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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 07:48

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On voit l'évolution depuis l'avant crise. Grâce a un effort phénoménal de déficit des finances publiques, la somme cumulée des déficits n'atteint plus que 800 Milliards de USD. Et certaines baisses sont phénoménales. L'Espagne n'apparaît même plus (elle était à 120 milliards), les USA ont baissé de moitié (de 800 à 400), la Grande Bretagne a réduit son déficit des 2/3 (de 120 milliards à 48...).

On voit donc les résultats de plusieurs choses : la réduction de l'endettement (privé) et la fin de la bulle immobilière aux USA, en GB et en Espagne.

 

En France, Naboléon Solo a sauvé -provisoirement- l'endettement, la bulle et l'Allemagne, mais il est clair que France et Italie ont aussi besoin de dévaluer, chose faite aux USA et en GB, mais de manière insuffisante. 

 

Si BB est critiqué, en réalité, il n'a guère le choix. Les USA ont besoin de dévaluer encore plus, ainsi que la Grande Bretagne.

 

Mais, globalement, la situation est tout aussi explosive et intenable à terme. Des pays ont besoin de banqueroute. C'est l'ensemble des pays OCDE, mais la banqueroute est menaçante pour les classes dirigeantes, qui détiennent l'argent.

 

En conséquence, si elle est inévitable, elle sera subi, et non pas voulue. Ce qui permet de mesurer l'ampleur des rois de France, spécialisés dans l'affaire, notamment de Louis XV.

 

Le "mieux" économique observé ranime les déficits, mais ce phénomène n'est pas tenable, non plus. On a besoin de tirer la chasse et de regarder partir le libre-échange.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 11:58

Je suis d'accord avec JP Chevallier, la France aurait besoin de dévaluer, eût égard à son déficit monstrueux.

Les 35 heures, par contre, n'y sont pour rien. Le déficit a plongé, malgré les 35 heures, qui ont été pour les entreprises, une formidable occasion de remettre à plat leur organisation.

Le personnel de production notamment, est tellement réduit que le coût sur la production est marginal.

10 à 20 % de dévaluation serait vraisemblable et nécessaire actuellement, mais comme ce sera fait plus tard, on dévaluera encore plus.

Mais plus généralement, il faut dresser quelques constats.

 

Le monde d'avant crise n'a pas véritablement changé. Les Hyperexportateurs donnent les leçons aux importateurs, en même temps qu'ils les sucent jusqu'à la moëlle.

A la fin de l'évolution, les deux seront dans la merde.

L'hyperexportateurs, se drapant dans sa fausse vertu somme l'hyperimportateurs de remettre de l'ordre dans ses affaires et ses comptes, ce qui aurait pour effet de déclencher une dépression sans équivalent.

Comme m'a dit un internaute, il faudra bientôt prendre un billet pour Lampedusa.

 

D'ailleurs, pour faire un apparté, les émigrants qui se précipitent actuellement sur l'Europe sont des parfaits couillons décervelés.

Ils ont une image du continent qui remonte aux années 1950, et ils déchantent très vite. Le but de leur venue, n'est pas qu'ils sont chassés par la misère, c'est la recherche d'une promotion professionnelle, et en générale, dans le pays d'origine, ils sont souvent aisés.

Le coût du voyage d'ailleurs est loin d'être anodin.

 

Pour revenir au déficit commercial, les européens, comme disait E. Todd, ont réussi la purée idéologique de vouloir une monnaie forte, et le marché et le libre échange.

En réalité, ces idées s'excluent l'une l'autre. Si le marché doit tout régler, il devrait régler la valeur de la monnaie. ça n'est pas le cas, l'Allemagne et la BCE la veulent forte, pourquoi, on ne sait pas.

Enfin, si.

La monnaie forte n'est qu'un avatar d'une autre chose, c'est la dictature. L'Allemagne, à la prise de pouvoir de Hitler, n'était déjà plus une démocratie. C'était une dictature financière, où les moins aisés faisaient les frais de l'ajustement structurel que l'on pratiquait pour "sauver" la monnaie.

 

Il n'y a que deux manières d'ajuster en économie. L'un consiste à ajuster par la monnaie, l'autre par la main d'oeuvre.

On se prive de la possibilité d'ajuster par la monnaie, il faut reporter cela sur la main d'oeuvre. Mais comme tout à des limites, le report s'il est réel n'est qu'imparfait, et le solde budgétaire et commercial marque ce déséquilibre.

 

Les 20 dernières années auront été un alignement complet sur l'américanisme.

Baisse de l'IRPP, baisse de l'impôt sur les sociétés, militarisme guerrier extérieur, produiront les mêmes effets qu'aux USA.

Réduction sociale, crise sociale, crise économique et finalement, en fin de compte, probablement guerre, mais civile, cette fois.

 

Rien n'est plus marrant d'ailleurs, d'entendre dire "qu'on est en paix depuis 1945". En réalité, la France est entrée en guerre en 1939, et n'en est jamais véritablement sortie.

Après la seconde guerre mondiale, il y eut la guerre d'Indochine, puis, celle d'Algérie, et enfin, les multiples interventions coloniales sous divers prétextes.

La fin de règne de NS est visiblement de plus en plus guerrière. 3 conflits d'un coup, c'est du jamais vu depuis 1880-1900...

 

Cela me permet de répondre à une question. On m'a demandé si la Libye n'avait pas été envahie finalement, pour ses richesses en ressources naturelles. C'est vrai certainement pour le pétrole, l'uranium, mais c'est douteux pour l'eau. En effet, si ses réserves d'eaux fossiles sont importantes, c'est avant tout parce que sa population est petite.

Et puis, en la matière, NS ne voit certainement pas si loin. La vérité est aussi dans l'affrontement de plusieurs capitalismes. Le capitalisme US visiblement se fait porter pâle, mais capitalismes allemands, italiens, russes et français, sont assez gourmands pour prédire à la Libye très faible, le sort du melon (coupé en tranches)...

D'ailleurs, on se croirait à Berlin, concernant la Libye (la conférence du partage de l'Afrique), avec tous les protagonistes prêts à se foutre sur la gueule...

(Mais heureuseeeeeeeeeeuuuument qu'on est cooopain et qu'on a l'UUUEEEEEEE !!!!)

 

En outre, on peut pointer du doigt, dans le déficit, le trop grand laxisme monétaire. L'épargne des français atteint 11 000 milliards, mais cette épargne est fictive. Elle a été nettement gonflée par la bulle immobilière, et l'endettement des uns, a été la consommation des autres et leur épargne.

A l'image de la fin de l'URSS, les "épargnants" vont voir fondre la valeur de leur capital à rien du tout.

11 000 milliards d'épargne pour un pays en déficit de plus de 6 milliards, on ne se demande pas d'où vient le pactole ; de l'imprimante.

Les dévaluations pompidoliennes venaient de l'époque où l'on se souciait de la petite chose appelée "commerce extérieur". Visiblement POUR L'INSTANT, on s'en tamponne, mais l'addition viendra se présenter.

On nous dira "il faut payer", et on éclatera de rire... Les uns, comme les autres, auront tout perdu...

 

RESET ; RESET ; RESET

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 15:37

Le commerce extérieur chinois connait un trou d'air. Les chinois ont continué à beaucoup acheter, à des prix supérieurs, sans pouvoir vendre, ou du moins, sans pouvoir vendre à des prix suffisants.

On est à la table de poker, il ne reste plus que des gueux. Les dits gueux, désindustrialisés par la Chine, ne peuvent plus rien leur acheter, malgré la soi-disant reprise.

 

Et si la réaction nobiliaire en cours aux USA, comme par exemple au Wisconsin, mais aussi en Europe, continue, les gueux seront encore plus gueux.

 

Le transport maritime se sent mal,

le transport aérien se sent mal,

le transport routier se sent mal. Toutes les activités de transport liées à la mondialisation se sentent mal.

Malgré des mises à la ferraille trois fois plus importantes que les nouveaux armements, le transport maritime ne redécolle pas.

 

Il faut dire qu'il est fondamentalement déséquilibré, entre des pays consommateurs qui n'ont rien à vendre, et des pays producteurs qui n'ont rien à acheter. Total, les navires naviguent à vide au retour, sans espoir de fret.

Seul le fret fluvial, nous indique une note d'optimisme : il est en net rebond, après un recul modeste en 2009. Mais le fret fluvial, c'est aussi la fin de la mondialisation. Il n'y a rien de plus local que le fret fluvial.

 

Si les classes dirigeantes persistent à vouloir transformer la lutte des classes, en guerre des classes dans les pays OCDE, ils y arriveront certainement.

Il faudrait leur signaler que même les CRS vont au supermarché, et que même eux se font du souci pour l'avenir professionnel de leurs proches, et surtout de leur femme, si certaines compagnies sont dissoutes (eux seront mutés, mais elles devront démissionner)...

La percée des partis "populistes" et "extrémistes", n'est que la réponse à la politique extrémiste des oligarques.

Quand aux partis dit "de gouvernement", ils n'en peuvent vraiment plus s'ils n'ont comme espoir qu'un DSK.

 

Nouvelles locales : la grève des mineurs de 1948 avait entraîné 3000 licenciements et ceux-ci 63 ans après, viennent d'être reconnus illégaux.

Les listes noires (qui n'existaient pas, bien sûr)des houillères étaient tellement garnies qu'elles ne trouvaient plus de personnel, et qu'ils durent faire appel à l'émigration... "pasqueuh" les français le voulaient plus le boulot...

 

En attendant, comme je l'ai dit, les "cosaques sociologiques" qui font tenir le système économique, en fournissant des statuts protecteurs à certains, contre la précarité à d'autres, s'usent.

Un graphique, paru dans "Le Figaro" est parlant et comparable. C'est la courbe des buveurs.

Le "régime" qui a désintoxiqué la France, par une politique globale, c'est le régime de Vichy. Le maximum de la consommation d'alcool par habitant est atteint en 1939, avec 25 litres d'alcool pur par habitant. L'année suivante, il sera à la moitié de ce chiffre, d'abord par les restrictions, ensuite par un changement de politique, en apportant tout un tas de restrictions, notamment au droit de distillation (il devint viager et non transmissible) ou à la publicité.

Cette courbe des buveurs correspond à une évolution, comme évoluera le monde des retraités en matière économique. Les nouveaux seront dans la gêne, et les anciens les plus choyés... Mais les anciens meurent...

 

Les décideurs politiques et économiques viennent d'envoyer un message : vous pensiez vous en tirer en ayant des emplois protégés ou par la retraite, il n'en sera rien : tous précaires...

Crise + guerre des classes = guerre civile et révolution.

 

- Capt'ain Smith, iceberg droit devant !

- Meuh non, meuh non... répondit l'oligarque. Le marché ne prévoit pas d'iceberg ces temps-ci...

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 20:15

Selon l'ONU, une catastrophe complète va s'abattre sur l'économie de marché, et accessoirement pourra doubler la production agricole, d'ici 2020.

C'est, ni plus, ni moins que l'agro-écologie, qui va faire prendre une crise cardiaque à Wall Street, à Monsanto, aux néolibéraux en tous genres.

Pas d'intrants, agroforesterie, indépendance vis-à-vis du marché... On devine les sueurs froides que ce genre de bêtises doit donner aux tenants du monde actuel.

 

En réalité, il s'agit surtout de régler une question idéologique : on ouvre, ou pas, les frontières. La petite paysannerie ne peut rivaliser face à l'agriculture industrielle, mais celle-là se sent mal actuellement, sans pénurie de pétrole, mais à cause simplement de son renchérissement.

 

En fait, la plupart des pays peuvent accéder à l'indépendance alimentaire, et ceux qui ne peuvent couvrir un minimum de 80 % sont plutôt rares.

Mais il y faut une politique globale.

Le Malawi est emblématique. En famine au début du siècle, son rendement agricole est passé de 500 kg de céréales à 1.2 tonnes à l'hectare, et le pays veut passer à un rendement de 3 tonnes.

Il s'agit surtout, d'utiliser la haie, objet de haute technologie. Ceci permet aussi de créer moults emplois, ce qui, dans l'optique actuelle, est une hérésie.Pourquoi pas le plein emploi, pendant qu'ils y sont !!!

 

Il faut partout, beaucoup de chômeurs, pour peser sur les salaires de ceux qui restent.

Bien entendu, cette optique est la condamnation de la politique des 50 dernières années...

 

Autres lieux, autres moeurs, l'Argentine, de plus en plus en rupture, vient d'interdire l'importation des poupées Barbies et accessoirement de 45 000 autres produits, pour réduire les importations de 45 %.

 

Au lieu, donc, de crever de faim et de demander des prêts aux banquiers pour couvrir le déficit commercial, certains pays donc, font dans la fantaisie, parlent de nourrir leur population et de l'approvisionner en tout, en interne...

 

Des bolchevicks, des fascistes, je vous dis, dont la représentante blonde et première des sondages en France est absolument horrible.

Car en effet, le système est si parfait que tel le moloch, il demande son lot de victimes, et que c'est normal.

Mais, par contre, vouloir rompre avec le système fait de vous un extrémiste. En réalité, c'est le système qui est extrémiste, fasciste et bolchevick et qui agresse la population...

Il a dissous la réalité, le peuple, et les nombreuses victimes qui en perdent la vie sont tout bonnement responsables de leur sort...

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 18:58

La première ministre d'Islande a été "déçue" que le nouvel accord entre gouvernement islandais, néerlandais et britanniques soit soumis par le président à référendum.

Le premier réflexe des politiciens est de vouloir entuber le populo, mais ça ne peut pas fonctionner si on est obligé de lui demander son avis.

Le président islandais, lui, à l'air de prendre goût à entuber la classe politique.

 

Malgré les sondages parus dans la presse pravda, il est fort peu probable que les islandais votent pour un servage de 35 ans minimum, alors qu'ils n'y sont pour rien, que les responsables ont été peu inquiétés, et résident pour la plupart, au Royaume Uni, où ils jouissent d'une fortune considérable mais mal acquise.

 

On en revient au "que va t'il arriver ensuite ?". Le retour à la démocratie n'a rien d'automatique, et Hitler a été précédé par un autre dictateur : Bruning, féru aussi de dépouiller le populo pour cause d'équilibre du budget.

Pour JC Trichet, dont l'honneêêêteté est  bien connu et dont la rémunération est de  345 000 euros, "augmenter les salaires serait une bêtise", car cela "minerait les efforts de la lutte contre le chômage".

Visiblement, on n'a pas bien vu ses effets ces deux dernières années.

Bien entendu, que la crise soit causée par le blocage des salaires et le recours à l'endettement ne lui est même pas venu à l'idée.

 

Donc, la tyrannie antique, ou sa forme plus moderne genre "dictature du prolétariat", consiste à mettre dans le marigot de l'oligarchie un plus gros crocodile encore, qui les dévorera tous.

Le tyran, dans son acception antique, est le "protecteur et bienfaiteur du peuple".

 

Bien entendu, certains seraient tous à fait content, comme Kadhafi, de s'en tirer par une hausse des salaires, et il a déjà promis des prêts sans intérêts et sans garanties, autre forme de la distribution d'argent .

 

Maintenant, ça ne va plus, maintenant ça ne va plus...

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 14:42

C'est à la prière d'un internaute que j'écris cet article. Il me demandait, qu'en est il de l'assurance-vie ? 

Il faut replacer ça dans son cadre historique, vieux de plus de 5 siècles.

 

Dans les sociétés inégales, le patrimoine et l'argent s'accumule entre les mains de certains. La noblesse catholique résolvait le problème en dépensant tout et même au delà.

La Duchesse de Guise disait qu'elle n'avait que ses dettes pour vivre, mais qu'elle ne pouvait pas réduire son train de vie, car on l'aurait cru ruinée.

La bourgeoisie qui ne se noblifie pas a, selon Braudel, un gros problème. Comment placer son argent. Car aujourd'hui, c'est un poncif de dire qu'il faut placer.

D'abord, il n'y a pratiquement pas de débouchés à l'épargne.

La terre rapporte 2.5 %, les biens d'équipements comme les moulins, un peu plus, mais le problème c'est que ce sont des biens patrimoniaux dont on hérite des parts, mais qu'il est très difficile d'acquérir.

Prêter au roi rapporte plus, de 3 % à 5 %, mais celui-ci à tendance à se livrer à des "haircuts" à répétition, quand il n'annule pas tout simplement les dettes.

Le commerce colonial consomme beaucoup de capitaux. Mais on apprend dans les livres d'histoires que les navires ont une fâcheuse tendance à ne pas revenir d'Afrique, d'Amérique ou des Indes.

Toujours selon Braudel, le seul qui s'enrichisse, c'est, déjà le Madoff de l'époque, qui vend des placements aux autres, et prélève sa dîme au passage. Keynes fera la même constatation.

Dans tous les cas de figure, il y a celui qui prend les risques, et celui qui touche la commission.

 

Après la mise en place de l'état bourgeois au XIX° siècle, on voit apparaitre la rente. Les rentiers ne veulent pas de finances en équilibre (en France, seules 7 années du XIX° seront excédentaires ou équilibrées), mais d'un déficit pas trop élevé, qui leur permettent de placer leur argent, d'en avoir un certain rendement, sans remettre en cause leur capital. 

Ce siècle sera leur apogée, car ils peuvent placer, mais aussi accumuler le métal. L'or et l'argent, en quantité quasi symbolique jusqu'au XVIII°siècle, voient l'exploitation et la production exploser.

Ils peuvent tout à fait, à la fois placer dans les fonds d'état, accumuler les écus et placer à l'étranger.

 

On arrive ainsi à 1914. La bourgeoisie s'est vu comblée par le versant ascendant du "pic de hubbert", appliqué à la production d'or.

Le XX°, lui, voit la situation se détériorer. D'abord le freinage de la production d'or est patent. Si elle progresse encore, on est très loin de l'envol du XIX° siècle (elle a au moins été multipliée par 10).

Aujourd'hui, la quantité annuelle produite (2500 tonnes), devient modeste par rapport aux stocks (120 000 tonnes), soit un taux de croissance de 2 %, qui correspond aux médiocres années du 17 et 18° siècles. La croissance est aussi une croissance des stocks d'or.

A la fin du XVIII° siècle, les stocks mondiaux sont modestes, de l'ordre de 2000 tonnes. N'importe quelle ruée vers l'or gonfle la masse d'or de manière importante.

 

1914 portera le coup fatal aux placements financiers "sans risques", comme les fonds d'états et les placements à l'étranger.

C'est aussi que la période 1815-1914 est, à l'échelle de l'humanité fort pacifique. Au contraire des siècles précédents, toujours en guerres, les états européens continueront à la faire, mais en pointillé, de temps en temps, quelques mois, pour ne pas perdre la main, mais on sent très bien partout, le volcan social dont les guerres de la révolution et de l'empire ont fait prendre conscience.

Quand aux conflits coloniaux, ils seront vite réglés, le différentiel de civilisation et d'équipements militaires feront que des très "petits paquets", suffiront à conquérir des territoires que les populations et les états auront interdits aux occidentaux les siècles passés.

La guerre de 1904 en Namibie, par exemple, est réglée par un tout petit corps expéditionnaire, mais abondamment doté de mitrailleuses Maxim.

On en revient toujours à la même recette : écraser le maximum d'ennemis au minimum de coût. Les guerriers européens de l'époque sauront faire et éviteront de se marcher sur les pieds...

 

Comme le XX°siècle sera beaucoup moins pacifique que le XIX°, la bourgeoisie va être déclassée, la monnaie n'est plus convertible, si la dette a explosé de 60 milliards à 300 en France, la monnaie va perdre 80 % de sa valeur, et les placements à l'étranger, évaporés. De 45 milliards de francs or, il ne reste que 15 milliards en 1920 (1.5 en 1945), les emprunts russes sont les plus connus, mais les emprunts austro-hongrois et ottomans subiront le même sort que les empires auxquels ils étaient liés.

 

Comme on a la trouille de la révolution politique, que les morts, les invalides, les veuves et les orphelins peuvent difficilement être taxés, on prendra aussi l'habitude de monétiser le déficit.

La France entre en guerre en septembre 1939, pour en sortir en 1962, et même largement plus tard...

Contrairement à ce que dit Giscard, l'inflation des années 1950 n'est pas causée par les avances automatiques de la banque de France à l'état, mais par l'état de guerre permanente. Si tout le monde connaît la seconde guerre mondiale, personne ne pense qu'elle a été immédiatement suivie par la guerre d'Indochine, puis par la Guerre d'Algérie.

La France a aussi vécu, comme l'URSS l'éclatement de son empire, et ne l'a pas accepté plus que les empires précédents, elle n'a cédé que contrainte et forcée.

 

Pour Giscard, en 1973, "il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'il soit émis par une entité privée ou publique. "

En d'autres termes il s'agit de donner à la bourgeoisie les titres du XIX°siècle dont elle était friande, pour asseoir son hérédité.

 

1973, comme Maastricht, comme le reste, répond aux attentes de la bourgeoisie : du déficit; mais pas trop, pour donner aux garnements cocaïnomées qui sont leurs enfants, la domination sociale à laquelle ils ne peuvent pas prétendre du fait de leur incompétence.

Il n'est pas anodin que la loi du 3 janvier 1973 ait été introduite par le couple Pompidou-Giscard, elle leur ressemble beaucoup.

L'assurance-vie, c'est en gros cela. C'est un outil de domination et de diffusion de la dette publique, d'un peu de dette privée, et de quelques actions.

 

Bien entendu, comme toujours, aucune domination n'étant éternelle, cette tentative de domination se cassera les dents sur certaines contraintes :

- les budgets ne sont plus compressibles à partir d'un certain point, comme démontré par les cas argentins et russes, et on finit par trouver des hommes politiques ambitieux, plus préoccupés par le goût du pouvoir que par l'argent,

- Les masses finissent par se révolter, même si cette fois "c'est impossible", la bourgeoisie poussera toujours plus loin jusqu'au point de collapsus, l'appétit du lucre, comme la bêtise, sont infinis,

- les contraintes physiques : pic de tout, et même quand la production progresse encore, comme le cas de l'or, ça devient ridicule en vérité (2 %), pour satisfaire les appétits, Le XIX° siècle a été complètement atypique, par le gonflement extraordinaire de la masse d'or disponible,

- sentiment classique de "fin de règne", où, tout bêtement, les gens ne croient plus au système, et aucun système n'est capable de fonctionner sans confiance.

 

Même l'URSS sous Staline tournait avec le sentiment profond d'une amélioration phénoménale des conditions de vie de la population.

Quand les allemands envahirent l'URSS, le sentiment de la population était que "cette fois, nous aurons les moyens de nous battre"...

 

Le cas égyptien, comme le cas tunisien, est emblématique.

Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées, il faudra, comme a dit je sais plus qui, "cultiver son jardin..."

Les activités inutiles des branleurs vont disparaître, et vont rester, ou renaître les activités de production.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:33

On se croierait dans les années 1920 à 1950.

Un bruit que faisait courir les dirigeants soviétique était celui de la découverte "Kolossale" de gisements d'or, qui résoudrait tous les problèmes...

Aujourd'hui, c'est les doryphores qui nous le ressortent (faut donc croire qu'on est dans une merde noire), avec la découverte de 15 tonnes d'or, et 2 700 000 de cuivre, de l'argent et du zinc. Le tout pour la somme fabuleuse de 9 milliards d'euros.

 

Visiblement, on l'aura bien compris, le total reste dérisoire vis-à-vis de la situation économique générale, et que, même colossale, cela n'aménerait que la "Dutch disease" à s'abattre sur l'économie concernée...

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 19:30

L'empire perd une de ses marches.

Le moyen orient, désormais, lui échappe de plus en plus. D'abord le gouvernement libanais a été démissionné, la Tunisie a chassé son président, puis son gouvernement, l'Egypte s'enflamme, ainsi que la Jordanie, et Rand Paul veut serrer le kiki à Israël, en lui coupant les crédits.

C'est désormais clair, le pentagone perd la main, certains veulent lui couper 500 milliards de $ de crédits.

 

Il est évident aussi, que les communautés, privés d'emplois, de produits, de pétrole (sous toute ses formes), manquant d'argent, le signe de la réussite ne peuvent plus croire au système, sinon, il ne leur reste plus que le suicide.

Or, quand tout le monde est atteint, à des degrés différents, il est difficile de faire porter le chapeau aux victimes.

Les victimes, désormais, sont trop nombreuses pour être marginalisées et criminalisées.

 

Ils ne peuvent plus croire à la bienfaisance du système et au contraire, ne peuvent plus QUE croire à sa malveillance, et à son caractère surréaliste.

 

Qui peut croire, désormais, que le système gère la crise tunisienne ? Ou même la crise Egyptienne ? D'ailleurs, la maturité politique tunisienne est éclatante. Ils ne veulent pas du benalisme, même sous une forme "Canada dry".

 

2011 va être l'année de la "Grande accélération", le mouvement va devenir visible à tous. Un lecteur me dit que la faim ne va pas être le détonateur. 

Pas partout, pas avec la même intensité, mais dans le bouillon de sorcière qui bouillonne désormais, elle est une composante importante, et elle est capable de faire tomber bien des dominos.

 

Qui va rester intact ? Pas les pays occidentaux, trop abîmés. Trop égoïstes comme l'Allemagne, trop problématiques comme la Chine, trop atteint de "Dutch Diseases", comme les pays miniers.

Le Brésil a une croissance équilibrée. On peut miser sur un cheval Franco-allemand, trop proche pour se désolidariser, surtout quand l'UE aura capoté, sur la Russie, qui bien qu'atteinte de "Dutch disease" est trop riche pour véritablement capoter.

Et puis, c'est bien connu, le génie russe ne s'exerce réellement que dans la catastrophe...

 

Le début du siècle va donc être celui des môles de résistance qui résiste à la tempête. Bien entendu, cela ne veut absolument pas dire que ces môles feront l'économie d'un coup de torchon...

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 16:08

Je reste stupéfait et interdit de la stupéfaction générale concernant le RU.

Il parait que personne n'avait vu arriver la récession du 4° trimestre, elle était pourtant évidente.

Comment une austérité pourrait restaurer la croissance, même avec une forte baisse de la monnaie, dans un pays désormais quasiment sans industrie, après qu'une mégère privée de ses capacités mentales l'ait détruite avec un sadisme inégalé.

C'était pourtant lumineux, pour détruire la classe ouvrière, il suffisait de détruire l'industrie...

 

Pour le BIT, tous les clignotants de l'emploi au niveau mondial sont au rouge. L'emploi, quand il est là, est précaire quelque fois dans des proportions de 80 %.

Pendant ce temps là, d'autres gens aussi très limités intellectuellement parlant, jugent "inéluctable", la hausse des prix des produits agricoles.

Un ministre qui se borne à constater, ça ne sert à rien, on peut donc très bien économiser la dépense.

Pour sauver le marché, on parle d'interdire l'interdiction des exportations... Et non de l'autonomie alimentaire maximale, qui seule, en réduisant l'appel au marché pour un surplus négligeable, serait la seule piste de travail adéquate.

On voit tout de suite ce que pourrait donner, par exemple, un président Moubarak annonçant à la télévision un doublement ou triplement du prix du pain...

 

En Tunisie, la lutte des classes continue. On a remplacé les caciques du RCD, par des chefs d'entreprise. Notamment par un directeur de banque. Donc le merdier devrait empirer.

En Egypte, tout baigne, c'est tellement calme que le pouvoir coupe internet.

 

Le problème est facile à cerner, c'est un problème social et un problème d'approvisionnement.

La part des français disposant d'un potager est passé de 32 % à 42 %, il devrait évoluer encore à la hausse.

J'ai découvert aussi un nouveau front de lutte des classes. Un retraité m'a dit que ses parents, paysans,  s'en sortaient beaucoup moins bien que les habitants de tel endroit, jardiniers, et qui  n'exploitaient que 5000 M2...

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:20

Les régimes arabes sont des régimes assiégés. La Tunisie a cédé en premier, Ben Ali a été éjecté sous la coupe des américains, mais il apparait que la manoeuvre, qui s'apparentait au remplacement de Bourguiba par Ben ali justement, foire.

Parce que le monde, justement, n'est plus celui de 1987.

 

Les fils Moubarak seraient en fuite voyage. Là aussi, la fin de régime se profile. Le président est vieux, sa succession, prévue pour son fils, rencontre des difficultés, y compris dans les cercles de pouvoir, et les manifestations sont musclées.

Là aussi, inexistence des islamistes quand vient la vrai contestation. La vraie contestation est sociale. 

 

Là où les occidentaux se trompent complétement, c'est que c'est leur propre sphère d'influence, leurs protectorats qui prennent l'eau, et non le monde adverse, comme dans le cas du communisme.

D'ailleurs, il est significatif qu'en Tunisie, le seul parti qu'on ne tente pas de réintégrer dans le jeu, c'est justement le parti communiste. Il faut se rendre à l'évidence, si le communisme apparait obsoléte, l'avenir sera communiste.

Sinon, il ne serait pas poursuivi avec autant d'acharnement.

 

Le cas tunisien est emblématique, le "dictateur", n'était que le gauleiter local du FMI, et les "succés" économique n'étaient que du tripatouillage statistique.

" les dures réalités économiques et sociales sous-jacentes aux interventions du FMI sont la forte hausse du prix des denrées alimentaires, des famines au niveau local, des mises à pieds massives de travailleurs urbains et de fonctionnaires, ainsi que la destruction des programmes sociaux. Le pouvoir d’achat à l’échelle nationale s’est effondré, des cliniques médicales et des écoles ont été fermées, et des centaines de millions d’enfants sont privés de leur droit à un enseignement primaire ."

 

En Tunisie même, tout commence, car " Si ce processus de changement de régime devait être mis en œuvre pour le compte d’intérêts étrangers, le nouveau gouvernement mandataire assurerait sans doute la continuité du programme politique néolibéral ayant servi à appauvrir la population tunisienne."

 

Jusqu'ici ça va...

 

Quand à Bourguiba, il avait été éliminé pour avoir choisi, en fin de compte, son peuple : " Après le désaveu du président Bourguiba, la hausse de prix du pain a été annulée. Bourguiba a congédié son ministre de l’Intérieur et a refusé de se conformer aux demandes du consensus de Washington."

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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