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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 16:57

La mode voulait, à une époque, que les vieilles automobiles prennent le chemin de l'est européen, ou de l'Afrique. C'est sans doute toujours le cas, mais, ici, on s'aperçoit, avec une palme pour le JT, qui pour une fois, donne la nouvelle, que le marché de la voiture d'occasion de plus de 16 ans d'âge, est aussi important que la vente de neuf aux particuliers, en France même.

De plus, la vente de voitures neuves aux particuliers s'adresse à une tranche d'âge de 55 ans, et plus, mais pas trop, après, ce sont les frais de maisons de retraites...

1200 euros pour une bagnole, voire beaucoup moins, et, comme pour les vide-greniers, une économie inattendue qui switche le neuf.

Parce que, dans une certaine civilisation, il est très difficile à impossible de se passer de la voiture.

Là, la solution intermédiaire, avant la disparition de celle-ci, c'est de passer au tacot. On a déjà connu ça, avec les voitures des années 1950, clinquantes et rutilantes, roulant toujours à Cuba, entretenues consciencieusement entretenues par leurs propriétaires. A tel point, que, devenues collectors; le régime les échangeait tout aussi consciencieusement et gratuitement au propriétaire, contre une Lada neuve.

Bien entendu, le marché du neuf s'est aussi considérablement dégradé, avec des marques conçues à l'origine pour le tiers monde, Dacia, notamment, et pour laquelle, les autorités compétentes (Renault) ont mis un certain temps à percuter pour réaliser que ce produit serait tout aussi viable en Europe même. Et que ce serait même leur marché essentiel.

Les stratèges économiques, donc, ne se sont pas aperçus de la paupérisation de la population.

En ce qui concerne donc, la paupérisation, les représentants du MEDEF siégeant à la cour des comptes, veulent réduire les indemnités de chômage. Vous pouvez donc, aussi, les inviter à dîner.

La connerie à ce point là, ça devient un exploit, digne des demi-dieux grecs (mais ça ne vaut pas l'exploit d'Hercule, rendant femmes 120 vierges en une nuit, bizarrement, celui-ci n'est pas décompté...).

Le citoyen de base appréciera donc, le traitement qui lui est réservé, en comparaison des largesses aux migrants. Les termites rongent donc, en même temps que la cervelle des représentants du MEDEF à la cour des comptes, le système économique.
Le système, d'ailleurs, est tellement rongé, que d'après le site zerohedge, qu'au Dakota, le prix du pétrole est arrivé à - 0.50 USD. Vous avez bien lu. On est dans le prix NEGATIF. Sans aller aussi loin, une qualité est tombée à 8.5 USD, en chute de 80 USD, par rapport à il y a deux ans. D'une manière générale, les 30 USD le baril, sont un plancher largement enfoncé aux USA.

Bien entendu, ce ne sont pas les meilleures qualités, mais, comme dans le cas de l'automobile, c'est l'effondrement économique qui est visible. Il y a une formidable atonie de la demande, et la baisse de la consommation se traduit par une paupérisation sans précédent, et, malgré la chute des prix de l'essence, même aux USA, on est passé à autre chose.

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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 01:13

... Pour remporter le dîner de con. Et visiblement, le titre est disputé d'une manière absolument acharnée, et de manière passionnée.

résumons :

- on veut taxer l'essence pour accueillir les migrants. Dame Angela décide, et tous les autres doivent obéir ?

- les pays récalcitrants à accueillir les dits réfugiés doivent être sanctionnés. Dame Angela décide, et tout le monde doit obéir, là aussi. Seulement, je pense que l'Estonie, c'est pas forcément attractif. "Juncker le poivrot" est donc inspiré. Qui proposera une taxe sur les bois sans soif ?

- On parle du passage aux 37 heures, toujours dans l'optique de "réduire le coût du travail".

Mais je pense que le ponpon a été gagné à Flint, Michigan, USA. L'austérité a empoisonné toute la ville via l'eau. Trouvant que la ville payait l'eau trop chère à celle de Detroit, on a utilisé l'eau de la rivière voisine, sans la traiter.

Depuis, la ville s'approvisionne de nouveau en eau à Detroit, mais son réseau est irrémédiablement dégradé, dix personnes sont mortes, 43 sont gravement intoxiqués. Nul doute que les poursuites engagées alourdiront la facture de 1.5 milliards, destinée à remettre le réseau en état.

Non seulement la ville de Flint, préalablement ruinée ne s'en remettra pas, mais la population demande la démission et l'incarcération du gouverneur Snyder, et l'état du Michigan, lui même, ne s'en relèvera pas financièrement.

Pour une économie de bouts de chandelles, on aura une dépense maximale.

Cette crise s'apparente à "la crise de l'eau", qui existe au Canada, après le sabrage, aussi, de budgets publics.

Bien entendu, Snyder "responsable mais pas innocent", pardon, c'est un lapsus "responsable mais pas coupable", n'envisage aucunement, pour le moment, la démission.

Là, le gouverneur a réussi une opération d'envergure, qui ridiculise totalement l'état islamique et al Qaeda.

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 00:46

Le canari dans la mine vient de mourir. Ce canari, c'était EDF. 4000 suppressions d'emplois "sans licenciements". Les licenciements, c'est pour la prochaine fois, après 2018. Le prochain président se démerde.

C'est un symbole. le symbole de ce qui va arriver à l'énergie. On veut augmenter les prix, mais si on augmente les prix, la demande s'effondre.

Le secteur pétrolier tout entier est malade. En dollars constants, le prix du pétrole s'est encore plus effondré qu'affiché, et le brent masque beaucoup de choses. Le pétrole lourd est en dessous de 10 USD. Le brent étant une des meilleurs qualités, les autres sont bien malades. Le mouvement de stockage chinois semble désormais stoppé, faute de capacités.

Le prix va encore plus s'effondrer. On a oublié une petite chose dans la théorie flamboyante du libé-néo-ordo-libéralisme du juste à temps; c'est une chose antédiluvienne, l'effet stock. Le caïd, c'est celui qui peut stocker jusqu'à plus soif.

Les connards adeptes du zéro stock, n'ont pas bien compris que si celui-ci coûtait cher, à très cher, qu'on avait jamais vu quelqu'un se ruiner à cause de ses stocks. Au contraire. Mais c'est du long terme.
j'ai raconté souvent l'histoire de ce menuisier. En septembre 1939, il s'est dit que l'argent ne vaudrait plus rien. Il a acheté tout ce qu'il pouvait de chênes. Lui n'a en pas trop profité, mais ses fils on fait fortune avec...

Il reste que nos gouvernants, étant incapable de faire marcher ce qui leur sert de cerveau, sont donc incapables de poser le problème, et encore moins de le résoudre.

Le problème de Cologne, lui aussi, est emblématique. Il est annoncé dans le saker, la disparition de l'Europe blanche. Seulement, cette position "de gauche", est d'un racisme absolument fondamental, caricatural, et sans limite. L'arabe et le noir, pour eux, sont fondamentalement incapables de quoi que ce soit. Et l'Europe, sera, pour toujours, havre de paix, de croissance économique, et de prospérité. (Avec mes excuses pour le saker francophone, qui se contente de traduire).

C'est de la crétinerie à l'état pur. Ce que nous voyons pointer, c'est la guerre. Et refouler des populations, c'est très simple. Basique. Les rapaces venus profiter du gâteau sont des populations mouvantes. Elles ne resteront pas si l'Europe elle même sombre dans la guerre. Et les partis anti-européens et immigrations monteront en même temps que l'immigration, jusqu'au point de clash. C'est déjà en route en Pologne, avec un parti classique recyclé, qui vient d'ailleurs de se friter avec l'OTAN, et pas qu'en paroles. (L'OTAN et l'UE, c'est la même chose).

Les policiers, eux aussi, en ont marre qu'on les laissent l'arme au pied, en leur disant de regarder ailleurs, que les assurances paieront. C'est d'un motivant.

L'Europe, dans son histoire, a prouvé qu'elle était capable de toutes les horreurs, et quand les gens auront faim, ce qui ne saurait tarder, ils seront aussi capables de toutes les atrocités. C'est bizarre qu'il faille entendre ces possibilités dans la presse du Hezbollah, ou iranienne.

Là aussi, le gâteau va aller diminuant, pendant que d'autres gros appétits arrivent. Ils ne veulent pas grand chose, seulement une vie de cadres.

C'est bizarre, cette impossibilité de penser la brisure. Des ignares d'un fort beau gabarit. La vérité, c'est que l'Europe ne dispose que d'une seule source d'énergie sûr, qui est la mer du nord. Elle fournit quoi désormais ? 25 % du pétrole et 60 % du gaz consommé ?

Pour le reste, l'Europe produit 0 % de son uranium, et combien de son charbon ? RU et France, 0 %, globalement, 40 %.

Mais cela, c'est en cas de crise aigu et grave. Nous allons simplement assister, "dans le meilleur des cas", à une baisse constante de la production locale, que je peux prédire, sans aucun risque, par l'effondrement de 80 % de l'investissement en mer du nord, qui se traduira aussi, par l'effondrement de la consommation, même si, provisoirement, elle repart à la hausse.

Le libéralisme, veut nous ramener à l'état de bengali un peu amélioré, le bengali, ça a rarement une bagnole et un tas de chichis. Le bengali, ça vit dans une cahute, et ça mange, s'il le peut.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 06:46

Les fonds souverains, en quasi totalité des fonds énergétiques, sont en débandade. A l'image de celui de Nauru qui se volatilisa plus vite que son ombre, ils doivent faire face à la chute des cours du pétrole, au niveau d'investissements requis, à l'absence de préparation de l'avenir, et au niveau social avec lequel on a acheté la paix politique et sociale.
Ils étaient prétendument fait pour préparer l'avenir. C'est faux. Il n'y a qu'une manière de préparer l'avenir, c'est l'investissement physique.

Cet investissement, lui, en papier, et en bits a autant de valeur qu'un papier et qu'un bit, pas grand chose. On apprendra vite à voir sa valeur minime.

Je rappellerais ce qui est advenu aux fonds souverains précédents, les avoir français et britanniques placés à l'étranger en 1914 : vaporisés. Arabie saoudite, Qatar, EAU, Norvège,et ceux, beaucoup plus petits, du Canada et de la Chine, connaitront le même sort.

Ils vont liquider, au plus mauvais moment, et apprendre à leurs dépends qu'acheter à l'étranger, c'est selon ce que disait Louis XI, acquérir, à grands prix, beaucoup de regrets. C'est toujours le politique qui fixe la valeur. Ces fonds, ce sont des bons de la confédération.

Mais la débandade aussi, concerne le nucléaire. Lui aussi, n'est pas rentable. le paradigme a changé. Il s'appuyait sur un marché toujours en expansion.

Bien sûr, certains divaguent. L'énergie moins cher, ce n'est JAMAIS un avantage. Elle est systématiquement gaspillée, dans un usage inadéquate.
C'était vrai pour le charbon anglais, comparé au charbon français et allemand.

Mais c'était vrai aussi pour le pétrole US, gaspillé lui aussi.
C'est vrai pour le jus nucléaire, gaspillé parce qu'on l'a. H16, que je ne goûte guère, et pourfendeur de tout ce qui est étatique, est ici béat d'admiration.
Non, la relève du nucléaire actuel n'est toujours pas prête. Elle est uniquement théorique, et manque de financement. De plus, des expériences menées en 55, 65 et 69 ont un inconvénient : ceux qui les ont menés sont morts, ou à la retraite, et la mémoire perdue.

Le nucléaire des années 1950, lui, était assis sur des budgets militaires colossaux, et des états qui ne regardaient pas à la dépense, surtout en cette matière.

Le taux d'indépendance énergétique, avec une production locale égale à zéro, est aussi de zéro. La variété des fournisseurs ? Laissez moi rire, avec un miracle Kazakh qui fait 35 % de la production ? Pays, calme, comme on le sait, et où les grèves se règlent avec les forces de l'ordre à coups d'AK47.

De plus, l'extraction minière, pas plus que l'exploitation, n'est économiquement rentables. Le nucléaire est marginal dans le monde, et la plupart des anciens pays nucléaires, en sortent, réduisant la voilure, y compris les USA, où les centrales ferment avant la date prévue.

Il est d'ailleurs cocasse que ce choix étatique, purement issu de la nomenklatura, plaise tant à H16. D'ailleurs, il doit aussi être convaincu qu'ailleurs dans le monde, c'est tous des cons, car ils ont tous opté pour le renouvelable, à l'exception sans doute de la Russie, burné comme c'est pas possible de fossiles. Mais, bon, en Russie on en cause aussi.

Et comme le dit Orlov, les réseaux décentralisés résistent parfaitement à l'écroulement du système.

Pour ce qui est des tués, par les énergies, on sait très bien qu'il est impossible de décompter ceux qui l'ont été par le nucléaire, et visiblement, d'après lui, on ne meurt pas dans les mines d'uranium. C'est assez étonnant, parce que la silicose, elle, y frappe tout autant que dans le charbon.

Quand à Creys Malville, c'est sans doute la seule décision politique de Jospin qu'on peut applaudir. Ce nanard était si souvent en panne qu'il allait bien finir à nous péter à la gueule.


Résumons : le nucléaire, c'est un truc de vieux con, issu de la guerre froide, marginale au niveau mondiale, et concernant seulement le secteur de l'électricité, gourmand en capitaux, pas rentable, et en voie d'abandon. Notre "fond souverain", à nous...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 17:49

On me demande mon avis sur une intervention d'Olivier Delamarche. Il a traité de guignols ceux qui nous gouvernent. Et ce n'est pas qu'économique.
Effectivement, il y a bien longtemps que j'ai le même avis. Je vous renvoie donc à la totalité du blog.

Le problème, c'est, je l'ai dit bien des fois, c'est que nos "élus", ne se référent plus à la réalité, mais au dogme. Comme le dogme correspond de moins en moins à la réalité, il y a donc un télescopage d'envergure, et on va aménager, souvent à la marge.
Les chômeurs vont trinquer. C'est toujours populaire, lutte des classes aidant, chez ceux qui ont un statut : retraités, fonctionnaires et cadres. Ces fainéants qui ne veulent pas travailler et qui se gobergent chez eux, vont voir ce qu'ils vont voir.
Seulement, le coût direct du chômage, c'est quasi que dalle. 2 % du PIB, pour éviter l'explosion sociale, c'est rien.
Le retraité aussi va trinquer. Pour la Doxa, c'est beaucoup plus intéressant : 14 % du PIB, on peut tailler allégrement dedans. Bien sûr, notre bon président, avec ses 16000 euros de retraite par mois, ne sera pas concerné. L'austérité, c'est pas pour en haut.
Donc, dans ce contexte, la fuite en avant dans l'ouverture des frontières, par le TAFTA, et l'ouverture totale à la Chine, va précipiter l'effondrement du continent européen, déjà passablement malmené. En gros, on importe 320 milliards de Chine, et on y exporte la moitié de ce montant.

Mais, la "croissance", est à ce prix. Bien entendu, comme je me serine et le répète, la croissance, c'est uniquement de l'énergie, et de l'énergie, il n'y en a plus en quantité croissante.

Dans ce contexte là, on encourage aussi l'émigration, toujours pour une croissance fantôme, alors que le continent va vivre un plan social généralisé.
La côte, donc, des exécutifs s'effondre. La méfiance envers les élus s'étend, et on comprend, que, globalement, leur temps est fini.

D'autant que le désaccord est total. Les français veulent partir en retraite plus vite, pour laisser la place aux jeunes. Pour ce qui est de partir plus vite, le gouvernement s'en occupe, avec la montée du chômage senior, où la possibilité de retrouver un travail est quasi égal à zéro. Ils attendront donc leur retraite en vivant à l'ass ou au rsa. Que les seniors soient inoccupés, le gouvernement n'en a rien à foutre. Pourvu qu'ils coûtent le moins possible.

On veut continuer à tranquillement écraser le monde du travail, en supprimant les charges sociales, pour la remplacer par une TVA "sociale", elle aussi. On se demande en quoi elle serait sociale, mais continuons.

Le petit problème pas bien compris de nos élites, c'est, qu'en gros, il n'y a pas de marché intérieur en Chine. Du moins, pas un marché correspondant à la taille supposée de son économie. Donc, pas de possibilité de switcher en remplaçant une demande externe, par une demande interne.
Au fur et à mesure que les emplois sont détruits en occident, la demande y décline, état de fait contredit simplement par tout ce qui est fait en matière immobilier. Car si la bulle est crevée, on ne manque pas de "mesures", pour la regonfler.

Son fantôme hante encore les conscience, et la révulsion de l'immobilier n'est pas encore à l'ordre du jour.

Bien entendu, aucune connaissance, reconnaissance du principal problème : la crise énergétique.

Bob Lutz a dit que Tesla était condamné. Parce qu'ils perdaient 35 000 $ par véhicule. Seulement, le lancement de nouvelles affaires ça coûte très cher, et il oublie de dire que c'est le cas de quasiment tous les secteurs de l'économie mondiale. Le monde est accroc à la dette, privée et publique, et la plupart des grandes firmes distribuent des dividendes que le sens commun fait relever de la psychiatrie. De plus, la compétence de Bob Lutz est en dessous de tout. Il a bien fait partie de ceux qui ont coulé GM.

Les côtes de popularité de l'exécutif s'effondrent, et les attentats s'enchaînent chaque jour, un peu partout dans le monde.

L'attentat peut regonfler un peu cette côte de popularité, mais c'est bref, et cela fonctionnera de moins en moins.

L'exécutif, lui, ne rêve que de primaire, pour qu'un très mauvais président fasse place nette à gauche et affronte MLP au second tour. C'est sa seule optique. Ce qui explique que Taubira soit encore ministre. On ne pense qu'aux 2 % qu'elle pourrait faire à un premier tour de présidentielle.

En 1985, quand le contrechoc pétrolier a été initié contre l'URSS, les capacités excédentaires avoisinaient les 20 %. Aujourd'hui, elles sont à 2 %. Autant dire que leur sort sera vite réglé.

D'autant que le chaudron de la sorcière bouillonne de façon inattendue. Les USA font face à des stocks de produits raffinés qui ne s'écoulent pas... Les exportations nettes annuelles s'établissent désormais fortement au dessus des 2 millions de barils /jour, et ce, à l'année. Le premier solde exportateur de produits raffinés, apparu en 2010, ne cesse de se renforcer.

La demande s'enfonce. Sur les régions productrices de charbon, 4 déclinent fortement (- 25 %), seules les montagnes rocheuses progressent légèrement ( + 5 %). Sachant que plus de 90 % du charbon US sert à fabriquer de l'électricité, on peut se douter d'une forte crise de ce secteur aussi. On nous dit d'ailleurs dans l'information-pravda que la durée de vie va être allongée à 80 ans. Le seul problème c'est que bien des centrales y ont été arrêtées, bien avant que la date antérieure de fermeture ait été atteinte, faute de rentabilité économique, et seul l'éparpillement du secteur et de ces acteurs empêche de voir la déroute économique. (Vermont Yankee, fermée en 2014 pouvait fonctionner jusqu'en 2032).

Il n'y a qu'un seul cas dans l'histoire US qui peut de loin y ressembler à l'époque actuelle. Ce sont les états du sud en 1864-1865. Mais le nord, lui, se portait bien.

D'ailleurs, en parlant de sud, rappelons que le KKK, pas vraiment avec un objet au départ, crée par d'anciens combattants, pris son envol de la réaction spontanée des éléments les plus actifs de la population devant les excès commis par les troupes fédérales et surtout par leurs collaborateurs civils, carpet baggers, scalawags et noirs, et notamment de la question d'une délinquance tolérée et encouragée.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 18:26

Le second producteur de charbon US est en faillite. Arch Coal, se met sous la protection du chapitre 11, fait l'impasse sur ses dettes (4.5 milliards de USD), et continue son activité avec sa trésorerie.
Cette faillite est significative.

Non, comme me l'a dit un lecteur, comme symptôme de crise prévue par Karl Marx. Celui-ci n'avait absolument pas prévu la question énergétique. C'est Jevons qui l'avait anticipé (Sur la question du Charbon).

Karl Marx était dans la théorie, Jevons dans la comptabilité pure. Il a décompté ce que coûterait, en argent et en énergie, la production de charbon. A un moment, elle serait trop dispendieuse. Et on ne pourrait aller au-delà.

L'argent, lui-même, n'est que le reflet de la consommation énergétique, et comme je l'ai dit bien souvent, les 8 milliards de tonnes de charbon produites servent à 90 % à produire de l'électricité, et il n'y en a que 10 % réellement nécessaire à la production industrielle.

La faillite d'Arch Coal est donc, avant tout, un reflet de la crise de l'électricité. Cette crise est mondiale, et, selon les adversaires du renouvelable, si celui-ci est marginal, alors, comment l'effondrement du secteur semble t'il mondial ?

70 % des mines chinoises déficitaires,

10 milliards de subventions allemandes,

faillite aux USA... Bien sûr, on peut argumenter le gaz de schiste aux USA, qui a fait baisser le prix du charbon. Mais beaucoup de mines sont à ciel ouvert, exploitées par des machines de travaux publics, et par la même, peuvent être fermées très rapidement, de même, les licenciements peuvent être expéditifs...

On reste aussi, assez pantois devant ce qui est une faillite, somme toute, assez modeste, comparée à bien d'autres. 4.5 milliards, c'est rien, et rien comparé aux 134 millions de tonnes produites.

A partir de 2011, quantités et prix n'ont cessé de décliner. Là aussi, jusqu'au bout, Arch Coal a distribué du dividende. L'accessoire, le dividende, était devenu le pilier central. Il était non négociable. A cela s'ajoute des frais d'acquisition, pour 3.4 milliards de USD, en pleine période de boom charbonnier.

cette Faillite n'est pas la première. Walter Energy (Alabama), a aussi fait faillite en 2015 ainsi qu' Alpha natural resources et patriot Coal, pour les plus importantes, 30 en tout.

On a donc atteint un des effets pervers du quantitative easing qui a crée des capacités supplémentaires de production d'énergie, totalement non rentables, et qui les maintiennent en vie.

Ce quantitative easing US, a vu ses effets démultipliés par la politique chinoise, où seule le montant de production est regardé et celui-ci est boosté par des niveaux d'investissements, lui aussi, sans rapport avec les rendements possibles.

Il reste que le secteur charbon déjà passé en mode "spéculatif", a vu les faillites se multiplier aux USA (30), et atteindra, par cet effet, la totalité des firmes. Après cela, elles continueront à fonctionner après avoir arrêté les productions les moins et l'investissement tombera en panne, années après années, la production régressera.

Le même phénomène se produira en Chine, parce que, simplement, les puissances publiques ne seront pas en mesure de continuer à financer en pures pertes des montants aussi élevés de production. Le monde capitaliste raillait le communisme. Il souffre des mêmes maux. Simplement, les modalités sont différentes.

Le secteur va énormément se concentrer, élaguer, sans changer à la problématique. il va se restructurer, pour durer plus longtemps et entraînera avec lui des pans entiers de l'économie. on ne produit pas impunément un milliard de tonne de charbon, sans structurer l'espace autour de cette production.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 18:26

Le gaspillage est multiple.
Tout d'abord, un gaspillage de temps et de -manque- d'énergie, "Selon une étude du cabinet Perfony, les cadres passeraient en moyenne seize ans de leur vie en réunion". En réalité, l'article est bien trop indulgent. La transmission d'information est d'abord une culture d'entreprise. La non-transmission est aussi une culture d'entreprise.

La réunion, c'est simple, il y a un type qui travaille beaucoup, un autre, un peu. Et le reste qui fait rien, et qui s'em.. s'ennuie, sans rien écouter et en ayant rien à battre. Mais c'est culturel. le cadre réunionite, même si cela ne sert à rien, pire, est nuisible et sans aucun intérêt.

De plus, réunir des gens qui souvent se détestent, médisent ou se méprisent, ce n'est guère une solution à quoi que ce soit, et multiplie les chausse-trappes.
Sans compter, bien entendu, le nombre de placards dorés destinés aux cadres, et jamais aux autres. Simple serrage de coudes d'une catégorie sociale, sans intérêt économique.

La réunion est finalement, la forme moderne du moulin à vent chargé par Don Quichotte. Inutilité maximale, et suffisance encore plus maximale. Par contre, compétence minimale.

Pour contrer le gaspillage, certains préconisent le bidonville. En oubliant, bien sûr, qu'une concentration de 300 000 habitants au km2, ça bouffe, même peu, ça consomme de l'eau, même peu; ça produit de la merde (beaucoup), et d'autres choses.

"« L'hygiène n'y est pas décente, mais leur agencement calque le modèle des villes durables : compactes, denses, piétonnes, aux rues étroites et ombragées, mélangeant habilement emploi et habitat dans un espace public partagé entre tous qui solidifie les liens sociaux »"

Sans compter, bien sûr, dans ce genre de niaiserie, un petit leg du passé. Le jour où une pandémie d'importance prend son envol, elle y aura de quoi croquer allégrement. Bien entendu, celle-ci n'est pas pressée. Il lui suffit d'attendre que le dîner soit prêt.

"« Sans énergie, pas d'eau potable, pas de transport, pas de cuisson, pas de chauffage ni de lumière dans les maisons, les écoles et les centres de santé, pas de communication et encore moins d'hygiène »".

Nous y voilà donc, à la question de l'énergie. Si l'énergie consommée est faible par tête, 300 000 habitants au km2, ça fait quand même beaucoup. Et aux 300 000 habitants, il faut amener la nourriture, et tous les fluides. La concentration, en elle même, coûte une énergie folle.
Même si, comme on l'a vu dans certains reportages, les trains hindous, ont recrées l'impérial, mais sur le toit...
Le bidonville, lui même, n'est possible qu'avec la civilisation du pétrole. si l'habitat limite existait et existe de tous temps, la taille de celui-ci est directement imposée par l'énergie disponible, et la question n'est pas, finalement, dans le bidonville. Le bidonville est l'habitat des pauvres, qui structurellement ont beaucoup moins de besoins : pas de voiture, pas de douches tous les jours, la loupiotte suffit, souvent désormais existe la télé, mais structurellement, le pauvre dépense beaucoup moins d'énergie que le riche.

De plus, l'habitat informel, voit aussi exister un pouvoir informel, le caïd, le gang, auquel, il faut adhérer ou payer sa dîme, comme dealer, sicaire, ou tondu.

Quand à la difficulté à comprendre de certaines grosses têtes, elle est phénoménale. Certains ont du mal à imaginer que demain ne ressemble pas à hier. Et la cause ? La chute de l'EROI et DU TRE français (Energy return on energy invested ou taux de retour énergétique). On discutaille, comme si c'était un choix, d'adhérer au renouvelable, ou de rester au nucléaire.

D'abord, les centrales, elles sont vieilles, rapiécées, et pas fiables, et ensuite, toutes les énergies faciles ont été exploitées.

Quand Drake fit creuser son premier puits, il fit appel à "oncle Billy", un puisatier, et le TRE n'était sans doute même pas de 1 pour 100. En effet, la pelle la pioche et tout le matériel d'oncle Billy avait simplement été fabriqué avec du renouvelable, du bois, et le charbon lui même ne dépassera le bois aux USA comme source d'énergie que dans la décennie 1880.

Le paysan du delta du Niger, dans les années 1960, lui aussi, n'avait aucun mal à creuser à 15 mètres, avec des outils classiques. Puis il a fallu descendre à 50 mètres. C'était déjà plus compliqué pour le puisatier. Puis à 100 mètres. Là, on change d'échelle, il faut du matériel. Puis à 500 mètres. Il en faut encore plus. Puis à 1500 mètres.... Puis, puis, puis... jusqu'à l'offshore...

Et le TRE qui était à 1 pour 100, passa à 5 pour 100, puis, à 10 puis... dans le pire des cas, il est à 100 %, dans le cas de certains éthanol. On change du combustible solide, en combustible liquide.

Les prix du pétrole ont été de plus en plus élevés. Les prix ont donc écrasés l'économie. Et l'effondrement de l'économie écrase à son tour les prix du pétrole...

On est donc bien à la crise en LLL.

"Les effondrements les plus grands sont plus méchants que les plus petits". Nous dit Orlov. C'est vrai. On peut haïr son ennemi, l'histoire est pleine de ces exemples, encore vivaces. Mais quand l'ennemi s'effondre, cela peut vous causer beaucoup de problèmes et causer votre propre effondrement.

Quand à l'effondrement, il est réel et masqué. Il n'est pas indifférent, que le brut saoudien soit désormais un pétrole extrême, même s'il est un pétrole classique. Les saoudiens ont du construire leurs propres raffineries, pour traiter un pétrole difficile à vendre, parce que trop soufré, trop plein de tout...

D'ailleurs, le torchon brûle, de tous côtés. Les migrants en Europe, dont la vue devient de plus en plus insupportable à de plus en plus de gens, une tension Iran/ Arabie qui ne cesse de monter, une Chine dont on peut se demander si elle n'est pas passée directement du stade d'économie en croissance à économie en effondrement, des USA suspendu aux rébellions en cours, celle de Bundy et celle qui consiste à soutenir the Donald.

Rappelons que la guerre civile, là bas, a été précédée de conflits locaux, que seule le politiquement correct empêche d'appeler "guerres".

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 18:59

Le BDI (baltic dry index) ou indice du fret de la mer du nord, vient de s'effondrer. A cette allure là, les navires trouveront du pétrole... ou du gaz, tellement cela descend. Sans doute, les pétroliers échappent ils à la règle, parce qu'on ne sait pas quoi foutre du pétrole, pas parce qu'il y a une surproduction absolue, ni progrès de production significatifs. Le déluge d'investissements n'a fait augmenter, en dix ans, que de 2 à 3 millions de barils/jour, alors qu'on obtenait de résultat à raison de 1 million de barils jours, pour des cacahouètes...

Le rendement décroissant dans toute sa splendeur.

Le BDI lui, indique un effondrement total du commerce international, et une situation sans issue. Les navires trouvent désormais difficilement des chantiers de démantèlement, en raison de la chute du prix de l'acier.

Mais, désormais, l'époque veut que les importants craignent la seule évocation de la réalité. Ils sont dans la narrative, et pas dans la vie. Seule, "l'extrême droite", désormais, à un langage de vérité.

Que ce soit pour "l'économie", ou les "migrants", l'heure est au mensonge d'état, à l'écrasement de la vérité, et des manifestations non politiquement corrects, où là, on trouve effectivement des forces de police en nombre suffisant et réprimant, et non quand il y a des agressions à la pelle.
le motif en est que les consignes sont claires : regardez ailleurs et classez sans suite, quand cela concerne les dits migrants. Dès fois que l'extrême droite en profiterait.
En réalité, l'extrême droite profite d'un discrédit général, causé par les mensonges en tous genres, petits et grands.

Pour l'économie, malgré le déluge de milliards, c'est aussi le krach des actions. Le "mieux", observé, n'était que de la propagande, le LLLL que j'avais décrit. Le plateau indiquait que la situation avait cessé -provisoirement- de se dégrader, ou se dégradait lentement, ce qui était tolérable.

Mais, même la consolidation boursière vient d'éclater.

Dans tous les cas, le problème est unique. Le pouvoir est trop attaché à faire plaisir au patronat, et à ses vaches sacrées, même si celles-ci se révèlent tuberculeuses. Migrants ? Décision du patronat. Il lui fallait de la main d'oeuvre, et tant pis si celle-ci est totalement inadéquate, et bientôt inutile pour cause de robolution. On ne voit pas si loin, chez le patronat, sinon, on ne demanderait pas tout ce qu'ils demandent, ce qui est la voie royale vers le pic à glace ou l'échafaud.

Il y a beaucoup de têtes chez les importants, mais le nombre de cerveaux est proche de zéro.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 23:49

Un lecteur m'a demandé mon avis sur un article de Lugan, concernant l'Afrique et le pic pétrolier.

"La seconde est structurelle. Elle découle du fait que, contrairement aux prévisions alarmistes, il y a en réalité du pétrole partout dans le monde et les progrès constants de la technologie permettent de l’extraire à des profondeurs de plus en plus grandes. Sans parler naturellement de l’arrivée du pétrole de roche américain."

Il existe un tas de gens qui ne savent même pas dans quel monde ils vivent. Ils ne comprennent pas l'économie capitaliste et sont influencés par des biais et des croyances. Soyons clairs et basiques, donc.

On consomme environ 90 millions de barils/jour, et on en produit un peu plus. C'est ce "un peu plus", de l'ordre de 2 millions de Barils /jour, qui pose problème.

Bien sûr, on en stocke. Mais contrairement à la pub d'il y a 30 ans et plus, on ne stocke pas les produits pétroliers n'importe où. Ils faut des capacités pour cela.

Dans des endroits, on a 3 mois de stocks de sécurité, dans d'autres dix jours, on peut en construire, mais c'est long, et en garder dans les pétroliers. Mais la marge était plus que réduite. En quelques jours, on arrive à la réduire à néant.

Donc, il faut vendre, à tous prix, pour se débarrasser, et amener à la hausse de la consommation. Et celle-ci a beaucoup de mal à redécoller. Chez les utilisateurs, on peut faire un peu plus de kilomètres, ou essentiellement, stocker du fioul. Mais même cette capacité, ça ne va pas chercher loin.
Donc, on se retrouve vite, de fait, en surproduction.

A cela s'ajoute, le problème des coûts.
Je rappellerais que prospection et forage, (pétrole classique) c'était (en USD) :

- 150 milliards en 2000,

- 250 milliards en 2006 (ce qui avait conduit à une légère augmentation de production),

- 763 milliards en 2014, soit 513 milliards de plus qu'en 2006, pour une augmentation de production égale à zéro,

- 595 milliards en 2015,

- 522 milliards en 2016. Logiquement, une chute de 241 milliards de USD d'investissements va provoquer A TERME une chute de production.

Le Moyen orient, en a encore sous la pédale, mais pas pour compenser une déplétion de 5 millions de barils/jour par an. Si, en plus, la guerre totale ne s'y allume pas.

Pour ce qui est de l'augmentation de la production, il est obtenu grâce à 3 choses : le système fiscal américain, le quantitative easing, le dollar. Eléments totalement in-exportables ailleurs.

Avec un déluge de USD, de l'ordre de 5000 milliards, on a pu produire aux USA 4 millions de barils /jour supplémentaires, et du gaz.

Il est clair qu'aujourd'hui, cette source de financement, à quasiment disparu. La déplétion des puits se fait en 56 à 60 ans, aux USA, gavés de subventions du gouvernement fédéral pour les puits marginaux, et un puits de pétrole de schiste, vit entre 5 et 6 ans, avec une chute de 75 % au terme des deux premières années.

Donc, s'il y a du pétrole partout, il n'est pas exploitable économiquement partout. Quand à fournir le même montant de production dans la durée, c'est impossible.
Le capitalisme est un flux d'investissements, quand il ralentit ou se retourne, c'est souvent une crise grave, voir l'effondrement.

Le gaz de schiste américain, lui, a simplement switché le charbon dans la production d'électricité. c'était le seul endroit qui pouvait absorber ces quantités plus importantes, parce qu'en électricité, il y a toujours d'énormes capacités inemployées. Choses qu'on reproche aussi au renouvelable, mais jamais au classique...

Cette quantité supplémentaire, donc, ne se renouvellera pas. Ce qui fait la faillite ou pas, des compagnies, ce sont les trésoreries, et les échéances. Il est courant aux USA de ne payer qu'aux échéances, intérêts et capital. Donc, la baisse des prix n'a un effet qu'à terme, et les capacités de production existantes, intéressent toujours quelqu'un, ce n'est qu'une histoire de prix de vente. Même si un puits de pétrole de schiste peut ne pas valoir et produire grand chose, un rachat à une compagnie faillie peut se faire à très bon compte... Après, en creuser d'autres, une fois qu'lls ne produiront plus rien, c'est un autre problème.

Il est curieux que la plupart des gens soient incapables de comprendre les mécanismes, finalement pas très complexes, du capitalisme. Et croient que ce qui vient d'arriver sera éternel. Sans investissement, pas de production. Et l'investissement est désormais trop cher. Il a été propulsé, pendant un temps, mais n'échappe pas à son manque de rentabilité. On y a mis beaucoup de pognon mais le problème, c'est qu'il n'y a plus le retour sur investissement pour que cela perdure.

Enfin, dans le contexte actuel, je vous invite à relire, revoir "Autant en emporte le vent", et aux jeunes européennes, à s'entrainer à tirer au revolver à bout portant.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 18:43

Ce que l'on pense en haut, et ce que l'on raconte en bas, c'est totalement différent.
Une guerre de religion, c'est quasiment l'archétype de la manipulation. Le type d'en bas, CROIT combattre pour une certaine chose, sinon, il ne combattrait pas, mais le type d'en haut, lui, est souvent totalement sans foi ni loi. Et c'est lui qui crée le conflit.

Parce que dire de mourir à un type "d'en bas", pour un gazoduc ou un éventuel gisement de pétrole ou de gaz, ou du coltan, ou pour "la cause", c'est entièrement différent. La motivation ne sera pas du tout la même.
Dans un cas, on trouve des mercenaires, mais le problème du mercenaire c'est que quand ça devient chaud, il déguerpit, capitule facilement, se rallie souvent, bref, il n'est pas fiable et en tout cas n'a pas la fiabilité d'une armée de conscription, ou d'une armée de fanatiques.

Il faut simplement trouver le moteur le plus efficace pour avoir des combattants motivés.

A l'heure actuelle, ou il y a peu le jihadiste de base comprenait il qu'il combattait pour qu'une ou plusieurs familles royales continuent allégrement à se bourrer la gueule, se défoncer, et à se taper des putes par camions entiers ? Non, ce n'est pas ce qu'on lui avait dit...

Après, quand le soldat en vient à douter, cela devient problématique. C'est pire aussi, si le soldat est un mercenaire avec une large couche de motivation idéologique, ou religieuse...

ça devient dangereux pour tout le monde. Après, il peut décider de s'autonomiser, et de faire correspondre ses voeux et ses actes. Raison pour laquelle il peut se faire lâcher par ses parrains. Le mercenaire colombien, au Yemen, c'est du sûr, on sait qu'il est là pour le pognon, et que si on ne veut plus de lui, il suffit de lui dire. L'inconvénient, c'est que le combat très chaud, où l'on perd beaucoup de monde, très peu pour lui.

Alors, il reste, comme pour l'état islamique, le rétablissement de la conscription, et la levée de force. Là aussi, inutile de dire que la motivation voisine le zéro, que les populations du moyen orient ont une grande aptitude à la désertion, et qu'on assiste même, malgré la terreur, à des manifestations...

Qu'au XVI°siècle, Le Shah ait choisi la religion minoritaire qu'était le chiisme comme religion d'état, n'était qu'une manière de dire qu'il se foutait du Calife, à Istambul.

Comme le protestantisme dans les pays du nord, une manière de rompre avec Rome.

D'ailleurs, à cette époque, suédois et danois ont changé de religion, à l'insu de leur plein gré, parce que, sur le terrain, rien n'avait changé. Le prêtre était toujours le même, et les choses et rites changeront de manière continue et imperceptible.

Catholiques la veille, ils se réveillaient protestants, sans même savoir qu'ils protestaient. En tout cas pas contre le pouvoir local, qui en cueilli tous les fruits...

Cela n'empêchera pas, plus tard, ces mêmes suédois être féroces sur le champ de bataille, et luthériens convaincus. Mais on ne leur avait certainement pas demandé leur avis...

Dans le cas de l'Iran et de l'Arabie, le conflit est à la fois religieux, énergétique, ethnique (un perse n'est pas un arabe), d'ailleurs, quand Ataturk aboli le Califat et luttât très énergiquement contre le fond religieux sunnite, il ne se comportait pas autrement. Il voulait gratter l'islam, pour redécouvrir la turquité, ou pour turquifier, un pays qui ne l'était d'origine, que très peu.

Aujourd'hui, l'islamisation de la Turquie recouvre un projet néo-ottoman. C'est un projet politique, auquel on donne un vernis religieux. Parce que turcs/arabes/kurdes, ça ne se supporte pas non plus. Et que les antagonismes y sont forts. Et que pour créer, gouverner un empire, il faut souvent disposer de relais locaux, qui sont ce qu'ils sont, mais qu'il faut bien justifier, créer, quelque fut le moyen.

Le conflit irlandais fut il, est il encore une guerre de religion ? Oui et non. Entre une population de colons, et une population indigène, qui avait absorbé et assimilé les différentes vagues de conquérants, le protestantisme du XVII° siècle, fut, pour les gouvernants, un vecteur de domination inespéré, qui, cette fois, bloquerait toute assimilation.

Si les catholiques irlandais furent totalement écrasés, on n'essaya même pas de les convertir. c'eût été perdre une masse de gueux trop intéressante à écraser d'impôts...

Petite nouvelle sans rapport. Le baril de pétrole atteint les 33 $, et la bourse chinoise continue de s'effondrer...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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