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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 15:43

Finalement, la perte du AAA, c'était de l'esbrouffe, et ça ne change rien. c'est ce que dit Juppé, après que son patron nous ait dit que si la France perdait son AAA, la terre allait s'ouvrir, la voie lactée se fendre en deux, etc...

Donc, après bien avoir flanqué la pétoche au français, qui se sont mis à se serrer la ceinture, et ont joué à "la récession, le retour", le gouvernement nous dit que ce n'est pas si grave.
On savait qu'avec Sarkozy, il n'y avait que de l'effet d'annonce, mais là, il a superbement réussi son coup.
Si le coût de la dette aux USA n'est pas si élevé, c'est qu'ils ont une banque centrale arrangeante, et pas une vieille peau radoteuse, de même que pour le Japon.
D'accord, on n'a pas la BCE, mais le gouvernement pourrait, comme chaque gouvernement de la zone euro, rembourser ses dettes par la création d'euros de leur propre banaque centrale.
Et une fois crée, la BCE n'y verrait plus la différence.

 

Le triple A n'est qu'un avatar, né de la loi de 1973. Il vise à flanquer la pétoche au bon peuple, pour lui dire qu'il est nécessaire qu'il vive dans la misère, pour sauver ... pour sauver... pour sauver quoi, déjà ???

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:43

Wukan nous livre le secret du miracle chinois.

L'industrie est peu, mais alors vraiment très peu rentable, avec une main d'oeuvre pléthorique, souvent inutile, voire même nuisible, des problèmes de qualité et de débouchés.

Comme en occident, on a donc eu recours à la bulle immobilière et à la spéculation pour faire tenir le système.

" Comme dans bien d'autres cas similaires à travers la Chine, il s'agit, à Wukan, de terres collectives vendues à vil prix, de pollution, d'argent détourné et d'autorité usurpée par des responsables du comité du parti indéboulonnables depuis plusieurs décennies."

Comment mieux résumer la situation.
On exproprie la terre une bouchée de pain, souvent pas payée d'ailleurs, et on essaie de revendre très cher, des biens immobiliers, à crédit.

 

Quand on gagne un dans l'industrie, on gagne 100 dans l'immobilier. Alors, pourquoi hésiter ?

Pour gagner leur vie, les ouvriers sont soumis à des cadences intenables qui créent des problèmes de qualité, la consommation énergétique est bien plus élevée qu'en occident, et est compensée par des salaires bien plus bas.

Globalement, le pays est en récession réelle, très importante. Mais, comme en occident, on triche statistiquement.

Pour Roubini : " récession en Europe, croissance anémique au mieux aux États-Unis, un ralentissement ponctuel en Chine et dans la plupart des économies de marché émergentes ", encore que ce point de vue souffre d'un problème, celui de prendre trop au sérieux les chiffres officiels partout dans le monde.

Le modèle chinois souffre de graves faiblesses. D'une manière générale, toutes les zones souffrent de problèmes structurels qu'on n'a pas voulu régler, et je ne parle pas ici de protection sociale, de retraite, ou de tout ce qu'on veut nous sabrer, mais de vrais problèmes structurels.

 

 

L'inégalité dans les sociétés les faits exploser et conduit aux révolutions. Les pays anglos-saxons ont saigné leur industrie, les exportateurs sont trop extrovertis, les chinois, eux, se content d'accumuler toutes les tares en même temps :

- extroversion,

- surinvestissement,

- investissements peu judicieux dans l'immobilier,

- surépargne, qui ne conduit qu'au nuage d'épargne et à sa dévaluation.

 

En bref, on peut s'imaginer que la Chine, loin d'être un pays bien portant, est sans doute le plus malade de la bande...

Tout ce qui fait sa richesse est susceptible de se retourner rapidement contre lui.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 11:11

pib-europe.pngSi GEAB 2020 fait du lèche aux eurocrates, d'autres ne cachent pas un point de vue diamétralement opposé, celle d'une nomenklatura se trompant obstinément, et avec constance.

Merkel a tort, " ce ne sont pas les déficits publics qui ont provoqué la crise mais l’excès de crédit bancaire ", et il n'y a selon krugman, aucun risque à monétiser la dette dans une période de trappe de liquidité. 

Cela parait plutôt sensé, en effet, le désendettement des acteurs privés réduit la masse monétaire, et mieux, tout ceux qui le peuvent liquident leurs avoirs pour se désendetter. 

 

Raison pour laquelle rajouter le désendettement public au désendettement privé est assassin.

Le pib européen qui n'a pas retrouvé son niveau antérieur, va donc encore se réduire, sous l'influence des politiques d'austérité.

 

La récession est là. Et l'Insee nous dit qu'il y aura une "brêve récession", et on peut admirer la qualité de sa boule de cristal.

On peut admirer aussi la bêtise incommensurable du gouvernement et de ses membres, cramponnés à la réduction du déficit public, comme horizon indépassable.

 

Un internaute a dit que le guichet ouvert par la BCE aux banques, leurs permettraient de reprêter aux états et sauverait le système.

C'est un schéma qui a toutes les chances d'échouer. Le problème est que dans les périodes troubles, comme dans les guerres ou les crises, seuls les plans simples, et les lignes de commandements courtes fonctionnent efficacement. 

En effet, on part sur un a-priori : submergeons les banques de liquidités, elles reprêteront aux états. Sans même se demander si elles vont le faire, et  pourquoi elles reprêteraient à des entités qui feront faillite si elles ne reprennent pas leur droit régalien de battre monnaie, et si elles le reprennent, elles n'auront plus besoin des banques...

 

Bref, on essaie de sauver l'inégalité de la société, et c'est bien là que c'est le problème. C'est insauvable, et les essais de réduire la part de la population est contreproductive et incite à l'insurrection.

D'autre part, la population désolvabilisée se venge impitoyablement : elle ne dépense plus l'argent qu'elle n'a plus, et elle sombre dans une mentalité de banlieue.
L'état perd beaucoup de son pouvoir de coercition quand les gens perdent progressivement tout.

Insensiblement, les personnes deviennent des rebelles, parce qu'ils n'ont plus le choix que de désobéir.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 20:23

Dans son pro-européanisme entêté.

Pas de changement avec un article d'il y a un an.

"les USA, un pays insolvable et ingouvernable".

Personnellement, je ne vois pas la différence avec la GB (là, Banchieri va être content), mais aussi avec l'Allemagne et la totalité de l'UE et du Japon.
Tous le monde est uni dans la même merde, à cause de la mondialisation. Et de l'amour des gouvernants pour les riches.

60 % de la monnaie mondiale, c'est du dollar, et je ne vois pas qui pourrait survivre sans coup de tabac à la disparition de 60 % de cette monnaie, ou même simplement, la baisse de 30 % de sa valeur...

 

Ce que décrit Geab 2020, c'est la Russie de 1916, en attente d'une seule chose pour OWS : la fin du système, et comme le note le site De Defensa, la montée en puissance de Ron Paul, qui est applaudi, non pas pour ce qu'il dit, (comme Gorbatchev) mais pour ce qu'il incarne : un honnête homme. Et qui bénéficie du rejet des hommes de l'establishment, comme les russes rejetaient tous les hommes du parti en 1989-1990. Il fallait en partir, comme Eltsine déchirant sans carte à la tribune, pour pouvoir espérer perdurer.


Et cela, c'est beaucoup plus difficile à contrer que ses propos sur telle ou telle chose. Comme en France, L'UMP et Sarkozy espéraient beaucoup de la cacophonie chez Hollande, mais cela ne donne aucun résultat visible pour l'instant.
Sarkozy a une campagne de challenger, et c'est trop visible. A être trop à la remorque de Hollande sur le nucléaire, les retraites, la négation du dernier traité, à voir un premier ministre sommer F. Hollande de prendre position comme cela lui plairait, le mal est fait.
L'impression donnée est la même qu'aux USA. Il y a ceux qui font la course en tête, sans paraitre forcer, et ceux qui essaient de rattraper.(En plus, quand on regarde les supporters de l'UMP, on se croierait dans un club du troisième âge).

 

Car les pays sont ingouvernables et insolvables, parce qu'ils respectent les dogmes politiques et économiques.

Pour qu'ils redeviennent gouvernables et solvables, il faudra pour les gouvernants, briser ces dogmes avec l'appui de la population.

Chirac défraie la chronique. Pour l'écume des choses. Bien sûr, c'est un droit commun. Mais c'est surtout le lâche le plus absolu, qui a toujours trahi son peuple, pour les gens de son milieu.

 

Ils veulent tous sauver le système actuel, et c'est précisément là que le bât blesse. Il n'est pas sauvable.
Oui, il faut reseter la dette,

oui, il faut imposer les riches,

oui, il faut en finir avec la mondialisation...

 

Sans argent, il n'y a pas de pays gouvernable. On gouverne plus par la finance, que par la contrainte. Et quand on tarit les ressources, quand on sabre à qui mieux mieux, on produit des pays ingouvernables.
Les grecs qui recevront les feuilles d'impôts comprendront bien vite le ridicule de la situation.

Comme en 1358-1360, il n'y aura simplement pas de quoi payer, et ces dettes se révéleront fictives.
Comme en 1560, les soldats licenciés sans pensions pour pouvoir payer la dette, feront la seule chose qu'ils sachent faire : la guerre.

Certains disent qu'on ne peut souhaiter la guerre que quand on ne la connait pas. On peut simplement constater que la guerre est là, rentrée par la petite porte.
Depuis 1985, le Brésil a connu 1.1 million de personnes assassinées. On peut sans doute estimer le nombre de blessés à 4 ou 5 millions.

C'est un bel exemple de société qui a basculé vers une violence interne, dans un état sans ennemi extérieur, sans bruit, et qui tient, par ses liens avec l'extérieur, notamment commerciaux.
Comme le Japon tient en exportant.

 

Le rejet d'un bi-partisme institutionnel comme aux USA, est une longue histoire. D'abord par la montée de l'abstention, ensuite par l'écoeurement, d'un parti unique à deux têtes, en pratique d'accord sur tout. Y a t'il meilleur définition de la dictature ?

 

La politique menée en Europe vis-à-vis de la population, n'est guère différente des USA. Licenciements, restrictions, etc...
Le tout finira aussi par progressivement asphyxier l'Allemagne, et les pays excédentaires.

Les Pays Bas commencent à souffrir. Importateurs pour compte d'autrui, ils commencent à souffrir de la dépression d'autrui...

 

Comme dans les années 30, le constat est le même. Il ne sert à rien d'aider les banques. Il faut aider la population, que ce soit aux USA, en Europe, ou ailleurs. Lui présenter la note, c'est risible et idiot. Et totalement sans avenir.
Sur ce point là, européens et anglos sont tout à fait dans le même moule...

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 17:37

Si vous avez un dîner en ville, pour lequel un prix pour votre invité doit être décerné, je vous suggère d'inviter n'importe quel des membres de "l'institut" Montaigne.

Il y a toutes les chances que vous emportiez le prix.

Ledit Montaigne doit d'ailleurs se retourner dans sa tombe d'entendre de telles conneries : "Sortir de l'euro détruirait jusqu'à un million d'emplois".

 

- Tout d'abord, on nous donne la précision du chiffrage : 1 / 5. C'est à dire que même l'institut des charlots réunis, ne croit pas en ce qu'ils disent.

- Progression de la dette de 80 à 100 %.  On se demande d'abord pourquoi on conserverait une dette en euro, alors qu'on en serait sorti, et qu'en plus, cet euro n'existerait plus. C'est très fort.

- Diminution des dépenses et augmentations des impôts. Parce que ce n'est pas ce qui est prévu ???

- coûts de transitions significatifs : nouvelles pièces et nouveaux billets... Parce que l'on en fabrique pas de nouveaux en permanence ??? Nouvelle étonnante !

- Hausse du prix du pétrole. Parce qu'il n'augmente pas ??? Etonnant, là aussi. Et il y aurait là, une excellente incitation aux économies...

-  Accroissement des taux d'intérêts et tarissement du crédit. On se demande d'où ça viendrait si l'état reprend le contrôle monétaire. Singapour l'a fait, pendant la crise asiatique, fort courte chez elle.

- Hausse des prix des produits importés... C'est triste, la chaussette chinoise à 0.05 centimes va augmenter de 20 %.  Comme les prix faits aux consommateurs n'ont rien à voir avec le prix de production, on se demande pourquoi ils augmenteraient, à part effet d'aubaine.

- Désintégration de la zone euro. Je suis ravi d'apprendre qu'elle ne se désintègre pas déjà.

- Difficultés diplomatiques... Et les risques de guerres civiles ?

 

Pour ce qui est de la destruction de la zone euro, elle est déjà fortement avancée. c'est un fait pour lequel il n'y a pas d'alternative (TINA), n'en déplaisent à une bande de demeurés mentaux, regroupés dans un réservoir, parce qu'ils ont peur tout seul ?

Cette destruction est en germe dans les politiques d'austérités en cours, dans l'aveuglement idéologique.
En attendant, c'est la Chine qui semble menacée, par la baisse des commandes occidentales. Le monde génial des entrepreneurs, n'est qu'un monde de demeurés panurgistes.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 20:16

Groupama a ses vapeurs, et est atteint du "syndrome allemand". Ce syndrome consiste à avoir une position incoulable, et pour les dirigeants, à s'acharner à la couler quand même.

La firme a une rentabilité faible, mais constante, et pour "faire mieux", on prend de plus en plus de risques à l'internationale.

Les banques allemandes, croulant sous les excédents commerciaux n'ont rien trouvé de mieux que de recycler des avoirs difficilement plaçables tant ils étaient importants.
A une époque, c'est l'économie réelle qui aurait bénéficié de ces investissements.

Là, investissements se sont retrouvés aux chiottes, dans du papier accumulant les zéros, mais destinées à partir dans l'eau...

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 15:15

L'Allemagne a réussie, mais ce n'est qu'un faux modèle.
Parce que la politiuqe qu'elle menait n'était pas menée ailleurs, mais aussi et surtout, ce que ne dit pas l'article, c'est qu'elle bénéficie du libre échange légal, et du libre échange monétaire : ses clients ne dévaluent plus...

 

Mieux : désormais, elle est totalement dépendante de ses marchés extérieurs, à qui elle chante, avec une absence totale de vision et de bonne foi, la nécessité d'équilibrer leurs comptes publics, par l'alignement de leur politique sur la sienne.

 

On ne saurait mieux tuer ses clients.

 

Même pappy Delors sort de sa maison de retraite, pour dire que si tout va mal en Europe, c'est parce qu'on ne l'a pas écouté.
C'est dire, si les choses vont mal
.

 

Ce qu'un retraité m'a admirablement bien décrit :

"Je n'y connais rien, mais avec une réunion par semaine et un traité tous les mois, c'est que les choses vont très mal".

 

Il faut dire que toutes les croyances ayant été remplacées par le culte de l'argent, surtout pour notre bling-bling de vulgaire président, l'évolution actuelle est celle qui brûle le veau d'or.

30 000 milliards de $
d'interventions de la réserve fédérale; le canon de marine de 456 mm a écrasé un moustique, pour officiellement 2 % de croissance, en réalité stagnation au mieux, décroissance légére au pire.

 

Cela rend grâce des tentatives européennes de vouloir rétablir les équilibres en réduisant salaires minimum, sécurité sociale, etc à son strict minimum.

C'est indécent, inutile, nuisible.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 19:50

Ambrose Evans Pritchard a eu des mots durs avec les dirigeants européens, et on se demande où il va chercher tout ça.
C'est vrai que les 3 % et 60 % rebaptisés "régle d'or", ne réglera rien du tout, ne créera que de la "comptabilité créative", et ne sera pas mieux respecté que la dernière fois.

 

"Tout le monde doit comprendre que cette crise n'a pas été causé par des déficits budgétaires (sauf cas de la Grèce), l'Espagne et l'Irlande étaient en excédent, et l'Italie avait un excédent primaire..."

Peut on mieux résumer la situation. Si la responsabilité revient aux "globals imbalances", celles-ci portent le nom de bulle immobilière, désindustrialisation, déficit extérieur, etc...
Même dans le cas grec, le déficit du budget national n'est qu'une des composantes, avec, bien sûr, la surévaluation de la monnaie, et la mauvaise fée germanique...

 

Ce qui est traduit dans "Le Monde", par "les dépenses sociales n'ont pas causé la crise"...

Ce qui cause la crise budgétaire, c'est la baisse des recettes, soit par les cadeaux faits aux riches, soit par la crise économique elle même, entrainant la baisse des recettes. 

 

Quand à l'Europe, elle recommence à son petit jeu, les bruits de guerre : la Grande Bretagne est mise à la porte de l'UE, les grecs sont des glandus, les teutons des hitlériens, etc, etc, etc...
Même les russes sont des staliniens.

En bref, on voit que le machin, l'UE RSS n'était viable qu'en période de vaches grasses...

 

Sortons de l'Europe en vitesse, avant qu'elle ne déclenche la guerre...

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 19:57

Le monde d'après vient par le changement technique et par la paupérisation.

Selon la fondation Abbé Pierre, 8 millions de personnes ne se chauffent pas en France, pays soi-disant riche.

Le monde d'après energétique ne sera pas celui d'hier. On produira autrement, que ce soit par STEP, éolienne ou hydrolienne.

L'hydrolienne est, dans les conditions actuelles, la plus facile à mettre en place : fabrication industrialisée, production constante, pas de visibilité...

 

Mais la bonne conso, celle qui concerne monsieur tout le monde, et surtout le plus pauvre, c'est la conso zéro, qu'elle soit volontaire (par changement technique) ou forcée.

Le bouclier énergétique n'est pas une solution, elle est la continuation. C'est une subvention, et pourquoi ne pas poser la bonne question : et une politique de revenu ?
Bon, je sais, j'ai été grossier.
La politique de revenu, concerne la politique de revenus des riches.

 

Un article paru dans la chronique agora pose le problème.
Le patrimoine moyen (biens et créance diminuées des dettes) GB est de 258 000 $, le patrimoine médian, lui, n'est que de 121 000 $.

Le patrimoine moyen US est de 248 000 $, le médian de 53 000 $.
La comparaison des deux, donne la marque des inégalités : plus la différence est grande, plus les inégalités sont criantes.
Le patrimoine médian est celui qui partage les deux moitiés de la population. Le patrimoine moyen n'est... qu'une moyenne sans signification et qu'une minorité de riches fait monter à l'envie.

Encore, le patrimoine GB est surestimé. Il intégre des biens immobiliers encore crédités d'une valeur nettement surévalués.
Donc, même propriétaires, un ménage peut être un ménage de prolo. Dans les 8 millions de personnes qui ne se chauffent pas ou mal en France, un million de ménages sont propriétaires de leur cahute.

 

Comme je le prêche ici, voyez vous comme vous êtes : des prolos. Etre propriétaire change peu de chose, voir est négatif, et le travail ne protége pas ou plus de la pauvreté, et qui peut dire combien de temps il en aura encore ???

 

L'aveuglement des dirigeants à sabrer les retraités (futurs) et à lourder les fonctionnaires est un suicide politique, quelque soit le bien fondé de ces sabrages, toujours discutable.
En effet, même si la France supprimait la totalité de ses fonctionnaires, le déficit ne serait même pas à zéro.

 

Comme sur le Titanic, on peut crier "Iceberg droit devant". Mais le capitaine ne pense qu'à danser avec les riches...

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 20:28

Le coup de jarnac était une botte célèbre en escrime.
Guy Chabot de Saint Gelay, en duel avec la chataigneraie et sous le point de succomber, donna un coup inattendu au Jarret de la Chataigneraie, le laissant estropié.

Là, par contre, le coup était plutôt attendu : L'agence Moody's dégrade Crédit Agricole SA, BNP Paribas et Société Générale.
Mais Nicolas Sarkozy, alias la Chataigneraie, s'est bel et bien fait trancher le jarret, et a réduit son coup du "nouveau traité", a une simple diversion qui durera quelques jours. Et qui ne changera rien.

Le déluge monétaire de la BCE se fera au profit des banques, et non des états. Mais ce sera bel et bien une inondation.

 

De toute façon, il n'y a pas de "bonne solution". Celle qui arrivera, c'est la remise à zéro des compteurs, avec une consolidation à 10 % des montants actuels.

Ou a 1 % si on revient à l'étalon or, soit la valeur du dollar en 1913.

 

En effet, on revient à une norme, mais seulement après la faillite totale. Avant, rien n'est possible...

 

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