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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 12:50
A la chronique Agora, certains visiblement fument de la moquette ou se sentent une âme de blonde.
"La réunification leur a coûté cher", "ils ont eu le courage de faire des réformes", le maître mot, c'est plutôt qu'ils ont sortis Brüning de son formol et de sa bêtise.
Bien sûr, on entendra la sempiternelle bêtise sur les "allemands qui craignent l'inflation, parce qu'elle leur a amené Hitler au pouvoir".
Bien entendu, c'est faux.
L'hyperinflation a eu lieu en 1923, elle a aboutit à la dévaluation de la dette, "consolidation" à 2.5 % de sa valeur or, et possibilité de rachat à 12.5 %. Dans les Faits, ça s'appelait une banqueroute de 87.5 %.
Pour ce qui est de la dette externe, la dette de guerre, le régime de Weimar l'a constamment renégocié et Hitler, en n'assurant pas son remboursement, n'enfonçait que le clou final, les réparations étaient devenus symboliques.
Ce qu'elle a payé, l'Allemagne l'a fait avec des emprunts.

En 1933, ce qui a amené Hitler à la chancellerie, c'est la misère généralisée, crée par le chancelier Bruning, parce qu'il fallait à tout prix équilibrer les finances et que vulgairement, les allemands en ont pris plein la gueule.
Le mot d'ordre, à la fois des communistes et des nazis, c'était "manger d'abord, le loyer ensuite" (si bien entendu, il était payé).
Quelques rappels :
"- les socialistes acceptent toutes ces restrictions, comme ils acceptent de voter le budget de 1931, pourtant sévère pour les petites gens",
" - Le RDDI exige du chancelier des exonérations d'impôts, la diminution des charges sociales, la fin du contrôle de l'état sur l'économie",
- septembre 1932 : "suppression des conventions collectives et des accords de salaires, diminutions des prestations sociales, diminutions d'impôts".
La seule différence notable, entre la crise de 1929 et celle qui commence en 1973, c'est qu'elle a été beaucoup plus progressive dans la régression sociale. Elle accélère franchement avec la crise de 2008 et le retour des libéraux pur jus, et de leur politique de déflation (déflation Laval de 1935), sous prétexte de finances publiques.

Ce qui était tenable, c'est à dire une dégradation lente, va devenir une dégradation massive, en nombre et en montant.
Comme disait Audiard, " les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait. "

Il y a un moment, où vient l'inflexion et où arrive la réponse politique. La dernière déculottée électorale du parti au pouvoir a été forte, tant par l'abstention que la le vote de rejet, avec le vote le plus fort, la flambée du FN entre les deux tours.

N'en déplaise à Isabelle Mouillesaux, la politique allemande depuis 2000 n'a pu réussir, que parce qu'ils ont confié aux autres le soin de consommer.
Il faudrait qu'elle apprenne à recompter : baisser de 4 % le déficit, par des "Zéconomies", c'est baisser le PIB au minimum de 4 % aussi, voir beaucoup plus.
On peut envisager un effondrement supérieur à 10 %. Et qu'on ne ressorte pas encore les futilités sur le "travail au noir". Le travail au noir existe en toutes périodes, et il est beaucoup moins important en période de crise économique.
Si l'on prend les derniers chiffres en France, consommation, comme chômage vont mal, mais "moins qu'attendus".
Bien sûr, dans 15 jours, les chiffres ajustés seront pires.
Des mesures parcellaires, comme l'augmentation démesurée des prix du gaz, auraient permis en d'autres temps de se gargariser et de se goberger de "la robustesse de l'économie et de la consommation".
Dans un contexte où même la consolidation fait figure de voeu pieux, baisser les dépenses d'état, c'est du suicide, et pour l'économie, et pour le politique.

Les responsables allemands n'ont donc pas vu leur propre récession ? Elle est une des plus importantes du continent, et a été causé par la spécialisation allemande : les exportations. Arrivé à un certain point, on ne peut que remonter, et arrivé à un certain point, on ne peut que descendre.exportations-allemagne.jpg

Politiquement, le sabrage des "cosaques sociologiques" (retraités, agriculteurs et fonctionnaires), largue ce qui était trois amarres importantes de la stabilité sociale.
Le pouvoir ne se retrouve que dans ses 78 % de votants à Auteuil Neuilly Passy. C'est peu.

Le sadomonétarisme européen éloignera donc un peu plus les citoyens, déjà peu convaincus ni par l'Europe, ni par leurs gouvernants de celle-là.

Pour qu'il y ait des politiques aussi stupides et aussi récessives, il faut aussi que les élites soient convaincus qu'il ne peut rien se passer, que ça passera et qu'elles sont indispensables. 1788 comme 1916 ont été des moments de césure.
A cet instant, la production s'effondre. La France de 1788 est déjà un pays plus industriel qu'agricole, et la politique de libre échange touche durement le pays.
Les remous sont crées par cette chute (50 % dans les deux cas) des productions. Le délire des plans de relance a interrompu une chute en verticale, et l'a remplacé par une baisse en pente douce.

Toute austérité fera reprendre le chemin de la baisse. Quand à espérer le rebond par l'export de la zone euro, via dévaluation de l'euro, il ne faut pas rêver.
Dans un monde en crise, où tout le monde entreprend la même politique il n'y a plus de débouché...
Pour ce qui est des troubles qui n'arrivent qu'en cas de chariots vides, n'ayez crainte. Ce stade arrive, lui aussi...
La déflation n'apportera qu'une crise de plus en plus grave, et certainement pas l'équilibre du budget.

Les citations proviennent du livre "Allemagne 1900-1933".
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 21:18
Vous savez ce que c'est un compteur ? ce sont des lignes qui s'accumulent. Bien entendu, isolément, aucune ne ferait rien exploser, mais l'addition des déconvenues et des rancoeurs font une note lourde à payer.
Et pour les sceptiques, soyez bien sûrs que celle-ci sera présenté, un jour. Elle est toujours présentée.

On ne sait pas quand, c'est tout.
Une ligne se rajoute aujourd'hui et va se rajouter en avril : l'augmentation du prix du gaz, qui dit on "n'a pas augmenté depuis 2008". Il est indexé sur le prix du pétrole, alors que mondialement, les deux se sont décorrélés.
Mais le pékin naïf ne doit rien en savoir. Ou on fera comme si à la télé.

L'aveuglement de la classe dirigeante est ici flagrant. Tout le monde, même la mémé du coin, sait que c'est pour s'en foutre plein les fouilles.

Le comité théodule et béni-oui-oui à toutes les hausses donnera son avis. GDF demande 9.5 %, il les aura.
Entre gens du même monde, on ne peut rien se refuser.

"
Ce coup de massue est dû au cumul de deux hausses: une liée aux coûts des infrastructures et de la commercialisation et l'autre liée au coût d'approvisionnement". C'est le coût de pinocchio. Le prix du gaz s'est détendu, et l'investissement, vache sacrée qui sanctifie tout, est aux abonnés absents.
Reste l'explication ultime : "d'accord on n'investit rien, mais des fois que l'envie nous prendrait..."

Petites choses après petites choses, on remonte les grands massacres. Bien entendu, l'empilement des humiliations, des vols, fait croire qu'il n'y aura jamais de répliques. A l'annonce de la révolution de février 1917, Lénine qui l'espérait et la préparait n'y cru pas.

Cette augmentation doit être regardée telle qu'elle est. Une augmentation pure de la rente. Après on s'extasiera sur les bénéfices du CAC 40.
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 14:29
Nos gouvernants nous préparent l'austérité sous prétexte que la crise est finie.
commande-industrie-europe.jpg

Eurostat nous dit le contraire. Après le trou d'air de 2008-2009, on assiste à une consolidation à bas niveau.
De l'indice 125, on était tombé à 85, pour revenir d'une manière chancelante à 95.
Moralité : on était dans une dégringolade à - 30 %, on est passé à une purge à - 25 %.
C'est une reprise ça ?????

On est passé d'un effondrement à une consolidation. Dans ce contexte là, préparer une austérité généralisée, c'est préparer l'effondrement à - 50 %.
On peut poser la question clairement : ceux qui la juge indispensable sont ils C... ou fous, ou les deux à la fois ?????

Plus que jamais, la question des troubles politiques qui emporteront les régimes est d'actualité.
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 17:44
Les grands de ce monde sont dans la M... ouise. Et c'est peu dire.
Certains comme l'Allemagne EXIGENT que leurs protectorats partenaires rééquilibrent leurs finances publiques, sans même penser qu'immédiatement, cela leur reviendrait comme un violent coup de manivelle dans la figure.
Mais eux s'en foutent, ils ne voient pas si loin, souffrant d'une myopie KOLOSSALE. Ils ont déjà imposé l'austérité à leur propre population, et il ne veulent pas se déjuger et reconnaitre que c'était tout bonnement, inutile et nuisible.

D'un cöté les producteurs, de l'autre les consommateurs. Si l'un se sert la ceinture, l'autre n'a plus de travail.
Le point de vue grec n'est pas inintéressant : les banques allemandes spéculent, comme tout le monde contre la grèce.
En outre, il n'est pas indifférent que la crise fasse baisser la monnaie unique. Les exportations allemandes vers le reste du monde s'en porte mieux.
Il reste que si la Grèce ne peut faire appel à une quelconque solidarité européenne, et doit faire appel au FMI, elle aura tôt fait de l'épuiser en quelques mois, et cela prouvera l'inutilité de l'UE.
En effet, une structure incapable d'aider en temps de crise, mais seulement bonne à donner des conseils d'austérité, ça ne vaut rien.
Les USA ont monétisé 1300 milliards, la Grande Bretagne 200, l'Europe se pose la question pour... 1. Et beaucoup le trouve obscéne...

Reste que la position allemande en faveur d'une austérité généralisée passe mal dans le monde. Partout on sait que cela signifie un recul drastique des exportations, et sans doute un nouveau cycle de crise.
Les dirigeants sont tellement C... qu'ils ne se sont pas aperçu d'un petit "hic". D'après leurs propres traités, si bien ficelés pour tout ligoter, il est impossible d'éjecter un des membres. 

En voulant faire un exemple, les allemands sont contreproductifs. En effet, il y a gros à parier que cela pousse les grecs à la rébellion.
C'est un très vieux refrain qui revient ; la politique du pire...
(Dans leur optique, dans la mienne, j'arrose la fin de l'euro et de l'europe).
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 22:47
Les droa de l'hommeu, c'est une exclusivité US.
c'est eux qui disent ce qui est bien, et les autres c'est mal.
Prenez Alamo, par exemple. Les esclavagistes sont dedans, les mexicains qui ont abolis l'esclavage en 1829, dehors. Mais c'est eux les méchants.
La garnison est massacrée, c'est vilain, mais :
"
Le général Santa Anna proposa une reddition sans conditions (offre généreuse, la plupart des défenseurs du fort étant étrangers au Mexique et passibles de la peine de mort) faute de quoi la garnison serait passée par les armes. "

La Chine, elle, cherche des poux dans la tête des USA : espionnage des citoyens, violence endémique; abus de pouvoir de la part de la police, suicides de pauvreté et violation des droits des travailleurs. 
Le traitement de la pauvreté repose sur une coercition jamais atteinte et sans doute supérieure à la terreur stalinienne.

Les droa de l'hommeu, ne sont donc qu'un prétexte à massacrer, et les vilains, c'est ceux désignés par le département d'état.

Dans le même temps, la Chine réduit fortement ses avoirs en dollars.  Sans doute n'y a t'il même plus volonté d'affrontement, mais simple constat : la poursuite des relations économiques au niveau actuel est menacé plus par l'érosion des USA que par une quelconque politique.

Les USA deviennent pauvres, et ne seront sans doute même plus un marché. Ou un marché si réduit et si ridicule qu'il faudra faire avec.
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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 19:16
Le problème japonais est le plus mûr des trois. Mais ils se ressemblent profondément.
Ces trois pays sont les plus exportateurs, et les autres ne font que de la figuration ou sont sur des niches géologiques, sectorielles ou autres.
Mais ces trois pays qu'on nous présente comme flamboyant sont à la croisée des chemins.

Ils ont comprimés et sacrifiés la demande interne, misant tout sur l'exportation. C'était bien commode quand les autres voulaient bien assurer la demande, qu'on n'était plus capable de créer au niveau interne, pour cause de libéralisme, de montée des inégalités et de réaction nobiliaire. la-chute---c-est-l-histoire-copie-2.jpg

Dans les années 1980, le déficit US était constitué grosso modo pour 1/3 des excédents allemands et 2/3 des excédents nippons.
Puis le jeu fut troublé par la Chine, qui se mis à exporter d'une manière féroce, en divisant sa monnaie quasiment par 8.

Si la crise est évidente pour le Japon et l'Allemagne, elle n'existe pas moins pour la Chine, qui truque sa comptabilité publique, mais dont l'approche est la moins mauvaise.
En effet, au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
Ils ont fait une relance interne, pour les allemands et les nippons, c'est un gros mot.

Mieux, les allemands veulent imposer l'austérité à ses clients européens, pour cause de rééquilibrage des budgets.
La balance commerciale de l'UE s'équilibrait plutôt mal que bien, mais l'Allemagne, elle affichait ses excédents. L'euro avait été une excellente affaire en la débarrassant des dévaluations compétitives de ses concurrents européens.

Mais les trois pays sont sur la même ligne de faille. Ils ont des avoirs financiers considérables, mais ils ne valent rien.
Leurs clients sont ruinés. Le déficit US, pour cause de récession a baissé de moitié, et le libéralisme économique n'y est plus en odeur de sainteté.
Les dirigeants allemands retrouvent des accents désagréables. Ils disent la loi, les autres doivent obéir.
Inutile de dire que les choses se passeront comme elles se sont déjà passées. On va envoyer bouler les teutons mal embouchés.

Le reste du monde, dans la logique qui lui est indiqué doit rééquilibrer ses finances internes et externes, contrôler ses budgets et... relancer par l'exportation...
Quand tout le monde comprime et que tout le monde relance par l'exportation, personne ne consomme.
C'est curieux que des libéraux pur jus, ne comprennent pas la loi de l'offre et de la demande.

Le rôle de l'Allemagne est particulièrement déplaisant. La monnaie est faite pour dominer, et c'est le cafetier de Brassens : le client a bu tous ses sous, le cafetier le met dehors en disant "les poivrots, que le diable les emporte".
Seulement, le dit cafetier n'avait qu'eux comme clients.

En réalité, dommage pour l'Allemagne, il n'y a pas que des mauvaises gestions. Lesdites mauvaises gestions ne la dérangeait pas trop, quand l'Espagne était flamboyante, par exemple. Il y a aussi des asymétries fonctionnelles non réductibles. Dans tout état, il y a des transferts entre régions, au profit des régions pauvres.
En conséquence, il est vraisemblable que la zone euro et l'Union Soviétique Européenne ont entamé leur dislocation respective.

Pour ces trois pays, l'avenir est emballé. Ils vont perdre veaux, cochons et couvées : avoirs financiers, clients, débouchés, libéralisme économique dont ils étaient les seuls bénéficiaires...

Le dessin est de Pierre.
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:53
Les producteurs indiens de coton devaient connaitre la prospérité. Grâce au coton OGM, ils devaient produire 3 à 4 fois plus de coton à l'hectare, soit 1500 à 2000 kilos contre 500 pour les variétés classiques. Ils en produisent souvent 200.

En plus, ils doivent utiliser des quantités copieuses d'insecticides.
S'ils semblent avoir une efficacité réelle contre leurs prédateurs, ces plants voient apparaitre des ravageurs secondaires tout aussi affamés. 

Les paysans, eux, se suicident en masse, ou essaient de vendre leurs terres, leurs biens, tout ce qui est possible, mais il n'y a pas d'acheteurs. Tous sont ruinés. Il faut préciser que les victimes de ce coton OGM étaient des gens aisés pour l'Inde avec un patrimoine non négligeable pour ce pays. On parle de valeurs de 10 000 euros.

En réalité, il n'y a eu aucune étude d'impact. L'intérêt de Monsanto et l'intérêt des paysans, c'est deux choses différentes, voir incompatibles.

Là aussi, nous avons un superbe comportement Milgram. On torture les gens et ceux-ci tendent la joue pour être frappés et électrocutés.
Là aussi, la rebellitude existe. Elle atteint 10 % des producteurs. Dans ce cas, comme dans le cas de la bulle immobilière, on ne peut qu' être frappé par la naïveté de certains acteurs. Mais quand on juge de l'extérieur, on voit aussi mieux la difficulté de n'être pas emporté par la vague de comportements conformistes.

Les agriculteurs indiens n'ont d'ailleurs pas trop réfléchi. Si effectivement la production avait été multiplié par 3 ou 4, ils auraient aussi été ruiné. Le marché du coton aurait été saturé et les prix se seraient sentis mal.
Ils avaient une alternative : être ruiné par le coût des semences si le produit ne fonctionnait pas, ou être ruiné par l'effondrement des cours.
Finalement, il était judicieux de ne rien changer. On pouvait au moins parier sur le fait que ça ne fonctionne pas...
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 19:58
anneau_de_feu_-_reuters.jpgOn parle d'anneau de feu, et le LEAP 2020 dans son édition du 15 mars a repris l'idée.
En réalité certaines choses me semblent erronnés dans les propos.
La cessation de paiement du Royaume-Uni et des USA me paraissait déjà difficile.
Ils sont endettés dans leur monnaie, et toute personne endettée dans sa monnaie a une échappatoire : c'est d'en faire de plus en plus.
Bien sûr, celle-ci ne vaudra plus rien. Mais le non vertueux et le vertueux seront punis de la même manière.
Le sadomasochisme monétaire et économique allemand n'a servi à rien. Ils ont été touché par la récession plus durement que bien des pays en Europe, et leurs milliards accumulés par l'excédent commercial s'est tout bonnement évaporé dans des placements idiots.
Ils ne pouvaient être qu'idiot, car il n'y a plus de rentabilité possible.
Rien d'étonnant si les taux d'intérêts sont tombés à zéro.
Le cas contraire signifierait la faillite.

D'autres craquements ne sont même pas perçus. Muellen JCS (commandant en chef) avait parlé avec les crocs à Israel, maintenant c'est au tour de Petraeus, patron du Centcom d'être sur la même longueur d'onde. Les deux étaient réputés antagonistes.
Pire, Petraeus voulait inclure Israël et la palestine dans le périmètre du Centcom. Cela a été refusé, Israël continue à faire partie d'Eucom (commandement européen), mais le fait que la question ait été posé est significative.

L'AIPAC est certes un gros lobby, mais il y a un plus gros lobby que lui : le pentagone et le CMI.
Le complexe militaro-industriel a des intérêts divergents avec Israël. Pour le moment, le conflit est feutré (LEAP 2020 n'en parle même pas), mais il a l'air d'être impitoyable.

Les situations évoluent vite. Rappelons nous la situation économique "éclatante" de l'Espagne. C'était il y a combien ? 3 ans ? Ou 3 siècles ?
Si l'Allemagne perd ses clients, que deviendrons les finances allemandes ?
La Norvége est bourrée de thunes ? Il y a bien quelques municipalités qui intentent des procès parce qu'elles ont été ruinés dans des placements hasardeux.
Et puis c'est bien de possèder des dollars. Comme ceux-ci ? dollar confédéréEt puis, faut il rappeler le proverbe koweitien : "Oil in the ground is better than dollar in bank"...   Les liens tissés lors de la mondialisation ont pris tous leur sens. Nul ne s'en tirera.
Pas de fournisseurs sans clients, pas de créanciers sans débiteurs.
"La Grêce devrait se déclarer insolvable", dit on à la Bundesbank. Là aussi, le décervelage est maximum.
Les dettes grecques sont bien détenues par quelqu'un,  non ? Dont sans doute, bien des allemands.
En outre, après, que fait on ? On repasse au Drachme et les allemands perdent quatre fois.
En un, leurs créances, en deux, leurs clients, en trois, ils vont avoir des concurrents requinqués et agressifs, en quatre, d'autres vont suivre.

Le système continue à s'effondrer, il commence à puer. Certains sont intoxiqués par la vulgate dans laquelle on a baigné.
Non, le capitalisme n'a pas été POLITIQUEMENT supprimé en Russie en 1917. Il est mort en 1916, quand la production s'est effondrée. les usines étaient paralysées, l'approvisionnement ne se faisait plus, la quantité de monnaie connaissait un ciseau : le nominal s'envolait, pendant que la contrepartie or s'effondrait.

La suite a été logique. La population s'est révoltée contre le système qui la faisait crever. En mars 1917, Lénine ne croyait pas à la révolte.

En Russie on tient compte de l'histoire. Le secteur bancaire est à peu près renationalisé.
Le capitalisme est mort il y a longtemps. Il est tombé gravement malade en 1873 et a connut son agonie la 1° août 1914.
On a tenté, vainement, de le ranimer. Il faut dire qu'un système économique qui ne peut survivre sans perfusion de l'état, comme celui de la période 1970-2010, est un simili-capitalisme.
Cela voulait avoir des ressemblance avec le capitalisme, ce n'était que le vol d'une classe d'oligarque.

On est rentré dans la crise des états. On va rentrer dans la crise politique.
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:53
sgs-1990-2010.gifLa population adulte sans emploi atteint 10.6 millions de personnes en Grande Bretagne. C'est 28 % de la population active. Il n'y a plus que la fonction publique qui embauche.

On répète après moi :

"GLOIRE, GLOIRE A L'UNION SOVIETIQUE..."

Le plan d'austérité imposé à la Grêce attire la remarque d'Evans Ambrose Pritchard : "aucun pays ne peut supporter un tel effort" et "les recettes vont s'effondrer"...
Le plan d'aide est une coquille vide. La primauté du droit allemand sur le droit européen, accordé par la haute cour et le plafonnement des déficits empêche toute aide.

On répète après moi :

"GLOIRE, GLOIRE A L'UNION SOVIETIQUE..."

Passons l'atlantique, et étudions un article : l'économie n'est pas réellement repartie dans la décennie 2000. Les USA sont restés dans la crise des dot.com.
C'est ce que dit d'ailleurs, en plus pessimiste John William sur sont site, mais comme il recalcule les données. Il arrive à une croissance très faible dans la décennie 1990 (négative en tenant compte de la progression démographique) et une dépression ininterrompue et profonde depuis 2000.


On répète après moi :

"GLOIRE, GLOIRE A L'UNION SOVIETIQUE..."

On vous l'avait pas dit, mais c'est les popofs qui ont gagnés la guerre froide. Ils ont exportés leur modèle basé sur la tricherie et le mensonge en occident, spécialement en Europe et aux USA.
Mais, il faut bien le reconnaître, les yankees trichent beaucoup plus avec leurs statistiques. Ya pas à dire, c'est la classe...


On se réentraine :

"GLOIRE, GLOIRE A L'UNION SOVIETIQUE..."
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 11:06
jonasDorothée finalement est géniale.  Comme pour C. L'hagarde, on croit avoir affaire à quelqu'un de ... pas bien malin, ou de terriblement limité intellectuellement parlant, et puis paf, on s'aperçoit que c'était un sous marin.

En réalité, le voeu le plus cher de Dorothée, c'est de détruire l'euro et la construction européenne. Formatée en RDA, elle en a adopté les principes :
- Unité de la foi dans l'occident médiéval,
- excommunication et bannissement des déviationnistes,
- processions de flagellants.

Unité de la foi, c'était l'euro. Aujourd'hui, même JM Vittori vient de s'apercevoir que l'euro est condamné : "
C'était d'abord la première fois qu'un dirigeant européen disait publiquement que l'euro n'était pas intangible. "
Excommunication : tôt ou tard, le syndrome islandais s'appliquera en Europe. L'austérité pour les grecs, c'est déjà mal parti.
Processions de flagellants : sadomasochistes monétaires convaincus, les allemands exigent que les autres pays, hédonistes, s'alignent sur leurs pratiques, mais ces clous pointus, c'est terriblement coupant, et ça pourrait faire mal, comme dirait zaza napoli.
Les allemands ne veulent pas se déjuger de 10 ans de politique idiote. En conséquence, pas question d'aider qui que ce soit.

La Corée du nord vient de nous prouver que la civilisation avait basculé en Asie. Un responsables des finances idiot vient d'être exécuté. Oui, je sais, vous aurez la réplique facile : si on exécutait tous les responsables idiots, on surbookerait les pelotons, et il serait difficile d'en trouver d'autres. 

Mais il est réconfortant de voir que les traditions perdurent. J'ai personnellement une tendresse historique pour la mise à mort des fermiers généraux de 1794.
Quand au sentiment général la dessus, je vous laisse à vos pensées quand vous payez note d'eau, péages autoroutiers, etc... (que celui qui n'a pas d'envies de meurtres léve la main)...

Un tribunal français vient de condamner une femme de 52 ans qui avait contracté 69 prêts pour 2 millions d'euros. Elle a, bien entendu, été condamné à rembourser ses victimes.
Plusieurs objections à ce jugement : en 30 ans, durée de son espérance de vie, elle peut espérer rembourser combien ? 30 000 euros ? Si, esclavage, peines à perpétuités et les peines médiévales (maudissement) ont disparus, les tribunaux ne sont pas au courant encore.
L'impunité est réservée aux plus grands. Les petits n'ont eux aussi, qu'une solution médiévale : fuir, le plus souvent à la cour des miracles...


L'allemagne, si à cheval sur ses principes, a dû boucher bien des trous dans les comptes de ses banques. Ce qu'elle a gagné en excédents commerciaux, elle l'a perdu en placements à la mord moi le noeud... Pour une simple raison : il n'existe pas de placements réalistes pour de telles sommes. De même, les retraites par capitalisations sont impossibles. Tout bonnement, parce qu'elles n'auraient, elles aussi, aucune possibilité de rendement...
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