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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 16:19

Arcelormittal est au bord du gouffre. Dans une stratégie "mondiale", donc "moderne", il n'y a qu'une seule chose à retenir : Arcelormittal a misé, et a perdu.
Rachetant par endettement, tout et n'importe quoi, Arcelormittal est endetté à la hauteur de sa valeur boursière.

 

Donc, AM, n'a plus de stratégie, seulement une survie à court terme, et au bout du chemin, le dépot de bilan, sans doute inéluctable.

Comme tout bon acheteur immobilier pendant la bulle, il a surpayé ses rêves, ses marottes, ses TOCs, et maintenant, la société n'a tout simplement plus assez de rentabilité, passant de 10 % (ou plus) de résultat opérationnel en 2007, à moins de 5.

 

Quand aux écarts d'acquisitions, ce sont, à l'heure actuelle, largement des valeurs fictives, pas encore comptabilisées, et qui seule permet de dégager une rentabilité fictive.

 

On a dit que l'économie dirigée gérait mal, là encore, on a la démonstration éclatante, que c'est du pareil au même pour l'économie libérale.

 

La vente de participations en tous genres permet de tenir, pour l'instant, mais Florange est emblématique. Tout ce qui n'est pas maximalement rentable, et tout de suite, est sacrifié.

 

F. Mer fut présenté en son temps comme un génie qui "redressa" la sidérurgie.

En réalité, n'importe qui en aurait fait autant, pourvu qu'il ait eu droit à ses 100 milliards d'aides du gouvernement.

Présenté aussi comme un sauveur une fois ministre, sa performance fut plus que médiocre quand il n'eut plus de "môman", chez qui aller pleurer et lui donner d'argent de poche.

 

Bien entendu, jamais le dividende n'est sacrifié, bien qu'il représente une saignée de capitaux importante.

 

L'avenir d'AM est tout tracé. On risque d'assister à des nationalisations en série dans les pays où il est implanté.

Bien qu'on dise que la sidérurgie, ce n'est pas "moderne", un pays moderne n'existe pas sans acier.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 11:14

Les constructeurs français d'automobiles sont pathétiques. Ils sont pathétiques de bêtises et de lieux communs. Ils veulent leur baisse de salaires, comme les "économistes" "éclairés", pour raison de "compétitivité" et pour pouvoir "exporter".


Exporter quoi et où, mystère. Cela s'appelle vouloir tirer la couverture à soi...

Au besoin, en la tirant tellement, que ça va tout déchirer, sans profit pour personne...

Le marché est toujours ailleurs, et bien entendu, pas un mot d'auto-critique, et pas une analyse des dérives internes, et des leurs investissements externes.


Quand à investir en France, ça ne leur vient même pas à l'idée.

 

S'ils construisaient une usine neuve en France, débarrassé des structures hiérarchiques "indispensables", et des idées préconçues,ils fabriqueraient avec beaucoup moins de personnes, et beaucoup moins cher qu'ailleurs. La preuve par Toyota...

 

Il n'est jamais considéré comme grave de surinvestir, ailleurs, même si, à long terme, cela se révélera désastreux.
La Roumanie, c'est bien ce truc avec une seule usine, celle de Dacia ? Tout le reste est en ruine, et l'agriculture de l'époque Ceaucescu apparaît désormais comme l'époque de la bombance, exception faite, là aussi, de quelques grandes fermes "hors sols", crées par des chefs d'entreprises occidentaux.

 

Pour Renault et Peugeot, un tel comportement d'assisté, fait partie de la norme depuis pas loin d'une dizaine d'années, et ils en réclament toujours, plus, comme des ados boutonneux et gâtés.

 

En bref, l'état c'est pas bon, sauf :

- pour flexibiliser les pauvres,

- donner du fric aux riches (c'est pour cela qu'ils sont riches).

 

Ce qui n'est jamais dit par les docteurs diafoirus, c'est qu'il n'y a pas d'autre solution que la répression financière, extrêmement violente, qui va se traduire par l'évaporation de dizaines de milliers de milliards inutiles, que ce soit par le laxisme le plus complet, ou par la division par 10 (comme à la création du mark), en tout cas par des pertes colossales pour les plus riches, et non en agressant les pauvres.

Là, on en arrive au point de débordement et de guerre civile, à savoir combien de temps affrontements entre forces de l'ordre et manifestants vont ils rester pacifiques ? Notamment en Grèce, Espagne et Portugal. Plus tard ailleurs.

 

Désormais, il va falloir prendre des décisions de fond et de structures, et la réforme structurelle sera l'abandon de l'UE, de l'euro, du libéralisme, etc, et non d'essayer de gagner 3 sous sur des gens qui n'ont plus rien à donner.

 

Quand aux gagnants, Allemagne, Chine, leur effondrement est déjà visible. Pour l'acier, l'électricité et le ciment, le point zéro de la croissance en Chine est là, donnant le chiffre réel de la croissance chinoise.

Pour le Brésil et l'Inde, la croissance est désormais à zéro.

 

On nous rebat les oreilles sur le rééquilibrage des finances de certains pays, en oubliant de préciser qu'ils n'ont été obtenues qu'avec des substantielles dévaluations, et quand il n'y en a pas eu (Allemagne), c'est parce que l'euro protégeait ses marchés externes.

 

Natixis nous parle d'un affaiblissement "à long terme" de la croissance de la Chine. C'est une belle image pour un pays-Titanic, qui peut couler en un clin d'oeil.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 08:42

Le rapport Sartorius est paru, et il parait que Peugeot n'avait pas supprimé assez d'emplois en France AVANT, en délocalisant plus encore, et a négligé son développement à l'étranger...

Ca, c'est vrai, la preuve, c'est qu'ils ont renoncés à fourguer 455 000 bagnoles à l'Iran.

455 000 bagnoles sur 3.6 millions, ça fait du bruit, et c'est impossible à rattraper, mais la finalité de ce renoncement, c'est de faire plaisir à GM, son principal actionnaire, dont l'état US est propriétaire à 60 %.

La totalité des pertes enregistrées depuis le début de l'année, correspond à ce "renoncement", pour, peut être, un jour, qui sait, accéder à un marché US, ou GM n'arrête pas de se planter, et a régresséde 50 % à 20 %, en trente ans.

 

Il faut donc se rendre à l'évidence, une guerre qui n'aura jamais lieu, la guerre Iran-USA, vient de détruire une usine en France, de jeter 8000 personnes au chômage, et avec les effets induits, sans doute dix fois plus.

On peut aussi citer "l'outil de travail surdimensionné", et la "politique de dividendes" (2.867 milliards d'euros de 1999 à 2011), rachat de ses propres actions, (3.082 milliards d'euros pour 1999-2011), et le fait que jamais, le dividende, ne doit mettre en péril l'entreprise, ce qui semble une notion, totalement dépassée.

Hier, en 2011, rachats d'actions et dividendes dépassaient les 400 millions.

Le cours de l'action étant passé de 60 euros, à 1/10 de ce montant, ils ne peuvent que se féliciter de la qualité de leur gestion.
GM, aussi, d'ailleurs, qui vient de prendre un bouillon avec ses 7% de parts de Peugeot. Bien fait.

Cette politique de distributions à tous va, est responsable de l'endettement du groupe, celui-ci se situant à 3,4 milliards.

A une époque, d'ailleurs, on considérait que la distribution de dividendes ne devait pas entraîner d'endettement...

Un autre mythe est à dénoncer, celui du "trop petit". En effet, les plus gros ne sont pas exempts de problèmes, et GM a déposé le bilan, Toyota est en difficulté à cause d'une trop grande exposition internationale, FIAT et Chrysler ne sont pas reluisants, etc, etc, etc... Et que le faste succéde au néfaste, ça s'appelle les affaires.


Visiblement, les stratégies d'entreprise consistent à enfiler les mauvais choix, les uns après les autres.

Le Congrès des USA peut être content, dans sa corruption et ses TOCs, notamment iraniens et israëliens, mais cela n'ira pas plus loin.
En effet, les militaires US ne veulent pas y aller, et eux connaissent absolument l'état réel des forces classiques US, usées jusqu'à la corde, par deux guerres totalement perdues, et le maximum qu'il est possible de faire, c'est une déstabilisation à la Syrienne, où les moyens sont nettement plus réduits, et d'ailleurs, de moins en moins US, mais de plus en plus saoudiens.

C'est donc le dégât collatéral, d'un obus qui n'est même pas tombé. C'est très fort...

Mais, dans la stratégie d'entreprise, il y a tout aussi fort, c'est carrouf. 500 ou 600 suppressions d'emplois POUR COMMENCER, sans compter, bien sûr, les suppressions des postes des sous-hommes du libéralisme économique, connus sous le nom de CDD et d'intérim, mais aussi, dans les hyper et supermarchés, pour cause simplement, de schéma économique dépassé.

Ces salauds de pauvres, non seulement ils ne consomment pas, mais en plus, quand ça dérape vraiment, ils brûlent les hypermarchés.
Mais à l'international, pas besoin de troubles, les investissements en Chine, ou au Brésil, s'avèrent médiocre en termes de rendement.
On voit donc qu'il y a une difficulté à appréhender ce qui n'est pas de notre sphère culturelle, et qu'on y fait vite des gaffes, sans parler, bien sûr, de ne pas connaître les conditions de vie locales, et les "investissements", suivant la liste, interminable, de ses déboires, apparaissent vraiment comme un miroir aux alouettes.

D'ailleurs, vu l'importance de la liste des canards boiteux abandonnés, on peut dire que c'est l'abonnement aux plans qui foirent qui prédomine, avec, rarement, de bonnes affaires...

 

Finalement, si Carrouf a réussi, c'est visiblement, "à l'insu du plein gré", de leurs dirigeants, et simplement, porté par son époque.

 

Mais, finalement, ce n'est pas spécifique à la firme, et certaines chaines de distributions s'avérent, comme Continent en Allemagne, un Mistigri qui attire tous les merles de la planète :

"Par contre, Promodès (qui fusionnera ensuite avec Carrefour) a eu une cinquantaine d'hypermarchés à l'enseigne Continent issus du rachat en 1990 de Plaza, ancienne filiale des Coop. Promodès a revendu en 1997 ces hypermarchés à Spar Allemagne, qui suite à ce rachat s'est trouvé en difficulté et a été repris par Intermarché France, qui a revendu ces hypermarchés au groupe américain Wall-Mart, lequel vient de s'en dé-saisir en les revendant à Métro fin 2006. Ces hypermarchés devraient prendre prochainement l'enseigne Real."

 

Wall-Mart qui a aussi multiplié les déboires dans ses investissements à l'étranger, et a du piteusement se retirer d'Allemagne, où son anti-syndicalisme passait mal, et sa filiale Japonaise est abonnée aux pertes depuis 2002...

 

Aujourd'hui, clairement, c'est le changement d'époque, et si les augmentations de prix alimentaires annoncées s'avére exactes (surtout leur ampleur), on pourra voir une décennie sanglante pour la grande distribution.

Mais si ce n'est pas cette décennie qui est sanglante, ce sera la suivante...

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 07:32

Désespérément, les pays et les politiques recherchent le cap.

 

Les chinois n'arrivent plus à répondre à la donne économique, et pour cause, elle est au bout de sa logique.

Rappelons là. On mise sur l'exportation et les investissements, et s'il y a progression des revenus, on est loin, encore, d'avoir rattrapé la méga-dévaluation du Yuan des années passées, qui a permis de siphonner les industries nipponnes, US, puis européennes.

Avec la grande satisfaction des "décideurs" occidentaux, qui pouvaient envoyer leurs employés au diable.

 

Les deux principales drogues chinoises sont dans l'ordre, les exportations, et l'investissement. Et non l'inverse. Les exportations donnent les excédents, et l'investissement donne du travail et la paix sociale.

 

Seulement, l'investissement chinois, vu son importance, n'a ni queue, ni tête. Construire des logements inutiles, des routes qui ne vont nulle part, des aéroports à la pelle et sans pasagers, acheter des machines qui ne serviront jamais, lancer des navires qui ne transportent aucune marchandise, cela a un intérêt limité.

 

Quand aux exportations, elles se tassent aux USA, faute de pouvoir d'achat, et en Europe, sous l'effet des politiques de compression salariale.

En bref, la victoire chinoise est largement une victoire à la Pyrrhus, coûtant, in fine, plus qu'elle ne rapporte.

Mais cela ne va pas s'arrêter là. Les européens, avides de capitaux, sont impatients de voir débarquer ces investisseurs, croulant sous les dollars.
On leur vendrait bien tout, mais le placement à l'étranger, comme l'ont prouvés les placements français et Britanniques de 1914, sont surtout appelés à la vaporisation, d'autant plus que l'investisseur est étranger et lointain, donc une poire, destinée à être dépouillée.
On fera donc appel à eux, pour des infrastructures que plus personne ne prendra, des centrales nucléaires anglaises, dont on se demande qui achétera le jus, etc.
Bon, il leur restera le pinard pour noyer leur chagrin, et même pas sûr.
Les 45 milliards de Francs-or des investisseurs français de 1914, n'étaient plus que 15 en 1919, suite à la faillite des emprunteurs, et plus que 1.5 milliards en 1945, concentrés en Espagne.

 

Pour les européens, c'est la compression salariale allemande de 1930-1933. Bien résumé sur le tableau ci dessous (venant du blog de paul jorion).

tableau.jpg

Bien entendu, après, on trouvera un homme à poigne pour mater le populo.

Il liquidera d'abord les communistes, et après, ensuite, ses propres troupes d'origine populaire, habillée de brun, pendant la nuit des long couteaux, à la grande satisfaction des classes dirigeantes allemandes, britanniques, US, françaises, qui se féliciteront d'avoir trouvé un homme si résolu et si efficace, avec quelques lubies, bien sûr, mais qu'on pouvait bien lui concéder, il fallait, bien lui faire plaisir quelque part, et un bouc émissaire, ça a toujours son utilité.

Il devait liquider cette anomalie de vieillard, l'état bismarckien, et maintenir les rouges au loin, voir les faire reculer.

 

Bien entendu, la "vigilance", à l'égard des "heures les plus sombres de notre histoire", ne s'applique pas à la suppression de toutes règles sociales ou de civilisations votées précédemment, et abrogées pour cause "d'équilibre des comptes", ce qui parait surréaliste dans un état comme l'Allemagne, dont les banqueroutes de 1923 et de 1948 ont été monumentales (Après l'hyperinflation, un historien estimait que la guerre de 1914-1919 -jusqu'au traité de Versailles- avait coûté à l'Allemagne 1/4 de Pfennig).

 

Aux USA, on balise, et on veut supprimer l'état fédéral, trop coûteux. Enfin, une petite partie, celle qui concerne elle aussi la civilisation, et on ne parle jamais de tailler dans le CMI (complexe militaro-industriel), mais dans les écoles, l'aide sociale, etc...

 

On va donc arriver aussi, à une somalisation, ou des clans se disputent des bouts de quartiers, ces clans s'appellent gangs aux USA.

Bien entendu, au plan historique, ces clans pratiquent la Vendetta de manière immémoriale, et quand survinrent les colonisateurs, ils ne manquèrent jamais de supplétifs, heureux de continuer à régler leurs comptes sous l'uniforme, et auquels on fournissait, de plus, les moyens de le faire.

 

En fait, les "sérieux atouts", dont on parle encore, ne sont que des reliquats ou des rêves. Paul Kennedy, dans deux livres "Préparer le XXI° siècle" et "Naissance et déclin des grandes puissances", pose bien le problème.

( Si une part excessive des ressources est détournée de la création de richesses pour servir à des fins militaires, on risque à long terme d'affaiblir la puissance nationale. Paul KENNEDY suit donc l'histoire des grands empires portugais, espagnol, habsbourgeois, britannique, russe, allemand, d'un bout à l'autre de leur naissance, de leur développement et de leur déclin, remplacés tour à tour par d'autres empires rivaux ou naissants. )

 

Il faut simplement accepter, aux USA, la fin de l'empire, la fin du déficit extérieur, la remise en question des liens avec Israël, qui n'est plus qu'un appendice coûteux, de plus en plus contesté, la fin du déploiement de l'armée à l'étranger.

 

La crise est longue, elle dure depuis 30 ans, mais on l'a nié, et gommé par la propagande, mais elle ne peut plus être cachée désormais.
Les remèdes apportés sont désastreux, et les "exemples", donnés, des exceptions. Un Canada, économiquement, n'est qu'un appendice des USA, 10 fois plus peuplés, gros fournisseur de matières premières.

Un Danemark aussi, avec sa "flexisécurité", est dépendant de la demande extérieur, comme les autres pays scandinaves, et surtout, on a amplement utilisé l'arme monétaire, dans tous les cas.

 

Le seul reméde est de contredire la Doxa libérale en vigueur depuis 40 ans, et de l'inverser totalement. 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:25

La Chine croule sous les invendus, pendant que le gouvernement ralentit lui même la production de logements et d'automobiles...

On revient donc sur terre, et sur la vieille loi du débouché. Il est finalement facile de produire, et beaucoup plus difficile de vendre, surtout quand le client est désormais sans un, à force de voir partir son industrie pour la Chine, qui la mettra à la ferraille, faute de clients...

 

Mais ça, il ne faut pas demander à MEDEF et consorts d'être intelligent et de penser à plus de 3 jours.

Finalement, on en arrive au même point que l'URSS, et une fois que les besoins sont saturés, l'industrie qui les produit devient inutile.
On peut, un certain temps, la maintenir en vie, mais il faut bien se poser la question de son simple maintien .

Le constat est sans doute le même partout, et les renseignements que j'ai moi même au niveau local, indique des chutes de productions de 50 %.

 

Eurostat confirme une chute sévère de production, en sachant que la "saison de production", commence en mai, et finit en octobre, on a une "bulle de production" en cloche, qui, cette année, visiblement, n'a pas lieu.

 

Le commerce extérieur de la zone euro apparait en net excédent, ce qui indique surtout, une chute de la consommation, et l'excédent industriel progresse vivement (+ 34 milliards d'euros).

Unilever veut créer des produits pour pauvre, hors de prix et en petite quantité, ce que notait déjà Braudel au XVIII° siècle. Le pauvre se nourrit en petite quantité, d'une qualité mauvaise à très mauvaise, et hors de prix.

 

En réalité, ce qu'on devrait faire pour le plus pauvre, c'est exactement le contraire : le sac de riz de 50 kg...

Comme il se fait déjà aux USA.

 

Carrefour licencie 500 à 600 salariés, ce qui lui permettra, tout au plus une trentaine de millions d'économies annuel. Autant dire peanuts, mais c'est par goût, pas par nécessité, et puis, quand on restructure, pour faire sérieux, il faut virer du salarié, même si c'est nuisible.

 

La seule chose qui serait positif dans ces licenciements (je le rappelle, 500 à 600 personnes sur une structure centrale de 7000) serait que finalement, on se serait aperçu dans cette armée mexicaine, d'un très grand nombre de colonels, pas nécessaires du tout; mais répondant bien à la dérive de toute structure, avec l'embauche des inutiles, des copains, des maîtresses, connaissances, etc...

Et dont le peu d'activité, ou même l'activité débordante, répond au vieux précepte de "continuer à tirer pour faire croire qu'on a encore des munitions", et qui, finalement, paralyse l'activité du groupe, plus qu'elle ne la promeut. 

 

Liddel Hart en parle pour l'armée rouge. C'est le raccourcissement de toute la chaîne de commandement, la suppression des états majors intermédiaires, qui, en 1942-1943, lui donne punch, réactivité et combativité. 


Le secteur privé n'est pas épargné par les bureaucraties inefficaces et nuisibles.

Si Toyota trouve qu'il est judicieux de produire des automobiles en France, comme naguère aux USA, c'est que dans les nouvelles pousses, la tendance à la bureaucratie n'a pas eu le loisir de s'installer, contrairement à Carrouf, PSA et Renault.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 13:55

Je fais la quête pour ce drame humain, vous pouvez m'adresser vos propositions de dons.

En effet, je compte collecter des fonds pour payer des cours de vie sociale et familiale, pour un pauvre hère.

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 12:25

L'Afrique du Sud a paru faire illusion, mais ce n'était qu'une illusion.

Comme tous les pays au secteur minier hypertrophié, on dit qu'il posséde des atouts, en réalité, c'est davantage une malédiction qu'une bonne carte.
Ce qui fait la richesse, ce ne sont pas les ressources minières. Les ressources minières font effet d'éviction sur le reste de l'économie, comme cela a été vu pour l'Arabie Saoudite, l'URSS, l'Espagne jusqu'au 18° siècle, et comme l'avait dit en France, un précurseur au XVI° siècle : "il n'est pas de mines de bleds (blés), ni de mines de poules, ni de mines de laines"...

 

En réalité, la situation économique décline depuis la fin de l'apartheid, paradoxalement. En effet, cette politique entraînait des embargos, que le pays tournait en produisant sur place...

Depuis, tout un secteur économique a profité de la libéralisation, en disparaissant purement et simplement...

 

L'Afrique du sud dégringole, se tiermondise, et noirçit. Un million de blancs sont partis, purement et simplement, et l'ANC a ouvert ses portes à bien des gens.

Rien n'a changé en 20 ans pour les mineurs. La fin de l'apartheid, était, pour les capitalistes, bouger pour que rien ne bouge, ou plutôt si, que cela bouge dans le mauvais sens.

En effet, la disparition d'un secteur protégé a lourdement propagé le chômage, et le "pic gold" Sud Africain est très nettement visible. Après avoir culminé à 1000 tonnes par an, la production n'est plus que de 270 tonnes, et le pays a régressé de la première à la 4° place.

 

Le fait est, aussi, qu'une industrie extractive est à la merci de ses clients, tant que le pays se contente d'exporter de la matière première.

 

Pourtant, les employés des industries extractives, dans d'autres pays, peuvent être très bien payés, ce n'est qu'une question politique, et en même temps, le prix des matières premières n'a jamais été aussi élevé...

 

Mais, c'est tellement plus simple de tuer, ou de parler avec violence, tant qu'on est du côté du manche...

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 08:34

Le principal problème de la Chine, c'est toujours la perte de contrôle par le pouvoir central des provinces périphériques.

C'est ainsi que ça se passe, encore aujourd'hui.

 

Côté occidental, et "décideurs", on a décidé de croire aux histoires de bonnes femmes, et de la croissance chinoise.

La perte de contrôle des secteurs périphériques, syndrome de fin de TOUS les empires (Islande et Grèce inclus, pour l'empire européen), prend ici la forme d'un flou statistique, ou plutôt d'une escroquerie statistique, les pouvoirs provinciaux disant ce que veut entendre le pouvoir central, ici des statistiques économiques flatteuses, et surévaluées.

 

En réalité, le choix économique décrit par Braudel n'est pas amendable. Le choix, c'était de tout faire à main d'homme, et qui a conduit à 1.5 milliards d'êtres humains.

la réalité risque donc de se faire jour à grande allure, et on verra une autre spécialité chinoise : la décomposition de l'empire en entités quasi indépendante, luttant les unes contres les autres, et la disparition dans les troubles de la moitié de la population. 

 

C'est le même syndrome dont est atteint l'empire européen, en tout aussi piteux état. Une fois atteint une certaine taille, on s'aperçoit que cette taille est plus nuisible qu'autre chose, et qu'il y a des difficultés à contrôler certains périphéries.

 

A part, bien sûr, quand la périphérie est guerrière, et que seule subsiste cette périphérie, comme l'Irlande du nord, alors que tout le reste a disparu.

C'était aussi le cas en 476, seul restait de l'empire Syagrius entre Loire et Seine, quelques territoires dans le massif central et en Provence, parce que Syagrius était le seul général encore en fonction, sans doute le plus capable.

 

En Bretagne, le cas "Arthur", est sans doute celui de qui devient roi, un peu par hasard, parce que celui qui l'a envoyé n'est plus, et qu'il n'y a plus d'abonné au numéro demandé...

On peut citer aussi, les soviets, supprimant dans le débit des années 1920, le dernier état gengiskhanide, en Sibérie...

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 07:30

Vouloir privatiser des fonctions étatiques, ça mène à la catastrophe.

L'exemple des JO anglais et de G4S est emblématique. 

Pour la sécurité des JO, 23 500 gardes étaient nécessaires, et G4S devait en fournir 10 400, pour la bagatelle de 360 millions d'euros, ils n'ont pu recruter que 4000 dont 3300 teenagers qui visiblement ne savent pas ce qu'il foutent là, et dont certains ne sont pas anglophones...

 

Donc, des gardes "low-costs", pour un prix, lui, fort pansu. 360 millions pour 10 400 gardes, ça met le garde à un peu moins de 35 000 euros. Le garde lui, est payé 8.5 £ de l'heure. Faites le compte.

 

On est donc, du côté olympique, amené à faire appel à l'armée, qui elle même voit ses budgets et effectifs sabrés, mais doit déployer 4 000 hommes.

On apprend aussi que si G4S est une firme mondialisée, en Grande Bretagne, elle n'a finalement qu'un client, l'état.

Et sans doute aussi, verrait on que partout dans le monde, la plupart de ses clients sont des états, qui paient cher, une prestation médiocre ou inexistante.

 

G4S, finalement, c'est payer aussi cher, pour un mois, ce qu'un policier compétent coûterait en une année.
Bien sûr, même si la qualité des polices n'est pas toujours au rendez vous, les gardes privés sont toujours mauvais. 

 

En fin de compte, on verra que c'est sur ça qu'on veut établir une domination de longue durée de la finance internationale ! En dernier lieu, ça repose toujours, in fine, sur les cosaques. Et ceux là, ils font rire.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 06:41

Décidément, le FMI, grand Attila devant l'éternel, n'en manque pas une pour faire rire (et pleurer). On se souvient des éloges adressés à tous les dictateurs arabes, peu de temps avant leur renversement, aujourd'hui, c'est la Lettonie qui s'y colle.

"Le Fonds monétaire international (FMI) a félicité la Lettonie pour la reprise de son économie, mais a souligné la nécessité de lutter contre un chômage élevé pour que le pays puisse continuer à croître. "lettonie-population.jpg

 

Bien sûr, le succés total aura été atteint par l'éradication totale de la population lettonne qui meure ou se barre, depuis la fin du communisme, qualifiée d'horreur entre toutes.
A la différence près qu'à la période communiste, la population s'accroissait et qu'elle ne cesse de baisser depuis, et les coupes budgétaires sauvages n'arrangent rien.

 

Je ne voudrais pas faire le mauvais esprit, mais après - 25 % en 2008-2009, - 0.3 % en 2010, faire + 5.5 % en 2011 et + 3.5 % en 2012, le compte n'y est pas, et loin de là.

On est encore à près de - 18 % par rapport à 2007. Il n'y a donc pas eu de croissance.

Encore des efforts de ce genre et Vladimir n'aura plus qu'à se baisser pour ramasser les pays baltes.

 

La crise démographique y est encore plus sévére qu'en Russie, où visiblement elle s'estompe doucement, là, la chute est impressionnante : de 2 684 000 habitants en 1989 à 2 242 916 en 2011, soit - 441 000, près de 16 %.

 

"Le succès du capitalisme ne fut pas de son fait", c'est vrai, il reposait sur deux paradigmes, des vertus humaines non capitalistes, et de l'énergie fossile.

 

Quand à annoncer le succès total et final de la finance mondialisée, il y a un pas que je ne franchirais pas. Là aussi, s'il n'y a plus guère d'ennemis véritablement organisés, elle est son meilleur ennemi.
De plus, il n'y a jamais de victoire définitive à l'échelle de l'histoire, bien que la classe dirigeante mondiale y rêve.

 

les "Antifachisteuh" et les "anticommunisteuh", pourront bien gueuler, la déflation Laval de 1936, comme celle de Bruning de 1933, ont littéralement créés les partis communistes et nazis, ou du moins, les ont fait notablement gonflé, comme grenouilles devenus boeufs.

Le parti communiste passe en 1936, de 8 à 15 %, il passera à 27 % en 1945...

 

Le "choc de l'offre", ou baisse des salaires de 5 %, "pour la croissance", ce sera encore pire que Pierre Laval, car si lui avait baissé les salaires de 10 %, les prix avaient baissé de 9 %.

 

Mais, la "mère de toutes les crises", décidera de tout. Cette mère de toutes les crises, c'est le plafonnement des ressources d'énergie fossile.

On va voir un peu la crise qu'occasionnera la baisse des ressources pétrolières. Là, on verra que ce qui fait la loi, ce n'est pas le financier, et qu'une bedaine de financier, si grosse soit elle, ne pése pas grand chose devant une kalachnikov.

 

Le risque de guerre généralisée est peu important, certains pays vont rebondir, d'autres se somaliser.

Le FMI a tué plus qu'Hitler et Satline réunis, mais cela, ça fait partie de l'ordre des choses. On ne compte jamais, les morts de misère ou de manque de soins...

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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