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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 20:15

Selon l'ONU, une catastrophe complète va s'abattre sur l'économie de marché, et accessoirement pourra doubler la production agricole, d'ici 2020.

C'est, ni plus, ni moins que l'agro-écologie, qui va faire prendre une crise cardiaque à Wall Street, à Monsanto, aux néolibéraux en tous genres.

Pas d'intrants, agroforesterie, indépendance vis-à-vis du marché... On devine les sueurs froides que ce genre de bêtises doit donner aux tenants du monde actuel.

 

En réalité, il s'agit surtout de régler une question idéologique : on ouvre, ou pas, les frontières. La petite paysannerie ne peut rivaliser face à l'agriculture industrielle, mais celle-là se sent mal actuellement, sans pénurie de pétrole, mais à cause simplement de son renchérissement.

 

En fait, la plupart des pays peuvent accéder à l'indépendance alimentaire, et ceux qui ne peuvent couvrir un minimum de 80 % sont plutôt rares.

Mais il y faut une politique globale.

Le Malawi est emblématique. En famine au début du siècle, son rendement agricole est passé de 500 kg de céréales à 1.2 tonnes à l'hectare, et le pays veut passer à un rendement de 3 tonnes.

Il s'agit surtout, d'utiliser la haie, objet de haute technologie. Ceci permet aussi de créer moults emplois, ce qui, dans l'optique actuelle, est une hérésie.Pourquoi pas le plein emploi, pendant qu'ils y sont !!!

 

Il faut partout, beaucoup de chômeurs, pour peser sur les salaires de ceux qui restent.

Bien entendu, cette optique est la condamnation de la politique des 50 dernières années...

 

Autres lieux, autres moeurs, l'Argentine, de plus en plus en rupture, vient d'interdire l'importation des poupées Barbies et accessoirement de 45 000 autres produits, pour réduire les importations de 45 %.

 

Au lieu, donc, de crever de faim et de demander des prêts aux banquiers pour couvrir le déficit commercial, certains pays donc, font dans la fantaisie, parlent de nourrir leur population et de l'approvisionner en tout, en interne...

 

Des bolchevicks, des fascistes, je vous dis, dont la représentante blonde et première des sondages en France est absolument horrible.

Car en effet, le système est si parfait que tel le moloch, il demande son lot de victimes, et que c'est normal.

Mais, par contre, vouloir rompre avec le système fait de vous un extrémiste. En réalité, c'est le système qui est extrémiste, fasciste et bolchevick et qui agresse la population...

Il a dissous la réalité, le peuple, et les nombreuses victimes qui en perdent la vie sont tout bonnement responsables de leur sort...

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 18:58

La première ministre d'Islande a été "déçue" que le nouvel accord entre gouvernement islandais, néerlandais et britanniques soit soumis par le président à référendum.

Le premier réflexe des politiciens est de vouloir entuber le populo, mais ça ne peut pas fonctionner si on est obligé de lui demander son avis.

Le président islandais, lui, à l'air de prendre goût à entuber la classe politique.

 

Malgré les sondages parus dans la presse pravda, il est fort peu probable que les islandais votent pour un servage de 35 ans minimum, alors qu'ils n'y sont pour rien, que les responsables ont été peu inquiétés, et résident pour la plupart, au Royaume Uni, où ils jouissent d'une fortune considérable mais mal acquise.

 

On en revient au "que va t'il arriver ensuite ?". Le retour à la démocratie n'a rien d'automatique, et Hitler a été précédé par un autre dictateur : Bruning, féru aussi de dépouiller le populo pour cause d'équilibre du budget.

Pour JC Trichet, dont l'honneêêêteté est  bien connu et dont la rémunération est de  345 000 euros, "augmenter les salaires serait une bêtise", car cela "minerait les efforts de la lutte contre le chômage".

Visiblement, on n'a pas bien vu ses effets ces deux dernières années.

Bien entendu, que la crise soit causée par le blocage des salaires et le recours à l'endettement ne lui est même pas venu à l'idée.

 

Donc, la tyrannie antique, ou sa forme plus moderne genre "dictature du prolétariat", consiste à mettre dans le marigot de l'oligarchie un plus gros crocodile encore, qui les dévorera tous.

Le tyran, dans son acception antique, est le "protecteur et bienfaiteur du peuple".

 

Bien entendu, certains seraient tous à fait content, comme Kadhafi, de s'en tirer par une hausse des salaires, et il a déjà promis des prêts sans intérêts et sans garanties, autre forme de la distribution d'argent .

 

Maintenant, ça ne va plus, maintenant ça ne va plus...

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 14:42

C'est à la prière d'un internaute que j'écris cet article. Il me demandait, qu'en est il de l'assurance-vie ? 

Il faut replacer ça dans son cadre historique, vieux de plus de 5 siècles.

 

Dans les sociétés inégales, le patrimoine et l'argent s'accumule entre les mains de certains. La noblesse catholique résolvait le problème en dépensant tout et même au delà.

La Duchesse de Guise disait qu'elle n'avait que ses dettes pour vivre, mais qu'elle ne pouvait pas réduire son train de vie, car on l'aurait cru ruinée.

La bourgeoisie qui ne se noblifie pas a, selon Braudel, un gros problème. Comment placer son argent. Car aujourd'hui, c'est un poncif de dire qu'il faut placer.

D'abord, il n'y a pratiquement pas de débouchés à l'épargne.

La terre rapporte 2.5 %, les biens d'équipements comme les moulins, un peu plus, mais le problème c'est que ce sont des biens patrimoniaux dont on hérite des parts, mais qu'il est très difficile d'acquérir.

Prêter au roi rapporte plus, de 3 % à 5 %, mais celui-ci à tendance à se livrer à des "haircuts" à répétition, quand il n'annule pas tout simplement les dettes.

Le commerce colonial consomme beaucoup de capitaux. Mais on apprend dans les livres d'histoires que les navires ont une fâcheuse tendance à ne pas revenir d'Afrique, d'Amérique ou des Indes.

Toujours selon Braudel, le seul qui s'enrichisse, c'est, déjà le Madoff de l'époque, qui vend des placements aux autres, et prélève sa dîme au passage. Keynes fera la même constatation.

Dans tous les cas de figure, il y a celui qui prend les risques, et celui qui touche la commission.

 

Après la mise en place de l'état bourgeois au XIX° siècle, on voit apparaitre la rente. Les rentiers ne veulent pas de finances en équilibre (en France, seules 7 années du XIX° seront excédentaires ou équilibrées), mais d'un déficit pas trop élevé, qui leur permettent de placer leur argent, d'en avoir un certain rendement, sans remettre en cause leur capital. 

Ce siècle sera leur apogée, car ils peuvent placer, mais aussi accumuler le métal. L'or et l'argent, en quantité quasi symbolique jusqu'au XVIII°siècle, voient l'exploitation et la production exploser.

Ils peuvent tout à fait, à la fois placer dans les fonds d'état, accumuler les écus et placer à l'étranger.

 

On arrive ainsi à 1914. La bourgeoisie s'est vu comblée par le versant ascendant du "pic de hubbert", appliqué à la production d'or.

Le XX°, lui, voit la situation se détériorer. D'abord le freinage de la production d'or est patent. Si elle progresse encore, on est très loin de l'envol du XIX° siècle (elle a au moins été multipliée par 10).

Aujourd'hui, la quantité annuelle produite (2500 tonnes), devient modeste par rapport aux stocks (120 000 tonnes), soit un taux de croissance de 2 %, qui correspond aux médiocres années du 17 et 18° siècles. La croissance est aussi une croissance des stocks d'or.

A la fin du XVIII° siècle, les stocks mondiaux sont modestes, de l'ordre de 2000 tonnes. N'importe quelle ruée vers l'or gonfle la masse d'or de manière importante.

 

1914 portera le coup fatal aux placements financiers "sans risques", comme les fonds d'états et les placements à l'étranger.

C'est aussi que la période 1815-1914 est, à l'échelle de l'humanité fort pacifique. Au contraire des siècles précédents, toujours en guerres, les états européens continueront à la faire, mais en pointillé, de temps en temps, quelques mois, pour ne pas perdre la main, mais on sent très bien partout, le volcan social dont les guerres de la révolution et de l'empire ont fait prendre conscience.

Quand aux conflits coloniaux, ils seront vite réglés, le différentiel de civilisation et d'équipements militaires feront que des très "petits paquets", suffiront à conquérir des territoires que les populations et les états auront interdits aux occidentaux les siècles passés.

La guerre de 1904 en Namibie, par exemple, est réglée par un tout petit corps expéditionnaire, mais abondamment doté de mitrailleuses Maxim.

On en revient toujours à la même recette : écraser le maximum d'ennemis au minimum de coût. Les guerriers européens de l'époque sauront faire et éviteront de se marcher sur les pieds...

 

Comme le XX°siècle sera beaucoup moins pacifique que le XIX°, la bourgeoisie va être déclassée, la monnaie n'est plus convertible, si la dette a explosé de 60 milliards à 300 en France, la monnaie va perdre 80 % de sa valeur, et les placements à l'étranger, évaporés. De 45 milliards de francs or, il ne reste que 15 milliards en 1920 (1.5 en 1945), les emprunts russes sont les plus connus, mais les emprunts austro-hongrois et ottomans subiront le même sort que les empires auxquels ils étaient liés.

 

Comme on a la trouille de la révolution politique, que les morts, les invalides, les veuves et les orphelins peuvent difficilement être taxés, on prendra aussi l'habitude de monétiser le déficit.

La France entre en guerre en septembre 1939, pour en sortir en 1962, et même largement plus tard...

Contrairement à ce que dit Giscard, l'inflation des années 1950 n'est pas causée par les avances automatiques de la banque de France à l'état, mais par l'état de guerre permanente. Si tout le monde connaît la seconde guerre mondiale, personne ne pense qu'elle a été immédiatement suivie par la guerre d'Indochine, puis par la Guerre d'Algérie.

La France a aussi vécu, comme l'URSS l'éclatement de son empire, et ne l'a pas accepté plus que les empires précédents, elle n'a cédé que contrainte et forcée.

 

Pour Giscard, en 1973, "il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'il soit émis par une entité privée ou publique. "

En d'autres termes il s'agit de donner à la bourgeoisie les titres du XIX°siècle dont elle était friande, pour asseoir son hérédité.

 

1973, comme Maastricht, comme le reste, répond aux attentes de la bourgeoisie : du déficit; mais pas trop, pour donner aux garnements cocaïnomées qui sont leurs enfants, la domination sociale à laquelle ils ne peuvent pas prétendre du fait de leur incompétence.

Il n'est pas anodin que la loi du 3 janvier 1973 ait été introduite par le couple Pompidou-Giscard, elle leur ressemble beaucoup.

L'assurance-vie, c'est en gros cela. C'est un outil de domination et de diffusion de la dette publique, d'un peu de dette privée, et de quelques actions.

 

Bien entendu, comme toujours, aucune domination n'étant éternelle, cette tentative de domination se cassera les dents sur certaines contraintes :

- les budgets ne sont plus compressibles à partir d'un certain point, comme démontré par les cas argentins et russes, et on finit par trouver des hommes politiques ambitieux, plus préoccupés par le goût du pouvoir que par l'argent,

- Les masses finissent par se révolter, même si cette fois "c'est impossible", la bourgeoisie poussera toujours plus loin jusqu'au point de collapsus, l'appétit du lucre, comme la bêtise, sont infinis,

- les contraintes physiques : pic de tout, et même quand la production progresse encore, comme le cas de l'or, ça devient ridicule en vérité (2 %), pour satisfaire les appétits, Le XIX° siècle a été complètement atypique, par le gonflement extraordinaire de la masse d'or disponible,

- sentiment classique de "fin de règne", où, tout bêtement, les gens ne croient plus au système, et aucun système n'est capable de fonctionner sans confiance.

 

Même l'URSS sous Staline tournait avec le sentiment profond d'une amélioration phénoménale des conditions de vie de la population.

Quand les allemands envahirent l'URSS, le sentiment de la population était que "cette fois, nous aurons les moyens de nous battre"...

 

Le cas égyptien, comme le cas tunisien, est emblématique.

Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées, il faudra, comme a dit je sais plus qui, "cultiver son jardin..."

Les activités inutiles des branleurs vont disparaître, et vont rester, ou renaître les activités de production.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:33

On se croierait dans les années 1920 à 1950.

Un bruit que faisait courir les dirigeants soviétique était celui de la découverte "Kolossale" de gisements d'or, qui résoudrait tous les problèmes...

Aujourd'hui, c'est les doryphores qui nous le ressortent (faut donc croire qu'on est dans une merde noire), avec la découverte de 15 tonnes d'or, et 2 700 000 de cuivre, de l'argent et du zinc. Le tout pour la somme fabuleuse de 9 milliards d'euros.

 

Visiblement, on l'aura bien compris, le total reste dérisoire vis-à-vis de la situation économique générale, et que, même colossale, cela n'aménerait que la "Dutch disease" à s'abattre sur l'économie concernée...

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 19:30

L'empire perd une de ses marches.

Le moyen orient, désormais, lui échappe de plus en plus. D'abord le gouvernement libanais a été démissionné, la Tunisie a chassé son président, puis son gouvernement, l'Egypte s'enflamme, ainsi que la Jordanie, et Rand Paul veut serrer le kiki à Israël, en lui coupant les crédits.

C'est désormais clair, le pentagone perd la main, certains veulent lui couper 500 milliards de $ de crédits.

 

Il est évident aussi, que les communautés, privés d'emplois, de produits, de pétrole (sous toute ses formes), manquant d'argent, le signe de la réussite ne peuvent plus croire au système, sinon, il ne leur reste plus que le suicide.

Or, quand tout le monde est atteint, à des degrés différents, il est difficile de faire porter le chapeau aux victimes.

Les victimes, désormais, sont trop nombreuses pour être marginalisées et criminalisées.

 

Ils ne peuvent plus croire à la bienfaisance du système et au contraire, ne peuvent plus QUE croire à sa malveillance, et à son caractère surréaliste.

 

Qui peut croire, désormais, que le système gère la crise tunisienne ? Ou même la crise Egyptienne ? D'ailleurs, la maturité politique tunisienne est éclatante. Ils ne veulent pas du benalisme, même sous une forme "Canada dry".

 

2011 va être l'année de la "Grande accélération", le mouvement va devenir visible à tous. Un lecteur me dit que la faim ne va pas être le détonateur. 

Pas partout, pas avec la même intensité, mais dans le bouillon de sorcière qui bouillonne désormais, elle est une composante importante, et elle est capable de faire tomber bien des dominos.

 

Qui va rester intact ? Pas les pays occidentaux, trop abîmés. Trop égoïstes comme l'Allemagne, trop problématiques comme la Chine, trop atteint de "Dutch Diseases", comme les pays miniers.

Le Brésil a une croissance équilibrée. On peut miser sur un cheval Franco-allemand, trop proche pour se désolidariser, surtout quand l'UE aura capoté, sur la Russie, qui bien qu'atteinte de "Dutch disease" est trop riche pour véritablement capoter.

Et puis, c'est bien connu, le génie russe ne s'exerce réellement que dans la catastrophe...

 

Le début du siècle va donc être celui des môles de résistance qui résiste à la tempête. Bien entendu, cela ne veut absolument pas dire que ces môles feront l'économie d'un coup de torchon...

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 16:08

Je reste stupéfait et interdit de la stupéfaction générale concernant le RU.

Il parait que personne n'avait vu arriver la récession du 4° trimestre, elle était pourtant évidente.

Comment une austérité pourrait restaurer la croissance, même avec une forte baisse de la monnaie, dans un pays désormais quasiment sans industrie, après qu'une mégère privée de ses capacités mentales l'ait détruite avec un sadisme inégalé.

C'était pourtant lumineux, pour détruire la classe ouvrière, il suffisait de détruire l'industrie...

 

Pour le BIT, tous les clignotants de l'emploi au niveau mondial sont au rouge. L'emploi, quand il est là, est précaire quelque fois dans des proportions de 80 %.

Pendant ce temps là, d'autres gens aussi très limités intellectuellement parlant, jugent "inéluctable", la hausse des prix des produits agricoles.

Un ministre qui se borne à constater, ça ne sert à rien, on peut donc très bien économiser la dépense.

Pour sauver le marché, on parle d'interdire l'interdiction des exportations... Et non de l'autonomie alimentaire maximale, qui seule, en réduisant l'appel au marché pour un surplus négligeable, serait la seule piste de travail adéquate.

On voit tout de suite ce que pourrait donner, par exemple, un président Moubarak annonçant à la télévision un doublement ou triplement du prix du pain...

 

En Tunisie, la lutte des classes continue. On a remplacé les caciques du RCD, par des chefs d'entreprise. Notamment par un directeur de banque. Donc le merdier devrait empirer.

En Egypte, tout baigne, c'est tellement calme que le pouvoir coupe internet.

 

Le problème est facile à cerner, c'est un problème social et un problème d'approvisionnement.

La part des français disposant d'un potager est passé de 32 % à 42 %, il devrait évoluer encore à la hausse.

J'ai découvert aussi un nouveau front de lutte des classes. Un retraité m'a dit que ses parents, paysans,  s'en sortaient beaucoup moins bien que les habitants de tel endroit, jardiniers, et qui  n'exploitaient que 5000 M2...

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:20

Les régimes arabes sont des régimes assiégés. La Tunisie a cédé en premier, Ben Ali a été éjecté sous la coupe des américains, mais il apparait que la manoeuvre, qui s'apparentait au remplacement de Bourguiba par Ben ali justement, foire.

Parce que le monde, justement, n'est plus celui de 1987.

 

Les fils Moubarak seraient en fuite voyage. Là aussi, la fin de régime se profile. Le président est vieux, sa succession, prévue pour son fils, rencontre des difficultés, y compris dans les cercles de pouvoir, et les manifestations sont musclées.

Là aussi, inexistence des islamistes quand vient la vrai contestation. La vraie contestation est sociale. 

 

Là où les occidentaux se trompent complétement, c'est que c'est leur propre sphère d'influence, leurs protectorats qui prennent l'eau, et non le monde adverse, comme dans le cas du communisme.

D'ailleurs, il est significatif qu'en Tunisie, le seul parti qu'on ne tente pas de réintégrer dans le jeu, c'est justement le parti communiste. Il faut se rendre à l'évidence, si le communisme apparait obsoléte, l'avenir sera communiste.

Sinon, il ne serait pas poursuivi avec autant d'acharnement.

 

Le cas tunisien est emblématique, le "dictateur", n'était que le gauleiter local du FMI, et les "succés" économique n'étaient que du tripatouillage statistique.

" les dures réalités économiques et sociales sous-jacentes aux interventions du FMI sont la forte hausse du prix des denrées alimentaires, des famines au niveau local, des mises à pieds massives de travailleurs urbains et de fonctionnaires, ainsi que la destruction des programmes sociaux. Le pouvoir d’achat à l’échelle nationale s’est effondré, des cliniques médicales et des écoles ont été fermées, et des centaines de millions d’enfants sont privés de leur droit à un enseignement primaire ."

 

En Tunisie même, tout commence, car " Si ce processus de changement de régime devait être mis en œuvre pour le compte d’intérêts étrangers, le nouveau gouvernement mandataire assurerait sans doute la continuité du programme politique néolibéral ayant servi à appauvrir la population tunisienne."

 

Jusqu'ici ça va...

 

Quand à Bourguiba, il avait été éliminé pour avoir choisi, en fin de compte, son peuple : " Après le désaveu du président Bourguiba, la hausse de prix du pain a été annulée. Bourguiba a congédié son ministre de l’Intérieur et a refusé de se conformer aux demandes du consensus de Washington."

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 15:56

- 3 % aux Zétazunis,

- 1.5 % en Europe,

- 6.5 % dans les pays émergents, dont 9.5 % en Chine. Puisque c'est le éfémi qui le dit, on peut avoir confiance, la preuve :

Il est donc logique, qu'au bord du gouffre, nous fassions un pas en avant, et qu'à l'arrivée du mur, nous accélérions.

Le prix des denrées alimentaires est au plus haut, et contrairement à ce que m'a dit un internaute, il n'y aura pas que le prix de la baguette touchée.

Il est loin le temps où le français se nourrissait de pain et de légumes, il se nourrit aujourd'hui d'aliments carnés, venus d'élevages en batteries, très dépendants du prix des entrants, dont les céréales...

La plupart d'ailleurs, des céréales produites en France et dans les pays industrialisés sont d'ailleurs destinées à l'alimentation animale, la seule exception dans cette affirmation étant la Russie, (et plus largement les pays de l'ex-URSS), qui ont sacrifiés depuis 1991 leurs élevages, au profit d'une céréaliculture extensive, qui n'utilise même pas toutes les terres disponibles.

On peut citer aussi un autre pays roi de la croissance, l'Algérie (11500 émeutes en 2010).

 

Pendant ce temps, nouvelle du monde : la Chine veut aussi faire la recherche et le développement, c'est d'autant plus facile que c'est elle qui a les usines. Les autres pourront aller se faire tailler un costard.

Les larbins, pardon les cadres, vont donc aussi basculer progressivement dans la contestation. Comme c'est le cas aussi aux USA.

 

USA, 20 % des adultes souffrent de troubles psychiatriques et 50 % des enfants. Ceux qui sont sains d'esprits sont faciles à reconnaitre, ce sont les bikkers vendeurs de metamphétamines sur le bord des routes...

 

Jusqu'ici ça va...

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 13:51

Un jour, j'ai bien rigolé à écouter l'éloge de l'ancien régime que faisait certain.

Visiblement, ils ignorent totalement le point de délabrement des choses qu'avait atteint le système.

Si Louis XV a été capable en 1770, de raconter la révolution française à son cousin le roi d'Espagne, qui lui proposa l'invasion par l'armée espagnole, certains ont fait de Louis XVI, un roi qui n'a jamais existé.

Les conventionnels ont supprimés les facultés de droit, et pour cause, ils en sortaient pratiquement tous. Une semaine suffisait pour arracher un diplôme, et pour masquer le vide, on les obligeait à rester quelques années APRES le dit diplôme.

Les médecins n'ont rien à envier aux médecins de Molière, même si après 1774, un certain progrès se fait jour. Mais ils sont tellement infectés par la religion et non par la science, que même Marat n'arrivera pas à empêcher l'abolition de toutes les facultés de médecine.

 

Quand les choses se délabrent, souvent on n'essaie pas de les faire marcher mieux, on essaie de "réformer", choses aussi courantes sous Louis XVI, toujours dans le sens du marché et de ses manipulateurs.

Qu'en est il aujourd'hui ? Nous avons atteint le stade de la "Guerre des farines", et on peut noter qu'il y a le feu au lac, en ce qui concerne :

- les céréales,

- les pommes de terre.

Comme l'intelligence collective ou individuelle n'étouffe personne dans un gouvernement sarkoziste, "La France continuera à exporter son blé, malgré des stocks tendus".

Le consommateur français paiera plus cher son pain, mais c'est le prix à payer pour conserver l'idéologie du marché.

Pourtant, le ministre avait parlé d'une "limitation des exportations", mais, pour cela, il faudrait  une décision politique, donc une paire de cojones.

Comme les stocks français ne sont pas extensibles, on va donc quand même assister à la fin des exportations, mais dans une situation de crise, qui pourrait aussi être de crise intérieure.

 

Les tickets de rationnement et la taxation du pain, visiblement, ne sont pas loin.  

Au XVIII° siècle et même au XIX, la cause principale des émeutes frumentaires étaient des rumeurs d'exportations de grains.

 

Comme pour terminer le tableau, la masse monétaire va exploser, quelque chose me dit qu'il n'y a pas que la Tunisie qui risque d'exploser.


On vient même de passer au stade supérieur et ultime de la planche à billet, celle de l'impression pure et simple de billets de banque

 

Stade ultime de la bêtise, les européens du XIV° siècle exterminaient leurs chats, pour cause de satanisme, ouvrant ainsi la voie au pullulement des rats et des campagnols, à la destruction des récoltes, et en fin de compte à la peste noire, aujourd'hui, ce sont les insectes pollinisateurs qui sont exterminés, sans aucun doute par les grandes firmes de la chimie, préparant là aussi un accident démographique majeur.

 

Côté britannique, on recherche la guerre des classes. Les entreprises pourront virer plus facilement sans être poursuivies, et les travailleurs licenciés devront payer pour pouvoir les poursuivre et on réduira les congés maladies indemnisés...

 

On est donc au retour au moyen-âge, avec son corollaire, les massacres violents, tels que "grande commocion" ou révolte des lollards.

Le progrès social et économique, engendré dès le XV° siècle avait eu pour effet de réduire la violence médiévale, des sommets ou elle était, à une quasi-sécurité pour tous, et même les quartiers actuellement les plus pourris de France n'atteignent pas la cheville de cette violence médiévale.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 09:46

Regardez les lecteurs assidus d'un blog de haute qualité intellectuelle et morale comme "La Chute" (applaudissement et vivas autorisés), ils étaient prévenus pas loin de 15 ans avant les autres de la récession en double creux qui affecterait l'Europe et le monde. Moi, je préfère parler de "double L", parce que, pour qu'il y ait double creux, il faudrait un rebond. Il n'y en a pas de visible, ou alors, il est très laborieux, et obtenu avec une débauche phénoménale de moyens.

 

Bon, je remercie les lecteurs assidus (une vingtaine), qui, provisionnant une modique somme m'ont invité à faire une bouffe.

Je dois noter le caractère grigou et fesse-mathieu des 780 autres lecteurs quotidiens. 

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