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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 14:20

Pour répondre à un internaute, on a oublié le sens latin de peste. Cela veut dire simplement, "maladie contagieuse", alors que la peste, dans notre langue d'aujourd'hui, veut simplement signifier Yersinia Pestis. On parle de peste aviaire, porcine, alors que cela ne désigne pas du tout la même chose. Henri II parlait de "maladie de peste", en parlant de la réforme. Cela donne une indication plus nette sur le sens. Quelque chose de contagieux.

Sans compter les maladies restées mystérieuses, comme la suette anglaise.


Toute maladie touchant l'espèce humaine agit de façon quasi identique. Elle pratique la sélection naturelle, comme dans les films catastrophe, où on voit des familles survivre, on ne sait pas pourquoi.
Dans le cas de la peste noire, le 1 % absolument résistant à la contamination. On a retrouvé pendant la pandémie de sida, des seuils identiques de résistance chez les prostituées d'Afrique Noire.

On a aussi des gens qui, en tombant malade, arrivent à dominer la maladie.

Et puis il y a le plus spectaculaire, les décès rapides et fulgurants. Il est à mon avis, difficile de penser que les pestes de - 500 av JC,  de + 600, celles de 1347-1352, soient strictement les mêmes. Si les épidémies de grippe secouent la planète, c'est que ces pandémies viennent d'un virus très changeant, instable.

En outre, passé le premier choc, la deuxième génération est plus résistante. Elle additionne les malades survivants, leurs descendants à qui ils ont transmis leur immunité acquise et les individus absolument résistants, dont la proportion a doublé ou triplé, comme pendant la peste noire. L'agent responsable perd en virulence au cours des générations, soit que son hôte s'habitue, soit que lui même varie. Ou les deux.

Les bouffées épidémiques observées sont liés à un mode de propagation fragile, et au fait que certaines épidémies n'agissent pas comme elles devraient. Elles tuent trop, et trop vite. C'est le cas de la fièvre Ebola.

Donc, des maladies épouvantables, ont pu devenir des maladies chroniques, ou des maladies enfantines, sans conséquence.
La conquête de l'Amérique a donné une caisse de résonance extraordinaire à la question.

Les empires ont été abattus par les épidémies amenées par les conquérants, plus que par leurs armes. 

La population mexicaine (Anahuac), passe de 25 millions, en 1517, à 1.5 million, un siècle plus tard, et sa reprise démographique a lieu à partir de 1700. La chute est d'ailleurs encore plus sévère qu'il apparait, le Mexique des espagnols de 1600, était beaucoup plus étendu. Ce qui est vraisemblable, c'est le passage de 50 millions à 1.5. Braudel dira que la population est remplacée progressivement par l'élevage.

Des maladies bénignes, pour les européens, sont souvent très virulentes, et se manifestent sans incubation.

En échange, une syphilis virulente est envoyée dans l'autre sens, une syphilis épouvantable, où la chair se détache des os... En 1511, elle a fait son tour du monde.

Aguirre (surnommé, "El Loco"), et ses compagnons décrivirent une Amazonie très peuplée, et une brillante civilisation. On ne les crût pas, parce qu'ils étaient des rebelles, et que les suivants ne trouvèrent que la jungle, sans doute, les populations avaient fortement déclinées avec les maladies amenées par l'expédition, et qu'entre temps, la jungle avait tout avalé.
L'expédition de Ponce de Lèon dans le sud de ce qui deviendra les USA décrit aussi un monde très différent de ce que trouveront les suivants.

La conquête de l'Amérique fut rendue possible par son effondrement démographique et son effet démoralisateur sur les civilisations organisées. La guerre bactériologique par excellence : avoir des soldats immunisés, contre des populations non immunisées. Un effondrement de 90 % semble avoir été la norme.

L'Afrique sera l'exemple inverse. La conquête européenne bute sur le caractère très malsain du continent, jusqu'au XIX° siècle, où la différence technologique devient trop importante. Mais là aussi, les mouvements de troupes et de populations seront très meurtriers, du fait des maladies qu'elles occasionnent...

Le commerce, le contact, tout ce qui fait la société "ouverte", est potentiellement prometteur d'épidémies. Comme disait Pasteur, il y aura une prochaine grande épidémie, mais l'espèce humaine est aussi plastique que résiliente. La lèpre a perdu sa virulence du moyen âge, ou a t'elle jamais existé ? Peu importe.

Personnellement, je pense simplement qu'elle a acquis une virulence qu'elle n'avait pas, que celle-ci a duré un certain temps, avant qu'elle régresse dans une norme et un bruit de fond plus bas. Le but de ces organismes vivant, c'est de se propager sans tuer leur espèce hôte. Alors, une épidémie considérée comme "sur le déclin", s'est adapté aussi à son milieu. Elle y vit, sans le détruire, ou en en détruisant le moins possible.

 

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 19:23

Ou le point de vue du paumé ??? Moi, personnellement, je penche sur cette deuxième possibilité.

"Quelques uns, enfin, aspirent carrément à un effondrement du pays" ? Cela en dit plus sur l'auteur, apparatchik à 100 000 euros par mois, que sur la situation réelle.
La situation réelle, le principe de réalité, c'est que nous sommes DEJA, dans une situation d'effondrement. Mon blog date de 2009...

Mais chez les excellences, l'idée d'effondrement possible n'a pas lieu d'être. Malgré le fait d'être journaliste, il ne faut pas compter sur lui pour faire du journalisme.

Le gentil Christophe nous dit : "c'est le moment de vérité où l'on doit choisir : résister ou collaborer, agir ou regarder". Pense t'il, comme beaucoup, aller "résister" en Nouvelle Zélande, dans une résidence de luxe ?

Qu'ils y aillent. Et pas sûr que dans le grand effondrement qui s'annonce la Nouvelle Zélande soit un bon choix. La NZ, c'est loin de tout, et ça peut être oublié, et si loin, sans kérosène pour le jet et des indigènes, même blancs, qui vous regardent de travers, et vos placements perdus, parce que les monnaies auront disparus...Et que votre sens de la survie, et vos capacités sont pas très loin de zéro...

Les pauvres petits garçons perdus dans leur rêve de résistance seraient totalement incapables de vivre dans le quotidiens des français d'après le 10 mai 1940. Peu de charbon, peu d'électricité, pas de chauffage, des vêtements anciens, usés, et quand on pouvait, quand à la nourriture... Cela ne vous fait penser à rien ? Ah si, les grecs et les pauvres...

Eux résistent, pas CB. Barbier appartient à cette caste de généraux de 1940, complétement paumés sur le champ de bataille, bien qu'ils y aient été employés toute leur vie.

CB est tellement infecté par tous les mensonges qu'il contribue lui même à trimballer, qu'il croit qu'ils sont devenus la réalité, en cela, il a parfaitement intégré la narrative de l'empire occidental. Seulement, si le FN est à 28 % en intentions de votes, c'est sans doute parce que 28 % ont senti que la narrative, ce n'était que de la narrative, pas de la réalité.

Barack Obama annonce une intervention américaine au sol en Syrie. 50 hommes. Moi, je croyais naïvement que les USA en avaient déjà bien plus. Mais à travers tous les intervenants, ils doivent avoir du mal à compter. Après, il annoncera que finalement, c'est 200. Puis 500. et puis zut. Arrêter de l'embrouiller...

Ces mêmes qui chantent la démocratie combattant le méchant Assad. En Afghanistan, les talibans se disloquent. Il n'y a plus le mollah Omar pour les fédérer dans un système féodal. Certains ont décidés d'être Calife à la place du Calife.

On nous dit que Staline était un tyran. Sans doute. Mais était il pire que le autres ? Nicolas le sanglant et la grande famine de 1891-1892 ?

Seulement, le sang stalinien lui est reproché, les autres morts, c'est dans l'ordre des choses. La grande famine irlandaise et son million de morts, la faute à pas de chance, et pas du tout au parlement et gouvernement britannique qui avaient la charge de cette population... Et les moyens de la nourrir... Et qui ne l'ont pas fait, au nom des lois économiques.

Bien sûr, Staline était paranoïaque, surtout vis-à-vis des britanniques, très friands de révolutions de couleurs, et qui suivant ce que rapportaient les services secrets soviétiques (forts efficaces) étaient d'une imagination débordante pour organiser complots et coups fourrés en tout genre, et pas du tout d'une discrétion exemplaire.

On a fait suivre Staline apocalypse d'un "Poutine pour toujours" ? Non, Poutine est encore scandaleusement indulgent vis-à-vis des occidentaux et des oligarques. Ils feraient mieux d'avoir peur du suivant...

Ne parlons même pas des millions d'américains "manquant", après la grande dépression. Là aussi, la faute à pas de chance ???

Quand aux "petits" mensonges locaux, nos hommes politiques continuent comme si de rien n'était. Construisons des aéroports inutiles, alors que nous devrions les fermer par dizaines, des lignes de chemin de fer grande vitesse... Pour qui ?

Après cela, monsieur Barbier ne veut pas que nous les prenions pour ce qu'ils sont : des bouffons exigeants, pour leur propre intérêt personnel, s'entend...

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 00:06

On se plaint.
On geint.

On n'a pas été "pris en charge".
Alors qu'on part les doigts dans le nez, pour un pays sous développé, et on attend le même niveau de protection que chez soi.
Et si on n'a pas, on se demande : "Que fait le gouvernement ? (ou l'ambassade ?)".

On veut jouer le globe trotter, sans aucun des inconvénients qui caractérise le profil. S'il y a une avalanche, on s'indigne d'attendre l'hélicoptère.
En réalité, devant un tel drame au Népal, les autorités ne pouvaient qu'être dépassées, et les structures amenant les secours, vite engorgées.
Et puis en parlant crument, entre secourir des milliers de personnes, et des centaines, ou des dizaines, quand les moyens manquent, les dites autorités ont du faire des choix, dans l'urgence.

Dans ce contexte là, une ambassade perdue dans ce pays, ne pouvait faire grand chose, étant elle même menacée, ou submergée de demandes. Et puis, une ambassade, ce n'est ni un stock de tentes, de nourriture ou d'eau. L'aurait elle été, elle aurait vite été pillée.

Comme les passagers du Costa Allegra, il y a trois ans, ils veulent bien "excursionner", mais avec tout le confort.

Petit rappel du Costa Allegra : un incendie eut lieu, et le bâtiment vécue trois jours sans électricité, sans toilettes et sans nourriture chaude pendant trois jours. En général, les clients étaient des personnes âgées.
Et puis là, ils découvrirent l'infernale vérité ; ils étaient loin.

Un article de journal parle "d'odyssée" pour le Costa Allegra. On en est aussi très loin, et l'accident, plutôt bénin. Et oui, des machines, ça peut arriver à tomber en panne.

On est plutôt dans les deux cas, dans le cas de gamins aisés, même s'ils ont 80 ans, en mentalité d'assistés complets, même si dans leur pays d'origine, ils les critiquent, voulant tout, "pisque" ils ont payé.

Hélas, la nature ne connait pas les gens d'un certain rang. Quand la terre tremble, elle tremble pour tout le monde, comme le tsunami est pour tout le monde, comme les tempêtes.

Encore, eux, seront ils évacués très vite, et leur "cauchemar", de très courte durée.

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 01:42

Entre exagération et thermomètre de notre époque.

La France veut envoyer... 13 infirmiers et infirmières, «La France ne peut pas aller plus vite», et compte dépenser 100 millions d'euros. Bref, le minimum syndical.

On nous dit que certains villages ont été exterminé, dans un, un sel survivant sur 40. C'est alors, une anomalie statistique, puisque le taux de contamination y aurait atteint 97.5 %, et la mortalité 100 %. Ce genre de nouvelles biaisées n'aide pas à comprendre l'étendue du problème.

Que le nombre de cas officiels soit plus que dépassé, c'est évident. Les décès ne sont ni déclarés, ni comptabilisés, pas plus que le nombre de cas.

Mais, la source;MSF, n'est pas fiable. Et ne l'a jamais été. En aucun cas, aucun lieu, aucun temps, il n'y a eu 100 % de contaminés, et 100 % de victimes.

Tout d'abord, il y a dans chaque épidémie, une frange plus ou moins importante de la population qui ne peut absolument pas attraper, pour des raisons génétiques, cette maladie.

Ensuite,les patients africains sont beaucoup plus susceptible de souffrir de co-infections, comme le paludisme, sans compter la palette de MST qui évoluent en Afrique...

Le Libéria voit baisser, semble t'il, le nombre de victimes. Il est clair que pour qu'une épidémie soit jugulée, il faut un appareil étatique, et non des leçons de morale. Zerohedge mat le doigt sur le problème américain : il n'y aura personne pour payer des frais d'hôpitaux dantesques...

On nous dit, d'ailleurs, que nombre d'emplois vont disparaître dans les pays développés, d'ici quelques années.

C'est une manière de nous dire que la civilisation va disparaître ??? Et laisser la place au moyen-âge, avec ses épidémies, etc ?

Il est déjà clair que la plupart des emplois actuels, ne servent, in-fine, à rien. Ce sont des emplois occupationnels, comme ils sont très visibles dans les mutliples fonctions publiques, ils sont décriés, mais ils sont aussi très nombreux ailleurs.

Alors, en supprimer la moitié, ne serait pas absurde, dans l'absolu. il reste à savoir ce que nous voulons comme société, et comme disent certains, des riches qui vivent 120 ans, des pauvres qui vivent 60 ans, et sans doute, beaucoup moins dans l'avenir, avec le problème que les 80 ou 90 % de pauvres se mettent dans l'idée de coller un pic à glace dans la tête des super-riches de 120 ans.

En outre, des machines qui produisent pour... pour... pourquoi déjà ? Satisfaire des besoins que les humains n'ont plus les moyens de s'offrir ???

On atteint le comble de l'absurde. Retournons donc au moyen-âge, où le travail, finalement, était nettement plus réduit que maintenant, Dimanches obligatoirement chômés, fêtes des saints, plus nombreuses que les Dimanches, et l'hiver sans gros travaux...

Et avec une vraie redistribution vers le bas, des plus riches, vers les plus pauvres, qui se devaient de dépenser pour "tenir leur rang".

Vaste question, en perspective...

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 14:23

On m'a demandé de donner mon avis sur la guerre de 1914.

L'origine de la guerre réside dans plusieurs facteurs :


- l'affaiblissement du pouvoir, dans les empires centraux, au profit d'états majors bellicistes, et notamment les affaires d'homosexualités dans l'entourage du Kaiser, notamment celle imputé à Philippe Von Eulendurg, et l'amalgame qui en est fait (Homosexualité = efféminé = pacifiste), et en Autriche, le gâtisme avéré et la sénilité de François Joseph.


- après l'ultimatum en 32 points, expédiés à la Serbie, dont 31 furent acceptés et le dernier soumis à l'arbitrage du tribunal de la Haye, Guillaume II, notât en marge du rapport : "c'est un brillant résultat, toute cause de guerre est effacée".


- factuellement, la responsabilité de la guerre repose sur les états majors austro-allemands, qui cours-circuitent les autorités, et ménent à la guerre, en la présentant comme "facilement gagnable".

Si le cas Serbe est une grosse surprise (3 offensives austro-hongroises repoussées), vue la disproportion des forces, la volonté d'écraser l'armée française en 6 semaines apparaît mégalomanique, surtout avec un plan Schiellefen totalement dénaturé (il voulait une aile marchante forte, et "aspirer", l'offensive française en Alsace Lorraine, voire en Allemagne même, pour mieux l'encercler).

Or, c'est le contraire qui fût fait. L'offensive française fut contenue, permettant à l'armée française de se redéployer facilement sur la Champagne, et l'aile marchante fut affaiblie notablement, d'abord par la résistance de la forteresse de Maubeuge, ensuite par la panique qui s'ensuivit à la suite de l'offensive russe et de la victoire russe de Gumbinnenn, et de la mauvaise tenue générale de l'armée autrichienne qui fit qu'on retirât encore 4 divisions à l'armée Von Kluck, qui devait réaliser l'encerclement.


- la cause profonde, à mon sens, est le renversement de la donne énergétique. En effet, le Royaume Uni, "bloc de fer sur bloc de houille", a vécu dans une abondance énergétique qui explique sa révolution industrielle et une propension au gaspillage phénoménale.
La production de houille, décroit par tête à partir de 1865, ce qui indique déjà la crise du modèle britannique, et connaît son pic charbonnier en 1913.


- L'Allemagne, comme la France, nettement moins bien doté en houille, développent des économies beaucoup plus frugales et économes.

 

- L'économie allemande en 1914, apparaît, et est, finalement, beaucoup plus dynamique qu'une économie britannique, resté à un haut stade de gaspillage énergétique (masqué en "main invisible du marché"), passé à une économie financière de plus en plus visible, en retard évident d'investissement, et qu'une économie française, qui pour cause démographique et énergétique, stagne à un stade quasi pré-industriel, et si l'économie russe apparaît comme dynamique, l'espace russe, en fait, est un gouffre à investissement, qui a du mal à le remuer.


Les dirigeants soviétiques, n'inventeront rien d'ailleurs, ils reprendront une politique classique impériale de développement des manufactures dans un pays où le capital humain est surabondant, et le capital en outil, faible.

 

- L'Allemagne, ou plutôt certains cercles allemandes, voulaient cette guerre, pour passer de puissance dominante européenne, au stade de puissance dominante mondiale.

Pour ce faire, il fallait repousser définitivement la Russie, loin, très loin, asservir la France, et la transformer en "grande suisse", et là, effectivement, la domination britannique mondiale, eût été en grande difficulté.
Malgré les apparences, l'ennemi principal de l'Allemagne en 1914, n'était ni la France, ni la Russie, mais la Grande Bretagne dominante.

 

Il est clair que si le plan voulant mettre la Grande Bretagne à genou, a fonctionné, c'est au profit des USA, pas de l'Allemagne.

Mais, ce qui était sous jacent, c'est l'affaiblissement constant de la position britannique depuis 1865, l'abandon de l'économie réelle au profit d'une économie financière et si l'empire britannique n'était pas visé, explicitement, ce qui était le but ultime, c'était bien de prendre la position dominante...

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 13:23

Certains nous disent que les 2/3 des européens seront des non-européens en 2100. Fabuleux. J'apprends donc que tout roulera de la même manière jusqu'en 2100.

Bien entendu, que l'Espagne perde 200 000 habitants à l'année, contre + 800 000 lors de la bulle immobilière.

Que les USA équilibrent désormais immigration et émigration, ne vient pas à l'idée, pour une bonne raison, c'est que l'occident est passé au stade de l'effondrement économique, et que toutes les idées de "discrimination positive", bute sur la même réalité de l'effondrement.

 

 

 


Toutes les nouvelles sont les mêmes, sauf les officielles. Mais, en même temps, qui croit Moscovici, à part les retraités UMP ?

Encore un pays qui s'effondre, le Kazakhstan. Vous savez, celui qui nous donne la sécurité énergétique nucléaire.

Dévaluation massive de la monnaie, pour exporter... Nous dit on.

Bon, moi, naïvement, en lisant les stats, je constate que 56 % des exportations, voir 60 % selon les années et 35 % du PIB, c'est du pétrole...

Le reste, c'est comme la Russie, une économie minière, sans, désormais, la base industrielle russe. Avec pas mal d'Uranium.

Donc, tout cela est totalement imperméable au cours de la monnaie.

 

Pour que l'économie Kazakh connaisse un trou d'air, il faut que l'économie mondiale s'effondre.

De plus, il est clair que l'économie réelle Kazakh a énormément souffert de l'effondrement de l'ex-URSS, et ne s'en est jamais relevée.

L'agriculture et l'industrie ont notablement régressé, l'économie est désormais une économie africaine de rente, assise sur les matières premières (35 % du pib, c'est le pétrole).
L'économie Kazakh, c'est du pétrole, plus un petit quelque chose : U, Fer, manganèse, donc, dans les faits, pas grand chose. On dépasse rarement 40 % du total pour un seul secteur, et cela dénote déjà, une monoville.

 

Le fait que ces matières étaient chères, faisait seul la différence. Mais visiblement, même une république pétrolière peut se sentir mal.

 

On pense aussi construire des EPR, en France, pour compenser les réacteurs mis à l'arrêt. Marrant. En fin de course, les éléphants blancs ne manquent pas...

Donc, pour l'effondrement économique, c'est TINA. On vous y améne, et après ça, au changement de régime. 

Il ne reste plus que le pouvoir se mette en marche pour la taxe d'habitation et les économies. Là, on verra que les troubles économiques, ça fait aussi parti du jeu normal...

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 13:13

Du "quiquadit" :

"La France ne se sauvera qu'à deux conditions d'ailleurs inséparables : S'Intégrer à l'Europe et faire sa révolution."

A vos plumes. Réponse demain.

 


 

Voilà la réponse : Marcel Déat, dans "l'Oeuvre" du Dimanche 2 février 1941. Pour lui, le gouvernement de Vichy était trop tiéde.

Cela prouve, d'ailleurs, que l'Union Européenne n'est qu'un avatar du nazisme, et non un antidote, et qu'il faut lui donner sa reconnaissance de paternité.

L'idée européenne est né dans un cerveau malade, celui d'Heinrich Himmler, et la grande armée européenne, fut la waffen SS.

On voit, dans les propos de Déat, que rien n'a changé... Ils sont prononçable par n'importe quel européiste actuel. D'ailleurs, ceux-ci supportent, comme naguère, les nazis ukrainiens, et comme naguère, ne supportent guère la contradiction...

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 07:51

Le journaleux est toujours une expèce pas en voie de disparition, hélas, mais qui ne comprend, rien à rien. Des gens un peu simple, quoi, en antiphrase, pour qualifier des gens franchement bêtes.

 

"Printemps arabes : une catastrophe économique". Il faudrait leur expliquer, que, comme dans le cas des révolutions françaises et russes, la catastrophe économique a PRECEDE la révolution.

Que la révolution est simplement l'aboutissement de l'effondrement, qui se continue après.

 

Les révolutions arabes ne sont pas responsables de :


- la désolvabilisation de la clientèle occidentale, qui entraîne une chute du tourisme,

- de la crise européenne, qui réduit les débouchés, de la compression de la demande, sous la férule du reich,

- que le prix de la nourriture, lié aux prix des produits pétroliers, ne cesse d'augmenter, même si c'est moins vite,

- la chute de l'investissement étranger. En effet, on peut se demander ce qu'on peut investir dans de tels pays. Racheter le canal de Suez, comme le prévoyait le Qatar est un fusil à un coup. Quand au tourisme, il y a des limites intrinséques à son développement. Une fois atteint un certain stade, il ne progresse plus. 

- du bordel régnant en Lybie, faisant de ce pays une réserve pétrolière de long terme. (250 000 barils produits contre 1 500 000). Ce bordel résulte d'une intervention militaire lourde des occidentaux, avec le succès habituel,

- du sacrifice de l'agriculture, notamment tunisienne, opéré par les régimes précédents, au bénéfice du tourisme, alors que ce pays était réputé pour être un grenier à blé.


Par contre ils sont responsables :

- que les esclaves des usines tunisiennes, peuvent désormais se mettre en grève, contrairement à la période bénie d'avant le président élu à 99.7 %,

- d'avoir révélé le caractère factice des économies arabes.

Mais, le message est clair ; rester calme et gentil sinon vous serez puni. En réalité, le mécanisme de l'effondrement économique a entraîné les révolutions arabes, il s'est accéléré depuis, comme il touche les économies occidentales.

Mais la caste de journaleux, est très lié au pouvoir.

 

La baisse actuelle de la côte de popularité de F. Hollande, annonce, elle aussi, malgré les affirmations de Todd, des jours agités.

Son niveau, pas même à moitié de celui de Sarkozy, est lui même suspect. A part dans les unités de malades d'alzheimer, où vont ils chercher les satisfaits ?

S'agit il aussi, simplement de "reclassements", "vraisemblables", opérés par les instituts de sondages, par rapport à des chiffres pires encore ???

Il viendra un moment où le pouvoir sera trop impopulaire pour perdurer...


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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 07:20

Encore un exercice de Russophobie avec la presse-pravda. Si le coût des Jeux de Sotchi est faramineux, il faut l'étudier en détail.
En effet, on compare dépenses de fonctionnements, des autres jeux, et l'addition des dépenses de fonctionnement et d'investissements.
Là, le flou est grandiose avec les occidentaux.

 

En effet, le montant des jeux de Vancouver, de 1.88 milliards d'euros, est mis en relief avec les 36 milliards de Sotchi.

"Un aéroport, deux gares, 200 km de voies de chemins de fer, 400km de réseaux routiers agrémentés d’échangeurs, 77 ponts, 12 tunnels, de nombreux viaducs mais aussi des immeubles sont sortis de terre depuis cinq ans."

 

Evidemment, on parle de corruption, à hauteur de 50 %.

 

Alors, je pose les questions suivantes :

- les dépenses d'investissements nécessaires à un afflux bref mais important sont elles aussi importantes, et passent sans doute dans des budgets courants d'aménagements par différents canaux.
Sont ils décomptés ? Non.

- la corruption occidentale, est elle aussi, généralisée. Le taux de 50 % ne m'étonnerait pas, mais il prend d'autres canaux. Prix des terrains, frais diverses absurdes, appels d'offres tronqués, travaux inutiles et qui seront toujours déficitaire, sauf dans les mensonges de leurs promoteurs, comme NDDL, l'autoroute de Pau-langonan, etc, j'en passe, et des pires. Notamment, la méridienne, l'autoroute la plus chère de France, passant au milieu de nulle part, et certainement pas au bénéfice de ses habitants...

- le travail au noir sur les chantiers occidentaux est, lui aussi, généralisé.

- le désastre écologique n'a rien à envier à toutes les autres stations de sports d'hiver, notamment la floppée des Alpes Françaises, et européennes.

- " Outre ces dépenses inutiles " comme si, intrinséquement, les JO étaient quelque chose d'utile, et non, une dérive constante des coûts et du decorum.

 

Quant aux retombées annoncées, elles ne sont, dans les cas données, comme à Vancouver, que des dépenses dans les commerces, atteignant péniblement les frais de fonctionnement. Pas de quoi se rouler par terre, donc, et il n'y a qu'à voir le nombre d'équipements, d'éléphants blancs, abandonnés tout de suite après, pour être édifiés.

Oui, les JO sont une dépense de prestige, inutile, un "potlatch", de grande ampleur, sans signification, et il n'y a pas lieu de reprocher à la Russie de se conduire comme un pays occidental.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 14:02

Marianne lance le débat. Sur l'euro. Rien de tel qu'une bonne dégringolade, pour retrouver la foi.

Et l'idée de base du journalisme : n'avoir pas de vache sacrée à préserver. Mais des questions à poser.

 

La question de l'euro se pose désormais. Le refus de la discussion, la diabolisation des opposants, réduits à des extrémistes, alors qu'en réalité, "l'idéologie autoritaire qui régente les cerveaux de la Commission européenne et d'un certain nombre d'Etats membres".

 

Sortir de l'euro sauvagement, ou de manière ordonné, est la seule alternative. "Déconstruire", "démonter", en bref, c'est la même chose.

 

Il serait sûr que la sortie de l'euro serait un printemps pour la France. L'euro, comme la presse, plus personne n'y croit, enfin, seul des attardés mentaux, et des menteurs peuvent encore proclamer leur attachement à ce truc... 

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