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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:56

La Ville de Saint Etienne connait actuellement un grand vent de dynamisme en ce qui concerne la démolition de logements et de locaux. Cela, on ne peut que l'approuver, le seul inconvénient c'est qu'homo politicus simplex simplex simplex (trois fois, parce qu'il est vraiment très simplex), se croit souvent obligé de reconstruire.

Il faut, dit il, donner de la croissance et du travail au bâtiment, ce qui crée de la richesse, nous dit on. Enfin, pour ce qui est de crée de la richesse en construisant à Saint Etienne, je suis dubitatif.

La vente des appartements, je me demande si cela existe, et les prix sont bas, les biens refaits, pas besoin de Plazza (Stéphane) pour revoir le tout, le seul problème est souvent, l'absence de demande (243 pages d'offres !).

Aussi, si on ne peut qu'approuver les travaux de démolitions en cours, il faudrait, pour que le marché recouvre un équilibre et des prix un peu plus élevés, s'abstenir de construire. Les locaux de bureaux, eux aussi, ne manquent pas. L'immeuble Manufrance, cours Fauriel,  n'est toujours pas rempli, 25 ans après...

Quand à Tarentaize, et rue Michel Rondet, ce sont des parties qui faisaient vieilles en 1850, et quand on voit Tarentaize, l'ancien et le rebâti, la seul chose qu'on ait envie de faire, c'est de fuir en courant. D'ailleurs, en 1850, on parlait déjà de la destruction de Tarentaize, c'était revenu dans les années 1960 avec Durafour, mais on n'avait pas fini le travail.

Il n'y a pas la moindre chance que le marché immobilier se redresse, étant donné que la population dans certains quartiers est "âgée, voire, très âgée".

D'autres villes ne devraient même plus penser à bâtir, mais simplement à démolir. Trop de bureaux, trop de logements, pour une population trop âgée. Des villes qui s'éteignent doucement, dans le cadre actuel.

D'autre part, pour revenir à ce que dit un internaute, la crise de la consommation est plus violente aux USA, car les centres commerciaux sont souvent beaucoup plus dépendants de la voiture, et comme je l'ai déjà dit, la consommation intérieure de carburant a beaucoup baissé. avec 15 millions de barils jours raffinés, le pays importait beaucoup de produits raffinés, désormais, il est massivement exportateur. D'autre part, le degré de fausseté des statistiques économiques est sans doute plus grand.

Comme le dit John Williams sur "shadow government statistic", la statistique officielle est de plus en plus farfelue. Deux exemples.

L'immobilier de certaines villes, comme Saint Etienne, Vichy, et d'autres, liste, bien sûr, non exhaustive, mérite le principe de réalité, comme le fait John Williams pour la statistique. La chute du niveau de vie réelle est patente aux USA, et la statistique un simple élément de propagande. Il est donc normal que le secteur marchand s'effondre. De plus, le jeu est brouillé par des dépenses contraintes, maquillées en consommation...

A Saint Etienne, on peut lire : "L'immobilier de Saint-Étienne représente une belle opportunité d'investissement pour les années à venir." Bel exemple de langue de bois. Moi, il y a 20 ans, un agent immobilier me disait qu'il ne prenait plus les appartements. Il n'y a pour ce produit, que les curieux. Et encore, la situation de l'immobilier très bon marché, fait que c'est une ville attractive pour 25 000 étudiants.

La statistique est à l'heure actuelle, ce qu'est S. Plazza au marché immobilier. Le bel emballage d'un produit qui ne sent plus très bon.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:16

Les grands groupes de distributions continuent à solder... Leurs magasins, pendant que la distribution voit son chiffre d'affaire se rétracter, par la baisse de la consommation et par l'essor de la vente par catalogue, dans une variante moderne, celle de l'internet.

On est donc en plein retour au XIX° siècle, avec une technologie un peu différente.

Une différence est à noter, la situation s'est tellement aggravée que certaines de magasins font faillite. JC Penney ferme 130 magasins et vire 6000 salariés, Family Christian Stores ferme définitivement ses 240 magasins.

Tati, lui, est à vendre : "Une chaîne de magasins déficitaires dans un marché en berne." On ne pouvait mieux résumer la situation. Et il est clair que la seule valeur de certaines chaines soient leur emplacement, encore que cette règle est désormais relative : quand les commerces tombent comme des feuilles mortes, qu'un emplacement soit meilleur n'a pas beaucoup d'importance, il n'y a pas ou plus de repreneurs. Les banques ferment leurs agences, les magasins survivent, sans plus penser à un quelconque développement, et les rez de chaussée n'ont plus d'utilité.

Dans notre économie merveilleusement mondialisée, la distribution s'effondre là où elle existait et se développe doucement ailleurs. Le bas de gamme d'ici est là-bas, le moyen, moyen-supérieur.

Cela ne change rien à la donne. Globalement, on aura beaucoup de locaux vides, avec les appartements vides et ceux invendables, on pourra s'en faire des colliers. Comme le politique n'a rien appris, on continue tranquillement de reconstruire là où l'on tombe, et on lance sans cesse de nouvelles zones de chalandise.

Comme je l'ai dit, la vente internet n'est que le retour de la vente par correspondance, mise au goût du jour. On peut voir, essayer, retourner, et pendant ce temps là, le considérable bâti des magasins devient obsolète et inutile, et les SCI (sociétés civiles immobilières), qu'avaient constitués les dirigeants pour garder l'immobilier au cas où les entreprises seraient balayés, montrent leur inutilité. Pour qu'un local ait une valeur, il faut que quelqu'un en ait l'utilité et l'utilisation.

Intrinsèquement, les grandes zones commerciales n'ont aucune valeur, et ne tiennent que parce que le pétrole est encore là pour les approvisionner, et permettre à leurs clients de venir. Pas plus. Mais comme le gâteau n'augmente plus, les grincements se font de plus en plus forts et perceptibles, et le monde des années 1950 et 1960 commence à s'estomper.

Je le maintiens, la crise est dans une succession de LLL, et est désormais visible dans notre vie. Les villes abandonnées et paupérisées, où les appartements refaits et bon marché ne se vendent pas, même en empilant les Stéphanes Plazza par bottes, voient disparaitre leurs approvisionnements. Les pauvres, ça ne fait pas vivre, ni le superprimou géant (coucou G. Lagaffe) ou le carrouf.

Bien entendu, le phénomène n'en est qu'à son commencement, et est un peu plus avancé aux USA, eu égard à l'espace. Les campements de nomades pourront se poser sur les anciens malls. Merde, les nomades étaient déjà sur place. On les appelle les déplorables, vivent de coupons de nourriture, ou de RSA. Aux USA, ils promènent leurs carabines.

Il n'y a rien, d'ailleurs, qui puissent sauver ce système. A tel point que pour une chose je me suis posé une question. Si Trump augmente tellement le budget militaire des USA, c'est pour se faire des alliés au Pentagone, ou le faire crever ???

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 15:33

Pour répondre à un autre internaute, les camions ont bien commencés à cesser de rouler.

D'abord, les statistiques de l'UFIP. La consommation baisse depuis 2007/2008, assez nettement : - 10 millions de tonnes de pétrole.

La consommation de carburant reste identique de 2001 à 2015. Donc, la question de la "croissance", ne se pose plus. Elle n'existe pas. Les camions continuent à rouler, mais moins, un petit peu moins.

Pour eurostat, la constatation pour l'énergie est la même. La consommation baisse depuis 10 ans. La consommation d'énergie est inchangée depuis 1990.

La chute de consommation entre 2006 et 2015 est vertigineuse. Et certainement pas lié, vue sa violence, à la transition énergétique.

Et puis, la transition énergétique, jusqu'à maintenant, c'est du côté de la production qu'elle se situe. On produit solaire et éolien, beaucoup plus qu'on ne fait d'économies.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 14:20

Pour répondre à un internaute, on a oublié le sens latin de peste. Cela veut dire simplement, "maladie contagieuse", alors que la peste, dans notre langue d'aujourd'hui, veut simplement signifier Yersinia Pestis. On parle de peste aviaire, porcine, alors que cela ne désigne pas du tout la même chose. Henri II parlait de "maladie de peste", en parlant de la réforme. Cela donne une indication plus nette sur le sens. Quelque chose de contagieux.

Sans compter les maladies restées mystérieuses, comme la suette anglaise.


Toute maladie touchant l'espèce humaine agit de façon quasi identique. Elle pratique la sélection naturelle, comme dans les films catastrophe, où on voit des familles survivre, on ne sait pas pourquoi.
Dans le cas de la peste noire, le 1 % absolument résistant à la contamination. On a retrouvé pendant la pandémie de sida, des seuils identiques de résistance chez les prostituées d'Afrique Noire.

On a aussi des gens qui, en tombant malade, arrivent à dominer la maladie.

Et puis il y a le plus spectaculaire, les décès rapides et fulgurants. Il est à mon avis, difficile de penser que les pestes de - 500 av JC,  de + 600, celles de 1347-1352, soient strictement les mêmes. Si les épidémies de grippe secouent la planète, c'est que ces pandémies viennent d'un virus très changeant, instable.

En outre, passé le premier choc, la deuxième génération est plus résistante. Elle additionne les malades survivants, leurs descendants à qui ils ont transmis leur immunité acquise et les individus absolument résistants, dont la proportion a doublé ou triplé, comme pendant la peste noire. L'agent responsable perd en virulence au cours des générations, soit que son hôte s'habitue, soit que lui même varie. Ou les deux.

Les bouffées épidémiques observées sont liés à un mode de propagation fragile, et au fait que certaines épidémies n'agissent pas comme elles devraient. Elles tuent trop, et trop vite. C'est le cas de la fièvre Ebola.

Donc, des maladies épouvantables, ont pu devenir des maladies chroniques, ou des maladies enfantines, sans conséquence.
La conquête de l'Amérique a donné une caisse de résonance extraordinaire à la question.

Les empires ont été abattus par les épidémies amenées par les conquérants, plus que par leurs armes. 

La population mexicaine (Anahuac), passe de 25 millions, en 1517, à 1.5 million, un siècle plus tard, et sa reprise démographique a lieu à partir de 1700. La chute est d'ailleurs encore plus sévère qu'il apparait, le Mexique des espagnols de 1600, était beaucoup plus étendu. Ce qui est vraisemblable, c'est le passage de 50 millions à 1.5. Braudel dira que la population est remplacée progressivement par l'élevage.

Des maladies bénignes, pour les européens, sont souvent très virulentes, et se manifestent sans incubation.

En échange, une syphilis virulente est envoyée dans l'autre sens, une syphilis épouvantable, où la chair se détache des os... En 1511, elle a fait son tour du monde.

Aguirre (surnommé, "El Loco"), et ses compagnons décrivirent une Amazonie très peuplée, et une brillante civilisation. On ne les crût pas, parce qu'ils étaient des rebelles, et que les suivants ne trouvèrent que la jungle, sans doute, les populations avaient fortement déclinées avec les maladies amenées par l'expédition, et qu'entre temps, la jungle avait tout avalé.
L'expédition de Ponce de Lèon dans le sud de ce qui deviendra les USA décrit aussi un monde très différent de ce que trouveront les suivants.

La conquête de l'Amérique fut rendue possible par son effondrement démographique et son effet démoralisateur sur les civilisations organisées. La guerre bactériologique par excellence : avoir des soldats immunisés, contre des populations non immunisées. Un effondrement de 90 % semble avoir été la norme.

L'Afrique sera l'exemple inverse. La conquête européenne bute sur le caractère très malsain du continent, jusqu'au XIX° siècle, où la différence technologique devient trop importante. Mais là aussi, les mouvements de troupes et de populations seront très meurtriers, du fait des maladies qu'elles occasionnent...

Le commerce, le contact, tout ce qui fait la société "ouverte", est potentiellement prometteur d'épidémies. Comme disait Pasteur, il y aura une prochaine grande épidémie, mais l'espèce humaine est aussi plastique que résiliente. La lèpre a perdu sa virulence du moyen âge, ou a t'elle jamais existé ? Peu importe.

Personnellement, je pense simplement qu'elle a acquis une virulence qu'elle n'avait pas, que celle-ci a duré un certain temps, avant qu'elle régresse dans une norme et un bruit de fond plus bas. Le but de ces organismes vivant, c'est de se propager sans tuer leur espèce hôte. Alors, une épidémie considérée comme "sur le déclin", s'est adapté aussi à son milieu. Elle y vit, sans le détruire, ou en en détruisant le moins possible.

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 16:02

Le pic charbonnier chinois se voit confirmer. Pékin veut supprimer 500 000 emplois dans la sidérurgie et dans les mines.

" Les employés concernés seront aidés pour retrouver un emploi ou pourront bénéficier d'une retraite anticipée ".

Pour l'acier, les capacités excédentaires sont légions : 800 millions de tonnes produites, pour des capacités existantes de 1200, et sans doute, "seulement", 550 millions de tonnes utilisées. La ferraille utilisée sert surtout au bâtiment.

On voit donc l'ampleur du problème existant, et son absence totale de solution.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 13:40

2016 marque l'accélération du pic charbonnier en Chine.

Après une baisse de 2.9 % en 2014 et une de 3.7 % en 2015; elle atteint cette année 9.4 %. Au total, la production a officiellement reculé de 15.30 % en 3 ans.

C'est, dans l'histoire des pics charbonniers, une vitesse totalement inédite de contraction, qu'on peut qualifier d'ultra-rapide, même si la consommation baisse moins vite, par effet de stocks et effets des importations.

Au début de cette évolution, les réserves estimées de charbon étaient finalement, très limitées, 25 années, eût égard à la vitesse d'exploitation (3.966 milliards de tonnes, officiellement, 4,500 officieusement).
Comme toujours, dans ces cas là, la production est sous estimée en période de boom, et la production "grise" disparait la première.
La production donc, en 2016, a atteint 3,360 milliards de tonnes de charbon, contre 3.960 au moment de son pic de production.

La volonté de réduire la consommation de 800 millions de tonnes est en passe de devenir un voeu largement dépassé. Encore, en milieu d'année, la baisse était elle encore plus impressionnante. La baisse atteignait près de 16 % en mai, faisant tomber la production, en rythme annuel, en dessous des 3 milliards de tonnes.
Les abrutis vous diront que c'est la réaction des autorités, vis-à-vis de la pollution. Les autorités chinoises, elles, protègent plutôt le secteur, eu égard aux conséquences économiques et sociales.

Le problème, c'est qu'avec des capacités de production qui ont atteint 5.7 milliards de tonnes, les gisements chinois ne pèsent plus guère. si grand soient ils. La baisse du prix du charbon, ou plutôt son effondrement, au 1/3 de ce qu'il était à mis, en faillite de fait, la plupart des producteurs. Seul le soutien politique a empêché en Chine, le même phénomène qu'aux USA.

Aux USA, visiblement, la situation du charbon vient de se consolider, d'une part par un léger rebond des prix, et d'autre part, parce que les centrales électriques thermiques qui ont été fermées se ressentent sur le marché de l'électricité.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 16:18

Le nucléaire US a entamé une longue phase d'agonie, pour une simple raison, il n'est plus rentable.
Partagé entre plusieurs compagnies, les problèmes du nucléaire n'apparaissent que ponctuellement, sans voir la crise générale du système.

Si l'on respecte les consignes de sécurité, si l'organisme qui en est chargé veille bien à leur application, il n'est pas rentable, et la crise générale du marché de l'électricité qui touche tous les pays développé, fait tanguer le secteur.
En France, EDF n'a obtenu un résultat positif qu'en magouillant les chiffres. Des centrales amorties sur 50 ans, au lieu de 40.

Contrairement à ce que l'on dit, l'électricité nucléaire n'apporte aucun atout. Elle est simplement gaspillée, dans une absence d'efficacité, et a largement contribué à la désindustrialisation française.

Le grand carénage lui même est une absurdité. On sait très bien chez EDF que c'est un calcul possible pour certaines centrales, mais que pour d'autres, ce sera un gouffre financier. Mais on est dans l'idéologie, pas dans le rationnel. Le grand carénage prouve, d'ailleurs, que le blabla sur la sécurité, n'était que du blabla.

Comme je l'ai souvent dit, un pays ne peut bloquer définitivement et indéfiniment le déversement des technologies mises au point à l'étranger, d'autant que ces technologies, elles mêmes, voient leur coût baisser d'années en années.

D'ailleurs, le nucléaire veut des subventions, comme s'il n'en avait pas déjà beaucoup, pour assurer son avenir...

Il n'y a donc pas d'avenir pour la filière.

Déjà, la question de la rentabilité se posait au début de la filière nucléaire. Le nucléaire n'est rentable qu'en base. Il est incapable de faire face à un marché en décroissance. Et dieu sait si les politiques ont tout fait pour que ce marché croisse.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 12:52

Et de ce que disais Braudel... Ce qui est le plus productif, et le plus rentable, c'est l'exploitation minuscule où tout est fait à la main, bien entendu, avec un outillage minimum, variable suivant les époques.

La ferme du Bec Hellouin a simplement appliqué ce que des ingénieurs agronomes ont étudiés sur une très longue période, après guerre, au Japon et en Allemagne, pendant presque toute leur vie, soit, 60 à 70 ans.
Ils cherchaient une alternative à l'agriculture existante, et l'on trouvé. Seulement, c'est tombé dans le désert bien longtemps. Surtout, d'ailleurs, parce qu'il y avait des opportunités de carrières ailleurs.
Mais le fait que la micro-parcelle fasse vivre des familles entières n'a rien d'étonnant. Sinon, aucun de nous ne serait là.

Le rendement décroissant commence avec le cheval, le boeuf, et culmine avec l'agriculture indexée sur le fossile. Là, on ne produit pas la moitié des calories consommées en énergies.

Contrairement à ce que disent les réactions, ce n'est pas parce qu'ils vendent deux ou trois fois plus chers les produits, c'est simplement parce que les dépenses sont très basse.

Dans mon département rural, j'ai eu bien des exemples, anciens, comme ce plombier qui me racontait pourquoi il n'avait pas repris la ferme de son père :

- "la première année, je bouffais pas, et je me ré-endettais,

- la deuxième année, je bouffais encore pas, mais je ne me ré-endettais pas,

- la troisième année, je ne bouffais toujours pas, mais je commençais à me désendetter". Bien entendu, le rachat des parts de ses frères et soeurs était absent du plan de financement établi par le crédit (je vous laisse deviner le deuxième mot).

Il faut savoir que pour un agriculteur, tripler ou quadrupler le prix, c'est encore le vendre moins cher qu'au super-primou géant (encore merci à G. Lagaffe).
Ceux que je connais exerçant actuellement, sont parfaitement conscient de leur course à l'endettement, mais sont piégés dans le circuit...

Un troisième, né en 1920, que j'avais rencontré en 1987, lui, disait que ses fils, en gaec, avaient commis l'erreur de se couper de la clientèle. Sa femme faisait des fromages, les vendaient, et d'après ses dires, apportait 80 % des ressources du ménage. Lui travaillait, finalement, pour lui permettre de les faire...

Comme je l'ai déjà dit, dépendre de l'extérieur pour son approvisionnement, c'est mortel, comme dans le cas de l'Egypte (à 80 %), et de la Tunisie (à 20 %). Réduire cette dépendance à zéro, ou à 20 %, c'était, dans les deux cas, faisable, et salutaire.

Le cas cubain est exemplaire, et n'a été, finalement, que l'image sud américaine de la transition post soviétique. C'est bien la parcelle individuelle qui a constitué la bouée de sauvegarde de l'espace post soviétique, comme le disait Voltaire, et comme on l'a remarqué dans la grande dépression du XIV° siècle. "Les vilains mangeaient des herbes". Les herbes désignent le produit des jardins...

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 09:05

Il est des permanences et des ruptures dans l'histoire. La SNCF a du mal à recruter des conducteurs de trains.

Il lui faut des personnes ayant vue et ouïe parfaite, et surtout, n'ayant pas de consommation de psychotropes et d'alcool.
Le même problème avait été décelé dans les années 1930.

L'industrie aéronautique française avait du mal à recruter. Il y avait trop de poivrots. C'était, là aussi, rédhibitoire pour une industrie qui demandait concentration et précision.

Sans doute, la SNCF a t'elle rajouté sa touche personnelle, en fermant les centres de formation, le recul de l'âge de la retraite n'ayant pas eu les effets escomptés.

Sans doute aussi, les exigences en matière de recrutement se sont elles accrues notablement. Je me souviens d'un bar qui servait de quartier général à du personnel SNCF, et la consommation d'eau se limitait elle à mouiller -un peu- le pastis, y compris pour les conducteurs de train, dont la consommation d'eau ne semblait, pas, à l'époque, une vertu cardinale.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 08:05

Un article intéressant, d'abord par la réponse qu'on peut y apporter : "Marin de Viry : «Après trente ans d'antifascisme, Le Pen aux portes du pouvoir. Bravo les gars !»".

L'antifascisme, c'est le "weeping boy", l'enfant qu'on frappe, à la place de l'enfant du prince, qui lui ne doit absolument pas être frappé.
On a connu beaucoup de weeping boy en France, et notamment l'anticléricalisme, qui évitait par exemple, dans les années 1900, de poser la question de la protection sociale, des retraites, et de la création de l'impôt sur le revenu.

Le slogan mobilisateur, pendant que tout le monde en prend plein la gueule. Le barro-rocardisme ou rocardo-barrisme, à pleines pelletés, chaque jour.

L'antifa a simplement servi de repoussoir pour masquer l'absence d'alternative entre les deux blocs historiques, droite et gauche. En attendant leur fusion, dans un "grand parti antifasciste", enfin, grand, ça sera vite dit, parce qu'une fois fait, il aura le sort de l'UMP, et pour les connaisseurs en histoire, celui du glorieux -jadis, il y a longtemps-, parti radical socialiste, qui avait pris ce nom, pour masquer le fait qu'il était conservateur au possible, et n'entendait partager absolument rien surtout avec les pauvres.

La seule chose qui intéressait le député rad-soc, c'était son portefeuille, dans tous les sens du terme, que ce soit le maroquin ministériel, ou les affaires qu'il pouvait traiter, cela, bien sûr, entre deux passages au bordel, étroitement surveillé par le ministre de l'intérieur...

La conséquence en fut, à l'époque, la poussée boulangiste, et l'anarchisme. Le seul problème de Boulanger, c'est qu'il "s'annonça comme César, vécu comme Catilina et mourut comme Roméo"...

Le tsar lui avait envoyé un sabre frappé d'une devise "Ose, Dieu est avec les audacieux". Il n'avait pas compris la devise.

Donc, comme les deux blocs en présence avaient la même politique, L'antifa servit un temps à maintenir la gauche au pouvoir, puis, à maintenir au pouvoir l'alternance gauche/ droite, puis... Maintenant, la dégradation de la situation devient tellement sérieuse, qu'une alternance devient possible, au grand désespoir des stipendiés du système, qui devraient aller travailler réellement, et bien sûr, susceptibles de voir leurs turpitudes passées à la moulinette, avec un QI d'huitre.

Avoir un QI d'huitre est indispensable pour être ministre à l'heure actuelle, et finalement, l'écrasante majorité des français ne pourraient pas l'être, ils sont trop intelligents pour la fonction.

Le QI d'huitre, se retrouve actuellement dans la fonction présidentielle, et le QI d'huitre est visible chez p'tit marquis de belle gueule, le favori du deuxième tour.

Le système aime, ces gens passés par le moule à con, sans aucune idée personnelle, et qui l'ont trouvé à leur mesure...

Aux Pays Bas, on parle ouvertement de la fin de l'euro. Il faut dire, qu'historiquement, Amsterdam s'aligne sur Londres, depuis 1783. Le centre de gravité du capitalisme, quand il était passé d'une ville a l'autre, avait laissé, quand même, des liens puissants entre les deux entités, liens entre milieux d'affaires, jamais démentis depuis. Le capitalisme anglais triomphant avait laissé quelques parts de gâteau aux Pays Bas. 

Si donc, le centre de pouvoir réel en Grande Bretagne a impulsé le Brexit, les canaux habituels de communications et de décisions entre les deux pays, fonctionnent aussi. Sans doute, le centre de pouvoir réel des Pays Bas, a t'il pris sa décision.

Cette option me semble réaliste, parce que le monde change, par des changements en leur centre. Et Londres semble un centre du monde tout à fait plausible encore, et qu'il se propage à son rythme par les canaux habituels les plus puissants.
Face à une BCE qui tuera le dernier des européens pour sauver l'Euro, on a quand même un fort principe de réalité. De toute façon, la spécialisation des Pays Bas ne pâtira pas de la fin de la monnaie unique. La seule chose qu'ils ont à craindre, c'est de la part des autres pays européens, un "acte de navigation", obligeant les pays producteurs à décharger directement dans les pays consommateurs. Vu le degré d'efficacité et d'équipements de Rotterdam, c'est assez peu vraisemblable. Et cela prendra du temps...

Le QI d'huitre est d'ailleurs fort intéressant à observer. On annonce le bank run, en cas de victoire de MLP. C'est oublier que Manu a fort bien verrouillé l'accès aux liquidités. Un travail peaufiné et soigné. Et que de toutes façons, les billets, ce sont des ressources gratuites pour les états.

Ce qui est intéressant avec certains imbéc... Pardon, limités intellectuellement parlant, c'est qu'ils n'imaginent même pas ne plus être au pouvoir. Décidément, j'aime de plus en plus De Funès dans "la folie des grandeurs". On le croirait caricatural, il est plus vrai que nature, et sans doute, en deça de la vérité...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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