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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 09:24

Il faut rappeler certaines évidences. Le rapport Meadows a choqué les économistes. En effet, ils l'ont mal pris, parce que finalement, que disait il aussi ? Que les économistes étaient une bande de jean foutre, pas capable de voir le nez au milieu de la figure.

Comme je l'ai rappelé, Braudel disait que le centre du capitalisme, c'était toujours un port : Venise, Gènes, Bruges, Amsterdam, Londres, New York. Plus il était proche du pouvoir politique, plus la domination était aisée, et en générale, il y a toujours une redistribution vers le bas qui se produit dans le centre de l'empire.

Même le grouillot de service peut vivre plus aisément.

A l'inverse, tout est plus compliqué pour les états continentaux, aux capitales continentales. Certes, elles s'installent aux bords de fleuves qui lui assure un bon approvisionnement, mais tout est plus compliqué. Ce que la nature a donné dans un cas, il faut le crée dans l'autre. Le canal d'Orléans, par exemple. Les bolchéviques russes étaient aussi des russes. Ils ont repris politiques et structures pré-existantes de la société tsariste. La bureaucratie existait déjà dans les grandes exploitations agricoles du XVIII° siècle.

Tout le pays nécessite de grandioses aménagements, très coûteux en énergie, donc en travail.

La sécheresse sur le Mississippi, en 2012, faisait pleurer aux USA. Avantage comparatif immense, le bassin du Mississippi fait que le pays est une fausse puissance continentale. Surtout quand ce bassin était relié à l'Hudson et à NY.
Quand à la liberté, laissez moi rire. Il a fallu attendre la grande explication de 1861-1865 pour que le pays ne soit pas nourri par ses esclaves, dont le travail fournissait les 2/3 des produits d'exportations.

Quand aux immigrants sur le sol américain, pendant longtemps, ils furent loin d'être libres. Simple bétail de rafles en Angleterre, en Irlande, et vidange des prisons pour pauvres et endettés... Pour une fois, le pauvre, ça valait quelque chose, à l'arrivée, comme main d'oeuvre. Mais pas trop. On perdait sans regret, facilement, 80 % de ces déportés. D'ailleurs, la traite blanche pour l'Amérique Anglo-saxonne, a sans doute largement dépassé la traite des noirs.

Un lecteur vient de parler "d'accès inéquitable à l'information", ce que Henry Ford traduisait en son temps, par : "Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin."

Les poussées électorales lepenistes et mélenchonistes ne sont que la rançon de la poussée des inégalités.
En effet, même si le gâteau à partager est devenu stagnant, rien n'oblige les politiques à améliorer sans cesse la part des plus riches, et donc, mécaniquement, en période de stagnation, à réduire sans cesse la part des plus pauvres.

Macron et Fillon sont les meilleurs alliés des "extrémistes". Grâce à eux, ils arriveront au pouvoir, comme jadis Bruning a amené Hitler au pouvoir. Pour récompense de son incompétence crasse, Bruning enseigna les sciences économiques à Harvard. Pour montrer tout ce qu'il ne fallait pas faire ???

Il gouverna par décrets lois, comme Macron veut le faire.

Dernière vache sacrée à abattre : ce n'est pas l'hyperinflation de 1923 qui a conduit les allemands à aimer les monnaies fortes, c'est l'habitude. Dotée de riches mines d'argent pendant des centaines d'années (pic en 1942 seulement), sa monnaie, était une unité de poids d'argent, le marc d'argent, qui a donné le mark. Le goût pour la monnaie forte, c'est le résultat de 8 siècles d'exploitation minière.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 11:18

"L'économie libre a un rendement plus élevé que l'économie dirigée.
Il y a confusion entre l'Etat providence et l'Etat socialiste.
De plus, le capitalisme n'est pas la domination de la finance, mais la propriété privée."

La première ligne est un acte de foi. Manque de bol, c'est faux. Le centre du capitalisme est toujours une ville côtière, assise sur de plus grosses ressources en énergie. Le fait d'être une ville côtière est un avantage énergétique indéniable. Ce fait est attesté par la succession des dominations :

- les hollandais, dont le savoir faire en matière d'énergie n'a été dépassé que par la révolution industrielle,

- ensuite les britanniques. Voltaire disait que c'était à cause de la liberté. Mais il faisait l'impasse -déjà- sur la donne énergétique. 6 millions de tonnes de charbon extraites en 1769, en équivalent travail humain, c'est 240 millions d'hommes.

- enfin, les américains eurent les ressources d'un continent à leur disposition, et un réseau hydrographique favorable, le bassin du Mississippi, complété par les canaux le reliant à New York.
Après, quand la donne énergétique disparait, c'est une autre histoire. Pour les concurrents, France, Allemagne, URSS, le trait dominant, c'est que ce furent en leur temps, des puissances continentales, ne disposant pas des avantages des thalassocraties. La France s'éparpille par ses multiples côtes, l'URSS est massive, et les ressources énergétiques sont, soient plus comptées (France, Allemagne), soit le caractère massif du pays annule l'avantage de la ressource. Les mouvements de marchandises sont nettement plus aisés pour NY que pour Moscou.

Pour ce qui est de l'état providence, Charlemagne a crée la dîme.

Le capitalisme financier, et le financier a un avantage clair : il fabrique l'argent comme il veut. C'est la banque d'Angleterre qui crée les réserves fractionnaires. Avec 8, on peut créer 100 en monnaie, et recevoir 6 chaque année... Raison pour laquelle l'état britannique n'a jamais manqué de finances. Les financiers l'ont toujours soutenu. Et pour la masse du peuple, la liberté anglaise était toute relative. Le populo, c'était bon à être raflé pour l'armée, la marine, et on déportait allégrement aux colonies tous les gêneurs. Par exemple, ceux qui avaient le culot déplacé de vouloir manger à leur faim.
La liberté sans énergie, c'est pour l'essentiel, sans intérêt.

C'est une erreur commune. D'ailleurs Mélenchon vient de parler du rôle des gazoducs et oléoducs, dans la crise au moyen orient. C'est largement vrai, mais aussi insuffisant.

Plusieurs états ont connus des crises graves, pour une simple raison. Petits producteurs de pétrole, avec une production modeste, ils survenaient à leurs besoins, tout en exportant des quantités limitées. La liste aussi est eloquante : Yemen, Syrie, Egypte, Tunisie.

Quand à l'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak, sont seul but, c'était l'accès aux ressources minérales d'Asie centrale. Après avoir maté l'Iran. Mais visiblement, tout ne s'est pas passé comme prévu.

Bien sûr, il y aura toujours des gens pour vous dire : "c'est pour la religion", c'est que, sans ce paravent destiné aux imbéciles, personne ne se ferait tuer pour les gazoducs de qui que ce soit.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:33

Le Paris haussmanien, pour illustrer mon article précédent. C'est un acte oh combien économico-politique, dont on voit les effets, et pour lequel, on fait le panégyrique.

Il parait que, grâce à lui, on est arrivé à entasser 20 000 habitants au km2. Impressionnant. Et en oubliant, seulement, qu'une telle masse, c'est pas rien de l'approvisionner, et que, pour ce faire, il faut du fossile, en masse.

On a construit des voies de chemins de fer, de métro, des routes, puis des autoroutes pour transporter tout cela.

Le pire, c'est que toute cette agglomération est incapable de vivre et d'atteindre un équilibre économique, sans demander des subventions au reste du pays.

Détruire le Paris du Moyen âge, était un acte politique. On voulait éviter les combats de rue. On a eu les manifestations, effet imprévu.

Il n'y aura jamais de séparation du politique et de l'économique pour cette ville. C'est trop dangereux.

Elle crèvera simplement, comme ont commencées à crever les grandes villes US. Loyers trop élevés, insécurité, congestion, plafonnement du fossile, structures antédiluviennes, et usure rapide de celle-ci.

. « L’étroitesse des plans favorise une double ou triple orientation des logements. Et permet ainsi un accès important à la ventilation et à la lumière naturelles, explique Umberto Napolitano. La hauteur sous plafond, de 3 mètres au minimum, accroît cette pénétration de la lumière ».

Oui, et 3 mètres sous plafond, ça fait aussi des frais de chauffage important, mais on s'en fout, dans son 25 M2.

On voit aussi le retard. Quand le reste de la France a souvent vu doubler ou tripler la surface disponible par habitant, ici, on en reste à la norme de 1850.

JC Decaux, lui, a prévu les éoliennes d'abribus. Produire, ou pas, son électricité est aussi un acte politico-économique sans équivalent. L'entreprise est sensée ne pas faire de politique ? Mais son acte est éminemment politique.

L'ordre social s'articule sur une technologie. Si la technologie change, l'ordre social change.

Dans le transport aérien, d'ailleurs, il est visible qu'on voudrait bien que l'état prenne à sa charge quelques frais. Sous prétexte, bien entendu, de ne s'occuper que d'économie. Mais le fait de véhiculer des millions de voyageurs, c'est aussi un acte politique.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 06:52

"A moins d'avoir un troisième point de vue:
Avoir un état qui ne se mêlerait pas d'économie.
Un état qui ne grossirait pas jusqu'à étouffé toute initiative et tout élément productif.
Bref, un état qui se limiterait aux fonctions régaliennes."

Le seul inconvénient, c'est déjà que tout le monde n'est pas d'accord sur la définition du régalien, et qu'ensuite, c'est du jamais vu dans l'histoire. 

On peut remonter à n'importe quel époque, le politique est toujours intervenu dans l'économique.

C'est, à l'heure actuelle simplement un slogan pour détruire l'état providence.

"D'entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime, et la loi qui libère."

Ce qu'un état n'a jamais su gérer, à toutes les époques, c'est le déclin des ressources.

Ne s'occuper que du régalien, c'est quoi ? Ecraser la révolte des canuts ? Parce qu'ils ne veulent pas crever de misère au travail ?

Toutes les puissances dominantes, d'après Braudel, sont issues de la collaboration entre pouvoir politique et pouvoir économique.
Le problème essentiel depuis quelques décennies, c'est que le pouvoir économique ne veut le pouvoir politique que comme simple appendice.
Et qu'il a souvent oublié son point de vue, qui était le sien, 70 ans plus tôt. Pierre Laval et son action sur les retraites dans les années 30 avait le soutien du patronat, effrayé par les rouges...

"Dans Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Adam Smith constate que les souverains abusent de leurs pouvoirs en voulant partir en guerre trop souvent, posant des problèmes de dettes souveraines trop élevées."

Ce point de vue est totalement cocasse, car les puissances dominantes le sont devenues pour avoir su gérer des dettes, parfois démentielles. La création de la banque d'Angleterre a été le substrat de la puissance britannique.

Le problème principal des fins de cycles, c'est que les gouvernants, achetés, incompétents, ou corrompus, ou les 3 à la fois, sont devenus incapables de juguler l'enrichissement des classes dirigeantes économiques.

"L'Economie, c'est l'art du choix, et tout choix est politique."

Construire une route, c'est un acte où il est difficile de faire la part du politique et de l'économique, puisque l'usage est conjoint.
Les chemins de fer aux USA (ou ailleurs) étaient un choix politique absolu, avec de grandes conséquences économiques.

La construction de NDDL est à la fois, un choix économico-politique. La perversion du genre, c'est que le politique local y voit un signe de virilité, que l'entreprise fermière, a ses rentrées assurées, mais que l'utilité économique globale ne sera jamais là.

Il n'y a pas de possibilité de séparer l'acte économique de l'acte politique. Ce que l'on veut, en disant qu'il faut réduire le rôle de l'état, c'est supprimer assurance chômage, pensions de retraites, et sécurité sociale. Bref, le retour aux années bénies de je ne sais pas quand, car même l'ancien régime régulait économiquement.

Lui aussi, il est mort quand la population a senti ou cru qu'il ne s'occupait que des riches. 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 08:32

On veut dénigrer le Venezuela, mais pas avec les bons arguments.

Le socialisme, nous dit on, fait baisser la production de pétrole. Il faut leur rappeler que le pic pétrolier Venezuelien a eu lien en 1970, et qu'il y a eu un pic secondaire en 1997, et que le pays se débat dans les affres du yoyo pétrolier depuis presque 50 ans, avec soit une monnaie forte, soit des épisodes d'hyperinflation.

Il est bien connu d'ailleurs, que le libre échangisme néo-libéral fait littéralement repousser les champs pétroliers. J'ai juste là ?

Le fait de l'importation de brut léger en provenance des USA, est lié d'abord à la géologie : le brut importé, c'est souvent du condensat, que les raffineries US ne savent pas traiter (tiens, on ne taille pas les USA ?), et qui est nécessaire à l'extraction des bruts lourds, notamment de l'Orénoque.

J'attends du journaliste qu'il nous fasse le même article sur le Mexique... Avec les importations de brut léger en moins, parce que le Mexique n'a pas les bruts lourds de l'Orénoque. Le journaliste peut aller aussi leur expliquer comment l'extraire, ça sera encore mieux, et ils le décoreront aussi sec.

Quand à commercer avec son meilleur ennemi, pendant toute la présidence Chavez, les ventes de pétrole se sont faites essentiellement avec les USA.

Le gros problème du Venezuela, c'est d'avoir subi de plein fouet une "Dutch disease", ou maladie des champs pétroliers, qui détruit le reste de l'économie.

Dans le même temps, l'évolution démographique a fait passer la population de moins de 12 millions (1970) à 31 (2015), ce qui est nettement différent, même si maintenant, la transition démographique s'achève au Venezuela.

Les pourcentages de population urbaine, et les volumes sont nettement différents. 3.2 millions de ruraux en 1970, contre 8.7 d'urbains, contre 3.1 de ruraux et 29 millions d'urbains en 2015.

L'agriculture, n'a pu se développer, avec le poids de l'histoire, les grandes latifundia héritées de l'époque coloniale, et jamais ou peu cultivées, que les grandes familles s'acharnaient à détenir, alors que selon le droit en vigueur dans bien des endroits en Amérique latine, il n'existe pas un droit de propriété, mais un droit d'usage. Théoriquement, si l'usage n'est plus, les terres sont réputées appartenir à l'état. C'est un état de fait issu de la conquête, et non du chavisme. Le roi d'Espagne n'aliénait que temporairement ce qui lui appartenait.

Les tentatives de réformes agraires n'ont pas manquées, bien avant la Chavisme, et si la période chaviste a vu la production locale notablement remonter, il est clair qu'elle partait aussi de très bas. Et les sicaires (tueurs) des latifundistes savaient aussi très bien contrarier les tentatives de réformes agraires.

Pendant des années, de 1950 à 2000, la principale occupation des gouvernants a été le court terme avec la manne pétrolière, et ses aléas. Les politiques de long terme n'ont visiblement jamais été leur fort, les périodes de surévaluation de la monnaie tuaient la production locale, les périodes de forte inflation engendraient des importations, jusqu'à ce que le niveau zéro fut presque atteint.

L'Ayatollah Komeiny traitait le pétrole "d'or du diable", et sa manne, comme une malédiction.

Donc, les idées simplistes, des simplets, n'ont pas cours, et ce n'est pas la vérité. Qu'elle que fut le gouvernement du Venezuela, il serait en crise. La production pétrolière chute, les prix aussi, et comme dans bien des cas, c'est la seule ressource. Mais il est vrai que dire, "c'est la faute au socialisme", c'est dans l'air du temps, et ça ne nécessite que deux neurones, et aucune culture économique. 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 06:20

Au "Figaro". Visiblement, on perd ses nerfs, dans la perspective d'une montée de Mélenchon, et encore plus, dans la perspective d'un deuxième tour Le Pen Mélenchon.

Oui, parce que, parait il, 20 % des français vont s'expatrier si le résultat ne leur convient pas...

Intéressant, on va avoir de la place, et certains, on risque de ne pas les regretter.
Article catastrophiste et sans consistance, mais qui, au fond, pose le bon problème.
Qui contrôle l'état ?

On peut avoir deux points de vue : détruire l'état, c'est l'anarcho-syndicalisme dans sa forme la plus aboutie, ou en prendre le contrôle.

Dans l'antiquité, le Tyran était défini comme le bienfaiteur et le protecteur du peuple. Contre les riches, les oligarques. Ceux qui font signer les lois du 3 janvier 1973. Et le traité de Lisbonne. Avec la complicité d'une foule de "raisonnables", ceux que j'ai appelé les "cosaques sociologiques", qui voteront pour le système qui ne les maltraite pas, ou pas trop.

Naguère, c'était les retraités, les fonctionnaires. Le vote FN, c'était bon pour les ouvriers. Et puis, eux aussi sont passés sur la sellette. Les réformes multiples des retraites ne touchent pas les grosses, mais sabrent les petites.

Mais, maintenant, il faut passer au dur, attaquer ces "bastions", du "conservatisme".

Le rôle de l'état est central, parce que quand le rêve des anarcho-syndicalistes se concrétise, on a la Somalie, ou sa variante européenne, l'Ukraine.

Le Tyran, c'était simplement celui qui était arrivé au pouvoir, et ne s'y comportait pas "comme les autres". En s'appuyant sur des classes populaires, prêtes à fendre le crâne aux oligarques. Les macoutes de "papa doc", après, bien sûr, "baby doc", rentra dans le rang. Sous papa doc, les macoutes (et les fillettes Lalo), c'étaient 500 000 personnes, pour 4 millions d'habitants (10 000 à 30 000 membres étaient les plus "actifs", la plupart des autres sont macoutes pour ne pas être inquiétés, une sorte d'assurance vie). Chose moins connu, les USA tentèrent le coup de la baie des cochons contre papa doc, qui échoua de la même manière. Puis, ils s'arrangèrent avec lui. Mais lui n'avait pas l'impudence de vouloir faire profiter son peuple de quoi que ce soit. 

 

En général, le Tyran qui choie les riches, fait long feu. Il existe une usure terrible du pouvoir, quand le gouvernant ne s'adresse qu'à 1 % de la population.

Cela, en France, a commencé dès 2002, avec des Chirac et Jospin aux scores très médiocres, avec un Chirac sauvé par le gong au second.

Ce sont les alternances politiques qui amènent des gens plus réalistes au pouvoir, avant d'être, eux-mêmes, corrompus par celui-ci.

La corruption de comportement est la pire. Fillon peut penser avec raison qu'il n'a rien commis de franchement illégal. Mais son comportement est à chier. Il n'est pas pire que les autres, pense t'il. Mais les autres, on les vomit aussi.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 09:43

En provenance de l'EIA (Energy Information Administration), la structure de la consommation énergétique.

On voit notamment la fin du charbon. Exclusivement destiné, ou presque, à générer de l'électricité, au contraire du gaz (diversifié), et du pétrole (transport).

Malgré tous les efforts trumpesques, le charbon ne reviendra pas sur le devant de la scène. Les centrales fermées (250), le sont pour toujours, et celles restant sont peu rentables. Trop vieilles.

On peut voir aussi, la percée réelle du renouvelable. Et celui-ci, pour l'instant, n'est axé que sur la fabrication d'électricité, ou presque.

Mais, bon, on néglige dans cette étude, un signe de stress évident. Les USA sont désormais massivement exportateurs de produits pétroliers raffinés, ce qu'ils n'étaient pas il y a 12 ans.

Le charbon US, nous dit on, tente son come back. Il n'en est rien, la situation se stabilise un peu. Du gras a été enlevé, et l'appareil de production est soulagé. Pour un temps. Pour les USaméricains, l'horizon indépassable, c'est la réintroduction en bourse.

Dans l'histoire du capitalisme, il y a toujours une fuite en avant vers des techniques plus efficaces et plus économes.

Un "révolutionnaire", veut valoriser la merde. C'est un agriculteur, qui produit allégrement 55 tonnes de lait par jour, mais aussi 150 tonnes de merde. Il a entrepris de lui donner une valeur.

Mais, déjà, en son temps, Braudel notait un avantage des civilisations asiatiques sur les occidentales : elles valorisaient bien mieux la merde.

Comme je l'ai déjà dit souvent. Ce qui est intéressant dans certaines activités économiques, ce sont les à côtés. La merde dans le cas de la ferme. Les panneaux solaires qui ornent toits et parkings de centres commerciaux. Le parking (excédentaire) de l'aéroport (déficitaire).

Eclairer, ou pas 3 000 ou 4 000 habitants ce n'est pas anodin, au niveau financier, mais cela prouve la distance qu'il y a entre les USA, et les autres, pour lesquels on trouvera toujours une solution, des gisements de trucs ou de bidules.
Non, à un moment, il faut recycler sa propre merde.

Par exemple, celle de 12 millions de parisiens...(Paris et Banlieue).

Si ça se trouve, dans quelques temps, la principale activité du fermier italien ce sera de fournir de l'électricité, et l'accessoire, de fournir du lait...

Le problème des USA, est dans une production de pétrole surestimée (par les condensats et les gains de raffinages), et sous estimée pour les produits OPEP, qui eux, ne tiennent compte que du "crude oil", ou pétrole brut.

Le but de cette surestimation est de faire croire que "America is always great", ce qui n'est pas le cas.

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 08:04

On a donc bombardé, en Syrie, une base aérienne largement abandonné, avec des missiles d'une tonne (dont 500 kg d'explosifs), dont la majorité n'est pas arrivée, et la base, soi-disant détruite, est de nouveau opérationnelle. En même pas une journée.

Détruire une base aérienne totalement, comme il avait été prétendu, c'est compliqué. Une base aérienne, c'est grand, il faut beaucoup, beaucoup de moyens pour la détruire entièrement.

A la limite, il est plus facile de détruire une ville. Mais il n'est déjà pas facile de détruire une ville, sauf par la gabegie économique et énergétique. La Rust belt dénote une certaine efficacité en la matière. Les gangs ethniques sont pas mal aussi. Les escroqueries à l'assurance, made in USA, le fin du fin.

Le missile Tomahawak, emblème US, est largement obsolète. C'est la saison des soldes ? Et s'il était si précis qu'on le dit (précision métrique), aurait besoin d'être si puissant ?

Il reste aussi que le nombre de lanceurs de missiles est largement supérieur au nombre de missiles disponibles. Comme le reste, ils sont de leur époque, c'est à dire, largement obsolètes, et sans doute, avec un taux de foirage élevé. Un certain nombre sont tombés intactes dans des mains qu'on peut supposer inamicales vis-à-vis des USA. Le taux de "succès", qu'on clame étant de 80 à 90 %, c'est comme tout bourrage de crâne. Une simple propagande militaire, comme sa précision supposée et clamée.

Le missile patriot, tant vanté, lui aussi, est sans doute plus un exercice de propagande qu'autre chose.

Certains diront que le stock d'armes nucléaire US aussi est considérable. Il a notablement été réduit, pour raisons budgétaires, et les armes nucléaires, c'est comme le reste. Combien de réellement opérationnelles ? Et les armes nucléaires ont le défaut de vieillir beaucoup plus vite que des armes conventionnelles.

Sur 6400 armes nucléaires US, 2150 sont réputées "actives" (2011), il en reste 4018 en 2015. Contre 31 255 en 1967. L'arme nucléaire, si elle est destructrice, a surtout réussie, à détruire les économies de leurs détenteurs.

Cela coûte cher, à fabriquer, et à entretenir. Cette décroissance est liée à celle des budgets, et surtout aussi, à l'impossibilité de maintenir opérationnelles ces armes sur longue période. La radio-activité, a le désavantage de ne pas être un état stable. Raison, sans doute, pour laquelle, le désarmement nucléaire et l'utilisation de l'uranium retraité dans les centrales, était sans doute, la chose la plus économiquement parlant, adéquate.

Quand aux roulements de tambours contre la Corée du Nord, tout peut arriver.

Il est une chose claire, c'est que la Corée du Nord a l'arme nucléaire. Certains disent qu'ils n'ont pas les vecteurs pour frapper l'Amérique du nord.

Pas besoin, à la limite de vecteurs. Le régime économique néo-libéral, vit sur un commerce intense. Et dans les containers, il peut tout y avoir. Ce cas de figure avait d'ailleurs été prévu par les USA dans leurs Kriegspiels. Ils appelaient ça, "la bombe sous le paillasson". Schéma que reprenaient les attentats du 11 septembre. Avec d'autres moyens. Mais on peut très bien imaginer que des bombes ou bombinettes nord coréennes aient déjà été déployées sur le territoire US, de préférence dans les grandes, et très grandes villes. Vu le nombre de containers qui passent...

En outre, il est clair qu'on confond, aux USA, gros budgets, et armée. Le gros budget est synonyme de gabegie, pas de puissance indiscutable.

 

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 11:55

Visiblement, on approche du point de rupture de la société -la falaise de Sénéque-.

Certains disent que la dette a été utilisée pour pallier le manque énergétique de la société, depuis 40 ans. A mon avis, il n'en est rien. La dette, et son service, passée de 5 à 40 % du pib, voir plus, n'est qu'un problème supplémentaire, celle de l'élite, à merveille représenté par un châtelain sarthois aux 20 000 euros mensuels de revenus, et pourtant incapable d'épargne.
Le mot incapable semble caractériser à merveille ce châtelain, et sa caste.

Rien n'obligeait à partir sur la dette, sauf la volonté de balayer les problèmes réels sous le tapis.

Au contraire de Gail Tverberg, je pense que vouloir affronter la réalité énergétique implique le jubilé, c'est à dire, la fin de la dette, et son corollaire, le dégonflement des bulles, et son corollaire, le dégonflement des actifs, soit par l'inflation, soit par le solde des dettes, notamment celles pour lesquelles, c'est le plus facile, les dettes publiques, par simples jeux d'écritures. Pour les autres, le simple fait de remonter les conditions de crédits, devraient suffire. Rien de compliqué.

La volonté de certains, comme le châtelain sarthois, d'équilibrer les finances à tous prix, en le faisant, bien sûr, reposer uniquement sur les plus pauvres, est une totalement méchante, plus que bête, et dieu sait si elle est bête. Pourquoi ? Parce qu'elle est irréalisable. Toute baisse de dépense de 100 entraîne une baisse de pib de 250, et une baisse des recettes de 125...

Après, il est clair que des activités économiques totalement inutiles et farfelues devraient disparaitre. Le transport aérien devrait dégonfler de 90 %, notamment.

Le problème de l'énergie, que ce soit interne, comme l'électricité, ou aux cours mondialisés, comme le pétrole, c'est l'économie de marché. L'économie de marché empêche toute rentabilité.

Revenir à une économie basée sur le réel priverait sans doute 10 % de la population de sa richesse, et entrainerait les pleurs des 1 % le plus riche. Mais c'est la seul option possible. Et en plus, les 20 % en haut de l'échelle sociale sont des gros consommateurs d'énergies en tous genres. Voyages, mais aussi train de vie, et déplacements inutiles.

Le caractère inégal de la société est un trouble. Il empêche, "l'élite" qui mérite si peu son nom, de prendre conscience du problème énergétique. Al Gore et sa consommation électrique de 221 000 kWh (coût annuel : 30 000 $)... Après, on comprend mieux les problèmes d'épargne de certains châtelains...

Et l'effet des guerres s'est estompé. Contrairement à ce que dit le marquis de belguelle, la guerre a un effet bénéfique énorme : les classes sociales y sont écrasées et mixées. Le fossé qui existe avant n'existe plus autant après. Ou du moins, le mépris de classe y a disparu. Parce que le mal embouché vulgaire sur lequel on aurait craché, il vous a sauvé la vie, et vous avez tout partagé avec lui. Ce n'est plus qu'un prénom souvent, avec un nom de lieu. "Jacques, de la côte 316". Comme avec Gaston Lagaffe : "Jules de chez Smith en face". Et on s'aperçoit que le bourge picolait autant que le prolo. Mais pas la même marque. Et de toute façon, au front, on picole ce qu'on trouve.

Rien n'obligeait les élites à faire monter les loyers dans la région de NY. D'ailleurs, aujourd'hui, tout décès de personne âgée peut entrainer un trouble : ils étaient souvent encore sous le régime de loyers encadrés des années 1970, dix fois moins chers que les loyers actuels, et souvent, logeaient leur famille.

Je rejoins Gail Tverberg sur le fait que ce qui fonctionnait comme politique économique, un jour non seulement ne fonctionne plus, mais produit des effets pervers. C'est un grand classique des fins de civilisations.

Et on y voit des décideurs, complétement déconnectés de la réalité. Le marquis de Belguelle comprend il seulement le rôle du pétrole dans l'économie ? Ou comme Clemenceau, va t'il en chercher à l'épicerie ???

L'équation est diablement simple : le prix du pétrole est désormais trop bas pour la totalité ou presque des producteurs, et il est trop haut pour les consommateurs...

Donc, certains pays devront simplement reconstruire une économie, en commençant par le début, à savoir une agriculture de subsistance, comme au Mexique, ou au Venezuela, pour l'Arabie, à mon avis, ils vont faire comme d'habitude, s'égorger.

Mais comme je l'ai dit souvent, pour la Tunisie et l'Egypte. Ils n'étaient pas obligés de sacrifier cette agriculture sur l'autel du libre échange. Ce sont deux problèmes différents.

Le plafonnement des ressources est une chose. La bêtise humaine en est une autre. Ne pas voir le nez au milieu de la figure, une maladie.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:12

Aux nombres de pauvres recensés, les USA viennent d'écraser la Russie, qui n'a "que" 20 millions de pauvres.

Les USA en ont bien plus, notamment, mais pas seulement, en comptant les personnes à la soupe populaire, appelée là-bas, "coupons alimentaires", qui ont l'aspect d'une carte de crédit, "pour ne pas les humilier", en réalité, pour qu'ils aillent les dépenser chez wall mart. Ledit était bien marri, d'ailleurs, quand les conditions pour y avoir droit ont été durcies...

La réalité du phénomène dépasse largement les bénéficiaires des coupons alimentaires, et la pauvreté atteint sans doute 90 millions de personnes, 47 % des USaméricains sont incapables de sortir 400 $, pour un imprévu, c'est donc qu'ils sont pauvres.

La définition de la pauvreté étant n'avoir pas le choix d'arbitrage entre dépenses de survie, et épargne. 47 %, ça fait 160 millions de personnes environ. Sur 320 millions.

En France, on connaissait un pôvre célèbre, un certain François F. ruiné par la possession de son manoir, mais la pauvreté réelle y atteint 9 millions de personnes, ce qui, comparé à la Russie, est environ du même tonneau.

Le point de vue de Louis Morin, sur la surestimation de la pauvreté est risible. Lui gagne combien ? Sait il ce que c'est de vivre avec 1000 euros ???

Et de ne pas avoir les 6 mois de salaires préconisés pour les coups durs ?

Pour Charles Sannat, les crises sont indépendantes de qui est au pouvoir. Ce n'est pas tout à fait mon avis. Les crises dépendent du cadre. Il y a 40 ans, on apprenait que les crises étaient devenus impossibles, suite au changement de cadre après 1929. Mais comme la dérégulation a tout emporté, il est forcé que les crises viennent purger le système.

Donc, cela dépend bien, de qui est au pouvoir, car il peut, s'il le veut, changer le cadre.

Mais c'est compliqué.

" Ce qui nous amène à Trump. Le statu quo est en train d’imploser pour des raisons profondément structurelles : des promesses ont été faites lorsque la croissance était robuste, la dette peu élevée, l’énergie bon marché et abondante tandis que la population active était bien plus nombreuse que celle qui dépendait de l’État pour vivre (chômage, retraites et autres aides sociales). Les promesses qui ont été faites hier ne sont plus tenables aujourd’hui, peu importe qui est au pouvoir. "

Aujourd'hui, nous dit zerohedge, 71 % des USaméricains sont, soit trop cons, soit trop malades pour s'engager dans l'armée

Dit d'une manière politiquement correcte, cela donne ceci : 71 % de l’ensemble des jeunes (de 17 à 24 ans) ne peuvent rentrer dans l’armée en raison d’une alphabétisation insuffisante (capacités de base pour lire et écrire) ou de problèmes de santé (souvent l’obésité et le diabète)… En bref, ça doit quand même être frustrant de passer 12 ans à l'école, pour être illettré. Ou semi illettré. Les tests militaires, d'ailleurs, ne brillent pas par un niveau exceptionnel demandé.

Mais on pourrait tourner le problème, en équipant de massues les recrues illettrées. La fameuse "guerre psychologique", d'Astérix.

Le bombardement en Syrie serait il signe d'une crise économique qui s'amplifierait en effondrement ?

Un bombardement, dont personne ne sait les tenants et les aboutissants, au résultat insignifiant, mais où tout le monde peut trouver provende...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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