation des centrales augmenter de 3.5 Milliards de tonnes.

Les stocks sont maximaux aux USA, en Chine, en Inde, les secteurs charbonniers sont dans une crise générale partout dans le monde. C'est la première fois. On avait vu des crises localisées liées à l'épuisement géologique, mais c'était local, mais c'est la première crise globale.

Ce qui est le plus vraisemblable, c'est la continuation de la construction des centrales en cours, et l'abandon des projets non commencés, soit environ 600 GW. On peut aussi penser à ce que les centrales les plus anciennes, les plus polluantes et les moins productives (ce sont les mêmes), soient abandonnées.

On oublie le modèle allemand. Les centrales thermiques sont en train d'être logés dans des structures de défaisance. Ces structures déposeront un jour le bilan, et l'état nationalisera les pertes.

Aux USA, selon l'agence Bloomberg, ce sont les états de l'ouest qui sont entrés dans une crise charbonnière grave. Pourtant, ce sont les meilleurs gisements existants. Pour les gisements des Appalaches, ils étaient clairement en état d'épuisement géologique.

Toujours selon Bloomberg, et non selon un quelconque groupe de survivalistes, il faut envisager sérieusement le collapsus de la mondialisation/globalisation, à cause de la donne transport.

Rien d'étonnant à cela, la globalisation était intimement liée aux énergies fossiles en général, et au pétrole en particulier. Sans eux, pas de mondialisation.

Quand aux enculeurs de mouches (suivant la formule américaine), connue sous le nom de OCDE (organisation de coopération et de développement économique), ils parlent d'une "croissance ralentie", mais cet organisme tend surtout à ne pas vexer les hommes politiques de tous pays. S'ils faisaient tant soit peu leur travail, ils verraient que leur verbiage n'est que futilité et que la croissance globale n'existe plus. Il en sont réduits à faire du bruit, qui a l'air d'un langage.

Côté énergie, on peut voir quand même UNE nouvelle colossale. Le rythme de développement du renouvelable. Vous savez, ce machin qui ne pouvait pas fonctionner...

Le principal problème est politique. La rupture technologique, ruine les rentes de situations acquises.

Sur la totalité des entreprises du CAC 40, très peu ne sont pas en rapport avec les énergies fossiles. Dans un empire, comme l'empire occidental, on n'aime donc pas les mutations technologiques qui remettent en cause l'ordre social établi, et surtout, l'ordre social qui profite à ceux du haut.

Imagine t'on aussi, la situation sociale dans des pays totalement dépendant d'une seule ressource ???

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 08:30

Mais rien n'est joué visiblement.


La falaise de Sénèque est un phénomène simple. La croissance s'édifie petit à petit, à un moment on arrive à un plateau, ensuite à une décrue, d'abord légère, puis brutale, qui sonne souvent une fin d'empire, une contraction forte de la population et la fin d'une économie intégrée à un grand échelon.

La falaise de Sénèque est tout à fait visible dans la production charbonnière aux USA. l'effondrement de la production se fait brutalement depuis 3 ans, à un rythme tellement incroyable que même moi, j'en reste pantois.

Cela entraîne donc dans la tourmente, les compagnies de chemins de fer, donc le nombre de wagons consacrés à l'expédition a chuté de 140 000 à 80 000, la fermeture de gares, le déclassement de voies ferrés, hypothèque la vie même de certains états comme la Virginie Occidentale (mais pas seulement), fait buguer "l'oracle d'Omaha", Warren Buffet, première ou seconde fortune des USA suivant l'année, et a même fait buguer les primaires de l'élection présidentielle...

Bien entendu, la quasi totalité du secteur a déposé le bilan, licencié la plupart de son personnel, fermé certaines mines, dont beaucoup ne rouvriront pas (une mine abandonnée, ou un investissement qui ne fonctionne pas est très vite hors d'état d'être remis en fonction).

La fermetures de certaines mines de fer du gisement géant du Minnesota, en fonction depuis 150 ans, accroit les difficultés du fret ferroviaire.

Un milliard de tonnes de charbon, qui baisse à 600 millions, avec le prix qui s'effondre à 40 dollars la tonne, contre une fourchette de 120 à 200, ça s'appelle un cyclone...

C'est déjà du lourd.


Mais il y a la Chine aussi, dont la production officielle atteignait les 3.9 milliards de tonnes, la production officieuse, 4.5, pour des capacités de production de 5.7 milliards de tonnes.

Les problèmes, sont de l'ordre de deux. La faiblesse des réserves, et le niveau d'endettement. Au milieu des années 2000, les réserves exploitables étaient estimées à 32 années de production. Si l'on double le niveau d'extraction, on les réduit de moitié. Avec si peu de temps, jamais les investissements ne pourront être amortis.

La période de hausse des cours, commencée en 2002, finie aujourd'hui, a visiblement rendu les charbonniers complétement fous. Au point de se tirer une balle dans la tête.

Comme la consommation de charbon, aujourd'hui en baisse à 3.2 millions de tonnes, est la base de l'économie chinoise, on peut penser que cette base, elle même, vacille.

Bien entendu, les problèmes sur les sociétés ferroviaires, avec la baisse de fret, sont les mêmes. Ici, la baisse de la production d'acier se ressent.

En ce qui concerne le pétrole, c'est encore plus simple.

La plupart des états pétroliers, ont pris, au moment des habitudes et des trains de vie énorme, couplé au fait que cette envolée a totalement détruit le reste de l'économie nationale. La plupart n'ont même plus une agriculture de subsistance.

La baisse des cours, le maintien de l'habitude de verser de gras dividendes, ont conduit à un effondrement de la recherche, de la prospection et de l'investissement.
La découverte de nouveaux gisements est quasiment tombée à zéro. Conséquence logique, quand on n'investit plus et qu'on ne recherche plus, la production, à terme, s'effondre. Elle baisse de 5 % par an.

Crise aggravée par les politiques menées : les compagnies pompent au maximum de leurs capacités, vidant simplement plus vite les gisements, tout en déprimant encore plus les prix.

On dit que l'investissement pétrolier ne se maintient et n'augmente légèrement que dans les pays du golfe. Cela n'a rien de rassurant, parce que contrairement aux légendes, leurs niveaux d'investissements et de recherche étaient modestes.

Ces pays voient l'apparition de taxes, et certains leur conseillent de sabrer les dépenses sociales. C'est à mon avis un mode de suicide absolument certain. Et très douloureux. La seule chose qui protège les monarchies, c'est justement ce niveau de dépenses sociales.

"«Les récents piliers de la croissance de la demande - la Chine et l'Inde - vacillent» "

On peut d'ailleurs se demander si la croissance de la consommation était réelle en Chine. Simplement, le pays aurait fait passer ses réserves de très modestes (une semaine de stocks), à quelque chose de plus conséquent (2 mois), sans atteindre encore les standards occidentaux (3 mois). Un simple effet d'aubaine, causé par les prix bas, et des investissements de stockages, réalisés après les émeutes causées par les pénuries en 2011 (il me semble, je ne suis pas sûr pour l'année).

De toutes façons, les émeutes sont monnaie courante en Chine, et en croissance exponentielle. La baisse de la production charbonnière est aussi un risque, et visiblement, va beaucoup plus vite que programmée. On est donc loin d'un atterrissage en douceur.

La donne financière ne se réduit pas aux seuls prix.

Il y a faillite de bien des compagnies. Mais aussi, le fait que les états liquident leurs placements pas toujours à bon escient. Quand à l'Arabie Séoudite, on peut dire qu'elle est déjà ruinée par l'avalanche de procès du 11/09 qui va avoir lieu aux USA.

Comme leurs avoirs sont en dollars, ils ne pourront même pas les négocier. Avec leurs récentes condamnations judiciaires aux USA, aucune banque n'acceptera de négocier du dollar contre l'avis des USA.

Les fonds "épargnés pour les générations futures", comme le fond norvégien risque de se retrouver peuplé de toiles d'araignées plus vite que son ombre.

La crise du transport, qui concerne la totalité des vecteurs de transports, armement maritime, aérien, camion, ferroviaire, s'avère et se révèle désormais, non plus comme un vecteur de croissance, mais comme un transmetteur de crise, comme jadis, ils transmettaient la peste.

Ceux qui nous vendaient la mondialisation-globalisation comme quelque chose d'inéluctable, ne pensaient pas à un petit détail. C'est que celle-ci s'appuie uniquement sur une énergie bon marché et abondante, mais ça, c'était des avantages acquis non négociables.

Après, on peut voir la machine hésiter entre une falaise de Sénèque, c'est à dire l'effondrement complet, et une consolidation à un niveau très inférieur. Mais rien ne peut être exclu, sauf, désormais, la croissance.

Au début de la crise, j'avais pronostiqué une suite de LLLL. On tombe à un niveau, quelques temps, avant qu'il y ait une nouvelle phase de chute, jusqu'à un niveau suivant. C'est ce qui s'est passé depuis 2007 jusqu'à maintenant. Un L.

Des pays comme l'Allemagne voient leur production industrielle, le seul marqueur significatif, faire glorieusement du 0 % de croissance depuis 2007, comme les USA, les pas trop mauvais comme la France, font - 10 %, les mauvais du - 20 %, les très mauvais vont au delà de - 30 %.

On nous parle, du côté des économistes officiels, de V ou de W. Une chute, suivie d'un rebond, ou une chute, suivie d'un rebond, puis rechute et rebond. C'était pour les pessimistes. Moi visiblement, le mieux, je ne l'ai vu nulle part.

Quand à la croissance chinoise, extraire du charbon, pour fabriquer acier, et matériaux de constructions, pour bâtir des villes champignons VIDES, ou presque, avec ses 70 millions de logements vides, j'aimerais que l'on m'explique où est la croissance...

Mais, il serait bien de commencer à voir le problème en face. ça serait déjà le résoudre en partie...

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 12:45

3 % des américains possèdent 50 % des armes détenues aux USA.

Bon, l'enquête ne dit pas s'ils ont déclarés les armes interdites, ou s'ils ont déclarés tout bonnement les armes.

Le sujet est sensible, et la foi dans le pouvoir politique inexistante. Mais on vient d'enfoncer une porte ouverte.

C'est simplement l'application, ici comme dans beaucoup d'endroits, de la loi des 20-80.

20 % de ce que vous voulez, ont 80 % d'une chose.

20 % des machines font 80 % des pannes.

20 % de la population ont 80 % de l'argent, et 1 %, 40 % de l'argent.

Ils viennent de redécouvrir l'eau chaude et la loi de Pareto.

Avec une idée derrière la tête, c'est de dire que les partisans réels des armes à feu ne sont pas si nombreux.

Et qu'on peut donc les interdire.

Sauf aux gardes du corps de Clinton, et bien sûr, aux gardes armés du 1 % le plus riche.

On pourrait aussi prendre les mêmes mesures avec la richesse du 1 % de la population.

Tout leur prendre.

Parce que, sur ce 1 %, il n'y en a pas beaucoup qui l'aient gagné en travaillant, mais le plus souvent par la corruption, la concussion, la manipulation, le vol, trafic d'infuence, etc...

Et il y a moins de violence avec une meilleure répartition des richesses, dans un groupe fermé et cohérent (sans migrants).

C'est la définition, d'ailleurs, de l'état nation. Un groupe de personnes, relativement égales.

Et qui se voient comme telles.

Là, on veut une entité politique inégalitaire, et donc, ouverte, et priver ses membres des moyens de défier l'ordre établi, qui, en réalité est un chaos au profit des plus riches.

Parce que, tôt ou tard, il ne faut pas se faire d'illusion, il y aura conflagration entre ceux du haut et ceux du bas.

C'est déjà le cas avec la candidature Trump, ravageur du politiquement correct.
Et pour jacques Sapir, la population française vient de basculer, majoritairement, du côté des souverainistes.

De toute façon, ce genre d'enquête est biaisé. Pratiquement à toutes les élections, on me sonde et on me demande pour qui je vais voter. Je réponds, simplement, que ça ne les regarde pas, et que le vote est secret, de par la loi, et que je ne vais pas dire mon choix, à un inconnu, au téléphone.

La possession d'une arme à feu est aussi et tout simplement caché, même aux USA. C'est un fait politique, que de posséder, ou pas, une arme à feu.

L'ancien régime ne voulait absolument pas voir une arme à feu aux mains des membres du tiers état, la république était pour la détention, jusqu'en 1939, et la peur d'une révolution soviétique.

Les outils, pouvant se transformer très aisément en armes, comme les faux, étaient vu d'un très mauvais oeil.

Les campagnes française, là aussi, ne s'équiperont, très vite et comme un seul homme, sous la première république.
Il faut se rappeler aussi, que pendant l'épisode de la bête du Gévaudan, toutes les autorités locales et tous les intervenants ont demandé, à un moment ou à un autre, que la population soit armée, sans qu'il y ait de réponse royale. Il était préférable que les enfants des paysans meurent.

Pour se protéger, ils se débrouillaient avec ce qu'ils avaient. Une baïonnette fait d'un mauvais métal, emmanchée à une pique de bois. Ce simple instrument faisait trembler d'une trouille tout à fait réelle, tout à fait bleue et même panique, le gouvernement.

Bien entendu, toute similitude avec les attentats terroristes est voulue. la population, même massacrée, ne sera pas armée. Où irait on ???

Et il est curieux d'abord, qu'on se préoccupe des armes à feu, alors qu'aux USA, la voiture tue 5 fois plus. Il faudrait peut être interdire la voiture. Et la salle de bain. Il y a des tas d'accidents mortels dans une salle de bains, et en cuisine...

Bien plus que par armes à feu.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 12:23

Il parait qu'Hollande est un homme des tas.

Je suis d'accord.

Il n'y a qu'à le regarder.

Au niveau de la prestance, on voit tout de suite la misère.

Au niveau de l'intelligence, c'est un sac. Et les sacs, ça se met en tas.

Où alors j'ai mal compris...

"son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté".

Moi, je savais pas qu'il avait ressorti le coup du paquet bonux des années 1960, celui qui contenait un cadeau.

Là c'est un prix. ça change aussi des années 1960, où on distribuait un livre à l'école.

Hollande a du recevoir, le "général Dourakine".

Je vous laisse deviner ce que veut dire Dourak en russe.

Mais bon, un prix, ça ne veut rien dire.

Regardez le salon de l'agriculture.

Ils en distribuent des tas, eux aussi, aux veaux, vaches, cochons, couvées... etc...

Auraient ils pris not'bon président pour un taureau reproducteur ?

Comme ça, ça s'expliquerait mieux. Paf, il saute sur le tas, et sur tout ce qui bouge et du sexe opposé.

Moi, je suis sûr que c'est un problème de traduction. Vous savez, ces américains et le français... Pour peu qu'ils aient fait traduire par un québécois...

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 12:18

j'ai une pensé émue pour Garcimore et son "tousse pas le matériel".

Ici, un article nous dit, "touche pas au Pinel", surtout dans 17 villes. (Et bien plus en surveillance).

Comme je l'ai souvent dit, dès qu'on parle de défiscalisation, certains laissent la cervelle au vestiaire. La défiscalisation, ça rend con.

Des moments, il vaut mieux payer ses impôts, et disposer du reste, que de mettre le doigt dans une chose où "l'on achète à grands frais, beaucoup de regrets".

La phrase est de Louis XI.

Le taux "moyen", de vacance dans l'immobilier est de 7.7 %, ce qui est considérable. Alors, aller voir des programmes dans des villes où ces taux atteignent facilement 20 %, on peut en tirer des conclusions simples. Simplistes, voir, mais plein de bon sens.
le gouvernement soutient l'activité du BTP. Mais du sort des acheteurs, il n'en a vulgairement, rien à cirer.

Ils se démerderont avec leur appartement inlouable et invendable, ce qui est le sort d'une bonne part de la France rurale et profonde, et de bien des petites villes.

Si l'on voulait réellement cibler les dispositifs fiscaux dans les endroits où il y a réellement un déficit de logement, les surfaces éligibles seraient des timbres postes. Parce que, finalement, il y en a très peu. Quelques grandes villes, et une partie de la région parisienne.

Cela n'empêche qu'on offre ces programmes, même dans les villes où la vacance est déjà importante, la population, en chute libre, l'emploi, en berne, bref, que du bonheur...

On n'investit pas pour défiscaliser, mais avoir un rendement... Les villes non éligibles au Pinel, sont souvent en état de coma dépassé pour le marché immobilier... Et même un coma périmé...

L'immobilier, c'est coûteux, il y a les charges et les impôts, et ceux-ci sont en pleine ascension. Merci à la classe politique pour nous soigner à ce niveau là.

Et l'immobilier, ça ne se délocalise pas.

L'immobilier n'est pas une source de création de richesse, c'est l'emploi d'une richesse. Il faut être aisé pour avoir de l'immobilier, l'immobilier ne rend pas, en lui même aisé. On nous fait voir ces usines transformées en loft. ce sont des catastrophes. L'usine produisait une richesse, le loft ne produit que de l'esclavage pour dette.

Sur la carte, on aperçoit les limites de zonage. En réalité, toutes les zones B2, voir B1, sont superflues, ainsi que la Corse et les Dom Tom. Cela ne répond qu'à la demande d'hommes politiques locaux clientélistes qui courtisent les entreprises du Bâtiment.

Dans beaucoup d'endroits, en matière immobilière, il y a besoin d'une longue pose et d'une purge de l'immobilier, par la destruction d'immeubles vétustes et/ou insalubres, permettant de libérer de la place.

Et puis, il faut aussi se poser les bonnes questions. A quoi bon permettre des lois Pinel dans une commune, alors que la limitrophe n'y est pas autorisée ??? L'une a trop de logement, l'autre pas assez ? Dans ce cas, les nouvelles constructions ne serviront, là aussi, qu'à dévaloriser l'ensemble du parc immobilier.

Le seul problème étant que l'entretien et l'amélioration de l'existant, ça claque beaucoup moins que des logements neufs. Les capacités excédentaires, ça ne produit que des quartiers pourris et à l'abandon.

Une fois les besoins satisfaits, ce qui est le cas dans beaucoup d'endroits, la rage de la construction se doit d'être abandonnée.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 09:24

En Suisse. La Suisse est effectivement dans la M... ouise la plus noire, à cause des flottes. Et des garanties financières.

Le secteur du transport maritime (80 % des marchandises sont échangées par mer), nous fait voir les limites de la globalisation (traduit par mondialisation en français), c'est qu'elle n'existe pas sans pétrole bon marché (même si le carburant utilisé, c'est le pire du pétrole, inutilisable ailleurs), et que le secteur n'est pas sorti de la crise de 2008 (commencée en 2005 en réalité, mais devenue perceptible en 2007).

La journée de location est passée de 200 000 $, à 5 000. Il faut donc voir la réalité, le secteur est soutenu à bout de bras, par des banques, des gouvernements, des sociétés mèresr, en attendant et espérant des jours meilleurs.

La chute des prix de l'acier ne permet même plus de les envoyer à la démolition d'une manière économique, et de toute façon, les débouchés sont restreints.

Avec plus de 1000 démolitions par an, il est clair que les chantiers de déconstruction sont sans doute au maximum de leurs capacités.

Loin d'avoir soulagé ses concurrents, la faillite d'Hanjin Shipping, les a fragilisé. Il faut dire qu'avec des surcapacités de 25 %, soit environ 13 000 navires, il y a encore du ménage à faire. Et ce, pour de très, très longues années.

On peut adresser des compliments aux prévisionnistes, et notamment à not'bon président qui se félicitait de voir CGM lancer un porte container.

A croire que dire des imbécilités est devenu chez lui une seconde nature, un réflexe, en même temps qu'une raison de vivre.

Chez Hanjin shipping, 60 navires attendent bloqués au large, les autres sont bloqués à quai, sans pouvoir décharger leurs 14 milliards de marchandises (adieu, samsung, veaux, vaches, cochons, couvées...). Si les marchandises sont bien assurées pour le naufrage, elles ne le sont pas ou rarement pour le dépôt de bilan du transporteur...

Les autorités portuaires ne se gêneront sans doute pas pour vendre aux enchères les containers, et la télé-réalité pourra filmer encore des séances de ventes judiciaires.

Le comique de situation est assuré par le journaliste : "Pour l'analyste cependant, Hanjin est l'exception, pas la règle. "Ils sont tous vulnérables aux faiblesses persistantes du marché mais aucune autre compagnie n'est menacée de faillite"."

C'est quand même bizarre qu'un secteur où tous les acteurs font des pertes astronomiques, personne ne soit menacé de faillite...

C'est d'autant plus grave que la globalisation a conduit à l'éclatement de toutes les usines intégrées, sauf pour quelques régions en Russie. Et qu'elles dépendent toutes de transports venant de loin et à flux tendus.

La Russie a grandement échappé au phénomène, parce que la base de son économie étaient des monovilles perdues au milieu de nulle part, mais dont l'intégration totale était la raison d'être, au grand dan des hommes d'affaires occidentaux, qui ne rêvent que de découper en morceaux, les firmes pour les réduire à des coeurs de métiers, pour pouvoir vendre et revendre sans cesse...

Comme l'a dit Trump, il est délicat de vouloir faire une guerre, avec des industries à l'autre bout du monde, et souvent, d'ailleurs, chez l'adversaire éventuel. Pas sûr qu'il continue à vouloir livrer, et pas sûr non plus qu'il continue à accepter du $.

On peut rappeler d'ailleurs, les deux batailles de l'Atlantique, des imbécilités monstrueuses, causées par l'imbécilité britannique, à vouloir se rendre dépendant à 80 % de denrées alimentaires provenant de l'autre bout du monde.

Pourtant, en sont époque, Kipling les avaient prévenus :

They are brought to you daily by All Us Big Steamers

And if any one hinders our coming you'll starve!”

Si quelqu'un les empêche de passer, vous mourrez de faim.

Ce que n'avait pas réussi ni Guillaume II, ni Hitler, le système économique aberrant actuel est en train de le réaliser.

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Published by Patrick REYMOND - dans transport maritime
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 08:38

L'empire américain, occidentaliste suivant la terminologie de Philippe Grasset vit des heures difficiles.

D'abord, il faut rappeler comment il était constitué :

- les partenaires seniors : USA, Grande Bretagne, Israël, Arabie séoudite,

- les partenaires juniors : Canada, Australie, Nouvelle zélande,

- les stagiaires : France, Allemagne, Japon, etc...

- les trous du culs, les femmes de ménages à trousser, les videurs de pots de chambres. Je vous laisse deviner.

D'abord, le Brexit, ça sentait mauvais. Les vrais cercles de pouvoirs britanniques (les vrais, pas le gouvernement officiel), conservateurs, ont consentis au referendum. Tout en sachant que le Brexit allait l'emporter. Parce qu'ils sentent que l'Empire US, c'est foutu. Ils sont très bien placés pour le savoir. Et le comprendre. (Et ce ne sont pas les deux députés UKIP qui auraient pu déclencher le referendum).
Bien entendu, il faut accepter de voir qu'il y ait un état profond, au delà de l'état officiel. Un état où un Tony Blair est encore plus puissant que quand il était Premier ministre. Sinon, il serait en taule, ou serait monté à l'échafaud. Le problème, c'est que la base travailliste n'accepte plus, au grand étonnement des cadres, de suivre.

Comme tous les rats quittent le navire en même temps, il faut rappeler les autres déboires.

Le Yémen qui subit des bombardements et une guerre cruelle de la part de l'Arabie Séoudite, n'a pas du tout intégré qu'il devait capituler en quinze jours.

Les mercenaires utilisés, comme je l'ai dit, ça n'a un rendement que contre une population civile désarmée, et déjà, à l'origine, la population Yéménite était armée jusqu'au dent. Et pas de coupe-coupe.

En plus, ces salauds de pauvres yéménites, bien que culs-terreux, mal peignés et pas lavés, ils se battent comme des lions.

Avec 3 denrées totalement absentes chez les autres : l'honneur, le sens du sacrifice et la détermination. Ils sont même passés à l'offensive, sur le sol séoudien, et on peut penser que le gouvernement de Ryad a perdu, peu ou prou, 3 provinces.

Il faut croire que les parfums, palais, bains et limousines qu'utilisent les princes séoudiens les a beaucoup ramollis et éloignés des malheurs de ce monde, à part celui de subir la douleur d'un ongle cassé.

La raison pour laquelle, ce gouvernement séoudien fait pomper le pétrole à toute berzingue c'est que la guerre en Syrie, en Irak, dans l'ouest et au sud, ça finit par coûter cher. Surtout qu'il faut acheter la paix sociale.

Mais ce ne sont pas les seuls ennuis de Ryad. Visiblement, le congrès à permis la tonte et le lessivage du Royaume. Les familles des victimes du 11 septembre pourront poursuivre l'Arabie Séoudite, et ce, devant les tribunaux américains.

Comme plus la faute est lourde, plus la condamnation civile l'est, 3000 victimes, ça va chercher, à 15 millions de dollars pièce, 45 000 milliards.

Obama voudrait sans doute apposer son veto, mais devant la lame de fond, quasi révolutionnaire, il se fera casser les dents de son éclatant sourire.

Pour ce qui est de vendre ses dollars et ses avoirs en dollars, l'Arabie Séoudite a du souci à se faire. Les précédentes condamnations des banques à des amendes gigantesques ont envoyé un message clair : l'utilisation de dollars sera sanctionnée. Il se pourrait que Ryad ne puisse même plus utiliser ses réserves...

Il n'est même pas évident que Ryad puisse liquider ses bons du trésor US. A l'heure actuelle, ils doivent sentir le soufre, et s'ils arrivent à le faire ce sera au prix de l'écroulement du dollar et de leur propre ruine.

Une nouvelle guerre, celle du partage de l'Arabie en tranche de melons, est sans doute probable.

Le pacte du Quincy de 1945, entre Arabie et USA, est visiblement devenus caduc.

On imagine la réaction de petit Nicolas : Moi je voulais devenir partenaire senior junior enfin, stagiaire confirmé de l'empire ??? Absolument pas. Je suis rentré dans l'OTAN parce que c'était éclairé, chauffé, et qu'il y avait des petits fours.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 14:07

En matière de bras cassés on connaissait :

- les compagnies maritimes (toutes),

- les compagnies aériennes (activités "caritative", devant son peu de rentabilité, nous disait le président de l'IATA (association internationale du transport aérien), mais par contre à l'endettement maximal,

- les aéroports, (pour les français, la seule source de bénéfice provient du parking y afférent),

- le transport en général, parce que le transport, d'une manière général, ça consomme de l'énergie en général, et du pétrole en particulier.

Même avec des prix "léger", "en baisse", à environ 40 $ le baril, c'est encore trop, et surtout pour une infrastructure bâtie pour profiter d'un baril à 20 $.

Bien entendu, si le pendule repart à la hausse, ils vont se sentir encore plus mal.

Seul le fait qu'il y ait une maman derrière a empêché bien de ces compagnies à faire faillite, ou au contraire, elles ont toutes fait faillite. Aux USA, les 10 principales compagnies aériennes de 2001 ont toutes fait appel à la loi sur les faillites, et se sont regroupées en 3. En abandonnant d'ailleurs, pas mal de liaisons internes mais n'arrivant pas pour autant, à faire des flammes.

Non, ce qui alarme désormais l'AIE (agence internationale de l'énergie), c'est le manque d'investissements dans le secteur énergétique, qui provient, selon elle "d'un excès de confiance".
En réalité, il n'y a aucun excès de confiance. S'il y a baisse de l'investissement, c'est que des états ou des firmes n'ont pas l'argent pour ça.

Il est clair que les états pétroliers pompent comme des fous, au maximum de leurs capacités sans investir grand chose, parce que les prix ont baissés, mais aussi parce que le pétrole a cela de particulier de détruire le reste de l'économie, et les grandes firmes distribuent trop de dividendes.

Il leur a échappé, que le dividende, c'était facultatif, et si on pouvait, et ce qu'on pouvait.

Par contre, l'investissement, c'était obligatoire.

Parce que c'est la loi du capitalisme, qui repose sur l'accumulation du capital, et au bout d'un certain temps, sa désaccumulatation, par désinvestissement. (un jour ou l'autre, on doit mettre des équipements aux rencarts, trop vieux).

Ce qui a coulé l'URSS, plus que tout, c'est cette absence d'obsolescence, qui faisait fonctionner des équipements antédiluviens, très gourmands en énergie et pas très efficaces).

Le pire étant que ces firmes s'endettent, pour distribuer du dividende, tout en étant déjà, lourdement endettées...

On peut noter aussi un changement d'époque, une lame de fond, c'est l'investissement dans le renouvelable, qui atteint 260 milliards de $.

Ce qui nous intéresse aujourd'hui, ce sont les énergéticiens européens, en très mauvaise situation.

Les grandes firmes qui prêchent flexibilité et baisses de salaires à leurs ouailles, voient très mal la baisse de leurs ventes, et la baisse des prix, quand c'est appliqué pour eux. Là, c'est la misère.

A tout seigneur tout honneur, les électriciens allemands sont dans la M.....ouise, la plus noire. Ils mettent en accusation le renouvelable, alors que le problème européen, c'est la baisse massive et des quantités vendues, et des prix.

Il faut aussi reconnaitre leur mauvaise foi profonde. S'il n'y avait pas eu la fermeture des centrales nucléaires (enfin, une moitié), ils seraient encore plus mal, et ne cherchent qu'à arrêter leurs centrales à charbon, pour lesquelles ils multiplient les demandes de déclassements.

Globalement, la consommation d'électricité a reculé significativement en Europe ces dernières années, et le 1 % de plus l'année dernière n'est pas significatif. Mais il est clair que les centrales sont en surnombres, et les dernières centrales au charbon mises en service avaient été décidée avant 2007, et arrivent au plus mauvais moment.

Le continent se désindustrialise. Y compris en Allemagne, et les particuliers s'appauvrissent. Y compris en Allemagne.

Pour ce qui est des centrales thermiques, au gaz ou au charbon, on voit bien que les baisses des prix de l'un et de l'autre, voir leur effondrement dans le cas du charbon, n'ont apporté aucune amélioration.

Le verdict est simple : bénéficiant d'une demande toujours croissante depuis des décennies, ces firmes, privées ou publiques sont mal gérées et inadaptées.

Pour ce qui est du renouvelable, les rentes de situation installées n'aiment pas les nouveaux venus, qui empêchent et contrarient le ron-ron du système, surtout en Allemagne où la production est l'oeuvre souvent de coopératives et de particuliers...

C'est triste quand c'est pas la firme qui encaisse...

Sans compter, bien sûr, Elon Musk, ses panneaux solaires et ses batteries dans sa gigantesque usine aux USA...

Sachant donc, que la consommation d'énergie diminue en Europe depuis 2006, phénomène que nul personnel politique ou économique important n'avait vu, il faut voir la COP21 (ou diner de COP, ça irait mieux, je vous laisse deviner la lettre à changer...), comme la tentative de récupération d'un mouvement de fond, où les acteurs essaie de s'attribuer le mérite d'un phénomène où ils ne sont strictement pour rien.

Quand un mouvement s'annonce, feignons d'en être le précurseur et l'initiateur...

Pour ce qui est de la France, c'est RTE qui annonce la mauvaise nouvelle ; la consommation va baisser. C'est durable, un mouvement de fond aussi.

Hincklet point, dans un contexte pareil, sera le Viet Nam d'EDF. Ils ne savent pas construire ces centrales, et le courant est trop cher. Sur le derniers projets de renouvelable, on atteint 40 ou même 30 $ me MWheure. Hinckley point, c'est plus de 100.
Peut être, le royaume uni est machiavélique. Ils pensent que ce ne sera jamais fini, mais cela soutiendra les dépenses de BTP, aux dépens d'un autre.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 06:41

... Politique avant tout.
Sur Cassandra legacy, on nous dit que l'inégalité aux USA est avant tout une question de pic pétrolier.
Ce n'est pas vrai. La montée des inégalités a bien eu lieu aussi, dans bien des endroits pas concernés par le pic pétrolier.

On confond ici, pic pétrolier et incrédulité du personnel politique/économique, attachés à ne rien, surtout rien changer. Par paresse intellectuelle, impuissance, intérêts économiques particuliers (lobbys), incapacité à voir le Pic Oil, dont la possibilité n'a été reconnue par le congrès qu'après les années 2000, mais tellement loin...

En bref, l'achat à l'extérieur, et le recyclage des pétro-dollars seraient responsables... Les dits pétro-dollars demandant une financiarisation de l'économie.

En réalité, malgré la montée en puissance des prix du pétrole, beaucoup de pays ont gardés une balance commerciale excédentaire, ou équilibrée. jusqu'à la fin des années 1970, le déficit extérieur US avoisinait, selon les normes actuelles, le ridicule (20 milliards de $ par an en 1979). Rien du tout, quoi.

C'est le libéralisme économique, la montée du dollar, la financiarisation qui a entrainé la fin des emplois industriels bien payés. Pas du tout le PO.

Rien n'obligeait à l'indifférence totale du pays aux problèmes énergétiques.

La montée de l'inégalité c'est aussi l'endettement croissant, du pays et des agents économiques. Rien n'obligeait à bâtir un empire de la dette. Rien n'oblige un état à emprunter de l'argent. Il peut le créer.

S'il y a concomitance entre montée de l'inégalité et PO, C'est coïncidence.

" «Autrefois, on fabriquait des voitures à Flint et on ne pouvait pas boire l'eau courante au Mexique ; aujourd'hui, on fabrique des voitures au Mexique et on ne peut pas boire l'eau courante à Flint !»" Donald Trump.

Pic pétrolier ? En aucun cas. Incompétence, corruption, propagande. Ces habitants de Flint, buvant de l'eau en bouteille, pauvre d'une manière abjecte à 40 %, souvent noirs, ne rêve que de la continuation du système en votant Clinton... Ils sont donc tellement attaché à leurs chaines ??? On comprend mieux Moïse trainant 40 années dans un Sinaï qui se traverse, sans forcer, en 40 jours. Il fallait que ceux qui avaient été esclaves, avec leur mentalité et réflexes d'esclaves, meurent.

Quand on voit dans le cas de la dépakine, et celle de Apple, le comportement des hommes politiques, on voit la réelle cause de la montée des inégalités. Sapin ne veut pas de l'argent de Apple, et l'enfant dépakine revient à 500 000 euros jusqu'à sa majorité, soit un coût de 6 milliards d'euros, qu'on ne veut surtout pas refiler au labo. Bien entendu, on ne parle même pas du coût de l'enfant dépakine une fois adulte. Ce sera pour la collectivité.

Dans la montée des inégalités, il est clair aussi que le laxisme, la complicité, la servilité des pouvoirs publics, vis-à-vis des laboratoires a une grande place. Pourtant, il n'y a rien de moins coûteux à produire que des médicaments, et il n'y a rien de moins coûteux qu'un système de santé efficace.

Or, pour le moment, la question santé est loin d'être impactée par le PO...

Par contre, l'empilement de dépenses somptuaires qui s'avèrent inutiles, comme l'autoroute Pau Langonan, et Notre Dame des Landes, projets issus de cerveaux moisis d'énarques venus de l'antiquité incrémente bien de l'inégalité, pour la bonne raison que ces investissements sont fait pour faire plaisir à sociétés de BTP, mais pas à la majorité de la population, qui n'en supporte que le coût.

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