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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 13:30

Le pic pétrolier, qui devait ne jamais avoir lieu, est donc bel et bien là, et n'est pas annoncé par tous les alarmistes habituels et oiseaux de mauvaise augure (Quoique que Ambrose Evans Pritchard ait bien une tête de héron, bien pleine, faut il le reconnaître, mais héron quand même), mais par des financiers s'apercevant que tels Will E. Coyot poursuivant le bip-bip, nous sommes bien dans le vide.

Bloomberg,(Une niche de communistes ???) pour ne pas citer, s'alarme donc de la faiblesse des découvertes, qui devrait d'ici 10 ans, nous apporter des problèmes d'approvisionnements...

Moi, je dirais que 10 ans, c'est quand même optimiste, vu le déclin actuel des gisements (-5 % l'an).

Cela représente un déclin global de 40 % en dix ans. Ce que disait Oil Man sur son blog, c'est que cela représentait pas loin de 4 arabies séoudites en terme de production.
Donc, avec les gisements qu'on trouve plus, l'argent qu'on ne dépense plus, 10 ans, c'est quand même relativement optimiste... C'est le moins qu'on puisse dire...

Bien entendu, il ne faudrait pas que la production cesse dans certains pays ou soit considérablement amoindrie. Par exemple, que le Venezuela reste un havre de paix et puisse continuer à développer son très cher et très coûteux brut lourd de l'Orénoque (pour le plaisir de développer et de polluer d'ailleurs, parce que question prix, c'est loin de recouvrir le coût de production). Ou que l'Arabie séoudite ne rentre pas en guerre (là, c'est pas gagné).

Ou, par exemple que les augmentations de production ne soient pas une simple accélération du pompage, à des buts budgétaires (là aussi, en Arabie, c'est pas gagné).
D'autant que si, la dite Arabie a ouvert ses propres raffineries de pétrole, c'est que celui qu'il extrayait est loin d'être le brut de 1948. Celui qui est tiré aujourd'hui est lourd, soufré et chargé de métaux lourds. Un tel cauchemar, que même pendant la période à 144 $ le baril, même bradé, les acheteurs ne se bousculaient pas au portillon.

De même, il ne faudrait pas que les USA sombrent dans les troubles politiques (ça non plus, c'est pas gagné), entrainant concurremment effondrement de la production et de la consommation, et encombrant le marché du pétrole de quantités invendables.

Pour les nouvelles découvertes, sur le graphique bloomberg, l'année 2016, c'est le bitoniau, juste au dessus de zéro. (Enfin, je crois, parce que je n'ai pas de loupe pour voir si réellement au dessus de zéro.)

je rappellerais aussi que le TRE/EROI (Taux de retour énergétique ou Energy returned on Energy invested) est de moins en moins satisfaisant. Il faut de dépenser de plus en plus d'énergie pour aller la chercher...

D'ailleurs,la dégringolée de la production des pétroles de schistes est impressionnante aux USA (de 9 472 000 barils jours en avril 2015 à 8 701 000 en juin 2016), une fois passée la vague d'investissements.

Mais les plus forts, c'est vraiment les chinois.Se taper 6 % et des brouettes de croissance, après une chute de la production charbonnière de 1400 millions de tonnes, soit l'équivalent de 700 millions de tonnes de pétrole, il fallait le faire...

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 09:58

Comme je l'ai souvent dit, notre monde, ce n'est que de l'énergie, et sa transformation.

Avec un pic charbonnier mondial, la production de pétrole brut s'annonce aussi désastreuse à terme.
Avec un taux de déplétion de 5 % l'an, les gisements pétroliers s'épuisent très vite, et la production de pétrole classique n'a été maintenue qu'à coups d'investissements importants, et la progression de production provient du développement de pétrole atypiques (pétrole de schiste, bruts lourds, mais surtout condensats de gaz naturels).

La chute de l'investissement, s'annonce très lourde de conséquences. Et elle s'accélère.

Pire que ça, le montant annoncé pour 2020 (1000 milliards de $) indique que la courbe va s'infléchir durablement. Un investissement pétrolier, ça se programme très longtemps à l'avance, et ne s'arrête pas du jour au lendemain.

En 2019-2020, donc, ce ne sera que 150 à 100 milliards annuels qui seront investis...

Mais visiblement, en haut lieu, on s'intéresse davantage aux dégâts que la déconfiture des sociétés énergétiques occasionne sur le marché de la dette, et sur les dividendes...

D'ici là, les capacités de production tant en pétrole qu'en charbon, auront été tellement ravagées, qu'il sera impossible de les relancer.

Une mine de charbon, sans entretien et sans investissements constants, cela dépérit vite. Les dégâts occasionnés, sur les capacités, tant en Chine, et plus encore aux USA et en Australie, sont sans doute irrémédiable. Si les réserves chinoises étaient devenues minces, tels les sandwichs SNCF, Australie et USA n'étaient pas concernées par l'épuisement géologique, cas de la Chine, qui aura épuisé ses réserves comme une lampe de flash.

Le brexit sans doute, est une des conséquences politique incrémenté par la fin des gisements pétroliers et gaziers britanniques de mer du nord. Le parti conservateur, qui a permis le referendum a sans doute voulu reprendre sa liberté d'action pour gérer l'après.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 09:10

Il parait que l'économie de la Chine se stabilise, qu'elle est en "meilleure forme qu'attendue". Ah bon, elle est en mauvaise forme ???

C'est pas ce qu'on nous avait dit, parce qu'avec une croissance de 6 %, c'est canon dans l'absolu...

Ah oui, la production industrielle continue de progresser, et on va vers l'économie de service.

En même temps, on y apprend que les entreprises zombies y sont légions... Dans le secteur charbonnier, notamment, et que celui-ci est ne chute libre.

En réalité, plus le taux de croissance est élevée, plus le taux de malhonnêteté l'est. Comme je l'indique souvent, les chiffres de John William, ne donnent pas les mêmes chiffres que la réserve fédérale, pourtant celui-ci n'a pas innové. Il compte simplement de la même manière qu'en 1980.
Promeneurs de chiens, tondeurs de pelouse ou ronronneurs de chats, ne sont en rien l'indice d'une bonne santé de l'économie.

Tous ces métiers pouvaient exister en l'an zéro, et n'indiquent en rien un progrès technique. seulement des métiers occupationnels.

De même, l'aide soignante de la maison de retraite n'indique en rien un progrès technologique, mais elle est simplement une personne, certes très utile et indispensable, mais l'équivalent global des employés de maison de 1900. Elles ne vendent que temps et présence.

Le tondeur de pelouse était, à son époque, une chèvre, qui avait l'avantage de fournir ses 1000 litres de lait, en production réelle, et le faisait bien mieux que la tondeuse. Je doute que le tondeur, aujourd'hui, fournisse 1000 litres de lait...

Le chiffre de croissance de l'économie américaine est en réalité une sous évaluation massive de l'inflation réelle, dont la plus flagrante est celle des soins médicaux, une sous évaluation massive du chômage, et ne sert qu'à des fins de propagande.
La même chose est vraie en Chine.
La seule baisse de la production charbonnière en 2016, et l'effondrement de ses cours, contredit absolument toute idée de croissance "positive". S'il y a croissance, en Chine, elle est totalement "négative", c'est à dire, en dessous de zéro.

Seulement, on ne tient pas compte de ce qui fait tâche, notamment la vitesse de désinvestissement, absolument phénoménale. Une usine peut être construite, équipée et détruite, machines comprises, quasiment la même année.

Il faut aussi compter dans ce schéma, le poids du politique. Les politiques allemands déjà, ont une réticence folle à accepter le déclassement des centrales électriques au charbon. En Chine, c'est absolument pareil, dans tous les secteurs d'activités.

Rien que le charbon, c'était 3900 millions de tonnes de production, plus une production grise de 600 millions de tonnes.

Les cours ont baissés de moitié, et la production n'est plus que de 3100 millions en termes annualisées. La production grise, dans ces cas de figure à une tendance marquée à tomber immédiatement à zéro.

A vue de nez, la perte engendrée par ce seul secteur, tant en désinvestissement, qu'en pertes financières causées par la chute des cours et la baisse de production, atteindrait au minimum les 500 milliards de $. Et c'est sans doute largement sous estimé.

Bien entendu, il n'est même pas question des pertes en amont et en aval... là, on peut aussi doubler le chiffre.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 06:29

Nantes est une ville côtière, et le libéralisme économique ambiant avantage des bords de mer, de toutes les façons.

Mais Nantes, avec NDDL et bien d'autres choses, est dans le délire hallucinogène des vapeurs de LSD, qui brouillent le cerveau.

La noble cause de cette défonce à la fiscalité et à la dette est l'excuse de l'investissement. Enfin, l'investissement, c'est un truc qui est sensé, par la suite, faire enregistrer des rentrées supplémentaires. Là, on se demande ce que ça va par la suite amener comme "rentrées supplémentaires", à part un zéro aussi pointé qu'absolu.

Lignes de Tramways, "arbres aux hérons", et embellissements, non seulement, ça ne va pas faire enregistrer un sou d'excédent, mais je vous fiche mon billet, que tout cela va être largement déficitaire.

Le coup de la commande publique est déplorable. En effet, une ville n'a pas les moyens de lisser une conjoncture, il ne maintient que des emplois inutiles dans le BTP, en reconstruisant sans cesse, et en se passant d'entretien.
Comme aux USA, l'investissement initial est bon marché, mais une remise en état, c'est la ruine et 100 fois plus cher. Quand à l'entretien, qui coûterait bien moins cher, ça claque pas électoralement. Et il n'y a pas la presse à convoquer.

En plus, typiquement, on est dans la politique "Will E Coyot", ou le coyote ne tombe qu'au moment où il s'aperçoit qu'il est dans le vide.

l'investissement actuel, dans un contexte de raréfaction énergétique est souvent totalement inutile.

Les grosses villes sont ingérables sans flux croissants d'énergies, et les lignes de tramways du début du siècle dernier étaient bien plus courtes. Et transportaient tellement de passagers qu'on a peine à l'imaginer.

"Mais dans un monde contraint, ce n’est pas l’offre en infrastructure qui est le facteur limitant, c’est l’offre en énergie. On en a un exemple avec l’autoroute Pau-Langon, qui a été décidé à un moment où l’on savait que les ressources en pétrole se raréfient et donc que les prévisions de trafic étaient fantaisistes. Et de fait les projections de trafic ne sont pas au rendez-vous."

et de rajouter :

"Ce projet a commencé à être évoqué il y a déjà des dizaines d’années, par des gens qui ont acquis leurs modes de raisonnement dans un monde pensé comme infini. Jean-Marc Ayrault en est le bon exemple, il a une soixantaine d’années et défend ardemment le projet. Seule l’inertie du système fait qu’ils veulent pousser ce projet à bout".

Pau-langon, d'ailleurs,est un triomphe. Pour que ce tronçon gagne un peu d'argent, il a fallu attendre 5 ans, et la chute des prix du pétrole.

Mais c'est aussi parce qu'il a été interdit aux poids lourds de passer ailleurs...

Donc, quand les déficits auront été épongés, au pourra penser aux dividendes, à la société d'autoroute. A vue de nez, dans un peu plus d'un siècle.

Là aussi,la présence d'un dinosaure, qui a acquis son mode de raisonnement il y a bien longtemps (Juppé), aura pesé lourd sur les finances publiques.

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 14:52

Bon il parait que certaines choses étaient du complotisme et de la désinformation. Prenez la santé de Clinton (H). C'était pô vrai qu'elle était en mauvaise santé.

Paf, elle prend un coup de chaud.
Sur ceux, intervient une pneumonie. La maladie des vieillards en phase terminale.

Mais ce qui me frappait sur la vidéo et sur l'article, c'est sa tête de cadavre ambulant, en même temps que le nombre de gorilles et la taille de la voiture (un corbillard ?). Sûr qu'avec ça, on peut constater qu'elle est très loin du monde des mortels.

Elle était totalement à l'abri des poursuites humaines. Mais elle est réduite à condition humaine. La faucheuse ne l'oubliera pas.

Quand au médecin qui attestait son "excellente santé", quel jean foutre. On peut douter qu'une victime d'accident cérébral s'en soit relevé totalement et complétement à son âge. Au minimum, cela fatigue énormément, et ne permet pas d'envisager une campagne électorale.

On se rappel la pantalonnade des bulletins de santé mitterrandiens, aussi frelatés que le personnage.

Après sa sortie sur les électeurs de Trump, cet état de santé a sans doute coulé sa candidature. Rentrer dans l'histoire comme Greeley... C'était sans doute pas ce qui était prévu...

Comme je l'ai dit à un lecteur, la plupart des hommes aiment s'aveugler. On s'aveugle d'abord pour oublier qu'on est mortel.

Ce qui est douloureux et remet en question les certitudes entraine les 5 étapes du deuil. Le Pic pétrolier est concerné par les 5 étapes du dit deuil. Avec tous les changements que cela implique. Le voyage en avion fait partie des avantages acquis non négociables. Surtout qu'il concerne les plus riches. Alors que les prolos ou les enfants des villes ne peuvent prendre certains postes, parce qu'ils n'ont pas pu ou pas vu la nécessité de passer le permis... Et que la voiture dont ils rêvent ne coûte pas plus chère que le billet d'avion...

Un paramètre vient de rentrer en ligne de compte, la faillite des sociétés concernées. L'automobile chinoise est en surcapacité massive et de plus en plus massive. Comme les sociétés charbonnières. Comme les sociétés pétrolières. Les capacités sont réduites et les meilleures concentrées chez les survivants.

Quand les sociétés se débattent dans des problèmes diverses de dividendes à verser, de frais à comprimer, de surcapacités à fermer, en général, cela commence toujours par la même chose, les économies de bouts de chandelles, concernant dans l'industrie automobile, des pièces à quelques centimes l'unité, mais qui entraînent le rappel encore plus coûteux de millions de véhicules.
Mais là aussi, les étapes du deuil ne sont pas passées sur le dividende.

Pourtant, sans me tromper, je vous dit qu'on est arrivé au pic pétrolier; 2005 pour certains, 2010 pour d'autres (L'AIE), mais peu importe, il est arrivé et déjà là, au moins en ce qui concerne le pétrole classique.

Les autres pétroles extrêmes ont permis de cacher le problème : condensat (les plus importants), pétrole de l'Alberta ou de l'Orénoque, pétrole de schiste.

Mais ces pétroles sont très chers, le problème du Venezuela est que son brut, c'est un pétrole à 200 $ le baril.

Les investissements décrochent à vive allure, retombant d'ici 2020, aux niveaux d'investissements de 2005, soit environ 150 milliards de $ par an, contre une pointe naguère à 683 milliards (en une année).
La production, donc, va décrocher. Quand on n'investit plus, on a des problèmes. Surtout quand le déclin se fait au rythme de 5 % l'an.

Et l'élément "dividende", va peser lourd dans l'avenir. Sacrifiable, parce qu'on n'est pas engagé sur un montant, il est devenu sacré. La crise est donc approchée nettement, d'autant qu'on aura à gérer le sur endettement causé par les quantitatives easing à 0 %.

La donne technique est une chose, la donne politique, et mentale, une autre. Les riches de maintenant sont des héritiers qui ont des exigences et des habitudes.

Comme je l'ai dit à un lecteur, on m'a maint fois insulté, traité de fasciste, ou de communiste. Ce qui fait que vous lisez le blog d'un hybride de facho-communiste. Bien entendu, ce ne sont pas les seules insultes...

C'est sûr que seul un communiste veut vous mettre à pied et seul un fasciste vous empêcher de prendre l'avion pour la Réunion. Et pire que tout, dire qu'un mode de consommation n'est pas, à terme soutenable, et que nous en ressentons, depuis 2005, les effets, sans que la manière globale de vie soit modifiée. Enfin, sauf pour le1 million de français devenus pauvre, et les 350 euros perdus par tête depuis 2010. D'une manière générale, le revenu médian est orienté à la baisse, même si le mode de calcul de la pauvreté fait qu'elle progresse finalement assez peu.

En effet, la pauvreté étant défini comme étant inférieur à 60 % du revenu médian, la baisse de celui-ci, entraîne, mécaniquement, UNE BAISSE DE LA PAUVRETE...

ça se passe "doucement". POUR L'INSTANT. Mais cette crise, commencée doucement, va sans doute mettre le turbo. Ce n'est qu'une affaire de temps, et là, elle deviendra apparente à tous le monde.

En Autriche, on reporte les présidentielles pour cause de colle défectueuse. On se fout vraiment, chez les élites, de la gueule du monde.

Enfin, on voudrait bien reporter, mais cette mesure est pour l'instant, illégale. Mais la légalité, les élites s'en tamponnent complétement.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 09:54

- Edf est dans la panade avec ses centrales nucléaires, et l'autorité de sûreté, qui semble s'être un peu réveillée.

Falsifications de document, centrales qui tombent en ruine, accidents. C'est du lourd.

Sans doute, si la firme abandonnait son idéologie et son dogme nucléaire, arriverait elle à la conclusion qu'il faut commencer à désinvestir dans cette technologie du passé.

D'ailleurs, malgré tous les efforts fait en France pour casser le renouvelable, celui-ci bouscule largement l'industrie nucléaire.


- La transition énergétique, d'ailleurs, dans le domaine de la production électrique, s'accélère. L'investissement dans le renouvelable s'envole, pendant que l'investissement dans le fossile, devenu "spéculatif", selon Bloomberg se contracte fortement. Sans doute, dans quelques années, il tombera à zéro. En effet, les investissements se font sur de très longues périodes. En Europe, côté charbon, tout a été arrêté en 2007, pourtant, on a encore un certain volume d'investissement sur les centrales à charbon. Le coup parti, il y a longtemps désormais, est difficile à arrêter.

286 milliards de $ pour l'éolien et le solaire et le renouvelable en général, contre 130 milliards au charbon et au gaz. Le mouvement observé en Europe se concrétise partout ailleurs. On termine les investissements engagés dans le fossile, et le renouvelable est l'avenir, surtout avec un coût effondré de 80 % pour le photovoltaïque depuis 2007, et qui devrait baisser de 59 % d'ici 2025. Les prévisions sont délicates à faire, mais il est clair que le mouvement engagé est irréversible, et qu'il s'accompagne de l'effondrement du secteur charbonnier. Les baisses de production constatées aux USA, et en Chine sont colossales vu la courte période sur laquelle elles se concentrent.

D'ailleurs, les déconvenues constatées sur le fossile resteront dans les esprits. des centrales quasiment neuves ont du fermées, à cause de la concurrence causé par les autres fossiles dont le prix s'effondrait. Le renouvelable n'a pas cette dépendance à des cours mondiaux des matières premières, et restent, comptablement, beaucoup prévisibles et lisibles. Et s'il y a une chose que les chefs d'entreprise, c'est la flexibilité, et l'absence de lisibilité de l'avenir. Enfin, pour eux.

Le charbon souffre énormément, même dans les endroits où il n'y a pas d"épuisement géologique et de contraintes écologiques. En Australie, c'est l'hécatombe.

Aux USA, aussi. Mais il est clair qu'on a atteint un pallier,les prix du charbon remontent légèrement, vu la fermeture de nombreuses mines un peu partout dans le monde. Mais on est loin d'être remonté aux prix antérieurs. 70 $ la tonne, c'est mieux, mais encore ridicule.

Pour ce qui est des USA, la baisse de production anémie considérablement pépé Warren Buffet, qui avait investi dans les chemins de fer. Or, le chemin de fer sans les minerais, ça ne vaut rien. En plus les mines de fer du Minnesota se sentent elle même très mal, une bonne partie étant fermées, la tension de WB doit aussi, se sentir mal.

Pour ce qui est du charbon, c'est la Chine qui donne le "la". Comme visiblement, la production est en chute, au qu'au rythme actuel de production, les réserves ne sont que d'une quinzaine d'années, voire moins, on pourra sans doute voir la production continuer à s'effondrer à grande allure dans les années suivantes. Moralité, la COP21 était bien une réunion de branleurs venus se faire une bouffe et se goberger aux frais de la princesse...

Quand à contrecarrer la baisse de production US et Chine, par la montée de l'Indonésie, de la Colombie et de l'Inde, il ne faut pas rêver. L'un représentait 50 % de la production, l'autre un peu plus de 10 %. La production indienne, de mauvaise qualité avait déjà de gros problèmes de débouchés, et aussi, de gros problèmes de transports.

Sans doute bloomberg est il encore très opitmiste pour les firmes charbonnières et gazières. Il y a un point d'inflexion, où une industrie en aval est paralysée par l'incertitude de l'industrie en amont. Les producteurs de charbon ne sont simplement plus du tout fiable économiquement.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 09:05

- Hanjin shipping est "renfloué". ENfin, renfloué, c'est vite dit. 6 000 milliards de Won de dettes (4.79 milliards d'euros), un renflouement de 60 milliards (48.5 millions d'euros), ça ne va pas chercher loin, mais le plus comique, c'est que c'est Korean Air, une compagnie aérienne, et son plus "actionnaire clé", qui vient au secours. Donc, visiblement, on s'est fait tirer l'oreille, ça ne se bousculait pas au portillon, et le secours est d'un montant totalement ridicule, eu égard aux besoins réels.

Encore, est ce un prêt. La maison mère, elle a fait un geste de 100 milliards de Wons, soit, pas grand chose non plus (80 millions d'euros).

Hanjin shipping est donc très loin d'être tiré d'affaire.

- Total, réinvesti dans le gaz de schiste, ou plutôt complète son "investissement". Hier, Total avait dépensé 2.2 milliards de $ dans le bassin de Barnett, pour une participation de 25 %. Cette participation est portée à 100 % pour 558 millions de $.

Ces 2.2 milliards avaient été provisionnés pour un montant de 1.6 milliards de $. Donc, visiblement, on pourra provisionner un peu plus. Encore cette somme de 558 millions, ne sert elle qu'à payer ses fournisseurs... (Williams et les opérateurs de gazoduc)

Le phénomène que je vous avais décrit est en train de se passer. On rachète à vil prix, des compagnies existantes. Là, elles seront sans doute rentables quelques temps, en ne tenant pas compte, bien sûr, des capitaux perdus précédemment.

- Clinton, s'excuse de sa sortie sur les partisans de Trump. Trump, d'ailleurs, doit la remercier pour avoir cristallisé ses partisans indécis.

- La BCE vient de dépenser 1000 milliards en pure perte. Les milliards en question ne lui coûte pas cher, mais sont incapables de renverser la tendance, pour cause de compression salariale, pour différentes raisons : immigration, compression des salaires par libéralisme économique, salariés détachés. Après avoir cassé la baraque, on s'étonne que la pluie et le vent rentre...

La seule chose capable d'améliorer tant soit peu et provisoirement, la conjoncture, c'est la distribution gratuite d'argent au particulier. mais cela, si c'est évoqué dans certains cercles, c'est encore loin.

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 17:42

L'état louisquatorzien fit cesser toutes les jacqueries. Seulement, il disposait de nombreuses milices et soldats. 400 000 pour une population située entre 17 et 20 millions d'âmes, sous alimentés, et Louis XIV, avait, vis-à-vis de ses soldats, un comportement de Napoléon, récompensant grassement de simples soldats. Le ratio était de 1 pour même pas 50 habitants.

Mais l'époque, si les pillages (réquisition à prix taxé) des campagnes au profit des villes était possible, c'est aussi parce que les villes, c'était 15 % de la population, pas 75 %. Il y a différence d'échelle importante.

Voler du grain, déjà moissonné, ou le réquisitionner, c'est facile. Ramasser les patates, c'est plus compliqué. L'armée allemande dans les zones occupées mobilisait des dizaines de milliers d'hommes pour surveiller les requis qui les ramassaient, et ramassaient aussi les orties.

Sans doute, en cas de crise, le gonflement des forces de l'ordre peut être rapide. Mais ce sera du milicien. Le milicien est peu formé, mais cruel et sauvage.

Les forces armées au moment de la révolution passèrent de 400 000 soldats à 2 millions.

Mais, comme on l'a dit, personne ne mourra pour la CAF, ni pour le néolibéralisme, ni pour beaucoup de choses.

Par contre, beaucoup mourront pendant l'adaptation.

De plus, il faut voir le comportement des urbains en campagne. Ce sont des poissons hors de leur bocal, comme dans ce film, où l'occupant d'une voiture s'arrêtait pour aller respirer les gaz d'échappement (je ne me rappelle plus le nom du film).

Quand aux excellences, ils n'ont pas analysé la chute de l'URSS. SI l'URSS qui faisait bien plus peur que les banquiers et Soros a pu se dissoudre, les 5 stades de l'effondrement décris par Orlov, les reléguerons aux oubliettes.

Dans l'effondrement, tous ne perdrons pas leur cohérence. Les gendarmes du gouvernement de Vichy allaient faire monter le guet à leur enfants, qui couraient les avertir quand ils voyaient ceux qui venaient s'approvisionner au marché noir.

Ils saisissaient tout simplement la marchandise et oubliaient les procès verbaux. Le maquis, lui, confisquait la marchandise et notait les noms.

Donc, même en n'étant pas payé, il est intéressant de continuer à représenter l'ordre public. On peut racketter en uniforme. Toutes les forces du 1/3 monde le font, quand la solde est insuffisante.

L'élite, quand à elle, préfère insulter les péquenots. C'est ce qu'à fait Clinton avec ces salauds d'électeurs de Trump. On admirera la qualité de l'argumentation.

Pendant ce temps, on peut aussi applaudir certains. Leur doxa est aussi impérative que stupide. Et ils ont oublié l'histoire. La Grande Bretagne spécialisa son empire. Et importa 80 % de son alimentation en 1913. Donc, les sous maris allemands purent essayer de couper les approvisionnements.
Comme maintenant, nous sommes dépendants d'une chaine de transport, pétro-dépendante.

Philippe Silberzahn (professeur à EMLYON Business School et chercheur associé à l’École Polytechnique), nous livre le fond de sa non pensée absolument conformiste et Soviétoïde.

- La relocalisation fait perdre de "gros marchés" aux "gros producteurs" qui, en contrepartie, ne gagnent que de "petits marchés" près de chez eux.

- Les petits producteurs locaux n'optimisent pas la production et sont moins rentables. Leurs coûts de production sont supérieurs à ceux des "gros" producteurs, ce qui pénalise le consommateur.

- La préférence locale "mine" la compétitivité des filières françaises face à la concurrence étrangère, ce qui conduit tôt ou tard à une aide de l'état qui retombe sur le "contribuable qui n'avait rien demandé"

- Une meilleure adaptation des productions au climat est plus écologique, il est donc absurde de produire localement ce qui se produit mieux ailleurs.

L'auteur conclut en déclarant: la consommation locale est une aberration économique et écologique, et ignorer les principes de la division du travail, c’est s’exposer à de graves déconvenues.

C'était le point de vue de certains communistes dans l'URSS des années 1930, qui disaient qu'il fallait supprimer le lopin personnel des paysans. Comme je l'ai souvent dit, Staline essayait par une habileté consommée de se situer aux centres des factions, droites et gauches. Pour taper sur l'une avec l'appui de l'autre. Cette mesure était "trop inquiétante", pour lui, et risquait de déstabiliser le pays. Chasser le Koulak était plus populaire, et moins risqué.

Bien entendu, l'enseignant a complétement perdu de vue que l'agriculture occidentale est totalement pétro-dépendante et totalement aussi, dépendante de subventions sans limites.

Elle n'a jamais été capable, seule, de dégager un centime de bénéfice. Seul, justement, le "petit" agriculteur, "pas compétitif", était capable de le faire. On se demande ce que ce genre de professeur est capable d'enseigner, en tous cas, pas une courbe de Gauss, ni le pic de hubbert.

D'ailleurs, si je me souviens bien, un propos de Braudel, dans la généralité d'Orléans, en 1697, sur 120 000 chefs de familles, seule la moitié est agriculteur (c'est à dire que l'autre moitié a juste un jardin, mais tous en ont un), un quart est vigneron, et le reste peut être considéré comme vraiment agriculteur. Le vigneron a peu de surface, au maximum 3 hectares.

Moralité : la survie est bien celle du jardinier, même s'il a un deuxième et principal travail, comme pendant les grands épisodes d'effondrements, n'en déplaise à certains lecteurs. Et quand la survie dépend du lopin, la sauvagerie vis-à-vis du voleur reprend vite le dessus. D'ailleurs, il aura une utilité, il fumera le lopin.

Dernier épisode en date du terrorisme : 3 islamistes femmes voulaient commettre un attentat à la bouteille de gaz. Elles sont de leur époque, elles ont foiré leur coup.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 08:12

"Cela suppose la résurgence d'un pouvoir central dur et amène la question de savoir qui l'assumera. Historiquement une mouture strictement nationale n'est jamais battue d'avance, si l'on considère justement l'histoire de ce pays.

Tout aussi plausible serait que la France redevienne un champ de bataille pour puissances prédatrices -cela aussi s'est déjà vu.

De toute façon, comme disait Michel Drac un jour, la dérive à vaux l'eau d'un pays encore riche au cœur de l’Europe et comportant une cinquantaine de centrale nucléaire ne laissera obligatoirement aucun voisin -proche ou lointain- indifférent.

Ecartée d'office en tout cas est l'hypothèse bucolique du pays de péquenots guérilleros trop effondré pour intéresser plus longtemps qui que ce soit à cause du crottin des bêtes dans les villages -vu la position géographique de la France, tu parles Charles !

Vous pouvez toujours vous branloter avec ça dans votre cabane autonome au fond des bois, en caressant les pétoires auxquelles vous donne droit votre licence de tir, les pieds dans les fayots.

Les lampistes morfleront c'est certain. Les manieurs d'argent, eux, ont déjà sauvé les meubles (renseignez-vous)."

et

" Brandon Smith a récemment esquissé un tableau saisissant de ce que pourrait être ce fameux effondrement, soit le racket organisé militairement des périphéries à partir des villes, et en s'appuyant sur l'exemple oublié de la manière dont les britanniques avaient détruit la guérilla malaise au lendemain de la seconde guerre mondiale."

Comme je l'ai déjà indiqué dans un article, la Malaisie est le contre exemple absolu. La Malaisie est une presqu'ile, facilement barrable, et la mer était contrôlée par les godons. Et les forces britanniques 10 fois plus nombreuses. Pourtant, réduire la guérilla n'a pas été chose facile, de plus, cela se situait dans une période d'envol de la production d'hydrocarbures, et dans une situation d'essor économique de la Malaise, avec ses gigantesques plantations d'hévéas. Et son étain.

Là, pour le moment, la supériorité numérique des forces de répression est une vue de l'esprit. La Grande Bretagne était, à l'époque un état efficace.

Les forces britanniques et occidentales n'ont pas eu le même rendement en Afghanistan.

Les somalies nucléaires existent. L'une s'appelle l'Ukraine.

Le pillage à partir des villes a connu ses limites à partir du XVIII° siècle, époque ou pomme de terre et topinambour se généralisent.

Laisser les patates dans la terre, et les topinambour aussi, vous verrez que personne ne les pillent. La pomme de terre s'est généralisée à partir des zones frontalières, et les ravages des hommes de guerre ont vite cessé. Prendre quelques kilos de patate, ça se fait, ramasser toute une récolte, si ce n'a pas été fait, c'est dur.

Le topinambour est encore mieux. Son épopée significative. Il n'était pas réquisitionnable, il pourrit si vite... (une semaine).

Dans l'histoire de la révolution française, et sans doute dans la fin de l'ancien régime, on ne peut pas estimer le rôle des tubercules. Le fait est qu'ils sont difficilement dimables. Un champ de blé peut voir estimer la récolte en un clin d'oeil, un champ de patates, c'est autre chose.

Pendant la guerre en Pologne et en Russie, Jean Roch Coignet se vantait d'être un dénicheur de caches paysannes. En réalité, s'ilen trouvait beaucoup, la plupart lui échappait.

De plus, il est clair que la prestation des forces de répression dans les zones rurales n'a pas eu le rendement qu'elle devrait. CF l'Afghanistan. De plus s'il y a pillage, et dépérissement des ruraux, l'année suivante, il n'y a plus rien à piller. En outre, suivant les enseignements de la seconde guerre mondiale, malgré les bandes de pillards armées, les populations rurales retrouvent vite les réflexes de dissimulations. Il y a aussi un intérêt évident pour les excellences, à armer les populations rurales. La Wehrmacht s'est largement appuyée en URSS sur des populations hostiles à des partisans armés qui réquisitionnaient leur récolte. Souvent, l'engagement dans les milices Hiwi ou banderiste, s'expliquaient par des allégements de réquisitions.

Pour ce qui est du reste, j'aimerais qu'on me cite UN pays qui n'aille pas à vau l'eau, ou ne soit pas susceptible d'y aller. Ce genre de pays n'existe pas actuellement en occident.

La Russie a plus d'atouts pour y parvenir, sans qu'on soit sûr à 100 % qu'elle y parvienne.

Les spoliateurs globalistes épargnés ? Qu'ont ils de réel ? Ils se feront trancher la gorge par leurs prétoriens.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 12:41

Visiblement, ça se refroidit drôlement en Chine, où à Tieling, ça vient de refroidir pas mal à - 6.2 % de croissance économique.

Comique de situation, les chinois du lieu s'en vont ailleurs (à l'étranger), travailler dans les usines qu'il y a plus aux USA, Corée, Japon, UE, etc...

Moralité, visiblement l'atterrissage économique n'a pas été du soft landing, mais évoque plutôt celui du Titanic (vous avez vu ce trait d'humour ? Non ? bon.)

Les chômeurs -nombreux- de ces pays vont donc être ravis de voir débarquer les chinois...

Yves Calvi nous parle du réchauffement, et, là aussi, comique de situation, des politiques de réduction des gaz à effet de serre.

Comique au plus haut point, parce que l'effondrement de la production de charbon aux USA et en Chine sont antérieures à la COP 21, qui, comme les carabiniers arrivent bien après la bataille, et la COP 21 arrive aussi bien après la montée en puissance et rentabilité du renouvelable.

Quand on ne peut pas empêcher une évolution, feignons d'en être l'organisateur. C'est à peu près tout ce qu'il y a à en retenir.
Avec tous les poncifs habituels d'accueil des autres. En Syrie, visiblement, dans un pays qui accueillait des syriens, dans les zones urbaines, ça n'a pas été sans déclencher une guerre. Il faudrait que les belles âmes s'en rendent compte.

Sans compter l'inévitable poncif de la croissance. Où est elle ? Nulle part, qu'un article de propagande, pas en stock. Un truc stérile.
Quand les populations en place n'auront plus les moyens de manger, je vous laisse imaginer l'accueil.
Comme l'a dit un lecteur, le FN risque d'être éliminé : trop mou, trop tendre.

Comme vu dans le cas de l'URSS, la baisse molle au début, se transforme en cataclysme. Mais c'était l'URSS, où chacun avait son potager, et le régime était féru de stocks. Et l'infrastructure adaptée à une baisse drastique de la consommation énergétique.

Comme les émissions de gaz à effet de serre baissent dans le monde développé depuis longtemps, on peut se demander quelle est l'idée derrière la tête de nos excellences. Ce n'est pas l'honnêteté (ça se saurait), ni simplement le désir de venir au secours de la victoire, mais si c'était simplement préparer l'austérité (pour les pauvres) ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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