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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 15:01

Nous dit on dans très orthodoxe "tribune". Avec le sous entendu sempiternel ; ils-ont-fait-les-réformes-indispensables-douloureuses-mais-courageuses.

 

En réalité, comment on fait Corée, Canada et Suède ???

 

La Suéde est un petit pays, de 9 millions d'habitants, et avec 9 millions on n'a pas toute la gamme industrielle. On peut être bon sur ses segments.

Le Canada est un scandale géologique sous peuplé.

Seul la Corée mérite qu'on s'y arrête dessus.

 

Mais remettons quelques pendules à l'heure. Le rééquilibrage des comptes, dans les trois cas, passe par la dévaluation, qui est une forme de protectionnisme financier, conduisant à la relance des exportations et au substitut d'importations.

Et surtout, la dévaluation, quelque fois très importante a dévalué non seulement vis-à-vis du dollar, mais aussi du Yuan, lié à lui par une parité fixe.

Le Canada fournit de multiples matières premières aux USA, dont l'électricité, qu'elle fabrique sans aucun mérite : elle a le potentiel pour.

Mais c'est bien connu, les matières premières ne poussent que dans les pays libéraux bien gérés (sauf l'URSS).

C'est, largement une économie minière et mécaniquement, la hausse des prix remplit ses caisses.

D'ailleurs, il semble que la suppression d'emplois publics ait retardé le rééquilibrage des comptes.

A l'intérieur du Canada, les grands états, moins dotés géologiquement et ayant plus de population, ont aussi plus de mal à avoir des finances équilibrés (Québec, Ontario). Les libéraux les plus zélés se trouvant (comme en Bolivie et comme par hasard), dans l'Alberta pétrolier.

Mais comme l'Alberta pétrolier est lui même en voie d'épuisement, les libéraux s'épuisent aussi, au même rythme que les réserves financières de l'état.

Comme l'exploitation des sables lourds relève de l'investissement lourd et à long terme, une nouvelle espéce devrait y apparaitre : l'étatiste convaincu.

 

La Suéde a aussi violemment et sauvagement dévalué sa monnaie, pratiquant le substitut d'importations et la relance des exportations, et après faisant la morale à ceux, qui, n'ayant pas dévalué, lui permirent d'atteindre ce but.

 

La Corée a, quand à elle, aussi dévalué sauvagement, tout en assistant les chômeurs.

 

Le trait commun est donc la dévaluation, dans un contexte des années 1990 où les déficits anglos explosaient, celui des USA passant de 50 milliards USD à 500 sous Clinton, avant de passer à 800 sous Bush.

 

Bien entendu, ces performances de rééquilibrage des comptes publics n'ont donc pu être réalisées que par ce que les autres pays faisaient la demande.

 

Si la demande impériale US existe toujours encore, elle est en réduction (dernier déficit extérieur de presque - 40 milliards de USD), mais il est probable qu'elle ne pourra plus augmenter et certainement pas dépasser les 800 milliards à l'année.

Comme les autres déficits (anglais, espagnols et même français) sont en réduction, en très nette réduction, voire s'effondrent, on verra donc à quelle allure s'effondreront aussi les finances des pays exportateurs. 

 

Nous annoncer donc une réduction de niveau de vie pour assurer la dette est non seulement une ânerie, mais un contresens. La crise s'approfondira.

Ce n'est pas du courage, ou du parler franc, c'est du conformisme et du décervelage.

 

Si en 1946, an avait eu simplement l'idée de rembourser la dette, nous serions devenus une démocratie populaire.

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 08:35

Il n'y a pas à dire, il vaut mieux propriétaire, même décervelé et complétement idiot (bien sûr, ils ne le sont pas tous), que fin de droits.

1500 se partageront 400 millions, et pour les 325 000 autres, il y aura 705 millions et un complément pendant 6 mois, à 460 euros.

Faut pas confondre, quand même.

 

les uns sont des feignasses qu'on est bien bon d'aider (mais pas trop longtemps), les autres des propriétaires (on garantit tout, et même au delà).

Faisant le mauvais esprit, on peut penser que le chômeur peut avoir une utilité, mais pas la maison, passée du "Sam'suffit" au stade du "Yellow submarine".

Lutte des classes, lutte des classes...

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 07:49

Certains avaient fait une bêtise, ils ont compris, et renoncent.

Ils palperont l'indemnisation -très coquette- de l'état et pourront s'estimer heureux. Après Xynthia, il est sûr que la plupart des pavillons touchés ou menacés ont une valeur intrinséque égale à zéro.

 

Là, on peut s'interroger sur la santé mentale des personnes qui s'acharnent. Ils préfèrent défendre un bien devenu sans valeur et qui mieux, menace leur vie, plutôt que d'être bon joueur et de ramasser une mise inespérée, finalement.

 

Car il faut être clair. Si certains n'ont pas été touchés cette fois, ce sera pour la prochaine ou celle d'après. C'est peut être des amateurs de sensations fortes. Ou des suicidaires.

 

Mais du côté gouvernement, on fait de son mieux pour se décribiliser complétement. D'abord, il est un peu fort de café de vouloir indemniser sur une base qui n'a plus rien à voir avec la réalité.

Après tout, en quoi un propriétaire a plus de priorité sur les finances publiques, qu'un rmiste, par exemple ? (le montant, 250 000 euros, c'est plus de 45 années d'ASS).

 

On voit donc le travers : il n'y a pas d'argent pour ceci ou cela, mais il n'est pas question de ne pas garantir la propriété, ni le rendement, espéré ou supputé.

 

Quand aux élus des communes du littoral, on peut s'étonner qu'ils "organisent la résistance". Ils devraient, à l'heure actuelle, être en train d'organiser leur défense.

51 morts, ce n'est pas rien.

 

Mais comme la justice a toujours la main légère pour le meurtre de classe (c'est ça, finalement, l'homicide involontaire) du au "bizness" (ça fait un peu "parrain"), ça n'ira sans doute pas plus loin.

Les peines -et les indemnisations- pour meurtre causé par automobile, ne se sont durcies et n'ont été augmentées, que quand l'automobile est devenu un produit de masse et non l'apanage de l'élite.

Les juges sont toujours plus durs avec les pauvres qu'avec leurs copains du rotary.

 

En outre, on peut faire remarquer aux élus locaux, que si ils veulent des travaux de protection contre la mer, qui ne leur bénéficient qu'à eux, ils devraient donc, en toute cohérence, les financer.

 

Sans doute certains partiront ils, sans doute certains resteront ils. Mais l'évolution des zones restantes, l'évolution humaine (et la chute de l'immobilier), leur feront certainement regretter de ne pas avoir accepté.

 

Mais peut être, la prochaine fois, n'y aura t'il pas d'état capable de les exproprier, ni d'assurances capables de les couvrir.

C'est ce qui se passe dans le tiers monde. En 1856, lors des crues, des villages entiers furent rasés, et les habitants n'eurent droit qu'aux aumônes. 

La Chapelle sur loire passa de 3500 à 250 habitants...

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 07:26

Deux articles du "Monde". Même lui vient de s'apercevoir qu'il y a un problème et une montée de tension.

Petit Nicolas poursuit son processus d'Elstinisation (et encore, on n'a même pas encore parlé des retraites), et la tension sociale monte.

 

La solution pacifique, c'est la démission, ou il reste la solution sauvage.

 

Une chronique d'abonné, très intéressante sur le fond : il faut vous soumettre...

Encore un qui n'a rien compris au film.

 

Faudrait il pédaler à fond la caisse, pour que cadre sup, on ait les mêmes conditions de vie qu'un ouvrier il y a 40 ans ?

Le problème, maintenant, c'est celui de la répartition.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 21:10

Pour la démocratie, on le savait déjà.

Votez non à un référendum, on fera voter ça sous un autre nom sous une autre forme.

Pendant ce temps, on vous prépare un choix pré-emballé sur les retraites, avec une seule case à cocher, mais, avec concertation et communication.

 

Pour le capitalisme, j'en avais parlé aussi. Le capitalisme n'existe plus. Ce qui existe, c'est le vol de la classe dirigeante. Des entreprises privatisées vendues la moitié de leur prix. Des autoroutes bradées, mais pas pour tout le monde.

 

C'est un jeu de poker, où de plus en plus de gens se couchent. Les petits d'abord, et ce, de manière caricatural. Le patrimoine d'une femme noire aux USA est de... 5 $...

On arrive, logiquement, à la situation de Macias Nguema en Guinée Equatoriale. Renversé en 1979, il avait chez lui des caisses de billets étrangers, mais aussi la quasi totalité de la monnaie équatorienne.

 

Le dernier frappa-dingue dans ce genre, c'était Robinson Crusoë qui travaillait comme un fou pour être le plus riche, sans comprendre que de toute façon, il était le plus riche et le plus pauvre à la fois : il était seul.

Quand il eût des compagnons, il dû dépenser tout ce qu'il avait mis de côté pour les nourrir, afin de les contrôler.

 

Le choix est finalement assez simple. Ou les états rétablissent leurs finances en taxant le ploutocrate, ou ça va saigner.

200 millions d'armes à feu aux USA, ni les forces de l'ordre, ni les gardes nationales, ni même l'armée ne font le poids.

Il est des zones entières sans aucune activité économique désormais, et près de 40 millions de personnes ne vivent que de bons alimentaires.

 

C'est bien connu aussi, l'homme n'est pas un animal inactif. S'il n'est plus occupé à gagner sa vie, il est même fichu de faire de la politique. La seule alternative viable, c'est de le saoûler (et en permanence), pour qu'il se tienne tranquille...

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 16:31

Je ne sais pas si mon impression est partagé, mais quand on voit L. Parisot, on n'est pas submergé par une image d'intelligence, et pour Longuet, le jeune politicien prometteur des années 1990 me semble un homme usé et déphasé.

Il nous dit qu'il faut faire des réformes régressions, "comme L'Allemagne".

 

Le seul problème, c'est que la crise fait faire à beaucoup "comme l'Allemagne".
La Grande Bretagne voit sa balance commerciale se rééquilibrer à une vitesse phénoménale.

- 2.1 milliards de £ pour les biens et services et - 6.2 milliards uniquement pour les services.

deficit-GB.jpg

Donc, le deuxième moteur de la mondialisation, le déficit commercial britannique, deuxième en importance après celui des USA, s'éteint lui aussi.

Classiquement, il relance par les exportations.

Pour mesurer le chemin parcouru, le déficit n'est plus que le 1/4 de ce qu'il était à la grande époque.

Pour les USA, c'est la moitié.

Pour l'Espagne, c'est la moitié.

L'Islande est excédentaire désormais.

 

Cela me permet de répondre à une objection d'internaute. A quoi bon faire banqueroute ou dévaluer, dit il, si c'est pour faire sauver les banques par des états qui devront se ré-endetter auprès des marchés ???

Je réponds donc, que la dette interne c'est tout à fait réglable par la création monétaire au profit de l'état, et la seule chose qui importe, ce sont les déficits extérieurs.

Là, effectivement, on peut être amené à s'endetter. Encore faut il rester déficitaire...

 

Mais on s'est aperçu, que dans bien des cas, le redémarrage de l'économie après une faillite, se fait dans un cadre autre. En effet, la règle, c'est le rééquilibrage des comptes externes, allié à une grossièreté : le contrôle des changes.

ça c'est vu pour l'Argentine, pour la Russie, c'est en train de se voir pour la plupart des pays déficitaires. Seule la France est un peu à la traîne. (Mais elle fera comme tout le monde).

 

Lors de la crise asiatique, la réponse de Singapour avait été de mettre à la porte les "experts" du FMI, et de faire systémiquement le contraire de ce qu'ils préconisaient.

La réponse avait été éclatante : une reprise sur les chapeaux de roues, comme la Russie, comme l'Argentine. A l'inverse, ceux qui ont respectés les recommandations ont mis très longtemps à en sortir.

 

Voilà. Nous en sommes au stade où tout le monde fait "comme l'Allemagne", et qu'en conséquence, il n'y a plus d'Allemagne (et de Japon et de Chine). Le trio des exportateurs se sent mal.

 

Résumons : en sacralisant la dette, on va vers sa banqueroute, en sacralisant le libre-échange, on va vers l'effondrement des échanges.

Mais tout le monde il est content, tout le monde il aura fait "comme l'Allemagne"...

 

Il n'y a aucun geste économique sans conséquences, hors, celles-ci apparaissent fort peu aux "décideux".

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 18:42

J'ai eu une petite discussion avec un enflé, responsable de la banque de France.

Il disait qu'il avait démontré la nocivité des dévaluations en disant : quand vous vous arrêtez de fumer, ce n'est pas pour recommencer.

 

Je lui ai donc demandé combien de temps il tenait en apnée. Après je lui demandais s'il en concluais qu'il pouvait se passer de respirer ?

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 17:53

Selon Natixis.

Les talibans de la zone euro en particulier et de l'OCDE en général veulent rétablir les finances publiques à la hache.

Le seul problème, c'est que la reprise n'a pas eu lieu.

 

Que faudrait il pour qu'il y ait reprise dans le paradigme qui était celui existant ?

C'est simple :

- reprise de l'endettement,

- reprise de l'investissement productif, reprise de l'investissement immobilier,

- augmentation des revenus salariaux,

- redémarrage des exportations.

 

L'endettement se contracte globalement, même si certains pays comme la France, continuent sur une lancée amoindrie, l'investissement productif est en panne, et la construction en chute libre.

Aux USA on peut parler d'effondrement, avec 300 000 unités vendues à l'année.

Les revenus salariaux sont sacrifiés, et les exportations ont cessé de se détériorer et se redresse très légèrement, on ne peut donc parler de reprise.

Pour qu'il y ait reprise, il faudrait rattraper le niveau antérieur, on en est loin. Et si on entend des chiffres ronflants, c'est des chiffres à court terme, et les graphiques de longues périodes sont tout aussi mauvais.

En outre, pourquoi les pays émergeants et notamment les BRIC importeraient ils de la sphère OCDE ? Ils ont leur appareil industriel à faire tourner, et si l'avantage donné à la production locale automobile indispose les sibériens, elle a de nombreux zélateurs à Togliattigrad.

 

En outre, la reprise est d'abord un voeu. Les graphiques 2010 remontent tous. J'aimerais bien connaître leur fabriquant de boule de cristal.

Mais on apprend qu'il y a reprise, mais pas vraiment. 18 mois nous dit Lamy, cela nous reporte quasiment en 2012.

 

On l'a compris, ce paradigme -endettement, investissement, revenus et exportations-, c'était celui du début des années 1970, avec un endettement très fort, des revenus beaucoup plus faible et la recherche systématique du marché extérieur, parce que celui-ci progressait le plus vite, même si les prix y étaient massacrés.

 

Le consensus est cassé, les dettes ne seront jamais remboursés, mais l'effondrement s'est, pour un temps, ralenti plus qu'arrêté. Les crises ne connaissent pas le temps, elles suivent leur propre tempo.
Michael Hudson parle d'une décennie. Mais la crise, c'est comme la guerre, on sait quand on la commence, jamais quand on la finit.

 

Faire banqueroute n'est pas compliqué. Le lendemain, on s'aperçoit que la vie continue, et les rebonds sont spectaculaire. Une banqueroute n'a jamais provoqué l'effondrement d'un état.

Au contraire, s'entêter à sacraliser la dette, provoque l'effondrement de l'état. Et en fin de compte, l'effondrement de la dette.

 

Parmi tous les rois de France, seuls deux ont refusés la banqueroute. Le premier c'est Louis XVI, on sait ce qu'il lui est advenu. Raccourci. La dette, évaporée. Il aurait mieux fait de la banquerouter AVANT la révolution. 

Le premier cas, se situe dans la décennie 1560. A la mort d'Henri II, on rompt un usage. La dette disparaissait avec le roi. On la sacralisât. il n'y eut pas de pensions pour les soldats revenus des guerre d'Italie.

Ils vécurent, tant qu'ils purent, sur leurs économies, et quand il n'en eurent plus, ils recommencèrent la seule chose qu'ils savaient faire : la guerre.

4 millions de morts et 30 années plus tard, Henri IV se dépêcha de "consolider" la dette. Il en paya 5 %. L'écu était passé de 3 à 36 francs...

Pourtant, ses relations avec les banquiers étaient excellentes. Et les autres ? Ils faisaient faillite plus vite que leur ombre. J'ai une tendresse pour Louis XIII. Se voulant juste, il avait la hache un peu facile (surtout pour les financiers)...

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 12:33

Je vois que certains aiment prendre les vessies pour des lanternes, et malgré des diplômes élogieux, sont dans d'autres matières, d'une ignorance profondément crasse.

Je suis désolé si cette manière de dire est choquante et si elle relève plus du langage parlé que de ce que l'on écrit.

 

Je viens de recevoir une publicité, pour des PAC (pompes à chaleur aérothermes). Prix public, elles sont à 399 euros, et un bon bricoleur peut les poser lui même.

Bien sûr, si on choisit de les faire installer par un électricien, il faut de l'ordre de 3000 euros pour deux (souvent, c'est ce qu'il faut pour un appartement un peu grand).

Pour équiper un appartement d'une PAC réversible d'un très bon cop (coefficient de performance), il en coûte donc de 400 à 3000 euros, et c'est efficace jusqu'à - 15°.

 

Ces PAC, étant réversible, ne sont pas éligible au crédit d'impôt. Comme le crédit d'impôt rend con, on vend souvent de la PAC aérotherme air/eau.

les prix avaient atteint les environs de 15 000 euros, maintenant que le crédit d'impôt a baissé et que le marché s'est écroulé, ils sont descendus à 10 000.

 

Toujours est il, que, crédit d'impôt déduit, ce genre de produit, était 3 fois plus cher que la pire des hypothèses concernant les PAC air/air.

A la grande époque, on avait donc le plaisir de "déduire de ses impôts", 5000 euros, il ne restait plus que 10 000 à payer. Trop bien.

Pour économiser 5000 euros d'impôts, on a en dépensé 7 000 de trop. Mais on est content, on n'a pas payé l'état.

Maintenant, le crédit d'impôt (sur le matériel seul, sans la pose), a baissé à 25 %, et le marché de la PAC aérotherme s'est effondré.

 

Comme je l'ai dit, donnez un crédit d'impôt, et vous rendrez les gens cons. Heureux de leurs 3 sous gagnés sur le trésor, ils sont capables d'en dépenser 20 autrement.

Entre nous, il est beaucoup plus rentable de garder sa vieille installation et de la doubler d'une PAC air/air, toute aussi efficace, et bien meilleur marché.

 

Question immobilier, c'est la même chose. Donner une carotte de 20 000 euros, beaucoup de gens ne verront aucun inconvénient à payer deux fois le prix réel de revient.

La méconnaissance en la matière notamment des professions médicales, est assez abyssale. On peut leur raconter n'importe quoi, ils gobent tout.

Mais j'ai vu aussi des patrimoines, notamment de polytechniciens : immobilier, immobilier et immobilier + assurance vie (fonds d'états). On peut voir le caractère éclairé des placements. Domination sociale + domination sociale. Pierre et monnaie fiduciaire (FIAT money).

 

En réalité, à l'heure actuelle, ces placements sont pourris : cela ne sert à rien de bénéficier de baisses d'impôts sur le revenu, voir, de boucliers fiscaux, si on paie trois fois trop cher l'immobilier (il finira par retourner sur terre), et pour le placer dans de l'assurance-vie en monnaie fiduciaire, dont le principal problème est de ne pas bénéficier d'un caractère de la monnaie : le caractère retransmissible dans le temps.

 

Pour mémoire, depuis le coup d'état de la loi du 3 janvier 1973, la monnaie a perdu une partie considérable de sa valeur, mais en haut, on est d'autant plus content : on palpe des montants de plus en plus gros, même si cette monnaie décote à toute allure.

 

Pour répondre à un internaute ingénieur, le vrai entrepreneur a parfaitement survécu aux trentes glorieuses (aux taux d'IRPP très élevés), car si on respecte la règle capitalistique de réinvestir pour assurer la pérennité des entreprises, on arrive notablement à réduire l'impôt sur les sociétés.

 

La règle des 15 % de rendements pour l'actionnaire, est une règle très bien connu par Braudel, et dont il parle clairement : elle produit la crise, qui est une forme violente de redistribution.

Le CAC 40 est très clair la dessus : toutes les entreprises concurrentielles sont désormais au bénéfice zéro, ou pas loin.

 

Moralité : il vaut mieux, dans l'intérêt général et dans le sien, payer ses impôts, sans chercher "l'optimisation fiscale", ni demander sempiternellement des "réductions".

En effet, elle conduit à surpayer des tas de choses, et l'accumulateur se retrouve spolié.

Pour l'évasion fiscale, et le placement à l'étranger, il est aussi connu, et les épargnants de 1914 qui avaient placés 45 milliards de francs-or, "ailleurs", à des taux mirifiques, de 5 à 8 % (au lieu de 3 à 5 en France), perdirent la quasi-intégralité à l'extérieur (il n'y eut pas que les emprunts russes), en 1945, il n'en restait qu' 1.5 milliards.

 

Seuls s'en tirèrent, même au prix d'une dévaluation, ceux dont les placements étaient restés en France, et parmi ceux-là, seuls ceux dont les placements étaient dans l'économie réelle.

 

Mais, les riches vivent dans deux hantises : celle de tout perdre, et celle de ne pas voir leur patrimoine progresser autant qu'il pourrait.

 

Au 9/04/2010, le lingot d'or cotait 27 750 euros. En 1969 il devait valoir 5000 francs. La multiplication par 36 a eu lieu, sans crédit d'impôt, sans risque, en l'ayant oublié pendant 40 ans. 

Cela juge le système. Certains croient avancer, en réalité, ils ne font que marcher sur un tapis roulant, ou tourner dans la boule comme des hamsters. tendance-long-terme-or.png

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 17:22

Un article d'alternatives économiques confirme mon point de vue : les entreprises du CAC 40 ont fait 47 milliards de bénéfices et en ont distribués 35.

Les bénéfices se situent dans les entreprises rentières : "fournisseurs de services en réseau dans l'énergie, l'eau et les télécoms: GDF-Suez, EDF, France Télécom, Vivendi, Veolia, auquel on peut ajouter Vinci (autoroutes vendues à vil prix) " ou dans les banques.

 

Pour les banques, la véracité de leurs comptes est très sujette à suspicions, sinon plus, pour les autres, elles s'appuient sur des besoins vitaux, largement incompressibles, ou plutôt difficilement compressibles, à moins d'effondrement économiques.

 

De plus la proportion 35/47 soit 75 %-25 %, marque le caractère post-capitaliste de l'économie qu'on nous a déconstruit. On n'investit plus, ou plus assez, car la bonne proportion, c'est bien 75 - 25, mais en inversé.

25 % de dividendes, 75 % de réinvestis.

Avec France Telecom, on atteint d'ailleurs le sommet, avec 3.1 milliards distribués pour 2.997 milliards de bénéfice.

On atteint le comble de l'absurdité. On ne respecte même pas la règle d'or, disant qu'il faut faire du bénéfice pour perdurer.

Dans ce cas là, le bénéfice est immédiatement perdu. Cela devient une charge. Donc, France telecom, peut être considéré comme bénéficiaire-déficitaire, et absolument pas viable.

 

Mais, même ces entreprises rentières peuvent être gravement touchées. En effet, si leurs prestations sont les dernières touchées par la crise économique, elle ne sont pas intouchables, soit par investissement (eau, gaz, électricité), soit par rétractation forte de la base économique, comme l'effondrement de la demande pétrolière à laquelle on assiste dans le monde OCDE.

 

On a beaucoup parlé de caste dirigeante, et en face, de théorie du complot. En réalité, le monde est plutôt un monde qui se dirige tout seul, et si un temps, idéologiquement, il semblait s'améliorer, aujourd'hui, des interractions négatives fortes et nourries se mettent en place.

 

Ces interractions négatives autogénérées, se nourrissent aussi de l'abandon des politiques publiques. On ne peut pas chanter qu'il ne faut pas que l'état intervienne en économie (ou plutôt intervienne en faveur des 90 % les plus défavorisés de la population) et contrarier l'effondrement de la consommation.

 

Aux USA, les citoyens ont trouvé la parade : ils consomment ce qu'ils ne paient plus aux banquiers.

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