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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 07:19

Avec des vrais morceaux de Braudel dedans.

Fernand Braudel disait que le financier du XVII° siècle, c'était le type qui avait une réputation, que les bons bourgeois et les riches qui ne savaient que faire de leur argent -parce que l'état ne les imposaient pas ou peu-, allaient voir, pour avoir des conseils.

Ensuite, eux "plaçaient" et lui plaçait surtout sa commission sur la transaction, et finalement, ils perdaient tout. 

 

Variante moderne, la financiarisation de la société :

" L’investisseur met 100% du capital et assume 100% des risques, la banque 0% du capital et 0% des risques. Mais l’investisseur ne reçoit que 21% du rendement de l’indice, selon une estimation sur 45 ans, explique John Bogle.

Par contre, l’intermédiaire financier n’apporte pas de fonds, ne supporte pas de risque, mais reçoit 79% du rendement."

 

Comme il faut rappeler la loi de paretto : 80 % de l'argent est détenu par 20 % de la population (et les 20 % restant, par les 20 % suivants), il faut en retenir que les riches, soi-disant les plus éclairés et instruits de la population sont les plus parfaits couillons.

 

Ils ne veulent pas payer d'impôts et dépenser à leur guise, ils préférent "économiser" et se faire plumer.

Voilà aussi la raison d'être des fonds de pension. Raser à ras les couillons. Si vous voulez faire des économies, soyez gitans : achetez des métaux...

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:29

Une abjecte vipère lubrique vient de jeter le masque, et dévoiler son caractère hideux de sous marin communiste embusqué pour détruire le génial-monde-libéral-démocrate : "Les rémunérations extravagantes doivent être encadrées ou taxées".

Voyons ! Et-le-découragement-des-talents ? il y a pensé le crypto ?

taux-marginal-superieur-irpp.png

 

Voilà un petit graphique pour nous renseigner.

On constate avec raison que le taux marginal d'impôt élevé sur le revenu n'empêche pas le dynamisme économique, mais que les périodes de ralentissement de la croissance correspondent avec des taux marginaux bas. 

On constate aussi l'étroite corrélation depuis 1980 entre la baisse de ce taux et l'effondrement du commerce extérieur.

 

La remise en ordre des USA entre 1988 et 1992 est marquée par une hausse de l'imposition marginale, et s'est traduite, dans les faits, par une contraction du déficit extérieur.

commerce-exterieur.gif Vous vous rendez compte, le drame, si on équilibrait le commerce extérieur, que les riches soient seulement millionnaires, et non plus milliardaires, que les héritiers sans talents soient obligés de travailler...

Le régime communiste dans toute son horreur, et en plus, plus moyen de jetseter à tout va.

 

La "science économique", n'est souvent que la manière de vouloir faire passer des énormités.

 

Le déplacement de la valeur ajoutée au profit des riches, sensé nous mener sur un chemin de roses et de miel, nous méne à la guerre et au bain de sang.

 

Autre absurdité, la composition du PIB chinois :

china-GDP-composition-copie-1.png

L'investissement atteint 45 %, la consommation privée 35 %, la consommation publique 15 %, les exportations 5 %.

La seule chose qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas un miracle économique, mais un gigantesque n'importe quoi, destiné à une casse monstrueuse.

 

Au moins, à l'époque de pinocchio, on voyait tout de suite le mensonge. Quand on voit le nombre de jeunes formés à bac + 5 en "communication" ou en "intelligence économique", on voit la force de persuasion du système.

Le bac + 5 que j'ai connu en communication tenait -mal- le standard, quand à l'inintelligent économique, il était effectivement, comme dans l'émission, chez un fast-food connu.

Grâce à sa formation poussée, il pourra tout de suite repérer le voleur de petite cuillère...


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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 08:13

Je n'ai jamais eu aucune considération, pour les délocalisateurs.

La plupart du temps, ce sont des gens sans aucune intelligence, qui font cela, par goût de la lutte des classes et parce qu'ils ne savent pas compter.

Classe dirigeante "hors sol", ils croient qu'il y aura toujours une solution de repli, où ils pourront mettre au chaud leurs personnes et leurs millions.

 

La palme de l'idiotie revient sans conteste aux industriels qui ont donnés l'exploitation de 97 % des "terres rares" aux chinois, qui maintenant qu'ils sont en monopole augmentent les prix et baissent les quantitées.

Comme les "terres rares" ne le sont pas vraiment, le tir sera corrigé dans 10 ans, quand on aura crée sur les 5 continents, des combinats pour exploiter les ressources locales.

 

Il est loin le temps où les grandes entreprises avaient la prudence de faire vivre sur leur territoire national, deux fournisseurs de leurs produits de base. Ils savaient qu'il ne faut pas être lié.

Pendant 20 ans, les producteurs nationaux n'ont été plus qu'un, puis il n'y eu que deux fournisseurs à l'échelle du continent, puis il n'y a que deux fournisseurs mondiaux, et le comble du malheur, c'est quand ils sont tous les deux chinois, et qu'ils ont décidé -conjointement-, que les prix devaient augmenter, et que si le client n'était pas content, il serait envoyé au piquet quelques jours -ça le ramollirait beaucoup-.

 

Pour le médicament, on vient de s'apercevoir qu'il n'était pas bien de dépendre de l'extérieur, pour deux raisons, les ruptures d'approvisionnement, et le manque de qualité.
Quand la qualité est aux abonnés absents, il est actuellement difficile d'aller ailleurs. Là aussi, le monopole rêgne.

 

En plus, il faut signaler que la concentration du secteur du médicament a été une gabegie : il n'existe plus que des bureaucraties privées, irresponsables et gourmandes, et la recherche réelle est tombée à zéro.

Les meilleures recherches étaient menées dans des petits-moyens laboratoires, où on avait du talent. On les a jeté, pour ne garder que les bureaucrates.

Comme dit le proverbe, il faut séparer le bon grain de l'ivraie, sauf que là, on a gardé l'ivraie et jeter le bon grain. Bon, c'est vrai, dans le proverbe, on n'avait pas précisé ce qu'il fallait en faire...

 

Le dogme libéral est donc entièrement montré du doigt, et les crises monétaires actuelles montrent qu'on se met le "doit" dans l'oeil, et jusqu'au coude.

En effet, on sait très bien que la grêce, en attendant les autres (52 % des français pensent que leur pays fera faillite d'ici 10 ans), ne paiera jamais.

Mais les bureaucraties (privées) remplies de crétins savent que le jour où cela collapse, ils peuvent se chercher un autre emploi.

Pour les plus compromis et les plus célèbres, d'ailleurs, il est à penser qu'ils n'auront même pas cette hantise : à l'allure actuelle, ce sera l'échafaud. Raison pour lesquelles les responsables islandais des banques ne sont plus en Islande.

Même sans échafaud, passer quelques années à l'ombre, ce n'est pas réjouissant, et encore, les islandais n'auront pas pris comme les grecs, 5 plans d'austérité dans la gueule.

Les grecs et tous les austérisés divers n'auront peut être pas la même réaction...

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 15:31

Le double L se confirme, et cela va remettre pas mal de points sur les I. On peut citer les "vertueux" et les libertariens.

Volontiers donneurs de leçons, on nous dit qu'il faut rééquilibrer les déficits, pour ne pas laisser aux zenfans et pitizenfans.

En réalité, le monde est bâti autour de 2 pôles, le pôle des déficits et le pôle des excédents.

Tous les pays en déficits extérieurs, ou presque, ont réduits l'importance de ceux-ci, provoquant un recul important des "vertueux".

 

En réalité, les vertueux ne le sont pas. Ils ont éteints totalement la demande intérieure (Allemagne et Japon), ou s'ils l'ont maintenus, c'est intenable, comme dans le cas de la Chine. La demande extérieure s'est effondrée, elle a été remplacé par de l'investissement intérieur, mais pas par de la consommation.

 

La logique, pour la Chine, c'est que ces investissements sans débouchés subissent un déclin express : directement du neuf à la ferraille.

 

Alors, les fanas de la réduction des déficits sont en fait, des fanas du déclenchement de la révolution.

Quand la base de départ est une misère sociale égale à celle de la grande dépression, vouloir "faire des économies" est explosif.

Explosif à l'intérieur, mais aussi explosif au niveau mondial. Même la Chine n'est pas en mesure de faire face à un effondrement extérieur supplémentaire.

 

La recherche de débouchés extérieurs évitait de se poser la question de la consommation interne, ou plutôt, permettait de se livrer à une guerre des classes et à une chasse au prolo réjouissante.

 

Le revenu, défaillant, avait été remplacé par de l'endettement. Mais le pékin de base n'en peut plus, et le simple encadrement du crédit un peu plus poussé, contrarie le jeu.

Et puis, il vient de redécouvrir le vieux proverbe, issu de la banqueroute de Law "qui paie ses dettes s'enrichit".

 

Le moteur américain de l'économie mondiale souffre d'un problème simple : il est désormais trop petit, et il s'éteint, comme s'éteignent les moteurs secondaires, Britanniques, Espagnols, français.

 

L'empire se délite et se disloque très simplement : le centre n'y croit plus, et la périphérie, qui y croit encore, est paniquée, totalement.

C'est un schéma absolument classique, et qu'on peut voir caricatural dans le cas de l'empire britannique : il a cessé d'exister partout, sauf en Irlande du nord.

L'empire, c'est Detroit, et Detroit, c'est un donut. quelque chose autour, mais au milieu, du vide, et de plus en plus de vide.

 

Non pas que les autorités du centre cessent d'être égales à elles mêmes. Ils font ce qu'ils ont toujours fait depuis 1913 : du quantitative easing.

Mais cette fois, ça ne fonctionne plus.

 

Les autorités des autres pays ont aussi essayé de "sauver", la mise. Mais ça ne fonctionne pas, non plus.

 

Dans la crise de 2008, c'est la fin du commencement, et c'est le commencement de la fin. Les vannes ouvertes des banques centrales et les pays ont permis de consolider une situation, sans pouvoir la relancer.

Aujourd'hui, la classe dirigeante à le goût du suicide. Le pays le plus avancé, le Japon, donne le là.

Il est arrivé au bout du rouleau et au bout de son modèle.

Fukushima, comme Tchernobyl, n'est pas la cause de la crise, c'est son symptôme.

 

Ce n'est pas dans les palais qu'on sauvera la situation, c'est la tenue des ménages et de l'économie réelle. Hors, celle-là a été trop maltraité dans les pays OCDE, et les libertariens veulent encore plus malmener celle-là.

 

Sans doute, si on voulait sauver le système, il faudrait que les excellences mangent leur idéologie, mais c'est simple :

- des secours d'urgences à la population, sans la cantonner aux plus affaiblis, 

- des augmentations de salaires,

- une gestion nationale de l'économie.

 

Sur la vraisemblance de l'évolution, sans doute certains pays vont évoluer dans cette voie, mais certains évolueront dans la voie beaucoup plus simple de la guerre, des massacres et du bain de sang.

Les pays arabes, ont choisis...

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 19:10

Pardon, un réflexe, après le retour sur la scéne médiatique de Strauss-Kahn...

J'ai reçu un petit message (merci à galapiat).

 

"bonjour,message de la poste:

Si vous êtes titulaire de la Carte Visa Premier, vous pourrez retirer jusqu’à
1 500 € (1) maximum sur 7 jours glissants.

- Si vous êtes titulaire de la Carte MasterCard, vous pourrez retirer jusqu’à 1 000 € (2) maximum sur 7 jours glissants.

- Si vous êtes titulaire de la Carte Bleue Visa, vous pourrez retirer jusqu’à 1 000 € (2) maximum sur 7 jours glissants.

- Si vous êtes titulaire de la Carte Réalys, vous pourrez retirer jusqu’à 800 € (3) maximum sur 7 jours glissants.

1) Au lieu de 3 000 € jusqu’au 31/07/2011.
(2) Au lieu de 1 500 € jusqu’au 31/07/2011.
(3) Au lieu de 1 000 € jusqu’au 31/07/2011.

cordialement"

 

Une petite musique de circonstance :

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 19:13

Certains tireurs d'alarmes sont marrants. Ils se fourrent le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.

Ils ne connaissent même pas l'histoire de leur pays.

Les petites villes médiévales (3 000 à 5 000 habitants), les villages se sont vidés, et les "survivants" ont détruit méticuleusement l'immobilier abandonné.

ça ne valait rien, et les matériaux valaient plus que l'immeuble.

Detroit vit déjà cette évolution. Le voisin rachéte la maison pour 1 $, la démolit et met le terrain en culture.

 

Je vois aussi cela sur les routes dans ma campagne. Insensiblement, les bactéries bouffent un goudron qui n'est pas remplacé. Sur certains tronçons, j'ai moi-même mesuré un rétrécissement de 3 mètres en 30 ans.

 

Il est certain qu'on construit trop à l'heure actuelle, mais la tendance n'est pas durable. Ce sera aussi vite détruit que cela a été construit.

A la fin de l'époque romaine, les villes se sont concentrées et élevées. 

Les USA ont vu disparaitre des millions d'habitations, sans que cela change la physionomie du marché immobilier, qui dépend de l'emploi.

Les dernières tornades, meurtrières, ont tuées 124 personnes, dont 119 pauvres qui vivaient dans des mobil-homes (ils auraient mieux fait de vivre dans des grottes).

Les catastrophes "naturelles" tuent surtout les pauvres. simplement parce qu'un mobil-home ne résiste pas à une tornade.

C'est dans l'ordre des choses, le pauvre, ça meurt précocement.

 

J'ai reçu sur ma boite mail une pib de trend corner. Ils propsoent des remorques à vélo. Toute la jeunesse de mes grands parents...

Encore un signe de nouvelle économie...

 

Le pic pétrolier portait la crise immobilière en germe. Le choc est inégal suivant les pays, mais il a un trait commun : il vide les goussets...

La loi de Paretto, a un trait commun. Elle peut reculer. De tous temps, il a existé des gouvernements qui agissaient contre.

Sur les murs des pyramides même, il y a des histoires de pharaons qui dépouillent les riches.

C'est l'antique alliance du roi et du tiers état, c'est l'histoire de papa-doc s'appuyant sur 500 000 macoutes contre la bourgeoisie métis.

 

Bien sûr, la bourgeoisie à toujours la même réplique. Elle essaie d'acheter le type au pouvoir. Si elle ne réussit pas avec papa-doc, elle réussit parfaitement avec baby.

Elle a parfaitement réussi à acheter le PS.

A la longue, d'ailleurs, elle finit toujours par réussir. Mais souvent, c'est dur.

ça ne dépend pas de la structure du pouvoir, mais de la personnalité du détenteur du pouvoir.

Un Louis XIII lutte très bien contre la loi de Paretto. Il a une patience courte, une épée longue, des cachots profonds, et l'habitude de vider les goussets des financiers...

Louis XIV aussi, aura pour habitude de dépouiller les puissants.Ils emprunte beaucoup, et rembourse parfois...

 

La justice aussi s'égalise. Aucun roi n'avait réussit à arrêter les duels, malgré des édits annuels, Louis XIII le fit. Il fit exécuter sans faiblir les duellistes, établissant une fois pour toute le caractère dissuasif de la peine de mort APPLIQUEE.

C'est à cette époque que nait l'absolutisme : la noblesse n'est plus au dessus des lois... Riche idée, qu'on ferait bien d'appliquer de nouveau en France.

 

Les chocs économiques ne sont pas synonymes, forcément d'explosion des inégalités. Mais un choc économique avec explosion des inégalités finit toujours mal. C'est le sens du mandat du ciel confucéen.

 

A l'image du 14° siècle, le 21° est une période de transition, avec des mentalités qui se cramponnent aux idées antérieures.

Il y a, de toute éternité, deux alternatives, et non un TINA. TINA, c'est accepter la loi de Paretto dans sa brutalité, l'alternative, c'est de la refuser.

Vouloir continuer Paretto à l'heure actuelle, dans un contexte de mutation profonde, c'est suicidaire. Mais régulièrement, les élites se suicident. C'est aussi régulier que la loi de Paretto.

 

Nous vivons des alternances entre application de la loi de Paretto et période de fin de mandat du ciel.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 07:59

Comme je l'ai rappelé, 80 % des avoirs financiers sont concentrés sur 20 % de la population, et ces 80 % eux mêmes, sont notoirement concentrés sur 1 % de la population.

Le "pitizépargnan", dont se gargarise les gouvernements et auquel croient certains n'existe pas.

60 % de la population a très peu devant elle, et même une dépense comme payer le permis de conduire aux enfants est très dur. Voir impossible.

Seulement on est passé par l'escroquerie giscardienne de la "classe moyenne" ou couillonométrie intégrale, qui fait croire à celui disposant de 2500 euros par mois, ou de 10 000, 100 000 ou même 200 000 euros, comme "riche".

 

Juppé tailla dans les privilèges de l'assurance-vie : il tailla ceux qui concernait les petites gens (les 1000 à 1750 francs de réduction d'impôts), et conserva ceux qui intéressaient les gros : l'exonération des droits de succession.

 

La réduction de l'IRPP, qui concerne partout uniquement les gros contributeurs, a eu des effets économiques indéniables, qui démontre le "génie" de la classe dirigeante :

- bulle boursière, le cac monta jusqu'à 6 900 pions, le dow jones à 14 000, et on se rappelle tous l'explosion des dot.com et la déconfiture de France Télécom,

- bulle immobilière,

- bulle des dettes publiques, logées dans l'assurance-vie.

 

Donc, grâce à ces réductions d'impôts, concentrées sur les hauts revenus, on a pu connaître la joie des bulles, causée par la possession par certains d'un argent dont visiblement ils ne savent que faire, et n'ont pas le talent nécessaire pour en faire quelque chose d'utile.

Ceux qui ont le talent appartiennent rarement à la classe dirigeante par la naissance, et se contentent d'y accéder. Pour eux, un taux fort d'imposition n'est pas gênant. Il l'est simplement pour les héritiers.

 

Pire, l'effet sur leur appétit et leur cupidité est renforcé. On parle beaucoup de salaire maximal à l'heure actuelle.

Le meilleur moyen d'arriver à un salaire maximal, c'est la tranche d'impôt à 90 %, voir, à 100 %, voir à 110 %.

ça calmerait beaucoup l'appétit de certains.

 

Intéressons nous à une autre partie de la classe dirigeante, le personnel médical.

On peut noter, chez eux, deux problèmes. La tendance à s'installer dans les grandes villes, et une cupidité transcendantale, elle aussi, venue de leur milieu, allié à une incompétence et une stupidité crasse dans leurs placements.

Le fait que certaines escroqueries immobilières aient été ciblées sur ces professions est emblématique.

On peut être médecin compétent, et con comme une valise sur d'autres plans...

Gros revenus, égo souvent surdimmensionné, capacité en matière d'appréhension des finances souvent inférieure à celle d'un ouvrier avec un CAP (ben eux, ils savent compter, par obligation).

 

Ils demandent, -encore- des hausses de tarifs. Eux aussi ont besoin d'un taux d'imposition à 90 %.

Cela aurait trois effets positifs.

-Les finances de l'état s'en sentiraient mieux, et même beaucoup mieux,

-Les finances de la sécurité sociale s'en sentiraient aussi mieux,

-Les finances de la population s'en sentiraient aussi beaucoup mieux.

 

En effet, inutiles de rappeler que ce sont des métiers à très haut pouvoir d'achat, mécaniquement, l'état peut taper au portefeuille, et quand on atteint un taux d'imposition de 90 %, l'intérêt d'une hausse des tarifs à 25 euros, devient subsidiaire (en un mot, ça leur couperait l'appétit et la chique).

Inutile de rappeler aussi, l'inflation des mutuelles.

 

Pour ce qui est de la démographie médicale, vivre dans une petite ville ou en campagne deviendrait subitement beaucoup plus attractif, eu égard aux prix immobiliers.

Qu'on ne me retorque pas "durée des études", c'est idiot aussi.

Un système de santé efficace n'a pas besoin de médecins "généralistes" "spécialisés" à 9 ans d'études.

C'est une dérive complète du système, Un système de santé efficace  a besoin d'un système de quadrillage du territoire, que ce soit par généraliste ou dispensaire, qui sachent soigner la bobologie et faire les soins courants concernant 90 % de la médecine et orienter 10 % des cas plus complexes.

Ce dispositif est souvent peu coûteux.

 

C'est pour cela que certains pays du tiers monde arrivent à des résultats très corrects en terme d'espérance et de qualité de vie, avec des médecins formés 3 à 5 ans.  

 

La loi de Pareto, si elle semble stable, en réalité, ne l'est pas. Arrivé à un certain stade de concentration, l'économie, le pays, explose et redistribue de manière variée.

Ce peut être une crise économique gigantesque, ce peut être révolutionnaire, ce peut être des massacres, comme la Saint-Barthélémy.

Selon Pierre Miquel, qui y a consacré un ouvrage monumentale, 10 % des français, mais 50 % des classes dirigeantes choisissent la réforme.

Le Paris du 24 août 1572 (et une bonne partie de la France, le massacre se déroule pendant trois mois, et c'est "une saison, plus qu'une date") est théatre d'une violente redistribution des richesses, sous couvert religieux.

La paix ne se rétablit qu'en fin de siècle. Mais on peut observer un phénomène complet de renouvellement de classe dirigeante. L'ancienne a quasiment disparue dans les combats et les massacres, et une nouvelle poussée de sêve l'a renouvellé.

Des gens, effectivement fort capables, (que ce soit au niveau administratif, militaire, agricole et industriel), eux, mais "mal nés" ont pénétrés tous les niveaux de la société.

 

Toujours est il, que, tant au niveau immobilier qu'au niveau financier, les pertes vont être concentrer sur le 1/5 de la population les plus riches.

C'est bien ce qui emm...iele les gouvernements...

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 14:11

Le FMI a adressé ses félicitations à l'Irlande, donc, logiquement, l'Irlande devrait être en révolution sous peu.

C'est la règle "PatrickReymond", quand le FMI félicite, c'est que ça va chier sous peu.

Je vous rappelle les félicitations du FMI à :

- la Tunisie,

- la Libye,

- l'Egypte.

 

Pas étonnant que le directeur du FMI ait cru "séduire" (en l'espace de 2 secondes, admirez la performance), une femme de chambre.

En le voyant, elle a fait une moue de dégoût, ce qu'il a pris pour une invitation. 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 13:21

nomura.jpgEn Europe, seule la Germanie a effacé la crise de 2008. La France repart un peu, mais pas les autres. La logique en est simple, hors l'industrie, pas de salut.

Encore ce résultat n'est il obtenu, que dans le cadre d'un "quantitative easing" qui maintient Japon et USA légèrement hors de l'eau.

Pour ce qui est des recettes des états, elles s'effondrent, et ce ne sont pas des dépenses superflues qui sont en cause, mais la stagnation des revenus des simples gens.

On peut pousser aussi plus loin le bouchon : les 20 % du PIB US provenant des activités bancaires sont de simples chiffres sur un bout de papier. Ils ne reflètent absolument pas un état réel de l'économie.

Dans ce contexte, la panique sur la dette des états n'a pas lieu d'être. Les dettes d'états sont la seule chose empêchant le grand plongeon.

Les élites, si elles avaient la moindre once d'intelligence, monétiseraient en douce les déficits courants du budget, en faisant fonctionner la planche à billet au profit des états, et non des plus riches.

 

En réalité aussi, on s'aperçoit à la lecture de ces graphiques de moyenne période, qu'il y a un double problème. Celui des pays productifs et celui des financiers.

Les pays productifs, comme l'Allemagne et le Japon, sont en crise depuis 20 ans, car le mécanisme de l'endettement est cassé.

Les pays aux endettements monstrueux avaient un mécanisme de l'endettement, mais plus d'industrie.

 

La solution est simple : une réindustrialisation au niveau mondiale. Pour faire fonctionner la machinerie économique, les états ONT UN DEVOIR, de remplir le réservoir de temps en temps, pour faire fonctionner la machinerie économique. Ce devoir s'appelle la création monétaire, à son profit.

Car on s'aperçoit de quoi ? Quand l'endettement disparaît ou piétine, la monnaie disparaît ou piétine.

 

Bien entendu, dans ce contexte, la place du financier devient inconfortable au mieux, et inutile au pire.

A l'image de l'URSS, on peut très bien imaginer des projets financés directement par les états. Comme je le dit toujours, un financement destiné à des dépenses d'investissements sont peu inflationnistes.

Les dépenses destinées au fun le sont. Le quantitative easing, c'est du fun.

 

La politique pro-bancaire est une politique de protection des branleurs.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 19:05

110 milliards à la Grèce, c'était trop court et inutile.

La Grèce va... faire maigre (je l'avais déjà sortie celle-là) et surtout faire faire maigre à ses créanciers.

Bien entendu, comme on ne va pas aller au fond des choses tout de suite, on va épuiser toutes les mauvaises solutions avant de passer à la bonne : la banqueroute.

 

Messieurs les créanciers, vous l'aurez dans le ... (censuré). Bon, une minorité trouvera ça agréable, mais pas majorité de la population.

Bien entendu, si le barrage tient encore, ou qu'on tente de le faire tenir, c'est pour la simple raison que la banqueroute grecque va tout emporter, veaux, vaches, cochonzet couvées, union européenne, BCE, dollar US, euro, bref, patatra en long, large et travers.

 

Faut il le rappeler, en droit privé, une entreprise est obligée de déposer le bilan, si elle est en situation de le faire, faute de quoi la banqueroute est qualifiée de frauduleuse.

 

Relions la crise financière à la crise énergétique : les disponibilités se réduisent, les besoins et liquidités augmentent.
Le clash est inévitable.
Quelqu'un m'a qualifié de Malthusien. Faux raisonnement.

Les sociétés humaines connaissent des effondrements démographiques à intervalles réguliers. Ils ont été d'ampleurs inégales, allant de 10-15 % à 99 %.

En France, le dernier (hiver 1709) a été de faible ampleur, seulement 3 millions d'habitants perdus sur 20 millions. 

La Chine perdait couramment la moitié de sa population. La conquête mongole fut une de ces occasions.

La dernière catastrophe démographique est le massacre de 50 millions d'habitants pendant la révolte Taï-Ping. Les massacres "localisés", de dizaines de millions de personnes font de l'holocauste une chose bien petite. 

C'est d'ailleurs, souvent une politique voulue de faire baisser la pression, en faisant baisser le nombre de la population.

 

La déplétion pétrolière, puis gazière et charbonnière, sans oublier celle de l'uranium, est gérable. Mais elle suppose des gouvernants à la hauteur de la transition, et non pas la bande de charlots occidentaux, attachés aux dogmes d'une société qui finit, et non à la réalité.

 

Comme je l'ai déjà dit souvent, nous disposons de tous les éléments pour gérer une transition. Mais sans l'économie de marché actuelle.

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