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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:06

"Habitant et travaillant depuis pas mal d'années en IDF, je peux affirmer que c'est du vrai fumage de moquette.

La saturation et la dégradation des moyens de communication sont tels que tous les projets de nouvelles lignes/artères ressemblent plus à des emplâtres sur jambe de bois qu'autre chose.

Très dispendieux, de très longue durée (les aménagements en zone très peuplée sont des cauchemars) et ne réglant rien puisque devant permettre à plus de gens de venir de plus loin encore. Impossible.

De plus, les zones d'influence politique sont à leur paroxysme, il suffit de voir la guerre que va être la relation entre la maire de Paris et la présidente de région/métropole.

Enfin, le différentiel de niveau de vie sur quelques kilomètres d'écart, de communautarisme et de traditionnalisme à quelques pâtés de maison ne peut que mal finir.

Bref, le centralisme français qui refuse de mourir mais qui va être le foyer du clash. Comme on dit, le poisson pourrit par la tête."

Il est clair que la question de l'investissement en infrastructures est celle d'où viendra le problème. L'investissement doit être désinvesti un jour, ou renouvelé. A partir d'un certain niveau de densité, la chose, n'est, simplement, plus possible.

Chez moi, on vient d'annoncer 8 mois de travaux sur les piles du viaduc de la Ricamarie, sur la RN88. Ils feraient mieux d'y annoncer les périodes sans travaux, ça serait plus simple, car ce bousin, je l'ai quasiment vu éternellement en travaux. Il faut dire, avec le trafic journalier (62 000 véhicules/ jour, dont 5 % de poids lourds), et l'absence quasi-totale d'alternative, à part passer par les anciennes routes de centre-ville, avec feux rouges, délais, etc...

On peut voir la différence, entre la réalisation de 1968, et le projet de 1935.

Ces travaux, comme ceux de la région parisienne, furent au début une gigantesque bouffée d'oxygène, mais l'autoroute passant en rase campagne est maintenant défunte. L'urbanisation a tout avalé dans les endroits de forte densité, et comme le dit Serge dans son intervention, les nouveaux travaux, compliqués et coûteux, sont avalés aussi secs par la densité environnante.

Et dans les régions accidentées, comme la région stéphanoise, le réseau risque de claquer par son point le plus faible, dans ce cas là, par le viaduc de la Ricamarie, comme je l'ai dit, éternellement en travaux. Et plus les travaux se propagent au loin, plus la densité de circulation s'accentue. Le viaduc de Pont Salomon (1981), doublé en 2000 a vu des effets positifs quelques années, avant de voir s'engorger les parties plus anciennes, toujours en travaux, aux vitesses autorisées et réelles toujours déclinantes, avant d'arriver au pic voiture. La seule différence avec la région parisienne, c'est que ce n'est pas le centre du pouvoir, de gens avides de réseaux, et qui donc, ne veulent pas changer, et bien moindrement rémunéré. L'immobilier y est à prix doux, même aux endroits où il se porte bien.

J'ai le souvenir personnel d'avoir vu cette autoroute de la RN88 avec 3 ou 4 voitures à son ouverture, et on entendait distinctement chaque voiture. On entend plus que le brouhaha de la circulation, en ininterrompu.

Il n'y a pas de remède possible à cet engorgement, à part l'effondrement. Et je ne parle même pas de l'invisible, c'est à dire les eaux, potables ou usées, les barrages, à reconstruire, qui font de leurs détenteurs, soit des rentiers, soit des endettés...

Il est clair, aussi, que notre monde actuel, vit une fin de règne, un prix bas du pétrole de 3 ans, n'a pas réussi à relancer la machine. Enfin, il est clair que la notion de "prix bas", n'est pas celle de 2000...

Aux USA, il vaut mieux ne pas se plaindre des nids de poules. La municipalité vient simplement enlever le goudron qui reste.

On aime les mesures radicales aux USA.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Economie Politique
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 06:10

S'il existait une mesure efficace pour relançait l'investissement, plus qu'un CICE à la con, dont les résultats sont insignifiants économiquement parlant, c'était bien le régime du suramortissement.
Il permet d'amortir, simplement, un investissement en accéléré, et finalement, in fine, ne coûte pas un rond à l'état, mais avance simplement les déductions de l'amortissement comptable classique.

Le secteur le plus concerné, c'est l'investissement industriel, et cela portait remède partiellement au problème de compétitivité qui ne se résoudra que par la sortie de l'euro, mais évite de couvrir tous les secteurs pas trop concernés par la concurrence internationale.

De plus, c'est typiquement le genre de mesure à même de déclencher -horreur- un cercle vertueux d'investissements...

Il a donc, logiquement, été supprimé, par le gouvernement, acharné à donner des biftons sans aucune contre-partie au patronat, attaché lui même à la distribution de dividendes des grandes sociétés.

Pire, le régime du suramortissement permet un taux d'impôt sur les sociétés à 50 %, tout en ayant de gros, gros investissements...

Mais le MEDEF, symbolisé à merveille par Gattaz, est dans une logique de pillage et d'après moi le déluge.

La classe politique, composée de branleurs (Hollande, Juppé, Sarkozy, Fillon, Valls), n'ayant jamais travaillé, est donc incapable de comprendre des mécanismes économiques de base, qu'un chauffeur de taxi ou qu'un ferrailleur gitan illettré, manient parfaitement.

D'ailleurs, dans mes souvenirs, le ferrailleur gitan, bien qu'illettré, était capable de manier des concepts économiques forts complexes, qui ne rentreraient pas dans la cervelle de nos excités du léchage de cul du MEDEF.

D'ailleurs, le patron du dit MEDEF, me parait aussi, très limité intellectuellement parlant. Pour ne pas dire plus. Ces exemples ont visiblement été pris dans la cours de récréation de l'école primaire. Il faudrait qu'il grandisse.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:33

Le Paris haussmanien, pour illustrer mon article précédent. C'est un acte oh combien économico-politique, dont on voit les effets, et pour lequel, on fait le panégyrique.

Il parait que, grâce à lui, on est arrivé à entasser 20 000 habitants au km2. Impressionnant. Et en oubliant, seulement, qu'une telle masse, c'est pas rien de l'approvisionner, et que, pour ce faire, il faut du fossile, en masse.

On a construit des voies de chemins de fer, de métro, des routes, puis des autoroutes pour transporter tout cela.

Le pire, c'est que toute cette agglomération est incapable de vivre et d'atteindre un équilibre économique, sans demander des subventions au reste du pays.

Détruire le Paris du Moyen âge, était un acte politique. On voulait éviter les combats de rue. On a eu les manifestations, effet imprévu.

Il n'y aura jamais de séparation du politique et de l'économique pour cette ville. C'est trop dangereux.

Elle crèvera simplement, comme ont commencées à crever les grandes villes US. Loyers trop élevés, insécurité, congestion, plafonnement du fossile, structures antédiluviennes, et usure rapide de celle-ci.

. « L’étroitesse des plans favorise une double ou triple orientation des logements. Et permet ainsi un accès important à la ventilation et à la lumière naturelles, explique Umberto Napolitano. La hauteur sous plafond, de 3 mètres au minimum, accroît cette pénétration de la lumière ».

Oui, et 3 mètres sous plafond, ça fait aussi des frais de chauffage important, mais on s'en fout, dans son 25 M2.

On voit aussi le retard. Quand le reste de la France a souvent vu doubler ou tripler la surface disponible par habitant, ici, on en reste à la norme de 1850.

JC Decaux, lui, a prévu les éoliennes d'abribus. Produire, ou pas, son électricité est aussi un acte politico-économique sans équivalent. L'entreprise est sensée ne pas faire de politique ? Mais son acte est éminemment politique.

L'ordre social s'articule sur une technologie. Si la technologie change, l'ordre social change.

Dans le transport aérien, d'ailleurs, il est visible qu'on voudrait bien que l'état prenne à sa charge quelques frais. Sous prétexte, bien entendu, de ne s'occuper que d'économie. Mais le fait de véhiculer des millions de voyageurs, c'est aussi un acte politique.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 06:52

"A moins d'avoir un troisième point de vue:
Avoir un état qui ne se mêlerait pas d'économie.
Un état qui ne grossirait pas jusqu'à étouffé toute initiative et tout élément productif.
Bref, un état qui se limiterait aux fonctions régaliennes."

Le seul inconvénient, c'est déjà que tout le monde n'est pas d'accord sur la définition du régalien, et qu'ensuite, c'est du jamais vu dans l'histoire. 

On peut remonter à n'importe quel époque, le politique est toujours intervenu dans l'économique.

C'est, à l'heure actuelle simplement un slogan pour détruire l'état providence.

"D'entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime, et la loi qui libère."

Ce qu'un état n'a jamais su gérer, à toutes les époques, c'est le déclin des ressources.

Ne s'occuper que du régalien, c'est quoi ? Ecraser la révolte des canuts ? Parce qu'ils ne veulent pas crever de misère au travail ?

Toutes les puissances dominantes, d'après Braudel, sont issues de la collaboration entre pouvoir politique et pouvoir économique.
Le problème essentiel depuis quelques décennies, c'est que le pouvoir économique ne veut le pouvoir politique que comme simple appendice.
Et qu'il a souvent oublié son point de vue, qui était le sien, 70 ans plus tôt. Pierre Laval et son action sur les retraites dans les années 30 avait le soutien du patronat, effrayé par les rouges...

"Dans Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Adam Smith constate que les souverains abusent de leurs pouvoirs en voulant partir en guerre trop souvent, posant des problèmes de dettes souveraines trop élevées."

Ce point de vue est totalement cocasse, car les puissances dominantes le sont devenues pour avoir su gérer des dettes, parfois démentielles. La création de la banque d'Angleterre a été le substrat de la puissance britannique.

Le problème principal des fins de cycles, c'est que les gouvernants, achetés, incompétents, ou corrompus, ou les 3 à la fois, sont devenus incapables de juguler l'enrichissement des classes dirigeantes économiques.

"L'Economie, c'est l'art du choix, et tout choix est politique."

Construire une route, c'est un acte où il est difficile de faire la part du politique et de l'économique, puisque l'usage est conjoint.
Les chemins de fer aux USA (ou ailleurs) étaient un choix politique absolu, avec de grandes conséquences économiques.

La construction de NDDL est à la fois, un choix économico-politique. La perversion du genre, c'est que le politique local y voit un signe de virilité, que l'entreprise fermière, a ses rentrées assurées, mais que l'utilité économique globale ne sera jamais là.

Il n'y a pas de possibilité de séparer l'acte économique de l'acte politique. Ce que l'on veut, en disant qu'il faut réduire le rôle de l'état, c'est supprimer assurance chômage, pensions de retraites, et sécurité sociale. Bref, le retour aux années bénies de je ne sais pas quand, car même l'ancien régime régulait économiquement.

Lui aussi, il est mort quand la population a senti ou cru qu'il ne s'occupait que des riches. 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:12

Aux nombres de pauvres recensés, les USA viennent d'écraser la Russie, qui n'a "que" 20 millions de pauvres.

Les USA en ont bien plus, notamment, mais pas seulement, en comptant les personnes à la soupe populaire, appelée là-bas, "coupons alimentaires", qui ont l'aspect d'une carte de crédit, "pour ne pas les humilier", en réalité, pour qu'ils aillent les dépenser chez wall mart. Ledit était bien marri, d'ailleurs, quand les conditions pour y avoir droit ont été durcies...

La réalité du phénomène dépasse largement les bénéficiaires des coupons alimentaires, et la pauvreté atteint sans doute 90 millions de personnes, 47 % des USaméricains sont incapables de sortir 400 $, pour un imprévu, c'est donc qu'ils sont pauvres.

La définition de la pauvreté étant n'avoir pas le choix d'arbitrage entre dépenses de survie, et épargne. 47 %, ça fait 160 millions de personnes environ. Sur 320 millions.

En France, on connaissait un pôvre célèbre, un certain François F. ruiné par la possession de son manoir, mais la pauvreté réelle y atteint 9 millions de personnes, ce qui, comparé à la Russie, est environ du même tonneau.

Le point de vue de Louis Morin, sur la surestimation de la pauvreté est risible. Lui gagne combien ? Sait il ce que c'est de vivre avec 1000 euros ???

Et de ne pas avoir les 6 mois de salaires préconisés pour les coups durs ?

Pour Charles Sannat, les crises sont indépendantes de qui est au pouvoir. Ce n'est pas tout à fait mon avis. Les crises dépendent du cadre. Il y a 40 ans, on apprenait que les crises étaient devenus impossibles, suite au changement de cadre après 1929. Mais comme la dérégulation a tout emporté, il est forcé que les crises viennent purger le système.

Donc, cela dépend bien, de qui est au pouvoir, car il peut, s'il le veut, changer le cadre.

Mais c'est compliqué.

" Ce qui nous amène à Trump. Le statu quo est en train d’imploser pour des raisons profondément structurelles : des promesses ont été faites lorsque la croissance était robuste, la dette peu élevée, l’énergie bon marché et abondante tandis que la population active était bien plus nombreuse que celle qui dépendait de l’État pour vivre (chômage, retraites et autres aides sociales). Les promesses qui ont été faites hier ne sont plus tenables aujourd’hui, peu importe qui est au pouvoir. "

Aujourd'hui, nous dit zerohedge, 71 % des USaméricains sont, soit trop cons, soit trop malades pour s'engager dans l'armée

Dit d'une manière politiquement correcte, cela donne ceci : 71 % de l’ensemble des jeunes (de 17 à 24 ans) ne peuvent rentrer dans l’armée en raison d’une alphabétisation insuffisante (capacités de base pour lire et écrire) ou de problèmes de santé (souvent l’obésité et le diabète)… En bref, ça doit quand même être frustrant de passer 12 ans à l'école, pour être illettré. Ou semi illettré. Les tests militaires, d'ailleurs, ne brillent pas par un niveau exceptionnel demandé.

Mais on pourrait tourner le problème, en équipant de massues les recrues illettrées. La fameuse "guerre psychologique", d'Astérix.

Le bombardement en Syrie serait il signe d'une crise économique qui s'amplifierait en effondrement ?

Un bombardement, dont personne ne sait les tenants et les aboutissants, au résultat insignifiant, mais où tout le monde peut trouver provende...

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:40

Soins chers et médiocres. Les USA sont devenus l'URSS de la santé.

Les américains confondent coût et qualité, comme pour leur armée. Il est clair qu'en ce qui concerne les résultats, il n'y a pas grosse différence entre USA, à 9 451 $ dépensés par tête et l'Espagne, loin dans le classement. Le pire, c'est d'arriver à de moins bons résultats que Cuba (espérance de vie : 79.39 années), et ses 817 $.

Les systèmes de santé, à partir d'un certains seuils, ne servent pas à soigner des populations, mais à engraisser des financiers.

Le Mexique, en dépensant 1052 $ par habitant, arrive quasiment à la même espérance de vie qu'aux USA. 77.04 années, contre 79,17.
Il faut vraiment passer à des pays comme l'Inde pour voir une différence significative. Mais, sans doute, comme ailleurs, la dépense supplémentaire, à partir d'un certain seuil, est contre-productive. Ou improductive dans le meilleur des cas. Ces suppléments de dépenses ne font que faire exploser le système.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 15:06

... Que les maisons de "rénovation impossible". Vieille, si j'ose dire, d'une quarantaine d'années, les maisons US tombent en ruine, et sont à reconstruire totalement, et, bien sûr, à moindre coût, avant d'être remis aux enchères, l'entrepreneur espérant faire une plus value.

Ces maisons en cartons sont achetées aux enchères, quelques dizaines de dollars, voir quelques centaines, toilettées et revendues.
Le pays qu'a trouvé Donald Trump, lui, est dans ses infrastructures, totalement en ruine, et le montant annoncé de travaux (1000 milliards de $), ridicule au regard des besoins, il faudrait 5 fois plus, pour faire le minimum le plus urgent.

Mais, personne ne veut payer, et les entreprises préfèrent planquer leurs magots, en dollars, of course, à l'étranger, pour ne pas payer d'impôts, eux aussi.

C'est bizarre, d'ailleurs, de miser sur des avoirs en $, alors que le pays tombe littéralement en ruine. La monnaie étant un reflet de la puissance, un pays en loque, aura à terme, une monnaie en loque.
Ce délabrement est visible dans toutes les séries américaines, vous voyez souvent des tunnels, des ponts qui s'effondrent, parce que chez eux, ça fait partie du quotidien, quasiment.

Le sous investissement dans l'entretien et le renouvellement des infrastructures est criant. D'autant que, premier partie, le pays souffre désormais de l'usure du temps, de ces infrastructures. D'autant que, certaines, étaient calibrées pour 100 millions d'habitants, et que le chiffre atteint désormais 320 millions.
Mais ce que l'article ne dit pas, c'est que certaines situations ne sont pas, du tout, amendables, même si les lois et les budgets devaient être voté, l'effet de masse est trop grand. Comment faire pour rénover les infrastructures à New York ??? On n'a pas la réponse.

Très occupés à démolir les autres pays, les USA ont laissé tomber en ruine le leur... Visiblement, ils ont réalisé un travail soigné, d'une manière très simple. Ils n'ont rien entretenu, du tout...

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:02

La mode à une époque, pour les entreprises, c'était de créer des SCI, pour "préserver" la valeur de l'immobilier d'entreprise, de sa destinée. Comme ça, le propriétaire se tranquillisait quand au devenir d'un gros morceau de patrimoine.

Seulement, le problème, c'est que quand l'entreprise a tiré le rideau, l'immobilier dévalue aussi beaucoup. Parce qu'il est difficile de trouver un occupant.

J'ai parlé aussi de ces villages, où l'on avait beaucoup construit. Et, miracle des miracle, non seulement le placement n'est plus un placement, mais un coût.

De même les infrastructures qui se généralisent. Elles partent d'un point très rentable, pour finir dans le coût absolu.

auteur de la photo du Viaduc de la Recoumène.

L'exemple typique en France, est le chemin de fer. La première ligne française, Saint-Etienne/ Andrézieux était ultra bénéficiaire, la dernière, le Puy-Monastier sur Gazeille (1939), ne fut jamais mise en service. Elle dû son existence, elle aussi, à la fuite en avant devant les coûts irrécupérables. D'abord destinée à être la Transcévenole, on n'osât jamais arrêter les frais, sinon les limiter au tronçon nord, et la guerre fit qu'on ne posât jamais les rails. Le viaduc de la Recoumène sert au saut à l'élastique.

Sa justification ? La pugnacité de Laurent Eynac, qui fut ministre de l'Air, la crise des années 30 -il fallait donner du travail-, servit d'alibi, tout ceci fit qu'on continuât de bâtir cette ligne de chemin de fer, projet du 19° siècle, à un moment où la voie sacrée avait montrée une alternative. De plus, il était clair qu'à l'usage, cette voie de chemin de fer ne serait jamais rentable.

D'ailleurs, le coût irrécupérable peut être très bien vu. La RATP, et le réseau francilien sont des coûts irrécupérables.

Les fins de civilisations, sont celles où les coûts irrécupérables deviennent la norme, et où l'investissement ne donne plus rien en retour. A l'image du pétrole, les puits "historiques" peuvent encore être rentables, mais plus les derniers... et le problème des pays pétroliers, c'est souvent que le dit pétrole a détruit le reste de l'économie, et le secteur ne peut être financé par les autres activités, elles n'existent pas.

Pendant ce temps, le reste tombe en ruine. Mais ne disons pas que les USA ne sombrent pas dans tous les sens, dans le surendettement, tous les acteurs économiques publics sont surendettés. Ils ont bien le goudron nécessaire, et à défaut, on peut le recycler, mais d'autres dépenses ont pris le dessus. 

Omaha est simplement un changement de paradigme. ça ne concernait que les chemins ruraux, maintenant c'est partout. En France, c'est pareil, les routes rurales sont mal entretenues, on se pose la question de pourquoi goudronner, quand c'est pour 30 pèlerins, mais, ce qu'on ne voit pas, c'est que ces 30 pèlerins délaissés seront vent debout quand cela en concernera 300, et ainsi de suite...

Pendant ce temps, on s'occupe des JO 2024... Histoire de concentrer un peu plus l'investissement, et le rendre franchement impopulaire.

Il reste que l'histoire d'Omaha est significative. 50 ans, c'est la décision de Johnson de sabrer l'investissement.

Personnellement, je n'ai pas le pessimisme de Jorion, ou d'autres sur l'espèce humaine. Oui, bien sûr, des gens mourront pendant la phase d'adaptation. Beaucoup, certainement, mais beaucoup réagiront. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une génération de mollusques, que les autres vont leur ressembler. Dans les phases d'adaptation, beaucoup de gens meurent. Cela peut passer totalement inaperçu. L'exode rural a été très meurtrier. Mais cela a été distillé au cours du temps, et c'est passé comme une lettre à la poste. Seul les registres d'état civil peuvent témoigner. Le seul exode rural qu'on ait qualifié de bain de sang, c'est l'exode rural soviétique. Mais pour une autre raison. Il y a les choses qu'on veut voir, et celles qu'on ne veut surtout pas voir.

Il y a bien de l'aveuglement, de l'idéologie et de la croyance dans les élites. La dernière sortie de Hollande est grandiose. Il est vraiment pris pour un imbécile par toutes les réactions. Les seuls qui approuvent sont aussi des croyants, ils n'ont aucun argument.

Réactions de croyants, chez les psychanalystes. Il faut pô voter Le Pen. Comme c'est signé par l'inévitable BHL, il faut donc en conclure que cela a la valeur du torche-cul. Je savais pas, d'ailleurs, que BHL était psychanalyste.

Pour ce qui est des psychanalystes, on peut les classer dans la catégorie des purement ornementaux, et chers, vous savez, ces bidules qui seront les premiers emportés par la décroissance pétrolière.

Là aussi, des coûts (élevés), mais totalement irrécupérables. Comme les 200 000 étudiants US en anthropologie.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 10:20

L'hypermarché ne fait plus recette. Les grands distributeurs actent leur décès. On va les réduire, et sans doute au terme, on trouvera un concept génial : l'épicerie de quartier, 100 M2 maxi, un tous les 200 mètres.

Et on liquide carrément certains rayons, désossés par la vente en ligne. Il ne leur restera que l'alimentaire, en vrac.

Aux USA, pays phare et qui nous précède, 33 % des centres commerciaux devraient pieusement décéder sous peu. Ils pourraient y loger leurs sans abris, p'têt ? Comme ils sont perdus au milieu de nulle part, ils n'embêteraient personne. Les parents pourraient raconter aux enfants qu'avant, quand ils avaient un boulot, c'est ici qu'ils venaient faire leurs achats, dans des hyper remplis...

Le gamin, lui, il restera incrédule, en disant que le vieux radote, que tout le monde sait qu'on va chercher la bouffetance à l'église du coin, et demandera : "c'est quoi, un travail ???"

On voit que le fret interne aux USA capote, mais on nous annonce que les porte-containers voient leurs surcapacités se réduire, enfin, pas toutes.

Les navires compris entre 7 500 et 11 000 EVP (équivalent vingt pieds, soit un container) voient leurs disponibilités se réduire (regain d'activité) et le nombre d'inoccupés est passé de 17 à 8, en dessous, c'est déjà moins flamboyant ( l'excédent sur les EVP de 5300 à 7500 est passé de 19 à 15), mais en dessous, c'est la débandade. 54 navires inoccupés, dont 34 désarmés (dans la catégorie des 4000-5300), et toujours, la question des coûts et du carburant.

Le BDY (baltic dry index, ou indice du fret de la mer du nord), se traine autour de 1100, ce qui veut dire que l'affrètement, aussi, est une activité caritative.

Donc, Rotterdam continuera à fonctionner, un peu, tant que son hinterland n'aura pas entièrement crevé.

Mais on peut noter l'acte de décès, déjà annoncé, de la bouffonnerie appelée "globalisation", ou mondialisation, en français. Et c'est à cela que le marquis de belle gueule veut nous préparer...

 

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 11:44

Bon, vous aviez compris, malgré ce titre oh combien déplorable, que je vous parlerais de la grande distribution.

Carrouf, ça va pas trop bien. Mais l'Amérique latine, sauve, les résultats 2016. On ne rit pas sur le blog. Voir article précédent.

Les pertes sont importantes en France, et les hyper broient du noir. Je sais, la phrase n'est pas politiquement correcte, mais je m'en tape.

Finalement, souvent, le seul truc intéressant pour les hypers, c'est le toit et le parking. On peut y mettre des tas de panneaux solaires. Les clients ? Rien à cirer.

C'est pénible le client, ça n'a plus de sous, ça veut des ristournes. Font chier.

Partons aux champs, pour nous changer les idées. Pareil pour Auchan. 4° année consécutive de recul, et les hypers ne sont plus rentables.

Auchan, aime la Russie et la Chine. Mais la Russie, c'est pô bien, depuis que l'activité y recule. La Chine, c'est encore bien.

Allons jouer au Casino, pour voir que ce n'est pas encore le Jackpot.

ça va mieux en France, mais c'est bouillon au Brésil, après le repli au Viet Nam et en Thaïlande. Mais c'est archi et 1000 % sûr, ça ira mieux en 2017. Qui a rit ???

La grande distribution, ça a eu payé. Mais ça payons plus. P'têt les topinambours l'année prochaine.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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