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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 23:42

De la production de charbon.

Et pas qu'un peu. 30.2 %. 11.3 millions de "short tons" (1 short ton ou tonne courte de 2000 livres = 907 kg), soit, 10 millions de tonnes la semaine. Il n'y a pas si longtemps, la production atteignait (2008) 1063 millions de tonnes. On en serait ici à la moitié.
les mines les plus touchées sont l'ouest, le charbon surtout destiné à l'électricité.

L'impression que donne le secteur, c'est celui d'un évier qui se vide, soudainement.

On peut y voir, le signe d'un effondrement économique certain, avec tous les effets en amont et en aval. Réductions du pib, par réductions quantitative de production, réduction des transports, réductions des commandes, réductions des salaires, réductions des retraites.

Voilà, c'est la total.

Alors, dans ce contexte, voir un "populiste", l'emporter, ce serait chose normale. Surtout que ces faillites ont laissées du sang sur les murs. Chaque charbonnier qui tirait le rideau a laissé une ardoise carabinée.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 17:49

La question du charbon devient épineuse, ardue, socialement et politiquement explosive, au niveau mondial.

Pour la première fois depuis 1750, et hors baisses peu significatives des périodes de guerre, production et consommation de charbon ont baissé l'année dernière.

Cela, d'ailleurs, est très conséquent :

- les pays leaders : Royaume Uni et Turquie, - 16 et - 13 % de consommation,

- USA : - 11 %, à cela s'ajoute que les USA sont un très gros producteur, des états entiers dépendent des mines, que ce soient de charbon, de fer, ou des forages d'hydrocarbures, et que ces crises se rejoignent et se conjuguent,

- les "petites" baisses : Chine, - 6 % (mais sur la moitié de la consommation mondiale), Japon et Canada, - 5 % chacun, , Indonésie, - 2 % (le pays avait surmonté son pic pétrolier en faisant appel à sa production de charbon), et Mexique, - 1 %.
- Les pays "encore en croissance", Inde ( + 3 à + 6 %), et l'Australie, burné au possible en fossile. Mais, même ces pays n'échappent pas, eux aussi, à la crise. Les stocks de charbon des centrales thermiques indiennes, au plus haut, les infrastructures ferroviaires, au plus bas, et totalement engorgées, rendent difficiles une augmentation de la consommation, et l'Australie, c'est très loin, il faut deux tonnes de charbon pour faire une TEP (tonnes équivalents pétrole), et un minéralier ne se charge pas comme un tanker.

Le problème du charbon australien, c'est comme ses compagnies aériennes, c'est loin de tout, et son marché local est étriqué. 77 % de son charbon est exporté, ce qui le laisse à la merci de la demande extérieure, notamment chinoise, peu soucieuse d'encombrer encore ses stocks, dans un contexte d'explosion sociale dans le charbon.

Le sous traitant a toujours eu l'avantage de pouvoir être jeté comme une chaussette. De plus, les financements des projets ne sont pas évidents à trouver, et le cas US prouve que les faillites sont très, très vite arrivées, dans un secteur hier solide.

Cette question du charbon peut sembler anecdotique. Mais le problème est réel. SI les consommations ont évolué, et certains pays ont baissés certaines consommations d'énergie, il faut voir qu'en réalité, mondialement, les strates n'ont fait que se surajouter.

On n'avait jamais autant consommer de bois, même si, localement, les pays développés se sont reboisés, ou certains pays du 1/3 monde, totalement déboisés ont cessé de brûler du bois, faute de combattants, les consommations de charbon, gaz, pétrole et uranium n'avait cessé de progresser.

Bien sûr, on avait "switché", selon les époques entre les uns et les autres. kennedy, en 1960, disait que le charbon US était fini, et que les mineurs seraient reconvertis (ils ne l'ont jamais été), mais l'économie de marché, c'est d'abord, avant tout, et seulement, des histoires d'énergie.

Le fait que le secteur du charbon soit totalement en faillite, "hors de contrôle", au niveau mondial, est une donne nouvelle, importante, incontournable. Bien sûr, certaines crises localisées, comme connues en Europe, avaient ravagées certaines régions. Mais elles étaient localisées, relativement peu importante, et le contexte permettait leur prise en charge...

On ne prend pas en charge un Tsunami.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 01:07

La production d'électricité US via le charbon baisse. On produit là bas, désormais, autant par le charbon que par le gaz, ce qui indique une nette baisse (et une nette hausse du gaz). Et en même temps, est moins étonnant qu'il n'y parait.

En effet, c'est une question d'investissement /désinvestissement qui est en cause. Les centrales thermiques au charbon sont massivement déclassées. Elles sont anciennes, et il ne reste presque plus de centrales fonctionnant aux déchets de pétrole.

Ce sont d'anciennes centrales, des années 1950, 1960 qui sont massivement concernées. Et ce, dans un contexte de baisse de consommation.

Les capacités électriques basées sur le charbon ont été massivement investies entre la fin des années 1960, mais surtout après 1970 et jusqu'en 1990, pour être quasiment abandonnées aux alentours de 2000, et on a eu un bref regain après 2005, tari depuis. Le gaz a été massivement investi après 1990, et surtout dans la décennie 2000.

Donc, logiquement, le charbon US, en pleine crise, va avoir des problèmes de plus en plus aïgus de débouchés.

Pour pouvoir le consommer, il faudrait investir massivement dans le débouché (90 %), qu'est la fabrication d'électricité. Mais en la matière, l'envol de la demande au début de la décennie 2000, puis son effondrement, on durablement, et en maints lieux, dégoûtés des producteurs de l'investissement en la matière, quand cela ne les a pas mis au bord de la faillite.

En même temps, le stockage de l'électricité, qui se profile, déclasserait aussi beaucoup de centrales électriques, tant gaz que charbon, utilisée aux alentours de 50 % du temps.

Surtout, les centrales combinées étaient rares, dans les années 1960 et 1970, pour ne pas dire inexistantes... Ce qui n'est pas le cas des centrales à gaz des années 2000. Et pour ne rien dire de la cogénération, en générale très absente des centrales au charbon.

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 00:13

Visiblement, la crise du charbon n'est pas finie aux USA. Les stocks dans les centrales thermiques atteignaient en fin d'année 197 millions de tonnes, de quoi fonctionner pendant plusieurs mois, une centaine de jours, et ils étaient en forte augmentation.

En effet, depuis septembre, une quarantaine de millions de tonnes de stocks ont été ajoutés à ceux existants déjà.

Comme on est passé d'un trafic de 94 000 wagons à 75 000, on peut prédire sans peine que les compagnies de chemin de fer vont prendre le bouillon. En effet, le gros de leur clientèle, c'est le charbon, (40 %), suivi du fer et de l'acier. il n'y a pas si longtemps, c'était 140 000 wagons qui étaient expédiés... Nul étonnement, donc, de voir des lignes fermées, et des gares centenaires, abandonnées.

tout, la tempête parfaite va s'abattre sur ce paradis du plein emploi, jumelé à l'inactivité et aux soupes populaires, sous forme de "food stamps".

Il faudrait leur apprendre, que dans l'orthodoxie néo-libérale, le stock, c'est pô bien, et qu'il faut pas en avoir. Bandes de petzouilles. En effet, des stocks permettent de servir le consommateur final, sans lui asséner derrière les oreilles des prix sanglants.

On voit d'ailleurs, aussi que les exportations déclinent fortement. Si seulement les grenouilles voulaient bien arrêter leurs centrales nucléaires, et commander une petite centaine de millions de tonnes, ou mieux, deux cents, on pourrait même bénéficier de prix avantageux...

Crise localisée ??? Non, en Chine, c'est bien mieux, la plupart des firmes liées au charbon ou à la métallurgie, sont incapables de payer ne serait ce que les intérêts de leurs emprunts. Visiblement, il y en a qui ont pas attendus d'être conduits à l'échafaud, et qui ont préférés y aller tout seuls.

Dans le grand effondrement généralisé, visiblement, il n'y a qu'une seule inconnue, au final. Qui c'est qui s'y colle en premier ? (On peut ploumer, si l'on veut).

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 17:40

Personne, dans le monde, ne connait la signification profonde de la faillite de Peabody et d'Arch Coal, et d'ailleurs, peu de monde connaissent la nouvelle.
Mais si l'on veut faire une prédiction, c'est la fin du calendrier maya qu'il faut évoquer, et dans le sens amérindien, la "fin d'UN monde", et non pas la fin du monde.
Le soleil qui tombe, aigle qui descend (Cuauhtémoczin), est suivi d'un renouvellement des temps.

Entièrement différend. Et d'ailleurs, très meurtrier. La population du Mexique, entre 1500 et 1700, passe de 25 millions à 1.1 million.

La crise des charbonnages européens dans les années 1950 a commencé aussi par une surproduction importante, ayant conduit à des fermetures, des reclassements. A l'époque, la bonne tenue économique, le fait que les charbonnages soient nationalisés, avaient permis d'étaler la crise.
Aujourd'hui, 50 entreprises charbonnières US ont déposées le bilan, Peabody, la première, devrait suivre sous peu, les dettes seront effacées, ainsi que les retraites versées, des mines fermées, la production réduite, et les prix continueront à baisser. En effet, "débarrassés" de bien des charges, ils pourront continuer la guerre des prix, avec simplement quelques concurrents en moins. Le phénomène de dépôts de bilan, est en cascade et finira par entraîner tout le secteur.


Côté chinois, le topo est le même, stocks monstrueux, investissements énormes et infondés, mines fermées. Et une fois qu'une mine est fermé, laissée à l'abandon, elle se dégrade vite et c'est très compliqué de la remettre en fonctionnement. Et très coûteux. D'ailleurs, je me souviens d'un vieux sciences et vie qui parlait de la production -éventuelle- charbonnière française. Il était possible de retrouver un niveau de production des années de gloires, le seul problème était de savoir à quel prix, et si c'était économiquement soutenable.

La réponse était non, le prix espéré rendant toute vente impossible.

En Inde, les stocks atteignent 84 millions de tonnes, que ce soient dans les mines ou dans les centrales thermiques, ce qui a conduit à la fermeture de beaucoup d'entre elles. 84 millions de tonnes, cela correspond, grosso modo à deux mois de consommation. D'ailleurs, l'Inde ne possède pas les infrastructures nécessaires pour augmenter beaucoup les consommations. le charbon est médiocre, et le réseau ferroviaire est ce qu'il est, antédiluvien, surchargé, et incapable d'avaler plus qu'il ne débite déjà.

Le problème du charbon est que 90 % sert à la génération d'électricité et 10 % (le plus rentable) est un charbon sidérurgique. Les deux secteurs sont en crise, et si des réglementations sont incriminés, elles ne sont pas en cause, réellement. En effet la réglementation intervient quand le secteur faiblit. Et de plus, la concurrence du renouvelable est difficilement surmontable.
Les investissements pour l'électricité sont lourds, mais après, le renouvelable, lui, a très peu de frais.

Au contraire des autres moyens de génération de l'électricité, dépendant de plus d'un système économique en crise.

Dans les années 1970, on nous expliquait doctement que le charbon européen, à faible productivité était déclassé par les mines US et australiennes, si mécanisées et mécanisables. C'était vrai. Maintenant, ces firmes mécanisées sont elles mêmes en crise, et une crise mortelle, parce qu'avec leur structure, leur point mort est très haut.

Les mécanismes capitalistes se révèlent très pervers, quand tout un secteur flanche.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 00:42

Atlantoc (dans le nord), n'a même pas eu besoin, comme Atlanta, du passage du général Sherman ou d'un quelconque jihadiste pour être détruite de fond en comble.

65 % des recettes fiscales sont perdues et 28 % des fonctionnaires ont été viré. 1000 fonctionnaires sont mis à pied le 8 avril, le temps que l'argent rentre.

Le maire de la ville a appelé l'état au secours, mais celui-ci demande la mise sous tutelle, qualifiée de "dictature fasciste", par le maire. Réduction à Hitler, là aussi.
Il reste que la chute des recettes, laisse voir l'état réel de l'économie locale. Insignifiant. Pendant ce temps, les grandes entreprises, par les traités transnationaux, veulent voir sauvegarder leurs investissements financiers, mais visiblement, ils se trompent d'époque.
Il est clair que le bal va s'arrêter et les carrosses redevenir citrouilles.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 17:00

L'industrie minière est en phase d'agonie. Les unes après les autres, les compagnies US déposent le bilan, ferment les mines les moins intéressantes, et cassent les prix sur le reste. Total, les prix baissent encore plus, et d'autres compagnies déposent à leur tout leur bilan. Bien sûr, sans liquidation judiciaire, le jeu de la concurrence est profondément faussé entre ceux qui ont sauté le pas, et les autres, principalement, aux USA, pour les pensions de retraites.

Le nombre de retraités étant plus important que le nombre d'actifs, il est clair que c'est "une mine", d'économies.

Globalement, l'industrie minière US, traditionnellement très importante, a perdu 227 milliards de USD en 2015, autant qu'elle en avait gagné dans les 8 années précédentes.

Cette médiocrité des résultats explique la médiocrité des résultats de la firme Caterpillar, spécialisé dans ce matériel. De plus, il y a bien longtemps que l'industrie minière avait liquidé sa main d'oeuvre, au profit des machines.

Dans ce monde ravagé, on peut voir l'inexistence réelle de l'économie tertiaire. En réalité, celle-ci dépend réellement d'un soubassement industriel, agricole et minier important. Et si ce n'est ici, c'était ailleurs.

Quand celui-ci montre des signes évidents de stress et de souffrance, le reste ne suit pas. Effectivement, le coût de la main d'oeuvre dans les mines US, avait été switché au profit des machines. Il n'en restait que la production des mines de charbon n'avait jamais baissé. Elle avait augmenté, avec des équipes réduites et très mécanisées.

Le solide consiste surtout à extraire dans un premier lieu, du charbon, dans un deuxième temps, du minerai de fer, et enfin de la bauxite. Ce sont les 3 minerais, significatifs en matière de volumes produits, le reste étant grandement du pipi de chat.

Ces productions souffrent actuellement, même l'aluminium, et la production de bauxite est de l'ordre de 40 fois moindre que celle de charbon, et 10 fois moindre que celle de fer.

Une bonne partie du réseau de transport n'existe que pour ces productions, et leur affaiblissement et/ou leur disparition les fera rentrer en crise, s'ils n'y sont pas déjà. Aux USA, des gares ferroviaires vieilles de 150 ans, sont rayées de la carte, des trains sont stockés en plein désert, et même l'industrie de bois, est touchée. celle-ci misait sur le granulé, destiné au chauffage, mais le marché est plombé. Ceci aggrave aussi la crise des chemins de fer, dont cette industrie était largement utilisatrice.

A cela s'ajoute, bien sûr, la crise pétrolière, et celle, moins connue, du gaz. Et le tableau est complet. En effet, la crise du charbon est une conséquence de la baisse carabinée des prix du gaz, ce qui est loin d'être bon pour la production.
Total : charbon, fer, bauxite, pétrole et gaz voient leurs prix baisser, les investissements se réduire ou mieux, désinvestissement complet. On peut donc voir une crise très profonde, avec un peak minéral qui ne pourra pas se redresser.

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 17:49

L'attentat contre l'ordre établi se poursuit.

Malgré tous les rires forcés de Clinton, il y a une chose d'incontournable, en matière économique. C'est l'effondrement, qui décale complétement toute la classe politique richissime avec la réalité.

Le phénomène que j'avais déjà décrit pour le transport aérien US se produit dans le charbon. Tous les exploitants déposent le bilan, les uns après les autres.
50 compagnies US ont tirés le rideau et se sont mis sous la protection du chapitre 11, ou loi des faillites.
Les prêteurs viennent de perdre leur argent, et les retraités, leurs pensions. Bien entendu, toutes les mines ne fermeront pas, certaines continueront leur activité d'extraction mais la plupart souffriront. Souffriront aussi les compagnies ferroviaires pour qui le charbon US était 40 % de son fret. Logiquement, ce secteur devrait aussi, s'effondrer.

Là aussi, l'exportation, vue comme une panacée, n'a rien apporté de bon, c'est de l'exportation à prix bradés.

Mais cela n'a pas empêché la demande de baisser aussi ailleurs.
On avait dit que le King Coal était mort. En réalité, il vient de mourir dans la décennie 2010. Supplanté par le pétrole, partout où c'était possible, il n'était utilisé que dans la sidérurgie et surtout la production d'électricité. Mais celle-ci elle même décline en Europe, et est victime de concurrence.

si la totalité des producteurs US de charbon n'ont pas fait faillite, il est clair que tous le feront. La distorsion de concurrence que ces faillites entraînent (le failli qui continue son activité a automatiquement moins de frais), entraîneront tous les autres dans la tourmente. Le failli, en effet, peut vendre moins cher...

Peabody a vu son cours de bourse passer de 1300 usd en 2008, à 2.21 usd aujourd'hui. Autant dire que le capitalisme charbonnier n'existe plus.
Il n'existe plus aussi en Chine, en grave crise de surproduction, va fermer un site charbonnier sur deux. En cause, une production poussée à un train d'enfer, qui est arrivé à la surproduction, qui elle même a entraîné un effondrement des prix.

L'ère du charbon, donc, ne se termine pas par manque de charbon. Quand même la concierge est au courant que c'était n'importe quoi, c'est que c'était vraiment, n'importe quoi. La croissance chinoise ??? Pfft !!!

Les Brics étaient un pied dedans, un pied dehors le système. Dans la crise actuelle, ils vont regretter amèrement le pied qui était resté dedans.

Une Clinton élue, un Juppé élue d'extrême justesse, par manque d'information du public sur l'effondrement, n'arriverait qu'à faire une crise de régime d'une incroyable violence.

La crise chinoise n'est pas un atterrissage en douceur, c'est déjà une crise d'une incroyable violence, et fermer la moitié des mines de charbon, cela veut dire aussi, diminuer drastiquement la production.

Je vous laisse donc deviner l'état de l'économie réelle...

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 17:23

Bon, un attentat, plutôt deux ou trois, ont eu lieu en Belgique. Drames collectifs et personnels s'il en est. Mais gros point d'interrogation quand à ou aux auteurs.
C'est vrai que le Gladio n'a absolument jamais tué personne en Europe. Il faut bien des abrutis décervelés pour faire le boulot, et fournir les "cadavres frais" de justification, dixit Goering. Et puis, l'avantage, c'est qu'un cadavre, c'est beaucoup moins bavard qu'un vivant. On arrive à le faire parler, mais beaucoup moins bien que quelqu'un qui peut jacasser.

Qui était donc la cible ? Les peuples européens qui doivent se soumettre aux règles impériales, qui, ne manqueront pas de lui être imposées, notamment les "lois travail". Et l'euro, sensé mettre au pas de l'oie cette population attachée à ses acquis sociaux.

Enfin, pour ceux qui ne seront pas mort de la remontée de la mortalité. Et qui pourront le faire...

Ceux qui vont en profiter ? Trump d'abord, qui se voit justifier sa politique anti-immigrés, les partis "d'extrême droite", selon la terminologie officielle et anti-raciste, c'est à dire ceux qui veulent un état et des frontières, et des règles du jeu pour tout le monde, et pas des règles du jeu qui ne s'appliquent pas aux élites.

C'est aussi la marque d'un pouvoir aux abois, qui cherche dans le durcissement sa propre survie.

Hélas, le choix de candidats acceptables pour la population et pour l'élite se réduit. Le coup de 2008 avec Obama, ça a duré 8 ans, mais il faut reconnaitre maintenant fait long feu.

On voulait sortir l'hispano, avec Rubio, mais il n'y a plus de jus dans la machine économique. Et l'élite immigrationniste commence à inquiéter tout le monde.

" the emperors increasingly opened the borders to immigrants. This might have turned out better if the economy had been thriving. But with the economy in sharp".

Phénomène qui inquiète même les latinos arrivés de longue date, sans compter, qui inquiète même les nationalistes noirs de la Nation of Islam de Farrakhan où, au grand étonnement de l'élite, les latinos ne se sentent pas solidaires de ceux qui arrivent, où les noirs des musulmans qui voudraient rentrer, mais s'inquiètent simplement pour leurs jobs, déjà mal payés, et qui pourraient l'être plus mal encore.

C'est l'effondrement économique, qui entraîne l'effondrement politique de la caste dirigeante au pouvoir, à travers les partitocraties, ou "partis uniques à deux têtes".

Les républicains US ont fournis tout ce qu'il y avait de plus acceptable pour eux, comme choix au peuple. Il ne reste que Kasich en course, complétement largué. Quand à Cruz, il ne s'adresse qu'aux intégristes chrétiens, qui lui ont donné l'Utah. Mais il a perdu le Nevada, où, le vainqueur, Trump, a emporté tous les délégués.
Alors, que reste t'il ? Bander toutes leurs forces pour mettre Clinton au pouvoir ( back to the XX° century ?), avec quelques affrontements arrangés avec des "partisans" de sanders ?

C'est à mon avis, douteux, parce que l'économie est littéralement en train de se liquéfier...

Alors, l'empire peut facilement prendre l'offensive, en Amérique du Sud, ou en Europe, pour pouvoir garder la main, le seul problème, c'est que son économie s'effondre.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 21:32

Les gouvernants ici présents visiblement souffrent de troubles aigus du comportement. Payer 3 millions d'euros pour une campagne anti-raciste, il fallait le faire, au moment, où une vague d'attentats secoue la Belgique.

Une Belgique qui défendait son action anti-terroriste, sans aucune vergogne. Il faudrait leur rappeler qu'aux temps de l'occupation combien de temps vivait un résistant entré en clandestinité ? 6 semaines, en moyenne.

Un occident qui a miné la Syrie, pour changer son gouvernement. Un occident qui a miné l'Ukraine, pour aller tâter de l'ours russe. Un occident qui a détruit combien de pays, au nom des droits de l'homme ?

On reste d'ailleurs subjugué par la différence entre les attentats de Paris et de Bruxelles. Les Kamikazes en France, qui se sont fait exploser, ont fait combien ? 1 mort ?

Mais l'effondrement du front économique est plus impressionnant que l'effondrement du monde politique. Les magasins ferment par douzaines aux USA, et les rayons se vident, prenant l'air de magasins soviétiques ?
Politique volontaire, ou falaise de Sénèque visible aussi dans l'alimentation ? Je Pencherais plutôt vers la deuxième branche de l'alternative. Le système est incapable de fonctionner sans un volant de commande important. Quand il n'est pas là, l'usine est arrêté, et quand plusieurs ne sont pas là, plusieurs usines sont arrêtés. Cela entrainant la rupture d'approvisionnement dans tout le pays. Le monde du transport aussi un stade critique. Comme certains comtés. Ils risquent d'être rayé de la carte, comme certains l'ont été, du jour au lendemain.

Certaines activités, simplement, disparaissent totalement et simplement quand l'activité baisse. Certaines activités résistent à des baisses de 70 % du chiffre d'affaire.

Vu la mentalité régnant aux USA, je parierais donc plus aisément sur un niveau d'équilibre positionné assez ou très haut, et ce niveau d'équilibre n'est plus atteint, entraînant la totalité du système dans la chute.

Certains centres commerciaux sont purement abandonnés, des chaines de magasins n'arrivent pas à retrouver l'équilibre économique, même après avoir fermé les plus déficitaires.

Faut il rappeler que la consommation, c'est 70 % du pib des pays occidentaux.

Pendant ce temps, une révolution de couleur s'allume au Brésil, avec toujours le même allumeur. Sur ce point de vue, les gauchistes sont souvent les idiots très utiles du système.

Pour EDF, Macron a l'air de vouloir en découdre. Il faudrait lui rappeler qu'il faut gérer les industries névralgiques avec les salariés, faute de quoi on s'expose à beaucoup de déconvenues.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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