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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 16:56

C'est le moment où les élites têtues s'arcboutent sur le mode ancien.

On dit la croissance mollassonne en Europe ? Normal, c'est la rançon du pic énergétique, et comme d'habitude, on nous dit avoir trouver des gisements importants, au Texas. 20 milliards de barils. 20 milliards de barils exploitables ? Pas sûr. Quel % récupérable ? Pas précisé, et quand bien même, 20 milliards, ça fait 200 jours de consommation mondiale, divisé dans un cas optimiste par 10 années, cela fait 20 jours de consommations par an.

Rien de changé donc, et pas de précision sur le coût d'exploitation, qui, dit on, surpasserait de 500 milliards la valeur présumée du gisement, chiffrée à 900...

D'ailleurs, pour l'Alaska, la découverte d'un gisement "géant", de 6 à 10 milliards de barils apporterait 200 000 barils jours. Sans doute même pas de quoi compensé la chute de production locale, qui s'est réduite à 450 000 barils, contre 2 millions à la belle époque.

Mais la donne évolue aussi en vertu, ou plutôt en vice, des politiques économiques inadaptées.

François Fillon en est l'archétype, la Marie Antoinette du moment, qui oscillera entre ne rien faire, et précipiter la chute.

Ils parlent de réactiver la croissance, par des thérapies de choc. Il y aura le choc, sans la thérapie.

Encore plus archaïque, la politique énergétique. Toute droit issu d'un cerveau moisi, resté en 1970. Voir en 1950. Quand Fillon tuait la filière solaire, il n'avait simplement pas prévu, la "petite chose", que constituât la chute des prix, divisés par 4, et encore moins, le phénomène que j'ai qualifié de "déversement". Quand une technologie a été amenée à maturité ailleurs, elle se déverse d'autant plus facilement que les coûts se sont effondrés, et que les procédures sont prêtes.

Question moment Marie Antoinette , on peut l'évaluer ainsi :

- recul de l'âge de la retraite, + 1.5 millions de chômeurs,

- 500 000 emplois de fonctionnaires supprimés ne créeront pas mécaniquement des emplois dans le secteur privé, mais un million de chômeurs dans le privé. Et, l'économie de services, c'est du commerce.

- hausse de la TVA et "réduction", des déficits, dont je peux vous dire d'avance qu'on ne verra jamais arriver, comme d'habitude, en suivant l'exemple célèbre d'un certain Alain J... inspecteur des finances bien connu.

A la louche, économiquement, Fillon, c'est 3 à 5 millions de chômeurs supplémentaires. Vous avez aimé la dégringolade de la popularité de Hollande ? Vous allez adorer celle de Fillon, s'il est élu.

On annonce 64 % pour Fillon, contre 36 % pour MLP, c'est l'effet mécanique des primaires. Mais pour faire 64 %, il faut compter un nombre respectable de sadomasochistes militants, acharnés et engagés, qu'on peut chiffrer à 50 %.

Oui, mais cela créera un rebond, après 18 mois, nous dit on. Aucune chance. Même le FMI, la BCE et la commission européenne s'alarment visiblement de la dégradation de la situation, et demande une relance de la dépense publique.

La propagande nous dit qu'un nombre record de jeunes godons sont prêts à quitter le pays. C'est bizarre pour un pays qui accueille chaque année un nombre record d'immigrés... Et puis, ils vont aller où ??? Autre question. C'est vrai que l'Europe croule sous les emplois inoccupés... (J'ai bon, là ???), comme les USA, avec son taux de chômage qui confine au plein emploi, à 5 % ? Le seul hic, c'est que seuls les débiles mentaux croient au taux de chômage officiel. Mêmes les statistiques soviétiques n'étaient pas aussi menteuses.

John William, lui, arrive à 22.5 %, mais sur un taux calculé comme défini en 1994. Et encore, à cette époque, il était réputé très peu fidèle à la réalité. Mais il a le mérite de pouvoir donner un point de comparaison.

Le taux de non emploi arrive à 41 %. Sans doute, dans cette population en âge de travailler, une partie n'est pas sur le marché de l'emploi, pour tout un tas de raisons parfaitement honorables. Mais un taux de chômage réel de 30 %, me parait tout à fait réaliste. Pendant la grande dépression, le taux d'occupation de la population en âge de travailler était de 76 %.

On ne trouve de tels taux d'inoccupation, que pendant la très grande dépression de 1873-1893, très bien décrite par Jack London. Pendant cette période, la population américaine très mobile, voyageait plus SOUS le train que DANS le train...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 19:54

A propos de FF. Un, issu de De Defensa, l'autre de Mondialisation.ca.

"La famine du Venezuela, la reculade de Cuba, les coupures d’eau boliviennes (j’ai vécu à La Paz) et les 80% d’effondrement monétaire argentin montrent que le caudillisme et le souverainisme-étatisme des tiers-mondistes de droite ont de beaux jours «derrière» eux."

Les pays occidentaux sont ils si différents ? La monnaie US depuis 1913 a perdu 99 % de sa valeur. Contre 0 de 1787 à 1913.

On pourra reparler du bousin après l'hiver en France, voir si le système électrique n'a pas eu une cht'ite panne ?

Si on parlait de l'eau de Flint ??? Les 60 % de réduction de pouvoir d'achat constaté aux USA par John William en 25 ans ? L'effondrement monétaire argentin ? Il a lieu sous un libre échangiste libéral. Faudrait p'tét lui indiqué que Kirchner est partie.
Quand à Cuba, c'est la zone qui est pauvre, et Castro avait fait ce qu'il a pu. C'était mieux d'être le baisodrome mafieux avec 85 % de l'économie sous contrôle des USA ? Bien sûr, ce contrôle avait été accordé en son temps d'occupation militaire pour des cacahouètes. Côté US, on jetait un Batista trop usé. Révolutionnaire en son temps, il était obsolète. Castro serait bien. On l'achèterait avec l'engrais de quelques millions, avec le temps ce serait devenus quelques centaines, puis quelques milliards, mais ce n'est que de la menu monnaie, comme au Nicaragua. Au bout d'un certain temps, on aurait remplacé Castro usé par un autre au langage coloré toléré, mais qui devrait aussi se garder de remettre en question les 85 %.

Le Vénézuela, quand à lui, est un cas de politique économique, mélange comme je l'ai dit de "Dutch disease", et de "cas Kangaré". Le Mexique pétrolier, mais ami des américains est un état failli, aussi, ravagé par les guerres entre cartels, état, yankee, dont on ne voit pas le bout. Peut on parler de guerre, d'ailleurs ? Une guerre a une fin. La seule fin prévisible du trafic de drogue mexicain, c'est quand les USA s'effondrant, la monnaie US sera, elle aussi du torche cul.

Le Vénézuela, même avec un gouvernement libéral, serait dans le même état, avec un seul secteur économique qui existe, le pétrole.

Pour Mondialisation.ca, la base électorale "triomphale", de FF est étroite. Les vieux et les riches vieux.

"Hormis une poignée de masochistes, on ne voit pas ce qui poussera les ouvriers, les employés, les chômeurs, les fonctionnaires et les petits retraités à voter pour M. Fillon. Bien que ces catégories sociales représentent la majorité du corps électoral, le candidat semble déterminé à ignorer leurs aspirations."

" En exhumant l’ADN de la droite libérale orléaniste, François Fillon s’expose à une volée de bois vert. Son projet consiste, en réalité, à faire passer pour des réformes courageuses un vaste transfert de richesse vers les classes favorisées. Il peut se qualifier pour le second tour, mais le rassemblement nécessaire à la victoire finale n’est pas acquis. Il va traîner comme un boulet le libéralisme éculé de son programme et l’exiguïté de sa base sociale. Sur le plan politique comme sur le plan économique, M. Fillon risque de faire les frais de ses mauvais calculs."

Quand aux débiles qui disent qu'il faut tous s'unir contre l'oligarchie, ils oublient simplement que les immigrants sont les briseurs de grève d'antan. Les villes "progressistes", veulent se passer de leurs ploucs campagnards ? Je demande à voir ce qui se passera quand les villes seront privées d'eau et d'électricité. Quand à l'augmentation de la population des USA de 100 millions d'habitants, pourquoi serait elle bien vue ? 1 % s'enrichit, pendant que le reste a un gâteau en régression, et qu'il leur faut, de plus, partager avec les nouveaux arrivants.

Castro est mort, et il n'a pas donné grand chose aux cubains, sauf une espérance de vie supérieure aux USAméricains, pour un prix très modeste, et l'éducation gratuite.. Mais la situation, quelle serait elle si il n'avait pas été là ? 15 % de classes moyennes, le reste des paysans sans terre, et des habitants des bidonvilles ?

Les USAméricains, pour la plupart, aimeraient bien être soigné pour 400 $ par an (contre 8 000), et avoir des études gratuites... Et avec Fifi, ce sera le cas en France aussi.

La candidate écologiste a donc demandé un recompte. Un recompte que ne demandait pas les démocrates. Et pour cause. Les deux camps ont remplis les urnes. Mais sans doute, moins qu'on ne le dit. La plupart des états étant très polarisés, il n'y a pas besoin de les remplir dans 80 % des cas. Mais Jill Stein n'a pas prévue une chose. Que cela étale à nu, les magouilles, des deux camps, et quand même, faut il le rappeler, d'une manière bien plus écrasante chez les démocrates que chez les républicains. Question d'habitudes et de coutumes... Mais bon, dans ce cas précis, ils les ont vraiment mal bourrées...

Moi, ce que je demande à voir, ce sont les bobos californiens, indépendants, mais s'éclairant à la bougie, faute d'électricité, et récupérant la flotte dans des tonneaux. D'ailleurs, une des causes des changements de paysages dans la région, c'est que les investissements du XIX° et du début du XX° siècle, étaient destinés majoritairement aux zones rurales et à l'agriculture, et avaient fait notablement reculer l'aridité naturelle de la zone. On est bobo, en Californie, mais avec des exigences et des besoins "incompressibles", comme l'eau pour la douche, la piscine, etc... Et question agricole, le dry farming qui existait, remplacé par des cultures commerciales, à haute valeur ajoutée, mais de consommation hydrique dantesque.

Pauvre cubain qui n'a pas la chance de dépenser 8 000 $ par habitant de frais de santé, devant se contenter de 400 $ et perdant au passage 7 600 $ de pib, ne payant pas ses 6 000, 7 000 ou 10 000 $ de loyer, ou d'hypothèque... mais devant se contenter de 100 $...

Où est la réalité de la dictature et de la liberté ? La liberté théorique, mais réservée, en fait à 15 % de la population ? Le mieux que j'ai vu réaliser, c'est quand le système persuade une vieille fille de 60 ans, sans enfant, de construire sa maison... Déjà, l'expérience personnelle me fait dire que ce n'est pas forcément pertinent, même avec une nombreuse descendance.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 08:30

Alors que le dîner de cons de la droite est fini, et qu'ils ont élu le roidec, et que celui-ci en est fier, le système auquel les 7 impétrants se référaient, craquait de tous les côtés comme le dit Natacha Polony.

La primaire de la droite était un dîner de cons, parce qu'ils avaient tous le même avis. Un soviet, même si celui-ci est néolibéral.

Mais le principal problème du système néolibéral est celui de toutes les dictatures. Il peut raconter n'importe quoi, il n'est suivi que s'il remplit les coupes et qu'il remplit les conditions du cantique de David :

"L'Eternel est mon berger: je ne manquerai de rien.
Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.
Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.
Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d'huile ma tête, Et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j'habiterai dans la maison de l'Eternel Jusqu'à la fin de mes jours."

Comment mieux définir la prospérité économique ? Ne manquer de rien, verts pâturages, justice, protection, coupe qui déborde, et habiter la maison jusqu'à la fin de ses jours...L'échange du pouvoir accepté contre la prospérité.

Aujourd'hui, c'est plutôt tirer le diable par la queue, gazon desséché, injustice généralisée, précarité, pénurie, et ne pas savoir si on aura toujours un toit, ou si cela finira dans le shanty town...

Le Deal, c'était assurer la prospérité en échange du pouvoir. Il n'en est plus rien.

Le monde bute sur la pénurie énergétique, et à droite, on élit un inculte, aux milieux d'incultes, sans la moindre idée de ce que c'est l'économie, et ils veulent faire de la thérapie de choc, au moment ou la globalisation libérale crève la bouche ouverte.

Les américains ont bien vu. Les retraites vont augmenter de 5 $, et l'obamacare de 145 $ par mois.

Je préviens tout de suite les lecteurs du blog, apprêtez vous à payer 500 euros mensuels la mutuelle. Liberté et responsabilité.

Pour moi, je préférerais voter pour un porc, ou voter pour un chien que voter Fillon.

L'écran plat, l'amusement, le pouvoir des multinationales, c'est du farfelu s'ils ne sont pas capables de comprendre qu'ils détruisent leur milieu naturel.

«Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l'identité adéquate pour le faire.»  Rockfeller est un imbécile. ça, ça s'appelle la compagnie des indes. Et elles ont toutes foirées.

Quand à parler de "totalitarisme soft", il est soft, à condition de ne pas faire partie de ses victimes. Les quelques dizaines de millions de morts du "totalitarisme soft", leurs familles, ne le trouvent pas si soft que ça...

Moi, quand on parle de pouvoir religieux, je pense au libéralisme, à la BCE, avant toute autre religion. C'est la même essence. En pire. Il dit UNE vérité, qui doit être acceptée sans sourciller.

Les imbéciles vous diront aussi que l'Europe (Union européenne) c'est la paix. Bon, il faut faire exception des multiples interventions british et françaises dans le monde, en mode ininterrompu depuis 1939, l'Irlande du Nord, le pays basque, la Corse, qui bien que conflits de basse intensité n'en étaient pas moins des conflits, la yougoslavie, l'Ukraine, la Syrie, etc, etc, etc...

Quand à la charge contre Trump, elle m'apparait totalement superflue, et non fondées. Les Clintons sont des voyous, de la pire espèce, et ses concurrents républicains, n'étaient souvent pas meilleurs. On a reproché aux Clintons, des meurtres, des viols, des vols, du trafic d'influence, des mensonges, de l'arrogance.

Trump est un homme avec ses défauts, mais qui ne les cachent pas. Chirac privé et public, avaient deux niveaux de langage différents. Trump a aussi une vertu immense. A l'inverse des autres politiciens, puisque c'est désormais un politicien, il est devenu immensément riche AVANT d'être un politicien, ce qui n'est pas le cas d'eux. Il y a quelque part dans cette manière d'être, un certain mépris de l'argent. Que n'ont pas les autres.

Et puis, faut il rappeler certaines vérités ? Certaines femmes se comportent comme des putains avec les hommes riches. C'est vrai. C'est pas pour leur charme qu'elles couchent avec eux.

Pour se débarrasser de délinquants, dans certains pays, ont leur dit d'émigrer, ou ils émigrent parce qu'ils sont en fuite. Le bannissement est aussi vieux que le monde. Le pays destinataire doit être libre de refuser toute personne désireuse de rentrer chez lui. C'est vrai aussi.

Par contre, la globalisation apparait de plus en plus en échec. Les multinationales ont détruits leurs propres bases économiques. Si les GAFA ont 250 milliards de liquidité, pour les autres, ça commence sérieusement à se gâter. Beaucoup de très grandes entreprises ont sérieusement du plomb dans l'aile. Et oui, le client, ça se fait rare. Et la globalisation n'a pas fait reculer la pauvreté. C'est simplement que la définition de la pauvreté n'a pas été réévaluée depuis si longtemps, que c'en est indécent. Au plus fort de la crise alimentaire de 2008 entre la moitié et les 3/4 de la planète avait faim, et une bonne moitié ne mangeait qu'une fois par jour.
Au grand bénéfice des dealers, qui leur donnait de quoi supporter cette faim et de continuer à bosser...

Le FAIT qu'il n'y ait plus de pouvoir d'achat en OCDE, coule tout simplement le mécanisme de la mondialisation/globalisation. Quand à des énergumènes comme Fillon, soient ils ne feront rien, soient ils finiront de couler le système... Imaginez une thérapie de choc en France et son importance dans l'économie européenne, et l'économie européenne, dans l'économie mondiale...

Une déflagration dans l'économie française, aura une grande chance d'entrainer une conflagration mondiale. Mais il n'y a pas qu'elle. Il y aura bien un abruti qui mettra, quelque part dans le monde, qui appuiera sur le bouton "autodestruction".

 


 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 11:38

Quand pappy condamne le protectionnisme à Toulouse, il prouve son manque absolu d'intelligence. Le protectionnisme n'empêche jamais les échanges extérieurs, surtout de haute technologie avec peu de concurrents, comme pour l'Airbus. Toulouse, malgré ce que dit Juppé ne serait donc pas pénalisé par la fin du libre échange. Il n'y a pour l'heure que Boeing comme concurrent d'Airbus.
On en reparlera quand les chinois auront fini de bâtir leur industrie aéronautique, et leur industrie de la machine outil (pour l'Allemagne).

Les bredins, vous parlent d'une nouvelle zone de libre échange, en voie de remplacer le libre échange qui ne se fera plus avec les USA.

Il y a une petite chose, une broutille, une vétille, rien, quoi, dont on ne parle pas dans ces débats théoriques.

Le libre échange n'existe que parce qu'il existe un monstrueux ventre, le déficit commercial US, un peu Britannique, français, turc et italien... Mais bon, comparé aux 600 milliards de USD, ça fait un peu faiblard.

La Chine peut gueuler tant qu'elle veut, son excédent extérieur dépend pour bonne partie des USA. Que l'économie US régresse, s'effondre, ou redevienne protectionniste, le problème chinois est désormais la possibilité qu'il y ait une absence de débouchés externes. Progressive dans un cas, brutal dans l'autre.

On voit aussi clairement l'impact d'un programme Juppé ou Fillon sur la balance externe, en la comparant avec l'Espagne. Elle a été brutalement rééquilibrée. Et même plus que ça, parce que l'Espagne a toujours profité de transferts, à cause du tourisme.

Donc, qu'on persévère dans le libéralisme, en faisant une purge, ou que l'on redevienne protectionniste, le constat est le même. La demande externe s'effondre. Sans doute beaucoup moins brutalement avec le substitut d'importations, qui est long, mais rapidement avec le programme de l'enfariné à 44 %.

Le Royaume Uni, de retour vers le protectionnisme devrait aussi voir son déficit extérieur se réduire.

Donc, le libéralisme, n'a qu'une vertu pour les pays qui ne le pratiquent pas, c'est de provisoirement créer des clients naïfs, mais ruinés, assez vite.

Quand aux baisses de l'impôt sur les sociétés, c'est de la fausse naïveté aussi. L'argent épargné n'est jamais réinvesti. C'est un cas d'école jamais réalisé. L'investissement se fait avec de l'emprunt, et l'IS incite à l'investissement quand il atteint le taux de 50 %. Là, c'est le trésor qui finalement le finance, d'abord par les amortissements, ensuite par les frais financiers payés. Tous passant en charges...

Quand on veut le baisser à 25 %, ou 15 %  ? Je peux vous dire l'impact, nul sur l'investissement. Tout se retrouve en dividendes. Pourquoi investir ?

Si la période libérale a pu durer aussi longtemps, c'est qu'elle a reposé sur deux fictions, l'endettement, et le dollar.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:53

Dans un monde où l'effondrement économique semble imminent, les seuls qui s'en sortaient à peu près, les indiens, semblent commettre les erreurs fatales qui amèneront aussi à leur chute.

En démonétisant les billets de 500 et 1 000 roupies, l'activité économique s'est arrêtée nette.

En inde, tout fonctionne avec des liasses de billets.

Les évolutions monétaires sont souvent très longues, avec des retours en arrière.

Pendant des millénaires, la majorité des hommes n'ont pas su ce qu'était la monnaie, c'était le troc, avec des services croisés rendus, et des paiements en nature.

Il n'y a pas si longtemps, au Maghreb, seules quelques personnes étaient payées en monnaie, la plupart l'étaient en blé, semoule, huile, et autres denrées. Et attendait le paiement sans rechigner.

Occasion ici de décrire un ressort impérial. L'administrateur, français, britannique ou autre, va voir le chef de village et lui demande de désigner les conscrits. Souvent ce sont les moins désirables, qui partent comme des sacrifiés. Puis ils s'aperçoivent que le service est léger, qu'ils sont nourris, habillés correctement, soignés, et que mieux, régulièrement, on leur donne la solde.

Oh, elle n'est pas grosse, mais pour la plupart, c'est plus qu'ils n'en ont jamais vu au village, et quand pour sa première perm, il retourne au bled dans son bel uniforme, mieux nourri qu'il n'a jamais été, et les poches pleines, quel meilleur recruteur ferait il ? Dans une famille, où il n'y a même pas de poche (qu'est ce qu'on y mettrait ?), et où on aperçoit une piécette sans valeur de temps en temps, imaginez le prestige acquis par le jeune conscrit ? Dans l'armée indienne être tué au combat n'était rien. Le nom du tué apparaitrait pour toujours au rôle du régiment, pendant que sa famille serait pris en charge...

Les américains ont repris le principe en Irak et en Afghanistan. Pas qu'ils n'avaient pas de la monnaie, mais elle ne vaut rien. 300 $ par mois dans ces endroits, c'est la fortune.

La monnaie s'est diffusée dans le corps social avec les impôts royaux. Le cuivre, vaguement argenté était suffisant pour une économie paysanne, l'argent, c'était pour la bourgeoisie, l'or, pour les nobles. Et au village nul n'aurait eu l'usage d'une pièce d'or et aurait attiré au possesseur plus d'ennuis que de bien.

Puis cela s'est diffusé au monde. Le papier monnaie a permis de faire disparaitre le troc, les services rendus, et donnés.

Bien que les démonétisations brusques aient été légions, elles n'indiquent jamais rien de bon. Faites au nom de la lutte contre la fraude, elles indiquent souvent le moment de la rupture économique, quand elle ne la provoque pas.

Le gouvernement technocratique a encore frappé : " Le gouvernement estime que la mesure, en faisant rentrer une partie de l’énorme secteur informel du pays dans le système bancaire, contribuera in fine à accélérer la croissance." S'il avait été habile, il aurait chargé le compte bancaire d'une once de prestige social.

Braudel dirait que les mouvements monétaires sont longs. Mais avec une économie mondiale sur le bord de l'effondrement, Il est plus probable que ce soit la méfiance qui s'empare de la monnaie, une monnaie dont le stock s'effondrerait bien plus vite qu'il n'a été crée.

Quand la monnaie a disparu, il ne reste que la ferme dans la clairière. C'est la fin de l'empire. Retour au troc. Pour l'Inde, la chose la plus simple à dire, c'est qu'on ne sait pas si la machine repartira. Le coup a été rude.

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 20:16

Il veut être Thatcher ?

Mais le problème, c'est qu'avec son programme débile, ça risque surtout d'être la java de broadway.

Pour ce qui est de Margaret Thatcher, qui aurait "sauvé", son pays, j'ai, en bon comptable été vérifié, comme d'hab, sur perspective Usherbrooke, repaire de communistes bien connus.
De 1979 à 1990, les pib français passent de base 100 à base 134.50. pour ce qui est du Royaume Uni, ça passe à 136.40.

Si on prend de 1979 à 1991, on a dans le cas français, 136.40, et dans le cas britannique, 134.70.

Donc, dans le même laps de temps, les économies britanniques et françaises ont eu exactement les mêmes performances.

Conclusion : je dois couver quelque chose, parce que pour la première fois de ma vie, j'ai dit du bien de mimitte. ça doit être le saucisson, c'est dur à digérer. j'ai exagéré.

Pendant le même temps, la production britannique de pétrole atteignait 90 millions de tonnes, contre 3 en France, sans compter le gaz...

OUAHHH, Je viens de dire du bien de mimitte pour la deuxième fois. j'aurais pas du prendre tant de cacahouètes.

Question java de broadway, le temps de Margaret fut celui des émeutes. je vois très bien les bleus tapant sur les manifestants. Déjà qu'ils en ont ras le képi et votent à 60 % FN.

Question java de broadway je rappellerais l'anekdot russe sur gaïdar : « Quel est le plus grand économiste marxiste de la Russie ?
– Egor Gaïdar, car il a réussi en deux ans ce que ni Lénine ni Staline n'avaient su faire : discréditer complètement le capitalisme dans ce pays. »

Et le résultat de la thérapie de choc est toujours le même : "Dans les mois qui suivent son action, l'espérance de vie continue de plonger, les services publics se désagrègent et la production diminue." (à propos d'E. Gaïdar).

Moi, j'ai toujours dit que les cathos, c'était un peu limite, dans le genre aussi bête que méchant, avec le truc de "qui aime bien châtie bien", moi, je serais plutôt du genre, "qui aime bien aime bien".

Fillon fait la même erreur que Marx. Il croit que la France, c'est la grande bretagne.

ça va être aussi la java de broadway s'il réussit à déstabiliser l'économie française, et de là, l'économie européenne et même mondiale.

Aaaahhhh, j'ai vraiment un truc qui va pas. j'ai dit du bien de porcinet. C'est le mélange de pastis, de saucisson et de cacahouètes. c'est pas bon les mélanges. Il faut que j'arrête le saucisson et les cacahouètes.

Pourquoi faut il que les seuls qui se sont présentés à la  primaire de droite et du centre soient des fous furieux évadés de l'asile ???

Mais, bon, Fillon aura peut être de la chance, s'il est élu : d'ici là, l'économie mondiale, italienne, américaine, japonaise ou chinoise auront peut être implosées ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 14:48

L'indépendantisme a le vent en poupe en Californie, mais visiblement, pas l'intelligence. De toute façon, on ne peut être bobo et intelligent, ça se saurait.

On me demandait, "oui, mais que faire, sinon du Fillon ?" Justement, surtout pas du Fillon, du libéralisme économique, et de la régression sociale, en sacrifiant le sociétal, dans le cas de Fillon... C'est trop. L'alternative, c'est le protectionnisme. Une nation développée, ne s'est développée que dans un cadre protectionniste. Jamais dans le cadre libre échangiste.

Pour en revenir à nos moutons de bobos californiens décérébrés, on voit, malgré leurs "intelligence", qu'ils n'ont aucune culture.

Après avoir opéré la dévolution, c'est à dire la sécession, il faudrait penser au quotidien, c'est à dire, le premier d'entre eux, c'est de boire.

Or, la Californie, comme Las Vegas, ça n'existe pas sans le barrage Hoover, à Boulder. Et les querelles pour l'eau sont des querelles corsées. Voir Pagnol. Cela a très vite fait de dégénérer, et les californiens, s'il en reste, devraient s'habituer à vivre dans la Californie d'origine, c'est à dire, un climat désertique ou semi désertique. Sans la piscine, avec des  toilettes sèches et sans la pelouse.

Parce que quand on voit ce qu'il est advenu du gaz entre l'Ukraine et la Russie, après la fin de l'URSS, on pourrait penser que cette querelle ne pourrait que s'envenimer, parce que les monnaies seraient différentes, que les enchères monteraient entre les différents utilisateurs. D'autant que les ressources, plafonnant, ne seraient pas disponibles pour tout le monde.
De même au niveau électricité, si la Californie a adopté une politique d'économie, elle est tributaire des voisins pour sa consommation, voir des canadiens.

On imagine aussi, comme l'Allemagne l'a dit à l'Angleterre pour le gaz, ils n'auront, en cas de problème, que les quantités de gaz russe qui seront excédentaires chez eux, et pas plus. Quel que fut le prix qu'ils soient disposés à mettre.

La grande famine/disette de 2008, fut causée par l'Ukraine. Avec une récolte moins importante que prévue, et l'incurie Ukrainienne ayant laissé dépérir le réseau d'irrigation (les barrages étaient pleins), ils avaient simplement suspendu les exportations...

Il faut donc rappeler aux Californiens, le "moi d'abord", et les autres ensuite. Quand on est en situation de stress hydrique et énergétique, avec une balance commerciale très déficitaire, les Californiens devraient redescendre sur terre. Pour l'accès à ces ressources, ils pèsent plus en étant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

On me posait la question de l'approvisionnement parisien en électricité. On peut parfaitement envisager la rupture électrique de la région parisienne. On préférera délester les régions périphériques, qui en tireront une conclusion logique : voter Trump, pardon, FN.

Même s'il ne s'agit que d'une rupture de quelques heures, politiquement, le poids se portera des années, voire des décennies.

Il suffira que quelques trublions comme votre serviteur gueulent qu'on a sacrifié "la province", ce que beaucoup ne manqueront pas de faire. Et qui sera vrai.

En Californie, même, le partage de l'eau posera problème entre ruraux et urbains. Les ruraux ont obtenus de longue date des droits importants. Mais à l'époque la consommation urbaine était minime, et la population de l'état ne dépassait pas les 3 millions.

Que la Californie possède des réserves d'eau 3 fois plus importantes que prévue importe peu. Parce qu'à l'allure où ils gaspillent l'eau dans un train de vie sans rapport avec les possibilités du milieu naturel, ils auront vite fait de les flamber.

Comme on le dit dans zerohedge, le culte Clintonien étant religieux, il n'admet pas le doute ou simplement le scepticisme, encore moins l'opposition. Et admet encore moins être stupide. Du genre "génération Mitterrand". C'était risible et débile, mais peu des partisans de mimite le voyait...

Pour la Californie, il est clair que cela correspond parfaitement au phénomène décrit par Orlov, du citadin contrôlé vs celui qui ne l'est pas, et qui s'aperçoit, dans les zones plus rurales, de la dégradation manifeste du système.

Courage californiens, allez au marché, achetez un cerveau, mais ne soyez pas tentés par le suicide. D'accord, vous êtes des villageois, des bouseux incultes, écrasant dans l'inculture et l'ignorance les ruraux, parce que de votre village, vous ne voyez pas les limites.

Orlov, dit la même chose :" Idéalement, un patient contrôlé mentalement, chimiquement et trop fragile pour quitter cet environnement artificiel et s’aventurer dans le monde réel. De l’autre côté, les groupes autonomes, séparatistes, tribaux sont presque impossibles à comprendre ou à contrôler pour la technosphère."

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 08:07

On aime bien se dire libéral. Quand on gagne de l'argent. Mais c'est notablement plus facile d'en gagner quand c'est la collectivité, l'état ou autre, qui paie la facture de l'investissement.

Plusieurs exemples. D'abord, dans le football US. A San Diego, visiblement, on ne  veut plus payer les infrastructures. Ou plutôt, le contribuable ne veut plus payer, pour des rencontres, finalement, très rares, d'athlètes à l'ego démesuré, et au salaire, anabolisé aux méthamphétamines.

L'inénarrable excuse des retombées économiques, est... retombé. Rien a ciré, visiblement. Et comme je le dis souvent, un équipement, pour être rentable, doit être utilisé constamment, sinon, il s'enfonce dans les pertes économiques.

Aussi sont ils priés "d'imaginer", d'autres solutions. Mais visiblement, l'imagination est loin d'être au rendez vous, parce que les dits investisseurs exigent du rendement...

Autre exemple, on demande à ADP (aéroports de Paris), de baisser ses tarifs, comme Amsterdam. En réalité, le commencement de la fin des énergies  fossiles ne tue pas seulement les petits aéroports. Il établit aussi une hiérarchie entre les grands. Vous voulez sauver ADP ? A long terme ? Etablissez un cordon de douaniers féroces, pointilleux et soupçonneux à la frontière nord. Qu'ils fassent perdre un temps énorme aux passages de frontières, même de TGV.
Ce sont les événements qui vont guider les hommes, et non l'inverse.

La dépendance aux énergies fossiles et au réel est trop grande, mais on l'a oublié.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:28

"J'aurais probablement voté Fillon en 2017 si je n'avais pas lu son programme :

- suppression des 35h pour une durée libre pouvant aller jusqu'à 48h maxi...
- retraite à 65 ans...
- réduction des indemnités chômage...
Vision économique d'une époque révolue.
C'est juste effrayant."
Sans compter le reste. Comme tous les candidats de cette primaire ont, grosso modo, le même programme, j'ai dit que ce n'était pas une élection, mais un diner de cons.
Propos confirmés par un autre Alain, Alain J... : «Les propositions de François Fillon ne sont pas réalistes». Sans compter, bien sûr, la suppression de 500 000 fonctionnaires. Pour être remplacés par des contractuels ??? Où est la différence ???
Une victoire de Fillon, sans doute serait elle très étriquée, sans compter que cette victoire n'est à mon avis, pas acquise du tout. On peut compter sur la connerie de l'électeur, mais jusqu'à un certain point seulement.
Fillon est un taliban du libéralisme, et sans aucun  doute, l'application de ce programme ne serait pas un rééquilibrage des comptes, mais un effondrement économique rapide et total, de l'économie française, européenne et mondiale.
Partout, les politiques libérales ont foirées, et n'ont pu être présentées comme des succès que par le mensonge, la magouille et la manipulation. Les 8 millions de chômeurs US, qui sont en réalité 102, ça fait du bruit sur une population de 320 millions...
Margaret Thatcher ??? Elle n'a du son maintien au pouvoir qu'à la mer du nord, et son gisement de pétrole et de gaz. 120 millions de tonnes de pétrole, ça paie bien des effondrements sectoriels, quand aux mineurs, l'écrasante majorité, virée à coups de millions, quelques fois 10 ans de salaires, se sont retrouvés... en invalidité...
Elu, il serait un Egor Gaïdar qui paradoxalement, prépare un nouveau régime, qui est l'inverse de ce qu'il préconisait...
Pour certaines choses, il est aussi pitoyable. Avec le statut de fonctionnaires, on ne trouve pas d'enseignants pour certaines zones, sans, je vous laisse imaginer la crise des vocations, et le bordel que cela créerait...
Fillon ne sera qu'un médecin de Molière. Et sans doute l'agonie du régime. Mais rien ne dit qu'il sera élu.
La France n'a aucun des avantages comparatifs des diverses pays engoncés dans le libéralisme économique.
Elle n'a pas le dollar des USA, elle n'a pas les ressources minérales du Canada, et son VRAI marché intérieur, qui est celui des USA (qui absorbe 75 % de sa production), et qui rend toute austérité très relative, elle n'a pas de monnaie indépendante, et pas d'industrie puissante.
Quand je vois des gens qui vont à un culte, je vois une collection de gens bêtes et méchants, engoncés dans une idéologie intolérante. Cela ne m'étonne donc pas que le catholicisme, même relatif ait voté Fillon.
D'ailleurs, la carte de son implantation indique les pays de loire, ailleurs, c'est plus relatif, Sarkozy étant bien implanté dans le midi, et Juppé en Aquitaine.
Et puis, une primaire est une primaire. C'est très manipulable, y compris par l'adversaire. Par exemple, le DNC, aux USA, a appuyé tous les candidats les plus repoussoirs, genre Trump, mais aussi Carson, et Cruz. Chacun étant réputé "facile", à battre par Clinton.
Ce genre de candidat, au cerveau malade, est le signe de la maladie du système.
Provenant  aussi d'un cerveau malade, la candidature pour un quatrième mandat de Merkel. Elle s'imagine indispensable ??? 4 mandats ? Ailleurs, on parlerait de dictature, d'oligarques, etc..
D'ailleurs, les soutiens du/des régimes faiblissent. A Saint Etienne, les antifas qui voulaient accueillir Rachline étaient 20, et la manifestation anti-trump à Paris frisait aussi le ridicule.
A cette allure, ils auront bientôt du mal à jouer à la belote... Et oui, il faut être 4. Mais il faudra pas trop les malmener en leur disant que Krivine n'est plus candidat à la présidentielle...
Idiots utiles du libéralisme économique, la gauche extrême aussi est sur un autre monde.
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 08:30

Certains me font rire. Mais alors, vraiment. La Chine menace Trump de cesser d'acheter les produits US.

Rires. "The US trade deficit with China was $365.7 billion in 2015  This is a new record, up slightly from last year's record of $343 billion.

The trade deficit exists because U.S. exports to China were only $116.2 billion while imports  from China hit a new record of $481.9 billion. The deficit keeps growing because imports are rising faster than exports.

The United States imports consumer electronics, clothing, and machinery from China."

Pour résumer, au non angliciste, le déficit commercial atteint entre les deux pays, 365.7 milliards de $, et les importations en provenance des USA se chiffrent seulement à 116.2 milliards. Le déficit, augmente, et il est loin de se réduire.

On dit que 60 % des exportations chinoises n'ont plus d'équivalents aux USA. L'appareil de production, dans certains secteurs, a donc été totalement détruit.

Raison pour laquelle, la hausse des droits de douanes aura beaucoup d'effets, et le consommateur- roi serait pénalisé...
Seul problème, c'est que le consommateur, il ne profite que très peu du prix chinois, mais que les grossistes et détaillants, et ceux qui sont détaillants grossistes, comme Walmart, en profitent beaucoup.

Achat au prix chinois, vente au prix US, et en Europe, achat au prix chinois, vente au prix européen, c'est à dire avec une copieuse marge.

Au terme de l'évolution, le walmart disparait aussi, parce que le consommateur n'a plus un rond.

Et l'argument du libre échange tombe à plat. Qu'exporte t'on vers la Chine ? Rien, ou pas grand chose. Un taux de couverture de 25 % des importations par les exportations, c'est farfelu. Autant pour l'acheteur que le fournisseur.

Le fournisseur accepte clairement, de la monnaie de singe. Participe comme victime volontaire, à un schéma de ponzi, où il est clair qu'il ne sera jamais payé, et qu'il renvoie en dépenses de prestiges, dans l'immobilier US ou canadien. Rappelez vous ces villes de la côte ouest où l'immobilier flambait, et où ces maisons chères tombaient en ruine.

D'autres veulent continuer à voir en l'euro, une "bonne idée", dévoyée. L'euro n'était pas une bonne idée, l'UE n'est pas une bonne idée, c'est une idée née dans un cerveau malade, celui d'Himmler.

Les monnaies uniques n'ont jamais manqué en Europe. Elles ont toutes foirées depuis 476. Franc or, besant, sou, florin, etc... Pratiquement chaque siècle a eu la sienne. Sans rien apprendre aux élites de leur impossibilité.
Au moment de la chute du mur, se sont ils aperçu que c'était aussi la chute d'une zone rouble, importante ? Non.

Ils ont pris, au vaincu, toutes ses tares, et toutes ses puces. Idéologie, monétarisme, aventures guerrières, et finalement, effondrement, politique, économique et social.

Bravo.

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