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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 11:28

Je vous les laisse découvrir. L'avantage, c'est qu'ils "risquent" de ne pas souffrir très longtemps...

Mais on peut aussi allonger notablement la liste des endroits où il ne faut absolument pas vivre. Et elle est déjà longue.

Pour vous entrainez psychologiquement, vous pouvez regarder l'intégralité de la série "Viking". Outre les provisions du monde d'avant, vous pourrez stockez aussi les arcs à poulie (et flèches) arbalètes, diverses armes blanches, et réunirent régulièrement quelques amis pour le barbe à queue. Je sais pas pourquoi on a adopté le terme de barbecue, c'est idiot.

Que les amis soient bas de plafond, n'a strictement aucune importance. Au contraire.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 09:50

Les hommes politiques actuels sont pitoyables. Prêts à vendre leur cul pour un plat de lentilles.

Après les salaires mirifiques pour une charge de travail, tout autant mirifique par son inexistence, on en vient à se faire tailler des costards.

Circulez, il n'y a rien à voir.

Comme je l'ai dit, d'une manière générale, faire maths spé, maths sup, ça ne rend pas intelligent.

La preuve de l'intelligence apparait dans la réaction à la situation imprévue. Pas dans le pré-mâché.

Obéir à un dogme, c'est rassurant. Mais le dogme reste un dogme, quelque chose d'improuvé, mais auquel on se DOIT d'obéir. C'est le contraire de l'intelligence. La science, c'est que dans une situation donnée, la même expérience donne toujours le même résultat.

Si le libéralisme économique donne toujours le même résultat, c'est dans la version désastre final qu'il faut trouver son aboutissement. Entre temps, on peut vous raconter des salades, parce qu'on part d'une situation antérieure, et qu'on part d'avantages différentiels.

L'avantage différentiel, quand il disparait renvoie à autre chose. Le Royaume Uni a bien profité de son charbon, de son pétrole et de son gaz.

Il en a tiré parti pour dominer la planète dans un cas, pour lui donner des leçons de libéralisme dans l'autre.

Mais, au bout du bout, on s'aperçoit qu'il faut faire sans. Et que ce n'était qu'un stratagème des plus puissants pour s'en mettre plein les fouilles, se faire payer des costards, et des habits de soie.

Le commerce de la soie a eu raison de l'empire romain, en raison du déficit commercial qu'il entrainait.

Aujourd'hui, la Chine a profité à plein du libéralisme des occidentaux. Son problème, c'est que sans son charbon, elle n'en profitera sans doute plus longtemps.

Là aussi, c'est une loi d'airain "qui a moins de charbouille, finira en quenouille"...

Ps : charbouille = charbon...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 20:23

Si le rapport Meadows a totalement fait l'impasse sur les prix et la monnaie, déclenchant le dédain des économistes, il est clair que les économistes se sont constamment trompés, pendant que le rapport Meadows, lui, était chaque jour confirmé.

les manipulations diverses que voient les économistes comme possibilité d'échapper à Monsieur le Bourreau s'avèrent fausses, parce que simplement les solutions ne sont pas, tout simplement, économiques.

Si certaines entités publiques, comme l'Islande, ou des îles, sont arrivées à un excédent énergétique, ce n'est pas du tout en faisant confiance à l'économie, mais dans le cadre d'une décision politique qui décide ce qui va arriver.

Le système, par lui même est incapable de se brider, car il repose sur une seule donnée, le profit. Quand il y a profit, personne ne se pose la question de savoir pourquoi on gagne de l'argent : c'est normal. Quand on en perd, on file le bébé à la collectivité.

Par essence même, le système économique ne prévoit pas, il réagit après coup. Et surtout, trop tard.

L'absurdité même du système électrique est criante. Le surinvestissement est la règle, la prévoyance, inconnue, ou de manière marginale.
On sait très bien stocker l'électricité, c'est la STEP, et la STEP, on connait depuis... 1890.

Mais si la STEP correspond à une gestion patrimoniale du parc électrique, c'est un mode de gestion idéal pour le renouvelable, et même le nucléaire.

L'économie, le marché, lui, fait produire, et après, on s'occupe de trouver un débouché, pour le charbon, gaz, uranium.

Le problème, c'est que ce schéma a fonctionné des décennies, parce que charbon, gaz et uranium étaient en quantités suffisantes pour satisfaire l'absurdité économique d'un parc très surdimensionné.

En gros, on a satisfait des besoins irrationnels, crées de toute pièce, avec une activité économique dont l'utilité réelle n'apparait pas. C'est la main invisible du marché.

Comme je l'ai dit souvent, EDF a désindustrialisé la France, en donnant des subventions aux industriels, pour qu'ils s'équipent en machines trop gourmandes en électricité. Cela correspondait aux besoins de l'idéologie, mais pas à l'intérêt économique de long terme d'EDF, et encore moins à celui de ses clients, roulés dans la farine. Moi, ce que j'ai vu, c'est 110 % de subventions, pour des appareils 3 fois trop gourmands...Pourquoi ? Parce que l'entreprise construisait trop de centrales nucléaires, par idéologie, manque de prévision, vision erronée de l'avenir.

On propulsait des besoins, totalement artificiels. Et aujourd'hui, vient le moment où ces besoins deviennent impossibles à satisfaire.

Le beau monde, cosmopolite, lui, vit pleinement dans les transports, qui les emmènent où ils veulent, sans peine. Ils n'arrivent pas, ou plus à comprendre ces ploucs qui n'ont pas les mêmes facilités, et ne sont donc pas intoxiqués par eux mêmes.

Que les jeunes de la fin du XX° siècle soient désormais obligés de rouler avec des automobiles à 2000 euros, pour pouvoir utiliser des automobiles leur échappent totalement. Cette réalité, d'ailleurs, échappe aussi totalement à ceux qui, plus modestes, ont toujours travaillé.

La loi économique, ce sont les yoyos sur les grains. Mais le peuple qui les vit préfère l'intervention de l'état, qui taxe les prix.

le mot économie, c'est un faux nez. Le faux nez par lequel les plus riches défendent leurs intérêts.
Le sénat français s'alarme de l'état des routes, et des autoroutes, et dénonce le manque d'entretien. Pour les autoroutes, pourtant, les sociétés gestionnaires accumulent les profits, et font dégouliner les dividendes. Mais elles ne font pas dégouliner l'entretien.

L'économie, souvent, c'est satisfaire les besoins des riches, en négligeant les pauvres. La meilleure preuve est le maïs éthanol. Le carburant pour les riches, la faim pour les pauvres.

Le "business as usual", est une partie du suicide, que démontrait le rapport Meadows.

Contrairement à Gail Tverberg, je ne nie pas la possibilité du renouvelable. Parce qu'avec la STEP, c'est une chose anti-économique qui existe. Le stock. Vous savez, le truc qu'il faut pas avoir, parce que ça coûte cher, et qui permet de mépriser totalement ou en partie le marché.

Comme les installations de Tesla, et les batteries, totalement anti-économique, aussi. Elles détruisent le marché, et donc l'économie, à terme, en faisant renaitre l'autoconsommation.

La physique est la physique, l'économie, une science humaine, donc par essence même, irrationnelle.

Dans le Titanic mondial, le beau monde en première classe ne sens pas l'eau qui monte. Et s'il le sent, il pense pouvoir s'en tirer, en se prévoyant une ferme en Nouvelle Zélande, un abri dans la montagne, alors que celui qui s'en tirera, ce sera comme dans l'ex URSS. Celui qui aura cultivé les amitiés, et les contacts. Le riche n'a pas d'amis, il n'a que des employés. Et comme le baron Empain, un jour, ils s'apercevront que le manque d'ami peut être mortel.

Le cosmopolite de la mondialisation heureuse, lui, n'aura même pas le sens de la survie, alors qu'il s'accroche à un monde, déjà, dans les faits, disparus.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 17:14

Sortez vos mouchoirs, pour nos "pôvres", députés, qui, sont des tâcherons avec leurs 5000 euros nets par mois (mieux que 96 % de leurs concitoyens).
Pour Hervé Mariton, sans "revalorisaton", " « À un moment, on trouvera pour être parlementaire en France des retraités, des riches ou des nuls » ".
Cela fera un très gros changement, parce qu'à l'heure actuel, les députés sont les 3 à la fois. Il suffit de regarder M. Mariton.

Avoir une prestigieuse formation peut se révéler, sur une personnalité non trempée par les épreuves, une redoutable aventure. En bref, passer par des grandes écoles, c'est souvent un moule-à-con mortel.

Etre riche est parfaitement subjectif, M. Mariton est riche pour la plupart des ses concitoyens, même s'il estime, lui, ne pas l'être. (Définition du riche : c'est celui qui possède plus que moi).

Quand au "métier" de député, c'est largement, déjà, la maison de retraite. Et le sénat, la MAPAD.

L'intelligence, ce n'est pas passer par maths spé ou maths sup. L'intelligence, elle n'est pas innée. Elle s'acquiert souvent en ayant vu le loup.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 20:15

Pour revenir sur les articles énergétiques, un petit tableau du monde actuel. Et une salutation à Monsieur Poutine, que devraient lui adresser les dirigeants occidentaux.

La remise en ordre de l'espace post-soviétique et sa modernisation, a fait passer les exportations nettes de pétrole russe de 5 millions de barils/jour, à une dizaine aujourd'hui, après être passé par un minimum de 2.5 millions, pendant l'inter règne de Eltsine.

La crise économique que traverserait le globe aurait déjà terrassé l'empire global voulu par les USA.

Depuis 2005, les exportations nettes de pétrole, étant les importations des autres, culminent, sans pouvoir être dépassées. On a même assisté à un léger déclin : "The model shows that global oil exports peaked in 2006 at 37.87 Mbpd. They have since fallen very slowly to stand at 37.07 Mbpd in 2015".

Le pétrole de schiste et les agro-carburants ont rendus les USA moins dépendants, et les quantités consommées ont pu être redéployées. Sans régler le problème de fond, les quantités disponibles diminuent.

Certains ont consommé plus, d'autres pays ont produit moins, comme l'Egypte, l'indonésie, le bloc appelé Union Européenne, lui, a vu son gisement de la mer du nord sombrer (vous avez vu ce jeu de mot ? Génial, non ? Non ? Ah bon).

L'outrecuidance, et la cuistrerie Thatchérienne et reaganienne résidait pour l'un dans une production nouvelle, pour l'autre, par la relance qu'avait opéré l'exploitation des gisements d'Alaska.

Le Moyen Orient, lui, a eu son pic d'exportation dans les années 1970. Il a retrouvé ses montants d'exportations, mais sans les dépasser. Il est à mon avis vain d'en attendre un rebond. Il consomme de plus en plus son pétrole.

Logiquement, au niveau mondial, nous avons atteint un niveau qu'il faut bien appeler stagnation, et on ne relancera rien à coups de mesures libérales. La liberté, sans le pétrole, ça ne fait rien.

La situation globale doit être vue comme très fragile, et sans doute, le moindre incident la fera trébucher. Les pays exportateurs sont rares, et l'Arabie séoudite, plus en mesure de jouer son rôle. L'Arabie n'ajuste plus, elle se contente de produire et d'exporter le maximum, sachant que l'appétit de sa population grandit et que ses besoins financiers, pas toujours justifiés, sont aussi de plus en plus grands.

Il est donc clair que cette fin de décennie va être cruciale, comme la décennie prochaine.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 15:59

Par les efforts de Sears pour se restructurer. Mais pas découragés par la baisse de 10 % et plus de ses ventes. On se satisfait, aussi, en bon néo-libéral, de la baisse de ses stocks de 5.2 à 4 milliards, pendant que 7.3 à 6 milliards, et ses charges de 7.84 à 6. 77 milliards.

Bon, bravo, le commerce de détail s'effondre, et pas qu'au bénéfice de la vente internet, mais au "profit", de pas de vente, du tout.

Les baisses de vente ont l'air mondialisées. C'est le désavantage de l'économie dite mondialisée. Quand ça foire, c'est l'ensemble. Tout s'arrête.

Même la Chine connait un déficit commercial.

Sears, d'après ces chiffres a tout de la firme condamnée à brève échéance, et Wal-mart voit ses marges fondre.

On voit souvent un résultat paradoxal, le nombre de magasins augmente, mais les ventes ne suivent pas le mouvement. Nouvel indice de pic de tout.

Il y a d'ailleurs, dans les chiffres de Wal-mart de graves incohérences : hausse de 1.4 % de la fréquentation, de 1 % du chiffre d'affaire et hausse des ventes en lignes. Alors, les consos viennent faire la promenade au Wal-mart ???

Cela ne change rien au fait que la consommation baisse et tue un pan entier de l'économie. Des espaces qui faisaient de l'emploi, de l'animation, dans un contexte ou l'activité transport baisse beaucoup aux USA.

La baisse des commandes en Allemagne est aussi alarmante.

Pendant ce temps, des gens pas très clairs dans leur tête veulent pallier le risque d'effondrement de l'UE en créant un état fédéral. Histoire de se taper une guerre civile ???

 

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 08:46

Suite au courrier d'un lecteur, je vois qu'il faut rappeler un contexte.

Il y a une différence fondamentale, entre marcher sur une route goudronnée, et marcher sur un chemin. C'est plus facile sur la route. le chemin, lui, ça dépend de la nature du chemin et de la météo. C'est plus facile de marcher sur les chemins de pierre, que sur les chemins de terre. Surtout quand il pleut.

Quand il fait franchement mauvais, le chemin de terre peut être horrible. On peut avoir de la boue jusqu'aux genoux, et l'avance est nettement moins facile.

C'est un peu ça pour le pétrole. Dans les années 1970-2000, on avançait guère, le 1 % par an. Mais facilement. On investissait de l'ordre de 50 milliards de $ par an.

Depuis 2000, c'était le changement. 100, puis 150, puis presque 700 milliards de $ pour obtenir la même progression, mais plus au même endroit. Plus dans la prospection classique. La prospection classique, elle, patine totalement, malgré les 700 milliards.
C'est, le reste, ailleurs, qui progresse, les condensats, les agro-carburants, les pétroles lourds, le pétrole de schiste. Des catégories à part.

Mais ce 1 % même, n'est pas suffisant. Parce que la population terrestre augmente du même chiffre. Il n'y a donc plus de croissance de la production pétrolière par tête (depuis 1979), et le repli s'accentue.

Le pétrole de 2017, consiste à dépenser 1 pour recueillir 10. C'était bien plus haut en 1973, de l'ordre de 1 pour 30.

L'agro-carburant, lui même, c'est la transformation de l'ordre de 1 pour 1, d'autres sources, en carburant. Le méthanol produit par le gouvernement de Vichy, lui, était plus profitable, puisque entièrement fabriqué à base de renouvelable. Mais confidentiel, dans une économie qui "avant", mangeait 3 millions de tonnes de carburants.

On fait feu de tous bois. On peut même interdire toute utilisation du pétrole, ailleurs que dans le transport, cela donnera quelques maigres marges de manoeuvre, à conditions que des imbéciles à 15 000 euros par mois n'interdisent pas le moteur diesel...

On peut sans doute faire mieux pour le carburant. Produire encore plus d'agro-carburants. Distiller du méthanol. Simple report d'échéance, dans une machinerie qui grince et grincera de plus en plus.

Le surplus de production a été établie avec un effort totalement démesuré pour des effets incertains. Continuer encore un peu, comme avant. "Encore un instant, monsieur le bourreau".

L'intérêt profond ? Aucun.

Le gros de la progression a été obtenu dans le pétrole de schiste aux USA, mais ce n'était pas un calcul économique cohérent.

Dans une économie de guerre, on peut fabriquer 10 millions de tonnes de carburants synthétiques, comme le III° Reich, mais c'est parce qu'on se fout totalement de la rentabilité économique. Changer de 3 à 5 de charbon (anthracite) en 1 de carburant, oui, mais ce n'est pas un calcul à long terme. Tiens, justement, un Taux de retour énergétique de 5 pour 1, c'est le pétrole de schiste aux USA...

Pour la production classique, c'est bientôt le 5 pour 1, surtout aux USA.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:17

Le journaleux de base, ment comme il respire. Sinon il aide paul l'emploi à chercher.

"Un gisement de pétrole gigantesque découvert en Alaska". A 1.2 milliards de barils récupérables, le mot gigantesque n'est pas de mise. "un potentiel de 120 000 barils jour".

Au niveau de la consommation mondiale, ce gisement, c'est 10 jours. Impressionnant.
Pour donner un ordre de grandeur, 120 000 barils, c'est ce que produit peu ou prou le gisement ex-géant Cantarell au Mexique, à l'heure actuelle. Il y a 13 ans, celui-ci produisait 2.2 millions de barils/jour. Le complexe Ku Maloob Zaap, lui, produit 853 000 barils/jour (toujours au Mexique), et c'est un gisement moyen.

le terme de géant n'est donc pas de mise.

La pressetituée se comporte, là aussi, et même pire qu'ailleurs, en simple organe de propagande. Mais là, cela passe inaperçu, pourtant c'est encore pire qu'en matière politique.

Sans doute est ce une réponse à l'article sur l'agence internationale de l'énergie sur la menace de pénurie.

On raconte une salade pour que vous dormiez bien. Pourtant la crise est confirmée. L'agence n'attend pas un rebond des investissements pétroliers. Il y aura donc pénurie. Et pénurie physique.

L'AIE de l'énergie a d'ailleurs passablement ravalé ses ambitions. On parle de 103 millions de baril au début 2020. En 2000, on parlait de 125 millions de barils. Manque de bol, c'est donc bien la pénurie physique qui a commencée.

Une crise qui commence par le ralentissement de la croissance ne met en garde personne. Elle commence doucement, et de manière inaperçue, mais finit quand même, de la même manière, à la Mad max, genre Syrie.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 16:08

Il parait que Fillon accélère la crise de régime. Mais la crise de régime, il n'y a pas que Fillon qui l'accélère.

Visiblement, certains d'ailleurs, feraient bien de s'y mettre au régime, avant de mourir d'embonpoint. Dire qu'il faut 9000 euros net par mois à un député, est parfaitement répugnant. Et bien sûr, nous dit on, c'est pour "moraliser", la vie public.

Par contre, côté salaire minimum, et salaire médian, ça n'a pas l'air de déranger beaucoup Julien Dray. Si monsieur Dray sent ses oreilles siffler en ce moment, c'est à cause du nombre d'injures qui lui sont adressées par tous ceux qui lisent ses déclarations. Je suggérerais à Monsieur Dray de s'inscrire d'urgence à un cours de vie sociale et familiale. Pour le diététicien, c'est comme il veut.

Douceurs pour les uns, serrage de ceintures pour les autres. Dans les départements, ça serre sec, et pas forcément de manière injustifié. Les Bouches du Rhône sabrent le 1/3 du budget communication. Ils auraient pu aussi sabrer les 2/3 restant. On se demande pourquoi ce gaspillage continue. Après tout, pour la com, un site internet, à l'heure actuelle, ça suffit, sauf pour faire faire des fausses factures.

A Grenoble, une usine "quasi neuve" va être détruite. Une usine de pâte à papier. C'est à la fois, un scandale, et le canari de la mine.

Le secteur du papier carton et de la pâte à papier sont en effet cruciaux. Si ceux-ci ne s'en tirent plus, c'est que c'est foutu de chez foutu.

Quand à LafargeHolcim, on critique l'entreprise pour vouloir participer à la construction du mur avec le Mexique. Ce que feignent d'ignorer certains abrutis, c'est que la plupart du mur, c'est déjà du construit, que 46 kilomètres avaient été budgétés, qu'il ne restait pas grand chose à finir, et que les arrestations étaient en chute libre. Faute de combattants.

Bref, crise de régime, et pourtant on nous annonce le marquis de belle gueule à 2/3 des intentions de votes.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 10:44

Et démocratie ? On ne rit pas sur le blog. Cela sous entend que nous sommes en démocratie, ce qui est très incertain. Vu comme les politiques s'assoient sur les voeux du peuple, et pillent les finances publiques, on peut être dubitatif.

Quand certains appellent le salaire de Penelope, un "complément de rémunération", c'est qu'on ne manque pas d'air.

Le problème de l'oligarchie au pouvoir, c'est qu'elle est en état d'échec économique, et que c'est sans appel.

On nous chante que le libre échange globalisé et immigrationniste fera revenir le monde infini. La suite est toute tracée. Soit des côtes de popularité en chute libre, à la Hollande, mais en plus rapide, au pire, la fin de la "démocratie", démocratie étant le nom du régime existant, mais guère démocratique dans son fonctionnement, et qui chie ouvertement sur le "peuple", considéré comme nuisance.

Le problème principal du pouvoir est le suivant. Avant 1973, la production pétrolière augmentait de 10 % l'an. Après, de 1 %, après 2005, ça patine sec. Et les augmentations sont obtenues ailleurs, spécialement dans les condensats de gaz naturels, plus que dans le pétrole de schiste, ou les sables bitumineux.

On voit donc que le reste, comparé au NGL (Natural gas liquids), c'est important, mais reste très marginal. Assez important pour faire chuter les prix, parce que c'est la quantité marginale qui importe, mais pas assez pour peser significativement sur la tendance à la raréfaction.

De plus, sur le taux de retour énergétique, toutes les améliorations techniques ne sont que du blabla. le taux chute, incontestablement. On ne s'accorde guère pour savoir dans quelle mesure, mais la tendance non contestée, c'est qu'ils chutent.

Quand à la source charbon, elle, elle souffre d'un double problème, les épuisements géographique, patents dans certains cas (Chine), et la concurrence du gaz et du renouvelable, qui en fait une énergie désormais non rentable.

On peut se demander, d'ailleurs, si ce n'est pas le pied qui s'est levé dans la prospection et l'exploitation minière, qui explique la détente des prix du pétrole. Il est vrai qu'aujourd'hui, la brouette ou le wagon, c'est pas beaucoup utilisé dans l'exploitation minière.

On est bien dans le cadre d'une chute des rendements, et une chute qui va très vite. Le système est il en train de craquer ? Sans doute.

Aux USA, l'exploitation du pétrole a visiblement un taux de retour énergétique deux fois inférieur au reste du monde, et n'est masqué que par les subventions. Le reste du monde, lui, n'a pas la monnaie de réserve pour faire la même politique.

Le pétrole de schiste, visiblement, a un TRE deux fois inférieur au pétrole produit aux USA. Malgré l'amélioration du rendement.

Le problème fondamental ne se situe pas aux USA. Ailleurs, la machinerie globale n'alimente pas la prospection pétrolière, c'est la prospection pétrolière qui fait tourner la machine. Donc, les USA peuvent faire, tant et plus, fonctionner leur propre production, c'est la baisse du TRE ailleurs qui pose problème.

Sans une monnaie mondialement reconnu, la production de pétrole US serait devenue confidentielle. On voit bien les problèmes des voisins mexicains et canadiens. Ne bénéficiant pas de la même manne du dollar US, ils sont en graves difficultés.

Un autre schéma :

Le pétrole terrestre est en pic depuis les années 1970. le pétrole offshore a comblé la différence. le pétrole terrestre est le moins consommateur d'énergie, le pétrole offshore, lui, la boit littéralement.

De même, pour le charbon, le plus rentable aux débuts des années 1970, c'est le plus mécanisé, donc le plus gros consommateur de pétrole. Là aussi, baisse du TRE assurée. Et le gisement qui s'épuise devient aussi, très rapidement, déficitaire.

Le déclin du "libéralisme", est aussi le déclin de son carburant, et pour cela, on ne peut rien faire, à part si on trouve, comme dans "retour vers le futur", le moyen de faire une énergie avec les peaux de bananes des poubelles.

Mais ça, j'ai comme un doute. Donc, le futur se jouera entre chute de popularité et crise politique. Pendant que not'bon président accélère la vertu foudroyante qui s'abat sur les candidats excommuniés.

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