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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 08:04

Trump s'en prend à l'industrie pharmaceutique. Il faut dire que le choix n'est pas très compliqué. Quand le poids des dépenses de santé atteint 20 % du PIB, il faut rentrer dans la bagarre avec les lobbys, c'est obligatoire, parce que la solution Obamacare est caduque.

Payer toujours plus, pour des résultats de plus en plus médiocres et des médocs à 800 $ (coût de production, en comptant large, 1 $), c'est intenable.

La partie républicaine des élus du congrès ne l'a pas compris, mais veut tailler l'obamacare par idéologie, mais les démocrates ont tout faux. Ils se contentaient d'accompagner la dérive des prix, et le petit jeu d'argent. La vente, par endettement, des producteurs de médicaments, la hausse étant sensée payer l'achat, avant une revente, encore plus chère.

En France, un anti cancéreux lui aussi est vendu la peau du cul, suivant le même principe, faire payer au maximum le client, ici la sécurité sociale, et on veut mieux le mécanisme que voulait mettre en place Fillon : saigner la sécu, et permettre l'augmentation des prix en la"soulageant" des "petites" affections. Le bénéfice aurait été double, pour les lobbys, et les assureurs, qui fonctionnent à 15 % de rentabilité et 15 % de frais commerciaux. On aurait donc "rattrapé", notre "retard", sur le modèle américain.
Il arrive simplement un moment où l'homme politique quelque soit sa tendance, est obligé de réagir, simplement parce que continuer la tendance est impossible.

Après avoir croqué 20 % du pib US, le secteur de la santé veut atteindre les 30 % ??? Pour atteindre une espérance de vie de 60 ans, les dépenses de santé n'ont pas besoin d'être très élevées. Pour atteindre 70 ans, non plus. Des pays du tiers monde, avec presque rien comme budgets, y arrivent facilement. 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 08:46

James Howard Kunstler nous dresse un petit tableau que je peux cautionner, en y apportant certains correctifs. 

Tout d'abord, le futur a ceci de commun qu'il est imprévisible. Le caïd mondial, a l'heure actuelle, ce ne sont plus les USA, c'est la Russie, parce qu'au niveau énergétique, elle est supérieure aux USA quand à la production, et inférieure aux USA, quand à la consommation intérieure.

Un débile disait que la Russie ne pouvait se passer d'euros. Comme j'avais dit à l'époque, on verra qui crèvera en premier. Celui qui n'a plus d'euros, ou celui qui n'a plus de gaz ?

Elle a donc une puissance que l'URSS n'avait jamais eu. Et cela se sent. Et c'est vraiment un soft power, puisqu'à la limite, il suffira à Moscou de froncer le sourcil pour qu'on écoute.

Kunstler a aussi oublié dans le tableau le Mexique, et un de mes favoris, pour lequel j'ai beaucoup écrit, le gisement Cantarell. Pour lui, on peut entendre la marche funèbre. 130 000 barils par jour, contre 2 200 000 à son apogée. Une chute de 94 %.

Mais il y a belle lurette que la vie mexicaine est troublée par ce déclin. Quand les hommes au chômage n'ont rien à faire, ils rejoignent les cartels. Pas vraiment par choix, mais parce qu'il n'y a rien d'autre. Et que certains ne me disent pas, c'est la faute de la démographie, la démographie mexicaine est désormais basse. Comme celle de l'Amérique latine, en générale, qui a quasiment terminé sa transition. La drogue est elle même un cycle économique. Si les USA disparaissent, les cartels disparaitront. Parce que les nord américains n'auront plus les moyens d'acheter leurs drogues.

Les troubles récents ne sont pas autre chose que la marque du déclin pétrolier du Mexique, comme l'élection de Trump est la marque du déclin de l'accès aux énergies des américains, scellée du sceau de l'abandon des comtés les plus ruraux, au profit de quelques villes, qui profitent simplement du fait qu'elles soient côtières, et donc moins gourmandes en ressources énergétiques, et qu'un porte container, ça transporte beaucoup, pour peu d'énergie.

Que Trump, se plante, ou pas, la donne restera la même. Il est clair que sa politique date. Mais l'homme est intelligent, réactif, et rien ne dit qu'il ne sera pas obligé d'agir dans un sens qu'il n'avait pas prévu. Il est clair que certaines options, comme la mise au pas de la CIA, s'impose d'elle même, sous danger d'être lui-même éliminé.

Quand une époque se termine, l'enchainement a une certaine tendance à se faire tout seul. Le nouveau monde a connu bien des cycles de prospérité, suivi de cycles de déclins. Enfin une arrivée, où la source de richesse est devenu un archaïsme décrié : épices, coton, tabac, sucre, café, indigo, etc... En général, quand la consommation s'est démocratisée, et la production répandue.

Comme je l'avais dit pour le coton, l'histoire de la fin de l'esclavage aux USA y est intimement lié. L'égreneuse à coton permet à une production massive de se développer et rend, par la même occasion, l'esclavage inutile les 2/3 du temps. Auparavant l'égrenage était manuel, et occupait la majeure partie de l'année. Côté positif, l'égreneuse permet l'essor de la production, côté négatif, l'esclave devient une charge inutile la plupart de l'année. 

L'esclave peut vaquer à ses occupations. Le prix élevé du coton jusqu'en 1860, justifie cet esclavage, alors qu'il est déjà en train de disparaitre dans le sud non cotonnier. ces états deviennent simplement, pour le sud cotonnier, des fournisseurs d'esclaves, et prennent souvent des législations libérales en matière d'affranchissement.

La simple baisse des prix, qui s'annonçait en 1860 aurait fait disparaitre l'esclavage, en moins de 10 ans. Parce qu'il est plus efficient de ne payer la main d'oeuvre que pendant qu'elle est utile, de l'embaucher et de la débaucher, plutôt que de l'entretenir toute l'année.

Dans les années 1930, les sudistes maudissent le coton, dont le prix est tombé à la moitié de celui de 1860.

De globalement riche, la société sudiste est devenue une société de gueux, jusqu'à ce que l'implantation de bases militaires US lui redonne du souffle. C'est un autre cycle économique.

L'esclave personne, avec le pétrole et le charbon, était devenu l'esclave mécanique. Mais ce cycle est en train de finir, Trump ou pas. Et le crédit lui même suit un cycle. Toutes les sociétés en plein boum économique voit croitre leur endettement. Et on trouve aisément de quoi financer les vaches sacrées du moment, même des tulipes, pendant la tulipomania. Mais là c'était extrême, parce que l'utilité économique de la Tulipe était égale à zéro, au contraire des épices, coton, tabac, sucre, café, indigo, etc... Tout le reste se consomme d'une manière ou d'une autre, et on peut en produire plus que nécessaire, mais cela s'ajuste, mais la tulipe, c'est le truc totalement inutile par excellence.

Tulipe qui vit dans notre société actuelle sous de multiples formes, mais dont on s'aperçoit après de la profonde vanité.

On a dit que les élites avaient mis au pouvoir Trump pour lui faire porter la responsabilité de l'effondrement ? Oui, et alors ? Ils sauront réanimer après les gisements pétroliers défunts ???

Les 103 millions d'américains sans emplois sont de très mauvais emprunteurs, les 11 millions de français sans emplois idem, les smicards, aussi.

De même, les temps ont changés. Mettre des pelles et des pioches dans plusieurs millions de mains, au moment du new deal, c'était facile. On ne fera pas retravailler des millions de personnes, même si on rebâtit des infrastructures en déliquescence. De même, on ne fera pas rouler dessus des gens qui n'ont plus les moyens d'avoir une voiture.

"nous allons entrer dans une dépression plus grande que la Grande Dépression des années 1930".
Au niveau des chiffres, on est déjà dans bien pire. Seulement, il existe deux sortes de gouvernements. Ceux à qui le mensonge fait horreur. Ceux à qui la vérité fait horreur.

La politique suivie depuis 2007 est la continuation de celle d'avant, un replâtrage, alors que la maison est en train de s'écrouler.

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 14:57

Heureux lecteurs de ce blog, vous êtes, grâce à mes talents de vieux, jeune C... d'âge mûr; au courant de la réalité du système capitaliste, et du montant excessif de dividendes versés :

" 55,7 milliards d’euros. C’est le montant que se sont partagés les actionnaires du CAC40 en 2016 au titre des dividendes. Le record, qui date de 2007 avant l’explosion de la crise financière, est de 57,1 milliards. "

je vous cite quelques perles : "il s’agit de savoir si ces rémunérations sont justes. Je crains que ces dividendes ne soient excessifs et qu’il grèvent l’investissement de grandes sociétés françaises". NOOOONNNN ??? moi je croyais que le bénéfice était impératif pour l'investissement. On bénéfice, alors, que pour dividendeSSSS ???

Et on en rajoute : Loïc Dessaint rappelle que les "investissements d’aujourd’hui sont les profits de demain. Il convient donc d’investir d’abord, de rémunérer les actionnaires après".  Putain de communiste.

Mais, on voit même pire : "plusieurs grands groupes, comme EDF, distribuent des dividendes en levant de la dette sur les marchés, faute de cash flow".

On est donc bien tombé sur la tête. Quand à Sanofi, qui vient de distribuer 6.6 milliards de dividendes, sa stratégie est claire : se rendre insolvable, avant les condamnations civiles sur la dépakine, (de 10 à 40 milliards en France seulement), et laisser l'indemnisation des victimes aux solidarités nationales des pays concernés : les contribuables paieront en prenant en charge les victimes.

C'est un grand classique.
Pendant ce temps là, visiblement, le jean Foutre qui squatte l'Elysée a promis le démantèlement de tout le droit social français, à JP Morgan. Pour faire de Paris la City. Le petit jean foutre n'a rien compris au film. Il n'aura que dalle.

En même temps qu'on parle d'une harmonisation du SMIC européen, à 500 euros par mois. C'est tellement gros, que c'est surement vrai.

Il y a 35 gros quinquin (Mauroy), parlait des "gens du château". A l'époque, il était pitoyable. Maintenant, avec Fillon, on a un propriétaire de château type 1788.

Entre un Collomb, à 4000 roros, ruiné, une Copé méprisant les moins de 5100, Guaino juste à 5100, on voit le gouffre. Et sans doute, bientôt, les faux qui vont se redresser toutes seules.

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 13:42

Pendant que des imbéciles de journalistes (répétition : un journaliste est forcément un imbécile ou un corrompu, sinon il est viré), vous disent que c'est partout le plein emploi (ou le péon emploi ?) les nouveaux chiffres qui viennent des USA donnent le vertige.

95 102 000 personnes "not in labor force" en décembre 2016, aux USA. soit, + 1 124 000 par rapport à décembre 2015, et question chômage, tout baigne ; 7 529 000 soit - 398 000 toujours par rapport à décembre 2015. le tout donne 102 631 000 sans emploi, et on voit donc une nette progression pour une période "de pleine croissance, et de plein emploi".

La traficotage des informations est tel que la défunte URSS apparaissait comme un modèle d'honnêteté et de transparence.

Mon analyse de la situation, une suite de LLLL est donc fausse. Puisque la barre inférieure du L est en pente descendante. la pente abrupte ne demande qu'à venir, mais la pente constante est la descente.
La poussée des shanty town est donc irrépressible. Celle de la fin de la guerre civile était temporaire et concernait surtout le sud, celle-ci a bien des chances de ne pas voir de fin.

Pour ce qui est des américains cumulant les emplois, 2,3 voir 4, cela devient aussi du mythe. Il n'y a plus de cumul d'emplois possible. Pour la raison, qu'il n'y en a plus du tout.

Là aussi, la population active est maintenue par des commandes publiques, et un nombre d'emplois publics important. C'est souvent, les derniers qui partent.

On a d'ailleurs vu tout dérailler avec Detroit. La seule chose qui, médiatiquement importait, c'était les "oeuvres" d'art détenues par la ville. La population, rien à cirer.

C'est simplement l'effet de génération qui joue à fond. Les jeunes, savent eux, que rien ne va, et plus on est vieux, plus on croit que ça va bien. D'une manière étonnante, on propage toujours la fausse nouvelle disant que les - de 25 ans, ont votés Clinton. Ils ont fait certainement comme en France : 50 % au FN.
Même Attali nous dit que le monde occidental est pourri dans son entier.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 12:11

Nouriel Roubini a abandonné tout discernement.

" Cet ordre mondial sous conduite américaine a produit 70 années de prospérité ". C'était peut être vrai pour les 40 premières, mais pour les 30 suivant, en gros depuis la disparition de l'URSS, c'est totalement faux. Depuis 30 ans, il n'y a pas eu la moindre croissance aux USA, seulement des comptables imaginatifs, à créer des hologrammes de croissance.

 

Pas loin de 60 % de chute depuis les années 1970...

"politiques sociales judicieuses" : je résume, on compte plus les chômeurs, on prend plus la retraite, on privatise les sécurités sociales, on fait flamber les prix des loyers. J'ai juste, là ?

"vouées à entraver les échanges commerciaux " Les échanges commerciaux, n'en déplaisent à Roubini, s'entravent tout seuls. Comme en 1929, c'est la crise qui fait se contracter prix, échanges et production. Monsieur Roubini se souvient il de ses cours d'économies, et les chutes de 50 à 90 % des prix ???

"le pays a contribué à semer les graines de la Seconde Guerre mondiale ". C'est le chancelier Bruning, avec sa politique sado-monétariste qui a mené Hitler au pouvoir, et les britanniques qui l'ont poussé à l'expansion.

"le virage isolationniste de l’Amérique et la poursuite de ses intérêts strictement nationaux risque d’aboutir en fin de compte à un conflit mondial." Monsieur Roubini devrait lire la presse, et voir les multiples guerres allumées par les administrations Clinton-Bush-O'bama. C'est pas loin d'une guerre mondiale, et il y a un pays arrivé à la maturation complète du libéralisme, c'est la Somalie.

"il faut s’attendre à ce qu’une Russie revancharde et agressive s’aventure sur le continent. "   Il a échappé totalement à M. Roubini que la Russie avait liquidé son empire comme tous les autres : avec le sentiment d'être débarrassé d'un fardeau trop lourd et d'emmerdeurs patentés.

"Si l’Amérique abandonne plusieurs de ses alliés asiatiques tels que les Philippines, la Corée du Sud et Taïwan, ces États pourraient n’avoir d’autre choix que de prosterner devant la Chine, tandis que d’autres alliés des États-Unis, tels que le Japon et l’Inde, pourraient se retrouver contraints à la militarisation et à un affrontement ouvert avec la Chine." 

La militarisation du Japon et de l'Inde, c'est déjà fait, pour les philippines et son président haut en couleur, il est clair que les yankees peuvent aller se faire mettre où ils veulent, quand aux aventures chinoises à l'extérieur, ceux-ci ne sont guère tentés. Plusieurs centaines d'années avant les USA, ils ont fait la guerre au Viet Nam, et en ont retirés eux aussi, beaucoup de regrets et de repentir. La prosternation ne serait que la situation antérieure au XIX° siècle, et pour ce qui est de la Corée, elle se frotterait sans doute beaucoup moins à son voisin du nord.

L'administration Trump est finalement très proche de celles qui gèrent les fins d'empire. Il faut le faire le mieux possible, avec le moins de casse, en gardant seulement ce qui est important.

"Il s’agit de se délester des « colonies » trop coûteuses (OTAN, Changements de régime, changements climatiques, etc.), de rebâtir le tissu industriel du pays et de rétablir des frontières commerciales avec les autres pays dans le but de « make america great again »."

On peut aussi voir que l'immigration et le décompte du chômage sont les pendants de cette politique. On ne veux pas voir les 30 % de chômage réglementaire dans les pays OCDE, et la télé nous pond des reportages montrant la difficultés des entreprises allemandes à recruter. Seulement, voilà. Elle ne recrutera pas des somaliens ou des syriens, mais des gens correctement formés à l'allemande, une main d'oeuvre éduquée dans certaines conditions. Les autres ? Pour les jobs à un euro de l'heure. D'ailleurs, le mot job, lui même, indique la dévalorisation du travail. Le mot métier a un sens noble, pétri de savoir faire et d'apprentissage. Le job, lui, est un truc aussi vite trouvé que perdu, et ne nécessitant qu'une sommaire formation de quelques jours, voir, pas du tout.

C'est l'économie de la plantation. Une masse indifférenciée, quelques cadres et des artisans chevronnés.

L'économie pour Nouriel Roubini, c'est donc ce qui est favorable aux 10 % les plus riches.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 09:14

Les imbéciles heureux se vantent de la diminution du chômage en Espagne. Pratiquement - 400 000 chômeurs de moins, disent ils.

Seulement voilà, ils se gardent bien de nous dire ce qu'il en est de la population active. Le ponpon étant atteint aux USA, avec 8 millions de chômeurs et 95 millions de personnes en âge de travailler qui ne le font pas, et 50 millions avec des coupons alimentaires. On peut d'ailleurs se demander comment on fait pour filer des coupons alimentaires à 50 millions de personnes, quand il n'y a soi disant que 8 millions de chômeurs (avec quand même un certain nombre indemnisés, donc n'ayant pas forcément droit aux coupons).

Quand à l'Allemagne, son taux réel de chômage est tout différend de celui annoncé : " Si l’on rajoute l’allocation anti-précarité Hartz IV, ce nombre grimpe à 6.91 millions, soit 15.9% de la population active. "

Les chiffres du chômage sont donc fabriqués pour les retraités, les hommes politiques et les présentatrices de JT.
Si les taux de chômages étaient si élogieux, les européens ne voteraient pas comme ils votent.

Le retraité, a une tendance forte à croire que la télé dit la vérité, comme les nordistes, croyant l'écrit, pensaient que le livre d'Harriet Beecher Stowe était autre chose qu'un torche cul. C'était un outil de désinformation, destiné à allumer la guerre.

Je me rappelle d'ailleurs une conversation avec des retraités, à propos de la soi disant réouverture des centrales nucléaires allemandes. Ils croyaient à 100 % la nouvelle "puisque", la télé l'avait annoncée.

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 10:20

"Que deviendrait l'or dans un monde sans cash ?" Une monnaie. et le sans cash serait tout relatif. Même le NKVD/ KGB n'a pas réussi à empêcher les pièces d'or frappées à l'effigie de Nicolas II de circuler.

D'autre part, vouloir empêcher les marchés noirs de toutes sortes, est complétement illusoire aussi. Ils réinventeront aussitôt une monnaie (la cigarette dans l'Allemagne de 1945-1948), et il faudrait que tous les pays renoncent à leur papier monnaie en même temps. Sinon, un substitut est toujours possible. CF : Le rôle du dollar, notamment de toutes les petites coupures dans tous les pays du 1/3 monde. A tel point que le nombre de fausses coupures dépasse allégrement le nombre de vraies.

Les élus sont dans un tunnel ? Vrai. Ils ont totalement bétonné leur situation personnelle, pendant qu'ils prêchaient la précarité pour les autres. La contrepartie est de ne pas faire de vagues. Pour ce qui de dire que Macron est un homme nouveau, je n'irais pas jusque là. Comme Juppé (et d'autres), il est populaire tant qu'il se tait...

La baisse du chômage fait rire tout le monde un peu informé, et débattre les imbéciles, sur des émissions dont je ne citerais pas le nom. Débat sur le sexe des anges, ou plutôt sur la bienfaisance du pacte de responsabilité, dont on se demande ce qu'il vient foutre là dedans. Quel rapport entre pacte de responsabilité et baisse du chômage (de catégorie A) ? Aucun. Pas de lien, sauf dans la tête de cerveaux imbéciles et moisis. Ils le répètent parce qu'on leur a dit. Mais il n'y a aucun lien de cause à effet.

Pour certains, Trump est un gros con : "Finkielkraut a raison, Trump est un “gros con”". Bon, que tous les gros cons qui sont devenus milliardaires et président des USA lui jettent la première pierre. D'une manière générale, il n'y a pas beaucoup de POTUS (President of  the United states), qui aient été autre chose que des gros cons. Il y a eu des obsédés sexuels, des assassins, des pervers, des malades mentaux, des idiots (mais qui portaient bien), des naïfs, des gogos, des alcooliques, quand aux rares qui aient eu un peu de bon sens, souvent ils n'ont pas pu faire grand chose (on s'est chargé de les paralyser, de les dissuader ou de les assassiner). Quand aux philosophes et professeurs de sciences sociales, je vous tairais mon appréciation sur eux. Les romains disaient que pour faire un bon censeur, il fallait prendre quelqu'un de très corrompu, parce qu'il avait l'habitude du vice et qu'il serait difficile à rouler.

Personnellement, j'aimerais bien être un gros con et milliardaire.

"Nucléaire : lourde perte en vue pour Toshiba". Comme partout en énergie, avec un bémol pour le pétrole. La baisse des cours n'entraine pas de retraits de production, simplement la faillite de l'exploitant, et la reprise des puits par un concurrent. Un paramètre qui n'avait pas été prévu par Marion King Hubbert, le passage en mode négatif des producteurs d'énergie. Une mine de charbon s'arrête quand elle est déficitaire, pas un puits, parce que la principale dépense est en amont, le forage. Le dépôt de bilan, et la revente, efface l'historique, mais la production, débarrassée de ce poids, est désormais dans le vert. La seule chose qui trinque, ce sont les puits nouveaux et le forage. Pour les mines classiques, l'exploitation peut être déficitaire, et donc, arrêtée.

Pour ce qui est du nucléaire, toshiba (et donc westinghouse), c'est du lourd.

Moralité, EDF n'a pas fini d'en chier des pendules...

Comment se mettre dans la merde ? Avoir 33 000 euros de revenus et prendre un crédit immobilier de 150 000. La baisse des taux a conduit au surendettement. Reculer pour mieux sauter...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 15:47

Quand les consuls, empereurs faisaient un triomphe, dans la Rome antique, l'esclave qui tenait sa couronne de lauriers était chargé de lui dire à l'oreille que le capitole était proche de la roche tarpéienne.

Le fossile est dans la même  situation. Il a vécu son âge d'or, de 2000 à 2014, son aboutissement, son règne sans partage.

Puis la fin est venue. L'accélération très forte du début du siècle, qui s'arrête brutalement, en 2014. Le charbon connait une crise majeure, la baisse des prix du pétrole (ou le stockage de celui-ci ?), de 2000 à 2010 a été stoppé en 2010-2015. Seul le gaz progresse, mais plus dans la dernière tranche 2010-2015.
A partir de 2014, le caïd, c'est le renouvelable.

Cas classique du capitalisme, qui a réagi, en investissant.

Comme dans le cas du transport maritime, on investit en omettant bien entendu toute réflexion sur le bien fondé de l'investissement.

Les prix étaient hauts, sur tout, ils se sont sentis obligés de dépenser de l'argent. Ne pouvaient ils se contenter

Seul, dans le renouvelable, on a agi intelligemment, sans toutefois pour certains, éviter le dépôt de bilan. On recherche, on trouve, et on simplifie les process industriels.

Le capitalisme qui se pique d'innovation et d'intelligence, dans ce cas précis, n'en a fait preuve d'aucun. On aime bien ce qui est sûr. Le charbon. le gaz. Le pétrole.

Franchement, qu'espérait on en misant sur des gisements en fin de vie, comme pour le charbon, en Chine ? Même pas pouvoir payer les intérêts ? Parce que les projections étaient de la débilité mentale : quantités en progressions, et prix qui se maintiennent ou augmentent. Deux choses que n'importe quel chef d'entreprises sont incapables de prévoir, sauf quelques mois à l'avance.

Economiquement, l'article en référence indique une rupture. Rupture parce que l'épuisement géologique est là, dans beaucoup de cas, que le surinvestissement a été patent, que la relève technologique a été mise au point. La moyenne 2000-2015, indique le triomphe du fossile. Mais les dernières années, la déconfiture complète.

Les capitalistes de l'énergie fossile n'ont guère été rationnels. Mais plutôt des croyants. Au lieu de s'enrichir en conscience, en empochant des prix élevés, ils se sont dit qu'ils pouvaient devenir encore plus riche, en investissant, comme n'importe quel agriculteur ruiné, inscrits à la FNSEA. Une bande de bouseux, perdus dans des bureaux flambants neufs. Encore, n'avaient ils même pas l'excuse d'avoir été manipulé, ou pris dans un engrenage. Ils ont crées l'engrenage tout seul, et se sont auto-manipulés. Narcisse dans sa splendeur.

Aucun n'a réagi en capitaliste, en se disant, ok, on gagne, on se crée de la trésorerie, on rembourse les emprunts. Ils ont fait le contraire. Ils se sont endettés encore plus, pour "investir", quelquefois, simplement en surpayant d'autres compagnies, pour distribuer du dividende, hérésie suprême, et se trouver au plus mal, quand la demande a commencé à flancher, que les capacités se sont révélés surexcédentaires, que les prix se sont effondrés, parce qu'une population prolétarisée s'est révélée incapable de suivre. Et s'est mise à se rationner.

Ce qui n'a pas été prévue par MK Hubbert, c'est la bêtise humaine, et le caractère pithécanthrope du décideur. le capitaliste appel cela crise de surinvestissement, et faillites associées. Cela va bien plus vite, d'ailleurs, que l'épuisement géologique, qui, lui, n'envisageait pas la possibilité d'effondrement des prix.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique Economie
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 14:33

Une époque s'achève. Globalement, la grande distribution s'avère non rentable. Auchan pèse de moins en moins dans l'empire Mulliez, et sa rentabilité frise le ridicule. 25 millions d'euros, en baisse de 50 %.

Oui, mais, comme on vous dit, ça va mieux ailleurs, en Chine et en Russie. Ah bon ? Moi je croyais que la country où tout baignait, c'était les stats ?

"Plus dynamiques et plus rentables, Adeo (Leroy-Merlin), Décathlon ou HTM (Boulanger) grignotent chaque jour un peu plus la contribution relative du géant de l’hypermarché à la fortune du clan roubaisien".

Cette note est significative de la décadence de l'économie. Et une constante. Ce qui a fait la richesse d'une génération, sera la difficulté de la suivante, et la très grande pauvreté encore de troisième. A quand le retour de l'épicier de village ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:30

"FNTR Rhône-Isère : "Les entreprises ont besoin de lisibilité, de stabilité et de confiance"" Rien que ça ? Ce genre de denrées est en rupture de stocks en ce moment, où du moins, en rupture de stock d'optimisme.

La lisibilité, c'est que tout va de plus en plus mal.

La stabilité, c'est dans le rythme du déclin,

et la confiance, c'est que moins bien qu'hier, et mieux que demain. D'autres questions ? Bien sûr, cela peut s'accélérer.

Comme je l'ai dit, l'activité transport, c'est largement ou du caritatif, quelque soit la sorte de transport, un secteur qui vit dans un endettement chronique, de plus en plus important, parce que dans aucune de ses composantes, il ne dégage la moindre rentabilité.

Il est très marrant de voir que tous les responsables n'ont en rien compris l'époque actuelle.

A côté de cela, on voit les chantres et les profiteurs de la "société ouverte", se préparer leurs bunkers.

Tout cela relève de la psychiatrie.

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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre Economie
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