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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:10

Même bloomberg me copie : ils comparent l'Allemagne avec les passagers de permière classe du Titanic.

Mais, bon, la cabine du passager de première classe, même dûment repeinte, finit avec le reste...

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 20:10

Un monde passe.
L'assurance vie a décrue pour deux mois consécutifs.

1.8 milliard de décollecte en septembre, 1.4 en octobre.

L'assurance vie est typique de l'escroquerie des financiers.

On crée un véhicule, on place sur celui-ci à 4, 5 ou X %, et on rémunére celui qui place à X - 1.5 % des "frais de gestions".

Alors que le placement pourrait être fait de manière entièrement différente, mais qui court-circuite compagnies d'assurances et banques.
A une époque, le trésor vendait des bons du trésor en direct.

 

Le pékin prend le risque (car il y en a toujours), l'assureur et le banquier empochent la commission.
Mécanisme entièrement décrit par Braudel au XVIII° siècle.

 

En réalité, le problème est dans le rapport entre l'économie réelle et la finance. L. Abadie critique le keynésianisme, mais celui-ci ne fonctionne que quand il est réel. C'est à dire, quand il alimente l'économie réelle, et non une sphère financière, et mieux, que la sphère financière dévore l'économie réelle, quand on dégage des "budgets primaires"  (pour le budget de l'état) en excédents, et au surrendettement des particuliers et entreprises.

 

Là, on est dans le cadre d'un "anti-keynésianisme" débridé. Celui-ci se finit par une remise des compteurs à zéro, qui précéde un âge d'or, ou pendant une vingtaine d'années, les investissements se dirigent vers l'économie réelle et le développement, et non l'accumulation de zéro sur des bons.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 10:22

Après avoir préchi-précha au reste de l'Europe, il est goûteux et savoureux de voir que ce sont les teutons qui sont tombés dans la fosse à merde, et se sont assis vite fait sur les traités européens, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, en faisant appel à la Bundesbank pour souscrire aux levées de fonds.

 

6 milliards avaient été proposés aux marchés, 3.6 avaient trouvé preneurs, et le reste a été souscrit par la Buba, et on apprend de plus que la pratique est usuelle :

" Il a fallu l'intervention de la Bundesbank pour que l'opération soit couverte (le ratio de couverture a atteint 1,1, contre une moyenne de 1,56), une pratique usuelle, mais pour des montants bien inférieurs. "

Ah bon ? Et les traités européens dont on nous bassine à longueur de temps ???

On voit que leur application est plus que relative...

Impitoyable quand il s'agit de l'état providence et de sa réduction "inéluctable", relative et oubliée à allure V quand il s'agit de la sphère financière...

 

Mais ça, on le savait déjà. Moralité : les dirigeants teutons sont des gros menteurs, voleurs, tricheurs, pires que les grecs, tout en faisant une morale d'enfer...

La dette allemande n'est pas plus soutenable que celle des autres pays européens, même sans compter les trous dans les diverses banques.

 

Comme d'habitude aussi, les dirigeants pédalent dans la semoule. A. Merkel voudrait changer les traités. A la cadence où cela se fait actuellement, les modifications seront faites en 2020, après pas loin de 1000 crises financières, à l'allure où elles se produisent.

 

Moralité : même les piliers du monde commencent à se lézarder sérieusement. Pendant que leurs dirigeants se demandent qui est venu en premier, la poule ou l'oeuf ?

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 12:42

J'avais, dans un article indiqué la dépression début septembre.

Les petits amateurs de chez eurostat viennent après bien des mois de le confirmer.


Donc, la zone euro est entrée en dépression, et le reste, hors zone euro, en récession.

On voit donc bien le rôle globalement négatif de cette cochonnerie d'euro.

Globalement, les commandes à l'industrie ont reculé de 6.4 % dans la zone euro, et de 2.3 dans l'ensemble de la zone euro en septembre 2011.

 

Depuis avril, l'Italie a plongé de presque 10 %, l'Allemagne recule de 3.25 % (-8.1 % en trois mois), l'Espagne de 2.2 %, la France d'un petit pour cent, le RU d' 1/2 %.

Les biens d'équipements connaissent un trou d'air, et les biens intermédiaires une chute sévère. Le rôle du papier carton et de l'emballage carton dans l'affaire semble lourd (quand on produit, on emballe).

 

L'austérité prêché sur l'air des lampions porte donc les fruits attendus : ça dérouille.

 

Bien entendu, la cure est inégale. Drastique en Espagne, avec plus 150 000 chômeurs à la dernière statistique connue, elle est néanmoins présente partout.

 

Ce qui est en cause, de par la grâce des "marchés", c'est que ceux ci mettent en cause l'austérité, génératrice de récession, puis de dépression, qui fait exploser les déficits publics, par un effet de ciseau : la baisse des recettes et la hausses des dépenses, en même temps que le marché des capitaux auxquels les états "doivent" impérativement faire appel se grippent, même pour la très vertueuse Allemagne, qui n'a qu'un tout petit peu truqué ses comptes.

Bien plus que les grecs, comparativement assez vertueux.

 

Chine et USA semblent aussi en difficultés, malgré le boum des mobiles homes aux USA.

Ici comme là-bas, c'est le boum des bons de réductions...

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 14:16

L'alternance a encore frappé, l'Espagne bascule et c'est l'autre branche du parti unique qui est chargé d'appliquer la même politique que précédemment, pour "rassurer" les marchés, décidemment très peureux.

Après le changement grec et le changement italien, nous vivons dans une stabilité politique parfaite, et c'est bien là qu'est le problème.
En effet, on dit que l'instabilité politique est souvent un problème, mais le verrouillage d'un système politique est tout aussi problématique et renvoie à son illustre prédécesseur, l'Union Soviétique. 

 

L'élection n'a pour but que de changer le guignol de service, qui vous sert la même pièce. On dirait la messe.
Il suffit d'en avoir vu une, pour les avoir toutes vues. Je me demande d'ailleurs pourquoi certains y vont encore, et j'ai deux hypothèses :

- ils ont la dalle, et vont pour boulotter l'hostie,

- ils sont tellement méchants, égoïstes, prévaricateurs, qu'ils ont beaucoup à se faire pardonner...

 

Bien entendu, toute austérité renforcée n'aura aucun effet. En effet, l'austérité, ça consiste à transférer du privé au public.

Tout euro "économisé" entrainera un euro ou plus, de dépression.
Quand aux mesures faites pour relancer l'économie, elles sont tout aussi stupides.

Multiplier les taxis, ou vouloir relancer le tourisme, ça veut dire pouvoir d'achat, et si on réduit le pouvoir d'achat, le taxi attendra dans la rue, et l'hôtelier le client.

Le grec dont le salaire est passé de 700 à 560 euros, c'est sûr, va relancer l'économie.

 

Que va faire une Espagne qui a déjà 5 millions de chômeurs, après une nouvelle austérité ?

Le système politique agonise, et le "triomphe" du parti populaire (un bon parti oligarchique contient le mot "populaire"), n'est que relatif : 43 % des voix sur 47 % de votants, ça veut dire, aucun progrès, un camp ne s'est pas déplacé, et pourquoi se serait il déplacé ?
Pour approuver une politique d'austérité.

En attendant, les alternances sont la seule politique envisageable pour "la base". A force, une alternative gorbatchevienne finira bien par se dessiner.

Mais visiblement, il faudra que la crise s'approfondisse. Les USA sont les plus mûrs dans cette voie là, avec les affrontements en OWS et policiers, de moins en moins motivés.
Les variantes locales sont très importants, à Washington et Los Angeles, l'une noire, l'autre latino, les forces de l'ordre ont déjà basculé. Les latinos n'ont pas le même rapport que les Yankees aux thèmes révolutionnaires, et les noirs fournissaient les gros bataillons de ceux qui remettaient en cause le système depuis longtemps, y compris dans le PC.

 

L'Espagne souffre de sa dette privée, plus que de sa dette publique, et les deux sont ingérables. Le rôle des hommes politiques est désormais de programmer la faillite.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 20:36

La merde est l'ennemi de l'humanité. "Journée mondiale des toilettes : Eradiquer ce serial killer qu'est la diarrhée".

Braudel notait la haute efficacité de la civilisation chinoise. Elle recyclait ses déjections, et faisait bouillir son eau...

Gandhi a passé le plus clair de son temps à creuser des latrines.

En France, on rit de Clochemerle et de ses pissotières, mais cet incident révèle une époque, celle de l'après guerre (la première), où la France se mit au tout à l'égout et où les épidémies qui  tuaient les enfants disparurent.

j'ai pour cette époque (années 1930), une anecdote particulière. J'ai un oncle très âgé (85 ans), dont le père était maçon.

Celui-ci travaillait chez les riches, il lui vint l'idée saugrenue d'installer des WC chez lui.

D'abord, il eut des tas de problèmes à régler, de regards sociaux.
D'abord, sa femme ne voulut pas dépenser de l'argent pour acheter "ça" (une faïence), il façonna donc une massive pierre de volcan.
Puis, pour le lieu de l'installation, la pression sociale faisait qu'on ne pouvait pas installer "ça" dans une maison. ça ne se faisait pas.
Il avait une maison, et en face, de l'autre côté de la rue, un dépôt pour ses fournitures, avec un petit jardin à côté.

 

Il dû, sous la pression sociale du village, installer ses toilettes en plein milieu du jardin. On imagine la commodité de la chose, surtout en hiver, surtout quand il faisait mauvais et surtout qu'il fallait venir avec son seau d'eau, ce qui renforçait le caractère commode.

 

Puis, les toilettes se rapprochérent des maisons, et dans les années 1970, s'installèrent dedans.

La coutume avant, c'était de faire ses besoins dans les fossés, et de pisser contre les murs...

 

Comme on voit, un progrès humain fondamental, n'est pas forcément très coûteux, ni très fournisseur de PIB...

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 13:52

En 2011-2013, 135 millions d'euros seront consacrés aux énergies renouvelables, à comparer aux 6 milliards consacré au caca de mammouth, alias EPR :

"La biomasse, l’éolien, la micro-hydraulique, le photovoltaïque,… sont le pétrole vert des départements ruraux. Avec la Caisse des Dépôts nous intervenons en investisseur pour soutenir les projets dans les départements à fort potentiel qui sont souvent aussi ceux à plus faible activité économique. Au total c’est près de 300 millions d'euros qui seront consacrés entre 2008 et 2013 aux investissements de production des énergies renouvelables dans les territoires ".

Ben ouai, 5 % du montant, on pouvait pas faire moins...

 

Cela s'appelle une politique cache-sexe, et en même temps, la non-politique gouvernementale en matière d'énergie.
En effet, on critique le projet socialiste de fermer 24 centrales d'ici 2025. La politique UMP est donc d'amener une catastrophe en 2030 ? Où là, on ne pourra pas ne pas les fermer...

 

En même temps, il n'y a qu'à comparer les projets de micro-hydraulique avec la carte de Cassini, pour voir le potentiel inexploité.

On voit donc le modèle ancien survivre. Le nucléaire centralisé. Pour les nucléocrates français, l'évolution du reste du monde est catastrophique.
En effet, la page du nucléaire est tournée, et le progrès vers "autre chose", sont phénoménaux.


En outre, on peut ajouter deux variantes :

- la situation économique,

- l'accélération de la politique d'efficacité énergétique.

La situation économique est simple à comprendre. Regardons l'Islande. Ils ne savaient pas quoi foutre de leur 4X4, beaucoup ont brûlés.
Pour l'immobilier, ça peut évoluer de la même manière : divisons par 2 le nombre de logements occupés (facile : voir USA, Irlande, Grèce...), par paupérisation et destruction des surnuméraires, et entassement des survivants à 20 par maison (norme de 1914).

 

Pendant les 4 derniers siècles de l'empire romain, les romains apprirent à faire de la fausse monnaie, les germains, des armes tout en acier.

Les technocrates, veulent du nuke, même et surtout si c'est inutile (ça s'appelle l'économie), l'évolution technique nous améne vers sa sortie.

 

Encore faut il rappeler le retour du politique.

Cécile Duflot a dynamité l'état profond, bien au delà du seul nucléaire, ou du moins y a mis un tel bordel qu'il ne s'en remettra pas.

Bravo pour une femme dont la nullité politique était emblématique, elle aura quand même été un héros paradoxal, en pulvérisant un "consensus des gens politiques raisonnables"...

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 12:40

On a simplement mis dans une même galère, des gens qui n'avaient rien à faire ensemble...

Un sud de la zone euro désindustrialisé par l'euro, et un nord encore industriel.

Il reste qu'au niveau des solutions, c'est le grand n'importe quoi.
Les pays du sud ont un besoin vital de dévaluer, de banqueroute, alors que c'est encore gérable, un temps, pour l'Europe du nord.
Les teutons sont lourds et lents, ils ne s'aperçoivent pas qu'ils se désindustrialisent eux aussi, et que leur dette n'est plus tenable, non plus.
Simplement parce que leur excédent extérieur leur joue des tours, il a été placé là où ils pouvaient l'être : dans des mirages financiers.

 

Le message même de Natixis est une ode à l'URSS ; comparativement à l'UE, celle-ci était un modèle d'organisation, de cohérence, d'efficacité, de sobriété et de grandeur... C'est dire...

" Ceci signifie en réalité désertification de ces pays, exode massif."

Dire qu'il y a encore des abrutis qui nous demandent et préconisent d'importer 120 millions d'allogènes.

Ceux-ci d'ailleurs, pas complètement fous, ont compris la leçon.

L'Espagne qui en recevait 700 000 par an est devenue terre d'émigration.

A une autre époque, on a parlé des émigrants qui avaient misé sur le mauvais cheval, c'est à dire, des italiens qui s'étaient dirigés vers l'Argentine (L'Argentine est un pays de langue espagnole, mais dont la population est majoritairement issue de la péninsule).

On est dans la même configuration. Un ensemble en voie d'implosion économique n'attire que les fous évadés de l'asile.

Et les partisans de l'immigration sont encore plus fous que les autres...

 

Quelle forme peut revêtir la banqueroute ? Le sabrage de la dette comme on le voit en Grèce est tout à fait relatif, et n'en concerne qu'une petite fraction.

En outre, on voit mal, des gouvernements inféodés aux possédants, les attaquants de front (80 % de la masse monétaire est dans les mains de 20 % de la population), soit en banqueroutant, soit en augmentant massivement leurs impôts.

 

Alors, le gouvernement français cherche "le joint", qui permette de le faire sans le dire. Ce joint, c'est la monétisation.
De toute façon, la monétisation est pour la classe dirigeante, synonyme d'immense appauvrissement.

Tout est paradoxe... Et là aussi, on peut rappeler la Russie de 1914 à 1916. Si la révolution de 1905 a été surmontée, c'est qu'elle s'est brisée sur la fidélité de la bureaucratie.

Ses revenus n'ont pas été touchés, et les emprunts russes ont permis d'acheter la paix sociale. En 1916, rien de comparable, l'inflation ronge les revenus bloqué de la bureaucratie, qui est payée désormais en billets à cours forcé qui ne permettent rien d'acheter, au contraire des ouvriers, qui eux, peuvent encore se mettre en grève, et le font largement, cultivent leurs lopins, et ont encore quelque chose à échanger...

 

Ce que décrit Natixis, comme Okeanos sur le blog de Berruyer, c'est une situation de "Russie 1916", avec un effondrement du petit commerce, des loyers qui s'effondrent (- 50 %), sans pour autant enrayer l'exode des locataires.
En même temps, la question de l'émigration pose ses problèmes. Où aller, avec une étiquette de fainéant patenté ? Même si celle-ci n'est que l'avatar de la culpabilisation des chômeurs et victimes, elle porte ses fruits, et la plupart des gens ne sont pas employables, hors de leur pays d'origine.

 

Dans le même temps, la situation politique empire et s'éclaircit à la fois. Le nouveau gouvernement grec a des alliés paradoxaux : le LAOS ne veut plus de coupes dans les salaires et retraites, Nouvelle Démocratie veut sortir de l'austérité pour une relance...

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:29

C'est le coup de l'héroïque petit tailleur qui se vante d'en avoir tuer 10 d'un coup, lui parle de mouches, les autres de géants.
Les 10 mouches sont les banques allemandes dégradées par Moody's, qui nous indique que finalement, la situation financière allemande est tout autant dégradée que celle de ses petits camarades de jeux; que les vantards de la situation sont les bigleux, comme Rajoy, qui se vante de la faible dette publique espagnole, en oubliant, bien sûr, la phénoménale dette privée.

Lui, promet aussi, comme partout, de ne pas toucher aux retraites, mais de sabrer tous le reste.

Le zozo en question est en train de dire que de toute façon, les espagnols travaillent au noir.

Visiblement, il ne sait pas la situation réelle du pays.

Dans la même lignée, le patronat français veut reduire les indemnités chômage et enterrer les 35 heures.
Bien entendu aussi, le fait de la pénurie d'emploi et la présence d'un chômage monstrueux ne le dérange pas.

Le fait que les heures supplémentaires existent, ne l'effleure même pas.

En bref, on met tout en place pour un "Russie 1916", grâce au verrouillage du pouvoir par une caste politique d'une bêtise crasse.

On parle de "réformes", pour ne pas dire le mot "baisse" des retraites et des salaires, parce qu'on a abandonné l'arme monétaire.

Mais Zorro est arrivé. En effet, les marchés, sacro-saint, ne croit pas du tout, mais alors vraiment pas du tout à l'austérité, aux compressions de dépenses et à tout le toutim.
En gens pragmatique, ils croient en la planche à billet. Point.

 

En Europe, l'Allemagne bloque tout, par idéologie, pas par une quelconque crispation sur l'histoire, et un internaute me demandait ce que je pensais de la zone euro restreinte que certains appellent de leurs voeux. La zone euro restreinte va clairement exister, ce n'est qu'une affaire de temps.
Il y aura un euro allemand, un euro hollandais, un euro français. Pour bien les différencier, on pourra les appeler de noms originaux et jamais vu : "marks", "florins", "francs"...
Etc.
Mais le plus intéressant est dans une étude Natixis. Ils disent en gros que la situation n'est pas amendable, et que l'union est condamnée à l'explosion...

Contrairement à ce que disent certains, c'est que les hommes politiques ne regardent qu'une chose, c'est la montre qui marque 23 : 59, avant l'explosion. Car si on n'infléchit pas la politique, on y court droit, et comme disent certains, au "taïaut, taïaut", pour égorger les hommes politiques qui nous agitent les marchés, comme jadis la déclaration de Brunswick.

Et aussi, dans la même lignée, certains applaudissent :

"L'effet du manifeste est prodigieux. Les journaux monarchistes y ont applaudi follement. Une amère, une tragique fureur secoue les quartiers populaires. Les Alliés ont jeté leur gant à la Révolution; la Révolution le relève. "

 

Pendant ce temps, la BCE ne dit pas le seul mot qui calmerait tout : "monétisation". Sans doute rien que l'évocation suffirait pour calmer les "marchés". Ceux-ci se contrefoutent de retrouver un argent dévalué, ce qui leur ferait le plus de peine, c'est de ne rein retrouver du tout.

Et là, on a pris le chemin de la banqueroute totale, et certainement d'une guerre civile.

 

Parce qu'il y a de moins en moins à racler, sans déclencher des troubles. Et les troubles, ça revient cher.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 20:21

On nous a annoncé un rebond franco-allemand, qui sauve la croassance du 3° trimestre 2011.

En réalité, il n'en est rien, et ce n'est qu'un mensonge d'état.
En effet, les graphes permettent de voir qu'on n'est pas du tout sorti de la crise, et que l'on replonge.

Le regain observé, c'est la moyenne de trois mois, juillet, août et septembre. Juillet et Août ont été bon, mais on s'en fout, septembre a été exécrable, mais comme la croissance des deux premiers mois sauve celle du dernier, mais de justesse, le gouvernement peut clamer sa joie.
Aux imbéciles heureux, et ce gouvernement en est bien burné.

En effet, juillet et août, c'est quasiment de la préhistoire, vu l'accélération de la crise.

 

Pronostiquons que le dernier trimestre sera aussi "bon", enfin pas trop mauvais, mais que le premier trimestre 2012 sera catastrophique.

Quand je dis qu'il ne sera pas trop mauvais, mon expérience du jour m'indique une crise de très fort carat.

Explications : comme je suis radin, je vais acheter mes deux flûtes au carrouf du coin. la flûte est à 0.75 centimes, contre un euro chez le boulanger.
Paf, là, baisse à 0.65 centimes, et la caisse qui me crachait des bons de réductions à tire-larigot, 50 centimes pour 2 euros de ceci, 50 centimes pour 4 euros de cela, etc, etc, etc...

Je présume que j'ai eu des réductions sur la totalité du magasin. Et je ne suis même pas bon client...

Pendant l'après midi, j'ai servi de standard téléphonique, entre les démarchages divers, et même le marchand de fioul m'a appelé.
Comme j'ai dit à la nana que non seulement ma cuve était pleine, mais qu'en plus je ne commandais plus chez eux, pour cause de prix (mais de manière beaucoup plus mal engrouine), j'ai eu droit à sa ligne personnelle et des promesses de réductions phénoménales.

Moralité : visiblement, tout le monde a faim.

 

Pendant ce temps là, les banques, les constructeurs automobiles annoncent les plans sociaux.

 

L'Italie, la Grande Bretagne, en bute à l'austérité sont en récession industrielle. On ne parle même pas de la Grèce.

France et Allemagne, voient une catastrophe industrielle en septembre, mais là aussi, des étonnements. Août est calamiteux en Allemagne, et bon en France, ce qui est surréaliste.

En effet, Août est traditionnellement le mois des congés en France, ou plutôt, le mois de la maintenance, serait un terme plus exact, alors que l'Allemagne y échappe, c'est pour elle, un mois industriel "normal".

On voit donc que le pays sensé ne pas travailler s'en tire mieux que celui qui est sensé bosser à fond la caisse.

Le miracle irlandais se ramasse une gamelle.

 

Moralité : les commandes de biens d'équipements en Allemagne (et périphérie) se portent mal, et les biens de consommation français ont mieux résisté finalement.

Au niveau Norvégien, on voit aussi le rôle néfaste du complexe gaz pétrole, et le pays semble totalement dépendant de ces composantes, qui détruisent à terme tout le reste.

 

Conclusion ; depuis 2005, c'est la grande stagnation européenne, avec un indice à 101.3, contre 100. La totalité des pays auraient besoin de dévaluer, mais le carcan de l'euro l'empêche, et seuls progressent vigoureusement ceux qui se tiennent à l'écart de lui. La slovaquie, elle, a des salaires étalons dans l'union européenne.

Bien entendu, les réajustements devraient se faire aussi entre pays de la zone euro, mais l'idéologie qui tient essentiellement Sarkozy empêche toute vision réaliste des choses.
Nier la réalité, entraînera donc l'explosion de l'euro.

 

Quand au pouvoir de l'oligarchie, il est essentiellement lié à l'existence des monnaies fiduciaires, qui ne demandent qu'à s'évaporer.
Goldman Sachs, sans le dollar, c'est plus rien du tout.

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