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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 01:23

Les signes ne manquent pas. Volkswagen est sans doute mort, la class action en cours aux USA, en plus des amendes se montant à plusieurs dizaines de milliards de USD, va probablement ruiner l'entreprise.

174 plaignants, mais aussi des concessionnaires, et de la concurrence déloyale. Voilà, le tableau est complet. Avec le zeste US en plus. La félonie, est, là-bas, un crime très grave. Donc qui peut être puni par des dommages punitifs dantesques.

En Corée du sud, les chantiers navals sont sur la paille, après la perte de milliards de dollar dans la construction, et notamment celles de plate-formes pétrolières. Il reste que la nouvelle la plus grave est la perte de la cadence de construction, qui tirait les prix vers le bas.

Air France, malgré une palette d'articles élogieux, ne montre aucun signe significatif de mieux être : son capital n'existe pas.

Un futur candidat à la présidentielle nous avait expliqué la valeur zéro d'une entreprise. Ici, on est en valeur négative, malgré "l'amélioration", causée par une cause externe, la baisse du prix du pétrole, et pas du tout grâce à sa gestion...

Dislocation, donc, de la mondialisation...

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Published by Patrick REYMOND - dans transport aérien
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 19:14

La dislocation se généralise. Parfois officiellement.
Aujourd'hui, c'est la Norvège qui parle de

son voisin suédois, et de la crise des migrants, ou plutôt de la crise du laxisme, ayant abouti à la crise des migrants.

Areva est dans un bourbier finlandais qui n'en finit pas. A l'image du F35 américain, on s'imaginait qu'il serait facile, aisé, de passer du plan à la réalisation. Ce machin, à l'image du F35, personne n'ose l'arrêter.

Pour ce qui est de l'union européenne, après un Brexit, on aura sans doute un csexit. A l'heure actuelle, seul un fou furieux peut rêver de rester dans l'UE. Un fou furieux, ou un débile mental.

Au Dakota du nord, toutes les opérations de fracking sont suspendues. L'économie de cet état devrait logiquement s'effondrer. Si ce n'est déjà fait, et retourner à l'état antérieur, c'est à dire pas grand chose, et même encore moins, avec toutes les zones polluées qu'ils laisseront derrière eux, pour des décennies. En Alberta, d'ailleurs, les compagnies ne paient même plus les locations de terrains.

Dire si c'est une victoire séoudienne, je ne sais pas. Toujours est il que la logique capitaliste veut que disparaisse celui qui est le moins rentable.

Quand au FMI, lui même reconnait la chute de la croissance, et personnellement, j'en rajoute une couche en qualifiant cette croissance de fictive. Ce qui a commencé au niveau mondial, c'est bien la décroissance. Qui croit le 6.9 % chinois ? Pas même le gouvernement chinois. Elle était au plus de 2 %, elle est sans doute en négative, mais la courbe du FMI, indique, une chute continue de la croissance, qu'on peut mettre en parallèle avec la courbe de consommation pétrolière, qui ne cesse de s'aplatir, et ne progresse que difficilement, même en période de prix bas.

Le FMI indique à chaque année, un rebond, indiquant un dogme, un article de foi ou une prière, plus qu'un élément objectif.

Au centre de la crise sont les 5400 milliards, investis dans le "shale oil industry", et qui n'ont aucune chance d'être remboursés.

Mettre des taux zéro, c'est très intéressant, mais très bête. En effet, toute notion de risque a disparu chez les "investisseurs".

Les mécanismes économiques jouent désormais contre l'économie existante. A plein régime.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 21:42

Le système semblait bien verrouillé aux USA. Pourtant, visiblement, dans les primaires, il est en train d'imploser.

"De Defensa", parlait d'un "american gorbatchev", visiblement appelé de ses voeux par le peuple depuis longtemps, ils n'ont eu, ces 8 dernières années qu'un majordome videur de pots de chambres.
C'est bien connu, quand on veut changer quelque chose, quand il faut changer quelque chose, il faut un type de l'intérieur, du plus profond de l'intérieur, et qui en connait tous les rouages. Pas l'affiche publicitaire que fut Obama.

The Donald, correspond mieux au profil. Il connait le système, en a profité, est devenu riche, et peut désormais lui pisser à la raie, au système.

130 millions de $ le fiston Bush, dépensés en pure perte. Les -riches- donateurs doivent se dire qu'il y a des aléas dans les investissements.
Donald, lui, correspond mieux à l'homme politique, finalement, qui veut accéder au pouvoir, par goût du pouvoir, et non se laisser acheter comme les Clinton-Bush-Blair-Sarkozy, etc, au prix de quelques millions de conférences stupides et débiles, qui ne sont qu'un renvoi d'ascenseurs. Ces tristes sirs n'ont même pas eu le loisir de se vendre cher. Ils ont vendus leur cul pour rien. Ou quasiment rien.

Bush Jeb, a jeté l'éponge, en faveur de Rubio, qui ne finit que troisième au Nevada, que remporte Donald, haut la main, (42 %), et même très haut la main, chez les hispaniques (44 %), que ses projets (murs et expulsions), étaient sensés lui aliéner...

Moralité ? Les autres sont ils encore plus détestables que pourrait l'être Donald ? Il faut bien se dire que l'immigré ancien, ne voit pas FORCEMENT, le nouvel arrivant d'un bon oeil, parce qu'il va essayer de lui piquer son boulot, déjà mal payé et précaire, pour un prix inférieur.
Mais, cela, c'est difficile à expliquer aux crétins, connards et abrutis, que l'on appelle anti-raciste.

Quand à Ted Cruz, c'est un "con insupportable", haïe par la totalité de l'establishment du parti. Donc avec 2/3 du parti républicain pour des candidats de rupture, ça risque d'être très dur de présenter un "candidat système" adéquat.

Les désistements, donc, dans les primaires, n'entraineraient donc pas forcément un affermissement des candidats "présentables", mais sans doute, finiraient de les plomber. Rubio n'a pas beaucoup profité, visiblement, du retrait de Jeb Bush, et des appels en sa faveur.

En réalité, ce qui pousse en tête Donald, c'est l'effondrement de l'économie des USA (23 % MINIMUM de taux de chômage), particulièrement sensible dans les états pétroliers du continent nord américain.

Ce taux de chômage, est il lui, sans doute sous estimé, car il est recalculé sur le taux de chômage US de 1980, lui même, déjà très contesté.

Un empire se constitue toujours par sa force économique, qui lui permet de constituer une force militaire importante, et sécrète sa propre fin : les lobbys, les importants, sont attachés à l'ordre social et particulièrement à paralyser les progrès techniques qui remettent en cause cet ordre social. L'empire chinois était très prolifique, pour les découvertes, mais ce n'était que des curiosités inemployées.

L'empire, souvent, progresse peu techniquement quand il a atteint sa maturité, ou plutôt, il a beaucoup de mal à rester leader dans les nouvelles technologies qui pointent. S'il arrive à les acquérir, il n'est souvent qu'un suiveur, pas un innovateur.

Les romains, qui étaient à la pointe de la technologie en l'an zéro, ne le sont plus en 400. Là, les barbares les submergent, non sous leur nombre, mais par la puissance que leur donnent leurs innovations techniques.

La dégradation des conditions sociales dans les pays développés, le recul social, indiquent donc une érosion massive, aux USA, en Europe, en Grande Bretagne, de l'état technique. Erosion causée par le plafonnement pétrolier, et aggravé par des politiques libre-échangistes.

Rien d'étonnant, aussi, que les candidats responsables de cet épuisement, reculent politiquement. Il est d'ailleurs étonnant que ce recul n'ait pas eu lieu, massivement, beaucoup plus tôt, mais c'est la perception qu'en a monsieur-tout-le-monde, qui en est la cause. On a mis beaucoup de temps à s'apercevoir de la décrépitude économique...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 22:10

Le fossé entre le haut et le bas de la société s'accroit. Et notamment, en matière d'énergie.

" Si l’économie s’effondre, elle chutera jusqu’à atteindre un niveau inférieur soutenable."...
"En conséquence, il semble que le monde aura besoin de s’effondrer jusqu’au niveau d’avant l’utilisation des combustibles fossiles, peut-être même bien antérieur. "

On voit donc bien la bêtise intrinsèque d'un Manuel Valls, et de sa réforme du code du travail.

On voit sur le graphique de la consommation d'énergie de l'ex-URSS, le redressement, à partir d'un niveau de consommation redevenu soutenable. Et relativise la "faillite" de l'état URSS.

L'état USA, lui, n'a pas mieux résisté en 1971. Il est simplement soutenu à bout de bras par la manipulation, et l'écrasement des périphéries. Il n'empêche que l'affaissement, lent au départ, s'accentue, et s'étend, et se sent au niveau politique.
L'écrasement aux primaires du candidat-système type, Jeb Bush, ridiculisé après avoir dépensé 130 millions de dollars dans la campagne, indique que le temps où l'on pouvait acheter le pouvoir est révolu.

Souvent j'ai dit que, comme Raffarin, on "communiquait", quand on avait rien à dire sur le fond. L'emballage, lui, ne suffit plus. Le pays des Fées, promis par la classe dirigeante, le TAFTA et la réforme du code du travail, ne convainc plus que les vieux, engoncées dans leurs certitudes de l'après guerre.

Alors, peut on envisager qu'il y ait une transition "douce", en gardant un niveau de civilisation et de confort acceptable ? A mon avis, techniquement, c'est possible. Mais pas politiquement. Il aurait fallu engager cette transition il y a bien longtemps. Trop longtemps. Il aurait fallu que le système modère ses appétits pour croire en sa propre survie. Mais que c'est loin les années 1970.

L'aristocratie ne pense aujourd'hui qu'à se goinfrer, et à se tenir loin des combats qu'elle engendre.

Il fut un temps, où être aristocrate, c'était être en première ligne. Aujourd'hui, on "exfiltre" président et premier ministre, pour cause de bassesse de poil.

Relit on l'histoire ? Le simple pic charbonnier britannique (1913) a provoqué une guerre mondiale. Le tenant du pouvoir, ne le laisse pas échapper si vite.
C'est pour cela que, finalement, les élections seront importantes, notamment aux USA, entre les tenant du statu quo, et les candidats atypiques.

Donald se fout du financement. Il n'a à plaire à personne. Il est milliardaire et prouve finalement que la possession de l'argent n'est importante que si l'on s'en sert à faire ce que l'on veut. Et il apparait comme un des seuls candidats crédibles, dans un océan de débilité mentale programmée. Sanders fait aussi très fort, à gauche.La candidate des milliardaires Clinton, est aussi en difficulté, malgré les pisseurs de copies qui affirment déjà que c'est dans la poche. Mais il y a des moments où l'obtention du visa de la convention coûte cher. En voix.

De plus, une réputation bien établie de crapule, ça n'aide pas forcément. Les mauvaises langues diraient que dans le marigot politicien-système, elle ne défrise pas trop.

Il faut bien se rendre compte que le changement technique tue les situations acquises. Et que pour tuer la rente, il faut tuer aussi le rentier, en général, gros et gras, et bien implanté. Les 20 % du haut de l'échelle sociale consomme sans doute 80 % de l'énergie. Raison pour laquelle la remise en question doit les concerner en premier.

On critique beaucoup les hommes politiques pour bâtir des usines à gaz. Formatés dans un certain monde, ils répondent aussi à la complication du monde, et un effondrement est aussi un élagage phénoménal des superflus qui ont émergés partout.
Les libéraux, valls, macron, la droite, veulent abolir le statut de fonctionnaire ? Mais c'est cela qui les protège, encore un peu. D'ailleurs, on se marrerait pour les effets. Qui irait dans le 93 sans le statut ?

La chute de l'empire romain a permis une diffusion rapide du progrès technique inconnue pendant plusieurs siècles. Et un abandon des techniques obsolètes.

Mais il est clair que les dépenses d'énergies inutiles, dans des futilités, a atteint des sommets.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 00:47

Surcapacités chinoises, et incapacité journalistique aiguë.
Le monde journaleux s'aperçoit des surcapacités chinoises. Depuis le temps qu'elles existent. On en parle depuis plus de 10 ans. Et dans certains secteurs, elles n'atteignent "QUE", 90 %. Notamment dans le textile, où usines et machines ne sont souvent même pas mise en service, ou simplement déballées...

Là, on voit les limites de la croissance chinoise, obtenue à coups de crédits d'états, pour des investissements qui ne seront jamais amortis.
On doit fermer 1000 mines, produisant 60 millions de tonnes, cette année, et quelques 500 millions de tonnes dans les 5 ans à venir. C'est bien en deçà de ce qu'il faudrait, parce que les surcapacités sont bien plus importantes, mais on veut la paix sociale.

Le marché intérieur n'est pas capable de compenser l'affaissement de l'investissement (50 % du pib), vu l'importance de celui-ci. En effet, compenser, un peu, c'est possible, mais dans de telles proportions, c'est une vue de l'esprit.

Dans le petit monde des hommes politiques, il suffit de sabrer le social pour "restaurer la croissance". Ben tiens. Et cela se traduit par l'effondrement de leur popularité. Ceci pour répondre à la question d'un internaute sur les popularités. Dopé par les attentats, celles-ci reviennent à la normale.

L'économie, ce sont des allocations de ressources. Si le déséquilibre chinois en faveur de l'investissement est patent, le déséquilibre français en défaveur de l'investissement est excessif. Et je n'appelle pas investissement, jouer aux sous à la bourse.

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 18:34

EDF est en déroute, et comme l'Allemagne, les centrales thermiques vont fermer à la pelle. La totalité des centrales au fioul devront être fermées, mais ce n'est pas une grande nouvelle. Leur production était devenue anecdotique.

La production d'électricité venue du fossile est d'ailleurs devenue très faible, elle même (6.2 %). Néanmoins, il faut bien se dire que là non plus, ce n'est pas la joie. Si charbon et gaz restent compétitifs, beaucoup de centrales sont déficitaires. Et on peut s'étonner que la baisse des prix du pétrole n'ait pas redonné de souffle à ces centrales.
D'ailleurs, la rentabilité d'EDF se situe finalement, sur un seul créneau : le renouvelable, et notamment, l'hydro-électricité.

Le problème d'EDF ne s'est pas situé, cependant, dans ce qu'on a dit, c'est à dire le bas coût de l'électricité. Ce bas coût assure des volumes, qui se réduiront comme peau de chagrin, en cas d'augmentation des prix.

Le problème d'EDF a été une "politique", ou plutôt une non politique de distribution de gras dividendes, et une politique d'acquisitions hasardeuses à l'étranger, qui s'est partout, mal terminée, et qui se terminera mal au Royaume Uni. Et aux USA. EDF n'ayant été vu, dans tous les cas, que comme un pigeon. Tâche dont EDF s'est acquittée avec empressement.

Total, EDF n'a pas un sou, et est endetté. Et doit faire face à de lourdes charges d'investissements et de "carénage".

Globalement, le secteur de l'énergie va mal, très mal. Les banques vendent : ""Banks Are Selling Energy Loans At Cents On The Dollar To Ensure Their Own Survival" ". 1 cent le dollar. Est ce que cela les vaut ? Une valeur de fin d'empire. La valeur du dollar confédéré en 1865. Encore, aujourd'hui, le dollar CSA est il d'une valeur d'enfer : sa côte est excellente. Il suffisait de conserver ça 150 ans. Quand on vous disait "pas vendu pas perdu".

En Iraq, visiblement, on est très content que Bush III se soit ramassé une pelle aux primaires de Caroline du Sud et ait du abandonné la partie. Cet abandon a été copieusement fêté, toutes communautés et religions confondues. Visiblement, Donald effraie moins que le clown Bush. Et Donald parait finalement, plus habile politicien que ce triste sire. Et le débile mental apparait comme le politicien-système.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 16:06

Au Vénézuela. Et pas qu'un peu.Le litre passe de 0.01 $ à 0.60. Ce qui donne des chiffres de 6000 %, mais objectivement, c'est plutôt un simple alignement d'un prix symbolique, sur un prix bas.

Mais c'est le prix avec la devise au marché officiel (10 bolivar pour 1 $), au marché noir, le dollar vaut 1045 bolivar. Pour couvrir le coût de production, il faudrait un minimum de 12 bolivar le litre.

Les zétazuniens seront contents. Considérant que tout pétrole est LE LEUR, ils tolèrent que les autres consommateurs le paient plus cher qu'eux, mais frémissent de rage quand ils paient moins.
Ce mouvement est général dans tous les pays producteurs, même s'il est de moindre ampleur.
Pour la majorité des ressortissants des pays pétroliers, d'ailleurs, le bas prix du carburant est d'ailleurs le seul avantage qu'il accorde à la population.

Le pétrole détruit le reste de l'économie, et un développement ne peut avoir lieu que quand il n'y en a pas. Les erreurs de politique économique imputée au régime ne sont donc pas.

D'une manière générale, l'abondance de matières premières est plus paralysant, que dopant. Le pétrole détruit le reste de l'économie.

Il y a bien longtemps qu'on a mis la "Dutch disease", en évidence.

Pour revenir à l'actualité française, la course vers le sous développement se poursuit, avec le démantèlement de la sécurité sociale qui pourtant, assure une productivité haute, comme l'affirme l'OCDE, et la Bêtise monumentale de la loi El khomri. On pourra donc travailler 12 heures par jour, soit de 8 heures à 20 heures. Cette branquignole ignore donc que la durée optimale et efficace de travail, c'est 6 heures par jour, et qu'après, on fait de la présence, et rien d'autre.

Mais pour ça, il faudrait déjà avoir travaillé. Et ne pas se contenter de répéter les poncifs éculés du MEDEF.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 01:27

A mon sens, et cela n'engage que moi, si, totalement et définitivement. Le choix d'un quasi-unique carburant, le nucléaire, l'entêtement étatique dans ce choix, rend l'entreprise totalement in-pilotable.

C'est à dire qu'elle n'est gérable, c'est à dire gérable que dans un sens :

1) avec une croissance continue des quantités consommées,

2) avec une croissance continue des prix, même si ceux-ci sont, nous dit on, bas.

On peut en douter, parce que le prix de vente est un mix, une multiplication entre la quantité consommée, et le prix de vente.

Mais il y a une chose que l'entreprise ne peut décider, c'est le prix de marché, et les quantités. Or, elle a été construite avec l'idée, que ces paramètres seraient éternellement favorables.
Bienvenu dans l'économie de marché, avec ses aléas, et notamment les gens qui ne peuvent pas payer (paupérisation), et le changement technique, qui abolit la rente.

Le solaire et l'éolien sont désormais moins cher que le nucléaire. Et sortir du nucléaire serait long et coûteux. Et rester dans le nucléaire, ruineux.

Ce n'est pas en opérant ce qui reste de fossile en France dans sa production qu'elle arrivera à grand chose.

EDF râle désormais, devant le prix de marché à 26 euros le MWh. "On ne finance pas le programme de maintenance lourde du parc français avec un prix de marché à 26 euros par mégawattheure ".

Désolé, vieux, démerde toi. S'il y a une solution moins onéreuse, prend là. Et estime toi heureux, si le prix de marché reste à 26 euros. Regarde le pétrole.

On a jamais appris aux abrutis qui nous gouverne qu'en matière de gestion, c'est une obligation de panacher le risque ? Non, les fonctionnaires qui nous gouvernent n'ont pas appris cette loi de base, avec 77 % du jus nucléaire. Et si EDF ne peut même pas arrêter le mouvement en France, en faveur du renouvelable, mais seulement le retarder, elle doit subir le renouvelable et son impact dans un marché européanisé, impact qui va s'accroitre d'années en années, et qui rend le prix du courant négatif...

De plus, l'Europe ruinée manque de fonds pour démanteler le nucléaire... Ceux qui nous gouvernent sont donc vraiment la réunion des vainqueurs d'un dîner de cons.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 23:08

Dans l'usine nouvelle (ce titre, ça me fait rire, il n'y a plus d'usines nouvelles en France), on a comme qui dirait remarqué une 'tite absence de la France, dans la carte européenne.

En réalité, c'est pour toutes les énergies renouvelables, qu'il y a le blanc, comme on peut l'observer sur Observ'ER.

Et comme disait le sketch : au sud ? Les japs ! A l'est ? Les japs ! A l'ouest, les Japs ! et Au nord ? Pire ! les corons.

Là, le godon vient de nous foutre la honte l'année dernière, avec le ponpon pour le solaire photovoltaïque. 8 gigawatts de plus, dont 3.3 pour le RU.
En France, on préfère les machins inutiles : NDDL, ça servira à rien, mais en attendant, ça flatte l'égo, comme les salles municipales, indispensables, mais aussi, EDF, dont la situation critique est plus visible de jours en jours.

Moi, j'ai toujours dit que NDDL c'était un truc de vieux cons. Mais, on peut dire que c'est anachronique (c'est plus poli, mais moins parlant), surtout l'année du pic pétrolier.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 21:52

La nouvelle ministre du travail vient d'envoyer un message clair aux électeurs socialistes : cassez vous en vitesse chez Marine, et pour ceux qui veulent pas, allez à la pêche en 2017.

Vous avez compris comment on fait gagner une élection. Pour ce qui est du plafonnement des indemnités de licenciements, c'est un voeu pieu. On trouvera toujours un moyen de tourner le problème.

En plus, cette ministre, elle est d'une ignorance et d'une incompétence crasse. ça coûte déjà que dalle de virer un salarié, sauf s'il a des dizaines d'années d'ancienneté. Et encore.

Loi de guerre sociale, visant à faire chier ce qui reste de salariés, messieurs les ministres, qu'espérez vous ? Monter sur l'échafaud, où vous pourrez vous dire que vous l'avez bien mérité ?
Autre message désastreux : la conduite en cas d'attentats. Soyez de bons moutons. La vraie solution, c'est d'armer le citoyen.

Pris dans l'histoire de la bête du Gévaudan. Tous les intervenants ont demandé à ce que l'on arme les paysans. Mais les autorités avaient plus peurs des villains que de la bête. Et surtout qu'elle ne soit pas la première et principale cible, et que de ses victimes, de petits paysans, ils n'avaient rien à cirer.

Dès fois, que, là aussi, ils se tromperaient de cibles.

Je me pose une question. Un ministre est il doté d'un cerveau ? Ou faut il le déposer à l'entrée en fonction ?

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