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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 09:47
Un article paru dans scriptoblog, sur le livre de P Artus et A Garatti : "Pourquoi l'Angleterre a perdu."
L'Angleterre est en train de terminer son processus de déclin, entamé au 19° siécle, déclin que certains ont voulus voir arrêté et inversé par la période Thatcher et continuateurs.

Hypertrophie de la finance et mise à la casse de l'outil industriel ont réussis à faire du pays, un gros rien du tout. Ce thème, je l'ai personnellement amplement traité.
Sans compter que le trésor trouvé, le trésor gratuit de la mer du Nord, n'a fait qu'accentuer les tendances de l'ére Thatchérienne.

Là où les auteurs veulent voir une impossibilité des politiques à redresser la situation, il faut voir une impossibilité des politiques à VOULOIR redresser la situation. 
Tout d'abord Churchill, qui par sa politique impériale lancée dans les années 1950, ne veut pas voir le déclin.
La priorité industrielle est accordée à un complexe militaro industriel local, la défense de la livre sterling, une "livre forte", ne convient qu'à la City.
Mais il est faux de dire que c'est le coût de la guerre. Celui-ci a été largement pris en charge par les USA, au travers de la loi "prêt-bail".

L'agressivité britannique dans le monde est de même, proverbiale, les interventions ne se comptent plus et font passer deubeuliou pour un suppôt du pacifisme intégral.
De Suez au Biafra, les interventions britanniques se multiplient. La guerre du Biafra sera pour l'Angleterre un calvaire économique. La Sterling tremble devant la résistance de ce si petit pays (les anglais soutiennent, très coûteusement, le régime du Nigéria).

Le débouché du Commonwealth, largement tiers-mondisé est un débouché commode, et les investissements ne se font pas. L'Angleterre a depuis, plus d'un siécle, un problème d'investissement.

La période Thatchérienne n'était en rien obligatoire. C'est le résultat d'un CHOIX. Ce choix n'était en rien obligatoire.
Mais faire un choix de réindustrialisation, c'est beaucoup plus compliqué que de se préoccuper de "compétitivité".

On a dit que jusqu'en 1980, la Grande Bretagne connaissait la lutte des classes. C'est toujours vrai aujourd'hui. 
Les dirigeants politiques ont tout misé sur la City, mais la City seule, ce n'est rien. Rien sans le Gaz et le pétrole de la mer du Nord, et rien sans la bulle immobilière et les prêts accordés à la population, pour simplement compenser les revenus qu'ils n'ont plus.
On a brisé toutes les oppositions, la santé est prise en charge par le gouvernement, les entreprises ne veulent plus payer de retraites.

En réalité, la réindustrialisation, va s'imposer. Il n'y aura plus ni gaz, ni pétrole, ni City, et pour les investisseurs étrangers, ils vont s'apercevoir que la City est aussi spoliatrice que le pire des régimes communistes : vous me confiez l'argent, je place, je gagne, vous perdez...

Mais, comme le dit Michel Drac, l'important, c'est que le livre viennent de l'avis désormais, des classes dirigeantes. Petit Nicolas, en venant applaudir bruyamment et tardivement un modéle en implosion, passera une fois de plus pour un ... (je vous laisse deviner)...
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 09:13
Celle du "Figaro", maintenant, d'abord dans le titre : "Les Islandais consultés sur le remboursement de la dette ".
Quelle dette ? Celle que voulait leur flanquer, avec la complicité de leur gouvernement et du parlement, les britanniques ?
"
Concrètement, Reykjavik s'engageait à ponctionner l'équivalent de 40 % de son PNB annuel pour dédommager des déposants étrangers.  "
Si les branquignols anglais et islandais n'ont pas vu l'impossibilité technique de la chose, il ne leur reste qu'à procéder à l'achat d'un cerveau.
Refuser ce deal à la noix évitera aux islandais d'autres prêts, tout aussi pourris, une adhésion-servage à l'union européenne, et n'aura qu'une seule sanction : le contrôle des changes.

Finis, donc, les "libres circulations de capitaux", et retour à l'économie réelle, qui dans le cas islandais est réelle et imposante, mais fini aussi les croissances et les salaires gargantuesques.

Certains, sont en dehors de la plaque : "
Le référendum permettra aux électeurs de se défouler sur Icesave et, en même temps, de leur ouvrir les yeux sur le coût prohibitif d'un isolement financier qui se prolonge."

Coût prohibitif ? Ils se rendent compte de ce que c'est 40 % du pib ? Et le coût ne sera pas aussi prohibitif que ça. D'abord, c'est le prix de la liberté, ensuite, les prêteurs aiment bien, à toutes les époques, ceux qui viennent de faire faillite.

En général, si les compteurs sont bien remis à zéro, ils sont sûrs pour des années...
Pour ce qui est de geler l'adhésion à l'Union Européenne, il faudrait que l'Islande soit candidate, quand à Londres, il n'y a pas de risques à l'affonter,  la GB ne se remettra jamais de la crise actuelle.

Il n'y a qu'un équivalent à ce qui va arriver à la Grande Bretagne, c'est 1482. Louis XI, qui venait d'avoir une crise cardiaque, se fit quand même un dernier plaisir : celui d'accueillir l'ambassadeur britannique et lui signifier que le tribut ne serait plus jamais versé et que l'Angleterre n'avait plus aucune importance, situation qui sera la sienne pendant deux siécles.

Selon Commynes, ce fut la vraie fin de la guerre de cent ans et Edouard IV en mourut, tué par le dépit. L'Angleterre est simplement en train d'achever son processus de déclin, et la querelle islandaise est significative : elle en est réduite à se quereller avec des "puissances" de 18° zone. On conquiert des empires, mais les derniers soldats meurent pour quelques pâtés de maisons en Irlande du nord.
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 16:23
Blason_Grande_Bretagne.gifLe président Islandais vient de décider d'avoir recours au référendum, pour ratifier, ou non, "l'accord" avec les Pays Bas et la Grande Bretagne, sur le remboursement des étrangers floués par les faillites bancaires.
Sans doute le résultat sera largement négatif, mais il sera intéressant de connaître le nombre de lobotomisés qui approuveront l'accord.

De toute façon, le plan soumis serait lui aussi, destiné à ne pas être honoré, même s'il était approuvé. Cela dépasse, et de loin, les capacités de remboursement de l'île.
Les responsables de la faillite sont tous, plus ou moins en fuite à l'étranger, et ce n'est pas au peuple islandais d'assumer leurs escroqueries.

En la matière, la solution est dans des poursuites pénales, quand à la Grande Bretagne, elle connaît aussi les coupables, elle dispose de services secrets réputés, et peut donc les pourchasser, les dépouiller, voir les exécuter.
D'ailleurs, en ce qui concerne l'élimination physique, le MI 6 ne s'est guère gêné partout dans le monde. On peut écarter toutes considérations morales de ce point de vue là.

Le seul point génant pour les Britanniques, c'est que leurs propres banquiers ont fait bien pire et à bien plus grande échelle.
Pays Bas et Grande Bretagne demande à ce que l'Islande "assume ses engagements". Quels engagements ? Là aussi, on confond voeux et réalités. Si les dépôts sont garantis dans les pays, c'est toujours en monnaie locale, avec un plafond, et la couronne islandaise n'a plus de valeur.
Les 300 000 spoliés pourraient donc toujours aller se payer des vacances en Islande (bon d'accord, c'est pas la méditerrannée...).
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 11:44
Nos amis banquiers, de plus en plus sympathiques, dégagent désormais leurs clients pas assez rentables, même s'ils sont de bons gestionnaires.
Ou plutôt, ils les dégagent PARCE QU'ILS sont bons gestionnaires.
Pas de découvert, pas de crédit, pas même de carte, en bref, tout ce qui ne tond pas assez le mouton.

Ils ne répondent pas aux sollicitations téléphoniques, n'aiment pas se prendre la tête et sont en général très créditeurs.
En bref, avec la banque, ils se comportent comme s'ils n'avaient pas de banque. Ce sont des hommes et femmes restés libres et réfractaires au servage.

Quand on est réfractaire à l'esclavage, on est traité comme des bagaudes. Bannis et pourchassés.
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 17:23
Il parait que ça rebondit.
Les indices ésotériques à la machin-chouette, aux USA, notamment.
En réalité, là aussi, seulement un instrument de propagande.

Chez GM, on se félicite de la "percée" en Chine, ou les ventes augmente de 67 %... et les parts de marchés de 12.3 à 13.4 %. Soit environ 1.8 millions de véhicules.
Ils sont contents.
Seulement, petit rappel, il y a 30 ans, aux USA, la part de marché de GM était de 50 %, soit entre 5 et 6 millions de véhicules, aujourd'hui, soit 20 % de parts de marché.
On se console comme on peut d'être devenu un petit producteur là, alors qu'on était LE gros avant.

Seulement, le mépris pour le consommateur, a porté ses fruits, la firme a fait faillite, ses produits sont d'une qualité très moyenne, gros consommateurs ("les gens se moquent de ce qu'ils mettent dans le réservoir"), d'un faible rapport qualité/prix.
"
Les consommateurs ont répondu avec enthousiasme à notre gamme de modèles modernes, sobres et élégants."
Tout ce qu'ils ne faisaient pas, quoi.

L'industrie automobile a rebondit dans quelques pays, grâce à un déluge d'aide, et le laxisme chinois en matiére de prêts.
Aux USA, c'est la distribution gratuite de monnaie qui est à l'ordre du jour.

La construction résidentielle continue sa marche dans la raspoutita (lire : la merde), les dépenses continuent de diminuer. 
Mais, bon, il ne faut pas gâcher son plaisir : il existe encore un marché de la construction. Etonnant.

En Europe, la production est au plus haut, dit on. Là aussi, des indices ésotériques sont chargés de donner le change.

Mais au plus haut, par rapport à quoi ? 

"
les carnet de commandes des industriels restent vides, le marché immobilier est en baisse et le taux d'épargne des ménages grimpe. La crise économique n'est pas finie.  "
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:39
Ils sont méchants ces iraniens : la preuve, c'est qu'ils tapent sur leurs manifestants. Manque de bol pour France 2, avec le net, il y a des contradicteurs.
la baston entre forces de l'ordre et émeutiers, c'est à Tegucigalpa, et non à Téhéran.
Bon, ils pourront toujours plaider que leurs sous fifres croyaient que Tegucigalpa, c'était en Iran.
On vous l'avait bien dit de ne pas supprimer l'histoire-Géo en Terminale.

Pour ceux qui veulent des vaccins à prix réduits, s'adresser à R. Bachelot (un million de doses offertes, pour un million de doses achetées, comme chez Carrouf, avec les chocolats de Noël pas vendus).

Il faut dire qu'en France, on avait vu les choses en grand. 94 millions de doses (même avec un rappel), il fallait quand même trouver la bagatelle de 47 millions de couillons (alors que l'espèce semble en voie d'extinction).

D'ailleurs, il ne faut pas bouder son plaisir. Les 5 millions de vaccinés doivent se demander qu'est ce qu'ils sont venus faire dans cette galère, et se dire qu'on n'est pas près de les y reprendre...

Quelqu'un avait dit que les français étaient des veaux, finalement, ils n'étaient pas des moutons, mais plutôt des chèvres de Monsieur Seguin : "amène toi par ici, grand méchant loup"...
Pour le bilan, 198 morts en France, dont 32 "sans facteurs de risques connus". Question, et les morts des autres années (10 000 ? 15 000 ?), ils puent ?
Avec 2600 effets indésirables déjà recensés, quelques morts niés, le bilan du vaccin est sans doute plus morbide que le bilan de l'épidémie elle même.

Les français doivent travailler plus. Ils travaillent déjà plus que les britanniques (37.4 contre 35.6) et beaucoup plus que les ricains (33).

Pour occuper Roselyne, si on lui rappelait l'existence en France de la tuberculose.
Et qui a  bien besoin d'être combattue, ELLE, et que c'est une maladie de la PAUVRETE .
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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 18:51
Comme d'habitude, les hommes politiques ne pensent pas.
Ils ne pensent pas aux conséquences de leurs actes, et notamment, dans le cas de la suppression de la taxe professionnelle.
Les droits de mutation baissent, signe de crise immobilière, la TP est réduite, compensée une année, et après ?
Première inconnue.
Les collectivités locales ont deux genres de dépenses, les unes, peu malléables à court terme sont les dépenses de fonctionnement.
Les autres, beaucoup plus freinables, sont les dépenses d'investissements.
Là, je viens de lire que le département (43), va sabrer les subventions, arrêter les subventions aux énergies renouvelables, et réduire les dépenses d'investissements de 20 %.

Comme les régions vont faire de même, ainsi que les communes, not'bon président n'aura que mis de l'huile sur le feu de la crise.
Pourtant, ici (43), la majorité départementale est UMP.
Bien entendu aussi, loi nationale, mais pas de péréquation.
Bref, une politique, très "Haut de Seine".
On gave les entreprises CAC 40, les manants n'auront plus qu'à voir venir les augmentations de TF et de TH (taxe d'habitation et foncière), qui déprimeront ENCORE plus la conjoncture.

Le tout n'est pas de savoir si certaines subventions étaient justifiées, ou pas, si certains chantiers étaient justifiés, ou pas, c'est la brutalité quasi stalinienne avec cela laquelle c'est fait.
Quoiqu'on en pense, on vivait dans un monde économique où les collectivités investissaient beaucoup.
Avec - 20 % cette année, et sans doute beaucoup moins encore l'année prochaine, le pouvoir a déclenché une autre phase de crise.
Bien sûr, les travaux sont programmés longtemps à l'avance, et on ne sentira l'effet que progressivement.

Mais, certainement, un secteur économique va beaucoup souffrir, sinon disparaitre. Ne regardons pas si loin. En 1939, les collectivités locales taxaient vraiment très peu. Mais il ne fallait vraiment rien leur demander...

Le problème n'est pas économique, le problème est politique, la solution est politique.
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 19:02
Cela rebondit en Islande, ou plutôt, ça ne rebondit pas.
La dégringolade du PIB continue, on arrivera à - 8.4 % cette année et -peut être- une reprise seulement en 2011.
Dans ce contexte là, la décision du parlement de rembourser les gouvernements hollandais et britanniques des dépôts de leurs ressortissants, bute sur un obstacle inattendu, le refus du président de signer la loi.
Cette loi, très controversée, prévoit de verser 40 % du pib au remboursement de créances qu'elle ne doit pas.
Rajouté aux autres dettes au FMI, les islandais ne doivent pas bouffer, ni boire, ni dépenser quoi que ce soit pendant une vingtaine d'année.
Inutile de dire que ce genre de performance, c'est l'exploit du type qui essaie de se retenir de respirer le plus longtemps possible.
On a enterré le gagnant.
Après tout, si Pays-Bas et Grande Bretagne veulent voir leurs ressortissants remboursés, qu'elle s'adresse aux crapules qui les ont grugés, qu'elles entament les poursuites judiciaires, au besoin procède à l'exécution extra-judiciaire des coupables (chose courante pour le MI-6), au lieu de présenter la note aux innocents.

les gros, très gros "Epargnants", ont fait preuve d'une monstrueuse naïveté, dont il serait normal qu'ils soient punis. Les taux proposés, jusqu'à 15 %, étaient monstrueux et auraient du les alerter.
Même pas.
A croire que dans les couches dirigeantes (les épargnants), il y a désormais besoin d'un gros coup de balai.
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 15:06

charles ponziPour revenir à la question de l’épargne, que j’ai déjà amplement traitée, il est bon de remettre quelques points sur les i et quelques traits sur les barres.

Tout d’abord, « l’effet richesse ». Que l’immobilier flambe, ne fait pas dépenser plus. Ce sont les personnes qui se séparent de leurs biens qui alimentent l’effet richesse. Une vente immobilière, c’est l’occasion pour le vendeur de solder des emprunts et de faire quelques achats. L’acheteur s’endette. C’est uniquement là que se trouvait l’effet richesse.

Je n’ai jamais vu personne péter les plombs en se disant « ma maison a doublé de valeur ». Ce qui fait le volume de dépenses, ce sont les rentrées effectives, les salaires et non la spéculation intellectuelle de se dire « je suis plus riche ».

Pour parler d’épargne, dont le taux flambe dans le monde développé, il est nécessaire, là aussi de remettre les pendules à l’heure.

La baisse de l’immobilier, fait que certains américains ont une politique délibérée de faillite.

Explication : vous payez, par exemple 2 000 dollars de mortgage (emprunt-logement), puis, d’un coup, plus rien.

La procédure pour vous mettre à la porte prendra 9 mois (en moyenne) ; du coup, vous économiserez réellement, cette fois, 2 000 dollars par mois, soit 18 000 dollars en tout.

Cela vous permet de solder le découvert de vos cartes de crédit, et de passer de la carte de crédit à une carte à débit immédiat ou différé.


Le cérémonial typique du couple étasunien, où les parents sont dans la cuisine pour se demander comment ils vont payer les factures, disparaît. Après, ils vont aller en location, et payer beaucoup moins, de 500 à 1000 dollars (le marché de la location souffre aussi énormément), souvent pour un confort équivalent.

Gain sur une année : de 12 000 à 18 000 dollars. Et la sensation agréable de ne plus rien devoir à personne.

Résultat : le taux d’épargne américain passe de la zone négative à + 5%, sans le moindre effort.


Autres lieux, autres moeurs. En attendant que les couples français puissent, dès 2010, voir la loi modifiée et pouvoir faire faillite en étant propriétaire (cette mesure est destinée à ne pas déstabiliser le marché immobilier), faisons l’état des lieux.

Le taux d’épargne est fort, dit-on. Il a atteint 17,1% des revenus. En réalité, la situation n’est pas florissante du tout. Reprenons l’INSEE, et les résultats de 2008, les seuls disponibles.

Le taux d’épargne atteint 15,3% et se décompose en 9,4% d’investissements immobiliers, 4,5% d’épargne financière et 1% d’épargne des entrepreneurs individuels.

9,4%, ce sont les remboursement d’emprunts et les apports personnels, et 4,5% correspond grosso modo, simplement, aux intérêts des placements DEJA effectués. « L’épargne fraîche » est symbolique.


Le grippage du crédit IMPLIQUE une montée des remboursements immobiliers, et si on dit que l’encours des crédits immobiliers monte encore (de 3,7%), il y a une explication simple. C’est l’effet d’inertie, considérable en immobilier.

Explications. Acheter implique des prêts qui vont de 7 à 30 ans. Il y a dix ans, on ne partait pas sur plus de 15 ans. 2009 – 15 = 1994. Les prêts qui meurent, les plus anciens, concernent une période de dépression immobilière (voir taux d’épargne en logements, année 2000), alors que les prêts les moins matures (comprenant plus d’intérêts que d’amortissements, les remboursements), sont récents et concernent la période de bulle immobilière, surtout 2002-2008 qui n’est pas si lointaine.

Sans un rebond équivalent aux années de bulles, soit 150 milliards de prêts par an, le taux d’épargne ne pourra que flamber ces prochaines années.

Les terriblement limités, intellectuellement parlant, soi-disant « experts », vous diront que « les ménages se sentent moins riches et reconstituent leur épargne ». Il leur aurait fallu écouter en classe de seconde, notamment la définition de base de l’épargne.

En réalité, cette situation est loin d’être saine. Le taux augmente fortement (à 17,1%), alors que les rendements s’effondrent (les taux réglementés notamment) et que la flambée de la Bourse n’est pas, non plus, saine.

La vérité est autre : l’encours de crédits ne progresse, globalement, que de façon modérée, de 1% au total (+ 3.7% pour les crédits immobiliers), alors que les remboursements d’emprunts dépasseront sans doute les 10% des revenus des ménages.

En outre, il faut voir l’évolution sur un an : la progression des crédits passe de 10% à ce tout petit 1%.

La conséquence logique, c’est la disparition de la monnaie, attestée par la Banque de France. Depuis 1973, nous sommes dans le cycle de la monnaie-dette : tout remboursement détruit de la monnaie, et remboursements et intérêts doivent être compensés par des prêts nouveaux (schéma de Ponzi type).

A 1%, ce n’est plus le cas, et la crise s’aggrave.

La « croissance » sur trois mois de la masse monétaire est négative (j’adore ce terme de croissance négative) :
- moins 5% en septembre,
- moins 8,6% en octobre,
- moins 10,4% en novembre.

En outre, il ne faut pas oublier que ce 1% est lui-même partiel : il n’est obtenu qu’en faisant abstraction des prêts aux sociétés financières. Si on en tient compte, la « progression » devient négative elle-même


Conclusion : les ménages sont les derniers de la chaîne à craquer. Avec quelques bonbons, genre primes à la casse, PTZ (prêts à taux zéro) doublés, loi Scellier, etc., on arrive même à faire progresser – un peu – l’endettement. C’est au prix d’effets pervers absolus, dont nous nous apercevrons rapidement.

 

photo : celui qui a tout compris à l'épargne, Charles Ponzi.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 14:55
KMT.pngQui nous a déclaré la guerre...
Cette fois ci, la chansonnette est Chinoise.
Un britannique est exécuté, sans doute sa nationalité l'aura desservi. Sa condamnation, pour trafic de drogue, renvoi dans la psychologie chinoise, aux "traités inégaux" du 19° siècle, signés suite aux "guerres de l'opium", qui avaient légalisé le trafic de drogue.
Par ces traités, l'occidental devenait "hors la loi" et pouvait tout se permettre.

Cette peine capitale est donc une peine aussi pour l'histoire.

Deuxième point, Goldman sachs est renvoyé sur les roses. Une demande de paiement pour spéculation de 80 millions de $ est rejetée par une toute petite entreprise.
Où va t'on si les produits dérivés ne sont pas payés ? 
GS a déjà acheté et vendu la terre entière plusieurs centaines de fois. 

Mais l'important n'est pas là. La Chine, qui soit disant a tant profité de la mondialisation est un colosse aux pieds d'argile.
L'indice de pauvreté est celui d'il y a 30 ans, et la population considérée comme pauvre, 40 millions, est en réalité 150 millions (- 1 $ par jour), voir 260 millions (- 1.35 $ par jour), selon les normes internationales, elles mêmes très décriées.

En effet, une différence de 35 cents contient 110 millions de personnes ?
A moins de 2 $/ jour, on trouverait donc environ près de 500 millions de personnes.
Ceci bien sûr, dans un contexte social explosif. D'un côté, les immeubles vides et hors de prix, et de l'autre, la population des taudis...

Pendant ce temps là, la spéculation coule à flot en bourse et dans l'immobilier. Nous en sommes ici, aux pires heures de la corruption et de la concussion de la Chine de l'époque du Kuo Min Tang.
Officiellement l'ordre régnait, en attendant l'effondrement du régime pourri face aux armées rouges beaucoup moins nombreuses, beaucoup moins armées, mais beaucoup plus honnêtes.

Les hommes d'état occidentaux, dont la niaiserie le dispute à la stupidité, aiment à penser que la Chine les tirera du merdier où ils se sont foutus. On peut toujours rêver.
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