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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 08:23

Le mythe du découplage n'en finit pas d'exploser.
5000 informaticiens indiens virés pour cause de baisse de travail en Europe et aux USA.

Il leur reste 151 000 employés, après la crise de 2009, mais un tiers serait sans emploi véritable.
On voit donc l'ampleur de la crise en cours.

50 000 personnes employés... pour éviter l'explosion sociale.

D'une manière générale, le double ou triple de personnes employés qu'il n'est nécessaire est plus la norme en Inde que l'exception, mais c'est sans doute la première fois que les 50 % sont atteints dans les SSII.

 

Sans doute, la crise est elle plus explosive chez eux, que dans d'autres secteurs aux salaires beaucoup plus bas, car elle touche un secteur névralgique.

Mais il serait comique, mais pas impossible, de voir l'économie mondiale, coulée par l'explosion des SSII en Inde, où a été largement délocalisée ce secteur...

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 11:43

Je vous réédite un article de février 2012 : "le vieux con sans peine",

 

Le vieux con, ça varie suivant les années. Pour ceux qui les ont connus, les anciens combattants de 1914 étaient pas mal dans leur genre.

Le disque, souvent repartait, et c'était toujours la même histoire, qui revenait comme le disque rayé qui recommence sans cesse et sans cesse.

Bon, sans doute que personne ne leur avait signalé que certaines choses drues aussi étaient arrivées depuis, et relativisait pas mal leurs épreuves.

Guerres, restrictions, etc... Les guerres en ininterrompu de 1939 à 1962, en plus larvé depuis, mais toujours présentes...

Le vieux con d'aujourd'hui (VC), c'est bien entendu, encore et toujours le donneur de leçon, surtout sur les questions d'emplois et d'argent...

 

- "les jeunes, les chômeurs ne veulent pas travailler". Là, ils fonctionnent à plein dans la culpabilisation des victimes. Combien de CV reçus pour chaque emplois proposés ? 100, 200, plus ???

- Le CV justement : la plupart des VC ne savent même pas ce que c'est, encore moins que d'en envoyer un,

- "les jeunes sont instables". Le VC oublie que nous disposons d'une administration que le monde nous envie, la sécurité sociale, qui procède à des reconstitutions de carrières. On s'aperçoit là, qu'à une époque, on changeait d'emploi comme de chemise, et certains, plusieurs fois par jour...

-  Le niveau d'étude. A l'époque, l'intellectuel de la bande avait un certificat d'étude, qu'il glorifie comme VC d'aujourd'hui, désormais, c'est bien connu, personne n'est capable de l'avoir, simplement d 'accrocher un niveau Bac + 3 à bac + 5 (rien du tout, quoi). L'instituteur de leur époque était assez chatouilleux, d'ailleurs, et beaucoup se souviennent qu'ils avaient l'habitude assez facile de mettre une tête au carré aux emmerdeurs.

Ce qui contribuait :

- à l'entrée précoce dudit emmerdeur dans la vie active,

- les autres se mettaient à travailler comme des fous à ce moment là : "Putain, t'as vu ce qu'il lui a mis?", en lui fichant une paix royale...

 

Bref, celui qui a bénéficié d'une période où on changeait d'emploi comme de chemise, même illettré, et où il était difficile d'échapper au boulot, même en courant dans la direction opposée quand on en trouvait, facilement d'ailleurs, simplement en sortant de chez soi, ou en allant au bar, donne donc des leçons de dynamisme à ceux qui ont déjà de la chance de décrocher un entretien après 100 cv envoyés, après son bac + 5.
Le VC croit en plus qu'un BTS, ça donne encore un emploi de cadre direct, et est un vaccin absolu contre le chômage.

L'équation est donc simple, un diplômé ne peut être au chômage, et ceux qui ne sont pas diplômé n'ont pas voulu travailler à l'école. Donc, diplômé ou pas, le chômeur est coupable pour le VC.

 

Le VC ne sait pas d'ailleurs, torcher une demande d'emploi, et comme je l'ai déjà dit, ne sais pas ce que c'est un CV, et d'ailleurs, n'aurait même pas eu l'idée de demander un emploi en écrivant.

 

Le VC dit qu'il en a bavé. Peut être. Mais il n'a aucune idée de la pression subie au travail aujourd'hui. A son époque, le VC lui, disparaissait dans la nature si par hasard on avait eu l'idée déplacée de lui mettre la dite pression, et à son époque d'ailleurs, l'employeur n'aurait même pas eu cette idée, totalement farfelue. 

Après guerre, les relations de travail étaient très violentes. Le VC n'aurait jamais accepté des conditions de travail pareilles.

 

Le VC bénéficiait de prêts à taux très bas, pendant une inflation beaucoup plus haute, et des progressions de salaires importantes, et est devenu un ouinneur, c'est à dire propriétaire. Il est donc nécessaire que les jeunes générations fassent comme lui, même si l'inflation sous estimée n'entraine plus de hausses de salaires, que les prix sont devenus inabordable depuis les réformes de Barre et la libéralisation du secteur immobilier, qui a entraîné la flambée des prix et des terrains.

Le VC pense que les "efforts" pour rééquilibrer les finances publiques. Dans les années 1940 et 1950, quand un ministre des finances avait l'idée déplacée de prétendre la même chose, il déclenchait immédiatement des grèves insurrectionnelles.

Il est d'accord pour reculer l'âge de la retraite, il s'en fout, il y est déjà. Les grands néolibéraux ont transformés leur droit à le répartition, en rentes.

 

Bien entendu le VC se croit riche, parce qu'il a eu la possibilité de mettre trois sous de côté, et a adopté le larbinisme comme méthode de pensée.

 

Le VC donc, a été bénéficiaire d'une rente de situation, et ne veut pas comprendre que la situation a changé, son vécu est en complète opposition avec ce qui se passe actuellement.

Il a bénéficié de la faillite des retraites par capitalisation après guerre, et de la maturation de celle par répartition.
Il n'a jamais été au chômage, sauf les dernières années de préretraite, quelquefois 10 et considère qu'il a toujours mérité et gagné sa vie.
Le chômeur actuel, lui, est un profiteur du système, bien trop payé. Il faut donc baisser les indemnités chômage, pour le "motiver".

Le VC qui est rentré dans la fonction publique dans les années 50 et 60 a du faire face à une rude sélection : 4 postes pour 1 candidat.Trop dur, il a du s'y reprendre à plusieurs fois.


Le VC donc, estime qu'il mérite tout ce qu'il a obtenu, en faisant l'impasse sur les conditions qui ont permis sa "réussite".
Le VC aime bien la politique économique actuelle, qui lui permet de voyager loin et pas cher.

Le VC aime bien l'UE qui "apporte la paix" sauf en irlande, pays basque, corse, yougoslavie, libye, syrie, etc... (je vous laisse terminer la liste, c'est facile, il suffit de prendre la liste des pays).

Le VC aime bien le PS ou l'UMP, qui seuls, font une politique "raisonnable".

En bref, et pour résumer, le VC, rouge des années 1950 est devenu un possédant arrogant, borné, dur avec les petits et larbin avec les puissants.

 

Bref, aujourd'hui, on peut en rajouter. Il y a peu, j'en rencontrais un, qui "stigmatisait les fainéants", tout en se vantant qu'il "avait bien mérité sa retraite", en ayant "toujours travaillé".

Comme je lui faisait remarquer que ses dix ans de pré-retraite, c'était du chômage, payé par la collectivité, le plus marrant a été sa réaction et sa colère folle.
Personnellement, j'ai cru qu'il cassait sa pipe, et que j'allais faire économiser des milliers d'euros mensuels aux caisses de retraites.

 

Je reviendrais sur un article de C. Sannat sur la fiction de France 2, les réactions ont été "très négatives", de la part de gens qui ne veulent, tout simplement, pas voir la vérité en face.

"Pendant les fêtes, c’est bien sûr l’occasion de se retrouver en famille et entres amis. Ce fut bien sûr mon cas. J’ai constaté une nouvelle fois le déni de la réalité, déni qui s’exprime qui plus est en fonction des « préoccupations » de la personne concernée. "

 

En effet, découvrir que le bal de cendrillon est en train de finir, que les "biens mérités", ne le sont pas parce qu'il y a impossibilité de transmettre la richesse à travers le temps.
Pour le retraité, sa pension n'est pas négociable, pour le médecin, il y aura toujours des clients et des médocs...


Ils n'ont simplement pas intégré dans leur logiciel la possibilité de faillite, de fin d'un monde. J'ai parlé des tombereaux de subventions déversés sur le cinéma français.

On veut bien le réformer, mais simplement à la marge, même si, dans les faits, l'argent est inutilisable et inemployable, et ne sert qu'à surpayer des vedettes.

 

Rappelons nous le foisonnement du cinéma français des années 1930, en pleine crise économique, pourtant, où même l'hypervedette que devenait Fernandel courait le cachet pour des montants très modestes, simplement pour nourrir une famille et par peur de manquer...

 

Mais, c'était aussi l'époque où il y avait des histoires à raconter, des dialogues, en un mot, quelque chose de construit.

 

Pourtant, les effondrements, politiques, économiques, sociaux, font partie du paysage. En France il a eu lieu de fois de manière brutale au XX° siècle, en 1940 et 1944, et 1944 fut sans doute pire que 1940.

Il s'ensuivit une période de terreur, pire que la grande terreur. (Teitgen, garde des sceaux).

 


"Impossible qu’ils baissent les retraites et les pensions  (ce qui est le cas partout en Espagne, en Grèce on n’en parle même pas, et même au Royaume-Uni ou aux États-Unis) "

Le "petit oubli", consiste à ne pas voir que 14.4 % du PIB qui part dans les retraites, c'est une proie dodue et tentante pour les oligarchies, qui vaut bien que le mec qu'on a mis à lire le prompteur à la présidence prenne quelques risques.


Ce serait une mesure révolutionnaire, et pour cause, c'est l'assurance chômage des vieux électeurs. En 1945, mon arrière grand-mère (72 ans), travaillait encore aux tanneries, dans des conditions digne du Bangladesh.
Bizarrement, le travail féminin était peu couru et valorisant, car il était pénible, ingrat et peu tertiarisé, loin d'être une "libération".
 

D'une manière générale, le travail d'usine reste très masculin (les femmes veulent bien travailler, mais pas trop pénible)... 

 

Mais, j'ai moi-même constater en 2007, lors du "début" de la crise (en réalité, elle remonte à 1971), que le déni rendait les gens agressifs et méchants, que leur "réussite", il s'en attribuaient toujours le mérite, et jamais à la période et à ses conditions...

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 09:22

les exportations nipponnes chutent :

- Allemagne : - 14.1 %,

- France :  - 25.5 %,

- Italie : -29.3 %,

- Suéde : -32.8 %,

- Royaume Uni : -34.4 %.

 

On admire la performance du "modèle" allemand, qui ne chute "que" de 14 %.  Le constat est clair, c'est un effondrement général.

 

Pendant ce temps là, le gouvernement français subventionne les délocalisations au Maroc. Et le MEDEF, veut, pour des cacahouétes, des "contrats de projets à durée indéterminée".
Bref, une précarité totale, pour la totalité de la population (sauf les actionnaires, dont les dividendes sont un avantage acquis non négociable).

 

Bien entendu, les contreparties sont inexistantes, ou presque, et si on ne l'accorde pas, le patronat piquera un caca nerveux.

 

Bref, pour résumer, on va dans le mur, et on accélére en klaxonnant. Hollande est arrivé à un véritable tour de force, on n'attendait rien de lui, il a réussi à decevoir.

 

Pour ce qui concerne 1917, on doit bien convenir qu'il faut compter sur la bêtise sans limite de l'aristocratie, des élites, des politiques, etc...

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:13

Aux USA, on a dépassé Staline.
Celui-ci fut effleuré par l'idée de supprimer le lopin individuel, mais lui-même n'osa jamais sauté le pas, avant que pendant la grande guerre patriotique, celui-ci prit des proportions encore plus importantes.
Et cette fois, le régime ferma les yeux, trop occupé à fouetter d'autres chats, et trop heureux de la soupape de sûreté que ces jardins donnaient, car on dit qu'ils produisirent jusqu'à 75 % des pommes de terre, et ils contribuèrent notablement au climat de guerre froide.
En effet, juste après guerre, l'invasion de doryphore fut interprétée par le régime comme une tentative de guerre alimentaire à l'initiative des USA.

 

Ce que Staline, donc, n'osa pas faire, est en cours aux USA, dans différents endroits, le potagers est banni, détruit, illégal, harcelé, etc... (Mais c'est aussi pareil ailleurs).
Pourquoi cultiver, quand dans sa mansuétude le gouvernement vous permet de manger de la merde pour 4.33 $ par jour, et vous accordera l'aide médicale pour soigner votre obésité.

 

Si le IV° amendement est invoqué pour protéger les potagers, il n'a pas un lobby aussi puissant que la NRA pour les protéger.
Pour rappel :
« Le droit des citoyens d'être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées ne sera pas violé, et aucun mandat ne sera délivré, si ce n'est sur présomption sérieuse, corroborée par serment ou affirmation, ni sans qu'il décrive particulièrement le lieu à fouiller et les personnes ou les choses à saisir. »

 

Mais on voit bien le mécanisme de sujétion, et de bannissement de la dissidence.

Il ne faut qu'une tête, et le supermarché a remplacé la boulangerie des temps passés, mais l'émeute suivra la flambée du prix de l'alimentation.
D'ailleurs, les émeutes qui ont secoués les USA depuis 40 ans, sont essentiellement des émeutes liées à la paupérisation, et à la désindustrialisation, et à la sujétion aux circuits économiques.

Envolés, donc, le rôle des potagers, y compris aux USA, durant la seconde guerre mondiale. La situation vécue en Egypte et en Tunisie n'a servi de leçon à personne : les prix flambent, et plus personne n'a les moyens d'acheter...

Les dissidents, donc, seront condamnés, certaines à 93 jours de goulag, pour avoir planté patates, salades et topinambours, dans des villes qui feraient mieux de s'occuper de leurs fesses et de leurs déficits.

C'est la preuve que si les effectifs ont été sabrés, bien trop de bureaucrates incompétents ont survécus au sabrage.

Bien entendu, le ridicule tue souvent ces initiatives répressives, souvent d'origine locale, mais prouve l'emprise du "modèle" sur les mentalités.

C'est bien la preuve, encore, d'un larbinisme totalement assumé.

 

Le larbinisme qui conduit à penser que la "mondialisation, c'est bien", espèce, en voie de raréfaction, surtout chez les cadres, désormais de plus en plus pressurés, de plus en plus virés, et qui connaissent, à leur tour les joies de la recherche d'emploi, de sa durée qui s'allonge, des maladies mentales évidentes qui règnent chez les recruteurs.

 

Grâce à une campagne habile de notre gouvernement, et des autres gouvernements occidentaux, on va bientôt arriver au point de l'anekdot russe : "« Quel est le plus grand économiste marxiste de la Russie ?
– Egor Gaïdar, car il a réussi en deux ans ce que ni Lénine ni Staline n'avaient su faire : discréditer complètement le capitalisme dans ce pays. » "

 

Russie sur laquelle un livre intéressant vient de paraitre : "La transition russe, vingt ans après", et sa grande leçon : "Au niveau micro-économique, les entreprises, mais aussi des collectivités locales, ont fait preuve d'un instinct de survie grâce à un savoir-faire hérité des pratiques non officielles de l'époque soviétique".

 

On peut aussi prendre en compte la citation de Tchernomyrdine : « On voulait faire pour le mieux, mais finalement on a fait comme d'habitude. »

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 08:59

La Slovénie, c'était trop classe pour les investisseurs européens, notamment allemands. Calme, adhérant aux schémas libéraux, un paradis, bref, une petite Chine.
Puis, patatra, tout se délite, sur une question... De feux rouges et de radars, quasiment une insurrection, dans un état passé du tout état au tout privatisé.

Corruption, dérive des coûts, en bref, le citoyen n'a plus qu'à casquer, à tous les niveaux.

 

En réalité, les "hommes d'affaires", se contentent d'acheter les politiques, des deux bords, pour faire avaler tout ce qu'ils veulent à la population.
Dans un premier temps, la population, qui n'a pas connu les temps anciens et voit les disfonctionnement, adhère, mais là, on voit les disfonctionnement inverses.

 

Et ce qui est vrai en Slovénie, est vrai en France, avec un petit bémol, le pays est simplement, à la base, un peu plus riche, et peut supporter la potion, un peu plus longtemps.
Mais le bipartisme "de mondialisation obligatoire", est en train de s'effriter, puis entre dans une phase d'effondrement.
Il est clair qu'ils n'ont rien à proposer. Sauf continuer.

 

Et quand quelqu'un dévie, comme l'Argentine, ou hier l'URSS, elle doit être punie sans fin. Même si, bien sûr, le paradis sur terre n'existe pas.

Enfin, "l'enfer argentin", c'est surtout l'enfer des gens aisés. Ceux qui ont quelque chose à perdre, ceux qui râlent contre le contrôle des changes.

 

Il est clair aussi que les partisans de la mondialisation, sont essentiellement ceux qui ne sont pas touchés par elle...

 

La démondialisation est d'ailleurs déjà en marche dans la grande distribution : "La démondialisation du commerce est en marche ."

 

Les grands groupes se "recentrent", c'est à dire abandonnent les positions trop avancées, qui étaient celles d'avenir, et pour lequelles ils ont "acheté, à grands prix, beaucoup de regrets".

Mais, ces groupes souffrent aussi sur leur marché domestique, et ils ont obéi à la logique d'empires, exploitant le centre pour s'agrandir, et finalement, la périphérie s'est révélée un gouffre, et ils auraient du se contenter, comme d'autres, de n'être que des acteurs locaux.

 

Mais, les journaleux, sont aussi marrants, "l'Argentine est de plus en plus isolé". L'Argentine n'est isolé que de l'occident, et du bloc USA-UE-Japon, c'est à dire, pas de l'économie réelle, qui goûte bien ses produits.

Elle applique largement le "substitut d'importation", pour les produits industriels, et l'économie ouverte pour ses produits agricoles, en pleine flambée de prix.

Il y a bien des années, un journal britannique titrait : "tempête, le continent est isolé". L'Argentine est "isolée", seulement en relation avec 80 à 90 % de la planète.

 

Enfin, dernier avatar, "free mobile met l'emploi en danger" ? Ah bon ? Et les distributions de dividendes sont intangibles, avec l'innénarrable orange, pour lesquelles elle atteignait, voir dépassait les 100 % ?

Donc, free utilise les leviers de la mondialisation et on le regrette ?

Les terminaux d'orange, ou des autres sont donc fabriqués en Europe et en France ???

 

On ne peut pas être partisan et adversaire de la mondialisation. Il serait abject que Free fasse baisser la rente ?

Pour contrer Free, c'est facile, proposer la même chose que lui, c'est le principe de concurrence "libre et non faussée"... Mais, là, la rente baisserait encore plus. ça c'est inadmissible...

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:38

... de la planche à billet.
Certains sont marrants, comme chez Natixis, ils redécouvrent l'eau froide. En réalité, passé un certain seuil, la seule option, c'est de monétiser.

Tout, en bloc et en détail, parce que, simplement, on a franchi la limite, de ce qui était "gérable", et "ingérable".
C'est vrai que dans un certain cadre, c'est à dire monnaie stable, étalon or, l'intolérable est vite atteint. On a donc supprimé ces "archaïsmes", et décider que le dollar était "as good as gold", que la libre entreprise fixerait la valeur de la monnaie (et qu'un jour, ce serait zéro, mais c'était un non-dit).

 

Les économistes sont des gens idiots et marrants à la fois. Ils font des schémas très complexes et sortent des tas de conneries, pour faire "plus mieux bien", et dire des choses très basiques et d'évidence.

La suppression de la loi de 1973, en outre qu'elle pénalisait l'investissement, a donc finalement changé des doses homéopathiques de création monétaire, en doses massives et léthales.

Comme ce n'est pas une politique délibérée, mais celle du chien crevé au fil de l'eau, le phénomène d'emballement n'aura donc pas de fin.

J'avais indiqué ce qu'il fallait faire. Sacraliser le stock, et monétiser le flux. Les plus gros détenteurs n'y auraient pas perdu, ou peu, mais c'est un pacte faustien.

Il faut tout, et en fin de compte, le diable vient tout prendre à l'heure prévue.

Autre image évocatrice : celui qui s'enfile trop de pinard, finit toujours par le dégueuler. Certains peuvent en boire plus que d'autre, mais en persévérant, on y arrive toujours.


Donc les rachats de dette par la FED vont passer de 40 à 85 milliards. Certains disent que les banques centrales sont des banques pourries, c'est vrai et faux.
Ses actifs sont pourris, mais c'est sans importance, puisqu'elles fabriquent ce qu'elles veulent comme monnaie, et plus c'est pourri, plus elles vont en fabriquer.

 

Mais bon, comme Natixis, ne nous arrêtons pas en chemin, demandons une politique de compression salariale à la France, histoire de passer du chômage "classique", au chômage "keynésien".
Parce qu'il y a peu, les pays du sud souffrent aussi de chômage classique, c'est à dire que l'insuffisance de l'offre est masquée par l'insuffisance de la demande...
Il n'y a qu'à voir les balances commerciales de ces pays ces dernières années, hier catastrophiques, aujourd'hui en amélioration, de par la dépression.

En réalité, l'économiste, c'est comme le chien qui jappe, parce qu'il ne sait que japper. Il se croit autorisé à donner un avis, qu'il ferait mieux de mettre dans son mouchoir, et son mouchoir dans sa poche.
C'est tout ce qu'ils ont à proposer ? Rajouter de la crise à la crise ? Pour ne pas avoir à changer de logiciel, mettre globalisation et libre échange aux poubelles de l'histoire ?

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 13:02

Nous dit Natixis, en parlant de la Grèce, en faisant banqueroute tout de suite, et en accordant des subsides de faible importance, par la suite.
Seulement, on n'est pas dans l'ordre du rationnel. On est dans l'ordre de l'idéologie. Et les dirigeants européens, n'ont rien à envier au Staline des années 1930, ou du moins à la réputation qu'on en a fait, car lui même avait plutôt la réputation d'occuper le centre, et de se mettre sur une médiane, pour devenir incontournable, et ce qui lui permettait d'éliminer ses ennemis, une fois à terre, pour déviationnisme de gauche, ou de droite, suivant le cas...

 

Poursuivant sa carrière déviationniste, Natixis indique : "Zone euro : la stratégie présente de sortie de crise ne marche visiblement pas ; mais dispose-t-on d’une stratégie alternative ? "

Déjà, se poser la question, c'est :

- être hérétique,

- y répondre.

Parce que la réponse, Natixis est en train de la donner. Il faut dévaluer, donc revenir au protectionnisme, dont la dévaluation est une forme, car les remédes administrés, accélérent la désindustrialisation et si les pays du sud reviennent à l'équilibre, c'est par la récession, et non par une meilleure production.

Car pour que le système perdure, les déficits du sud, jadis couvert par la création monétaire devront impérativement être compensés par les subsides des pays du nord, quasiment exclusivement Allemagne.

Quand on va présenter la note aux allemands, on va rire.

Là aussi, il va y avoir INVERSION des relations entre la périphérie de l'empire et son centre. Cessant d'être rentable pour l'Allemagne, ces pays, années après années recevront toujours plus de subsides, simplement pour continuer, et on verra le phénomène soviétique se reproduire, avec le pillage du centre par ses périphéries, et finalement, le centre être grandement soulagé d'être débarrassé de ces poids morts. 

C'est souvent, très souvent, le sort de bien des empires, qui se soulagent, contrées après contrées, de ces pays conquis, dont ils s'aperçoivent que ce ne sont finalement, que des sources de problèmes...

 

Comme l'histoire s'est notablement accéléré, le phénomène, pour arriver à maturité, n'aura pris que quelques années...

Avec, en plus, la haine qui se répand...

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 07:57

Les constructeurs automobiles se vendent des voitures à eux-mêmes pour masquer la débâcle.

 

Ceux là même qui demandent des baisses de salaires ? Au nom d'une improbable "compétivité" dans la "compétition mondiale" ?

 

On peut en tirer le constat global :

"Imaginons un pays.

Une crise financière sans précédent provenant de Wall Street va déstabiliser son économie. En moins d’un an, le pays plonge en récession et la baisse de la production combinée à l’augmentation du chômage de 9 à 14% de la population active vont gravement détériorer les finances de l’état. Ces finances étaient déjà fragiles à cause d’une dette importante contractée de manière plutôt contestable. Mais la nouvelle montée en flèche de l’endettement due à la crise économique inquiète les autorités qui procèdent à un changement de gouvernement et mettent au pouvoir un conservateur issu de la bourgeoisie, économiste formé à la London School of Economics.

Le gouvernement formé par ce dernier a alors un objectif prioritaire : faire baisser la dette du pays et relancer l’économie. La solution leur semble très simple : l’état va devoir économiser en coupant dans les dépenses et en augmentant les impôts. La souffrance engendrée sur les classes les plus pauvres est vue comme un mal nécessaire pour rétablir des finances « saines ».

Mais la situation politique est très instable, et passer de telles mesures au parlement n’est pas évident. C’est donc par une suite de décrets-loi exceptionnels que quatre plans d’austérité vont être successivement appliqués au pays au cours des deux années suivantes.

La liste des mesures prises est sans fin : baisse de 25% des salaires dans le secteur public, baisses à répétition de toutes les allocations sociales (chômage, famille, assurance maladie), augmentations à répétition de l’impôt sur le revenu, de la TVA, et des taxes sur des produits de consommation comme la cigarette et l’alcool.

Cette cure d’amaigrissement très violente du budget de l’état a des conséquences catastrophiques : l’économie s’écroule et le chômage explose de 14% à 22% en un an alors que la production économique (PIB) chute de 7,7%. La société est en état de choc et les orientations politiques se polarisent vers l’extrême gauche et le parti nazi, ce dernier connaissant subitement un succès fulgurant.

Malgré cette évolution, le gouvernement décide d’intensifier l’austérité, étant convaincu que son échec est dû à l’insuffisances des mesures prises. Un nouveau paquet d’austérité est adopté par décret alors que le chômage est à 22%. Dans une déclaration officielle, le gouvernement annonce « qu’il reste maintenant moins de 100 mètres jusqu’à la cible. »

La suite de l’histoire est connue : un an plus tard, le PIB chute à nouveau de 7,5% et le chômage passe à 28%. La radicalisation politique de la population s’intensifie, menant à l’arrivée au pouvoir en 1933 du parti nazi et d’Adolf Hitler, ce dernier s’étant servi de l’effondrement économique et social du pays comme levier pour sa campagne de propagande.

Car en effet, il n’est pas question ici de la Grèce. Cette description factuelle est celle des dernières années de la république de Weimar entre 1929 et 1933, les années sombres qui ont mené au nazisme et à la deuxième guerre mondiale. Le gouvernement dont il est question ici est celui du chancelier Heinrich Brüning, nommé à cette fonction en 1930 par le président fédéral Paul von Hindenburg. Son entêtement à mener une politique d’austérité extrême a fait imploser l’économie et la société allemande en l’espace de deux ans.

Cette expérience de cure d’austérité et ses conséquences, l’accession du parti nazi au pouvoir menant quelques années plus tard à la deuxième guerre mondiale, ne semble en fin de compte pas avoir été aussi traumatisante que cela. Il faut chercher très profond dans les archives internationales des trois dernières années pour trouver des journalistes ou des personnalités médiatiques faisant référence à ce précédent historique pour aborder la problématique actuelle.

Sous l’effet de l’austérité, le taux de chômage en Grèce est passé de 9,5% en juillet 2009 à 12,5% en juillet 2010, 17,8% en juillet 2011 et 25,1% en juillet 2012.

Simultanément, on sait que  le parti néo-nazi grec « aube dorée » est passé de 0,46% des votes aux élections européennes de 2009 à 5,3% aux élections municipales d’Athènes en 2010, puis 6,92% aux élections législatives de Juin 2012, et que 12% des personnes sondées approuvaient l’attitude du parti en mai 2012, part qui atteint les 22% en Septembre 2012.

L’accumulation de ces faits ne cherche en aucun cas à prédire une accession, peu probable, d’un parti néo-nazi au pouvoir d’un pays subissant l’austérité européenne. Les mêmes causes ne peuvent avoir les mêmes effets dans le domaine si aléatoire des comportements sociaux. Ce qui est démontré par contre, c’est que la situation économique et sociale atteinte à l’automne 2012 en Grèce est du même ordre que celle de l’Allemagne en 1933.

Il est alors sidérant et inquiétant de constater que le niveau de préoccupation atteint par les institutions et les politiciens européens ne dépasse pas une sporadique phrase de compassion, pommade cynique servant à faire passer les nouveaux plans d’austérité et de privatisation.

Fin 2010, on a pu s’inquiéter des risques économiques que pourraient amener l’austérité.
Fin 2011, les conséquences dramatiques de ces mesures laissaient espérer une prise de conscience et un virage politique.
Fin 2012, le potentiel destructeur avéré et abouti de cette politique combiné à un aveuglement proportionnel des grands décideurs européens ne laisse plus beaucoup de place à l’optimisme pour les temps à venir.

Le grand traumatisme fondateur qui régit aujourd’hui la politique économique allemande et européenne est la peur de l’inflation et de l’instabilité monétaire. Pourtant, la grande crise d’hyperinflation a eu lieu en Allemagne en 1922-1923, une décennie avant la grande dépression et la montée du nazisme. Dans la conscience collective des décideurs, il semble que l’annulation par l’inflation de toutes les fortunes personnelles d’Allemagne ait un impact bien plus important que la destruction de l’économie et de la société allemande par les politiques d’austérité en 1930-1933.

Quelle explication trouver au fait qu’une erreur si grossière et dramatique soit reproduite 80 ans plus tard exactement à l’identique par l’élite du même pays? La seule différence, de taille, est que cette erreur est aujourd’hui infligée à un autre peuple et non au sien…

On pourra remarquer que le mot « Schuld » en allemand signifie aussi bien « dette » que « faute » ou « culpabilité ». Pour les élites conservatrices germanophones, le fait que les pays surendettés aient « fauté » n’est même plus un rapprochement facile : le concept linguistique est tout simplement équivalent. On peut alors se demander si ce n’est pas un excès d’antique morale religieuse qui pousserait la classe dirigeante allemande à assimiler le « mal nécessaire » de l’austérité à une « punition ».

La question de la responsabilité de ce drame restera probablement longtemps ouverte, mais il y a maintenant urgence à éviter le pire.


Tiré de "Chroniques d’un hiver européen", une série documentaire sur l’austérité en Europe."

 

Je l'avais déjà personnellement dit. La venue au pouvoir d'hitler est de 1933, l'hyperinflation de 1923, et il a été amené au pouvoir par la politique de déflation et son pendant, l'effondrement économique qui l'a suivi.

 

On va déclencher des torrents de haine, et la construction européenne nous raméne vers le chaos et la guerre.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 07:26

 

 

 

Foutage de gueule, dit il. Et la vérité, les allemands veulent sortir d'un truc où ils ne voulaient pas rentrer : l'euro.

On veut nous fourguer un Gauleiter, et Hollande nous a promis, juré, va s'aligner sur le modèle libéral, plébiscité par les électeurs, comme on sait.
Le pari d'E. Todd commence donc à sentir le roussi.

En gros, on se dirige vers le krach économique total. 

On joue au bonneteau avec la dette, et pour l'économie réelle, le cas Japon, nous montre que le petit jeu allemand, misant sur l'exportation est condamné, avec une gamelle de - 3.5 %.

production-industrielle-japon.jpg

L'impôt va casser la croissance, et la baisse des salaires aussi.

Bienvenue dans le monde de l'incompétence crasse et totale, sous les ors de l'Elysée, notamment.

On voulait faire plaisir à quelques "experts". C'est fait. Après, ça risque de crier sous les fenêtres, comme en Grèce.

Visiblement, les faux sont en train de se redresser à l'horizontale, et on comprend mieux le syndrome Louis XVI, une incapacité totale à saisir le monde réel, et la préférence qui va à la brioche, et non plus au pain.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 09:20

 

 

 

On voit le scénario le plus noir, se mettre en place, avec une récession mondiale coordonnée, atteignant tous les pays du monde, sauf une Chine, épargnée.
En réalité, je doute que la Chine y échappe, même si, au niveau intérieur, les dirigeants évitent de faire des politiques idiotes.

La croissance y est bien moindre qu'annoncée, et la crise s'y transmettra par l'effondrement des exportations.

 

On a crée un système puissant de croissance, avec la globalisation, mais aussi puissant en terme de transmission des crises.
Et oui, tout ne marche pas dans le même sens.

En tous cas, le fix autorisé à la Grèce, de 3 milliards, va être suivi d'un fix de 5, puis de 10, puis de 15, etc... Jusqu'à apurement de la dette.
Puis on aura un fix irlandais, espagnol, portugais, italien, français, de 3, puis de 5, puis de 10, puis de 15, etc... N'y échapperons, un peu plus longtemps que les pays empruntant à taux négatif, qui est une autre forme d'euthanasie de la dette.

 

Tout ça, pour arriver à ce que l'on savait déjà ???

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