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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 13:42

Pendant que des imbéciles de journalistes (répétition : un journaliste est forcément un imbécile ou un corrompu, sinon il est viré), vous disent que c'est partout le plein emploi (ou le péon emploi ?) les nouveaux chiffres qui viennent des USA donnent le vertige.

95 102 000 personnes "not in labor force" en décembre 2016, aux USA. soit, + 1 124 000 par rapport à décembre 2015, et question chômage, tout baigne ; 7 529 000 soit - 398 000 toujours par rapport à décembre 2015. le tout donne 102 631 000 sans emploi, et on voit donc une nette progression pour une période "de pleine croissance, et de plein emploi".

La traficotage des informations est tel que la défunte URSS apparaissait comme un modèle d'honnêteté et de transparence.

Mon analyse de la situation, une suite de LLLL est donc fausse. Puisque la barre inférieure du L est en pente descendante. la pente abrupte ne demande qu'à venir, mais la pente constante est la descente.
La poussée des shanty town est donc irrépressible. Celle de la fin de la guerre civile était temporaire et concernait surtout le sud, celle-ci a bien des chances de ne pas voir de fin.

Pour ce qui est des américains cumulant les emplois, 2,3 voir 4, cela devient aussi du mythe. Il n'y a plus de cumul d'emplois possible. Pour la raison, qu'il n'y en a plus du tout.

Là aussi, la population active est maintenue par des commandes publiques, et un nombre d'emplois publics important. C'est souvent, les derniers qui partent.

On a d'ailleurs vu tout dérailler avec Detroit. La seule chose qui, médiatiquement importait, c'était les "oeuvres" d'art détenues par la ville. La population, rien à cirer.

C'est simplement l'effet de génération qui joue à fond. Les jeunes, savent eux, que rien ne va, et plus on est vieux, plus on croit que ça va bien. D'une manière étonnante, on propage toujours la fausse nouvelle disant que les - de 25 ans, ont votés Clinton. Ils ont fait certainement comme en France : 50 % au FN.
Même Attali nous dit que le monde occidental est pourri dans son entier.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 12:11

Nouriel Roubini a abandonné tout discernement.

" Cet ordre mondial sous conduite américaine a produit 70 années de prospérité ". C'était peut être vrai pour les 40 premières, mais pour les 30 suivant, en gros depuis la disparition de l'URSS, c'est totalement faux. Depuis 30 ans, il n'y a pas eu la moindre croissance aux USA, seulement des comptables imaginatifs, à créer des hologrammes de croissance.

 

Pas loin de 60 % de chute depuis les années 1970...

"politiques sociales judicieuses" : je résume, on compte plus les chômeurs, on prend plus la retraite, on privatise les sécurités sociales, on fait flamber les prix des loyers. J'ai juste, là ?

"vouées à entraver les échanges commerciaux " Les échanges commerciaux, n'en déplaisent à Roubini, s'entravent tout seuls. Comme en 1929, c'est la crise qui fait se contracter prix, échanges et production. Monsieur Roubini se souvient il de ses cours d'économies, et les chutes de 50 à 90 % des prix ???

"le pays a contribué à semer les graines de la Seconde Guerre mondiale ". C'est le chancelier Bruning, avec sa politique sado-monétariste qui a mené Hitler au pouvoir, et les britanniques qui l'ont poussé à l'expansion.

"le virage isolationniste de l’Amérique et la poursuite de ses intérêts strictement nationaux risque d’aboutir en fin de compte à un conflit mondial." Monsieur Roubini devrait lire la presse, et voir les multiples guerres allumées par les administrations Clinton-Bush-O'bama. C'est pas loin d'une guerre mondiale, et il y a un pays arrivé à la maturation complète du libéralisme, c'est la Somalie.

"il faut s’attendre à ce qu’une Russie revancharde et agressive s’aventure sur le continent. "   Il a échappé totalement à M. Roubini que la Russie avait liquidé son empire comme tous les autres : avec le sentiment d'être débarrassé d'un fardeau trop lourd et d'emmerdeurs patentés.

"Si l’Amérique abandonne plusieurs de ses alliés asiatiques tels que les Philippines, la Corée du Sud et Taïwan, ces États pourraient n’avoir d’autre choix que de prosterner devant la Chine, tandis que d’autres alliés des États-Unis, tels que le Japon et l’Inde, pourraient se retrouver contraints à la militarisation et à un affrontement ouvert avec la Chine." 

La militarisation du Japon et de l'Inde, c'est déjà fait, pour les philippines et son président haut en couleur, il est clair que les yankees peuvent aller se faire mettre où ils veulent, quand aux aventures chinoises à l'extérieur, ceux-ci ne sont guère tentés. Plusieurs centaines d'années avant les USA, ils ont fait la guerre au Viet Nam, et en ont retirés eux aussi, beaucoup de regrets et de repentir. La prosternation ne serait que la situation antérieure au XIX° siècle, et pour ce qui est de la Corée, elle se frotterait sans doute beaucoup moins à son voisin du nord.

L'administration Trump est finalement très proche de celles qui gèrent les fins d'empire. Il faut le faire le mieux possible, avec le moins de casse, en gardant seulement ce qui est important.

"Il s’agit de se délester des « colonies » trop coûteuses (OTAN, Changements de régime, changements climatiques, etc.), de rebâtir le tissu industriel du pays et de rétablir des frontières commerciales avec les autres pays dans le but de « make america great again »."

On peut aussi voir que l'immigration et le décompte du chômage sont les pendants de cette politique. On ne veux pas voir les 30 % de chômage réglementaire dans les pays OCDE, et la télé nous pond des reportages montrant la difficultés des entreprises allemandes à recruter. Seulement, voilà. Elle ne recrutera pas des somaliens ou des syriens, mais des gens correctement formés à l'allemande, une main d'oeuvre éduquée dans certaines conditions. Les autres ? Pour les jobs à un euro de l'heure. D'ailleurs, le mot job, lui même, indique la dévalorisation du travail. Le mot métier a un sens noble, pétri de savoir faire et d'apprentissage. Le job, lui, est un truc aussi vite trouvé que perdu, et ne nécessitant qu'une sommaire formation de quelques jours, voir, pas du tout.

C'est l'économie de la plantation. Une masse indifférenciée, quelques cadres et des artisans chevronnés.

L'économie pour Nouriel Roubini, c'est donc ce qui est favorable aux 10 % les plus riches.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 09:14

Les imbéciles heureux se vantent de la diminution du chômage en Espagne. Pratiquement - 400 000 chômeurs de moins, disent ils.

Seulement voilà, ils se gardent bien de nous dire ce qu'il en est de la population active. Le ponpon étant atteint aux USA, avec 8 millions de chômeurs et 95 millions de personnes en âge de travailler qui ne le font pas, et 50 millions avec des coupons alimentaires. On peut d'ailleurs se demander comment on fait pour filer des coupons alimentaires à 50 millions de personnes, quand il n'y a soi disant que 8 millions de chômeurs (avec quand même un certain nombre indemnisés, donc n'ayant pas forcément droit aux coupons).

Quand à l'Allemagne, son taux réel de chômage est tout différend de celui annoncé : " Si l’on rajoute l’allocation anti-précarité Hartz IV, ce nombre grimpe à 6.91 millions, soit 15.9% de la population active. "

Les chiffres du chômage sont donc fabriqués pour les retraités, les hommes politiques et les présentatrices de JT.
Si les taux de chômages étaient si élogieux, les européens ne voteraient pas comme ils votent.

Le retraité, a une tendance forte à croire que la télé dit la vérité, comme les nordistes, croyant l'écrit, pensaient que le livre d'Harriet Beecher Stowe était autre chose qu'un torche cul. C'était un outil de désinformation, destiné à allumer la guerre.

Je me rappelle d'ailleurs une conversation avec des retraités, à propos de la soi disant réouverture des centrales nucléaires allemandes. Ils croyaient à 100 % la nouvelle "puisque", la télé l'avait annoncée.

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 10:20

"Que deviendrait l'or dans un monde sans cash ?" Une monnaie. et le sans cash serait tout relatif. Même le NKVD/ KGB n'a pas réussi à empêcher les pièces d'or frappées à l'effigie de Nicolas II de circuler.

D'autre part, vouloir empêcher les marchés noirs de toutes sortes, est complétement illusoire aussi. Ils réinventeront aussitôt une monnaie (la cigarette dans l'Allemagne de 1945-1948), et il faudrait que tous les pays renoncent à leur papier monnaie en même temps. Sinon, un substitut est toujours possible. CF : Le rôle du dollar, notamment de toutes les petites coupures dans tous les pays du 1/3 monde. A tel point que le nombre de fausses coupures dépasse allégrement le nombre de vraies.

Les élus sont dans un tunnel ? Vrai. Ils ont totalement bétonné leur situation personnelle, pendant qu'ils prêchaient la précarité pour les autres. La contrepartie est de ne pas faire de vagues. Pour ce qui de dire que Macron est un homme nouveau, je n'irais pas jusque là. Comme Juppé (et d'autres), il est populaire tant qu'il se tait...

La baisse du chômage fait rire tout le monde un peu informé, et débattre les imbéciles, sur des émissions dont je ne citerais pas le nom. Débat sur le sexe des anges, ou plutôt sur la bienfaisance du pacte de responsabilité, dont on se demande ce qu'il vient foutre là dedans. Quel rapport entre pacte de responsabilité et baisse du chômage (de catégorie A) ? Aucun. Pas de lien, sauf dans la tête de cerveaux imbéciles et moisis. Ils le répètent parce qu'on leur a dit. Mais il n'y a aucun lien de cause à effet.

Pour certains, Trump est un gros con : "Finkielkraut a raison, Trump est un “gros con”". Bon, que tous les gros cons qui sont devenus milliardaires et président des USA lui jettent la première pierre. D'une manière générale, il n'y a pas beaucoup de POTUS (President of  the United states), qui aient été autre chose que des gros cons. Il y a eu des obsédés sexuels, des assassins, des pervers, des malades mentaux, des idiots (mais qui portaient bien), des naïfs, des gogos, des alcooliques, quand aux rares qui aient eu un peu de bon sens, souvent ils n'ont pas pu faire grand chose (on s'est chargé de les paralyser, de les dissuader ou de les assassiner). Quand aux philosophes et professeurs de sciences sociales, je vous tairais mon appréciation sur eux. Les romains disaient que pour faire un bon censeur, il fallait prendre quelqu'un de très corrompu, parce qu'il avait l'habitude du vice et qu'il serait difficile à rouler.

Personnellement, j'aimerais bien être un gros con et milliardaire.

"Nucléaire : lourde perte en vue pour Toshiba". Comme partout en énergie, avec un bémol pour le pétrole. La baisse des cours n'entraine pas de retraits de production, simplement la faillite de l'exploitant, et la reprise des puits par un concurrent. Un paramètre qui n'avait pas été prévu par Marion King Hubbert, le passage en mode négatif des producteurs d'énergie. Une mine de charbon s'arrête quand elle est déficitaire, pas un puits, parce que la principale dépense est en amont, le forage. Le dépôt de bilan, et la revente, efface l'historique, mais la production, débarrassée de ce poids, est désormais dans le vert. La seule chose qui trinque, ce sont les puits nouveaux et le forage. Pour les mines classiques, l'exploitation peut être déficitaire, et donc, arrêtée.

Pour ce qui est du nucléaire, toshiba (et donc westinghouse), c'est du lourd.

Moralité, EDF n'a pas fini d'en chier des pendules...

Comment se mettre dans la merde ? Avoir 33 000 euros de revenus et prendre un crédit immobilier de 150 000. La baisse des taux a conduit au surendettement. Reculer pour mieux sauter...

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 15:47

Quand les consuls, empereurs faisaient un triomphe, dans la Rome antique, l'esclave qui tenait sa couronne de lauriers était chargé de lui dire à l'oreille que le capitole était proche de la roche tarpéienne.

Le fossile est dans la même  situation. Il a vécu son âge d'or, de 2000 à 2014, son aboutissement, son règne sans partage.

Puis la fin est venue. L'accélération très forte du début du siècle, qui s'arrête brutalement, en 2014. Le charbon connait une crise majeure, la baisse des prix du pétrole (ou le stockage de celui-ci ?), de 2000 à 2010 a été stoppé en 2010-2015. Seul le gaz progresse, mais plus dans la dernière tranche 2010-2015.
A partir de 2014, le caïd, c'est le renouvelable.

Cas classique du capitalisme, qui a réagi, en investissant.

Comme dans le cas du transport maritime, on investit en omettant bien entendu toute réflexion sur le bien fondé de l'investissement.

Les prix étaient hauts, sur tout, ils se sont sentis obligés de dépenser de l'argent. Ne pouvaient ils se contenter

Seul, dans le renouvelable, on a agi intelligemment, sans toutefois pour certains, éviter le dépôt de bilan. On recherche, on trouve, et on simplifie les process industriels.

Le capitalisme qui se pique d'innovation et d'intelligence, dans ce cas précis, n'en a fait preuve d'aucun. On aime bien ce qui est sûr. Le charbon. le gaz. Le pétrole.

Franchement, qu'espérait on en misant sur des gisements en fin de vie, comme pour le charbon, en Chine ? Même pas pouvoir payer les intérêts ? Parce que les projections étaient de la débilité mentale : quantités en progressions, et prix qui se maintiennent ou augmentent. Deux choses que n'importe quel chef d'entreprises sont incapables de prévoir, sauf quelques mois à l'avance.

Economiquement, l'article en référence indique une rupture. Rupture parce que l'épuisement géologique est là, dans beaucoup de cas, que le surinvestissement a été patent, que la relève technologique a été mise au point. La moyenne 2000-2015, indique le triomphe du fossile. Mais les dernières années, la déconfiture complète.

Les capitalistes de l'énergie fossile n'ont guère été rationnels. Mais plutôt des croyants. Au lieu de s'enrichir en conscience, en empochant des prix élevés, ils se sont dit qu'ils pouvaient devenir encore plus riche, en investissant, comme n'importe quel agriculteur ruiné, inscrits à la FNSEA. Une bande de bouseux, perdus dans des bureaux flambants neufs. Encore, n'avaient ils même pas l'excuse d'avoir été manipulé, ou pris dans un engrenage. Ils ont crées l'engrenage tout seul, et se sont auto-manipulés. Narcisse dans sa splendeur.

Aucun n'a réagi en capitaliste, en se disant, ok, on gagne, on se crée de la trésorerie, on rembourse les emprunts. Ils ont fait le contraire. Ils se sont endettés encore plus, pour "investir", quelquefois, simplement en surpayant d'autres compagnies, pour distribuer du dividende, hérésie suprême, et se trouver au plus mal, quand la demande a commencé à flancher, que les capacités se sont révélés surexcédentaires, que les prix se sont effondrés, parce qu'une population prolétarisée s'est révélée incapable de suivre. Et s'est mise à se rationner.

Ce qui n'a pas été prévue par MK Hubbert, c'est la bêtise humaine, et le caractère pithécanthrope du décideur. le capitaliste appel cela crise de surinvestissement, et faillites associées. Cela va bien plus vite, d'ailleurs, que l'épuisement géologique, qui, lui, n'envisageait pas la possibilité d'effondrement des prix.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 14:33

Une époque s'achève. Globalement, la grande distribution s'avère non rentable. Auchan pèse de moins en moins dans l'empire Mulliez, et sa rentabilité frise le ridicule. 25 millions d'euros, en baisse de 50 %.

Oui, mais, comme on vous dit, ça va mieux ailleurs, en Chine et en Russie. Ah bon ? Moi je croyais que la country où tout baignait, c'était les stats ?

"Plus dynamiques et plus rentables, Adeo (Leroy-Merlin), Décathlon ou HTM (Boulanger) grignotent chaque jour un peu plus la contribution relative du géant de l’hypermarché à la fortune du clan roubaisien".

Cette note est significative de la décadence de l'économie. Et une constante. Ce qui a fait la richesse d'une génération, sera la difficulté de la suivante, et la très grande pauvreté encore de troisième. A quand le retour de l'épicier de village ?

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:30

"FNTR Rhône-Isère : "Les entreprises ont besoin de lisibilité, de stabilité et de confiance"" Rien que ça ? Ce genre de denrées est en rupture de stocks en ce moment, où du moins, en rupture de stock d'optimisme.

La lisibilité, c'est que tout va de plus en plus mal.

La stabilité, c'est dans le rythme du déclin,

et la confiance, c'est que moins bien qu'hier, et mieux que demain. D'autres questions ? Bien sûr, cela peut s'accélérer.

Comme je l'ai dit, l'activité transport, c'est largement ou du caritatif, quelque soit la sorte de transport, un secteur qui vit dans un endettement chronique, de plus en plus important, parce que dans aucune de ses composantes, il ne dégage la moindre rentabilité.

Il est très marrant de voir que tous les responsables n'ont en rien compris l'époque actuelle.

A côté de cela, on voit les chantres et les profiteurs de la "société ouverte", se préparer leurs bunkers.

Tout cela relève de la psychiatrie.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:12

Chez Casino. Normal, vous me direz, Las Vegas, c'est en plein désert, il y a plus d'eau... Non, c'est pas de ce Casino là, que je vous parle, c'est du grand distributeur.
Encore un signe éclatant de grande santé et robustesse de l'activité, du chiffre d'affaire et des profits, 282 magasins, sur 10 500 vont être fermés.

" Les hypermarchés Géant, actuellement la seule enseigne non-rentable du groupe en France, devraient pour leur part revenir dans le vert en 2017 ". On peut rajouter dans l'air du temps : les seuls qui sont rentables sont ceux qui ont truffés leurs parkings et leurs toitures de panneaux solaires, à tel point que je me demande si certaines communes ne sont pas devenus 100 % renouvelables...

Bon je résume le phénomène : les seuls aéroports rentables le sont à cause de leurs parkings. Les seuls grandes surfaces rentables aussi. Logiquement, les aéroports devraient supprimer ce truc inutile, le trafic aérien, virer tout le monde, et se couvrir de panneaux solaires. génial le mécanisme, non ?

De même, l'hypermarché devrait supprimer le machin appeler "vente", détruire le bâtiment -moche-, et le remplacer par des panneaux solaires. On peut même, d'ailleurs, supprimer le goudron, et faire paitre les moutons dessous. Encore plus génial, non ?

Caricatural ? Même pas. C'est la réduction au "coeur de métier", ou "coeur de rentabilité", qui a tant fait courir les grands capitaines d'industries.

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 15:00

Dans les farfelus qui aspirent ou sont au pouvoir, du genre Fillon ou Modi en Inde, on voit des idéologues, complétement déconnectés de toute réalité économique, sauf celle d'une classe sociale, la supérieure, en état de guerre totale contre tous les autres, absolument et totalement méprisés.

Modi voulait supprimer les plus gros billets de 500 et 1000 roupies, enfin, les plus gros pour l'Inde, parce que leur valeur réelle est très basse, de l'ordre, pour mille roupie de 13 euros, ou 15 dollars.

Seulement, quand 90 %, et certains disent 98 % des transactions ont lieu en liquide, et que les coupures les plus utilisées sont justement ces coupures de 500 et 1000 euros, on ne fait qu'une chose, on coule complétement l'économie, qui tombe comme une pierre dans l'eau, victime du Kraken, ou du mélange d'hydrate de méthane et d'eau.

On parle d'une réduction de la croissance du PIB qui atteindrait 2 %, soit passerait de 7 à 5. Comme c'est la seule économie en croissance réelle dans le monde, on voit le dégât, mais je doute fortement que les conséquences soient si limitées. 

Il parait que c'est pour mieux imposer, mon enfant. Il a sans doute échappé au gros débile, que la monnaie en circulation, sous forme de billets, c'était déjà des ressources gratos pour le gouvernement. Plus il y en avait qui circulait, mieux c'était pour les finances publiques. Les changements de billets ont été fréquents dans l'histoire, pour lutter contre la fausse monnaie. Mais cela a toujours fonctionné quand on changeait nombre pour nombre. Et surtout, cela donne aussi, lors du change, la liste de tous les profiteurs trafiquants. Sauf à leur occasionner de grosses pertes en prenant des prêtes noms.

Encore un qui n'a pas compris que dans la thérapie de choc, il y avait bien choc, mais pas thérapie. Sauf celle de la saignée, réputée pour être effroyablement meurtrière.

En France, le programme économique idiot de François Fillon, réanime Bayrou, qui sort de son formol, sentant bien, un sol ferme, sur lequel il peut attaquer.

Il est sûr que la campagne du deuxième tour, si elle oppose MLP et Fillon, posera de manière incandescente ces questions, à savoir, celle de la politique menée, et celle de l'existence de l'UE, et de l'euro.

Pour en finir avec les "années Thatcher", on peut citer un article d'alternatives éco :

"Un point positif mérite d’être souligné : entre 1979 et 2013, nos voisins d’outre-Manche ont ajouté 4,7 millions d’emplois. Quels que soient les autres résultats par ailleurs, n’est-ce pas là le résultat ultime qui montre la force des politiques libérales ? Clairement non : les deux tiers de ces emplois ont été créés dans le secteur public ! Le tiers restant provient essentiellement du commerce de gros et de détail et du secteur immobilier, tous portés par une bulle d’endettement qui a mal fini."

Finalement, le libéralisme libre échangiste à la Thatcher a transformé les britanniques, de producteurs en fonctionnaires. Ou en parasites.  Belle performance.

C'est d'ailleurs ce que je disais, le système néo-libéral, ne peut fonctionner qu'en créant des cohortes nombreuses de personnes qu'il épargne ; à savoir fonctionnaires et retraités.

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 16:56

C'est le moment où les élites têtues s'arcboutent sur le mode ancien.

On dit la croissance mollassonne en Europe ? Normal, c'est la rançon du pic énergétique, et comme d'habitude, on nous dit avoir trouver des gisements importants, au Texas. 20 milliards de barils. 20 milliards de barils exploitables ? Pas sûr. Quel % récupérable ? Pas précisé, et quand bien même, 20 milliards, ça fait 200 jours de consommation mondiale, divisé dans un cas optimiste par 10 années, cela fait 20 jours de consommations par an.

Rien de changé donc, et pas de précision sur le coût d'exploitation, qui, dit on, surpasserait de 500 milliards la valeur présumée du gisement, chiffrée à 900...

D'ailleurs, pour l'Alaska, la découverte d'un gisement "géant", de 6 à 10 milliards de barils apporterait 200 000 barils jours. Sans doute même pas de quoi compensé la chute de production locale, qui s'est réduite à 450 000 barils, contre 2 millions à la belle époque.

Mais la donne évolue aussi en vertu, ou plutôt en vice, des politiques économiques inadaptées.

François Fillon en est l'archétype, la Marie Antoinette du moment, qui oscillera entre ne rien faire, et précipiter la chute.

Ils parlent de réactiver la croissance, par des thérapies de choc. Il y aura le choc, sans la thérapie.

Encore plus archaïque, la politique énergétique. Toute droit issu d'un cerveau moisi, resté en 1970. Voir en 1950. Quand Fillon tuait la filière solaire, il n'avait simplement pas prévu, la "petite chose", que constituât la chute des prix, divisés par 4, et encore moins, le phénomène que j'ai qualifié de "déversement". Quand une technologie a été amenée à maturité ailleurs, elle se déverse d'autant plus facilement que les coûts se sont effondrés, et que les procédures sont prêtes.

Question moment Marie Antoinette , on peut l'évaluer ainsi :

- recul de l'âge de la retraite, + 1.5 millions de chômeurs,

- 500 000 emplois de fonctionnaires supprimés ne créeront pas mécaniquement des emplois dans le secteur privé, mais un million de chômeurs dans le privé. Et, l'économie de services, c'est du commerce.

- hausse de la TVA et "réduction", des déficits, dont je peux vous dire d'avance qu'on ne verra jamais arriver, comme d'habitude, en suivant l'exemple célèbre d'un certain Alain J... inspecteur des finances bien connu.

A la louche, économiquement, Fillon, c'est 3 à 5 millions de chômeurs supplémentaires. Vous avez aimé la dégringolade de la popularité de Hollande ? Vous allez adorer celle de Fillon, s'il est élu.

On annonce 64 % pour Fillon, contre 36 % pour MLP, c'est l'effet mécanique des primaires. Mais pour faire 64 %, il faut compter un nombre respectable de sadomasochistes militants, acharnés et engagés, qu'on peut chiffrer à 50 %.

Oui, mais cela créera un rebond, après 18 mois, nous dit on. Aucune chance. Même le FMI, la BCE et la commission européenne s'alarment visiblement de la dégradation de la situation, et demande une relance de la dépense publique.

La propagande nous dit qu'un nombre record de jeunes godons sont prêts à quitter le pays. C'est bizarre pour un pays qui accueille chaque année un nombre record d'immigrés... Et puis, ils vont aller où ??? Autre question. C'est vrai que l'Europe croule sous les emplois inoccupés... (J'ai bon, là ???), comme les USA, avec son taux de chômage qui confine au plein emploi, à 5 % ? Le seul hic, c'est que seuls les débiles mentaux croient au taux de chômage officiel. Mêmes les statistiques soviétiques n'étaient pas aussi menteuses.

John William, lui, arrive à 22.5 %, mais sur un taux calculé comme défini en 1994. Et encore, à cette époque, il était réputé très peu fidèle à la réalité. Mais il a le mérite de pouvoir donner un point de comparaison.

Le taux de non emploi arrive à 41 %. Sans doute, dans cette population en âge de travailler, une partie n'est pas sur le marché de l'emploi, pour tout un tas de raisons parfaitement honorables. Mais un taux de chômage réel de 30 %, me parait tout à fait réaliste. Pendant la grande dépression, le taux d'occupation de la population en âge de travailler était de 76 %.

On ne trouve de tels taux d'inoccupation, que pendant la très grande dépression de 1873-1893, très bien décrite par Jack London. Pendant cette période, la population américaine très mobile, voyageait plus SOUS le train que DANS le train...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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