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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:02

La mode à une époque, pour les entreprises, c'était de créer des SCI, pour "préserver" la valeur de l'immobilier d'entreprise, de sa destinée. Comme ça, le propriétaire se tranquillisait quand au devenir d'un gros morceau de patrimoine.

Seulement, le problème, c'est que quand l'entreprise a tiré le rideau, l'immobilier dévalue aussi beaucoup. Parce qu'il est difficile de trouver un occupant.

J'ai parlé aussi de ces villages, où l'on avait beaucoup construit. Et, miracle des miracle, non seulement le placement n'est plus un placement, mais un coût.

De même les infrastructures qui se généralisent. Elles partent d'un point très rentable, pour finir dans le coût absolu.

auteur de la photo du Viaduc de la Recoumène.

L'exemple typique en France, est le chemin de fer. La première ligne française, Saint-Etienne/ Andrézieux était ultra bénéficiaire, la dernière, le Puy-Monastier sur Gazeille (1939), ne fut jamais mise en service. Elle dû son existence, elle aussi, à la fuite en avant devant les coûts irrécupérables. D'abord destinée à être la Transcévenole, on n'osât jamais arrêter les frais, sinon les limiter au tronçon nord, et la guerre fit qu'on ne posât jamais les rails. Le viaduc de la Recoumène sert au saut à l'élastique.

Sa justification ? La pugnacité de Laurent Eynac, qui fut ministre de l'Air, la crise des années 30 -il fallait donner du travail-, servit d'alibi, tout ceci fit qu'on continuât de bâtir cette ligne de chemin de fer, projet du 19° siècle, à un moment où la voie sacrée avait montrée une alternative. De plus, il était clair qu'à l'usage, cette voie de chemin de fer ne serait jamais rentable.

D'ailleurs, le coût irrécupérable peut être très bien vu. La RATP, et le réseau francilien sont des coûts irrécupérables.

Les fins de civilisations, sont celles où les coûts irrécupérables deviennent la norme, et où l'investissement ne donne plus rien en retour. A l'image du pétrole, les puits "historiques" peuvent encore être rentables, mais plus les derniers... et le problème des pays pétroliers, c'est souvent que le dit pétrole a détruit le reste de l'économie, et le secteur ne peut être financé par les autres activités, elles n'existent pas.

Pendant ce temps, le reste tombe en ruine. Mais ne disons pas que les USA ne sombrent pas dans tous les sens, dans le surendettement, tous les acteurs économiques publics sont surendettés. Ils ont bien le goudron nécessaire, et à défaut, on peut le recycler, mais d'autres dépenses ont pris le dessus. 

Omaha est simplement un changement de paradigme. ça ne concernait que les chemins ruraux, maintenant c'est partout. En France, c'est pareil, les routes rurales sont mal entretenues, on se pose la question de pourquoi goudronner, quand c'est pour 30 pèlerins, mais, ce qu'on ne voit pas, c'est que ces 30 pèlerins délaissés seront vent debout quand cela en concernera 300, et ainsi de suite...

Pendant ce temps, on s'occupe des JO 2024... Histoire de concentrer un peu plus l'investissement, et le rendre franchement impopulaire.

Il reste que l'histoire d'Omaha est significative. 50 ans, c'est la décision de Johnson de sabrer l'investissement.

Personnellement, je n'ai pas le pessimisme de Jorion, ou d'autres sur l'espèce humaine. Oui, bien sûr, des gens mourront pendant la phase d'adaptation. Beaucoup, certainement, mais beaucoup réagiront. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une génération de mollusques, que les autres vont leur ressembler. Dans les phases d'adaptation, beaucoup de gens meurent. Cela peut passer totalement inaperçu. L'exode rural a été très meurtrier. Mais cela a été distillé au cours du temps, et c'est passé comme une lettre à la poste. Seul les registres d'état civil peuvent témoigner. Le seul exode rural qu'on ait qualifié de bain de sang, c'est l'exode rural soviétique. Mais pour une autre raison. Il y a les choses qu'on veut voir, et celles qu'on ne veut surtout pas voir.

Il y a bien de l'aveuglement, de l'idéologie et de la croyance dans les élites. La dernière sortie de Hollande est grandiose. Il est vraiment pris pour un imbécile par toutes les réactions. Les seuls qui approuvent sont aussi des croyants, ils n'ont aucun argument.

Réactions de croyants, chez les psychanalystes. Il faut pô voter Le Pen. Comme c'est signé par l'inévitable BHL, il faut donc en conclure que cela a la valeur du torche-cul. Je savais pas, d'ailleurs, que BHL était psychanalyste.

Pour ce qui est des psychanalystes, on peut les classer dans la catégorie des purement ornementaux, et chers, vous savez, ces bidules qui seront les premiers emportés par la décroissance pétrolière.

Là aussi, des coûts (élevés), mais totalement irrécupérables. Comme les 200 000 étudiants US en anthropologie.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 10:20

L'hypermarché ne fait plus recette. Les grands distributeurs actent leur décès. On va les réduire, et sans doute au terme, on trouvera un concept génial : l'épicerie de quartier, 100 M2 maxi, un tous les 200 mètres.

Et on liquide carrément certains rayons, désossés par la vente en ligne. Il ne leur restera que l'alimentaire, en vrac.

Aux USA, pays phare et qui nous précède, 33 % des centres commerciaux devraient pieusement décéder sous peu. Ils pourraient y loger leurs sans abris, p'têt ? Comme ils sont perdus au milieu de nulle part, ils n'embêteraient personne. Les parents pourraient raconter aux enfants qu'avant, quand ils avaient un boulot, c'est ici qu'ils venaient faire leurs achats, dans des hyper remplis...

Le gamin, lui, il restera incrédule, en disant que le vieux radote, que tout le monde sait qu'on va chercher la bouffetance à l'église du coin, et demandera : "c'est quoi, un travail ???"

On voit que le fret interne aux USA capote, mais on nous annonce que les porte-containers voient leurs surcapacités se réduire, enfin, pas toutes.

Les navires compris entre 7 500 et 11 000 EVP (équivalent vingt pieds, soit un container) voient leurs disponibilités se réduire (regain d'activité) et le nombre d'inoccupés est passé de 17 à 8, en dessous, c'est déjà moins flamboyant ( l'excédent sur les EVP de 5300 à 7500 est passé de 19 à 15), mais en dessous, c'est la débandade. 54 navires inoccupés, dont 34 désarmés (dans la catégorie des 4000-5300), et toujours, la question des coûts et du carburant.

Le BDY (baltic dry index, ou indice du fret de la mer du nord), se traine autour de 1100, ce qui veut dire que l'affrètement, aussi, est une activité caritative.

Donc, Rotterdam continuera à fonctionner, un peu, tant que son hinterland n'aura pas entièrement crevé.

Mais on peut noter l'acte de décès, déjà annoncé, de la bouffonnerie appelée "globalisation", ou mondialisation, en français. Et c'est à cela que le marquis de belle gueule veut nous préparer...

 

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 11:44

Bon, vous aviez compris, malgré ce titre oh combien déplorable, que je vous parlerais de la grande distribution.

Carrouf, ça va pas trop bien. Mais l'Amérique latine, sauve, les résultats 2016. On ne rit pas sur le blog. Voir article précédent.

Les pertes sont importantes en France, et les hyper broient du noir. Je sais, la phrase n'est pas politiquement correcte, mais je m'en tape.

Finalement, souvent, le seul truc intéressant pour les hypers, c'est le toit et le parking. On peut y mettre des tas de panneaux solaires. Les clients ? Rien à cirer.

C'est pénible le client, ça n'a plus de sous, ça veut des ristournes. Font chier.

Partons aux champs, pour nous changer les idées. Pareil pour Auchan. 4° année consécutive de recul, et les hypers ne sont plus rentables.

Auchan, aime la Russie et la Chine. Mais la Russie, c'est pô bien, depuis que l'activité y recule. La Chine, c'est encore bien.

Allons jouer au Casino, pour voir que ce n'est pas encore le Jackpot.

ça va mieux en France, mais c'est bouillon au Brésil, après le repli au Viet Nam et en Thaïlande. Mais c'est archi et 1000 % sûr, ça ira mieux en 2017. Qui a rit ???

La grande distribution, ça a eu payé. Mais ça payons plus. P'têt les topinambours l'année prochaine.

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 15:59

Par les efforts de Sears pour se restructurer. Mais pas découragés par la baisse de 10 % et plus de ses ventes. On se satisfait, aussi, en bon néo-libéral, de la baisse de ses stocks de 5.2 à 4 milliards, pendant que 7.3 à 6 milliards, et ses charges de 7.84 à 6. 77 milliards.

Bon, bravo, le commerce de détail s'effondre, et pas qu'au bénéfice de la vente internet, mais au "profit", de pas de vente, du tout.

Les baisses de vente ont l'air mondialisées. C'est le désavantage de l'économie dite mondialisée. Quand ça foire, c'est l'ensemble. Tout s'arrête.

Même la Chine connait un déficit commercial.

Sears, d'après ces chiffres a tout de la firme condamnée à brève échéance, et Wal-mart voit ses marges fondre.

On voit souvent un résultat paradoxal, le nombre de magasins augmente, mais les ventes ne suivent pas le mouvement. Nouvel indice de pic de tout.

Il y a d'ailleurs, dans les chiffres de Wal-mart de graves incohérences : hausse de 1.4 % de la fréquentation, de 1 % du chiffre d'affaire et hausse des ventes en lignes. Alors, les consos viennent faire la promenade au Wal-mart ???

Cela ne change rien au fait que la consommation baisse et tue un pan entier de l'économie. Des espaces qui faisaient de l'emploi, de l'animation, dans un contexte ou l'activité transport baisse beaucoup aux USA.

La baisse des commandes en Allemagne est aussi alarmante.

Pendant ce temps, des gens pas très clairs dans leur tête veulent pallier le risque d'effondrement de l'UE en créant un état fédéral. Histoire de se taper une guerre civile ???

 

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:56

La Ville de Saint Etienne connait actuellement un grand vent de dynamisme en ce qui concerne la démolition de logements et de locaux. Cela, on ne peut que l'approuver, le seul inconvénient c'est qu'homo politicus simplex simplex simplex (trois fois, parce qu'il est vraiment très simplex), se croit souvent obligé de reconstruire.

Il faut, dit il, donner de la croissance et du travail au bâtiment, ce qui crée de la richesse, nous dit on. Enfin, pour ce qui est de crée de la richesse en construisant à Saint Etienne, je suis dubitatif.

La vente des appartements, je me demande si cela existe, et les prix sont bas, les biens refaits, pas besoin de Plazza (Stéphane) pour revoir le tout, le seul problème est souvent, l'absence de demande (243 pages d'offres !).

Aussi, si on ne peut qu'approuver les travaux de démolitions en cours, il faudrait, pour que le marché recouvre un équilibre et des prix un peu plus élevés, s'abstenir de construire. Les locaux de bureaux, eux aussi, ne manquent pas. L'immeuble Manufrance, cours Fauriel,  n'est toujours pas rempli, 25 ans après...

Quand à Tarentaize, et rue Michel Rondet, ce sont des parties qui faisaient vieilles en 1850, et quand on voit Tarentaize, l'ancien et le rebâti, la seul chose qu'on ait envie de faire, c'est de fuir en courant. D'ailleurs, en 1850, on parlait déjà de la destruction de Tarentaize, c'était revenu dans les années 1960 avec Durafour, mais on n'avait pas fini le travail.

Il n'y a pas la moindre chance que le marché immobilier se redresse, étant donné que la population dans certains quartiers est "âgée, voire, très âgée".

D'autres villes ne devraient même plus penser à bâtir, mais simplement à démolir. Trop de bureaux, trop de logements, pour une population trop âgée. Des villes qui s'éteignent doucement, dans le cadre actuel.

D'autre part, pour revenir à ce que dit un internaute, la crise de la consommation est plus violente aux USA, car les centres commerciaux sont souvent beaucoup plus dépendants de la voiture, et comme je l'ai déjà dit, la consommation intérieure de carburant a beaucoup baissé. avec 15 millions de barils jours raffinés, le pays importait beaucoup de produits raffinés, désormais, il est massivement exportateur. D'autre part, le degré de fausseté des statistiques économiques est sans doute plus grand.

Comme le dit John Williams sur "shadow government statistic", la statistique officielle est de plus en plus farfelue. Deux exemples.

L'immobilier de certaines villes, comme Saint Etienne, Vichy, et d'autres, liste, bien sûr, non exhaustive, mérite le principe de réalité, comme le fait John Williams pour la statistique. La chute du niveau de vie réelle est patente aux USA, et la statistique un simple élément de propagande. Il est donc normal que le secteur marchand s'effondre. De plus, le jeu est brouillé par des dépenses contraintes, maquillées en consommation...

A Saint Etienne, on peut lire : "L'immobilier de Saint-Étienne représente une belle opportunité d'investissement pour les années à venir." Bel exemple de langue de bois. Moi, il y a 20 ans, un agent immobilier me disait qu'il ne prenait plus les appartements. Il n'y a pour ce produit, que les curieux. Et encore, la situation de l'immobilier très bon marché, fait que c'est une ville attractive pour 25 000 étudiants.

La statistique est à l'heure actuelle, ce qu'est S. Plazza au marché immobilier. Le bel emballage d'un produit qui ne sent plus très bon.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:16

Les grands groupes de distributions continuent à solder... Leurs magasins, pendant que la distribution voit son chiffre d'affaire se rétracter, par la baisse de la consommation et par l'essor de la vente par catalogue, dans une variante moderne, celle de l'internet.

On est donc en plein retour au XIX° siècle, avec une technologie un peu différente.

Une différence est à noter, la situation s'est tellement aggravée que certaines de magasins font faillite. JC Penney ferme 130 magasins et vire 6000 salariés, Family Christian Stores ferme définitivement ses 240 magasins.

Tati, lui, est à vendre : "Une chaîne de magasins déficitaires dans un marché en berne." On ne pouvait mieux résumer la situation. Et il est clair que la seule valeur de certaines chaines soient leur emplacement, encore que cette règle est désormais relative : quand les commerces tombent comme des feuilles mortes, qu'un emplacement soit meilleur n'a pas beaucoup d'importance, il n'y a pas ou plus de repreneurs. Les banques ferment leurs agences, les magasins survivent, sans plus penser à un quelconque développement, et les rez de chaussée n'ont plus d'utilité.

Dans notre économie merveilleusement mondialisée, la distribution s'effondre là où elle existait et se développe doucement ailleurs. Le bas de gamme d'ici est là-bas, le moyen, moyen-supérieur.

Cela ne change rien à la donne. Globalement, on aura beaucoup de locaux vides, avec les appartements vides et ceux invendables, on pourra s'en faire des colliers. Comme le politique n'a rien appris, on continue tranquillement de reconstruire là où l'on tombe, et on lance sans cesse de nouvelles zones de chalandise.

Comme je l'ai dit, la vente internet n'est que le retour de la vente par correspondance, mise au goût du jour. On peut voir, essayer, retourner, et pendant ce temps là, le considérable bâti des magasins devient obsolète et inutile, et les SCI (sociétés civiles immobilières), qu'avaient constitués les dirigeants pour garder l'immobilier au cas où les entreprises seraient balayés, montrent leur inutilité. Pour qu'un local ait une valeur, il faut que quelqu'un en ait l'utilité et l'utilisation.

Intrinsèquement, les grandes zones commerciales n'ont aucune valeur, et ne tiennent que parce que le pétrole est encore là pour les approvisionner, et permettre à leurs clients de venir. Pas plus. Mais comme le gâteau n'augmente plus, les grincements se font de plus en plus forts et perceptibles, et le monde des années 1950 et 1960 commence à s'estomper.

Je le maintiens, la crise est dans une succession de LLL, et est désormais visible dans notre vie. Les villes abandonnées et paupérisées, où les appartements refaits et bon marché ne se vendent pas, même en empilant les Stéphanes Plazza par bottes, voient disparaitre leurs approvisionnements. Les pauvres, ça ne fait pas vivre, ni le superprimou géant (coucou G. Lagaffe) ou le carrouf.

Bien entendu, le phénomène n'en est qu'à son commencement, et est un peu plus avancé aux USA, eu égard à l'espace. Les campements de nomades pourront se poser sur les anciens malls. Merde, les nomades étaient déjà sur place. On les appelle les déplorables, vivent de coupons de nourriture, ou de RSA. Aux USA, ils promènent leurs carabines.

Il n'y a rien, d'ailleurs, qui puissent sauver ce système. A tel point que pour une chose je me suis posé une question. Si Trump augmente tellement le budget militaire des USA, c'est pour se faire des alliés au Pentagone, ou le faire crever ???

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 12:52

Et de ce que disais Braudel... Ce qui est le plus productif, et le plus rentable, c'est l'exploitation minuscule où tout est fait à la main, bien entendu, avec un outillage minimum, variable suivant les époques.

La ferme du Bec Hellouin a simplement appliqué ce que des ingénieurs agronomes ont étudiés sur une très longue période, après guerre, au Japon et en Allemagne, pendant presque toute leur vie, soit, 60 à 70 ans.
Ils cherchaient une alternative à l'agriculture existante, et l'on trouvé. Seulement, c'est tombé dans le désert bien longtemps. Surtout, d'ailleurs, parce qu'il y avait des opportunités de carrières ailleurs.
Mais le fait que la micro-parcelle fasse vivre des familles entières n'a rien d'étonnant. Sinon, aucun de nous ne serait là.

Le rendement décroissant commence avec le cheval, le boeuf, et culmine avec l'agriculture indexée sur le fossile. Là, on ne produit pas la moitié des calories consommées en énergies.

Contrairement à ce que disent les réactions, ce n'est pas parce qu'ils vendent deux ou trois fois plus chers les produits, c'est simplement parce que les dépenses sont très basse.

Dans mon département rural, j'ai eu bien des exemples, anciens, comme ce plombier qui me racontait pourquoi il n'avait pas repris la ferme de son père :

- "la première année, je bouffais pas, et je me ré-endettais,

- la deuxième année, je bouffais encore pas, mais je ne me ré-endettais pas,

- la troisième année, je ne bouffais toujours pas, mais je commençais à me désendetter". Bien entendu, le rachat des parts de ses frères et soeurs était absent du plan de financement établi par le crédit (je vous laisse deviner le deuxième mot).

Il faut savoir que pour un agriculteur, tripler ou quadrupler le prix, c'est encore le vendre moins cher qu'au super-primou géant (encore merci à G. Lagaffe).
Ceux que je connais exerçant actuellement, sont parfaitement conscient de leur course à l'endettement, mais sont piégés dans le circuit...

Un troisième, né en 1920, que j'avais rencontré en 1987, lui, disait que ses fils, en gaec, avaient commis l'erreur de se couper de la clientèle. Sa femme faisait des fromages, les vendaient, et d'après ses dires, apportait 80 % des ressources du ménage. Lui travaillait, finalement, pour lui permettre de les faire...

Comme je l'ai déjà dit, dépendre de l'extérieur pour son approvisionnement, c'est mortel, comme dans le cas de l'Egypte (à 80 %), et de la Tunisie (à 20 %). Réduire cette dépendance à zéro, ou à 20 %, c'était, dans les deux cas, faisable, et salutaire.

Le cas cubain est exemplaire, et n'a été, finalement, que l'image sud américaine de la transition post soviétique. C'est bien la parcelle individuelle qui a constitué la bouée de sauvegarde de l'espace post soviétique, comme le disait Voltaire, et comme on l'a remarqué dans la grande dépression du XIV° siècle. "Les vilains mangeaient des herbes". Les herbes désignent le produit des jardins...

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:44

Des infrastructures. Vous aviez compris. L'auteur de ces lignes étant toujours vert. Donc, l'état des infrastructures en France devient très problématique. Je me demande si Bruno Cavagné m'a copié dessus ???

Les bétonneurs en rond se lamentent, parce que le chiffre d'affaire a baissé de 27 % depuis 2008. L'absurdité de la politique gouvernementale apparait. On voudrait bien réduire les subventions aux collectivités locales, mais qu'elles gardent le même niveau d'investissement. Enfin, investissement, c'est vite dit, parce qu'un investissement est sensé rapporter et que l'investissement des collectivités locales a plutôt tendance à coûter cher, très cher, en fonctionnement.

D'ailleurs, dans certains cas, le titre d'économe, devrait être remplacé par celui de dépensum.

" Les réseaux de distribution d'eau potable présentent des pertes par fuites de 25 % en moyenne ; nos routes nationales - dont l'entretien est en chute libre depuis trente ans - se dégradent ; et que dire du ferroviaire... notamment en Île-de-France. "

Je soupçonne de plus en plus, le plagiat... Merde, c'est mon fond de commerce-z'à-moi, ça !

" Mais à force de trop attendre, les infrastructures se sont dégradées et le coût de remise à niveau est devenu exorbitant. " Exactement ce que disait un internaute il y a peu, et ce que je pense depuis longtemps. On "économise" 50 millions un jour, pour dépenser 10 milliards un peu plus tard. Vache d'économie.

Quand au débat visant à faire payer usagers ou contribuables, on voit ce que ça donne avec les autoroutes. On paie surtout pour le dividende, l'entretien, quand à lui, est fait à minima, et même très minima (sauf pour les caisses au péage).

L'état de déliquescence des infrastructures est un peu moins avancé qu'aux USA, pour une bonne raison, l'entretien s'y est maintenu plus longtemps. Comme je l'ai dit, l'effort financier pour les infrastructures s'est relâché en 1968-1968 aux USA, et dans les années 1980 en France. De plus les dépenses d'infrastructures y sont plus anciennes, elles se sont arrêtées aux années Eisenhower, soit vers 1960.

La métropolisation tant vantée, est la sauce française de l'opposition entre les campagnes et les villes non encore touchée à mort par la globalisation (mondialisation), ils croient qu'en investissant encore, ils arriveront à quelque chose. C'est faux. Comme disait Ivan Illitch, il y a un moment où les effets s'inversent. Tous les efforts tentés pour améliorer le cadre ne font que le détériorer davantage.

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 14:36

Les américains ne connaissent pas leur propre histoire. La dévolution (sécession), de la Californie, de certaines villes qui-n'ont-pas-besoin-finalement-des-bouseux.

Mais, comme je l'ai dit souvent, un état, une ville peuvent parfaitement faire sécession. Et s'apprêter aussitôt à voir la faillite de la mondialisation, quand sa monnaie vaudra zéro, que ses fontaines seront sèches, et ses lampadaires, éteints. Bien entendu, pour la bouffe, ça durera un peu plus longtemps, mais juste le temps des supermarchés, c'est à dire pas grand chose.

Comme je l'ai dit souvent, l'approvisionnement de l'Ukraine en gaz n'obéissait pas aux mêmes règles, à l'intérieur de l'URSS et celle-ci une fois disloqué. Pourquoi la Russie lui ferait des prix ??? Voir pourquoi l'approvisionnerait elle ???

La Californie des grandes villes va être amusante, à vrai dire. D'abord au niveau hydrique, avec le Boulder Dam qui ne lui livrera plus sa flotte, ni au même prix, ni aux mêmes conditions. Il pourront compter sur le barrage d'Oroville, enfin, s'il est encore debout et s'ils font de GROSSES, TRES GROSSES ECONOMIES d'eau, et fera passer leur situation tendue d'aujourd'hui pour une période de miel et de douceurs.

Mais, ce qui ramène à l'histoire US, c'est qu'Oroville est situé en pleine zone "rouge", c'est à dire, blanche et républicaine. Susceptible de faire sécession dans la sécession. Parce que, même la guerre civile elle même vit des situations locales contrastées, une partie du Tennessee fit sécession unioniste, Kentucky, Missouri et même Virginie eurent des gouvernements concurrents. La Virginie occidentale est le reliquat de cette période. La majorité des politiciens virginiens étaient hostiles à la sécession, et ils se réfugièrent dans cette zone hostile et largement truffée de troupes fédérales. Une bonne partie de la Caroline du Nord, montagneuse, fournie des troupes à Sherman.

La densité de troupes fédérales, d'ailleurs, impliquât la non sécession du Maryland, et du Delaware. 100 000 hommes de milices qui occupent, ça dissuade. Je ne rappellerais pas, non plus, les guerres civiles circonscrites dans un état, qui émaillèrent l'histoire des USA au XIX° siècle.

Bref, si la racaille mondialiste veut se couper des états, ils provoqueront un effondrement, pas une vie indépendante. D'ailleurs, le surréaliste, ils ne le voient même pas.

Le surréalisme, c'est de croire que leur monnaie vaut quelque chose, et qu'ils pourront continuer dans leur économie de merde, appelée, "économie de service". Economie de merde, parce que, je le dis, l'économie des grandes villes, ce n'est, à l'heure où elles ne sont plus productives, que la gestion de l'entassement, et de la merde que produisent ses habitants.

De plus, il leur a complétement échappé, eux qui voyagent comme ils respirent, qu'être indépendant d'un grand état, c'est connaitre les délices de la douane, du visa, etc, et que les douaniers, surtout après des épisodes mouvementés, ça peut être plus que tatillon.

Les grandes villes n'ont pas besoin des bouseux, ils ont seulement besoin de leur eau, électricité, charbon, gaz, pétrole, blé, etc...

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie Politique
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 14:49

Il était une fois, un président démocrate, qui voulait contenir la dette. pensez, 200 milliards,  c'était énorme. Pas question de sabrer le budget social, 15 milliards de $, ni le budget militaire, 75 milliards.
Alors, le président démocrate pris une décision que l'on qualifierait aujourd'hui de "courageuse", chez Hollande, Fillon, Macron, il réduisit les budgets de 10 %. Et vous savez qui trinquât ? La maintenance, l'entretien, la surveillance et l'investissement dans les infrastructures. Vous pensez, en 1968, alors, tout est neuf aux USA, Oroville Dam, le barrage, vient d'être fini. D'une manière générale, la période 1968-1969 est la période de vraie césure aux USA, à cause justement de cette décision, et non, de toutes les nouvelles de l'époque.

L'empire américain, a, clairement, choisit la voie qui descend. Pendant des années, cette décision n'aura aucune conséquence. Mais le temps va passer. 10 ans. 15 ans. 20 ans. 30. 40. Puis on aura Ericka, à la Nouvelle Orléans, puis on aura la crise de Oroville dam, le plus haut barrage Californien, et une des deux mamelles hydriques, de la Californie. Sans compter, bien sûr, tous ces ponts qui s'effondrent, ces eaux qui ne sont pas potable, ces routes qui ne sont plus que des pistes.

Puis on aura un nouveau président démocrate. La dette, il la prendra à 10 000 milliards, il la laissera à 20 000. Pas de quoi le déranger sur son green.

Oroville est emblématique. Il était là pour continuer de permettre le développement que les ressources du Hoover Dam, sur le Colorado, ne pouvait plus alimenter. Simplement, on était arrivé au bout de ses possibilités, tout le monde tirait sur ses droits à l'eau, au maximum.

Au bout de 5 années de sécheresses en Californie, on passe à autre chose ; un vrai déluge. Preuve qu'on a complétement oublié, dans cet état, comment on gère des barrages. Un barrage, c'est vivant, on ne monte et on n'abaisse le niveau que progressivement. Pour arriver au trop plein, on ne s'est préoccupé que d'une chose, le remplir le plus vite possible, en s'asseyant sur les procédures de remise en eau, et quand on a eu le trop plein, on a baissé, toujours en catastrophe, de 15 mètres. Toutes les choses à ne pas faire... Le barrage doit être géré, si l'on veut qu'il dure.

Récapitulons : le barrage de Oroville situé en zone "rouge", républicaine, a été sérieusement ébranlé, et était une pièce maitresse de l'approvisionnement en eau, avec le Hoover dam, sur le Colorado.

La Californie démocrate et mexicaine, pense fortement à l'indépendance, en n'ayant qu'un barrage ébranlé à sa disposition, et qui plus est, situé en zone "rouge". Bref, si 85 % du territoire a voté Trump, la moitié de l'électorat qui a voté Clinton, ne comprend pas qu'ils dépendent du reste pour pas mal de leurs ressources vitales.

Bref, ils sont cons, ou quoi ??? Ou tellement ignorant des réalités ??? Ils devraient demander des conseils aux Ukrainiens. Ce n'est pas la même chose d'être approvisionné en gaz, quand on est dans le même pays que le producteur, que quand on est un client étranger. Pour le client étranger, c'est forcément plus cher, surtout si le besoin est vital.

En France, même schéma, quelques grandes villes qui soit disant "profitent", de la mondialisation-globalisation. La réalité est exactement la même. Ils constituent des exceptions, qui, faute d'énergie suffisante, vont s'éteindre une à une.

la donne politique est partagée entre ceux qui ne sont pas encore touchés par la crise énergétique, et ceux qui sont suffisamment naïfs, pour croire que le système fonctionne encore et qu'il a une âme.

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