Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 14:13
ça serait bien que ça en inspire d'autres.
Le président de la banque centrale argentine avait, un temps, préservé le mythe de son indépendance, simplement en acquiesçant aux demandes des politiques, qui donc, n'avait pas eu à mettre en pièce cette infaillibilité pontificale.

Là, le président de la banque centrale, déjà interdit de bureau par la force publique, a remis sa démission.
Il n'avait pas compris sa nullité et son inutilité intrinsèque. Sans personne qui soutienne sa position, il n'est rien, et aucun homme ou femme politique ayant atteint la magistrature suprême ne tolère un pouvoir sur lequel il n'a pas prise, mais qui lui dit aussi quoi faire.

L'engeance, se soutient entre elle, d'ailleurs, au mépris de toutes les règles de non-ingérence :
"
M. Redrado avait reçu le soutien d'homologues, dont les présidents de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, de la Banque centrale indienne Duwuri Subbarao ou de la Banque de France, Christian Noyer."

Mais le respect des règles n'étouffe pas ces zozos. Il est fort probable que la dernière levée de fonds grecque a été entièrement souscrite par la BCE, et ce, au mépris de toutes les règles et traités, et ceci porte un nom en droit, la haute trahison.

Comme la stupidité se joint à l'incompétence, ces dirigeants, en demandant des coupes sombres, n'ont pas compris une chose simple : dans l'organisation actuelle, ces déficits sont devenus structurels.
Vouloir les réduire, n'arrivera à rien, ou plutôt, si, à l'explosion sociale. Le problème économique est la baisse de la demande. Une nouvelle baisse des salaires et des prestations arrivera donc à une nouvelle baisse de la demande.
Et à la différence des politiques FMI en Afrique et en Argentine, notamment, c'est qu'elles ne touchent plus des économies périphériques, mais le coeur du système.

C'est donc l'économie mondiale qu'ils s'apprêtent à condamner à mort, et non à rééquilibrer les budgets.
D'ailleurs, l'intérêt de rééquilibrer les dits budgets est tout relatif. (ça sert à quoi ?), et en tout cas, en dehors de la plaque.
Pour réduire les déficits, il est surtout urgent de changer de système.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 19:46
Envoyez vos propositions à AIR FRANCE, qui vient de rentrer 2 Boeing 777 cargos, preuve indubitable du rebond du trafic aérien, et preuve que les carnets de commandes des constructeurs sont bidons.
La cause "décès", c'est le décès probable à court terme de la totalité des compagnies aériennes.
D'une manière beaucoup plus générale, P. Jorion annonce une catastrophe qui se pointe, doublée d'une dernière tentative de réformes libérales.
Lui même n'est pas loin d'utiliser la phrase "les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".
On peut citer, en France, le report de l'âge de la retraite à 62 ans.
Comme dans le même temps, en Espagne, ça passe à 67 (le patronat demande 70, mais ça sera pour la prochaine fois), on peut se dire aussi qu'en France, ce n'est qu'une étape.

Comme en France et partout, travailler après 50 ans relève de la gageure et qu'en même temps quelques millions de chômeurs jeunes attendent, il va falloir se faire une raison.

Pour conserver son emploi, il faudra :
- choisir un surnom évocateur (Raoul le dégueulasse, par exemple),
- avoir une réputation de psychopathe fini,
- tirer comme buffalo bill,
- posséder
(et le faire savoir) un stock conséquent de AK 47 (ou de AK 74, pour les perfectionnistes) + munitions, acheté à votre pote, Ivan Ivanovitch Ianov, d'Irkoutsk .
- insinuer un rapport de cause à effet très profond à votre patron : le jour où vous recevrez votre lettre de licenciement, qu'il risque de recevoir son avis de décès par retour du courrier.

Sérieux se veut Zapatero, en prônant une cure d'austérité.
Visiblement, il ne s'aperçoit pas de l'état de son pays. Il a 20 % de chômeurs, il en veut 40 % ?
Il évoque plus Bozo le clown, que le sérieux...
Ce que Platon et Confucius ont dit il y a 2500 ans, se pointe à l'horizon.

Je traduis en langage peu châtié d'aujourd'hui : il y a de la fricassée de connard dans l'air. Une énième et de trop, cure d'austérité, à la demande de l'inénarrable président du mes deux, pardon, MEDEF, risque d'être l'ultime.

Cette fois, à la cure d'austérité dans l'OCDE, il n'y aura pas d'échappatoire. Elles ont pû perdurer longtemps en Argentine et en Afrique, parce que c'était des économies peu importantes et périphériques, mais là, c'est le coeur de système qui est touché.

Petit Nicolas veut faire des économies, c'est bien, mais toute mesure d'économie sera immédiatement répercutée et conduira à une baisse de PIB encore plus importante...
C'est le syndrome Juppé de 1995-1997. Et là aussi, la France pouvait s'appuyer sur le commerce extérieur pour ne pas s'effondrer.
Là, pour tous les pays du monde, l'extérieur n'est plus un recours, mais un poids.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:42
Il me reste à étudier le cas africain, pour faire le tour démographique du monde.
C'est surtout le cas "afrique noire" qui est à disséquer, car, comme je l'ai déjà dit, pour l'Afrique du nord, l'évolution est quasiment arrivée à son terme.
Ni les hommes, ni les femmes ne veulent plus, sauf exception, de grandes familles. Le but, c'est 2 ou 3 enfants, corrigé par les infertilités et le refus d'en avoir pour d'autres, ce qui fait tomber la descendance finale à 1.7 enfants par femme.

L'Afrique noire apparaît comme l'attardé de la classe, et pourtant, en la matière ses progrès sont phénoménaux et à rapprocher avec l'explosion démographique des années 1950.
Continent techniquement dans les choux, le progrès technique importé avait permis l'effondrement de la mortalité, et le progrès technique importé, permet l'effondrement aujourd'hui de la natalité.

En moyenne, le plus gros indice synthétique de fécondité constaté en Afrique était de 8 enfants par femme, il n'a été dépassé que par certaines populations blanches, vivant dans des continents moins malsains.

Aujourd'hui, partout, il s'affiche à la baisse, parfois de manière très conséquente, et sans doute, cette tendance va s'accélérer et s'amplifier dans la décennie 2010. Comme je l'ai déjà dit, le progrès technique importé, d'un coup, permet un alignement drastique pour des femmes dont le désir d'enfants se réduit à la moyenne mondiale, c'est à dire 2 ou 3, spécialement dans les villes, les côtes, tout ce qui est le plus touché par l'extérieur.
On peut aussi citer, particulièrement au Nigéria, l'explosion du modèle familial. Il y a des enfants mendiants, qui vivent seuls, hérésie pour l'Afrique noire où la famille étendue prenait en charge les individus de tous âges.

En prenant; pays par pays, tout le continent a entamé son évolution, sauf, mais au niveau statistique seulement, les pays pour lesquels les données sont incertaines, états faillis, en guerre, aux infrastructures administratives trop déplorables.

Commençons l'analyse :

- Pour le cône sur, l'afrique du sud, en gros, jusqu'au Zambéze, l'ancienne sphère d'influence de l'Apartheid, l'évolution se rapproche de l'Afrique du nord :
+ Afrique du sud, indice de fécondité revenu de 6.4 (1960) à 2.7 (2007). On s'attend à 2.1 en 2010. Le poids de la communauté blanche (10 à 15 % de la population) est trop réduit pour porter, à elle seule, cet ajustement.
Cet ajustement a commencé des les années 1960, et les émeutes de Soweto en 1976, sont sans doute UNE CONSEQUENCE de l'évolution de la démographie noire (l'Afrique du sud importait déjà beaucoup de main d'oeuvre d'autres pays africains).
On peut citer, dans cette évolution, le poids du sida, qui conduit à deux choses : la mort des mères (qui ne procréent plus, donc) et la généralisation du préservatif.
+ Dans ce groupe, le Zimbabwé (3.5 enfants), dont la chute dans la période 1977-2007, apparaît particulièrement importante (venant de 7.4), qui représente une évolution de -0.13 enfant par an. Ce n'est pas l'évolution algérienne (-0.17), mais, on voit l'importance de l'évolution.
+ le Botswana est à 2.9 (2007), le Lesotho est à 3.4 (2007)
+ Swaziland et Namibie sont à 3.6 (2007), mais les dernières extrapolations à 2010, indiquent aussi une chute très rapide.
+ le dernier pays, en deça de la ligne du Zambèze, le Mozambique est à 5.1 (2007).

Là aussi, les baisses sur la périodes 2007-2010 sont sous estimées : on prend simplement les derniers ajustements observés et on les reporte en avant. En réalité, ces ajustements sont souvent beaucoup plus rapides qu'escomptés au départ.

Remontons au nord, et abordons le cas de l'Afrique du sud du Congo : les évolutions entre 2007 et le maximum observé se situent ainsi :
+ Kenya : de 6.6 à 5 (4.4 probable en 2010),
+ Ouganda : de 7 à 6.4,
+ Tanzanie : de 6.8 à 5.6,
+ Rwanda : de 8.2 à 5.4,
+ Burundi : de 6.8 à 4.7, le Burundi est aussi intéressant pour la violence du phénomène de baisse extrapolé en 2007-2010, on escompte en effet, un ajustement de -0.15 enfant par an,
+ Malawi : de 7.6 à 5.6,
+ Zambie : de 7.4 à 5.9,
+ Angola : de 7 à 5.8, avec là aussi, une évolution très violente de -0.15 enfants de 2007 à 2010 (ISF ramené à 5.3)
+ Congo (république démocratique) : étal de 6.5 à 6.2, le cas congolais n'échappe sans doute pas à la rêgle, mais la guerre, la désorganisation de l'état, les millions de morts empêche statistqiuement de voir l'évolution. Elle n'est sans doute pas différente de son environnement immédiat, et on peut penser que l'ISF se situe véritablement aux alentours de 5.

On passe à la corne de l'Afrique :
+ Ethiopie : de 6.6 à 5.4 (2007) pour 2007-2010, une baisse escomptée de 0.1 enfant par an,
+ Somalie : de 7.2 à 6, état failli aussi, les données sont absentes, et sans doute, la natalité est elle aussi surévaluée.
+ Erythrée : de 6.9 à 5 (2007), en baisse de 0.1 enfant par an de 2007 à 2010,
+ djibouti : de 7.8 à 3.9 (2007), en baisse de 0.12 enfant par an pour la période 2007-2010,
+ Soudan : de 6.2 à 4.2 (2007), évolution rapide aussi.

L'ancienne AEF (Afrique équatoriale française) auquel on rajoute la guinée équatoriale :
+ le Gabon, passé de 5.2 à 3.4 (2007),
+ le Cameroun, de 6.4 à 4.3 (2007),
+ le Congo, de 6.4 à 4.4 (2007),
+ la Guinée équatoriale, de 5.9 à 5.4 (2007),
+ la république centrafricaine, de 5.5 à 4.6 (2007).
Ce bloc aussi, est en évolution rapide.

Le bloc occidental :
+ Le Sénégal est passé de 7.5 à 5 enfants par femme de 1977 à 2007, mais les baisses extrapolées sont en deça pour 2007-2010, de ce qui a été observé,
+ Guinée, de 6.5 à 5.5,
+ Gambie, de 6.4 à 5,
+ Libéria, de 7.4 à 5.1,
+ Côte d'Ivoire, de 7.9 à 4.6,
+ Ghana, de 7 à 4.3,
+ Bénin, de 7 à 5.5,
+ Nigéria, de 6.9 à 5.3, encore que sa qualité de géant démographique et sa désorganisation masque sans doute l'étendue de la baisse. Seul le recensement de 1997 (ou 1999, je ne me souviens plus), avait mis en évidence un manque de plusieurs dizaines de millions d'habitants sur les extrapolations.
+ Togo : de 7.3 (1977) à 4.3 (2007).

Les pays les plus en retard, sont ceux de la barrière sahélienne, cependant, là aussi, on peut se demander si ce retard est réel ou statistique.
+ Niger : de 8.1 à 7,
+ Mali : de 7.6 à 6.5,
+ Burkina Faso : de 7.8 à 6,
+ Mauritanie : de 6.6 à 4.4,
+ Tchad : de 6.8 à 6.2.

Donc, que conclure pour L'Afrique noire en générale ? Que l'évolution démographique dans le sens d'une baisse rapide de la natalité est en marche.
Ces mouvements peuvent être d'une rapidité époustouflante, qui va mal avec les prévisions démographiques prudentes, et les prévisions encore plus prudentes des administrations internationales, qui ne veulent froisser personne, et dont les responsables ne veulent pas perdre leur place (c'est chauffé).
Le fait est, qu'en Afrique, ce mouvement échappe totalement à toute impulsion étatique, parce que les états y sont faibles, échappe largement aux évaluations, échappe largement aux modéles antérieurs.

En effet, comme je l'ai dit, la baisse de la natalité est une question, aussi, de progrès technique. Il est certain que plus le mouvement est retardé, comme on l'a vu dans l'explosion démographique des années 1950, plus il est violent. La fécondité africaine dans 10 ans, sera sans doute méconnaissable, car le plus dur, c'est de commencer l'évolution.
La femme en Afrique noire fait 5 enfants à l'heure actuelle. En 2030 au pire, et en 2020 au mieux, elle en fera deux.
Les immigrationnistes ont déjà des problèmes existentiels : sur qui l'Afrique peut compter, à l'heure actuelle, pour rééquilibrer sa pyramide des âges, déjà atteinte par le vieillissement ?
Ce continent se modernise dans ses habitudes, ses mentalités, et dans un contexte peu facile, sans aide et sans considération.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 14:59
Les différentes aires culturelles ont toutes, sans exception, commencé ou fini leur transition démographique.
Le monde chinois, le sous continent indien, l'aire musulmane, l'auront terminée avant la fin de la décennie.
Il reste donc à se pencher sur les deux continent restants, c'est à dire le continent latino américain, et le continent africain;

Il existe sur le continent américain, des pays qui ne renouvellent plus leur population, c'est d'abord Cuba, et de vieille date, ensuite le géant brésilien, infirmant un dogme disant que les petits pays évoluaient plus vite, le Chili a suivi la même voie avec 1.9 enfants par femme, ainsi que l'Uruguay (2).

On peut classer aussi les pays qui prochainement atteindre ce stade, qui sont aux alentours du seuil de renouvellement et vont tomber en dessous :
- le géant mexicain (2.1), Costa-Rica (2.1), Salvador (2.3), Panama (2.6), Nicaragua (2.8)
- l'Argentine (2.3),
- Pérou (2.6), Equateur  (2.6), Colombie (2.4), Vénézuela (2.6),
- Saint Domingue (2.4), la Jamaïque (2.4)

Enfin, dernier groupe de pays "attardés" :
- le Paraguay, qui posséde une natalité "de combat" (3.1) suite au génocide du 19° siècle,
- la Bolivie marginalisée, mais qui devrait connaitre un ajustement rapide, si la politique de redistribution se continue, moins rapide, si elle est interrompue (3.5),
- le Honduras (3.3),
- Haïti, (3.8)
et vraiment le seul pays attardé du continent, le Guatémala avec 4.2.

A la lecture de tous ces chiffres, il est clair qu'en 2020, l'écrasante majorité des pays aura vu l'indice de fécondité tomber en dessous de 2.1 enfants par femme et ne renouvellera pas sa population. Il est clair aussi que l'émigration se raréfiera, d'abord par l'effondrement économique des pays d'arrivée (Espagne, USA), ensuite par le manque de partants...
La seule inconnue, finalement, sera le sort des 5 pays encore largement au dessus. Auront ils rejoint le peloton, avant ou après 2020 ?
Sans doute peut on vraisemblablement parier sur un éclatement de ce groupe de pays, Haïti et Guatémala se maintenant au dessus de 2 en 2020 et passant en dessous aux alentours de 2025.

Les ricains, s'ils en ont encore les moyens, ne pourront plus importer de personnel de maison sud américain.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 14:36
La presse est en pleine évolution. Elle oublie sa partie "pravda", pour dire des nouvelles, et même se livrer à un tout début d'analyse. Une crise d'intelligence, comme celle qui atteint rantanplan, ou phénomène plus profond ?

On s'est battu pour la dette grecque, comme pour les GKO russes naguère, à un taux fabuleux de 6 %, le double, vous dit on, de celui allemand.
Mais, les mythiques investisseurs existent ils ?
En effet, ce taux, face à un risque de défaillance est ridicule, comme était ridicule le taux de 50 % des GKO.
En réalité, les émissions des états dépassent les taux d'épargne, ce ne sont pas les épargnants qui peuvent souscrire, donc. Il est facile de comparer l'épargne financière des français et le déficit public. Ce sont deux ordres de grandeurs totalement différents.
L'article de moneyweek dit que ce seront les chinois qui les prendront ?
Mais, même les chinois ne peuvent y souscrire, même s'il le voulait.
En effet, prenons le cas américains : les chinois ont DEJA largement placés leurs US $, qu'ils cherchent plutôt à larguer d'ailleurs, et que peuvent les 300 milliards d'US$ d'excédents chinois, face à 2000 milliards d'obligations du trésor US, et 2200 milliards d'euros ?

Il faudrait multiplier l'excédent commercial chinois par 12.
En plus, même eux, n'arrivent plus à maintenir le montant de leurs excédents.
Il faut se rendre à l'évidence, les déficits ne sont couverts que par des créations brutes de monnaie. 
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 08:45
Il parait que les universités roumaines distribuent des torche-culs.
Il me semble avoir déjà vu ça quelque part ?
En Espagne, il parait que ça énerve les parents de voir que leurs enfants ne font pas semblant de chercher un travail qui n'existe pas.
D'une manière générale, les chômeurs énervent tout ceux qui sont rentiers (retraités), fonctionnaires, ou même qui n'ont qu'un CDI et sont déconnectés depuis longtemps de la recherche d'emploi active.
Les retraités étant les plus pittoresques, j'avais demandé une fois à l'un d'eux quand c'était la dernière fois qu'il avait cherché du boulot (c'était dans les années 1950), complètement ignorant de toutes les singeries qu'on demande aux chômeurs, allant de la formation, au CV et au bilan de compétence, il n'en avait pas moins un avis tranché.
La blague de Pierre Richard, est plus que jamais, vraie. Ingénieur, il a toutes les capacités, et quand on lui demande s'il parle le javanais, on lui reproche de parler celui du nord, alors que c'est celui du sud qu'il faut connaître...
C'est, comme on peut le penser, très mobilisant...

Aux USA, 54 % des moins de 25 ans, n'ont pas d'emploi. Pour les 46 autres, je me demande où ils sont ? A la fac, peut être, ou en Afghanistan (un pays d'avenir en matière agricole).

Les "états généraux de l'industrie" veut essayer de promouvoir les relocalisations.
Vaste tâche. Il faudra d'abord apprendre à compter aux chefs d'entreprise, qui ont une tendance fâcheuse à sous estimer les frais.
Je le sais, je l'ai vécu en France, deux fois. Les budgets annoncés étaient très insuffisants et largement explosés.
Car, dans ce cas d'espèce, les dirigeants agissent par idéologie, mimétisme et de façon culturelle (tout le monde le fait ! ça doit être la solution !).

Les budgets dépensés, employés à moderniser leur outil de production, aurait sans doute eu de biens meilleurs résultats. Mais ça, chut !
Bien entendu, aussi, cela aurait continué à faire chuter les effectifs, mais le problème global du chômage n'a jamais été pris à bras le corps par les gouvernants et c'est l'organisation globale de la société, dans un contexte de chute des heures travaillées, qu'il faut prendre en compte. jacquard.jpg

Les vieux exemples sont d'actualités. Il y avait des milliers d'ateliers de passementerie dans la région stéphanoise, à la fin du XIX° siècle. Ont survécus ceux qui sont passés au 3 X 8 et non ceux qui ont tentés (c'était des indépendants) de travailler 16 heures par jour.
Plus tard, ont survécu ceux qui ont encore modernisé, pour faire tourner tout le temps, l'outil industriel.
Bien entendu, là où il fallait 50 machines, il n'en faut plus qu'une.

Bien entendu, cela implique aussi une organisation globale. Avec des équipes en 3 X 8, il ne faut plus être indépendant, même avec sa famille, mais employeurs, et avoir une organisation et des agents de maîtrise.

La passementerie a été le parfait sado-masochisme incarné : cela consistait à acheter -cher- un métier qui ne fonctionnait que 6 mois par an, le reste du temps se passait à la recherche de travail, qui paradoxalement n'était pas "dynamisée" par l'absence d'indemnités chômage, ni par l'esprit de responsabilité patronal...

L'histoire de la passementerie fait penser à la Chine actuelle d'ailleurs : surinvestissement et absence de débouché...

Les usines actuelles, d'ailleurs, brillent par leur peu d'ouvriers, et leur coût, de toute façon, est marginal dans le prix des produits industriels.

La délocalisation, c'est le truc de financiers crottés et ignorants, "formés"par des écoles de "managers" (lire : moules à crétins) à être des parfaits suppôts de la doxa libérale : il suffisait de virer et précariser tout le monde, envoyés travaillés dans les "services" (là où, par contre, la main d'oeuvre est l'essentiel du prix)...
Par contre, ce qui avait fait le succès de l'occident, c'est à dire, vue à long terme, investissement, intégration dans le tissu industriel et qui demandait esprit d'analyse et esprit critique, surtout, fut abandonné.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 18:00
La montée de l'alphabétisation entraine, mécaniquement, la décroissance de la natalité et l'industrialisation. Ces phénomènes ont été décalés, mais pas toujours.
On peut citer l'URSS sous Staline qui fait conjointement, alphabétisation, industrialisation et décroissance.
Cela relativise aussi les crimes Staliniens, en réalité, sa dictature correspondait aussi à un mouvement puissant de la société russe, doublé d'un penchant russe à l'autocratie.

Que le seul pays musulman ayant atteint un stade de maturité à tous les niveaux, soit la Turquie, comme l'a dit un internaute est vrai, mais dans le classement, on peut dire que tous les pays musulmans sont partis dans le triple effort, avec des résultats inégaux.

L'erreur du parti FLN dans l'Algérie des années 1960 et 1970 a été de vouloir se doter d'une industrie lourde puissante, sans avoir d'abord réalisé l'alphabétisation. La lame de fond de la société russe n'y existait pas.

Mais, d'autres erreurs, et de bonne foi, de certains internautes, sont des répercussions de propagande.
Le Bangladesh a beau être un pays misérables, l'indice de fécondité (ISF) n'y est plus qu'à 2.4, et son voisin indien est à 2.7, les deux données remontant à 2007, on peut aussi dire qu'elles remontent au moyen-âge. Elles évoluent si vite désormais.

Le pakistan suit la donne, mais ses conflits ethniques internes poussent les groupes rivaux à surévaluer leur nombre. L'Afghanistan voit une urbanisation galopante, avec son corrollaire, la chute de la natalité.
L'ex-sphére soviétique, fortement russifiée, en a gardé des caractères pittoresques. Au début des années 1990, les mollahs iraniens, complétement horrifiés, ont été accueillis avec enthousiasme, par des hôtes complétement bourrés.

Si le Machrek évolue moins vite que le Maghreb colonisé par les français, il évolue aussi très vite, à l'exception de la Palestine, où elle reste plus élevée, mais c'est une natalité de combat.
La Jordanie a vu sa fécondité 1960-2002 baisser de 54 % à 3.5. Depuis, là aussi, elle s'est certainement affaiblie.
L'Egypte vient d'atteindre, elle, un ISF de 2.9. 

L'aire musulmane aura, globalement atteint le seuil de non renouvellement des populations dans cette décennie 2010. Mais les mouvements violents, qui sont notés proviennent de carences statistiques, brutalement réévaluées. La transition était visible en Tunisie dans les années 1970, et ailleurs, dans les années 1980.

La péninsule arabique est aussi violemment touchée, le Koweit a presque terminé sa transition démographique (2.2 enfants), et le Yemen l'a commencée, aussi de manière très violente : 8.7 enfants en 2002, et 5.5 en 2007.
-3.2 enfants en 25 ans, c'est aussi très important, même si le record algérien demande à être battu (6.9 en 1979, 1.9 en 2009), mais, là aussi, vue l'importance du mouvement, chaque année compte fortement.

Donc, pour conclure, toute l'aire musulmane est en transition marquée, finie pour un certain nombre de pays (mais leur natalité baissera certainement beaucoup encore), et on peut citer la Tunisie, l'Algérie, l'Azerbaïdjan, la Turquie, l'Iran. Le Maghreb, dans sa totalité a commencé le mouvement, déjà bien mûr, même la Lybie a un taux de fécondité de 2.7. Le mouvement est un peu plus décalé pour le Machrek, mais d'une force importante aussi.

Conclusion : en 2020, la quasi totalité de l'Asie aura vraisemblablement une fécondité inférieure à 2. Les pays les plus en retard, sont ceux qui évoluent le plus vite et le plus fortement, ils bénéficient d'un progrès technique en bloc , qui leur avait apporté l'explosion démographique, et qui leur apporte aujourd'hui, la maitrise de la fécondité.

Seuls, quelques pays marginaux auront une natalité un peu plus haute, mais en recul marqué aussi.
Le sud de la méditerranée a basculé du côté européen question natalité, en 2020, eux aussi auront une fécondité insuffisante. Pour un certain nombre de pays, le plus gros est accompli.

Il restera donc a faire un tour du côté de l'amérique du sud et de l'afrique sub-saharienne, pour voir comment évoluent les choses. Violemment, aussi.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 11:53
Un article relayé dans "Le Temps" et écrit par Jack Goldstone, est proprement et grossiérement  une méprise.
Une nouvelle "bombe démographique" menacerait le monde, coexistence d'un effondrement démographique au nord, et d'une continuation de l'explosion dans une fraction des pays du sud, notamment musulmans.

En réalité, la méprise est totale.
On sait que les projections démographiques (qui datent du début des années 1960) sont fausses, et de plus en plus, depuis le début des années 1970, avec les freinages démographiques constatés.

Or, s'il y a bien une aire culturelle, à l'heure actuelle qui freine démographiquement des 4 fers, c'est bien le monde musulman.
La transition occidentale, réalisée en 200 ans, a été réalisé, dans certains cas, en une génération. Pour une bonne raison, le contrôle des naissances se fait avec la dernière technologie existante.
L'indice synthétique de fécondité (nombre d'enfants par femmes) de l'Algérie, par exemple, est passé de 6.9 en 1979, à 1.9 aujourd'hui.
L'Algérie est devenu un pays d'immigration, et l'Allemagne en 2009 d'émigration...
L'Algérie n'a donc absolument rien d'un pays attardé, donc, c'est une région en voie de mutation profonde. Il est probable que l'ISF ne restera pas à 1.9, mais baissera encore, comme dans tous les pays.
Les 50 millions d'habitants annoncés pour 2050, ne seront sans doute jamais là.

Se souvient on encore de la Hantise de 1939 ? Les 550 000 bébés français, comparés aux 1500 000 allemands ?

Toujours est il qu'on peut dresser un constat : démographiquement, le "monde musulman" n'existe pas.
Il existe des pays avec des situations variées, mais toutes dans le même sens, celui de la baisse de la fécondité.

Pour les autres, notamment l'Afrique noire, la transition est visible, statistiquement parlant. Dans 25 ans, elle sera achevée.
Les seuls états qui semblent échapper à cette tendance, sont les états faillis, ou, comme dans le cas du Pakistan, ceux où le nombre à une importance politique. Mais, les derniers chiffres indiquent, quand même, une forte baisse aussi.
Quand à l'Inde, elle ferraillait dur avec les nations unies, pour l'estimation de la fécondité. Elle annonçait une natalité bien moindre que celle qu'on lui prêtait.

On a donc affaire à une vision vieillie du monde. Les immigrants ne se pointeront plus en Europe ou aux USA, s'il y a faillite économique compléte. A l'image des argentins qui se découvraient subitement des ascendances européennes avec la crise économique, ils se demanderont ce qu'ils sont venus faire dans cette galère, comme beaucoup le disent déjà, mais ne peuvent l'expliquer à leur famille restée sur place, qui voient l'Europe avec les yeux de Chiméne.

Les émigrationnistes comme les économistes de pacotilles partent d'un principe simple : nous seuls savons bien faire l'économie, la politique, etc... Les autres sont des t... du C... qui ne seront jamais civilisés.

Si, en 2050, les pays émergents produisent 80 % de la richesse, il y aura à parier que c'est vers eux que se dirigeront des flux résiduels.

Ceci, bien entendu, si entretemps nous n'avons pas subi de famines et d'épidémies monstrueuses, ce qui est sans doute, probable, notamment pour cause de peak oil.
La sécurité alimentaire s'est réduite, les grandes populations font les grandes épidémies, tout bon fermier sait cela.

Mais, dans les bureaucraties onusiennes s'est produit un phénomène curieux ces dernières années.
On avait abaissé drastiquement les projections de populations.
A la fin des années 1990, un recensement conjoint en Iran, Afrique du Sud, Nigéria, démontrait qu'il manquait 40 millions d'habitants (excusez du peu), et qu'il en manquerait bien plus en 2025 et 2050.
La pandémie de sida, la généralisation de la contraception changeait la donne.
Mais on a décidé de ne rien bouleverser - c'est dur de détruire une politique si ancienne et les croyances qui l'accompagnent-, mais de remonter les projections...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 10:54
Nous vivons dans un monde de surréalité.
Cette surréalité statistique, de plus en plus évidente aux yeux des citoyens, consiste à créer des chiffres de plus en plus divergeant avec la réalité.

Mais de temps en temps, les vrais chiffres se rappellent à notre souvenir.
Les demandes de permis de construire sont en chute libre en 2009 : moins de 400 000 demandes, pour moins de 330 000 logements réalisés.
Le collectif chute lourdement, pour une simple raison, c'est qu'il n'y a simplement plus de marché dans la majorité de la France.
En 1999, un agent immobilier me disait qu'il ne prenait plus d'appartements en vente, car il n'y avait que des curieux pour les visites.
La plupart des transactions se faisaient par connaissance.

Bien entendu, on peut croire à la résilience et parler de l'inélasticité de la demande.
Là aussi, on a une imposture statistique.
Par exemple, prenons la consommation, et plus particulièrement le poste logement. On augmente un peu le parc, on augmente un peu les tarifs, on tape le chapeau, et on dit que la consommation des français en logements augmente de X %.
Parfait, mais qui croira que son niveau de vie augmente, parce que l'INSEE dit au propriétaire qui a fini de rembourser sa banque, qu'il se sert un loyer fictif augmenté de 2 % à 1100 euros par mois ? 

Cas de figure : un internaute a dit dans ce blog qu'il avait bientôt fini de rembourser son appartement, mais qu'il payait 500 euros de charges mensuelles + 200 euros d'impôts...
Jamais, au grand jamais, personne ne reconnaîtra une augmentation de pouvoir d'achat, ni de consommation...

Rien que cet élément rend caduque la consommation en France. On imagine aussi le bonheur de la France de 1945, qui aurait pu largement augmenter son pib, si le logement était intervenu dans la consommation pour plus de 1.5 % du PIB...
Qu'est ce qu'on est riche, se seraient ils dit, en comptant leurs tickets de rationnements...

En même temps, pour rappeler les nomenclatures, qui jouent gros dans le "dynamisme" ou "l'atonie" de la consommation,  le rôle de la santé.
La sécurité sociale en France est un prélèvement obligatoire, mais pas la mutuelle si elle est "volontaire"...
Par contre, la mutuelle pour laquelle existe un accord d'entreprise est un PO...

Aux USA, changement de nomenclature aussi. Les mutuelles ne sont pas comptées dans les PO, mais dans la consommation. Pourtant les mutuelles des grandes entrerpises sont obligatoires, et le plan Obama ce n'était que le rendre obligatoire pour tous.

Alors, que se passe t'il dans ce cas là ? Les PO sont à 28 % aux USA, mais 12 des 17 % réservés à la santé n'y sont pas (5 %, c'est medicare et medicaid).
Si on réintègre ces 12 % aux PO, on aboutit à une charge fiscale de 40%. ça n'a plus la même gueule, mais dans un cas les chiens aboient et applaudissent au dynamisme de consommation, et dans un cas; au poids insupportable des PO. (Bien entendu, sur ces 17 %, 6 vont aux mutuelles pour frais divers -contentieux-, bénéfices et rémunération des commerciaux.)

Prenons un autre exemple, une autre dépense contrainte : l'assurance habitation et responsabilité civile. Elle est juridiquement obligatoire, mais comme vous la versez, non à l'état, mais à un organisme agressif, l'assurance, qui en fait rend un service publique (en prenant sa dîme), vous consommez, mais dans ce cas précis, pas de PO.

Ce qu'il est intéressant de connaître, c'est la consommation de produits industriels. Là c'est plus simple, c'est seulement une fraction de la consommation des ménages.
70 % des revenus vont dans des dépenses contraintes, et sur les 30 % restants, une fraction seulement dans les produits industriels (25 %). En outre, les produits industriels ne sont pas forcément, non plus des dépenses volontaires.
Une chaudière à changer, ça peut coûter fort cher, mais le choix est inexistant (à part se geler les fesses), comme il existe un marché captif pour l'automobile.

On a assisté à un rebond de consommation, en 2009. Rebond UNIQUEMENT causé par la prime à la casse.
Sacrée prime à la casse, elle permet de sauver la langue de bois ; elle permet, à elle seule, ce rebond, et la moindre baisse des prêts personnels...
Tout cela va t'il perdurer ?

Petit Nicolas a assuré que l'amélioration aurait lieu sur le front de l'emploi. En attendant que les chômeurs en profitent, il a oublié les 500 000 salariés en chômage technique et les 150 000 en CTP (vacuum incertain, no man's land du chômage).
Pour inverser la tendance, il faudrait le rattrapage de la chute d'activité industrielle, et remonter de l'indice 90 à l'indice 120. On en est loin.

Le marché automobile en France se comportera honorablement sans doute quelques temps (les commandes faites en décembre), mais ensuite ?
Là aussi, pour voir significativement se réduire la consommation des ménages, vu le degré de trucage extrême, il faudra voir la décomposition et l'agonie finale du système, et là sans doute, assisterons nous à une chute "à la soviétique".
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 13:12
bonaparte.jpgPourquoi tant de haine envers Proglio, pour sa rémunération indiscutablement gargantuesque liée à son absence totale de talent ?

Un ministre a trouvé la parade : s'il gagnait moins, ce serait l'URSS-qui-on-le-sait-et-on-ne-nous-la-fait-pas-c'était-pas-bien...
Le coup de l'URSS, c'est comme les récits des anciens combattants de 14  : en 1919, on écoutait avec respect, et en 1959, les histoires de tranchées, ça fait lourd et vieux c.. radoteur.
Jusqu'à quand, donc, on va nous radoter l'URSS, ça aussi, ça commence à faire lourd, pour ne pas dire plus.
En plus, pour mettre les points sur les I, les salaires étaient aussi hiérarchisés en URSS.

Monsieur Proglio ne doit pas être accablé de travail. Même en ne faisant "que" 35 heures par semaine, la majorité des gens n'ont plus le ressort de faire deux journées de travail.
Lui si.
A cela on peut aussi rajouter : "
ses postes d'administrateur chez Lagardère, CNP Assurances, Natixis ou Dassault Aviation."
Mais, les 450 000 euros qui étaient prévus à Veolia, correspondait à ... "
une heure à une heure et demie chaque semaine à son ancien groupe. "
On peut donc en conclure que recevant 1600 000 euros à EDF, il doit travailler 5 heures par semaine (et encore, en exagérant la durée du travail).


Le salaire "moyen" de monsieur Proglio à la tête d'EDF en une année représente le double d'un bon salaire de toute la carrière d'un salarié bien payé.
Sachant que le rôle du PDG d'une grande entreprise, surtout d'EDF consiste :
- à dire non aux demandes d'augmentations,
- à demander la hausse des tarifs au gouvernement,
on peut remplacer sans peine, ledit PDG par une boite vocale peu coûteuse et qui assurera exactement les mêmes services.
A l'adresse des syndicats :
- pour demander une augmentation, faites le 1,
- pour sortir, faites le 2,
- le 1 renvoyant sur le 2,
- enfin, une voix mécanique vous dira : "merci d'être venu"...
Pour le gouvernement :
- j'ai besoin d'une augmentation de 2 % :
- pour dire oui, faites le 1,
- pour dire plus, faites le 2,
- une fois le deux atteint :
- encore 2 %, faites le 1,
- encore plus, faites le 2... et ainsi de suite...

Les 40 patrons du CAC 40 apparaissent de plus en plus comme des personnages sans envergure et gourmands, d'autant plus gourmands qu'ils sont sans talents.
En même temps, on voit la collusion entre ces patrons et le gouvernement. Avec une taxation à 90 %, ces demandes "légitimes" n'existeraient même pas.
Le salaire maximum ne peut être obtenu que par l'impôt sur le revenu.

Quand à ceux qui croient à la "grande qualité" des dirigeants d'entreprises, ou ils sont naïfs, ou trompés sur la marchandise.
Pour M. Proglio, sortant de HEC, on peut comprendre aisément que la partie technique lui échappe totalement, et que vendre du courant ou des petits pois, pour lui, c'est kif-kif.
Les PDG sont les "colonels à la bavette" de l'ancien régime, où les grades étaient distribués au berceau.
Pour les nobles méritants, ils commençaient sous lieutenant pour finir capitaine, et pour les plébéiens, ils pouvaient espérer le grade de sergent...

Il y a clairement un problème, dans les systèmes où Bonaparte aurait fini capitaine, et encore, à l'ancienneté...

Les "talents" se concentraient chez les officiers d'artillerie, là où il fallait des compétences (il fallait faire des mathématiques) et du savoir. Curieusement, la haute noblesse en était totalement exclue, et les plébéiens, fortement représentés...
Ce sont d'ailleurs ces officiers d'artillerie, avec le canon de Gribeauval ("meilleur soldat de Napoléon"), qui ont conquis l'Europe. Les autres, aux 2/3, choisirent la désertion...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article