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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:18

Dans votre jardin, on vous donnera la mini-maison, et 5 ans plus tard, vous pourrez en disposer. Cela se passe aux USA, et on voit bien la réalité de "la crise du logement", qui n'en est pas une, mais reste une crise organisée du logement accessible.

Le logement en mobil-home, déjà largement répandu aux USA, est une réponse typiquement américaine à la crise des loyers chers, et des maisons en carton, inabordables.

La seule chose nécessaire est d'avoir un terrain, loué ou acheté, et les municipalités qui en ont souvent beaucoup de libres, pour cause de non-paiement des taxes foncières, pourraient régler ainsi facilement le problème des sans abris, et des shanty towns,

Au 19° siècle, les USA avaient crées le concept de maisons ballons, maisons vites faites, pas chères, qu'on voit encore dans les villes fantômes. Souvent, d'ailleurs, on les démontaient pour les reconstruire ailleurs.

Les célèbres subprimes, à l'origine, étaient faites pour les mobiles homes, destinées aux pauvres, et donc, clientèle à risques pour les emprunts. Mais les montants des prêts étaient faibles, et les risques mesurés, et limités par ce fait.

Cela n'allait donc pas aux banquiers, qui voulaient faire du chiffre, et ont étendus le système à la totalité du marché immobilier.

Le coût annoncé (75 000 $) me parait élevé, bien plus cher que les mobiles homes classiques.

Il reste que le problème est la complicité dans le monde occidental, des dirigeants politiques, amateurs de costards offerts, et du lobby immobilier. C'est la raison pour laquelle, les loyers flambent, et qu'il y a plus de 40 ans, alors que pour les grands ensembles, les voyants ont tourné au vif rouge sanglant, pendant des années, avant que la construction de ceux-ci fut abandonnée...

Le projet de Portland fonctionnera t'il ? Il n'y a pas de raison que cela foire, pas de raison objective. La crise est aujourd'hui trop répandue et trop grave, et les exigences des foyers désargentés s'estompent.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 15:06

... Que les maisons de "rénovation impossible". Vieille, si j'ose dire, d'une quarantaine d'années, les maisons US tombent en ruine, et sont à reconstruire totalement, et, bien sûr, à moindre coût, avant d'être remis aux enchères, l'entrepreneur espérant faire une plus value.

Ces maisons en cartons sont achetées aux enchères, quelques dizaines de dollars, voir quelques centaines, toilettées et revendues.
Le pays qu'a trouvé Donald Trump, lui, est dans ses infrastructures, totalement en ruine, et le montant annoncé de travaux (1000 milliards de $), ridicule au regard des besoins, il faudrait 5 fois plus, pour faire le minimum le plus urgent.

Mais, personne ne veut payer, et les entreprises préfèrent planquer leurs magots, en dollars, of course, à l'étranger, pour ne pas payer d'impôts, eux aussi.

C'est bizarre, d'ailleurs, de miser sur des avoirs en $, alors que le pays tombe littéralement en ruine. La monnaie étant un reflet de la puissance, un pays en loque, aura à terme, une monnaie en loque.
Ce délabrement est visible dans toutes les séries américaines, vous voyez souvent des tunnels, des ponts qui s'effondrent, parce que chez eux, ça fait partie du quotidien, quasiment.

Le sous investissement dans l'entretien et le renouvellement des infrastructures est criant. D'autant que, premier partie, le pays souffre désormais de l'usure du temps, de ces infrastructures. D'autant que, certaines, étaient calibrées pour 100 millions d'habitants, et que le chiffre atteint désormais 320 millions.
Mais ce que l'article ne dit pas, c'est que certaines situations ne sont pas, du tout, amendables, même si les lois et les budgets devaient être voté, l'effet de masse est trop grand. Comment faire pour rénover les infrastructures à New York ??? On n'a pas la réponse.

Très occupés à démolir les autres pays, les USA ont laissé tomber en ruine le leur... Visiblement, ils ont réalisé un travail soigné, d'une manière très simple. Ils n'ont rien entretenu, du tout...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 09:36

Le p'tit marquis de belguel a donné au monde (pas) ébloui, son programme énergétique, pour les 5 prochaines années. C'est très optimiste, car comme disait Richelieu (le cardinal), "homme de nul mérite, il est venu en une nuit, comme un potiron".

Et la durée de vie d'un potiron, c'est plutôt réduit. Avec le précédent président qui a dû prendre une retraite anticipée, bien que bavarde et surtout, verbeuse.

Ledit président aimait bien les choses ronronnantes, et l'absence totale de risque : la croissance allait revenir, pendant que la décroissance des consommations (2% par an depuis 2007), allait se poursuivre.
P'tit marquis de belguel, lui, fait dans le Hollandisme pur : il reporte pour le renouvelable la tendance observée. Le renouvelable, d'ici 2022, doublera.

On notera aussi l'absence totale de la STEP, qui implique le surinvestissement. Et qui permettraient aussi de se passer de quelques tranches de nuke.

Pour ce qui est de la dépression de la demande, EDF s'en charge, avec les augmentations rétroactives. Pompes à chaleur, recul du chauffage électrique, chauffe-eau thermodynamiques devraient pas mal malmener à court terme, la consommation.

Pour ce qui est des centrales à charbon, les types comme Macron, qui n'ont jamais bossé, ne savent pas ce que sont les affaires. Quand les charbonniers se lamentent et se ramassent, on leur passe des commandes à prix cassés, et on signe des contrats à long terme. Ils signeraient n'importe quoi, les yeux fermés. Et qu'ils sont heureux comme des canes de signer. (On peut même se mettre une auréole sur la tête).

Comme la consommation de charbon baisse au niveau mondial, il n'y a pas de troubles moraux à avoir. Et puis, la consommation française, c'est risible.

Pour EDF, l'heure est à la croisée des chemins. Quel est le moins coûteux ? Caréner ou arrêter ??? Le carénage n'avait pas été prévu à l'origine, donc on ne sait pas où l'on va.

Alors que le renouvelable, lui, voit son coût s'effondrer, avec 30 ans d'avance.

On sait aussi, que le coût du réseau est devenu très important, et que les métaux qu'il consomme est devenu un problème. Sans doute, des systèmes décentralisés seraient plus économes. C'est du moins, le point de vue d'Elon Musk, sans doute vrai à 100 % pour les USA, et pour lequel le point de vue doit être plus mitigé en Europe. Mais le réseau devient, réellement, un problème.

L'avenir est incertain, c'est le propre de l'avenir. Mais une chose est prévisible. C'est la crise énergétique, et la politique de réduction des besoins, loin d'être adéquate. Il ne faut pas peiner les lobbys énergétiques.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 14:12

L'ENA se plaint de la qualité de ses candidats :

- " il n’est pas évident pour tous les candidats de «comprendre la question posée» ",

- «certains candidats ne savent tirer aucune leçon, ni aucune idée, de leurs expériences»,

- «le conformisme répétitif de certaines copies», 

et enfin, le clou du cercueil : "Des candidats qui sont également majoritairement déstabilisés, au point de «perdre leurs moyens», par le quart d’heure consacré aux questions d’actualité."

Mais bon, on croyait avoir atteint le fond du trou, mais on creuse encore, visiblement : «Il s’agit pour les candidats, collectivement, de s’écouter pour faire progresser l’intelligence collective d’un sujet ou d’une situation». Bref, une épreuve de formatage collectif...

Bon, je ne voudrais pas dire, mais la qualité des produits made in ENA (VGE, Chirac, Hollande) est défaillante depuis si longtemps qu'on se demande comment ils ne s'en sont pas aperçus avant.

Ne rien comprendre, le conformisme répétitif, aucune leçon des expériences passées, c'est bien le cas des énarques en poste, non ??? Les impétrants battraient ils donc les déjà en place ???

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:02

La mode à une époque, pour les entreprises, c'était de créer des SCI, pour "préserver" la valeur de l'immobilier d'entreprise, de sa destinée. Comme ça, le propriétaire se tranquillisait quand au devenir d'un gros morceau de patrimoine.

Seulement, le problème, c'est que quand l'entreprise a tiré le rideau, l'immobilier dévalue aussi beaucoup. Parce qu'il est difficile de trouver un occupant.

J'ai parlé aussi de ces villages, où l'on avait beaucoup construit. Et, miracle des miracle, non seulement le placement n'est plus un placement, mais un coût.

De même les infrastructures qui se généralisent. Elles partent d'un point très rentable, pour finir dans le coût absolu.

auteur de la photo du Viaduc de la Recoumène.

L'exemple typique en France, est le chemin de fer. La première ligne française, Saint-Etienne/ Andrézieux était ultra bénéficiaire, la dernière, le Puy-Monastier sur Gazeille (1939), ne fut jamais mise en service. Elle dû son existence, elle aussi, à la fuite en avant devant les coûts irrécupérables. D'abord destinée à être la Transcévenole, on n'osât jamais arrêter les frais, sinon les limiter au tronçon nord, et la guerre fit qu'on ne posât jamais les rails. Le viaduc de la Recoumène sert au saut à l'élastique.

Sa justification ? La pugnacité de Laurent Eynac, qui fut ministre de l'Air, la crise des années 30 -il fallait donner du travail-, servit d'alibi, tout ceci fit qu'on continuât de bâtir cette ligne de chemin de fer, projet du 19° siècle, à un moment où la voie sacrée avait montrée une alternative. De plus, il était clair qu'à l'usage, cette voie de chemin de fer ne serait jamais rentable.

D'ailleurs, le coût irrécupérable peut être très bien vu. La RATP, et le réseau francilien sont des coûts irrécupérables.

Les fins de civilisations, sont celles où les coûts irrécupérables deviennent la norme, et où l'investissement ne donne plus rien en retour. A l'image du pétrole, les puits "historiques" peuvent encore être rentables, mais plus les derniers... et le problème des pays pétroliers, c'est souvent que le dit pétrole a détruit le reste de l'économie, et le secteur ne peut être financé par les autres activités, elles n'existent pas.

Pendant ce temps, le reste tombe en ruine. Mais ne disons pas que les USA ne sombrent pas dans tous les sens, dans le surendettement, tous les acteurs économiques publics sont surendettés. Ils ont bien le goudron nécessaire, et à défaut, on peut le recycler, mais d'autres dépenses ont pris le dessus. 

Omaha est simplement un changement de paradigme. ça ne concernait que les chemins ruraux, maintenant c'est partout. En France, c'est pareil, les routes rurales sont mal entretenues, on se pose la question de pourquoi goudronner, quand c'est pour 30 pèlerins, mais, ce qu'on ne voit pas, c'est que ces 30 pèlerins délaissés seront vent debout quand cela en concernera 300, et ainsi de suite...

Pendant ce temps, on s'occupe des JO 2024... Histoire de concentrer un peu plus l'investissement, et le rendre franchement impopulaire.

Il reste que l'histoire d'Omaha est significative. 50 ans, c'est la décision de Johnson de sabrer l'investissement.

Personnellement, je n'ai pas le pessimisme de Jorion, ou d'autres sur l'espèce humaine. Oui, bien sûr, des gens mourront pendant la phase d'adaptation. Beaucoup, certainement, mais beaucoup réagiront. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une génération de mollusques, que les autres vont leur ressembler. Dans les phases d'adaptation, beaucoup de gens meurent. Cela peut passer totalement inaperçu. L'exode rural a été très meurtrier. Mais cela a été distillé au cours du temps, et c'est passé comme une lettre à la poste. Seul les registres d'état civil peuvent témoigner. Le seul exode rural qu'on ait qualifié de bain de sang, c'est l'exode rural soviétique. Mais pour une autre raison. Il y a les choses qu'on veut voir, et celles qu'on ne veut surtout pas voir.

Il y a bien de l'aveuglement, de l'idéologie et de la croyance dans les élites. La dernière sortie de Hollande est grandiose. Il est vraiment pris pour un imbécile par toutes les réactions. Les seuls qui approuvent sont aussi des croyants, ils n'ont aucun argument.

Réactions de croyants, chez les psychanalystes. Il faut pô voter Le Pen. Comme c'est signé par l'inévitable BHL, il faut donc en conclure que cela a la valeur du torche-cul. Je savais pas, d'ailleurs, que BHL était psychanalyste.

Pour ce qui est des psychanalystes, on peut les classer dans la catégorie des purement ornementaux, et chers, vous savez, ces bidules qui seront les premiers emportés par la décroissance pétrolière.

Là aussi, des coûts (élevés), mais totalement irrécupérables. Comme les 200 000 étudiants US en anthropologie.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 09:36

Visiblement, certains sont dans un blocage mental. Ils n'imaginent même pas que le monde puisse être différend de ce qu'ils ont toujours connus.

Pourtant, il l'est. Ils se laissent abuser par leur expérience. je rappellerais le mot d'un maréchal de France : "A quoi sert l'expérience à la guerre ? A rien". Un général romain, lui, avait un avis tout aussi succulent. "Sur 100 soldats, 10 ne devraient même pas être là, 80 sont simplement des cibles, il y 10 véritables soldats, dont un seul guerrier".

C'est une règle dont j'ai pu réaliser la validité en tant que comptable. Il est clair que sur 100 personnes, 10 n'y étaient pas à leur place, 80 étaient des tâcherons, 10 comprenaient ce qu'ils faisaient, et un était un dieu.

Moi je constate sans cesse que des gens qui ont eu une vie d'expérience, ne connaissent en réalité rien de la vie. Ils restent enfermés dans un schéma mental qui a fait toute leur vie, ne pensant même pas que leur vie, c'était sans doute l'exception, et la règle, la rupture. On a beau avoir été cadre, même de haut niveau, finalement, certains n'ont été que des tâcherons, sans imagination, ni même pensée. On en a eu un superbe à l'Elysée. Il ne comprend rien. Sinon, il ne serait pas à 4 %.

Leroy Ladurie disait que nulle génération n'a vécue comme la précédente.

L'électricité, et l'énergie sont donc le domaine étudié ici.

Comme je l'ai souvent dit, dans le système capitaliste, toute somme investie doit être un jour désinvestie, et les multiples révolutions industrielles ont déclassées les poules aux oeufs d'or d'hier, devenant les nanards d'aujourd'hui.

Les hausses "tendancielles", de la consommation de pétrole peuvent être sérieusement mises en doute, ne serait que par la petite chose nommée "variation de stock". Le stock peut varier énormément chez le grossistes, et tout aussi énormément chez le consommateur final. D'ailleurs, il serait dans l'air du temps que les livreurs de fioul, par exemple poussent au remplissage des cuves. Des cuves un peu mieux remplies, déjà, qu'à une époque, celle où les livreurs se déplaçaient pour 50 ou 100 litres. Sans compter, bien sûr, les stocks colossaux que certains satellites ont mis en évidence. Et qui n'existaient pas, il y a peu.

On parle aussi de "reprises des cours". C'est amusant comme on peut chercher à se raccrocher à son schéma mental. Comme à l'Elysée : il y aura reprise, forcément. Ben non, pas forcément. Et en plus, les chiffres sont de plus en plus truqués.

Quand à la transition sur l'électricité, on vous dira que l’inertie des choix énergétiques des Nations s’y oppose ; la saine gestion des investissements industriels, dans un marché en stagnation, aussi.

L'inertie, c'est du mental. Pas un fait objectif. Saine gestion ? Quelle est la "saine gestion", arrêter le nucléaire à 40 ans d'âge, comme prévu à l'origine, ou "caréner", pour mettre 20 ans de plus ? Mettre plus dans le nucléaire, pour justifier la dépense précédente, excellente illustration d'une vidéo qu'un internaute avait mis en lien (il peut me la rappeler).

Le fait objectif, c'est souvent un dogme, illustration ici du dogmatisme d'une génération qui fut gâtée.

En France, au niveau électricité, nous avons en réalité deux France. Celle d'outre mer, et de la Corse, très avancés dans le renouvelable, d'ailleurs, plus avancée que l'Allemagne, et le continent, pour prendre un terme corse, très en retard, parce qu'il a le nucléaire.

Après, on peut se rassurer, en regardant le mix électrique OCDE, tout en sachant d'ailleurs que l'OCDE, ce n'est plus qu'une partie de la consommation mondiale. Et pas forcément le plus représentatif, étant donné le poids des lobbys.

Le caractère aussi, déraisonnable de l'entêtement, c'est de continuer à faire fonctionner certains investissements obsolètes, dépassés ou autre. Mais cela, c'est aussi le poids des lobbys.

On oublie aussi, le modèle suisse, car électriquement, la Suisse est un modèle. En ce qui concerne les STEP. Elle en a fait un vrai modèle économique, dont personne ne parle. L'échange d'électricité est d'ailleurs, pour la Suisse, le seul poste énergétique qui soit positif chez elle...

Oui, je sais, faire pas cher, et efficace, comme le ferait la STEP à grande échelle en France, c'est pô bien. Mais cela fait 40 ans qu'on paie pour un nucléaire hypertrophié et inutile.

Dernier point marrant, l'année dernière, ce sont les USA qui ont le plus progressé dans l'électricité renouvelable. La plastique de la société américaine joue ici à plein. Je vous rappelle le dogme d'il y a 15 ans : le renouvelable ne peut apporter plus de 2 % de l'électricité consommée.

Pour ce qui est du nucléaire, il n'est pas non plus exempt de risques d'approvisionnement. Le coup de tabac qu'il y a eu en Belgique prouve aussi, que ce n'est une source plus fiable que le reste.

L’inertie des choix énergétiques des Nations s’y oppose ; la saine gestion des investissements industriels, dans un marché en stagnation, aussi. J'appelle cela, le poids du passé et le refus d'envisager un avenir, différend, qui forcément, mettra au tapis des opérateurs historiques. Comme les charbonniers US. A propos, va t'on réouvrir les mines fermées ? Pas du tout, pour la plupart. Une fois fermée, on ne sait pas faire marche arrière, économiquement parlant.

Mais, je fais un pari. Les chiffres de 2017 pour le renouvelable, seront bien meilleurs...

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 12:46

Dans le registre de l'effondrement...

Ce que, certainement, la presse officielle vous dira dans 2 ou 3 ans. L'économie des USA, visiblement, ne va pas bien, du tout, et bien avant la présidence trump.
Où ai-je vu cela ?

Dans les statistiques d'exportations de produits pétroliers raffinés. On a battu des records. Avec une capacité stable depuis 1973, il est donc impossible de tricher avec cette donnée.

Massivement importateurs de produits raffinés, jusqu'en 2010, la situation s'est peu à peu renversée, les USA sont devenus de plus en plus exportateurs de produits raffinés.

Fin 2016, ils ont, de plus, battu un record absolu. Le mois de décembre a été la fête du slip, question exportations. Presque 6 millions de barils la 4° semaine de décembre, plus de 4 millions de barils, en net, c'est à dire, une fois retranchée les importations.
Cela veut dire une seule chose, les USA sont rentrés dans une récession massive. On peut la dater de la mi-2016.

Le reste, c'est du blabla.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 11:54

"Pourriez-vous expliciter et approfondir votre assertion : "un baril de pétrole, c'est la force de 12 hommes pendant une année". En effet je suis en contact avec un pays d'Afrique "en développement" et cette équivalence pourrait permettre de mettre en rapport les différents mode d'énergie utilisé. En effet, il est difficile de trouver une échelle d'équivalence pétrole et travail humain, animal et autre."

Pour répondre à un lecteur, voilà une échelle :

- un homme au travail, en une année, c'est 100 KWh d'énergie mécanique,

- selon l'AIE, une TEP (tonne équivalent pétrole), c'est 11 630 KWh. ( En moyenne : 1 baril = 159 litres, une tonne = 1208 litres. )

Mais selon Braudel, un outillage simple multiplie très vite la force humaine. L'animal le plus universel, en terme de meilleur rapport de travail, c'est la mule.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 10:37

Faulte d'argent, le pétrole se porte mal. Ce qui est traduit, dans un article du Saker, par, "Surproduction de pétrole : c’est la demande, idiot !" Ce qui a nettement moins de classe, faut il reconnaitre.

Mais le problème est bien posé. Plus que de la surproduction, il apparait que le marché pétrolier est victime du libéralisme, des frontières ouvertes, de la compression salariale, qui abouti à un sevrage forcé, faute d'argent. Au grand désespoir des producteurs, qui ne savent plus à qui fourguer leur merde (dit : "Or du diable").

Le prix est trop élevé pour le consommateur, et trop bas pour le producteur, en dehors de quelques champs "historiques". Ce qui entraîne des hausses de prix dans les pays producteurs, où la population était loin d'être habituée à des prix si haut, bien que par rapport à chez nous, ils soient très doux encore...

Même quelques centimes sont encore trop, si habitudes et revenus sont bas. " Le brut continue de s’accumuler, parce que les consommateurs refusent de brûler cette merde assez vite, parce qu’ils ne peuvent pas se permettre financièrement d’en brûler plus vite ! "

Il y a de quoi rigoler. Je pense que les libéraux ne s'attendaient pas à un schéma pareil, de toute façon, un libéral, ça n'a pas de cerveau. Faut voir celui qui squatte l'Elysée, et la belle gueule de son ex-conseiller. C'est d'ailleurs tout son talent.

Bref, il apparait que le scénario est plié. ça tourne encore, parce que ça tourne. Genre Will E Coyot, courant dans le vide, parce qu'il ne sait pas qu'il y est.

Le crétinisme régnant à l'Elysée, chez des personnes soi-disant bien éduqué, est à mettre en parallèle avec l'intelligence du type de la base, comme ce chauffeur routier capable de s'apercevoir du phénomène économique évident : la disparition, au long des kilomètres de toute activité.

Mais à l'Elysée, visiblement, on est content. On a obéi au dogme, à la loi, et ce qu'on regrette c'est de n'avoir pu choyer plus encore les LGBT. C'est sûr que les derniers locataires de ce palais vont passer dans l'histoire. Un tel degré d'idiotie, c'est du jamais vu dans l'histoire.

Et les stocks, ce n'est pas ce que dit l'annotation du saker (95 millions de barils consommés, pour 200 millions de stock en plus). Visiblement, ce n'est que pour les USA, et les stocks non stratégiques, en plus. De plus, des quantités énormes de stockages supplémentaires ont vu le jour, notamment en Chine, mais aussi dans tous les autres pays de ce qui fut le 1/3 monde. On est donc, très largement en dessus des 200 millions de barils supplémentaires stockés. Ne serait ce que sur les tankers.

Même en France, ils débordent, à presque 100 jours de stocks.

Il est clair aussi, que le pétrole conventionnel paie le prix de l'afflux de ce pétrole non conventionnel, produit sans aucun souci de compétitivité économique, ce qui, dans le cadre actuel, est plutôt risible, vu l'idéologie ambiante. Mais on a vu qu'obtenir ce surplus de production, a été quand même, très long. Et sans doute, peu durable.
Mais le pétrole est aussi une denrée difficilement stockable, au contraire du charbon qu'on peut laisser facilement, en tas.

On a donc réussi un exploit : produire un pétrole cher, détruisant le pétrole le moins cher, pour le vendre, à personne...

Quand aux pays producteurs de pétrole, il serait temps qu'ils développent leurs autres activités.

Un moment de rire ; imaginons nous, dans ce contexte, l'oligarchie voulant se réserver ce qui reste de fossile. Dans le meilleur des cas, les gardes armés protégeront leurs familles voire leurs quartiers, mais pas les excellences.

Comme je l'ai déjà dit, dans un complexe gardé, le tireur d'élite aura tôt fait de liquider les bouches inutiles (ça fera des rations supplémentaires), à savoir ses patrons, et à se taper leurs femmes (la polygamie, ça ne le gênera pas des masses), qui, de toutes façons sont très habiles. Elles sont avec le vainqueur, les bimbos. Et que le vainqueur soit Zaïtzev plutôt que Bill Gates, c'est la même chose, tout en étant différent. Après tout, Bill Gates, il ne sait rien faire de ses dix doigts. Nul doute que la Bimbo ira vers le mâle dominant. Et le Lion, quand il devient vieux, il se fait virer. Dans "soleil vert",  la femelle, c'était du mobilier.

Et que soit vrai, ou faux, le schéma proposé par "Le modèle thermodynamique de l’épuisement du pétrole suscite la controverse ", on n'en a rien à cirer. Le modèle économique vient de s'effondrer avant le modèle physique.

Mais il peut durer encore quelques temps. Salsigne, la mine d'or, était déficitaire dès les années 1930. Elle a continué néanmoins des décennies, parce qu'elle produisait un élément irremplaçable.

Mais il est évident aussi, que ce sera au prix d'une très divergente évolution économique interne.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 14:08

Le type qui loge à l'Elysée, sous préfet de IV° catégorie, n'a visiblement pas appris à se taire.

"François Hollande a en effet cru bon d’appeler les Européens à s’unir contre le nationalisme, l’extrémisme et le souverainisme !".
Là aussi, monsieur 4 %, bientôt plus là, aurait mieux fait dene pas l'ouvrir. Visiblement, il ne sait plus sortir que des couillonnades d'un excellent gabarit, mais couillonnades quand mêmes.

Visiblement, l'union n'a pas été le résultat des élections aux Pays Bas. Curieusement, personne n'a noté l'effondrement de la majorité gouvernementale dans les JT, majorité gouvernementale qui perd la moitié pratiquement, de ses électeurs. Du hollandisme à l'état pur.
Il ne reste plus qu'à se pencher sur l'état mental de ceux qui continuent à voter pour eux. Sans doute est il trop douloureux pour eux de réfléchir 5 minutes.

Aux Pays Bas, Hollande aurait pu s'inscrire au parti des animaux. Il aurait été le bienvenu.

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