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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 14:02

Jacques Sapir disait que le souverainisme gagnait la bataille culturel.
C'est visible dans la prise de position des candidats à la présidentielle.

Ont choisis la neutralité : Lassalle, Poutou, Asselineau, Arthaud, Cheminade,

Ont pris partie pour MLP : NDA.

Ont pris position pour Macaron : Fillon et Hamon...

Je ne veux pas dire, si les uns sont lilliputiens, les autres des has been décrépis et faisandés. Et NDA et MLP ont toutes les raisons d'être contents. L'une parce que, même si elle rallie un parti pas très important, une barrière s'effondre.

L'autre, parce qu'il a peut être réussi le coup de F. Mitterrand, en 1965, avec la FGDS.(Front des Gauches démocrates et sociales). A savoir, coincé entre SFIO et PCF, F. Mitterrand réunit quelques députés indépendants, pour peser autant qu'eux, la grenouille se fait grosse comme un boeuf, et devenir candidat unique à la présidentielle.

Quand on voit, d'ailleurs, les responsables de la bronca contre Dupont Aignan, il doit être à la veille de mourir de rire.

Quand au FN, il doit se dire, comme le dit Rougeyron, il doit se dire que s'il est battu, il doit se battre pour avoir une défaite glorieuse, comme Bir Hakeim, qui prépare El Alamein.

L'histoire est remplie de ces défaites qui annoncèrent le renouveau...

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 13:32

Visiblement, les français vont être écoeurés jusqu'à la gueule, de la prise de position des soi-disant "élites", bien sûrs, toute en faveur du p'tit marquis de belgueule.

Elites est mauvais mot, parce que pour être une élite, il faudrait être intelligent, et voter pour le marquis de Belgueule, c'est surtout faire preuve de suivisme, après un battage médiatique intense. Et dans la palette de ces importants, je ne vois aucun signe d'intelligence : «Si Le Pen gagne, je rendrais mon passeport français».

Et bien entendu, il est facile de répondre à Zidane, qu'il est millionnaire, et que savoir taper dans un ballon, c'est très limite pour le justifier. Manipulateur de symbole grassement payé par le système pour fournir l'opium des peuples, il aurait mieux fait de se taire. Comme d'habitude. Quand il l'ouvre, c'est pour braire des âneries.

Si les quidams croient que quelques uns tiennent compte de leur avis, ils se trompent lourdement.  Et la promesse de foutre le camp est rarement suivi d'effets. Je ne me rappelle pas beaucoup d'exils de ces importants citoyens américains après la victoire de Trump. Pourtant, ce devait être une formidable hémorragie. Mais visiblement, ils ont choisis de "résister", dans leur villa californienne à 20 millions de $, protégée par 20 gardes armés. Protégés, pas de Trump, mais de la populace. 

Ces élites, le sont par leur revenu, souvent le revenu de manipulateur de symboles. Le problème, c'est qu'ils manipulent de moins en moins, et même le "front anti-fasciste", ça rappelle 2002, mais avec des limites : contrairement à ce que l'on dit, beaucoup de gens se souviennent d'avoir été enc...é par le Chirac et sa politique, les 5 années suivantes.

"L’élection de 2002 n’a aucun rapport avec celle que nous venons de vivre. Il n’y a que les diplodocus et les « antifas » pour ne pas comprendre que nous avons changé d’époque. "

Ces prises de positions sont souvent, totalement contre-productives. Il n'y a aucun argumentaire, et quand il en existe un timide, il est complétement à côté de la plaque. Le français de base a déjà l'impression d'être dans un état de catastrophe économique total. Le président d'université qui n'engage que des vacataires a t'il autorité pour donner des leçons ???

La non prise de position de certains politiques apparait comme plus intelligent, et la position de 2002 apparait avec le recul, comme une catastrophe sans égal. Chirac a comblé de faveurs les plus riches, et tapé sur le populo.

Visiblement, appeler à voter François Macron, à terme, peut s'avérer tout aussi dangereux, comme remonter sur le Titanic après l'iceberg, parce que le canot de sauvetage est trop froid.

La droite a perdu l'élection, parce qu'elle la considérait comme imperdable. Le Giscard de 1981.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 06:33

J'ai vu un lecteur qui réagissait ainsi (à la question énergétique) : " Les élites n'y sont pour rien. "

 

Si; entièrement et à 100 %. Le rapport Meadows était un avertissement. La réaction ? Nulle ou proche de zéro.

Le rapport Meadows, c'est pas un groupe de pression économique, et le groupe de pression économique, l'horizon à 40 ans, il s'en fout. Ce qui "compte", pour lui, ce sont les comptes du prochain trimestre, ou au plus, du deuxième trimestre.

Pourtant, certains ont réagis quand ils ont vu le problème. Mao et sa politique d'enfant unique, Gandhi (Indira), avec aussi une politique de réduction de natalité.

" L'énergie n'est plus un sujet dans le monde aujourd'hui, du moins sous l'angle quantitatif. "

On voit donc la capacité des élites à dire n'importe quoi, et à s'auto-intoxiquer, par des nouvelles bidons.

Mais, comme je l'ai dit, il y a césure claire entre villes centres, et périphéries. Comme l'ont indiqué des internautes, les villes comme Paris, Lyon, Toulouse ou Bordeaux ne sont pas tellement FN, qui y est très minoritaire, et la Bretagne rétive aussi : " Les agriculteurs sont peu nombreux. Beaucoup de fonctionnaires, et gens qui travail dans l'agroalimentaire, et de parisiens ayant acheté des résidences secondaires.
C'est également la région qui se porte le mieux économiquement, et le nombre d'immigrés y est très faible. "

De plus, on peut voir la césure claire, entre ouvrier Whirlpool et encadrement. Ces empaffés se croient indispensables. Ils vont être lourdement déçus.

Il ne vient visiblement même pas à l'idée des importants qu'on puisse commercer sans libéralisme économique.

Le problème énergétique/économique/politique ne leur saute même pas aux yeux, ils habitent les beaux quartiers, et n'ont aucun problème à ce niveau là. Pourtant, il est souvent simple à voir. Il suffit de rouler hors des heures de pointe. Si les tuyaux sont complétement entartrés aux heures de pointes, en dehors, c'est royal, même s'il y a un peu plus de circulation. Même en cas de travaux importants, comme au Viaduc de la Ricamarie, dont j'ai parlé. On roule plus vite que d'habitude en heures de pointes. La cause ? J'ai revu la circulation automobile des années 1970... Toujours hors pointe bien sûr.

Alors, doucement, les personnels politiques sont en train de changer. " Le clivage politique fondé sur la distance aux villes [Ravenel, Buléon, Fourquet, 2003, p.469] observé dès 2002 ne cesse donc de se renforcer. "

Le fort renouvellement urbain, qui paupérise certaines villes et de bobo-ïsent d'autres, influe fortement sur le vote. Certaines sont des centre-villes dégradées à forte population immigrée et relativement bon marché, d'autres, des réserves de riches endettés. Macron a séduit tous les incultes, cela fait du monde.

Ceux qui pensent, comme Clémenceau à son époque, que l'essence, il en prenait chez son épicier.

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:17

Dans l'oligarchie, on peut voir deux comportements. Le premier, c'est "encore un instant, monsieur le bourreau", et la deuxième, la technique du sablier, pour rendre les choses irréversibles.
Mais il semble que le point de fracture prévu par le rapport Meadows est atteint. Les voeux de l'oligarchie ne seront donc pas atteints, parce qu'ils n'arriveront plus à influencer le pékin. (ce qui devient de plus en plus ardu). Les temps changent :

C'est la courbe des investissements dans le secteur pétrolier. En 2000, le montant de ceux-ci atteignaient 100 milliards de $, et 150 en 2005. Cette année là est une année charnière, parce que la production classique, malgré ce déluge d'investissements, n'a pas augmenté.

Seuls, les pétroles extrêmes ont pu progressé, parmi eux, le plus important n'est pas le pétrole de schiste, mais le pétrole de condensat...

Et l'évolution s'est continué en 2016 : plus que 394 milliards... - 42 % en 3 ans, cela signifie un secteur en effondrement, et on ne reconstitue pas aisément des capacités de forages, comme ça.

Les chiffres exacts fluctuent un peu, et c'est 3 années de baisses qui seraient la réalité. En effet, le montant des investissements 2013 auraient atteint 694 milliards. Peu importe, à la limite, ce qui est important, c'est le montant de baisse, et l'année 2017 ne voit que 405 à 425 milliards de $ programmés pour la prospection recherche, avec la question qui tue : on ne fore plus, faute d'argent, ou faute de gisements repérés ? Parce que depuis 15 ans, c'était plutôt modeste : 9 milliards de barils trouvés chaque année, cela représente simplement une centaine de jour de consommation. Quand on consommait 4, on trouvait 1.
La suite logique ? Le collapsus. Pour les pays consommateurs, le prix est trop haut, pour les producteurs, trop bas, et je ne crois pas que la consommation ai réellement progressé avec les prix bas. Je pense simplement qu'on rentre dans le brouillard statistique, et qu'on a profité de l'aubaine pour beaucoup stocker.

Les pays producteurs sont sur la sellette, et si l'on se paie la tête du Venezuela et du "tyran", Maduro, on est le cul entre deux chaises : et si le pays s'effondrait, et avec lui la production pétrolière ? La production pétrolière classique y est d'ailleurs en nette baisse, et le pétrole qui est en abondance, c'est la pétrole extra-lourd de la ceinture de l'Orénoque. C'est un gigantesque réservoir, auquel, techniquement, on ne sait pas adapter un robinet adéquat.

Etats exsangues et compagnies pétrolières stupides, et exsangues aussi, ce n'est pas bon pour l'investissement. Pendant des années, les compagnies ont été des valeurs "de dividende", oubliant les grandes années de Rockfeller, plutôt très chiche sur ce plan là.

En Australie, visiblement, ça ne gaze pas ou plus. Le libéralisme économique bute sur la limite physique des productions.
En Afrique du sud, le charbon se sent mal. Dommage pour l'Afrique du sud, qui n'a pas atteint son pic charbonnier et qui bénéficie encore d'un charbon d'excellente qualité. Les centrales électriques thermiques ferment, pendant que le nucléaire est juridiquement bloqué, et que l'on ne sait finalement pas si le pays produit trop ou trop peu d'électricité. Ce qui est sûr, c'est que la transition entre moyens de productions est très mal gérée, c'est à dire que les voeux de l'oligarchie sont incompréhensibles en la matière, preuve que différentes factions s'opposent et qu'elles ont des intérêts divergents.

Mais il est clair que la consommation électrique sud africaine est en panne depuis 2000 et son érosion, certaine. Le pays vit aussi son pic de consommation d'énergie depuis 2008.

Au niveau mondial, le charbon vit une grande crise. Les capacités de production électriques augmentent encore fortement, bien que les nouveaux projets semblent tomber rapidement à zéro. 20 % des centrales sont à l'arrêt, la plupart fonctionnent à - de 50 % de leurs capacités, c'est à dire qu'elles sont vraisemblablement largement déficitaires, et la consommation de charbon diminue (90 % du charbon est consommé dans les centrales thermiques).

Pendant ce temps, l'Europe et les USA ferment leurs centrales thermiques au charbon. Vatenfall cherche à se débarrasser de ses centrales thermiques, mais personne n'en veut...

Là aussi, le constat est le même. La paupérisation de la population fait s'effondrer la demande. Merci les élites...

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 09:01

La France est un pays en retard sur les USA. La preuve dans l'élection présidentielle, la propagande fonctionne encore, "en faisant venir un candidat, en une nuit, comme un potiron", ensuite, en le propulsant comme vainqueur probable au second tour.
Au FN, on semble déçu. Alors que visiblement la dynamique est de son côté. 18 % en 2002, au minimum le double en 2017, et la crise s'accélère.

Visiblement, on devrait être sur un petit nuage, comme Mitterrand en 1974 au soir du deuxième tour. "Ce sera pour la prochaine fois".

Si, bien entendu, la bulle Macron n'a pas explosée d'ici là. De toute façon, elle explosera. Tôt ou tard. Là, visiblement, elle ne se porte pas trop mal.

Et not'bon président finit sur un record.

" Si le système en place parvient à faire élire un Macron, il préservera l’essentiel mais en sortira fragilisé : certains sondages donnent Marine Le Pen à 40% voire 45% au second tour, ce qui est considérable par rapport aux 18% de Jean-Marie Le Pen en 2002. La dynamique est de ce côté-là. "

" Le FN, qui est le parti de la sortie de la classe moyenne, a capté les catégories délaissées les unes après les autres. D’abord les ouvriers, premiers touchés par la mondialisation, puis les employés, les paysans et maintenant la petite fonction publique. En face, le monde hyper-intégré se réduit comme peau de chagrin. "

Les métropoles ne sont que la face élargie de ces quartiers privés gardés par la concierge portugaise, les caméras, et les gardes. Ce qui n'a pas empêché, d'ailleurs, les faits diverses (meurtre et cambriolage). Ils ont simplement oublié le "petit" fait, qu'un château fort n'a que la valeur de ses défenseurs (Bayard), et que la patience des assaillants lui fait toujours trouver le point faible. En plus, une telle résidence, en cas de crise grave, vraiment grave, ça fait plus cible qu'autre chose. Là, on sait où trouver tous les riches en même temps.

Comme je l'ai dit, les riches planqués dans leurs silos nucléaires aménagés, se feront trucidés par leur tireur d'élite, qui baisera leur bimbo, qui n'y trouveront rien à redire. D'ailleurs, le mot "tireur d'éliteS" peut avoir un autre sens (Il tire sur les élites ???)

Les châtelains du temps jadis, étaient non seulement capables, mais prompts à zigouiller eux mêmes tout contrevenant. Sans intermédiaire.

Il est à noter aussi que l'oligarchie aura du mal à faire remonter la production pétrolière, quand l'investissement s'y effondre, en 2016, pour la 3° année consécutive. Les découvertes et l'investissement sont à des records historiquement bas. Les découvertes, 2.4 milliards de barils représentent, en gros, 24 jours de consommation.

L'économie, faute d'énergie est en train de s'arrêter, pendant qu'une classe de possédant est en train de se goinfrer. L'économie, c'est simple, c'est la transformation de l'énergie, avec moins, c'est moins de machines qui fonctionnent et moins d'emplois. On voit des exemples criants. Et on s'aperçoit que des oligarques, fussent ils chinois, ne sont pas à l'abri des faillites. Et tout se répercute sur la chaine, même si elle semble éloignée de la question énergétique.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 13:49

Le respect se perd. Attali était, comme d'hab, en train de raconter ses salades ; " Whirlpool, "c'est une anecdote qui s'inscrit dans un contexte plus large de création d'emploi", a estimé le soutien d'Emmanuel Macron. "

Comme Marine le Pen et le p'tit marquis de belgueule était en visite à Amiens, ça a fait tâche. Attali a donc été traité de vieux C... (avec grand C), par  Benjamin Griveaux, porte parole de "En marche : «Jacques Attali appartient au monde d'avant, qu'il y reste.»

MLP pourrait envoyer une lettre de remerciement à Attali, celui qui fait trépasser l'économie quand il passe. Et elle ne repousse pas...

D'une manière générale, je conseillerais à Macron, s'il est élu, ce qui n'est pas évident, de tirer la chasse sur un certain nombre de personnages qu'il pourrait faire semblant de ne pas connaitre. La liste est simple à faire : anciens ministres, éternels hommes politiques, experts en rien comme Attali, etc...

Bien sûr, ça ne sauvera rien, mais il pourra gagner quelques mois, avant sa carbonisation. Je citerais F. Lordon, et sa définition de l'oligarchie qui ne veut pas dégager. C'est curieux, cette tendance des importants, à ne pas vouloir sortir par la porte pendant qu'il est temps, mais de dégager par la lucarne quand il est trop tard.

" D’opportuns sondages de second tour donnent Macron triomphant de Marine Le Pen à 60-40. Il n’y a pas spécialement lieu de s’en gargariser, plutôt de s’en inquiéter même, quand la simple comparaison avec les 80-20 du père Chirac donne une idée de la déperdition en quinze ans. Et permet d’anticiper ce qui ne manquera pas d’arriver le coup d’après, une fois élu le candidat-qui-fait barrage — mais accélère le remplissage du bassin. "

Je sais que certains ne croient pas à la lucarne de la guillotine, mais comme elle s'est avéré toujours, la seule voie de sortie qu'aient emprunté les importants aux cours des âges (tous les 200 ans), on peut voir qu'il y a une tendance lourde.

Je saluerais aussi le blog de Yann, qui recommence à écrire après une longue absence :

"La purge libérale qui vient avec le concours de Macron et de l'Allemagne fera probablement rentrer la capitale dans le marasme généralisé que les élites autistes ont imposé depuis trente ans au pays. Paris ne pourra pas rester éternellement protégée des effets du libre-échange alors que l'on sait que la région parisienne est la principale source du déficit extérieur français."

Il est clair que la totalité du pays est engagé sur la voie qui consiste à s'aligner sur les régions en déshérences.

Macron, s'il est élu, deviendra la phase terminale du libéralisme. La pusillanimité d'un électorat lobotomisé par la propagande aura fonctionné, sans doute une dernière fois, en attendant que la passage de la ligne rouge, par une plus grande partie de l'opinion, crée un véritable extrémisme.

Les derniers convertis, comme les résistants du 32 août, sont les plus sauvages.

Un veux finir en beauté, c'est Hollande. Il propose une "semaine des génocides".

Je crois que je vais lui envoyer une invitation à diner. J'ai justement quelques copains avec qui ont fait une grillade ces temps ci. Ils ont eux mêmes leurs propres invités et un concours. Mais si j'arrive à l'avoir, il n'y aura même pas de compétition.

Une belle tête de vainqueur.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 07:51

Sur la présidentielle... D'abord J. Sapir, avec deux cartes.

L'une est la carte de l'industrialisation en France en 1958, l'autre la carte du vote mlp au premier tour des élections présidentielles de 2017.

Avec quelques exceptions, ces deux cartes se recoupent. Bien entendu, les zones centre, Lyon et Paris font exception, et certaines zones ne sont pas encore désindustrialisées, comme Toulouse et Airbus, mais ce sont des exceptions.

Le réserves de cadres qui n'ont rien dans la tête malgré des niveaux d'études importants, et les réserves de retraités, fillono-compatibles.
Ces fameux "cosaques sociologiques", dont je parle souvent, et qui trouve que le système est bien.
Parce qu'ils ne le vivent plus, et trouvent qu'ils sont rudoyés, parce que leurs pensions n'augmentent plus.

Ce sont les cartes de ceux qui en ont pris plein la gueule, avec la globalisation, et l'euro.

Sur "alternatives économiques, on note l'hostilité des plus diplômés au FN.
Je déments tout de suite que c'est parce que ce sont les plus intelligents, comme sous entendu, mais ce sont les moins touchés par le chômage, comme les enseignants, avec un statut personnel bétonné.

" Plus largement, être de gauche, favorable à la construction européenne et ouvert à la diversité reste le meilleur « vaccin » contre le vote d’extrême droite. "

ça, c'est la définition de la stupidité la plus crasse.

Thierry Meyssan a donné son point de vue. "Les Français se sabordent." Il faut dire, se faire vendre Macron, comme une savonnette, il faut sacrément avoir rien dans la tête pour marcher dans la combine.

"les Français ne perçoivent plus les repères essentiels et s’attachent à des lignes rouges qui n’existent plus. Pourtant, les faits sont clairs et certaines évolutions prévisibles."

" Or, n’en déplaise à nos préjugés, l’unanimité des puissances d’argent est la caractéristique fondamentale des partis fascistes. "

Selon Th. Meyssan, le fasciste, c'est E. Macron, et non MLP. Le reste de ses propos sont au vitriol, notamment sur le ministre de l'intérieur F. Mitterrand.

Il est clair aussi, que, si certains ne veulent pas choisir, entre "peste et choléra", ils choisissent visiblement, peste ET choléra réuni, en votant Macron.

J. Duclos, en 1969, avait été très pragmatique, avec le conseil de Moscou. Alors qu'Alain Poher était donné gagnant, il donna la consigne d'abstention, tout en faisant voter discrètement Pompidou. Le Pompidou de l'époque était celui non inféodé à la "puissance dominante".

Un certain jocrisse est en train de faire un caca nerveux. Il ne veut pas quitter le pouvoir. Mais visiblement, chez "En Marche", on n'en a rien à cirer de lui.

Comme les mêmes causes donnent les mêmes effets, si Macron est élu, ce qui est encore loin d'être certain, on verra bientôt des cartes montrant une progression accrue du FN, comme celle-ci.

La progression du FN, c'est sans doute JLM et NDA qui l'ont arrêté, en montrant des alternatives. Mais JLM pourrait perdre ce crédit, en ne posant pas les bonnes questions, à moins, que, comble de machiavélisme, la question posée soit posée pour qu'elle n'implique pas un ralliement à Macron...

Parce que pour le moment, "France insoumise", apparait belle et bien soumise à Macron.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:58

La Russie va approvisionner l'Europe en Gaz, plus spécialement l'Allemagne et plus encore qu'actuellement. L'Allemagne possède une ligne de fracture, entre ceux qui veulent affronter les russes, et ceux qui veulent s'arranger avec eux. Ce n'est pas nouveau, cela existe depuis le début de l'empire allemand, sinon depuis le saint empire romain germanique.

La politique américaine, qui voudrait éloigner la Russie de l'Europe se brise sur un principe de réalité. Les ressources énergétiques européennes tendent vers zéro, en dépit d'un violent effort de créer des énergies renouvelables. Le plus grand gisement européen, la mer du nord est en déconfiture, ou plutôt en épuisement géologique.

Malgré l'autosatisfaction de not'bon président, il est clair que l'économie française ne va guère mieux.

La consommation pétrolière a encore baissé en 2016, et encore baissé en mars 2017.

La baisse de la consommation 2016 indique sans doute un pic du tourisme. Le maximum a été atteint, et pour un tas de raison, le nombre commence à décliner inexorablement.
Comme le disait un internaute, les grandes voies de communications votent mal (MLP ou JLM), sans doute parce que le fret a baissé. S'il apporte des nuisances, il apportait aussi de l'argent, et le routier qui parlait de la fin des restos routiers est un meilleur économiste que le type à l'Elysée.

Aux USA, d'autres activités économiques se créent sur les parkings, désormais largement inutiles, des centres commerciaux, enfin pour ceux qui n'ont tout simplement pas fermés.

Bien entendu, les villes "hors sols", comme Lyon et Paris ne sentent rien, et votent donc bien, puisqu'elles seront les dernières en rupture d'approvisionnement.

La résistance Fillon-Macron, de l'ouest français, s'explique aussi par une donne transport importante. les provinces côtières profitent généralement du libre échange. Sauf pour la Méditerranée. Forcément, sur cette mer, tous les voisins sont des gueux, ou des gueux en devenir.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 07:25

Il est une évidence, Macron va planter le pays dans les grandes largeurs s'il est élu.

Outre le caractère barbare de sa politique sociale, et de sa politique en générale, il est aussi complétement ignare en matière de politique économique.

Depuis 250 ans, l'économie s'appuie sur des quantités croissantes d'énergie. Quand ce benêt de Voltaire disait que la liberté donnait l'ascendant économique à l'Angleterre, il oubliait simplement la donne énergétique, et les quelques millions de tonnes de charbon produites alors, qui suffisaient à faire la différence. Quand à la liberté des gens du peuple, c'était la liberté d'être des esclaves.
 

La mondialisation (globalisation), c'est l'usage effréné des transports, et l'usage effréné du pétrole.

LA situation, quelle est t'elle ? Le manque. Le manque progressif, commencé en 2006 (maximum historique), et qui donne les évolutions suivantes (Union européenne) :

- toutes énergies confondues :

+ 2006 : 1 839 millions de TEP (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 1 626.

- Pétrole :

+ 2006 :  676 millions de tonnes,

+ 2015 : 559 millions de tonnes.

- Charbon :

+ 2006 : 329 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 262 millions de tonnes.

- Gaz :

+ 2006 : 440 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 347 millions de tonnes.

- Renouvelables :

+ 2006 : 128 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 210 millions de tonnes.

- Nucléaire :

+ 2006 : 255 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 221 millions de tonnes.

- déchets (non renouvelables)

+ 2006 : 8 millions de tonnes, (tonnes équivalents pétrole)

+ 2015 : 13 millions de tonnes.

L'épuisement de la globalisation, que l'on peut lire dans l'épuisement de la consommation d'énergie, est le suivant :

toutes énergies : - 11 %, pétrole - 17 %, charbon - 20 %, gaz - 21 %, nucléaire - 13 %, seul le renouvelable est en progression de 64 %, mais insuffisamment pour compenser la baisse des autres, l'utilisation des déchets est confidentiel.

Donc, la mondialisation-globalisation, chère à Emmanuel, et à la commission européenne, est en chute libre.

Pour l'électricité, c'est la chute libre aussi :

+ 2006 : 1130 GWh,

+ 2015 :  996 GWh. soit - 11 %.

Continuer la même politique, cela veut dire concentrer la consommation énergétique sur un nombre de plus en plus réduit de personnes.

L'épuisement du système, c'est de la géologie, et seule une politique nationale de production locale, peut y remédier.

Il ne faut pas se faire d'illusion, la disparition de ressources locales, en l'espèce ici, la mer du nord, casse les jambes du libéralisme économique. Il ne peut y avoir de compensation massive des sources locales par des importations, pour la bonne raison, c'est que ces ressources n'existent pas.

Pendant les crises russes, certains disaient qu'on importerait le gaz d'ailleurs. La bonne question est d'où et comment ? Le gaz liquéfié est 3 fois plus cher que le gaz de gazoducs, et les gazoducs posent des problèmes politiques certains. Les uns, qui devaient venir d'orient, par des zones en guerre, ceux venant de Russie, par russophobie régnant à Washington et Bruxelles... En outre, qui possède des excédents ? Personne. Les quantités produites ont déjà leurs clients.

Quand aux producteurs de pétrole, ils n'exportent que leurs excédents. Quand ceux-ci baissent, l'exportation cesse. 81 % des gisements pétroliers sur terre voient leur production baisser et l'investissement pétrolier s'est effondré. il n'y aura pas de renouvellement des gisements.

La production nette de pétrole (après la consommation du secteur énergétique) est certainement en baisse, et à terme, elle entrainera la chute de la production de denrées alimentaires.

La conclusion logique, est que les politiques qui se réclament de l'ouverture des frontières, sont des gens terriblement limités intellectuellement parlant, même s'ils ont pu se payer des costards.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 06:32

Résumons, la situation, par rapport à 2002. En 2002, la classe politique unanime avait voté Chirac, seule Arlette avait senti venir le piège à con.

Les importants, n'ont pas changé la ligne politique, de vote contre le vilain. Vous savez, le paysan qui croit qu'il est un être humain (sans sac balenciaga, pensez).

Todd avait parlé de cathos zombies, mais les zombies sont très marqués par leur mauvaise éducation, du genre "il faut souffrir", "qui aime bien châtie bien". Moi, je serais plutôt dans le registre, "qui aime bien, aime bien". Mais, bon, personnellement, il y a chez moi des relents de paganisme certains, et quand je dis relents, je reste modeste.

"Champ de ruines", pour le système politique. "Ces ralliements qui sont des ralliements d’opportunité, des ralliements stratégiques, risquent de ne pas être suivis par la population". A la différence de Sarkozy, qui assumait son bling bling, le côté moralisateur de Fillon l'a mis en porte à faux. Il est considéré comme un faux derche. Espère t'il éviter les ennuis judiciaires en votant Macron ? On peut se poser la question.

La campagne de MLP n'a pas été évidente. Elle devait éviter surtout de mettre sa pôle position en jeu, mais dans le système actuel, elle a eu raison, même si son score peut être considéré, par rapport aux sondages, comme décevant. Partant de loin au second tour, elle n'a plus le choix. Elle doit taper, et taper fort, pour que, si elle est battue, ce soit au terme d'un beau combat, dont on se souviendra. C'est cela qui compte.

D'autres membres de la classe politique sont en césure complète par rapport à 2002. En 2002, c'était l'unanimité complète et immédiate pour Chirac. Ici, c'est nettement plus mesuré. Boutin vote contre Macron, et quelques autres aussi, ont franchis la ligne. Ce n'est pas écrasant, mais significatif.

NDA et JLM n'ont pas pris position, parce que simplement, l'un doit être en train de négocier, l'autre sent que sa base est nettement fracturée.

Mais chez  JLM, il y a quelque chose de clair : personne n'aime Macron.

Asselineau ne prend pas position, ni Poutou.

Quelques élus et personnalités votent MLP, et en face, Gattaz lui fait une gâterie : il prend position contre elle, et se découvre une âme de résistant anti-nazi. Un anti-nazi, d'ailleurs, du 32 août, parce qu'il me semble bien que les milieux économiques ont été sévèrement épurés en 1944-1945, à cause de leur collaboration massive  avec l'occupant.

C'est hilarant de voir les chantres de la collaboration avec l'Allemagne actuelle, se faire les apologistes de la résistance. En 1944, les FTP, mais pas qu'eux, les auraient tous collés contre un mur. Ce qui reste de parti communiste, appel à voter Macron. La différence entre les deux ? PCF de 1944 : 25 % des voix, celui de 2017 : 2.5 %.

On peut voir aussi une distorsion évidente. Le syndicat des policiers appelle à voter contre MLP, alors que les policiers sont une catégorie votant massivement FN. Tony Bernard, maire de Châteldon (63) : “donner une consigne de vote est contre-productif”.

La différence essentielle, c'est qu'en 2002, existait encore une confiance dans les autorités et le système. Celle ci, au travers des multiples "réformes", qui désignent les régressions, est érodée, et est tombée au plus bas.
Quel poids peut avoir ces députés socialistes, dont la plupart ne voulaient même pas se représenter ?

Dans le pire des cas, MLP doublera son score du premier tour. JMLP ne l'avait amélioré que des quelques % venant de Megret. Quasiment aucun des électeurs ayant voté pour un autre candidat n'avait basculé.

Certains vous parlerons d'un "semi-échec", de MLP. Le combat politique est un combat long. Combien de temps Mitterrand a mis pour devenir "Dieu", disait il au Rocroâ du bêbête-show ? Il aurait pu monter un restaurant avec toutes les casseroles qu'il trainait...

La quasi unanimité des médias, d'ailleurs, votait Macron. Cela a pesé sur les têtes vides.

La lutte des classes va s'intensifier, et pour Braudel, non marxiste mais historien, elle était de toutes les époques.

Le FN lui, a muté, pendant que ses concurrents s'effondraient. En Marche, ne devrait pas vivre très longtemps. Ou alors, il deviendrait le parti de la fusion LRPS, avec tous les bras cassés des deux partis.

L'effort d'implantation se paie. C'est comme cela que se font les alternances, par le travail des termites de terrain.

La désintégration de la mondialisation, de l'UE est engagée. Rien ne l'arrêtera.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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