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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 15:15

Parce qu'Hollande a un corps rond, certains l'imaginent sympathique. Mais, par exemple; "mal conseillé". Sachant qu'un de ses conseils, c'était Macron, on ne peut qu'approuver ce principe, mais on peut être rond, bête et méchant. Ce n'est pas exclusif. C'est d'une manière général.

Etre bête et méchant, c'est aussi soutenir l'Union européenne et l'euro. Surtout depuis que papa POTUS (président of the united states), le promoteur de l'idée, n'en a plus rien à cirer. A contraire.

Le petit programme auquel les dirigeants européens obéissaient a changé. Eux, passeraient pour des connards. C'est sans doute, très en deçà de la vérité. On peut rajouter aussi, larbins, castrats, et j'en passe ( ne vous gênez pas pour rallonger la liste).

Sur certains blogs, la fumage de moquette, déjà visiblement considérable, a encore augmenté. Bon d'accord, Trump interdit l'entrée de musulmans de certains pays aux USA. Et alors ? Ce n'est pas un effondrement. C'est justement, une mesure d'adaptation à la baisse des quantités d'énergies fossiles. Officiellement, ce n'est pas le motif, mais dans les faits, seuls les plus riches voyagent en avion. C'est une mesure de limitation "inacceptable", pour l'élite, qui est tellement perdue dans ses privilèges.

Les pitis zitudiants musulmans ne pourront plus aller suivre leurs cours de commissaire politique néo-libéral aux USA ? ça, ça n'est pas une punition. Et puis, ils n'apprendraient, si apprendre est le bon qualificatif, que des choses obsolètes. la roue vient de tourner. Le bon qualificatif, dans les universités, c'est l'achat du diplôme.

Quand aux avantages du libéralisme, en terme de prix, pour le consommateur, il est inexistant. Parce que la manne va dans la poche des intermédiaires des grossistes, semi-grossistes et détaillants (par ordre décroissants), comme l'indique la distorsion du pib. Le pékin moyen, lui, voit des doses homéopathiques de baisses, parce que, simplement, les prix sont fixés en fonction du prix que sont disposés à payer les consommateurs. Pas des coûts de production.

" Imaginez que ce président nomme comme ministres moitié de milliardaires et moitié de généraux mis au rencard par l’armée pour leurs opinions délirantes. " Les opinions délirantes, aux USA, se situent plutôt dans la mouvance néo-conservatrice, et les dites opinions délirantes sont celles de généraux qui ont plutôt tendance à ne pas vouloir mener dix guerres de front, et ne pas vouloir mener à la trique tout le monde. Pensez, des généraux, qui, connaissant l'état réel de leur armée, en tiennent compte, et cessent de faire des moulinets avec leurs sabres, et suprême horreur, n'imaginent même pas faire la guerre à la Russie.

Pas normal, ces généraux qui veulent pas faire la guerre, et qui disent que le temps des porte-avions est terminé, que les caïds, désormais, ce sont les missiles, et qu'on ne flambe pas les budgets militaires dans des délires...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 20:28

Du côté des globalistes on est dans la pantalonnade complète. Pour les simplets : "Le protectionnisme de Trump s’appuie sur une vision dépassée de l’économie". Pour les encore plus simplets: il faut liquider physiquement Trump. Et tout redeviendra comme avant.

C'est une vision excessivement simplette du "problème". Il y a gros à parier que l'assassinat de Trump, s'ils se produisait, ne conduirait pas à une restauration pure et simple du paradigme antérieur, mais à l'effondrement des USA dans la guerre civile.

Cet effondrement, dans la guerre civile entrainerait aussi l'effondrement économique du ROW, (reste du monde), qui a un besoin vital de ces 500 milliards de déficits extérieurs US, et une vaporisation de la dette en USD.

Le babillage, le verbiage, sans sens ni retenue, est désormais la règle. Parce que, même sans grands résultats, la politique Trump arrivera sans doute à rééquilibrer tant soit peu la balance commerciale US.

On peut voir, d'ailleurs, la gueule de la balance commerciale US avec le Mexique, depuis l'ALENA, ALENA qui n'a d'ailleurs pas apporté grand chose aux mexicains, que des emplois mal payés, mais qui a ruiné toute son agriculture, pour des emplois de manutentionnaires.

Les mexicains paieront bien le mur. Une taxe à l'import de 20 % est imparable. Qui a dit que c'était compliqué ???

Vision du monde aussi. Cette globalisation, c'est l'enrichissement forcené de quelques milliardaires, qui rémunèrent pour cela quelques pourceaux "à l'engrais de quelques millions". Ces pourceaux sont les hommes politiques, achetés pour de la verroterie et de la pacotille. S'ils savaient comme ces milliardaires peuvent mépriser ces hommes politiques, qui se laissent acheter pour quelques millions, des conférences et autres bêtises.

Si on parle d'assassiner Trump, c'est qu'avec sa position de milliardaire, il n'est plus achetable. Un Fillon, c'est rien, un Sarkozy ou un Hollande, insignifiant. Eux qui pourraient les faire trembler...

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie Politique
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 08:59

Aux USA, les malls sont dans une mauvaises passe, une mauvaise passe générale, non pas tant par la concurrence des vendeurs du net, mais par dislocation impériale.

Le Mall, c'était justement, la manifestation du système impérial arrivé à maturité. A la fin de la présidence Clinton, quand le déficit extérieur eût atteint les 500 milliards de $. Ce qui n'empêchait pas, de sa part, des déclarations d'un bêtise et d'une crétinerie sans pareille, inégalable dans l'histoire : "Our economy is very well".

Bon, a eu pire, sous deubeuliou, avec ses 800 milliards, et sa bulle immobilière. Mais les forces de déclin jouaient déjà. Le renchérissement de l'essence, vital, faisait déjà grincer la machinerie économique, qui ne tenait que par le relèvement constant des plafonds d'endettements, liés à des valeurs immobilières imaginaires. La fermeture des magasins centre, entraine l'effondrement économique du reste, d'abord parce que ces magasins emploient beaucoup de monde, ensuite parce que les boutiques des galeries marchandes peuvent renégocier leurs contrats et obtenir des baisses de prix drastiques.

Apparemment, c'est la fête du slip chez les syndicats US, avec les premières mesures de Trump, et le parti "démocrate", se voit abandonné de sa base sociale depuis les années 1930. Il pourra se consoler avec ses minorités des grandes villes, du moins, tant que la Californie, ou une partie d'entre elle, ne fait pas sécession.

Côté démocrate, on est toujours en crise d'hystérie, parce que le parti démocrate n'a pas perdu SEULEMENT, la présidentielle, mais quasiment toutes les élections qui allaient avec. On n'est pas loin du moment ou O'Bama et Clinton vont pisser par terre et s'y rouler dedans. Candidate complétement nulle, suivant un président qui l'a disputé dans la nullité, le résultat était logique. Le parti socialiste, pardon, démocrate, est en état, lui aussi de dislocation, avec ses "valeurs".

Aucune des tares US n'a été corrigé, ni la dérive des frais de santé, ni la dérive des prêts étudiants, ni la dérive de la délinquance.

Les immigrationnistes ne sont que les négriers et les esclavagistes des temps modernes se drapant sous les fards avenant de l'humanisme. Comme hier les négriers, voulant "sauver", l'humanité noire des inévitables massacres africains.

Le business de l'immigration est en effet, très juteux. Et fait vivre un tas de monde.

Le quai d'Orsay, lui reconnait que finalement, pt'êt ben que Bachar el Assad a un soutien populaire, qu'il estime à 30 % de la population. (Bien plus que Hollande, entre nous), et comme le quai d'Orsay ne sait que mentir, on peut estimer sans crainte ce soutien au double, surtout depuis que "la pente de la guerre", semble avantager le régime. Petite remarque personnelle : ça ferait chier les autorités françaises de parler de El Assad, ou d'Assad, plutôt que de "Bachar". Jusqu'à nouvel ordre, Assad, Juppé, Fabius, Hollande n'ont pas élevés les cochons ensemble. De plus, les dits cochons sont d'une intelligence que n'atteignent ni Hollande, ni Fabius, ni Juppé. A moins de trouver un cochon particulièrement bête.

Au Canada, Trudeau veut en finir progressivement avec les sables bitumineux. Il faut dire que cette exploitation, polluante, est sans doute loin d'être rentable. Il télescope le pouvoir politique de la province qui se veut "progressiste" (sans doute le droit des gays et lesbiennes). La première ministre de l'Alberta, et les habitants, trouvent que leur poubelle est très confortable, et ne veulent pas en changer. Il faut dire, à la décharge de Trudeau, que côté exploitants, ça ne se bouscule plus trop au portillon.

EDF a encore frappé. "Face à la vague de froid, le nucléaire se révèle inadapté." En réalité, il l'a toujours été. Les réacteurs ne peuvent même pas fournir leur pleine puissance, en raison de problèmes diverses. Soit l'accident nucléaire réglera le sort du nucléaire en France, soit la catastrophe financière.

Perso, j'aurais une préférence (qui n'engage que moi), pour la cata financière. C'est moins dur à nettoyer.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 10:32

C'est pas pour aller manger, ni boire, c'est pour racheter un centre commercial, hier rêve américain, aujourd'hui, décor de film d'horreur. On pourrait prendre Michael Moore dans le rôle du vampire hantant le mall vide, Clinton, dans le rôle de la tarentule, et Obama dans celui du golfeur fou, qui décapite les imprudents qui s'aventurent à l'intérieur, à coups de clubs de golf.

Valorisé à une époque à 190 millions, puis à 11, à moitié abandonné, il a été mis aux enchères à 100 $.

Après ça, certains s'étonnent et se scandalisent de l'élection de Trump. Mais patience, NY, Chicago et la Californie riche devrait voit aussi les mêmes phénomènes se produirent. Ils sont simplement un peu retardés, mais ils viendront. Ils sont liés à la paupérisation, au pic pétrolier, et à la porosité entre monde politique et milieu d'affaire.

Quand il faut gagner 3000 $ mensuels pour simplement pouvoir vivre dans le quartier le plus pourri de Washington, il y a bien un problème. Et/ou que la monnaie ne vaut plus rien.

On a laissé dérivé toutes les dépenses contraintes, au grand profit du corporate power, et désormais, il est clair que les marges de manoeuvres sont réduites.

En Corée, ce sont les chaebols qui posent problème. Si certains pensent Samsung sous évalué, on sait jamais ce qu'il y a dans la termitière. La faillite récente de Hanjin Shipping, et l'impossibilité d'y remédier, semble prouver qu'il y a un gros problème en gestation en Corée, et sans doute, une gestion "Enron", à bout de souffle.

Pour en revenir aux centres commerciaux abandonnés, ils sont légions dans la rust belt et en Nouvelle Angleterre. Donc, le phénomène de désertification économique les touche de manière massive.

Trump n'est donc qu'un marqueur de la crise du système, et non une cause. Sans doute, lui aussi, souffre t'il de la situation, parce qu'il n'y a pas de secteurs qui ne sentent la crise, même dans le grand luxe clinquant.

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 16:16
Deux principaux scénarios d'effondrement sont avancés :

    Le premier passerait par la surconsommation de la minorité, les élites qui entraînerait alors l'épuisement des ressources pour la masse, privée du minimum pour survivre : c'est la famine par l'inégalité.
    Un autre scénario se base sur l'exploitation soutenue de ressources limitées qui viennent à s'effondrer entraînant la masse dans le déclin, suivie ensuite par les élites.

Dans les deux cas, la jouissance monopolistique de la richesse par les élites les aveuglent : épargnés (temporairement) par le besoin, ils ne conçoivent pas le processus d'effondrement en cours et poursuivent leurs activités comme si de rien n'était.
Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3973.php

Pour "notre planète" le monde actuel est proche de son effondrement. "La jouissance monopolistique de la richesse par les élites les aveuglent : épargnées (temporairement) par le besoin, ils ne conçoivent pas le processus d'effondrement en cours et poursuivent leurs activités comme si de rien n'était".

Ceux qui sont sensés le percevoir, les écologistes, sont encore plus cons que les élites. Ils voient à côté de la plaque, plaident pour le transport en commun dans les grandes villes, au lieu de la voiture, en oubliant que le problème, c'est justement la grande ville.

La Californie a vu cesser la sécheresse qui l'étreignait depuis six ans déjà. Mais cela ne change pas le problème de base. La Californie n'aurait eu aucun problème d'eau avec la population du début du XX° siècle, c'est à dire 3 millions d'habitants, dont la consommation était très sommaire. Avec 38 millions, c'est une autre paire de manches, et ces 38 sont très loin d'être économes en la matière. Et qui sont attirés par l'héliotropisme c'est à dire fondamentalement, un climat très sec, mais avec piscines et douches journalières. Les cow boys du XIX°, en la matière se baignaient quand ils trouvaient de l'eau, dans une mare.

 

Il parait que les fermiers consomment beaucoup plus d'eau que les habitants. C'est vrai. Mais les 38 millions d'habitants ont besoin de nourriture. Et si la production se concentre sur les produits d'exportations, le problème serait le même si l'agriculture californienne se concentrait sur les produits vivriers. Et même si le californien moyen retournait très en arrière, et se mettait à bouffer du serpent à sonnette, il y aurait très vite pénurie de celui-ci.

Le serpent fait horreur à l'être humain, mais l'être humain a tué beaucoup plus de serpents que le serpent d'êtres humains et l'écart est encore plus important si l'on considère qui boulotte qui.

Il reste que l'article est désespérément optimiste. Il voit la civilisation s'effondrer en 2050, et des élites désemparées par leur idéologie libérale.

Le retraité, pas maltraité, le fonctionnaire aussi, pense : "on trouvera bien une solution".

En Arabie séoudite, on a trouvé la solution. On consomme deux fois plus d'eau par habitant qu'en France... Comme ça, ils seront morts plus vite.

Pour en revenir à nos moutons californiens, les intempéries ont choisies d'arroser les zones républicaines, le nord de l'état, en laissant le sud démocrate dans la sécheresse et la M...ouise.

Donc, on se retrouve avec deux crises conjointes, les inondations d'un côté, la sécheresse de l'autre. Surtout qu'en 6 ans, le sol a eu le temps de devenir très sec et imperméable.

La crise politique actuelle, personnellement, je ne la vois pas continuer pendant 33 ans avant qu'elle ne se déboucle.

Deux principaux scénarios d'effondrement sont avancés :

    Le premier passerait par la surconsommation de la minorité, les élites qui entraînerait alors l'épuisement des ressources pour la masse, privée du minimum pour survivre : c'est la famine par l'inégalité.
    Un autre scénario se base sur l'exploitation soutenue de ressources limitées qui viennent à s'effondrer entraînant la masse dans le déclin, suivie ensuite par les élites.

Dans les deux cas, la jouissance monopolistique de la richesse par les élites les aveuglent : épargnés (temporairement) par le besoin, ils ne conçoivent pas le processus d'effondrement en cours et poursuivent leurs activités comme si de rien n'était.
Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3973.php
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:38

Tous les empires ont la même fin. Le centre s'effondre avant les périphéries, même si celles-ci sont semi-hostiles, comme la Chine.

Le sommet de Davos a lieu, avec deux paumés représentant les USA, Biden et Kerry. On se demande ce qu'ils sont venus faire ici.

Là on râle contre la taxe à 35 %, chère à Trump, qui va contrarier la tâche des fabricants d'automobiles. Le "pôvre" consommateur de BMW va devoir se contenter d'une Chevrolet. Intolérable.

Pourtant, les constructeurs aiment bien ouvrir tous azimuts les usines ça et là dans le monde, mais pas aux USA ? Ils aiment surtout ouvrir des usines sans salariés. Ou avec très peu de salariés.

Vu les prix industriels aux sorties d'usines, il n'y a plus grand avantage à délocaliser. Installer une usine neuve en France où aux USA ne produira guère plus cher qu'au Mexique, ou au Maroc, si l'on compte les frais de transports.
En réalité, l'adhésion ou le rejet du monde actuel est surtout le fruit d'intérêts locaux, et de perceptions locales.

On s'alarme de la montée du "populisme" à Davos, pendant que Pékin défend le libre échange. Il faut dire que Pékin a beaucoup à perdre, et avait beaucoup gagné précédemment, en désindustrialisant l'occident.

La Chine a désormais une situation acquise, qu'elle ne veut pas voir remettre en question. Et qui pourtant, est dans les faits, remise en question. Toute situation acquise est non négociable, c'est bien connu.
Pourtant, le commerce extérieur chinois baisse fortement, et pour cause. Les devenus gueux qui étaient leurs clients, n'ont plus un rond.

Trump n'avait rien compris, nous disait un article. Il faut du dollar, de plus en plus, pour la machinerie mondiale, et donc du déficit extérieur. Seulement, le déficit, il entraine la misère et la baisse de la demande.

Alors, que s'est il passé ? Brexit et Trump élu, les deux têtes de l'empire ont déclaré son dépôt de bilan. On parle d'impôt sur les sociétés à 15 %. Inutile de dire que le miracle irlandais, par exemple, est fini. Pourquoi aller mettre un siège social à Dublin, plutôt qu'au Delaware, ou à Londres ?

L'Irlande a joué son rôle, celle du torche cul à jeter après usage. Et retrouvera vite son rôle de rien du tout.

On retombe sur les pieds d'une absence de croissance. La Chine tire sur un charbon bientôt défunt, et le pétrole est en crise.

Bien sûr l'effet de génération fait dire à certains qu'il y a une demande de plus en plus grande pour le carburant. Seulement, il faut leur expliquer, doucement, avec ménagement, qu'il y a une différence de taille, entre VOULOIR et POUVOIR se déplacer. Logiquement, avec la baisse des prix pétroliers, il y a eu une demande accrue, pendant que les autres usages du pétrole continuaient à baisser.

La demande accrue de carburant ne peut perdurer que si les prix sont sages. Sinon, ils continueront de baisser.
En France, la consommation de produits pétroliers a encore été en baisse en 2016, pas de beaucoup, avec une demande en essence plus soutenue (mais avec quand même encore + de 80 % de gazole comme carburant). Moins de 60 millions de tonnes désormais.

On peut dire ce que l'on veut de la globalisation. Sans pétrole supplémentaire, elle n'existe plus, et la baisse des prix n'a pratiquement rien apporté comme tonus économique. On s'est contenté, souvent, dans beaucoup d'endroits, de prendre un modèle de voiture un peu plus vorace.

De toute façon, le glissement du pétrole, de multi-usage, à un usage uniquement de transport est pratiquement terminé, et le fait de renvoyer l'usage du fioul de la chaudière à la bagnole, n'a pas grande signification.
 

Trump se contente d'énoncer des vérités, il a cité les 96 millions d'américains sans emploi, en plus du chômage officiel, et cela sent fort la perestroïka et la glasnost.

Bien entendu, les apparatchiks, ou plutôt, dans ce cas là les filsapapparatchiks trouve cela intolérable.

Les "croissances" observées, dans certains pays, ne sont que des transferts. On va passer des vacances en Espagne, au lieu d'Afrique du Nord. Et alors ? La masse globale en baisse a été réaffectée. Sans plus.

En France, il est clair que la colonne vertébrale économique est cassée.
En 2015, la consommation de pétrole avait légèrement augmenté.
En 2016, elle a baissé. Et en cas de reprise des prix ???

on a simplement profité d'une baisse des prix pour rouler un peu plus. Et encore, 2015, avec son + 1.1 % n'a pas effacé 2014, et son - 2.5 %.

Dans le transport, l'effet prix sera immédiat. Curieux que certains l'ignorent.

La démondialisation/déglobalisation, n'est pas une option, c'est un fait. "Delamarche : sur la consommation US, la réalité n'a pas l'air d'être aussi rose que ce que l'on veut nous présenter".
Là aussi, donner, par le libre échange la VOLONTE d'échanger, ce n'est pas donner La POSSIBILITE de le faire. La possibilité légale de la faire, par le libre échange n'est pas la possibilité physique de le faire, par la question énergétique. Là, visiblement, on est très loin du compte.

DAVOS donne la responsabilité du blocage de la globalisation, à la montée du "populisme", ce qui relève, en réalité, des limites de la croissance.
Cette bande d'énergumènes incultes et illettrés, a commencé un léger aggiornamento, mais est incapable de voir la réalité. Ils sont tellement coupés des réalités physiques, qu'ils sont dans l'impossibilité d'en apprécier le caractère tangible sur l'activité économique.

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:34

Tous ceux qui vous disent que l'état doit absolument réduire ses déficits, ne comprennent pas une chose. Le déficit, c'est leur fortune, leur épargne.

Natixis, lui, vient de balayer la restauration de 1815, d'un revers de main. L'épargne sans risque est un mythe. Ah bon ? les caisses d'épargne ont été crée en 1818. L'état faisait banqueroute de manière hypocrite depuis, par l'inflation, sauf au XIX° siècle, parce que l'amélioration de l'extraction minière et la rareté des guerres résolurent le problème. La masse monétaire augmenta beaucoup, et les guerres peu coûteuses.

Les gens au pouvoir en 1818, avaient très bien compris le rôle de l'inquiétude monétaire sous l'ancien régime. Le régime était très sourcilleux sur la rente, et ce qui a balayé la restauration, c'est le "milliard des émigrés", qui attisa la crainte d'une nouvelle banqueroute. En même temps qu'elle déclencha la baisse de la rente. 

Visiblement, à l'heure actuelle, tous ont oublié qu'il suffit d'un moyen simple et politiquement imparable de solder la dette publique, c'est de fabriquer de la monnaie en direct par et pour les états. On se contente de fabriquer de la dette.

Mais voilà qu'on nous ressort de très vieilles bêtises sur la monnaie US. Le monde nécessite des $ en quantités croissantes, et donc un déficit commercial US, croissant. Le seul problème, c'est qu'arrivé au bout du processus, les USA sont devenus un pays du tiers monde, ne produisant rien et important tout, et que le dollar n'a plus d'assise réelle. C'est bien le problème de tous les empires finissant. Encore qu'il a fallu, entre Bretton woods et le déficit, attendre l'année 1971, soit, à vue de nez, 25 ans, et les années 1980 pour voir le déficit de la balance des paiements.

Arrivé au bout, le reste de l'économie US disparait, notamment la grande distribution, et pas seulement à cause de la vente en ligne. Globalement, prix et chiffres d'affaires dégringole, et la vente en ligne disparaitra à son tour. En plus, une fois ruinée la grande distribution, il y aura de larges zones d'entreposages à prix réduits...

La vente en ligne a simplement un point d'équilibre beaucoup plus bas. Comme la grande distribution avait un point d'équilibre beaucoup plus bas que le petit commerce.

L'OIT Annonce 200 millions de chômeurs, mais comme le but de l'OIT, c'est de pas les compter, on peut allégrement multiplier ce chiffre par au minimum 5.

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:04

Trump s'en prend à l'industrie pharmaceutique. Il faut dire que le choix n'est pas très compliqué. Quand le poids des dépenses de santé atteint 20 % du PIB, il faut rentrer dans la bagarre avec les lobbys, c'est obligatoire, parce que la solution Obamacare est caduque.

Payer toujours plus, pour des résultats de plus en plus médiocres et des médocs à 800 $ (coût de production, en comptant large, 1 $), c'est intenable.

La partie républicaine des élus du congrès ne l'a pas compris, mais veut tailler l'obamacare par idéologie, mais les démocrates ont tout faux. Ils se contentaient d'accompagner la dérive des prix, et le petit jeu d'argent. La vente, par endettement, des producteurs de médicaments, la hausse étant sensée payer l'achat, avant une revente, encore plus chère.

En France, un anti cancéreux lui aussi est vendu la peau du cul, suivant le même principe, faire payer au maximum le client, ici la sécurité sociale, et on veut mieux le mécanisme que voulait mettre en place Fillon : saigner la sécu, et permettre l'augmentation des prix en la"soulageant" des "petites" affections. Le bénéfice aurait été double, pour les lobbys, et les assureurs, qui fonctionnent à 15 % de rentabilité et 15 % de frais commerciaux. On aurait donc "rattrapé", notre "retard", sur le modèle américain.
Il arrive simplement un moment où l'homme politique quelque soit sa tendance, est obligé de réagir, simplement parce que continuer la tendance est impossible.

Après avoir croqué 20 % du pib US, le secteur de la santé veut atteindre les 30 % ??? Pour atteindre une espérance de vie de 60 ans, les dépenses de santé n'ont pas besoin d'être très élevées. Pour atteindre 70 ans, non plus. Des pays du tiers monde, avec presque rien comme budgets, y arrivent facilement. 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 08:46

James Howard Kunstler nous dresse un petit tableau que je peux cautionner, en y apportant certains correctifs. 

Tout d'abord, le futur a ceci de commun qu'il est imprévisible. Le caïd mondial, a l'heure actuelle, ce ne sont plus les USA, c'est la Russie, parce qu'au niveau énergétique, elle est supérieure aux USA quand à la production, et inférieure aux USA, quand à la consommation intérieure.

Un débile disait que la Russie ne pouvait se passer d'euros. Comme j'avais dit à l'époque, on verra qui crèvera en premier. Celui qui n'a plus d'euros, ou celui qui n'a plus de gaz ?

Elle a donc une puissance que l'URSS n'avait jamais eu. Et cela se sent. Et c'est vraiment un soft power, puisqu'à la limite, il suffira à Moscou de froncer le sourcil pour qu'on écoute.

Kunstler a aussi oublié dans le tableau le Mexique, et un de mes favoris, pour lequel j'ai beaucoup écrit, le gisement Cantarell. Pour lui, on peut entendre la marche funèbre. 130 000 barils par jour, contre 2 200 000 à son apogée. Une chute de 94 %.

Mais il y a belle lurette que la vie mexicaine est troublée par ce déclin. Quand les hommes au chômage n'ont rien à faire, ils rejoignent les cartels. Pas vraiment par choix, mais parce qu'il n'y a rien d'autre. Et que certains ne me disent pas, c'est la faute de la démographie, la démographie mexicaine est désormais basse. Comme celle de l'Amérique latine, en générale, qui a quasiment terminé sa transition. La drogue est elle même un cycle économique. Si les USA disparaissent, les cartels disparaitront. Parce que les nord américains n'auront plus les moyens d'acheter leurs drogues.

Les troubles récents ne sont pas autre chose que la marque du déclin pétrolier du Mexique, comme l'élection de Trump est la marque du déclin de l'accès aux énergies des américains, scellée du sceau de l'abandon des comtés les plus ruraux, au profit de quelques villes, qui profitent simplement du fait qu'elles soient côtières, et donc moins gourmandes en ressources énergétiques, et qu'un porte container, ça transporte beaucoup, pour peu d'énergie.

Que Trump, se plante, ou pas, la donne restera la même. Il est clair que sa politique date. Mais l'homme est intelligent, réactif, et rien ne dit qu'il ne sera pas obligé d'agir dans un sens qu'il n'avait pas prévu. Il est clair que certaines options, comme la mise au pas de la CIA, s'impose d'elle même, sous danger d'être lui-même éliminé.

Quand une époque se termine, l'enchainement a une certaine tendance à se faire tout seul. Le nouveau monde a connu bien des cycles de prospérité, suivi de cycles de déclins. Enfin une arrivée, où la source de richesse est devenu un archaïsme décrié : épices, coton, tabac, sucre, café, indigo, etc... En général, quand la consommation s'est démocratisée, et la production répandue.

Comme je l'avais dit pour le coton, l'histoire de la fin de l'esclavage aux USA y est intimement lié. L'égreneuse à coton permet à une production massive de se développer et rend, par la même occasion, l'esclavage inutile les 2/3 du temps. Auparavant l'égrenage était manuel, et occupait la majeure partie de l'année. Côté positif, l'égreneuse permet l'essor de la production, côté négatif, l'esclave devient une charge inutile la plupart de l'année. 

L'esclave peut vaquer à ses occupations. Le prix élevé du coton jusqu'en 1860, justifie cet esclavage, alors qu'il est déjà en train de disparaitre dans le sud non cotonnier. ces états deviennent simplement, pour le sud cotonnier, des fournisseurs d'esclaves, et prennent souvent des législations libérales en matière d'affranchissement.

La simple baisse des prix, qui s'annonçait en 1860 aurait fait disparaitre l'esclavage, en moins de 10 ans. Parce qu'il est plus efficient de ne payer la main d'oeuvre que pendant qu'elle est utile, de l'embaucher et de la débaucher, plutôt que de l'entretenir toute l'année.

Dans les années 1930, les sudistes maudissent le coton, dont le prix est tombé à la moitié de celui de 1860.

De globalement riche, la société sudiste est devenue une société de gueux, jusqu'à ce que l'implantation de bases militaires US lui redonne du souffle. C'est un autre cycle économique.

L'esclave personne, avec le pétrole et le charbon, était devenu l'esclave mécanique. Mais ce cycle est en train de finir, Trump ou pas. Et le crédit lui même suit un cycle. Toutes les sociétés en plein boum économique voit croitre leur endettement. Et on trouve aisément de quoi financer les vaches sacrées du moment, même des tulipes, pendant la tulipomania. Mais là c'était extrême, parce que l'utilité économique de la Tulipe était égale à zéro, au contraire des épices, coton, tabac, sucre, café, indigo, etc... Tout le reste se consomme d'une manière ou d'une autre, et on peut en produire plus que nécessaire, mais cela s'ajuste, mais la tulipe, c'est le truc totalement inutile par excellence.

Tulipe qui vit dans notre société actuelle sous de multiples formes, mais dont on s'aperçoit après de la profonde vanité.

On a dit que les élites avaient mis au pouvoir Trump pour lui faire porter la responsabilité de l'effondrement ? Oui, et alors ? Ils sauront réanimer après les gisements pétroliers défunts ???

Les 103 millions d'américains sans emplois sont de très mauvais emprunteurs, les 11 millions de français sans emplois idem, les smicards, aussi.

De même, les temps ont changés. Mettre des pelles et des pioches dans plusieurs millions de mains, au moment du new deal, c'était facile. On ne fera pas retravailler des millions de personnes, même si on rebâtit des infrastructures en déliquescence. De même, on ne fera pas rouler dessus des gens qui n'ont plus les moyens d'avoir une voiture.

"nous allons entrer dans une dépression plus grande que la Grande Dépression des années 1930".
Au niveau des chiffres, on est déjà dans bien pire. Seulement, il existe deux sortes de gouvernements. Ceux à qui le mensonge fait horreur. Ceux à qui la vérité fait horreur.

La politique suivie depuis 2007 est la continuation de celle d'avant, un replâtrage, alors que la maison est en train de s'écrouler.

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie Politique
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 14:57

Heureux lecteurs de ce blog, vous êtes, grâce à mes talents de vieux, jeune C... d'âge mûr; au courant de la réalité du système capitaliste, et du montant excessif de dividendes versés :

" 55,7 milliards d’euros. C’est le montant que se sont partagés les actionnaires du CAC40 en 2016 au titre des dividendes. Le record, qui date de 2007 avant l’explosion de la crise financière, est de 57,1 milliards. "

je vous cite quelques perles : "il s’agit de savoir si ces rémunérations sont justes. Je crains que ces dividendes ne soient excessifs et qu’il grèvent l’investissement de grandes sociétés françaises". NOOOONNNN ??? moi je croyais que le bénéfice était impératif pour l'investissement. On bénéfice, alors, que pour dividendeSSSS ???

Et on en rajoute : Loïc Dessaint rappelle que les "investissements d’aujourd’hui sont les profits de demain. Il convient donc d’investir d’abord, de rémunérer les actionnaires après".  Putain de communiste.

Mais, on voit même pire : "plusieurs grands groupes, comme EDF, distribuent des dividendes en levant de la dette sur les marchés, faute de cash flow".

On est donc bien tombé sur la tête. Quand à Sanofi, qui vient de distribuer 6.6 milliards de dividendes, sa stratégie est claire : se rendre insolvable, avant les condamnations civiles sur la dépakine, (de 10 à 40 milliards en France seulement), et laisser l'indemnisation des victimes aux solidarités nationales des pays concernés : les contribuables paieront en prenant en charge les victimes.

C'est un grand classique.
Pendant ce temps là, visiblement, le jean Foutre qui squatte l'Elysée a promis le démantèlement de tout le droit social français, à JP Morgan. Pour faire de Paris la City. Le petit jean foutre n'a rien compris au film. Il n'aura que dalle.

En même temps qu'on parle d'une harmonisation du SMIC européen, à 500 euros par mois. C'est tellement gros, que c'est surement vrai.

Il y a 35 gros quinquin (Mauroy), parlait des "gens du château". A l'époque, il était pitoyable. Maintenant, avec Fillon, on a un propriétaire de château type 1788.

Entre un Collomb, à 4000 roros, ruiné, une Copé méprisant les moins de 5100, Guaino juste à 5100, on voit le gouffre. Et sans doute, bientôt, les faux qui vont se redresser toutes seules.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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