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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:54

Le déficit espagnol atteint 1.2 % du PIB. EN UN MOIS...

Celui-ci augmente de 35 % en janvier 2013, par rapport à janvier 2012, les recettes s'effondrent ( -37 %) , et les dépenses augmentent ( + 15 %)...

Sont responsable le service de la dette, et les transferts de sécurité sociale...

 

Le déficit était prévu à 4.5 %, autant dire qu'il ne sera pas tenu. Et en un mois, 1/4 du budget annuel a été dépensé.

 

La crise italienne avait fait oublier la crise espagnole. Mais elle est belle et bien là, incontournable.

Là aussi, l'incurie de la gestion européenne est responsable de la crise. Une monnaie trop forte et inadaptée a poussé à l'investissement immobilier, et l'absence de dévaluation a coulé le marché immobilier.

Il est clair qu'en 2007, un atterrissage beaucoup plus en douceur aurait pu avoir lieu s'il y avait eu dévaluation, mais il n'y avait plus la peseta, et les électeurs aiment bien les monnaies fortes, mêmes si elles leur coûtent leur emploi... Voir la Grèce.

 

Sur une année, le déficit espagnol devra donc dépasser les 10 %, voir atteindre les 15.

 

Pendant ce temps là, les bas-de-plafond qui les gouvernent veulent sauver les jeunes  du tétanos, du chômage.

Des "mesures chocs", surtout choquantes par leur modestie, sont en préparation : 3.5 milliards d'euros, sur 4 ans, donc 875 millions par an... Pour des gadgets sans portée.


"Les jeunes sans emploi de moins de trente ans qui se lanceront dans l'entrepreneuriat pourront notamment continuer à percevoir l'allocation chômage pendant neuf mois maximum -ou percevoir la totalité des indemnités en une seule fois- et verront leur cotisation à la Sécurité sociale largement réduite pendant six mois. "

 

Plus quelques exonérations de charges...

Il y a de quoi rire, si ça n'était si tragique. Tout cela pour un million de jeunes ? 3500 euros la tête ? C'est pitoyable.

 

Créer une entreprise, ou embaucher des jeunes sans commandes, c'est intéressant comme concept.

En URSS, au moins, il avait le complexe militaro-industriel qui fonctionnait sans discontinuer.

 

Ce qui permet aux amateurs d'armes de les acheter pour pas cher aujourd'hui...

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 15:26

Le "rebond" immobilier, américain, ce sont les chiffres des années 1960, et contrairement à ce que dit Olivier Delamarche, les 200 millions d'américains, n'y étaient pas, le chiffre à été atteint dans les années 1970.

 


 

D'ailleurs, pourquoi les USaméricains construiraient, avec des millions de logements vides ? Dans le meilleur des cas, il vaut mieux acheter une occase à prix bradé, que du neuf.

 

D'ailleurs, les dépenses de construction de janvier 2013 ont officiellement baissé. Bien entendu, vu le caractère faisandé des statistiques US, il n'y a pas grand chose à en tirer.

La Chine fait un + 21 % pour les exportations, pendant que les importations, elles, décroissent, et que le BDI va être débaptisé, et s'appeler désormais "submarine index".

 

On peut annoncer aussi un rebond du marché immobilier à detroit, quand se vend 3 parcelles avec une bouse dessus (hier appelée maison), qu'il faut tomber pour remettre en culture.

Cerise sur le gâteau, la parcelle, ayant la dite bouse à détruite, vaut moins qu'une parcelle nette...

 

D'ailleurs, les journaleux économiques font dans le pitoyable et le soviétique :

" 19 700 km de nouvelles voies ferrées, dont 9 000 km de lignes à grande vitesse." Le chiffre, prouve à lui seul, son inanité. Y a t'il la clientèle solvable pour une telle infrastructure, s'ajoutant à d'autres ???

Le pékinois ne passe pas son temps à aller visiter Canton et vis-versa... Et avec les salaires chinois, il n'en a simplement pas les moyens, autre qu'exceptionnellement.

"31 nouveaux aéroports. " Et combien qui fonctionnent et sont rentables ??? On a vu le cas avec l'Espagne. Plein d'aéroports, mais vides de passagers.

 

D'ailleurs, la croissance des exportations chinoises est d'autant plus surprenante qu'il est visible que le monde développé est désormais en récession, et que les émergents n'émergent plus guère, eux non plus.
Quand à exporter leur daube en Inde, c'est risible. L'Inde produit moins cher qu'eux, et sur les mêmes segments de produits.

 

Mais, bon, un mensonge étant un mensonge, il est inutile de lui donner des faux airs de vérité.

Les chinois faisandent encore plus leurs chiffres que la FED, et leur chiffre de croissance est surtout l'accumulation de données non vérifiées, venant des autorités locales, dont la corruption est proverbiale.

 

Là non plus, les journaleux économiques ne voient pas le problème. Si effectivement, les exportations chinoises augmentaient de 21 %, dans un monde en récession, il y aurait un problème de non-perdurabilité du schmilblick, car cela voudrait dire qu'ils vont fournir, in vitam aeternam, la planète en produits manufacturés, qui leur sera payée en peau de zébi.

 

Quand à l'immobilier, ce n'est plus de l'immobilier, c'est une fusée, un sketch de G. Lagaffe, destinée à se vautrer lamentablement...

 

Tout ce qui est excessif... est excessif...

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 15:23

Quelle belle manière de dire les choses chez Natixis. La sortie de l'austérité peut être coopérative, ou pas. Si le nord de l'Europe joue le jeu, on peut en sortir "coopérativement", mais sinon, tout ira de mal en pis.

Pendant ce temps là, les crétins de dirigeants d'Estonie veulent rentrer dans l'euro, visiblement soutenu par... 8 % de la population.
Font chier, ces peuples. Ils ne veulent pas d'austérité sans fin, ni but, simplement pour avoir l'UE et l'euro ???

C'est pour ton bien mon enfant, que nous te battons...


Ce qu'oublie Natixis, c'est que même sans politique d'austérité, le ressort économique principal, l'endettement par l'immobilier, est bel et bien cassé.

Les déficits ne reviendraient donc pas, et la politique de relance... soulagerait les créances pourries des banques. A ce qu'il parait, 80 à 90 % des prêts en Grêce, sont pourris.

 

"Les opinions, dans de plus en plus de pays, rejettent l’austérité. Si cette demande

n’est pas acceptée, il risque d’y avoir :
- conflits violents entre ces pays, les pays du nord de la zone euro, les institutions européennes
- rejet croissant de l’euro par les opinions ".
Autant dire qu'on s'achemine vers la guerre civile, et la révolution.
En Chine, c'est le callage économique, qu'on veut contourner... Par des grands travaux d'infrastructures, comme le Japon.
Le moteur de la Chine et du Japon, c'est la consommation occidentale.
Le problème économique principal, c'est finalement, qu'il faut changer d'élites politiques, économiques et intellectuelles, par un violent coup de balai.
Quand à la démocratie, on n'a jamais dit que c'était calme et paisible, découper la tête de l'élite à la scie égoïne, par exemple, ça fait pas mal de bruit.
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 19:59

P. Jovanovic nous dis que les boulangeries souffrent.

Mais, comme les cafetiers, ils sont largement responsable de leurs malheurs. Ils veulent gagner de l'argent en faisant de mauvais calculs.

En effet, je fais un calcul simple, tous les jours. Au supermarché, une flûte de 400 grammes coûte de 0.67 à 0.75, et en boulangerie, de 1.05 à 1.10.

Le différentiel fait perdre la clientèle. Ils croient gagner tant la bête, mais le calcul est faux : la clientèle fuit, soit vers le supermarché, soit en fabricant lui-même son pain.

 

Le même faux calcul a été fait par les cafetiers. Le petit noir était bon marché, et l'habitude le matin était d'y passer.
Je me rappelle l'époque où il était à 50 centimes de francs. En le multipliant, les cafetiers ont simplement dit au client de se casser.

 

Devant l'envolée des prix, le client s'est simplement envolé. Si le boulanger était habile et cohérent, il ferait l'inverse, un prix bas.

 

A tous ces gens, il manque les notions économiques de base. Un chiffre d'affaire, c'est la multiplication de la quantité vendue par le prix.
Augmentez trop le prix, c'est la quantité qui s'effondre.

 

Et une fois pris le pli de ne plus aller à la boulangerie ou au bar, elle ne reviendra pas. De plus, la rente, que ce soit les loyers, ou les fonds de commerce, font le reste pour rendre l'activité non rentable.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 20:18

Beppe Grillo promeut le vrai capitalisme, avec son corollaire, la faillite et le risque.

 

" "Nous sommes écrasés - non pas par l'euro mais par notre endettement. Quand les intérêts atteignent 100 milliards d'euros par an, on est mort. Il n'y a pas d'alternative" à une renégociation de la dette, a affirmé M. Grillo.
Il a comparé les obligations émises par les Etats avec des actions d'entreprises: "quand j'achète une action d'une société, et qu'elle fait faillite, c'est pas de chance. J'ai pris un risque - et j'ai perdu", a-t-il ajouté. "

 

Les créanciers, eux, préfèrent la mise à mort des citoyens. Les seuls clowns sont ceux qui critiquent Grillo, et le traitent de débutant en économie.
Il a, au contraire, très bien compris le système, et le retour au fondamental.

 

Après tout, les créanciers ont eu le juste retour de leur risque, l'intérêt. ça sert à ça, de payer pour un risque.

 

On jette désormais le masque, à Moscou Bruxelles, on parle d'enterrer une démocratie que l'on n'arrive plus à contourner par le vieux jeu classique de la fausse alternance politique, et l'on voit en France, que la différence en matière de politique économique entre F. Hollande et N. Sarkozy, est proprement inexistante.

 

Hollande cherche juste à exister par le mariage gay.

 

"Plus de la moitié des Italiens ont voté pour une forme ou une autre de populisme, c’est un refus puéril de reconnaître la réalité  " Le refus puéril est celui du refus de la banqueroute.

 

 

Gagner du temps ? Pourquoi faire ? Empirer la crise économique et politique, en passant par les 4 volontés des MEDEF  soviets locaux ???

 

Quand à nous, grâce aux islamistes maliens, on ne risque pas de voir nos propres soldats nous tirer dessus... Ils sont suffisamment occupés ailleurs, et à force de coupes budgétaires, n'auront pas de quoi combattre...

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 14:39

L'excédent commercial de la zone euro devient pantagruélique à 81.8 milliards d'euros, contre un déficit de 15,7 milliards en 2011.
L'UE à 27 voit son déficit se contracter de 162.7 à 104.6.

Il est clair que l'austérité a brutalement rééquilibré les comptes extérieurs, et même au delà, cet excédent commercial, n'est en effet, pas une bonne nouvelle, il ne signifie qu'une compression interne, et reste grosse de menaces et de nuages noirs pour l'avenir.

 

Et un excédent commercial me fait penser à Robinson crusoë sur son ile. Après son naufrage, il récupère le pognon et trépigne de joie "Riche, je suis riche", et puis, après qu'un autre navire ait fait naufrage, il dit "Encore plus riche, je suis encore plus riche".

Tout cela pour oublier que la notion de richesse, seul sur une ile déserte, elle est très relative. Heureusement que les circonstances lui apportent un esclave, pour qu'il puisse jouer le barbeau...

 

Contrairement à ce qu'on dit, la France a aussi la même politique, un peu moins violente. Son déficit s'est réduit.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 09:20

Là aussi, déni total de réalité.
Il y a déjà presque deux ans que le marché de la résidence secondaire est totalement bloqué, et on s'aperçoit seulement aux désinformations  qu'il vient d'expirer.

Quand à ceux qui croient faire un "effort", en baissant de 3 à 2 millions d'euros le manoir de 800 m2 et les 5 hectares, il faudrait acheter un cerveau, et se demander simplement s'il y a une clientèle pour ce genre de bien.

 

Au XIX°siècle, avec la crise agricole, bien des manoirs tombèrent simplement en ruine, petit à petit, années, après années.
Dans les années 1920-30, ce furent les maisons individuelles qui subirent le même phénomène. Il n'y avait simplement pas d'acheteurs, et une population en réduction.

 

A l'heure actuelle, il est surréaliste de penser pouvoir vendre une résidence secondaire à de tels prix.

Simplement, le volume d'acheteurs possible est trop réduit.

D'ailleurs, les godons fichent le camp de France, quelquefois simplement en abandonnant le bien, saisi par les banques locales, quelquefois en revendant, empochant une coquette plus-value en £, mais beaucoup moins en euros.

 

En Charente, 90 % des acheteurs étaient anglais, ils ne sont plus que 25 %, et sont par contre, 60 % des vendeurs, pour des biens qui n'intéressent pas les locaux.

 

Pourquoi d'ailleurs, la population avait elle abandonné certains endroits ? S'étaient ils seulement posé la question ?

 

Pour le marché local, et non "hors sol", c'est aussi très simple :

"Le Conseil d'analyse économique, dépendant de Matignon, préconise de favoriser l'offre de logement et d'arrêter de soutenir la demande par des aides fiscales qui ne font qu'alimenter les hausses de prix."

 

Mais les mesures proposées frisent le ridicule : recouvrir le périphérique Parisien.

 

Pour ce qui est de la chute des prix, pas de problème, ça vient, il faut simplement que les vendeurs abandonnent veaux, vaches, cochons, couvées, audi, costa croisière, riad au maroc, etc...

 

Les français ne font pas assez d'économies pour leurs vieux jours. Ils auraient du économiser 500 euros par mois depuis 25 ans, nous dit on.

 

"Un Français sur trois n'épargne plus pour sa retraite après l'achat d'un logement".

En même temps, il y a tout ceux qui n'ont pas eu la chance de pouvoir en acheter un, et le logement, c'est fort coûteux d'entretien.

Veaux, vaches, cochons, couvées, isolation du toit, isolation par l'extérieur, triple vitrage, chaudière, etc...

 

A la longue, l'entretien, c'est ça :

 

 

 

 mmmm... Pour ceux qui aiment politiques récessives et austérité, l'immobilier, c'est ça, à vie.

 

Quand à épargner "pour sa retraite", c'est un ponzi, car en 1945, ceux qui avaient "épargnés pour leur retraite", se sont retrouvés avec de quoi s'acheter une sucette.

Suite à quoi, on créa la retraite par répartition, transformée en rente par Balladur.

 

Au vu de la crise sociale, dire qu'un français sur trois n'épargne pas, est surréaliste. 60 % n'épargnent pas, faute de moyens, et l'épargne est surtout constituée de remboursements de prêts immobiliers.

 

Quand au report de l'âge de la retraite à 65 ans, et comme on parle, 45 annnées de cotisations, c'est aussi complétement idiot. on aura déjà du mal à dépasser 30 ans d'activité.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 08:12

La poste US ne va plus livrer le courrier le samedi, puis sans doute plus le vendredi, puis le jeudi, etc, en laissant subsister une tournée par semaine.  mois.
Mécaniquement, un jour épargné lui économise 2 milliards, donc avec un déficit de 12, il suffit de supprimer 6 jours de distribution...


 Toujours aux USA, on va aussi supprimer quelques cht"ites têtes nucléaires, revenant de 1700 à 1000.

Parce que, dernièrement, les nouvelles ne sont vraiment pas bonnes, le déficit commercial en décembre s'est littéralement effondré à 38.54 milliards de USD, contre 48,61 en novembre.

Comme chacun le sait, le mois de décembre est doté d'un 25, appelé "Noël", propice à des achats de cochonneries importées, inutiles mais obligatoires, souvent suivi d'achats en vue du premier de l'an. Donc, là aussi, très propices aux importations.

Après l'effondrement du commerce extérieur Nippon, causé par la dépression occidentale, et peu par Fukushima, on assiste désormais à l'effondrement du commerce extérieur coréen, avec l'Europe, résultat des politiques déflationnistes sur le vieux continent. 

 

On nous dit aussi que la Chine dépasserait les USA dans le commerce international. Débat futile. La terre étant un monde clos, les importations des uns, sont les exportations des autres, et le naufrage des européens et des américains, entraînera mécaniquement le naufrage de la Chine, et ses machines outils, souvent même pas utilisées, passeront directement au stade de ferraille.

 

Il est clair que TOUS les pays importateurs réduisent désormais, volontairement ou involontairement la taille de leur déficit. Un des derniers à le faire a été la France, mais le mouvement est clairement engagé.

 

D'ailleurs, on peut clairement se demander l'utilité, par exemple, d'importer du sel de Tunisie, alors que nous ne manquons ni de littoral, ni de salines.

A t'on peur de réduire le chômage ?

 

Mais l'exemple du scandale Findus est significatif et à bien des égards, emblématique.
Un circuit aussi emberlificoté ne sert effectivement, qu'à frauder.

 Et il est vrai que la viande de cheval a un marché exigu, qu'elle est beaucoup moins chère que la viande de boeuf, surtout pour les animaux réformés...

 

Le scandale Findus s'attaque donc au fondement du dogme actuel, la soi-disant bienfaisance du marché laissé à ses libres forces.
Il est clair que Findus et ses fournisseurs, auront beaucoup de mal à se relever du coup, et chacun, dans son coin, ne voulait pas savoir. Sinon, ils auraient su. 

 

Apparemment, en France, la DCRI reconnaît une situation insurrectionnelle. Elle va même plus loin, en copiant-collant servilement les notes du FBI : "la note évoque "les sectes apocalyptiques, les groupes survivalistes, tout comme les nouvelles thérapies"."

En effet, les "sectes apocalyptiques" sont souvent une spécialité US, et non européenne, dans un cadre très largement a-religieux, quand aux nouvelles thérapies, on ne voit pas en quoi, elles sont "inquiétantes".

 

Donc, on voit une situation explosive, et même de plus en plus explosive, et si j'en crois les statistiques locales sur le chômage (les conseillers pôle emploi n'avaient convoqué personne depuis septembre 2012, se contentant d'inscrire les nouveaux demandeurs, le stock étant passé de 4000 à 6500.), elles n'ont rien à voir avec les timides poussées statistiques annoncées.

 

Mais, on peut constater qu'il y a un déphasage immobilier flagrant, et finalement, marrant...

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 09:32

La France est clairement rentré en crise et dans le rang.

Son déficit commercial s'est réduit, en 2012, de 74 à 67 milliards de roros, signe d'une compression importante de la demande intérieure, en cas de libre-échange absolu.

L'équation est finalement très simple. Le marché immobilier se contracte de 50 milliards, le déficit se contracte aussi. 50 milliards qui ne sont plus injectés dans le circuit, qui ne paient plus l'Audi et la croisière de Papy et Mamy, "qui ne veulent pas brader" (en clair : veulent s'en mettre plein les fouilles avec leur plus value).

 

Pour L. Fabius, les 70 millions dépensés au Mali sont une "lourde charge". Cher L. Fabius, il existait un moyen infaillible de ne pas dépenser cet argent, c'était de ne pas y aller.
Après tout, si certaines grandes entreprises lorgnent sur le gâteau, elles n'ont qu'à se payer leurs armées privées, et pas emm...ieler le contribuable avec.

 

Mais les grandes entreprises sont pitoyables. Je me souviens de ce reportage sur l'incident dans une raffinerie au Texas. Pour économiser les travaux de rénovation de la tour d'une raffinerie, estimée à 6 millions de USD, BP a du finalement dépenser 6 milliards de USD pour indemniser 17 victimes et leurs familles...
Sans compter que BP avait du, bien entendu, lancer la rénovation de TOUTES ses raffineries...

 

Bien entendu, on appellera ça "une allocation efficace des ressources", à l'intérieur du capitalisme, et les dirigeants bonussés et récompensés de leur incompétence.

 

Par contre, on a une claire augmentation, c'est celui du risque Fukushima en France, dont le coût global est évalué à 430 milliards d'euros, et c'est bien la première fois qu'on parle véritablement de risque.
Encore, ne faut il pas se leurrer. 430 milliards, c'est bien le minimum du minimum syndical. On peut sans doute y rajouter un zéro.

 

Bien entendu, tous les secteurs seraient impactés : tourisme, agro-alimentaire, et un minimum de 4 départements à classer en "provinces perdues", avec, en zeste, pénuries d'électricité, mais, avec des aspects sociaux-économiques positifs parfois : on peut imaginer des paradis fiscaux voisins rayés de la carte, par exemple dans le cas de Catten... (je vous laisse finir), ou des îles anglo-normandes...

 

Le maire des Angles, lui, interdit l'affichage de l'immobilier à vendre. Sa commune, de 500 habitants et 4000 logements, en a 1000 à vendre, et il s'en est commercialisé 150 les deux dernières années.

Au rythme actuel, c'est donc 14 ans qu'il faudra pour éponger le stock... Bien sûr, en admettant que rien ne vienne le gonfler, cas de figure assez peu probable.

On voit néanmoins, que cette configuration ne dérange absolument pas les vendeurs, qui affichent toujours des prétentions psychiatriques et monomaniaques de prix.

 

Visiblement, la loi de l'offre et de la demande leur échappe complètement. Bien entendu, la plupart auront de la chance s'ils vendent à 25 % des montants affichés.
Pris en étau avec un marché en coma dépassé, et une commune largement endettée (50 000 euros par personne, ou 6 250 par logement, ils auront vite fait d'atteindre le stade de la vente pour prix des impôts impayés...

 

Le journaleux du régime titre "A 30 ans, encore chez papa et maman : un fléau planétaire". Fléau ? Il vaudrait donc mieux que les enfants logent sous les ponts ???

Le fléau c'est l'absence d'insertion professionnelle, et tous nous voyons bien pire.

 

Sans oublier, bien sûr, les leçons du passé. Mes propres grands parents n'ont cessé de cohabiter qu'à la mort de leurs propres parents. L'un, étant remplacé par l'autre...

Soit, 1962, 55 ans pour l'un, 58 pour l'autre...

Les conditions sociaux économiques, avec des retraites minuscules, l'absence de logements disponibles, faisait que c'était une vue de l'esprit.

La décohabitation n'a commencé que lorsque la conjonction du nombre de logements disponibles, à coût abordable a été atteinte, soit, en France, au cours des années 1970.

 

Encore, la conjoncture contrarie t'elle la baisse de l'immobilier. Les taux sont très bas, empêchant et retardant un krach dont on ne voit pas ce qui pourrait l'arrêter.

 

On est passé d'un stade où le travail était abondant, et le logement peu onéreux, mais rare (années 40 à 60), à un stade où le travail s'est raréfié, le logement est devenu plus abondant, mais miracle de "la loi de l'offre et de la demande", son coût s'est accru, pour finir à un aboutissement où le travail est rare, l'immobilier extrêmement abondant, sauf exception, mais à des prix démentiels...

 

Ne cherchez donc pas d'explications économiques, et de "lois", il n'y en a pas. Simplement, "l'économie est l'art du choix, et tout choix est politique".
On a fait, au début des années 1970, le choix d'un immobilier cher, et du chômage.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 13:59

C'est pas dur à comprendre. FINIE.

 

Bon, il y a encore quelques dégâts collatéral, le CASA qui vient de perdre 4 milliards d'euros, vous comprenez,  la menue monnaie dans les poches, c'est facile à égarer.

Et puis perte historique, c'est finalement galvaudé. Je parie que le record de "perte historique", ne tiendra pas un an...

Il me semble qu'on en parlait déjà il y a quelques années.

 

Une banque néerlandaise est nationalisée. Sans doute parce qu'elle avait gagné tellement d'argent que c'était indécent.

 

Caixa bank, elle, voit son bénéfice fondre de 80 %. Bien entendu, si elle avait constaté toutes ses pertes, elle aurait eu un ... "bénéfice négatif". (C'est comme la croissance, toujours positive, sauf lorsqu'elle devient négative).

Avec quelques mots, on peut tout résoudre. Le mot "pertes" fait peur, il faut le remplacer par "gain négatif".

 

Comme me l'a dit un internaute, la Croatie, en croissance négative, avec un taux de chômage de 20 % et une dette réléguée peut donc parfaitement devenir membre de l'UE.

 

Comme l'autre bras cassé, la Lettonie, "obligée" d'adhérer à l'euro.

"En Lettonie, les altermondialistes et les groupes d'extrême droite sont devenus les adversaires les plus farouches du passage à euro. Leur site internet commun «Non à l'euro» qualifie l'Union européenne de successeur de l'Union soviétique. "

 

On se demande où ils vont chercher tout ça. En réalité c'est fondamentalement différend. L'URSS c'était la stabilité dans la stagnation, l'UE, c'est l'extermination de sa population par un holodomor sans fin.

L'UE, c'est pas l'URSS, c'est pire.

 

D'ailleurs, la voie est clairement tracée. La dette américaine à 10 ans détenue par la FED est passée de 15 à 30 % entre 2010 et 2012. 

En 2009, c'était un peu plus de 3 %.
A cette allure, dans trois ans, la totalité de l'économie US est soviétisée.

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