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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 12:42

J'avais, dans un article indiqué la dépression début septembre.

Les petits amateurs de chez eurostat viennent après bien des mois de le confirmer.


Donc, la zone euro est entrée en dépression, et le reste, hors zone euro, en récession.

On voit donc bien le rôle globalement négatif de cette cochonnerie d'euro.

Globalement, les commandes à l'industrie ont reculé de 6.4 % dans la zone euro, et de 2.3 dans l'ensemble de la zone euro en septembre 2011.

 

Depuis avril, l'Italie a plongé de presque 10 %, l'Allemagne recule de 3.25 % (-8.1 % en trois mois), l'Espagne de 2.2 %, la France d'un petit pour cent, le RU d' 1/2 %.

Les biens d'équipements connaissent un trou d'air, et les biens intermédiaires une chute sévère. Le rôle du papier carton et de l'emballage carton dans l'affaire semble lourd (quand on produit, on emballe).

 

L'austérité prêché sur l'air des lampions porte donc les fruits attendus : ça dérouille.

 

Bien entendu, la cure est inégale. Drastique en Espagne, avec plus 150 000 chômeurs à la dernière statistique connue, elle est néanmoins présente partout.

 

Ce qui est en cause, de par la grâce des "marchés", c'est que ceux ci mettent en cause l'austérité, génératrice de récession, puis de dépression, qui fait exploser les déficits publics, par un effet de ciseau : la baisse des recettes et la hausses des dépenses, en même temps que le marché des capitaux auxquels les états "doivent" impérativement faire appel se grippent, même pour la très vertueuse Allemagne, qui n'a qu'un tout petit peu truqué ses comptes.

Bien plus que les grecs, comparativement assez vertueux.

 

Chine et USA semblent aussi en difficultés, malgré le boum des mobiles homes aux USA.

Ici comme là-bas, c'est le boum des bons de réductions...

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 14:16

L'alternance a encore frappé, l'Espagne bascule et c'est l'autre branche du parti unique qui est chargé d'appliquer la même politique que précédemment, pour "rassurer" les marchés, décidemment très peureux.

Après le changement grec et le changement italien, nous vivons dans une stabilité politique parfaite, et c'est bien là qu'est le problème.
En effet, on dit que l'instabilité politique est souvent un problème, mais le verrouillage d'un système politique est tout aussi problématique et renvoie à son illustre prédécesseur, l'Union Soviétique. 

 

L'élection n'a pour but que de changer le guignol de service, qui vous sert la même pièce. On dirait la messe.
Il suffit d'en avoir vu une, pour les avoir toutes vues. Je me demande d'ailleurs pourquoi certains y vont encore, et j'ai deux hypothèses :

- ils ont la dalle, et vont pour boulotter l'hostie,

- ils sont tellement méchants, égoïstes, prévaricateurs, qu'ils ont beaucoup à se faire pardonner...

 

Bien entendu, toute austérité renforcée n'aura aucun effet. En effet, l'austérité, ça consiste à transférer du privé au public.

Tout euro "économisé" entrainera un euro ou plus, de dépression.
Quand aux mesures faites pour relancer l'économie, elles sont tout aussi stupides.

Multiplier les taxis, ou vouloir relancer le tourisme, ça veut dire pouvoir d'achat, et si on réduit le pouvoir d'achat, le taxi attendra dans la rue, et l'hôtelier le client.

Le grec dont le salaire est passé de 700 à 560 euros, c'est sûr, va relancer l'économie.

 

Que va faire une Espagne qui a déjà 5 millions de chômeurs, après une nouvelle austérité ?

Le système politique agonise, et le "triomphe" du parti populaire (un bon parti oligarchique contient le mot "populaire"), n'est que relatif : 43 % des voix sur 47 % de votants, ça veut dire, aucun progrès, un camp ne s'est pas déplacé, et pourquoi se serait il déplacé ?
Pour approuver une politique d'austérité.

En attendant, les alternances sont la seule politique envisageable pour "la base". A force, une alternative gorbatchevienne finira bien par se dessiner.

Mais visiblement, il faudra que la crise s'approfondisse. Les USA sont les plus mûrs dans cette voie là, avec les affrontements en OWS et policiers, de moins en moins motivés.
Les variantes locales sont très importants, à Washington et Los Angeles, l'une noire, l'autre latino, les forces de l'ordre ont déjà basculé. Les latinos n'ont pas le même rapport que les Yankees aux thèmes révolutionnaires, et les noirs fournissaient les gros bataillons de ceux qui remettaient en cause le système depuis longtemps, y compris dans le PC.

 

L'Espagne souffre de sa dette privée, plus que de sa dette publique, et les deux sont ingérables. Le rôle des hommes politiques est désormais de programmer la faillite.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 20:36

La merde est l'ennemi de l'humanité. "Journée mondiale des toilettes : Eradiquer ce serial killer qu'est la diarrhée".

Braudel notait la haute efficacité de la civilisation chinoise. Elle recyclait ses déjections, et faisait bouillir son eau...

Gandhi a passé le plus clair de son temps à creuser des latrines.

En France, on rit de Clochemerle et de ses pissotières, mais cet incident révèle une époque, celle de l'après guerre (la première), où la France se mit au tout à l'égout et où les épidémies qui  tuaient les enfants disparurent.

j'ai pour cette époque (années 1930), une anecdote particulière. J'ai un oncle très âgé (85 ans), dont le père était maçon.

Celui-ci travaillait chez les riches, il lui vint l'idée saugrenue d'installer des WC chez lui.

D'abord, il eut des tas de problèmes à régler, de regards sociaux.
D'abord, sa femme ne voulut pas dépenser de l'argent pour acheter "ça" (une faïence), il façonna donc une massive pierre de volcan.
Puis, pour le lieu de l'installation, la pression sociale faisait qu'on ne pouvait pas installer "ça" dans une maison. ça ne se faisait pas.
Il avait une maison, et en face, de l'autre côté de la rue, un dépôt pour ses fournitures, avec un petit jardin à côté.

 

Il dû, sous la pression sociale du village, installer ses toilettes en plein milieu du jardin. On imagine la commodité de la chose, surtout en hiver, surtout quand il faisait mauvais et surtout qu'il fallait venir avec son seau d'eau, ce qui renforçait le caractère commode.

 

Puis, les toilettes se rapprochérent des maisons, et dans les années 1970, s'installèrent dedans.

La coutume avant, c'était de faire ses besoins dans les fossés, et de pisser contre les murs...

 

Comme on voit, un progrès humain fondamental, n'est pas forcément très coûteux, ni très fournisseur de PIB...

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 13:52

En 2011-2013, 135 millions d'euros seront consacrés aux énergies renouvelables, à comparer aux 6 milliards consacré au caca de mammouth, alias EPR :

"La biomasse, l’éolien, la micro-hydraulique, le photovoltaïque,… sont le pétrole vert des départements ruraux. Avec la Caisse des Dépôts nous intervenons en investisseur pour soutenir les projets dans les départements à fort potentiel qui sont souvent aussi ceux à plus faible activité économique. Au total c’est près de 300 millions d'euros qui seront consacrés entre 2008 et 2013 aux investissements de production des énergies renouvelables dans les territoires ".

Ben ouai, 5 % du montant, on pouvait pas faire moins...

 

Cela s'appelle une politique cache-sexe, et en même temps, la non-politique gouvernementale en matière d'énergie.
En effet, on critique le projet socialiste de fermer 24 centrales d'ici 2025. La politique UMP est donc d'amener une catastrophe en 2030 ? Où là, on ne pourra pas ne pas les fermer...

 

En même temps, il n'y a qu'à comparer les projets de micro-hydraulique avec la carte de Cassini, pour voir le potentiel inexploité.

On voit donc le modèle ancien survivre. Le nucléaire centralisé. Pour les nucléocrates français, l'évolution du reste du monde est catastrophique.
En effet, la page du nucléaire est tournée, et le progrès vers "autre chose", sont phénoménaux.


En outre, on peut ajouter deux variantes :

- la situation économique,

- l'accélération de la politique d'efficacité énergétique.

La situation économique est simple à comprendre. Regardons l'Islande. Ils ne savaient pas quoi foutre de leur 4X4, beaucoup ont brûlés.
Pour l'immobilier, ça peut évoluer de la même manière : divisons par 2 le nombre de logements occupés (facile : voir USA, Irlande, Grèce...), par paupérisation et destruction des surnuméraires, et entassement des survivants à 20 par maison (norme de 1914).

 

Pendant les 4 derniers siècles de l'empire romain, les romains apprirent à faire de la fausse monnaie, les germains, des armes tout en acier.

Les technocrates, veulent du nuke, même et surtout si c'est inutile (ça s'appelle l'économie), l'évolution technique nous améne vers sa sortie.

 

Encore faut il rappeler le retour du politique.

Cécile Duflot a dynamité l'état profond, bien au delà du seul nucléaire, ou du moins y a mis un tel bordel qu'il ne s'en remettra pas.

Bravo pour une femme dont la nullité politique était emblématique, elle aura quand même été un héros paradoxal, en pulvérisant un "consensus des gens politiques raisonnables"...

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 12:40

On a simplement mis dans une même galère, des gens qui n'avaient rien à faire ensemble...

Un sud de la zone euro désindustrialisé par l'euro, et un nord encore industriel.

Il reste qu'au niveau des solutions, c'est le grand n'importe quoi.
Les pays du sud ont un besoin vital de dévaluer, de banqueroute, alors que c'est encore gérable, un temps, pour l'Europe du nord.
Les teutons sont lourds et lents, ils ne s'aperçoivent pas qu'ils se désindustrialisent eux aussi, et que leur dette n'est plus tenable, non plus.
Simplement parce que leur excédent extérieur leur joue des tours, il a été placé là où ils pouvaient l'être : dans des mirages financiers.

 

Le message même de Natixis est une ode à l'URSS ; comparativement à l'UE, celle-ci était un modèle d'organisation, de cohérence, d'efficacité, de sobriété et de grandeur... C'est dire...

" Ceci signifie en réalité désertification de ces pays, exode massif."

Dire qu'il y a encore des abrutis qui nous demandent et préconisent d'importer 120 millions d'allogènes.

Ceux-ci d'ailleurs, pas complètement fous, ont compris la leçon.

L'Espagne qui en recevait 700 000 par an est devenue terre d'émigration.

A une autre époque, on a parlé des émigrants qui avaient misé sur le mauvais cheval, c'est à dire, des italiens qui s'étaient dirigés vers l'Argentine (L'Argentine est un pays de langue espagnole, mais dont la population est majoritairement issue de la péninsule).

On est dans la même configuration. Un ensemble en voie d'implosion économique n'attire que les fous évadés de l'asile.

Et les partisans de l'immigration sont encore plus fous que les autres...

 

Quelle forme peut revêtir la banqueroute ? Le sabrage de la dette comme on le voit en Grèce est tout à fait relatif, et n'en concerne qu'une petite fraction.

En outre, on voit mal, des gouvernements inféodés aux possédants, les attaquants de front (80 % de la masse monétaire est dans les mains de 20 % de la population), soit en banqueroutant, soit en augmentant massivement leurs impôts.

 

Alors, le gouvernement français cherche "le joint", qui permette de le faire sans le dire. Ce joint, c'est la monétisation.
De toute façon, la monétisation est pour la classe dirigeante, synonyme d'immense appauvrissement.

Tout est paradoxe... Et là aussi, on peut rappeler la Russie de 1914 à 1916. Si la révolution de 1905 a été surmontée, c'est qu'elle s'est brisée sur la fidélité de la bureaucratie.

Ses revenus n'ont pas été touchés, et les emprunts russes ont permis d'acheter la paix sociale. En 1916, rien de comparable, l'inflation ronge les revenus bloqué de la bureaucratie, qui est payée désormais en billets à cours forcé qui ne permettent rien d'acheter, au contraire des ouvriers, qui eux, peuvent encore se mettre en grève, et le font largement, cultivent leurs lopins, et ont encore quelque chose à échanger...

 

Ce que décrit Natixis, comme Okeanos sur le blog de Berruyer, c'est une situation de "Russie 1916", avec un effondrement du petit commerce, des loyers qui s'effondrent (- 50 %), sans pour autant enrayer l'exode des locataires.
En même temps, la question de l'émigration pose ses problèmes. Où aller, avec une étiquette de fainéant patenté ? Même si celle-ci n'est que l'avatar de la culpabilisation des chômeurs et victimes, elle porte ses fruits, et la plupart des gens ne sont pas employables, hors de leur pays d'origine.

 

Dans le même temps, la situation politique empire et s'éclaircit à la fois. Le nouveau gouvernement grec a des alliés paradoxaux : le LAOS ne veut plus de coupes dans les salaires et retraites, Nouvelle Démocratie veut sortir de l'austérité pour une relance...

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:29

C'est le coup de l'héroïque petit tailleur qui se vante d'en avoir tuer 10 d'un coup, lui parle de mouches, les autres de géants.
Les 10 mouches sont les banques allemandes dégradées par Moody's, qui nous indique que finalement, la situation financière allemande est tout autant dégradée que celle de ses petits camarades de jeux; que les vantards de la situation sont les bigleux, comme Rajoy, qui se vante de la faible dette publique espagnole, en oubliant, bien sûr, la phénoménale dette privée.

Lui, promet aussi, comme partout, de ne pas toucher aux retraites, mais de sabrer tous le reste.

Le zozo en question est en train de dire que de toute façon, les espagnols travaillent au noir.

Visiblement, il ne sait pas la situation réelle du pays.

Dans la même lignée, le patronat français veut reduire les indemnités chômage et enterrer les 35 heures.
Bien entendu aussi, le fait de la pénurie d'emploi et la présence d'un chômage monstrueux ne le dérange pas.

Le fait que les heures supplémentaires existent, ne l'effleure même pas.

En bref, on met tout en place pour un "Russie 1916", grâce au verrouillage du pouvoir par une caste politique d'une bêtise crasse.

On parle de "réformes", pour ne pas dire le mot "baisse" des retraites et des salaires, parce qu'on a abandonné l'arme monétaire.

Mais Zorro est arrivé. En effet, les marchés, sacro-saint, ne croit pas du tout, mais alors vraiment pas du tout à l'austérité, aux compressions de dépenses et à tout le toutim.
En gens pragmatique, ils croient en la planche à billet. Point.

 

En Europe, l'Allemagne bloque tout, par idéologie, pas par une quelconque crispation sur l'histoire, et un internaute me demandait ce que je pensais de la zone euro restreinte que certains appellent de leurs voeux. La zone euro restreinte va clairement exister, ce n'est qu'une affaire de temps.
Il y aura un euro allemand, un euro hollandais, un euro français. Pour bien les différencier, on pourra les appeler de noms originaux et jamais vu : "marks", "florins", "francs"...
Etc.
Mais le plus intéressant est dans une étude Natixis. Ils disent en gros que la situation n'est pas amendable, et que l'union est condamnée à l'explosion...

Contrairement à ce que disent certains, c'est que les hommes politiques ne regardent qu'une chose, c'est la montre qui marque 23 : 59, avant l'explosion. Car si on n'infléchit pas la politique, on y court droit, et comme disent certains, au "taïaut, taïaut", pour égorger les hommes politiques qui nous agitent les marchés, comme jadis la déclaration de Brunswick.

Et aussi, dans la même lignée, certains applaudissent :

"L'effet du manifeste est prodigieux. Les journaux monarchistes y ont applaudi follement. Une amère, une tragique fureur secoue les quartiers populaires. Les Alliés ont jeté leur gant à la Révolution; la Révolution le relève. "

 

Pendant ce temps, la BCE ne dit pas le seul mot qui calmerait tout : "monétisation". Sans doute rien que l'évocation suffirait pour calmer les "marchés". Ceux-ci se contrefoutent de retrouver un argent dévalué, ce qui leur ferait le plus de peine, c'est de ne rein retrouver du tout.

Et là, on a pris le chemin de la banqueroute totale, et certainement d'une guerre civile.

 

Parce qu'il y a de moins en moins à racler, sans déclencher des troubles. Et les troubles, ça revient cher.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 20:21

On nous a annoncé un rebond franco-allemand, qui sauve la croassance du 3° trimestre 2011.

En réalité, il n'en est rien, et ce n'est qu'un mensonge d'état.
En effet, les graphes permettent de voir qu'on n'est pas du tout sorti de la crise, et que l'on replonge.

Le regain observé, c'est la moyenne de trois mois, juillet, août et septembre. Juillet et Août ont été bon, mais on s'en fout, septembre a été exécrable, mais comme la croissance des deux premiers mois sauve celle du dernier, mais de justesse, le gouvernement peut clamer sa joie.
Aux imbéciles heureux, et ce gouvernement en est bien burné.

En effet, juillet et août, c'est quasiment de la préhistoire, vu l'accélération de la crise.

 

Pronostiquons que le dernier trimestre sera aussi "bon", enfin pas trop mauvais, mais que le premier trimestre 2012 sera catastrophique.

Quand je dis qu'il ne sera pas trop mauvais, mon expérience du jour m'indique une crise de très fort carat.

Explications : comme je suis radin, je vais acheter mes deux flûtes au carrouf du coin. la flûte est à 0.75 centimes, contre un euro chez le boulanger.
Paf, là, baisse à 0.65 centimes, et la caisse qui me crachait des bons de réductions à tire-larigot, 50 centimes pour 2 euros de ceci, 50 centimes pour 4 euros de cela, etc, etc, etc...

Je présume que j'ai eu des réductions sur la totalité du magasin. Et je ne suis même pas bon client...

Pendant l'après midi, j'ai servi de standard téléphonique, entre les démarchages divers, et même le marchand de fioul m'a appelé.
Comme j'ai dit à la nana que non seulement ma cuve était pleine, mais qu'en plus je ne commandais plus chez eux, pour cause de prix (mais de manière beaucoup plus mal engrouine), j'ai eu droit à sa ligne personnelle et des promesses de réductions phénoménales.

Moralité : visiblement, tout le monde a faim.

 

Pendant ce temps là, les banques, les constructeurs automobiles annoncent les plans sociaux.

 

L'Italie, la Grande Bretagne, en bute à l'austérité sont en récession industrielle. On ne parle même pas de la Grèce.

France et Allemagne, voient une catastrophe industrielle en septembre, mais là aussi, des étonnements. Août est calamiteux en Allemagne, et bon en France, ce qui est surréaliste.

En effet, Août est traditionnellement le mois des congés en France, ou plutôt, le mois de la maintenance, serait un terme plus exact, alors que l'Allemagne y échappe, c'est pour elle, un mois industriel "normal".

On voit donc que le pays sensé ne pas travailler s'en tire mieux que celui qui est sensé bosser à fond la caisse.

Le miracle irlandais se ramasse une gamelle.

 

Moralité : les commandes de biens d'équipements en Allemagne (et périphérie) se portent mal, et les biens de consommation français ont mieux résisté finalement.

Au niveau Norvégien, on voit aussi le rôle néfaste du complexe gaz pétrole, et le pays semble totalement dépendant de ces composantes, qui détruisent à terme tout le reste.

 

Conclusion ; depuis 2005, c'est la grande stagnation européenne, avec un indice à 101.3, contre 100. La totalité des pays auraient besoin de dévaluer, mais le carcan de l'euro l'empêche, et seuls progressent vigoureusement ceux qui se tiennent à l'écart de lui. La slovaquie, elle, a des salaires étalons dans l'union européenne.

Bien entendu, les réajustements devraient se faire aussi entre pays de la zone euro, mais l'idéologie qui tient essentiellement Sarkozy empêche toute vision réaliste des choses.
Nier la réalité, entraînera donc l'explosion de l'euro.

 

Quand au pouvoir de l'oligarchie, il est essentiellement lié à l'existence des monnaies fiduciaires, qui ne demandent qu'à s'évaporer.
Goldman Sachs, sans le dollar, c'est plus rien du tout.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 13:40

On arrive au stade trois de l'effondrement décrit par Orlov, l'effondrement politique. C'est visible en Grèce, en italie, ce le sera en Espagne bientôt, et sans doute en France en 2012.
On éjecte le tenant du pouvoir, mais on voit qu'il n'y a pas grand monde pour le remplacer.

 

Parce que simplement, ils n'ont pas de politique de remplacement. La vacuité du pouvoir a été de 4 ans en Argentine de 1998 à 2002, parce que les candidats pressentis claquaient les uns après les autres, à cause de leur absence de solutions

 

Qui remplace le premier ministre grec ? La question a agité le microcosme pendant quelques temps. Défaut de candidats, défaut de programmes, mentalités de Badoglio, qui ne peuvent rien empêcher.

En attendant on met une "personne compétente", ancien de goldman sachs ou directeur de banque centrale...

Histoire sans doute, de virer le faux nez que constituait la classe politique classique, et qui se plantera tout aussi lamentablement que ses prédécesseurs.

 

On vire aussi le premier ministre italien, que les urnes et les scandales n'arrivaient pas à virer. Il n'avait pas la confiance des marchés.
Mais, si répugnant soit le personnage, digne de l'empire romain, sa démission ne donnera pas plus de quelques heures ou quelques jours de détente, ou même pas du tout.

 

Les marchés, pour la Grèce, l'Italie, l'Espagne, ont déjà acté la faillite. La situation n'est plus redressable.

Elle n'est déjà plus redressable pour la France. Notre premier ministre Droopy à face de carême nous concoctera un énième plan de rigueur, qui nous enfoncera dans la récession, et, ce qui sera de la plus haute jouissance, enfoncera aussi l'Allemagne dans une dépression pire encore, renforcée par les austérités imposées aux grecques, italiens, espagnols, etc...

 

"Chaque stade implique la perte de la foi, ou de la confiance, dans certains composants clefs du statu quo ".
On est désormais en plein dans cet affirmation. Désormais, tout peut arriver, et le système n'a plus comme résistance que la résistance du membre le moins solide.
Car, quand un sortira de l'euro, tous les pays suivront. Sauf peut être Allemagne et Pays-Bas, dont les PB ne sont qu'une annexe économique allemande.

 

Le problème de l'euro, ne sont pas les problèmes périphériques. Le problème de l'euro, c'est que ses deux têtes, françaises et allemandes, tirent à hue et à dia, parce que les deux pays n'ont pas les mêmes conceptions, et qu'en attendant, on ne fait rien et on s'aligne sur une conception allemande irréaliste.
L'approche française est beaucoup plus pragmatique. Elle est le résultat d'une pratique millénaire, alors que l'Allemagne n'est qu'un pays récent, dont le ciment n'est même pas sec.

 

Quand au "gouvernement économique" prévu, il faudrait que les différents pays soient d'accord sur quelque chose, ils ne sont d'accord sur rien, car ils ne subissent pas les mêmes lobbys. Un gouvernement économique, ça voudrait dire aussi changer toutes les structures de pouvoirs de tous les "états profonds" européens. Or, si cela veulent bien de la gaminerie européenne, ils ne veulent rien changer de leur emprise locale. Il faut donc que le pouvoir reste aux pays.

 

En quoi un sommet pourrait sauver ce qui ne l'est pas ? Parce qu'en matière de sommets, ça n'a pas manqué.

Les sommets constatent simplement l'impuissance des participants à résoudre la situation dans la limite des cadres actuels. Donc il faut changer les cadres. Et non communiquer pour "rassurer les marchés", qui n'y croient pas une seule seconde.

 

Il y eut la crise Argentine, il y eut la crise russe. Là, pas de vacance, la solution fut trouvée de suite, en rupture avec une doxa trop récente pour être véritablement implantée.

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 11:37

J'en connais déjà deux, le premier habite l'Elysée, le second Matignon.

 

Mais pour le pékin de base, ça n'est pas un problème pour le politique, au contraire, car " Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin »  Henry Ford.

Pour le reste, j'en reviens à Louis XI. Pour la finance, il s'en remettait à "la boite à l'enchanteur". 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 13:38

Notre "cher" premier ministre, nous pond un budget, qu'il veut, "le plus rigoureux depuis 1945".

En réalité, en 1945, le budget n'avait rien de rigoureux, et la planche à billet fonctionnait à plein.
Pour une cause, il n'y avait quasiment rien à taxer.

 

Pour rappeler à nos faces de carêmes, qui font office de "dirigeants politiques", la crise est causée :

- par le blocage des rémunérations,

- par l'effet de la désindustrialisation, contribuant au blocage des rémunérations.

En conséquence, notre face de carême locale veut :

- comprimer encore plus la demande,

- laisser le reste comme avant.

Résultat :

- les marchés financiers s'affolent à cause de ces plans de rigueur,

- les plans de rigueur engendrent la récession,

- la récession entraîne la crise politique et la perte des triples AAA en cascade.

 

F. Fillon, est donc notre pétroleur local, qui arrose d'essence tout ce qui est menacé par l'incendie, "pour le protéger".
Bien entendu, on appréciera les résultats à leur juste valeur : un incendie puissance 10.

Comme le référendum prévu par Papandréou a été annulé, sur menace de l'ensemble de la classe politique, et locale et occidentale, on peut dire que "tout est sauvé", parce qu'on a empêché une machine à vapeur gonflée à bloc, de lâcher de la vapeur.

Conclusion : ça va chier.
On va passer, comme disait Jorion, par la phase des gouvernements d'union nationale, faux-nez de la dictature, puis par le stade des "comités de salut publics" (de la dette, ou des populations), pour enfin passer au Conseil National de la Résistance.

Car, il faut bien des hurluberlus, comme NS et FF qui poussent la roue aussi loin qu'ils le peuvent, pour dégoûter définitivement, ou du moins, pour longtemps, car on n'empêche pas le jeu des générations, de ce qui a été fait.

 

Comme les rebonds argentins et russes, se sont faits avec le changement de politique, simplement parce qu'on a fini, très tardivement, à s'apercevoir que ce qu'on faisait ne fonctionnait pas.

Bien entendu, on aura des petites douceurs dans le lot. Voir FF dynamiter la bulle immobilière, socle économique du pays, est très jouissif.

Il est tout aussi amusant de voir FF penser (enfin, s'il est capable d'un exercice intellectuel) qu'on lui rendrait justice de tout ce qu'il fait.

 

Notre époque est pleine de "héros paradoxaux", tel Egor Gaïdar

( « Quel est le plus grand économiste marxiste de la Russie ?
– Egor Gaïdar, car il a réussi en deux ans ce que ni Lénine ni Staline n'avaient su faire : discréditer complètement le capitalisme dans ce pays. ») ou Annibal à une époque plus lointaine.
Partout où Annibal combattit, il fondât l'empire romain...

C'est, finalement, le crétinisme politique à l'état pur et le plus extrême, pas une once de réflexion, pas une once d'intelligence, pas une once de recul sur la Doxa.

Bien entendu, comme économiquement, la zone euro est le centre du monde, l'effondrement de la zone euro entraînera l'effondrement de son centre allemand, et de l'économie mondiale.

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