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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 08:40
Proglio va toucher 2 millions d'euros par an, prix, soit disant du "talent". On peut admirer leur vue perçante, car ce talent n'apparait guère.
Ces deux million seront taxés au mieux à 50 %, sans doute moins, par utilisation des niches fiscales.
Mais y a t'il un homme dont le savoir faire vaut 2 millions par an ? La réponse est aucun.

Tout du moins, s'il est des hommes qui sont devenus riches, c'est qu'ils ont su entrevoir des ruptures technologiques majeures. Mais là, c'est la richesse de domination sociale pure et dure.

A côté de cela, donnez pour Haïti, exploité depuis deux siècles, par l'intermédiaire de la dette et depuis 20 ans, par des politiques libérales.

Donnez, à votre bon coeur, messieurs dames, les artistes surpayés et peu taxés vous y invitent.

Pendant ce temps là, un million de chômeurs vont se retrouver sans indemnités, mais là, on ne se bouscule pas au portillon pour les aider. Ni dons, ni chanteurs, c'est "business as usual". On va même taper un peu mieux dessus en reportant la retraite un peu plus loin.

Avec 2/3 des français qui ne travaille plus à l'âge de 57 ans, on voit la manoeuvre : réduire massivement les retraites.

Pour haïti, j'ai dit que 90 % de l'aide n'arriverait pas, et qu'elle était inutile. Les mécanismes de l'aide aux pays du tiers monde, sont avant tout des mécanismes corruptifs, ici et là-bas.
On retrouve le problème du Tsunami. On a vu des avions cargos déverser une aide inutile, car aucun pays n'était désorganisé, ce dont ils avaient besoin, c'était d'argent pour la reconstruction, et ce, à long terme.
Là, l'aide arrive, une aide acheté -cher- au près des "munitionnaires" de l'humanitaire. Le mécanisme est le même : une bonne partie de l'argent, enrichit les fournisseurs, paie les permanents, et quelquefois arrive sur place, où les capacités d'absorption sont limitées.
On va comment de l'aéroport de Port-au-Prince à la population ?

En réalité, on assiste à ce qui est décrit dans "le retard d'effondrement" de Dimitri Orlov. Les gens, même s'ils survivent mal dans le système comme en Haïti sont incapables de survivre sans lui.
Et le système libéral, a fait que Haïti importe désormais les 3/4 de son riz, pour ne parler que de ça.

Une politique d'inspiration US a produit les mêmes effets qu'aux USA : le pays ne produit plus rien, contrairement aux années 1970 où il était auto-suffisant, et ne vit plus que des transferts de la diaspora et du tourisme.
Statistiquement, Haïti est le pays des bisounours : qui croiera que le chômage féminin y est tombé quasiment à zéro ?
Ce dont  a besoin ce pays, c'est ce dont a besoin le monde entier : une refonte économique complète et anti-libérale, la banqueroute et un état qui fonctionne, c'est à dire qui ne se contente pas de payer la dîme aux prêteurs étrangers.
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 13:13
explosion-atomique- 4A Trafalgar, Nelson envoya le message suivant : "England expect that every man will do his duty". Pour Michael David White, le message est similaire : "Mortgage Default Is A Patriotic Duty."

Insensiblement, c'est en train de passer du stade de l'ostracisme moral, à celui de devoir patriotique.
C'est d'ailleurs fou le nombre de patriotes qu'il risque d'y avoir. Vu sous cet angle.
Le statut de patriote aussi risque de passer du stade de "has been", à celui d'obligation morale impérative.
Imaginez les conversations :
-" t'as été patriote à quelle hauteur ?"
- "250 000 euros" , là c'est l'admiration,
- "et toi ?"
-"120 000 euros". Alors qu'on ose pas avouer seulement 12000 pour ne pas se taper la honte, en plus de de tout ce qu'on aurait pu acheter...

Pour la sortie de la zone euro, notamment de la Grêce, ça se prépare. Et en fin de compte, la zone euro deviendra une grossdeustchland réduit à l'Allemagne + la Hollande.
Les choses évoluent vite, il y a 4 jours, c'était impossible, maintenant, c'est sortie de la zone euro + sortie de l'UE qui est à l'ordre du jour.
Bon, personnellement, je ne vois pas où est la sanction.
Et puis imaginez l'effet d'entrainement, si la Grêce redémarre sur les chapeaux de roues, suite à cette sortie.

L'article du "Telegraph", compare l'union européenne et la zone euro à la papauté médiévale. C'est faux.
Il a fallu attendre le 19° siècle pour voir le pape infaillible et insanctionnable.

Pour les papes qui au moyen-âge ont eu ce genres de tentations, ils ont sentis trembler la terre devant les armées du Roi Très chrétien, du Roi Très Catholique,  du Saint Empereur, ils ont vus les papes se faire bâtonner, emprisonner et pourchasser.
Vouloir une banque centrale indépendante et toute puissante, cela relève de l'affection psychiatrique. 
Par sa politique extémiste, la Banque centrale Européenne est en train de détruire l'Union européenne, par le menu.

Autre sujet d'aveuglement : la surévaluation de la monnaie européenne (30 %)qui va précipiter une autre vague de crise mondiale.
Cette surévaluation, conjointe à une bulle d'investissement chinoise, conjointe à un effondrement du commerce international, ne peut que mal finir.

Personne ne s'en sortira, pas même les BRIC. Mais, à trop tirer sur la corde, on risque de sortir du système par le pire.
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 17:38
M1.gifAux USA, malgré les apparences, on vit dans un système très actif de lutte des classes.
Les Yankees, ont entamés une lutte de tous les instants, et à plusieurs niveaux.
Le premier, c'est d'utiliser toutes les ressources du système, contre lui.
D'abord les prêts.

Comme je l'ai déjà indiqué, on fait défaut sur le prêt immobilier, et les économies engrangées pendant 9 mois (durée de la procédure), vous permettent de rembourser les cartes de crédits à 30 %.
Après, vous n'avez qu'un loyer à payer, votre endettement s'est réduit de l'hypothèque et de la carte de crédit.
Si vous êtes perfectionniste, vous restituez la voiture (à crédit), pour une bonne occasion, qu'on trouve là-bas à très bon prix.

Les bandits de Wall Street misaient sur l'honnêteté de la majeure partie de la population, sur son respect des règles, qui leur permet à eux, de n'en respecter aucune.
Aujourd'hui, la population, scandalisée, se met au diapason.

Nouveau front à s'ouvrir : les retraits. Privilégier les petites banques, au dépens des grosses, voilà la campagne de
Arianna Huffington.
On peut citer aussi le goût prononcé des nord-américains pour les liquidités, le papier monnaie.
En effet, beaucoup n'ont tout bonnement pas de compte en banque, et le cash est encore très utilisé. Plus encore maintenant, la masse monétaire M1 (le cash) explose, alors que la masse globale M3 diminue.

Pour ce qui est de la France, nous vivons, en modèle réduit, ce recours à plus de liquidités. Mais, chez nous, nous partons de beaucoup plus bas. En effet, billets et pièces avaient quasiment disparus et s'étaient marginalisés dans le spectre des moyens de paiement.

Le tour de passe-passe était accompli : pour chaque euro/dollar dépensé, le banquier avait sa dîme.
Il est clair aussi, que ce sont les clients les plus fragiles, les plus rentables, avec le découvert.

Là aussi, on a le "syndrome haïtien".  Une redécouverte du servage pour dette. Des revenus insuffisants, et on vous colle des intérêts à 30 %. M1 bis

Pour ce qui est de la masse monétaire M1, elle ralentit, visiblement la vitesse de sa croissance aux USA, mais il ne faut pas oublier que c'est dans un contexte de disparition de la monnaie.


On voit donc que la crise ne peut que rebondir, d'où viendrait le mieux ? Malgré la colique monétaire de la FED et du gouvernement, on peut constater l'échec total de cette politique.

Les dettes publiques ne peuvent regonfler la baudruche éclatée.

La première victime est le commerce mondial, en chute libre en 2009, et plus encore en valeur qu'en volume.
On a toujours dénoncé le protectionnisme, à tort, comme un risque pour le commerce.

Ce qui menace davantage les échanges mondiaux, c'est bien davantage la paupérisation des consommateurs occidentaux et la fin du crédit.
Bien sûr, dans chaque phase de dégonflement d'une bulle, on assiste à des rebonds, mais le terme est toujours le même.  Le retour au plancher, même si celui-ci aura pris plusieurs générations.
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 14:09
islande.jpgL'Islande, c'est comme l'Europe, enfin, l'union, pas le continent, les politichiens (Dont le ministre islandais des Finances Steingrimur Sigfusson )considèrent que le peuple n'est assez éclairé pour donner son avis : "Il a estimé que cette question était trop complexe pour être soumise à un vote populaire et a émis l'espoir qu'un accord soit conclu par le biais de négociations avec les gouvernements britanniques et néerlandais. "
Dans un sens, il n'ont pas tort, la preuve, c'est que 40 % de la population veut payer,  pour quelque chose dont elle n'est pas responsable.
On ne peut imaginer plus grand décervelage.
les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont responsables des erreurs faites sur leur territoire ."
Promoteurs de la dérégulation, les deux pays n'ont pas demandés à Icesave de cotiser à un fond de garantie.
Quand bien même aurait elle cotisé, cela aurait coûté fort cher aux contribuables locaux.
Cerise sur le gâteau, on demande aux islandais de payer à 5.5 % d'intérêts, des sommes que la BOE (bank of England), fournit à 0.5 %.
La Grande Bretagne a, jusqu'à présent, utilisé la pression politique, plutôt que l'usage des tribunaux internationaux, beaucoup plus aléatoires.

Le chômage continue sa progression de 2 % à 9.1 % de la population active, malgré un fort départ des immigrés.
On a dit que le choix pour Haïti, c'était entre Cuba et Haïti.
Pour mémoire, comme je l'ai dit dans un article, Haïti a négocié son "indépendance" et sa reconnaissance en 1815 et jusqu'en 1825.
Elle s'est condamné au servage : 150 millions, plus tard ramené à 90, mais si l'on compte, la somme fait entre 500 et 1000 francs/or par habitant, chiffre qu'on peut multiplier par 5 pour le ramener à la population active, et le budget de l'état atteignait 15 millions/an.
Haïti a mis plus d'un siècle à payer cette somme, ce qui explique les troubles politiques récurrents du XIX° siècle.
Après, la dette Française a été remplacée par une dette américaine...

La ressource haïtienne du XVIII°, le sucre, a été notablement dévaluée au XIX, d'abord par l'émergence de la betterave, ensuite par la concurrence du Bengale (les Britanniques lui firent produire l'opium et le sucre en début de siècle), enfin, par le manque de main d'oeuvre consécutif aux massacres de la guerre d'indépendance et enfin, la fin de la traite.

Dans les années 1780, la pièce d'inde (l'esclave), cotait 1200 livres argent et 6000 livres/ sucre, c'est dire la spéculation qui existait sur le sucre, et, c'est dire aussi, que les esclaves avaient une espérance de vie réduite à Saint Domingue.

L'instabilité politique est la règle en Haïti, ainsi que la pauvreté. On peut faire le rapprochement avec la Bolivie.
Avant Moralés, la durée de vie d'un gouvernement était réduite, le golpe, avant 1981, la tradition tous les 9 mois.
Si ce n'est pas le premier président amérindien, c'est en revanche la première fois que la Bolivie montre des signes de stabilisations.
Il y a une bonne raison, c'est que pour la première fois, on s'occupe de la population en général, et non plus des créanciers diverses et variés, qui avaient cru bon d'arroser le gouvernement précédent.

L'Islande a donc le choix de tomber, ou plutôt de retomber dans ce qui fut son passé : être une colonie, exploitée par le Danemark.
La problématique était simple, les produits islandais étaient sous payés, et les produits importés surpayés.    

La crise financière n'est qu'un prétexte, pour remettre l'Islande sous le joug colonial, avec la complicité des élites, et la complicité par stupidité d'une partie de la population.
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 15:48
La plus vieille compagnie des Indes, la Britannique, exista de 1600 à 1874.
Elle avait tous les attributs d'un état, en plus d'un féroce appétit financier.

Voyou d'entre les voyous, elle fut le plus grand dealer du 19° siécle (sa responsabilité est grande dans les guerres de l'opium avec la Chine).

En fin de compte, sa rapacité créa les conditions de l'insurrection en Inde en 1857-1858, connue sous le nom de grande révolte des cipayes.

Encore, les cipayes étaient ils des privilégiés dans l'Inde de cette époque.
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 15:07
Un article du monde m'a carrément mis sur le cul : "L'Etat tente de s'immiscer dans la stratégie de Renault" .
Premièrement, Renault, à l'instar des généraux russes de 1812 et 1941 n'ont aucune stratégie.
Sans aides de l'état, il n'y aurait plus de Renault. Renault ne vit que grâce à l'état.
Prêts, primes à la casse, résumer la stratégie de La firme : c'est tendre la sébille du mendiant.
C'est un peu court, et dénote une MENTALITE D'ASSISTE.

Que ce soit à Air France et chez Renault, le payeur de dernier recours, c'est l'état, et le payeur, dans la bonne vulgate libérale, a tous les droits.

Quand aux autres actionnaires, ils ne pensent pour l'instant, qu'à se goinfrer et par ce fait, ont mis l'entreprise en difficulté.

La solution serait de délocaliser les journalistes du Monde en Turquie, préférablement dans les régions où ils se contentent de peu, ça les distrairaient (les habitants, pas les journalistes).

Fidèles petits caniches de la mondialisation, les articles justifient après coup les délocalisations : les Clios sont déjà majoritairement produits en Turquie, et on part dans de pompeux discours sur ce dont on ils n'ont aucune idée : les coûts de production, la compétitivité, les charges sociales.

En matière d'industrie, les coûts de main d'oeuvre sont ridicules. Les charges sociales, suivant les pays sont équivalentes, et ne dépendent souvent que de la manière de les compter.
Les 28 % de prélévements obligatoires aux USA, sont souvent mis en symétrie avec les 36 à 44 % en Europe. Si on y rajoute les frais de la mutuelle santé obligatoire (12 % du Pib sur les 17 % consacrés à la santé), on n'a déjà plus la même chanson.  On est déjà à 40 %. 

En comptant vraiment tout, on n'est pas très loin, partout, des 70 % de prélèvements obligatoires qui furent la règle dans les pays de la sphère soviétique.

En réalité, les délocalisations se font, parce que tout le monde le fait, c'est une réaction panurgique de base, parce que l'on n'a pas tout compté, parce que certaines monnaies sont sous évaluées, et dans les secteurs où la différence est réelle (textile), ce sont les intermédiaires qui empochent les bénéfices, pas les consommateurs...

Bref, au "Monde", ils feraient mieux de nous parler de la pluie et du beau temps, au lieu de pondre des articles complètement nuls sur des sujets que visiblement, ils ne comprennent, n'y appréhendent.

Différence : moi, j'ai lecteurs, et moi, je progresse chaque jour...
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 13:26
bourbon-d-espagne.jpgLorsque les fermiers généraux montèrent à l'échafaud, ils formaient selon Braudel, tous les 28, quasiment une seule famille.

Les unions avaient été telles, pendant près de trois générations, et même avant, qu'ils étaient la plus grande collection de monstres et de dégénérés, à l'image des Bourbons espagnols, peint par Goya, dont on ne savait plus tirer la généalogie, tant elle était embrouillée avec les Bourbons italiens.

Le tribunal révolutionnaire d'ailleurs, condamna ES QUALITE, sans trop chercher.
Selon l'article du MONDE, "
les conseils d'administration des sociétés du CAC 40 ne se sont alignés ni sur "le modèle anglais, où les actionnaires ont des pouvoirs étendus, (ni sur) le modèle des Etats-Unis, pour ne pas citer le modèle allemand, où conseils d'administration et de surveillance sont plus indépendants et conçus comme arbitres des intérêts divergents des parties prenantes" ."
Comme je l'ai dit, pour eux, le modèle, c'est la Ferme. Pas celle avec veaux, vaches, cochon
s, couvées, mais la ferme générale qui exista de 1726 à 1790, et dans sa première mouture.
Celle où les fermiers sont agressifs et exigeants. Après, ils eurent les crocs limés.
 
On retombe sur les travers de l'ancien régime, dont la ferme fut l'un des organes les plus décriés :
"
Le choix d'instaurer de telles délégations s'inscrit dans les courants politiques favorables au « moins d'État ». Toutefois, on peut faire à l'affermage les mêmes reproches qu'à la ferme générale de l'Ancien Régime :

- la collectivité publique se prive d'une ressource ;

- le service rendu n'est pas toujours meilleur, sur le long terme ;

- le coût peut être supérieur pour l'usager ou le contribuable, qui paie ses impôts plus la marge prélevée par le fermier général ;

- le recouvrement des créances (des arriérés d'impôts) peut être fait brutalement par le fermier ;

- se privant d'une ressource, la collectivité doit s'endetter, et affermer de nouveaux revenus pour obtenir de l'argent frais."


On peut faire les remarques suivantes : le service rendu n'est JAMAIS meilleur sur long terme, car il faut payer la marge, et entre la marge et le service, c'est le service qu'on sacrifie. Voir toutes les remunicipalisations des compagnies des eaux en cours.

Dans le cas argentin, la crise est venue quand il n'y avait plus de services à vendre et à privatiser, et que les services vendus n'étaient plus rentables, eu égard à la paupérisation croissante de la société.


On a oublié le fléau du XVIII° siècle, le faux-saulnier, le contrebandier, avec le plus célèbre d'entre eux, Mandrin, précédé par Cartouche. Si Cartouche est antérieur à l'existence de la "Grande Ferme", il n'en est pas moins réel qu'il s'attaquait principalement aux compagnies fermières pré-existantes.


Mais si les plus célèbres sont restés dans les mémoires, tous les autres ne doivent pas être oubliés. Et puis, pour supprimer tous les droits, on avait crée un impôt, qui lui, n'est pas supprimé, la TVA.


En outre, on s'aperçoit que ces compagnies ne transigent guère. Si un maire, peut négocier une facture trop lourde d'eau, notamment en cas de rupture de canalisations, ces compagnies ne le font jamais, et ne vous propose que de vous tondre un peu mieux, en vous proposant une assurance hors de prix.


Les thurifaires du "moins d'état", ne sont que ceux qui s'engraissent sur son retrait.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 09:52
Vous auriez pas quelqu'un à nous prêter, c'est pour justifier quelques 35 milliards de pertes. (Vous pouvez envoyez votre CV à la SG, si vous n'avez rien à faire pendant 5 ans, contre très grosse rémunération). 
Pour le moment, on applaudit à la très grande honnêteté de la banque (par rapport à ses consoeurs), qui réduit son bénéfice à presque rien, à sa très grande modestie (dans l'évaluation de ses pertes).
Pour le "compte" de fées, c'est la cotation du titre SG : 49.2 euros, c'est 49.2 de trop.
ça ne vaut rien ce machin.
Ce qui est sanctionné, ce n'est pas tellement les pertes, que l'aveu.
La dite SG peut aussi dire merci à AIG et au contribuable américain, qui ont épongés pas mal de pertes.
N'ayez aucune crainte. Pour le reste, la facture vous sera présentée, mais n'ayez aucune crainte, vous ne payerez pas.
Elle est tellement démesurée que vous n'aurez pas le choix.

Vous aussi, à l'image des islandais, vous aurez le choix, entre mourir de faim -c'est finalement l'alternative- et vous révolter -mourir en combattant-.
Au moins dans la deuxième branche de l'alternative, vous aurez eu la satisfaction de lutter, d'infliger des pertes à l'ennemi et peut être de gagner.

Autre point qui commence à faiblir : les assurances vie. Les assureurs ont largement consommés leurs "réserves" de gains. 80 % de leurs placements sont en obligations, notamment d'états. Et les rachats des bons du trésor par les banques centrales, raménent les taux de rendements vers zéro à la japonaise.
Après on passe à l'autre problème de dette ; trop importante, elle n'offre de possibilité qu'à la monétisation sauvage, pure, dure et déclarée, pas la monétisation rampante actuelle.
Les mythiques épargnants vont aussi s'apercevoir de toutes les subtilités juridiques des contrats d'assurance vie, notamment sur la distribution de bénéfices, sur les taux proposés (on pille les anciens contrats pour gonfler les taux garantis des nouveaux).

Bref que du bonheur, on va bien entendu atterrir sur une situation à la nipponne, et pas en 20 ans, à un rythme ultra-rapide, avec une crise de la dette, non parce que l'on arrive pas à la placer (à la banque centrale), mais parce que la chute des rendements fera que ça n'aura aucun intérêt. (épisode connu sous le nom de Mur de l'argent, dans les années 20, qui aboutit au franc poincaré).
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 08:59
Il y a une évidence.
Cela va très mal se finir.
Avec des politiques et des décisionnaires économiques qui se comportent ainsi, on a toutes les chances d'aboutir à la grande terreur.

On tuera ES QUALITE. On tuera aussi femmes, enfants, petits-enfants, chiens et amis.

Pendant que des politiques FMI s'apprêtent à être mises en place.
La sarabande continue.
Les USA ont atteint le fond. 80 % des bons du trésor émis ont été rachetés par la FED.
Il n'y aura donc pas de crise de la dette.
La FED a agi pour une bonne raison, c'est que personne n'en voulait, pour une autre toute aussi bonne raison ; il n'y a pas assez de $ existants pour acheter tous ces bons.

dollar.jpgAvant c'était simple : X milliards de déficit budgétaire, X milliards de déficit extérieur. Le "rest of the world", ne sachant que faire de son papier-chiotte, le "plaçait" en bons, qui lui rapportait... de quoi acheter d'autres bons.

Aujourd'hui, patatra. Le déficit extérieur s'étiole, tandis que le déficit budgétaire bondit. Il reste quand même une chose étonnante : qu'ils aient réussi à en vendre 20 %. 

La Banque centrale de Chine, elle, commence à s'alarmer. Une bulle folle de crédit enfle.  547.8 milliards de Yuans de crédit en deux mois (octobre et novembre) et 600 en une semaine en janvier (nouvel an chinois ?).
En tout état de cause, aucune économie dans le monde n'est capable d'absorber une telle masse de crédit. Il n'y a pas, non plus de "surchauffe" de l'économie. La seule chose qui surchauffe, c'est l'imprimante.

Les européens de l'est, pendant l'effondrement de leur monde, avaient une échappatoire : l'ouest, encore prospère.
Cette fois-ci, sur la planète, il n'y aura pas de pays où s'enfuir.
C'est comme ça que l'autre pays qui connaissait des symptômes révolutionnaires dans la période 1780-1820, réussit à l'éviter. (La Grande Bretagne fit beaucoup marcher la vanne de l'émigration et la Navy procéda aussi à une levée en masse digne de la république voisine).

La Chine est un des noeuds du problème. Elle a remporté beaucoup de victoires, ces derniers temps. Mais, elle aussi, elle est sans doute à la veille de Zama.
1200 milliards d'exportations, c'est autant de fragilité. En effet, les crises d'effondrement ravagent tout.
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 16:42
Certains ont des avis très tranchés, sans doute ce n'est pas le leur, mais la propagande du système a été profonde.
J'ai toujours dit qu'il fallait voir, l'URSS et Cuba, Objectivement, en enlevant les scories du discours ambiant.
EAP lui fait un parallèle pour l'Islande. Son choix, pour l'avenir, c'est entre un avenir capitaliste et un avenir communiste. Mais pas la crème.

L'Islande à le choix entre devenir Cuba et devenir Haïti. Haïti, c'est l'endroit du monde où ils mangent la terre.
Un cyclone passe sur la région, on dit il fait 3000 morts à Haïti, 2 à Cuba, 30 aux USA.
Vu de Haïti, Cuba, c'est quasi le paradis. Il faut toujours voir deux choses. Ceux qui sont en dessus de nous et ceux qui sont en dessous.
La quasi totalité des médecins haïtiens exercent en amérique du nord, avec une surreprésentation au Canada.
La mer est de couleur chocolat. Il n'y a rien pour retenir les terres, les forêts ont été entièrement rasées. Le moindre morceau de bois est pourchassé.
Cuba et Haïti vivent des moments difficiles politiquement. Les alternances entre apprentis dictateurs sont une constante du pays haïtien. A Cuba, c'est plus simple. En 1959, les Yankees possédaient 85 % du pays. Toute politique redistributive ne pouvait se faire qu'à leurs dépens. Et ils ne sont absolument pas partageurs et par contre, fort rancuniers.

De toute façon, tout ce qui est au sud du Rio Grande, est, dans leur imaginaire, à eux.

EAP parle clairement : Pour les conditions imposées à l'Islande, c'est le traité de Versailles, le Diktat de 1919 qui est évoqué. On sait ce que cela a donné en Europe.
Il ne faut pas croire qu'une dictature puisse se maintenir 50 ans, quelques soient les moyens, sans un certain soutien populaire.
Le modèle repoussoir, pour une bonne partie de la population Cubaine, ce sont bien les USA.
En outre, les plus virulents sont les exilés cubains, exilés depuis 30, 40 et 50 ans, qui ne connaissent donc même plus leur propre pays.

Il est certain que les cubains sont mécontents de leur régime, mais sans vouloir tout liquider, notamment la santé, l'éducation, et les approvisionnements à bas prix.
Bien entendus, les émigrés, à l'image des émigrés de 1789, ne font pas dans la dentelle et Washington ne soutient pas les opposants qui auraient un impact à l'intérieur, mais les plus extrémistes.

Donc, il y a toutes les chances que l'Islande bascule dans le radicalisme politique. De toute façon, c'est ça ou ne rien bouffer pendant 20 ans.
Ceux qui ont des possibilités d'emploi à l'extérieur partent ou sont déjà partis.

Un article, paru dans Scriptoblog. La différence entre l'Urss et les Usa (et nous), est devenue si ténue, qu'il faut bien un appareil de propagande efficace pour nous faire croire
qu'elle existe encore.
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