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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:31

les bons riches sont donc prêts à payer – provisoirement et symboliquement – un peu plus d’impôts (lire : des cacahuètes), en échange d’un « downsizing » [réduction, dégraissage] de l’État providence, définitif et monstrueux. Pour la classe dirigeante, il reste quand même un dilemme : se maintenir au pouvoir, car il est difficile de faire passer la pilule, en continuant le système.

 

En 1973, une révolution silencieuse a eu lieu. La dette, euthanasiée sous les Trente Glorieuses, redevenait d’actualité, avec la loi du 3 janvier 1973, dite loi « Pompidou-Giscard-Rothschild  », destinée à faire des cadeaux monstrueux aux plus riches.

Il n’y a qu’à voir la déférence de Pompidou pour les Bettencourt, pour comprendre la portée du larbinisme.

 

Deux graphiques (chipés sur le blog les crises), nous aident à mieux comprendre le problème, et démontrent l’application de la loi de Pareto.

Le « top 20 », possède la bagatelle de 84 % du patrimoine total, 11 % étant obtenus par les 20% suivants.

Cela veut dire une chose, au delà des 20 % qui s’intitulent eux-mêmes « classe moyenne » et qu’il faut appeler par leur nom « riches » ou « classe dirigeante », quelques-uns possèdent un logement, ou quelques terrains, héritage ancien d’un monde paysan disparu.

Mais le graphique suivant éclaire encore plus :

Au niveau financier, 93 % du patrimoine est détenu par cette classe riche et dirigeante (répétition), les 20 % suivants ayant le reste et les 60 % restants, rien du tout. Encore, cela était-il AVANT la crise.

Conclusion logique : le « pitizépargnangnan » chéri de l’UMP, ça n’existe pas.

Conclusion logique aussi : le caste dirigeante est dans une merde noire et profonde. En effet, rappelons 2002. Chirac reçoit au premier tour, l’approbation idéologique de 10 % de la population, et le reste de son fabuleux score qui le mène à 19 % est la prime au sortant, rien de flamboyant, donc. Mais le deuxième tour est éclairant. A 81 % pour lui, c’est un vote global d’adhésion au système, qui est le feu vert et permet donc, une régression sociale absolue et à marche forcée.

Aujourd’hui, il est clair que tout « downsizing » ou mesures d’économies portant sur les 80 % de la population qui n’a pas grand-chose, ne peut se traduire que par un effondrement de la demande, chose déjà visible en Grèce, mais aussi au Portugal, en Irlande et en Espagne.

Dans les faits, l’arbitrage est entre sauver les banques en rapetissant l’État providence, mais cette politique est appelée à un échec retentissant et sans doute sanglant, et nationaliser un système financier qui ne vaut plus rien, pour euthanasier la dette. C’est, sans doute, le vrai clivage entre droite et gauche actuellement, mais ces deux politiques ne peuvent avancer que cachées.

Même dans le « top 20 », rares sont ceux qui ne profitent pas ET de l’État providence ET de la rente de la dette.

Entre rente improductive et devenue ingérable, et État providence, les hommes politiques doivent désormais choisir. Et ils ne veulent pas choisir, dans les deux cas, ils s’attaquent à leur propre caste. En effet, la contrepartie de la dette, c’est le patrimoine, donc le patrimoine des plus riches…

Mais, si ce « top 20 » dispose du patrimoine, il dispose aussi des meilleures retraites, mais  d’une sécurité sociale bon marché qu’eux mêmes seraient hors d’état de financer dans un système américanisé.

Seul, le « Top 5 % » peut accepter, supporter et être gagnant dans cette éventualité.

On a donc choisi de ne pas choisir. La solution de 1945 s’impose, on monétise la dette, en douce, malgré les traités, malgré la règle des 3 % de Maastricht, ouvertement bafouée. Cette fois, comme toutes les fois, on n’allait pas faire banqueroute, on n’allait pas proscrire les riches.

Rien n’est changé depuis l’Antiquité. Déjà à cette époque, la revendication populaire était la fin des dettes, qu’on calmait par des banqueroutes partielles (80 % sauvegardées, 20 % annulées), et les empereurs envoyaient leurs tueurs vider le Sénat, violer les femmes (on ne pouvait tuer des vierges, alors, on s’arrangeait pour être sûr que personne ne le soit) et piller les coffres.

L’ajustement, la fin de la dette, revendication politique «incontestable», ne peut porter que sur 20 % de la population, celle qui le peut. Toute mesure sur les 80 %, serait immédiatement sanctionnée par de la récession.

La croisée des chemins, aussi, est l’oxydation d’une classe politique fossilisée et qui se croit indéboulonnable, telle une statue de Lénine sur la place Karl Marx.

La montée des « populismes » est, désormais, la montée d’une alternative politique face à une fausse alternance, destinée à faire perdurer le système. Il est visible, d’ailleurs, que l’alternance politique n’est devenue envisageable et prévisible qu’après la loi de 1973.

Cela a été la soupape de sécurité du régime, mais même celle-ci apparaît usée.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 14:58

En réalité, quand on regarde sur la première partie du XX° siècle, les traits de ressemblances entre la Russie Tsariste et l'URSS l'emportent, plus qu'il n'y a une véritable discorde.

Tout d'abord l'agriculture. L'agriculture Russe a des traits uniques en Europe. De 1864, à 1914, la population rurale s'accroît de 30 millions et la soupape de sécurité sibérienne si elle fonctionne à plein, est aussi pleinement insuffisante : elle n'accueillera que 3 1/2 millions de personnes.

Jusqu'en 1906, la structure est celle du mir. Celle-ci est responsable du paiement de l'impôt pour la totalité de ses membres, et de la répartition de la terre.

 

Celle-ci a été vendue fort chère (3 fois le prix) par la couronne (lors de l'abolition du servage) aux paysans dont les ancêtres en avaient été dépossédés au XVII° siècle, lors de la poussée du servage.

La propriété privée n'existe qu'à partir de 1908-1909, date à partir de laquelle les paysans peuvent demander à se retirer du mir.

A cette occasion, les troubles seront nombreux, l'amélioration inexistante. Les paysans n'ont aucun moyen d'investir, et la noblesse de 1864 n'a pas investi un sou des sommes reçues suite à l'abolition du servage. En effet, fort endettée, menant grand train, elle a déjà inventé le "bling-bling".

Blattes et punaises dans une maison sont signes extérieurs de richesses.

 

La révolution, en milieu rural, a été celle du mir. Les soviets ruraux y trouvent naturellement leur dimension, et la propriété privée cesse quasiment d'exister AVANT la prise de pouvoir des bolcheviks.

Ceux-ci se contentent de légaliser le nouveau partage des terres et la renaissance du mir.

Seule la Sibérie échappe au mouvement.

 

Comme la production industrielle s'est effondrée, l'argent ne vaut plus rien, il n'y a plus que réquisitions, suivie d'une chute des surfaces cultivées.

La NEP impose un impôt en nature de 10 %, le reste étant commercialisable librement. Mais là aussi, on retombe sur le problème de l'absence de produits de consommation.

 

En 1914, on mobilise énormément d'hommes, 15 millions peut être, mais on ne peut en équiper que 8, un seul peut être amené au front, le reste est à l'arrière, ou pire, fermente dans les casernes.

Le résultat fut une désorganisation profonde de l'économie, non pas tant par manque de main d'oeuvre (le chômage larvé est important), mais par l'augmentation des besoins, et la dislocation d'un système de transport, certes déjà important, mais ridicule à l'échelle du pays.

 

"L'effort héroïque entrepris pour tenir tête aux armées modernes de l'Allemagne avait profondément retenti sur l'industrie et l'agriculture, mais encore plus désorganisé un réseau de transport très insuffisant amenant dans l'hiver 1916-1917, un véritable état de pénurie dans les grandes villes et les centres vitaux du pays" (Précis d'histoire contemporaine Jacques Néré), qui culmine en février 1917, avec l'annonce de la fermeture des usines Putilov.

 

Les emprunts sont répudiés, mais les occidentaux repousseront les ouvertures des soviets sur ce sujet. En effet ceux-ci ne sont pas idiots, ils savent que, dans les faits, les occidentaux répudient eux-mêmes leurs créances : la baisse du franc, notamment, aurait amputé 80 % du nominal (de nombreux emprunts russes sont libellés en francs), et beaucoup d'entreprises privées russes émettrices d'emprunts, ont fait faillite.

Finalement, sans faillite russe, les occidentaux eux-mêmes s'étaient chargés du travail...

Par contre, Lénine demandera des crédits supplémentaires, que notamment en France, on est incapables de fournir.

 

Par contre, la leçon de la grande guerre sera éclatante pour les bolcheviks : coupée du monde, la Russie a du se débrouiller seule, et sa faiblesse industrielle sera démontrée, la valeur de sa production est :

- 2 1/2 inférieure à celle de la France (pourtant guère un géant industriel en 1914),

- 6 fois moins que l'Allemagne,

- 14 fois moins que les USA.

 

La suite est logique : ils en tireront la conclusion que l'URSS ne peut compter que sur ses propres forces, l'aide de ses alliés ayant été inexistante de 1914 à 1917, et qu'elle a besoin de s'industrialiser à marches forcées.

La guerre suivante prouvera aussi  que l'aide par convois britanniques, plus symbolique que réelle, ne pouvait être importante.

 

L'industrialisation se fera donc sans capitaux étrangers, les britanniques et les français sont raides, les américains s'occupent de LEUR industrie et n'ont pas encore découverts les joies des délocalisations, et donc en conséquences, les payeurs seront :

- les paysans,

- les consommateurs. En quoi, le régime soviétique ne différe guère des autres industrialisations du continent européen. Dans la période 1924-1928, l'autofinancement des investissements du secteur industriel (nationalisé) ne dépasse jamais 30 %.

 

C'est donc, dans un contexte terrible de pénurie, d'absences d'aides extérieures (Marshall n'est pas encore passé par là), que la politique d'industrialisation est lancée.

Peut être aurons nous le goût des "contraintes extérieures" réelles, avec le Peak oil. Le Rouble, déjà réduit à l'état de vestige (il faut 103 roubles papier pour faire un rouble or, en janvier 1919), finit de dégringoler.

 

Le pouvoir soviétique va devoir affronter un autre ennemi, autrement coriace : le mir. En effet, le gros de la population, resté ou redevenu rural, vit sans grandes aspirations, entre son clocher et son alambic (qui détruit les récoltes).

Le paysan n'a pas les moyens d'investir, et d'ailleurs s'en garde bien. Le mir redistribue les terres toutes les années, alors, pourquoi se fatiguer à vouloir augmenter les rendements. Seul le négociant Nepman tire son épingle du jeu.

 

Bien sûr les pertes humaines causées par les phases d'exodes ruraux en occident seront bien cachées au fil des décennies. Les gens partent, et la famille reçoit un avis de décès quelques mois plus tard. Mais comme ce sont des événements disjoints, on évite d'en faire reposer la responsabilité sur le régime économique...

 

Il n'y a donc, finalement, pas de réelles différences entre Russie et URSS, seules les circonstances l'étaient.

Il n'y a pas, non plus, de réelles différences entre évolutions occidentales et russes. Les russes seront plus brutaux et expéditifs, accomplissant alphabétisation et industrialisation en une seule génération.

Le reste, c'est du bla-bla et de la propagande. La version officielle de l'histoire est celle des vainqueurs.

 

Tous les régimes économiques sont énormément meurtiers. Mais on regarde la paille dans l'oeil du voisin, pour ne pas voir la poutre dans le sien.

" Le carton final du film dit que pendant que Bouvier assassinait 12 bergers, 2500 enfants mourraient dans les mines et les filatures. Bouvier a été condamné à mort, mais les assassins des 2500 enfants morts au travail sont resté impunis."

En France aussi, le régime économique a tué énormément. Ne parlons pas de l'Angleterre, bourreau de l'Irlande et de ses mineurs. Ne parlons même pas des USA.


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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 13:36

Les bourrins boches devraient être contents. Ils ont prêché l'austérité à tout le monde. Et on les a écouté. Ce qui se passe ensuite est logique, c'est le pays du bourrinat qui s'effondre à son tour. On parle d'une petite croissance allemande de 0.1 %.

Bien entendu, comme d'hab, la croissance,  la stagnation française du deuxième trimestre, se révéleront des récessions.

 

200 milliards seront filés aux riches grecs. On mouille la mer, de peur qu'elle ne soit pas assez mouillée.

 

Même le FMI s'émeut désormais de ce qu'il prêche, la rigueur. En effet, celle-ci pourrait casser ce qui reste d'économie.  

 

"Restaurer la confiance des marchés", dans le contexte actuel c'est impossible. Sauver le système, c'est remonter fortement l'impôt sur les 20 % les plus riches, jusqu'à 90 %, rétablir le contrôle des changes, interdire les mouvements de capitaux et reprendre doucement la création monétaire au profit des états.

Mais cela ne sera pas progressif, ce sera fait d'une manière massive et sauvage. Avec un effondrement de la production.

Nous sommes donc bien en 1916. Pour les marchés, le choix est entre l'asphyxie et la mort violente. Il n'y a plus aujourd'hui, d'USA, ni d'autres pays, capables de tirer l'économie mondiale, pendant que certains refilent la note à leur classe ouvrière.

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 12:50

Je me suis mis au godon, et je vous met en titre la dernière intervention de Warren Buffet (croco pour ses potes). Il faut augmenter les taxes des milliardaires et millionaires, et je vous rassure tout de suite, pas par bonté, mais par intérêt bien compris pour cette classe d'hyper-riches.

 

En effet, le système leur amène un flot ininterrompu de douceurs, et il n'est menacé que par l'appétit sans limite des bénéficiaires.

Reprenant les actes des capitalistes passés, Ford et autres, il y a besoin d'une redistribution pour assurer la perennité du système.

 

Car, cet appétit rompt avec les habitudes capitalistes des siècles passés. Les villes-centres assuraient le pouvoir politique de ressources financières illimitées pour pouvoir continuer leur jeux.
Ce qui permit à un tout petit état sur le papier, Venise, de tenir tête deux siècles face au gigantesque empire ottoman.
Cela finit très mal pour Anvers, avec le sac de 1580. Ils avaient cru, comme Carthage, qu'on pouvait dissocier pouvoir économique et politique.

 

Amsterdam et les Provinces unies connurent trois siècles de guerre ininterrompues, jusqu'à ce qu'à la paix de Paris (1783), le centre du capitalisme bascule à Londres.
La couronne anglaise ne manquât jamais de fonds pour assurer sa prééminence. Il fallut au britanniques 4 guerres contre la Hollande pour lui ravir son sceptre, mais la paix de Paris, malgré les pertes territoriales était bénine. En effet, elle avait cédé l'accessoire, quelques colonies, pour garder l'essentiel, le pouvoir politique, économique et financier concentré à Londres.

 

C'est la fusion entre ses trois pouvoirs, concentrés en un lieu, qui fait la force du capitalisme. Le mythe de l'état "non interventionniste", c'est un mythe de bonne femme pour enfant attardé.

La baisse de l'imposition des super-riches est un processus d'effondrement interne, celui que WB veut interrompre.

Car il y a un autre mythe, celui du capitalisme sans centre. En effet, si la bourgeoisie mondialiste se sent partout chez elle, c'est parce qu'elle est puissante. Le jour où elle perd son sceptre, il y a fort à parier une fin à la DSK, sans le parachute de sa fortune pour lui éviter la taule.

 

La dette, le délabrement des infrastructures US et européennes, sont des symptômes de ce processus.
Paradoxalement, New York a été la première ville sur le cours du Mississipi. En effet, après 150 ans de guerre franco-indienne, c'est le creusement du canal de l'Erié  ( Le canal Érié permit de réduire de 90% les coûts de transport entre la côte est et les zones de l'intérieur du continent, qui étaient alors encore sauvages )qui a permis le développement incroyable de la ville. Il lui a permis de drainer les ressources du bassin du Mississipi, et cela explique aussi la vigueur de la guerre civile.

Pour New York, en cas d'indépendance, il y aurait eu concurrent : la Nouvelle Orléans (plus grosse ville de la confédération, avec 160 000 habitants contre 40 000 à Richmond). La première tâche -vitale- pour les armées de l'union, a été de rétablir la circulation sur le Mississipi.

 

Sans doute, pour WB, la sagesse consiste à réduire la taille de sa fortune, dont il ne sait que faire, justement pour pouvoir la conserver, et conserver le plus important : sa position sociale.

Bien entendu, il représente une autre génération, plus ancienne, celle des créateurs de fortune. Celle des "tax-cuts", c'est celle  de deubeuliou, incapable notoire, mais à qui ces "tax-cuts", permet de conserver une position sociale que rien ne justifie.

 

WB, lui, a légué 90 % de sa fortune à des oeuvres. Mais le cadeau, finalement, n'a pas été gros. Ses héritiers palperont 5 milliards de USD, pour lesquels ils n'auront pas fait d'autres efforts que celui d'être né.

 

Quelqu'un avait dit sur ce blog qu'à Rome on ne connaissait pas la dette. Au contraire, à Rome, tout le monde devait de l'argent à tout le monde, et la grande revendication du monde antique, c'était justement la fin des dettes. Qu'on continue dans le choix de la dette, et on aura " guerre civile et misère pour toute l’humanité."

A Rome, c'était la proscription qui réglait les dettes.

 

La machinerie de l'empire romain a tué l'économie, comme la machinerie de la dette vénitienne a tué le monde médiéval.

On aura la banqueroute. Comme 20 % de la population ont 80 % des avoirs, c'est une immense machine à rendre tout le monde égal.

Il reste simplement à savoir si on veut le faire avant, après ou pendant la guerre civile.

 

Les classes populaires, rebaptisées "moyennes" sont lessivées. Il n'y a désormais plus qu'une seule classe à dépouiller, celle des riches.

Il vaudrait, mieux, -pour elle- d'écouter les WB et payer des impôts conséquents. L'état ne prendra jamais tout. L'effondrement, si...

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 11:08

"il faut faire des économies, et dépenser que ce que l'on a ".

 

Bien entendu, il ne faut pas poser la question de l'imposition, notamment de l'impôt sur le revenu : "«cet impôt de discorde, de partisans, essentiellement arbitraire et atroce » ".

Celui qui sortit ça était né pauvre, devenu riche par mariage et massacreur par goût, c'est Adolphe I-Thiers.

Lequel Adolphe Thiers refuse l'impôt pour payer l'indemnité de guerre de 1871, pour préférer l'emprunt.

 

La bonne bourgeoisie a une prédilection pour l'emprunt d'état. Sinon, que ferait elle de ses sous ? ça demande du génie pour le placer.

Quand on voit ce qu'on fait des excédents : immobiliers et emprunts d'états...

 

Les finances publiques ont été déséquilibrées, années après années, par les réductions d'impôts sur les plus riches...

Bien sûr, il ne faut pas parler de la loi de 1973, loi Pompidou-Giscard-Rothschild. Pourtant, il faut bien répondre à la question, d'où vient l'argent ? Il a bien fallu le fabriquer à un moment, et il faut bien augmenter aussi la masse monétaire, un peu, chaque année.

C'était trop inflationniste, nous a t'on dit, quand c'était fait par l'état. Cela a été encore plus inflationniste une fois fait par les banques. Les prix ont bien été multipliés par 10 depuis 1970, période de paix, nous dit on.

Soit on nous a menti, soit nous ne sommes pas en paix.

 

Quand à l'armée française, elle a été alignée sur l'armée américaine, elle même alignée sur l'armée du général Alcazar (49 caporaux et 3000 colonels).

Il y a, dans toutes les armées occidentales, beaucoup trop de branleurs de toutes sortes, et pas assez de combattants. Seulement, quand on a réduit la taille des armées, on n'a pas taillé dans le squelette, les officiers, on s'est contenté de supprimer les soldats.

 

De même, il faut se poser la question de l'utilité d'un CDG, et donc de l'utilité de ses 1950 hommes d'équipages et du personnel du groupement aérien.

L'armée de l'air est aussi très dispendieuse, avec une disponibilité de plus en plus réduite. La solution américaine de 1940-1945 a été écartée (une aviation nombreuse et des appareils peu coûteux), au profit d'une solution plus allemande (appareils d'excellences mais en nombres réduits. Pour ce qui est de l'excellence, d'ailleurs, c'est raté, que ce soit en France ou aux USA, on a des sabots, chers).

 

Une guerre au sol ne se gagne jamais avec l'aviation, mais avec une armée de terre. Ici, on frise le ridicule, retombant en effectifs au niveau de la France de Louis XIII.

Quand à la marine, son importance donne l'importance des visées impériales.

 

Bureaucratie, dépenses exagérées, mauvais déploiement, le budget de défense français souffre d'ambitions impériales demésurées.

Comme je l'ai dit, tout au long du 20° siècle, l'armée française a suivie une évolution "à l'américaine" où le combattant est rare, et les branleurs innombrables.

70 % des effectifs combattants en 1914 (le reste étant souvent des territoriaux, qui furent à l'occasion engagés),

50 % des effectifs en 1939, les services logistiques s'avérant incapables de ravitailler les troupes en campagne (des résistances s'effondrérent après des combats acharnés, faute de munitions), chose étonnante d'ailleurs, les services de l'intendance s'étant beaucoup étoffés depuis 1914 où ce genre de problèmes n'étaient jamais arrivés (cas éclatant d'efficacité et de rendement décroissants),

 10 % aujourd'hui (encore en étant large), au profit d'une puissance de feu qui a été démontrée comme largement inefficace, en Irak, en Afghanistan, au liban et aujourd'hui en Lybie).

 

Donc, je le maintiens, la majorité du budget militaire est gaspillé, comme est gaspillé l'argent des intérêts des emprunts d'état.

De plus, les quinquennats Chirac-Sarkozy ont été des quinquennats de cadeaux de toutes sortes aux riches, avec des résultats insignifiants en terme d'efficacité et délirants en terme de dettes publiques.

 

Pour ce qui concerne les hurluberlus comme Tea Party, ils avaient totalement disparus au moment du Wisconsin, et voient leur popularité s'effondrer aujourd'hui.

Il faut dire que la sécurité sociale US, qui sont les pensions de retraites, ne posent absolument aucuns problèmes de financement, elles sont largement excédentaire et sont placés pour plus de 6000 milliards... en fonds d'états US.

Mais, même les Tea party ne voient pas d'un bon oeil les coupes budgétaires sur Medicaid.

 

Pour être incontestables, les coupes budgétaires doivent respecter certains principes :

- il faut revenir sur les cadeaux fiscaux faits aux plus riches,

- il faut que les politiques menées soient incontestables. C'est très loin d'être le cas. Les budgets militaires sont trop importants, mal dépensés au profit d'un impérialisme à bout de course.

Les cadeaux faits aux riches ne sont pas des sanctuaires inattaquables. Jusqu'au XVIII° siècle, la faillite était le pendant infaillible de leur mauvaise imposition, au XIX° siècle, on ne l'a évité que parce que le rendement des mines d'or a multiplié par 20 la masse monétaire.

 

En 1788, elle est en France de 2 milliards (plus deux milliards thésaurisés), en 1871, l'emprunt de 3.5 milliards pour les indemnités de guerre est couvert 12 fois, exemple frappant de coexistence de misère, d'opulence et de perceptions insuffisante des impôts. 

Thiers, en bon bourgeois, pleure sur les indemnités. Pour ce qui est de l'Alsace Lorraine, il est indifférent...

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 06:19

cac40.pngLa tempête, qui était déjà levée depuis le début de l'année, apparaît donc sur les radars des officiels.

Bien entendu, on n'oubliera pas la Lagarderie de Mai, pour rire un peu, là, tous les clignotants étaient au vert

Il faut donc se rendre à l'évidence : ladite Lagarde souffre de daltonisme, ce qui lui fait confondre vert et rouge.

 

L'économie réelle est en forte crise, et on peut citer deux faits :

- la forte chute du prix du pétrole, le "stop and go", dans le cours du yoyo, que j'avais signalé pour le PO, là, visiblement, on est dans le "stop", et qu'on ne parle pas de "craintes", si le prix baisse, c'est que le produit ne trouve pas preneur. Le brut saoudien en début d'année, trop lourd, ne trouvait pas preneur aussi. C'était pour cause de qualité ? ou pour cause de débouchés... Bouchés ???

- l'effondrement de la mortalité sur route en France, qui indique une seule chose : on roule beaucoup moins... Quand on ne roulera plus du tout, la mortalité tombera à zéro...

 

Là, même le Figaro vient de s'apercevoir que les signaux économiques n'étaient pas bons depuis six mois.

Voilà l'explication, on a pris pour une reprise (enfin, les économistes-courtisans, dit "experts"), ce qui n'était qu'une phase très  classique de restockage.

Une fois celui-ci terminé, on retombe dans l'état antérieur. Bien entendu, on est dans une phase reine de "zéro stock", si on avait stocké "à la soviétique", cela aura effectivement pu :

- enrichir, à terme, les stockeurs (mais ils n'aiment visiblement pas la richesse, la vraie),

- faire repartir réellement la machinerie économique, en donnant du souffle à la reprise technique qui existait.

 

Certains nous disent que la BCE veut être le pompier du système, pour reprendre les mots de Reagan, la BCE n'est pas partie de la solution, c'est le problème, en partie, avec les banques.

Cette crise des dettes est la crise de l'abdication des états, du droit de frapper monnaie, au profit des banques. Elles se retrouveraient dans leur néant, comme avant 1973 en France. Comme je l'ai dit, elles n'ont aucune utilité économique réelle, elles peuvent être remplacée dans leur fonction de frapper monnaie, par l'état, en direct, et de façon absolue (cas de l'URSS, et de bien des pays en crise...).

 

le signe de crise est dans l'attitude des politiques, que ce soit dans leurs hésitations à "surtaxer" les super-riches, à... 1 ou 2 %... On se croirait en 1914, quand le parlement français bloquait devant un impôt sur le revenu à 2 %. Dix ans plus tard, la chambre "bleue horizon" (donc très à droite), votait l'imposition à 90 % (sur les revenus des obligations).

Les indemnités, dont l'indécence côtoie le caractère scandaleux qui entourent certaines affaires, donnent le "là".

C'est une vie de travail, d'un bon salaire en France...

 

"TINA" Il n'y a pas d'alternative à l'explosion du système. Les riches ont profité du système, par l'empilement des obligations, et la flambée du CAC. Aujourd'hui, la rentabilité des entreprises est dégradé par la paupérisation de leurs clients, et les obligations ne sont plus payables qu'en monnaie de singe.

La seule question est de savoir comment on sort de l'endettement, de manière sauvage ou ordonnée ? On monétise d'un coup, ou progressivement le déficit ?

 

L'évolution du CAC 40 était celle :

- des inégalités,

- des attentions des banques centrales à ce que les cours ne chutent pas... Pas la moindre "création de valeur", seulement un parasitage de plus en plus important. Non monsieur D... la France ne manque pas de milliardaires, il n'y en a que trop, et ça ne sert à rien. Enfin, du moins, c'est ce qu'on se dit quand on les voit...

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:02

Il y a eu un frappadingue en Norvége, nous dit on, dans un pays si bien comme il faut, si prévoyant, si préparateur de l'avenir.

En réalité, qu'en est il ? Pensons d'abord au fond souverain norvégien "pour les générations futures", chargé de gérer les placements faits grâce à l'argent du pétrole et du gaz.

560 milliards de $, placé ainsi :

- 38.6 % en obligations,

- 61.3 % en actions,

- 0.1 % en immobilier.

 

Nauru est une petite île du pacifique, indépendante en 1968, riche en 1980, raide comme un passe-lacet aujourd'hui.

Cette petite île produisait du phosphate. Tout son sol était de la merde d'oiseau accumulée pendant des siècles, et ils ont exporté le sol de leur patrie, et placé l'excédent.

 

Comme les placements ont été particulièrements judicieux, ils ne leur restent plus rien, que des cailloux sur une île au paysage lunaire. Certains ont proposés d'enlever les cailloux, pour creuser en dessous encore, et cette fois, vendre le sous sol. Total, il ne leur resterait rien, même plus un sol où poser le pied.

 

Il n'y a qu'une vérité, c'est que la richesse ne se transmet pas dans le temps. Le fond norvégien, c'est un gros rien du tout.

Les obligations sont étroitement soumises à l'existence même d'une monnaie, hors, périodiquement, elles disparaissent, et d'autres apparaissent, mais cette fois, c'est promis, ce sera différent.

En fin, c'est ce qu'on dit, à chaque fois, comme chaque fois. Dans le dernier millénaire, ça a été promis une centaine de fois.

Plus que la promesse d'ivrogne, la promesse du financier est totalement illusoire.

 

Il reste que le problème Norvégien EST ENCORE PLUS GRAVE qu'il n'y parait. En effet, la Norvége est un grand pays de 385 199 Km2, pour 4 920 305 habitants. Il est donc objectivement, vide. Mais ce vide est trop plein.

En effet, la surface agricole utile de la Norvége est de ... 3 %. Ce qui est totalement ridicule, et correspond à 12 000 km2.

Avec le seuil historique de 40 habitants au km2, la population norvégienne soutenable est de 1000 000 habitants. Le reste de la superficie est exploitable en extensif, ce qui permet de faire survivre environ 1 habitant/km2, et les peuples nordiques ont eu recours de tous temps à la pêche.

 

Bien entendu, comme le "caractériel obtus et nuisible" est une espèce en pleine prolifération, on a fait appel à l'immigration, parce que c'était une ânerie que tout le monde faisait et qu'on ne voulait pas apparaître intelligent seul dans son coin.

 

A l'heure où même les émissions télés (ARTE) parlent de pic pétrolier, et disent en gros : "paf on y est", certains persistent et signent dans la dénégation.

Bien entendu, il faut rappeler aux norvégiens, que l'argent, quelque fut le prix, n'a aucune importance dans certaines circonstances, à fortiori, la monnaie fiduciaire, les obligations et les actions, ne permettent rien d'acheter.

C'est d'ailleurs, ce qui a été dit par un ministre allemand aux britanniques, quand ils se sont mis à importer du gaz russe. 

La faculté, aussi, d'importer des denrées alimentaires dépend aussi fortement du fait qu'il y ait -ou pas- des exportateurs.

Les greniers à blé, en 2008, ont préférés suspendre les exportations plutôt que les troubles sociaux. Russie, Ukraine, ont vu leur prix donc augmenter légèrement sur le marché intérieur, pendant qu'il flambait à l'extérieur.

 

C'est désormais, le monde qui s'URSSArise. En effet, c'était toujours l'inquiétude en URSS pour les récoltes, dans un pays où les aléas climatiques sont immenses, et peuvent bouleverser les situations du tout au tout. Désormais, il est clair que c'est le monde qui dépend de quelques greniers, et des événements climatiques qui s'y déroulent.

 

En gros, on est de retour au XVIII° siècle, où le climat était la hantise des gouvernants.

 

Dans ce contexte, la Norvége et la Scandinavie en Générale, sauf le Danemark, très agricole et très productif risquent d'être vite dans la situation qui a donné lieu aux invasions vikings dans le reste de l'Europe.

Si les Vikings ont fait, pendant des siècles, des razzias, c'était pour éviter de faire exploser la cocotte-minute démographique. Pendant qu'ils n'étaient pas là, les combattants ne consommaient pas les rares ressources locales, et la mort au combat était glorifiée, pour la raison qu'elle faisait de la place à ceux qui restaient, voués à un sort peu enviable, et toujours à la limite de la survie.

 

Les scandinaves ne perdirent l'habitude des expéditions guerrières, qu'après la guerre du nord de 1700-1721, où ils subirent une correction monumentale, comme d'habitude, en Russie. Les pertes démographiques furent énormes.

 

Si pour d'autres pays, le peak pétrolier sera très grave, il faut raisonner en comparant la surface agricole, et la densité réalisable.

La France a une surface agricole utile de 450 000 km2, et le maximum observé, fin XIX° siècle est une densité de 80 habitants/km2, on peut, en tenant compte de certains progrès agricoles (les réels), sans doute atteindre 120 habitants au Km2.

 

Le rapport norvégien lui, est quasiment ridicule. 12 000 km2 exploitable, et sans doute, vu les conditions climatiques, pas de possiblités de dépasser 40 hab/km2.

Il sera logique, donc, qu'il arrive ce qui était la norme jusqu'en 1814 : la Norvége va passer sous contrôle danois.

En effet, le Danemark fournissait les céréales à la Norvége, qui lui fournissait les matières premières diverses. Là, on peut imaginer "nourriture contre électricité".

Mais, vraisemblablement, le peak oil entraînera fortement à la baisse la productivité danoise en matière agricole.

 

Les norvégiens pourront méditer, pendant les longues soirées d'hiver le proverbe "Oil in the ground is better than dollar in bank", pendant qu'ils crèveront la dalle.

Le pétrole de la mer du nord, qui aurait pu être utile pendant des siècles, aura été flambé en quelques décennies, pour permettre de rouler en 4X4, de voyager aux Seychelles, toutes choses indispensables.

 

De plus, les restrictions alimentaires feront réapparaître de vieux compagnons, les carences en vitamines, notamment D.

Certains populations, d'ailleurs, seront plus touchées que d'autre. Il ne fera pas bon être noir, et vivre sous des latitudes élevées. La quasi-totalité des noirs USaméricains new-yorkais (pourtant très largement métissés), d'ailleurs, souffrent de carences au sortir de l'hiver. Leur teint ne leur permet pas, en effet, de tirer parti d'un ensoleillement réduit et même une alimentation riche ne leur permet pas de compenser.

 

Les "monstres" qui étaient présents au XIX° siècle européens étaient le fruit de leur époque...

En outre, le sketch de Fernand Reynaud, sur le boulanger étranger, n'est marrant qu'en période de sécurité alimentaire absolue. Beaucoup moins en cas d'émeutes frumentaires...

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 19:51

La Grêce a donc été sauvée, encore une fois, cette fois aussi, le tout étant de savoir pour combien de temps, 15 jours, 3 mois, 3 jours ?

En fait, ce n'est pas tellement la Grêce qui est sauvée, elle existe depuis plusieurs millénaires, ce qui a été sauvée, ce sont ses créanciers. Enfin, eux aussi, provisoirement.

 

Car, là aussi, c'est trop court Toujours un coup de retard... . Rien n'a changé. L'Europe est pitoyable, avec son budget fixé à 1 % du PIB.

Parler de "progrès" dans ce cas, c'est pitoyable. Chirac, Jospin, Schroeder ont achevés l'Union il y a bien longtemps, en n'acceptant pas d'augmenter le budget. 

 

Ce qu'essaient de sauver ces gens, c'est le monde d'avant. Mais il est déjà mort. On essaie de le maintenir encore un peu, car on a peur d'envisager la suite. Trop effrayante, et puis, il faudrait penser...

 

Les marchés, quand à eux, ont clairement jugé le pitoyable plan : pas suffisant. 350 milliards de dettes et 26 milliards de réduction, il aurait fallu 210...

Ce qu'on a fait ? On a un peu augmenté le précédent plan, il y aura un peu plus de participants.

 

Il n'y a rien, donc, de bandant dans ce plan. Comme d'hab, un effet d'annonce, sans plus. C'est le sarkozysme. Profondément bête, profondément incompétent, profondément nihiliste...

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 13:49

Dans le traitement des crises, les politiques ont toujours et systématiquement le coup de retard.

Partons du principe que la Grêce est dans l'obligation de faire faillite, ceux-ci commencent :

- par nier l'évidence,

- créent des fonds pour continuer, "comme avant",

- s'aperçoivent que ces fonds sont toujours insuffisants,

- les marchés, eux, ont clairement intégré le risque de défaillance, en raclant les fonds de tiroirs par des taux aberrants,

- en fin de compte, quand les politiques daignent -enfin- envisager le défaut, c'est encore insuffisant, on parle de 40 % pour la Grêce, alors qu'en réalité, la aussi, c'est le taux argentin qu'il faut envisager (2/3), et ce, pour toutes les entités politiques de l'UE,

- recherchent à refiler le bébé au populo, par des politiques d'austérités en tous genres, qui ne font que crée les conditions du coup de grisou,

- ne font rien pour empêcher, en matière médicale notamment, la dérive des coûts, mais se précipitent pour exclure les plus modestes,

- font preuve d'une naïveteé aberrante elle aussi : " comment impliquer les créanciers privés"... C'est simple : "Messieurs, vous l'avez dans le cul à telle hauteur, et estimez vous heureux qu'on vous laisse le reste".

Voilà, c'est pas plus compliqué et très simple à dire...

 

Après, on se retrouve dans la configuration islandaise ou argentine. Il n'y a plus aucun problème pour emprunter, on peut retrouver le chemin d'une certaine croissance (en intégrant le choc pétrolier).

 

Bien entendu, il est certain qu'on choisira la mauvaise solution, c'est à dire la banqueroute insuffisante (qui inspire le retour à un "revenez-y"), partielle, appliquée à un seul pays (donc, suivie de réactions en chaines dans d'autres), accouplée à la dérive des comptes (il faut choyer les médecins), en tapant sur l'état providence (ça, c'est par goût de mal faire).

 

Si les crétins teutons se sont tapés Hitler, c'est qu'ils avaient tout fait pour l'avoir.

Dire que tout ça est du au fait que les entités sensées frapper monnaie, les états, refusent de le faire et laissent ce soin aux banques. C'est complétement crétin.

 

Vidéo : la dernière réunion des responsables de l'UE.

 

 

 

 

Les financiers d'ailleurs, divorcent d'avec les politiques. Leur indécision et leur timidité rendent impossible désormais tout business et la fin de l'empire Murdoch leur rend une autonomie de pensée, pour laquelle ils ne sont pas taillés, ni compétents.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 16:12

Les stress tests, sensés prouver la "bonne santé" des banques, créent la panique.

On est en plein dans ce qu'on appel un "phénomène d'inversion". les appels au calme créent les paniques.

C'est la perte de légitimité et de crédibilité qui emporte tout.

 

On sait très bien ce qu'il faut :

- 50 % de décôte sur les dettes grecques, portugaises, irlandaises,

- 20 % de décôte sur les dettes espagnoles et italiennes.

 

Bien entendu, ça ne réglerait pas le problème. Après, allez dire aux français qu'il faut payer rubis sur l'ongle, la totalité...

Mais ça permettrait de trouver une solution plus durable.
celle-ci, c'est l'éclatement de l'euros, en plusieurs sous-euros.

 

Les débiles mentaux qui ont crée cette monnaie disaient que c'était la première fois qu'on le faisait, ils oubliaient simplement, les feux zones "besant", "florin", "franc", etc...

Qui toutes, ont finis de la même manière. Chacun à eu ses propres besants, florins, francs, qu'ils fabriquaient à leur guise et suivant leurs propres intérêts, et non pour obéir à Wotan.

 

Les stress tests n'ont établis qu'une liste. Le début de liste, c'est la première charrette pour le lieu d'exécution, pour les autres, on la remontera...

En réalité, une monnaie peut très bien complétement disparaitre. Il suffit de reporter, comme dans le cas grec, trop longtemps la solution d'évidence : banqueroute, au moins partiel et sortie de l'euro. Plus on attend, plus la banqueroute sera importante : la dette grandie et le collatéral rétréçit. On sait cela dans n'importe quel tribunal de commerce. 

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