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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 12:56

Personnellement j'avais dit que l'effondrement des USA avait eu lieu le 15 août 1971. Le jour où Nixon annonça la fin de la convertibilité du $ en or.
Encore, en 1971, la balance commerciale était elle acceptable, même si elle connaissait sa première année de déficit. Elle s'enfonça carrément sous Reagan, passant de 20 milliards/an, à 150.

Encore, sous Reagan, le déficit est à considérer comme léger, comparativement à ce qui se passa sous  Clinton et Bush, sans s'arranger sous Obama.

Pour Bill Bonner, l'inflation non comptabilisée depuis 1989, conduit à une baisse du PIB réel de 60 %. C'est sans doute très proche de la vérité, et très proche des analyses de John William.

Mais, comme en URSS, il y a la propagande. Et une propagande habile, même si elle est de plus en plus en peine de justifier ce qui se passe. 15 000 usines perdues, ça commence à faire du bruit, surtout s'il n'y a rien qui remplace.

Statistiquement, c'est Pire : Chute de 12 693% en 55 ans. On reste admiratif d'avoir réussi à faire avaler ça par la propagande.

Une formule choc me passe par la tête : le chaos, c'est maintenant !

Pour ce qui est du tripatouillage statistique, laissez moi vous parler d'une blonde présentatrice de JT qui s'extasiait sur les + 100 % d'investissements dans les "technologies de communications" aux USA. Les dites technologies de com, c'était la généralisation des ordinateurs, suite à l'effondrement de leur prix. Mais, on avait fait passer, les + 3 % observés aux USA (contre + 5 en Allemagne et au japon), en + 100 %, simplement par une manoeuvre comptable. On ne prenait pas en compte la valeur du nouvel achat, souvent un ordinateur à 1000 $, mais la valeur de celui remplacé, plus ancien, soit de 12 000 à 15 000 $. Si on avait pris la valeur des premiers IBM des années 1940, on serait arrivé à des ordinateurs valant un milliard de $. Mais il n'y en avait qu'une poignée.

Certes, la généralisation était un progrès, mais avec un ordinateur à 12 000 $, il y aurait bien des ménages n'en ayant pas. Cela nous ramène, simplement, au débat à l'origine des sciences économiques entre Jean Baudin et Jean de Malestroit.

L'un prenait le velours comme référence, l'autre lui répliquait qu'en deux siècles, celui-ci était devenu nettement moins aristocratique, plus populaire, accessible à une simple bourgeoisie, et expliquait l'existence des édits somptuaires veillant à réglementer les habits suivant l'état. Edits, bien sûr, sans effets.

Bref, une génération d'américains a vécu sans connaitre de progrès. Le point de vue de la minorité noire avec son vote Clinton est totalement incompréhensible.

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 09:26

Il parait que le recentrage sur le coeur de métier retarde la chute mais ne l'arrête pas. Il y a bien disparition finale.

EN réalité, je suis en désaccord avec lui. La vente à la découpe accélère la chute de l'entreprise et effectivement, il n'y a pas d'exemple d'entreprises "sauvées", par ces manoeuvres.

Le cas Moeller Maersk est emblématique. C'est le "reste", à liquider, qui malgré tout, apporte les bénéfices.

Une entreprise n'est jamais à l'abri d'une chute des prix et des volumes sur son métier de prédilection, et si elle est réduite à celui-ci, il n'y a pas de parachute.

Quand à trésorerie ramassée grâce à la vente à la découpe, elle est très vite évaporée. Et les prix de vente dans un marché confidentiel, toujours génératrice de moins values.
Quand on ne se contente pas simplement de fermer un service après avoir viré tout le monde. Ces services sont souvent faciles à repérer, c'est ceux qui faisaient sempiternellement du bénéfice, en toutes circonstances. Mais, là aussi, qui n'étaient pas "du coeur de métier", mais un à côté aussi juteux qu'il était vraiment accessoire. Mais le mécano financier n'en veut pas.

Oubli, là aussi que la finalité du système économique, c'est de gagner de l'argent. Le capitalisme contre le gain, pour le jeu de casino.

Un combat entre capitalisme réaliste et jeu de casino; qu'on voit dans la présidentielle US. Trump visiblement n'est pas anticapitaliste, mais Clinton (la distinction entre mâle et femelle chez Clinton, est totalement superflue, Clinton, c'est une entité, à deux ou trois têtes) appuie le jeu de casino de Wall street, qui l'a rendue riche. Trump a gagné sa fortune "à la loyale", ou du moins, de façon beaucoup plus loyale que Clinton, simple trafic d'influence et renvoi d'ascenseur pour avoir été gentil.

Les  candidats gentils d'après l'i -MOnde se verront récompensés (sur terre et pas dans les cieux), par de généreuses donations, et ceux qui le seront pas seront dénoncés comme racistes, nazis ou autres joyeusetées (à Wall Street, on aime bien, les pauvres pitis mixicains, les zomos, les violeurs, les kidnappeurs d'enfants haïtiens, et tout ce que vous voudrez de politiquement correct, surtout s'ils ne remettent pas en question l'ordre mondial, et même les camés et dealeurs, depuis que Duterte les extermine.)

Il est vrai que dénoncer le nazi, c'est très tendance, surtout depuis qu'ils ont disparus et que c'est devenu sans danger. C'est aussi très tendance de dénoncer le communiste, (qui a terrassé le premier), surtout depuis que celui ci à disparu aussi et que c'est devenu sans danger aussi. A l'époque où ils existaient, c'est bizarre, il y avait beaucoup moins de chasseurs de nazis. Ou de chasseurs de communistes.

Bref, on va loin quand on analyse au plus profond ce qu'est un coeur de métier. On peut aussi signaler que beaucoup d'activités annexes existaient simplement pour créer la stabilité sociale. A t'on oublié qu'on embauchait dans de grandes entreprises sur simple recommandation du curé dans bien des endroits ?

L'entreprise n'est pas en dehors du monde. l'impunité du patronat n'est pas que judiciaire, elle est aussi impunité en ce qui concerne les conséquences de son comportement.
Les conséquences politiques actuelles, c'est la démonétisation des politiques "respectables", et la montée des autres, malgré toutes les excommunications adressées.

"C'est un programme d'austérité sans précédent, puissance 2 ou 3 par rapport à l'austérité fiscale des années Hollande, avec 100 milliards d'euros de coupes budgétaires. Ce programme va précipiter le pays dans la rébellion et le chaos".

On ne pouvait dire mieux. Trump ici, le FN là, ou le chaos.

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:26

Un lecteur m'a signalé qu'à Brest, il y avait pénurie de croque morts. Ou enfin, de personnes qui travaillent dans ce secteur, pour être plus précis.

La mort est un marché, tout simplement, avec ses clients, plus ou moins nombreux. Le seul problème de ce métier, c'est que la plupart des employés ne ne sont pas à plein temps.

En effet, il n'y a pas assez de morts pour justifier autre chose que des vacations, la "portée".

Le problème depuis 2015, c'est que nous avons, en France, comme en Italie et aux USA, atteint le stade soviétique, et le stade de l'effondrement, où la mortalité, remonte, assez fortement, et pas du tout parce que c'est le baby boom qui disparait. Si c'était le cas, on verrait une pente douce, montante, année après année.

Ce n'est pas la configuration. L'espérance de vie a baissé de 3 mois l'an dernier, pour les hommes et les femmes.

Mais comme pour le cas des républiques ex-soviétique, la population n'est pas consciente, ou prévenue de ce qui arrive, mais le ressent. Elle vote mal. Et de plus en plus mal.

Certains médias prennent Trump pour un imbécile.

Au contraire, c'est un caméléon rusé. Caméléon rusé, parce qu'il sait s'adapter au milieu ambiant, et qu'il joue un rôle.

Il a surnagé dans le milieu au combien corrompu de l'immobilier, corrompu en général dans le monde, et surtout aux USA, largement gangréné par la mafia.

Pour les médias, il savait que s'il se conformait à leurs canons, il serait mort médiatiquement depuis longtemps.

Pour les médias, il est raciste, homophobe, nazi, etc, etc...

Si vous répondez "Ouai et alors ?", ou "je m'en balance", ou qu'il en rajoute une couche, le média est en porte à faux. Et puis, le propos si contestable soit il, ne reste qu'un propos. La réalité est là.

La réalité, non médiatique, palpable pour l'homme de la rue, même si statistiquement, il n'est pas au courant, elle n'est pas cachable, ni aux USA, ni en Italie.

C'est l'effondrement de la machine économique globale, qui conduit à la remontée de la mortalité. Elle correspond à la crise ambiante. + 11.3 % de décès en plus en Italie, + 7.3 % en France, c'est clairement un accident démographique, qui peut rentrer dans l'ordre, ou s'accentuer nettement, en passant à + 200 000 décès par an.

Avec ses implications économiques, une telle crise de la mortalité entrainerait un effondrement immédiat du BTP, laissant le bâti existant comme les vêtements trop grands d'un affamé.

JM Pouré sur bulle immobilière.org, pensait que le retournement du marché immobilier serait démographique. En réalité, il risque d'être autant économique que démographique. Si les plus de 60 ans sont des vendeurs nets, les héritiers sont souvent beaucoup plus pressés de vendre que des retraités qui en attendent un capital pour mieux vivre confortablement. Pour les héritiers, c'est éviter les frais, puis encaisser un capital inattendu, pour le retraité, c'est aussi encaisser le souvenir d'un effort et de privations.

Ajoutons les phénomènes de désindustrialisation, et on aura un Detroit global.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 16:01

Rien que des nouvelles qui prouvent effectivement que "tout va mieux".

ça part en sucettes aux USA. (Merci à zerohedge).

ça part en sucettes en France. (merci à Sud Ouest). D'autant plus gravement que la baisse de consommation est plus importante que citée. En effet, elle ne s'applique qu'aux dépenses non contraintes, une part de plus en faible de la consommation. Donc, on peut multiplier cette baisse par 4 ou 5.

La bulle immobilière continue à partir doucement en sucette, elle aussi. Sauvegardée à grands coups de prêts à presque rien, elle n'empêche pas le tassement. Comme pour le pétrole, nous sommes dans un krach mou.

Enfin, pas si mou que ça. Il apparait que certains secteurs sont clairement engagés dans une spirale de la mort, que rien ne peut arrêter.

Si les producteurs diverses arrivent à mieux s'en sortir, ce sont les industriels qui vont crier.

Bien entendu, quand ce sera une colonne du temple qui va vaciller, il sera temps pour la majorité de s'apercevoir ce qui est en train d'arriver...

Le sort du monde semble scellé. Les investissements passés dans le pétrole ont crée une bulle de capacité de production, qui ne s'estompera pas avant quelques années, réduisant elle même l'investissement à rien, ou très en dessous de ce qu'il faudrait pour maintenir la production, et nous aurons un clash très violent.

Dans ce contexte, l'investissement qui se continue dans les pays occidentaux apparait comme complétement déphasé. Juste destiné à faire plaisir aux grands bétonneurs, sans aucun intérêt pour les éventuels et rares utilisateurs. Rappelons les mesures de relances au Japon, qui ont rebâti tout l'archipel, sans apporter la moindre croissance. Pas même celle de l'industrie du bâtiment. Quand le temps d'une chose est passé, il est passé.

Au contraire, continuer dans la même voie ne s'avère pas seulement inutile, mais nocif. Il accroit la tendance et la vitesse de l'effondrement.

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 12:05

Que ça nous plaise ou non, nous dit ELB. Un vrai démocrate, tendance Clinton, c'est à dire qui met des puces dans les machines à voter.

La fragmentation des sites de production est établie, sauf en Russie, ce qui faisait s'arracher les cheveux sur la tête des financiers occidentaux, parce que la monoville russe, c'était un tout. Pas moyen d'en extraire un truc vendable et revendable à souhait.

Moi, ce que j'ai entendu, chez certains chefs d'entreprise, c'était que finalement, le transport, ça coûtait cher, et que c'était loin. Surtout pour des flux tendus, autre vache sacrée. Et que pour le flux tendu, le fournisseur à proximité, c'était mieux.(A moins d'enterrer le flux tendu sous des monceaux de stocks... Il faut noter que le flux tendu, une solution japonaise, avait été inventé pour pallier le manque d'espace pour une économie assise sur 120 000 km2, centrée sur une mer intérieure de taille réduite...).

Surtout, beaucoup moins de dépendance à ce pétrole, dont l'évolution de production et de disponibilité semble plus qu'inquiétant.

Excès, nous dit ELB dans le transport ? Si 25 % des navires rouillent dans les ports, ce ne sont plus des excès, c'est un problème systémique.

Le système libéral a abouti à un hard landing de l'économie mondiale. Les BRICS se fracassent, la Chine triche sur son pib.

D'autres sources nous disent que la mondialisation est sur un plateau. Le plateau n'existe pas en économie. C'est un point d'inflexion.

Le plus important est ailleurs. Comme, par exemple, Adidas rouvrant des usines en Europe. Des usines à quinze employés. Les frais de personnels deviennent donc, totalement marginaux. Par contre, les frais de transports intercontinentaux vont peser lourds dans la balance.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 08:10

La France, l'Italie, la Grèce, et le Portugal sont, au niveau industriel, à un niveau pire qu'en 1990. En effet, ils produisent moins qu'il y a 26 ans. Beau résultat pour l'euro.

Si l'Espagne produit un peu plus qu'en 1990, le surplus énorme qui avait été observé entre temps, a totalement disparu.

Etats-Unis, Suisse, l'Autriche et Allemagne ont glorieusement fait du zéro % depuis 2008, mais leur point d'inflexion ne remonte pas à 25 ans, mais à 8. Certains disent qu'ils l'ont dépassé, mais c'est douteux. 

Globalement, les pays de l'OCDE ne produisent pas plus qu'en 2008, et les progrès observés l'ont été dans les émergents. Simplement, on peut se poser des questions pour les "grosses" croissances observées, comme la Chine.

La croissance chinoise est une croissance "ancienne", observée sur une augmentation de la production de charbon, de celle d'acier, et de logements. Celle de logement souffre notamment dans les zones, souvent charbonnières, où les besoins ont été surestimés et qui a conduit à construire des dizaines de millions de logements onéreux, inutiles, et pas du tout dans les moyens d'une population locale désargentée, et insuffisante.

La panne de l'endettement dans l'OCDE, a conduit à la panne de la demande. C'est clair en Grèce, Italie, Espagne et Portugal, un peu moins en France.

Aux USA, le problème est le même. Le recours au crédit y est fait désormais pour payer les dépenses courantes, souvent le loyer, qui sert à payer les intérêts aux banques, mais n'adresse plus une demande utile à l'économie.

Bref, on est au bout du rouleau.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 12:09

Les pauvres se ramasser un coup de tatannes.

La célèbre marque de chaussures va fabriquer ses pompes en Allemagne, avec une usine entièrement robotisée. De mémoire, c'est 4 usines Adidas qui vont être ouvertes en Europe, dont une en France.

Le problème de la main d'oeuvre est résolu : a plus. Sauf une poignée de pékins pour veiller sur l'usine. Poignée tellement insignifiante que la question salaire n'entre même plus en ligne de compte.

Il faut désormais réduire un autre coût, c'est celui du transport. Et pour cela, quoi de mieux que de produire à côté ?

Les pauvres pourront travailler encore quelques temps, ailleurs dans le tiers monde. Du moins, tant qu'ils peuvent travailler encore plus vite, pour encore moins.

Après, ils pourront toujours aller se faire voir. On se demande pourquoi l'Inde, par exemple a voté une loi travail, couleur locale, mais exactement du même tonneau que Macron, qui a mis 150 millions de personnes dans la rue...

Après, se posera toujours le problème de qui achètera les pompes en question, mais ça, c'est une autre histoire...

Déjà que ces salauds de pauvres, ils multiplient les marchés locaux où ils vendent toutes leurs affaires en occase...

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 11:36

Le pacte de responsabilité, c'est surtout une marque d'irresponsabilité de la part du gouvernement.

40 milliards foutus en l'air, pour rien.
Un graphique est intéressant, c'est l'indice de la production industrielle manufacturière, base 100 en janvier 2008.

L'Allemagne fait glorieusement, un petit moins quelque chose,

la zone euro est à 90

la France est à 85. Traduction, quand on produisait 100 en 2008, de la seule chose intéressante, c'est à dire du réel, on ne produit plus que 98 en Allemagne, 90 en zone euro, et 85 en France.
Donc, la blonde, ou la brune, ou la rousse présentatrice de JT, fait dans la salade, quand elle parle de croissance.
La "croissance" réelle, est une baisse de niveau de vie globale, en France, de 15 %, de 10 % ailleurs en Europe, de 2% en Allemagne.
Pas de quoi pavoiser, ni en Allemagne, ni ailleurs, parce qu'en Allemagne, si l'industrie va mieux, c'est le secteur bancaire qui est au bord de l'effondrement, avec Deutsche Bank.

Qu'on fait les allemands de leurs plantureux excédents extérieurs ? Comme je l'ai déjà indiqué, les classes dirigeantes mondiales, jusqu'en 2008, trouvaient géniale une merde, pourvue qu'elle soit emballée dans "stars and stripes" (le drapeau américain), et les banques américaines ne se sont pas privées de leur en fournir de la merde enrobée.

Raison pour laquelle, Deutsche Bank va être punie. Avoir mis les doigts dans le pot de confiture US. L'investisseur étranger, aux USA, c'est de la volaille. Destinée à être plumée. Si l'investisseur ne perd pas tout, le tribunal se chargera de lui prendre le reste.

Voilà comment on couvre une balance commerciale totalement déplorable. Comme en Grande Bretagne. Tous les riches qui y planquent leurs sous, sont destinés à y être plumés.
Demandez à Khadafi et son fond de 1 milliard de dollars, "placé" à Londres, il est miraculeusement devenu 30 millions. Là où khadafi a eu tort, c'est de gueuler. Il s'est pris un missile dans la poire.

Il aurait du comprendre qu'il avait acheté "à grand prix, beaucoup de repentir" (Louis XI).

Moralité, les PME avec le CICE auront eu des cacahouètes, les grandes entreprises, un pont d'or, aussitôt redistribué aux actionnaires.

Autre effet ? Rien.

Maintenant, chinoisons.

Il parait que la crôassance chinoise, atteint, 6.9 % et des brouettes chinoises...

L'économie chinoise est bâtie sur le charbon, extrait pour fabriquer de l'acier et des matériaux de constructions, qui, logiquement, servent à construire des dizaines de millions de logements. le seul problème, c'est que les prix flambent, ces logements servent à spéculer et 67 millions sont vides. A vue de nez, de quoi loger de 300 à 400 millions de chinois. Enfin, pour ceux qui ont les moyens, où aiment la Mongolie Intérieure. Il parait que c'est bien la Mongolie. Il y a du charbon. Mais en ville on n'est pas embêté par les voisins.

Pour mémoire, la bulle immobilière espagnole, c'était 3 millions de logements vides.

Là aussi, c'est le stade de l'économie shadock qui a été atteint. On pompe, mais on ne sait plus pourquoi.

La dette mondiale, en % du pib atteint 300 %. La plupart est privée. Quoi de mieux pour endetter le public que l'immobilier. On l'endette durablement, pour des montants phénoménaux. Et, passer un stade, les dépenses de logements, c'est du gaspillage pur et simple, pas une création de richesses. Sinon, démolirait on autant en France depuis quelques années ? Et encore, le rythme de destruction est il très bas.

L'aveuglement des classes dirigeantes, friands d'investissements immobiliers, est il ici maximum. Ils font une confiance absolue en le système. Un système qui peut, d'un moment à l'autre, se retourner et les dévorer.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 09:05

- Hanjin shipping est "renfloué". ENfin, renfloué, c'est vite dit. 6 000 milliards de Won de dettes (4.79 milliards d'euros), un renflouement de 60 milliards (48.5 millions d'euros), ça ne va pas chercher loin, mais le plus comique, c'est que c'est Korean Air, une compagnie aérienne, et son plus "actionnaire clé", qui vient au secours. Donc, visiblement, on s'est fait tirer l'oreille, ça ne se bousculait pas au portillon, et le secours est d'un montant totalement ridicule, eu égard aux besoins réels.

Encore, est ce un prêt. La maison mère, elle a fait un geste de 100 milliards de Wons, soit, pas grand chose non plus (80 millions d'euros).

Hanjin shipping est donc très loin d'être tiré d'affaire.

- Total, réinvesti dans le gaz de schiste, ou plutôt complète son "investissement". Hier, Total avait dépensé 2.2 milliards de $ dans le bassin de Barnett, pour une participation de 25 %. Cette participation est portée à 100 % pour 558 millions de $.

Ces 2.2 milliards avaient été provisionnés pour un montant de 1.6 milliards de $. Donc, visiblement, on pourra provisionner un peu plus. Encore cette somme de 558 millions, ne sert elle qu'à payer ses fournisseurs... (Williams et les opérateurs de gazoduc)

Le phénomène que je vous avais décrit est en train de se passer. On rachète à vil prix, des compagnies existantes. Là, elles seront sans doute rentables quelques temps, en ne tenant pas compte, bien sûr, des capitaux perdus précédemment.

- Clinton, s'excuse de sa sortie sur les partisans de Trump. Trump, d'ailleurs, doit la remercier pour avoir cristallisé ses partisans indécis.

- La BCE vient de dépenser 1000 milliards en pure perte. Les milliards en question ne lui coûte pas cher, mais sont incapables de renverser la tendance, pour cause de compression salariale, pour différentes raisons : immigration, compression des salaires par libéralisme économique, salariés détachés. Après avoir cassé la baraque, on s'étonne que la pluie et le vent rentre...

La seule chose capable d'améliorer tant soit peu et provisoirement, la conjoncture, c'est la distribution gratuite d'argent au particulier. mais cela, si c'est évoqué dans certains cercles, c'est encore loin.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 08:20

Caterpillar est dans la M... (complétez par ce que vous voudrez); et va fermer son usine de Belgique.

Il est vrai que les commandes se portent hyper bien depuis des années, avec des années de croissance (négative), à deux chiffres.
Là, on aurait atteint l'atonie totale.

Rien d'étonnant, les engins de chantiers inemployés sont légions, suite à la décroissance des Travaux publics, de l'immobilier et surtout de l'activité minière.

Comme dans le cas des navires, les capacités inemployées pèsent lourd, et une entreprise aux abois a toujours tendance à vendre, même à prix bradés, ses actifs.

L'occasion, dans ce contexte, doit être à prix imbattable. De même, les pièces détachées doivent aussi être victime de la vampirisation de certaines machines, au profit de celles fonctionnant encore. Coûtant très chères, à des firmes désargentées, les compagnies utilisent toujours les mêmes techniques : on fait des économies en sacrifiant une ou plusieurs inutilisées.

Comme le prix des pièces détachées est le grand pourvoyeur de bénéfices, alors que le prix des machines ne rapporte rien, on imagine le trouble. Pour l'entreprise utilisatrice, elle peut aussi employer ses salariés à récupérer ces pièces, les réutiliser ou les vendre, à prix beaucoup plus doux. Mais au grand dam du fabricant initial.

2000 emplois sont supprimés en Belgique, et les ex-salariés comprimeront leurs achats, faute de moyens, et iront beaucoup moins dépenser au superprimou géant du coin.

Walmart, d'ailleurs, vire 7000 personnes de l'arrière boutique et prétend les passer dans la boutique. Ah Bon ? Ils foutaient rien, derrière ??? Je savais pas que Walmart était un bienfaiteur de l'humanité, et occupait des gens à ne rien faire.

Ils iront rejoindre leurs copains, les 102 millions d'américains inemployés.

La conséquence logique de l'effondrement économique, c'est la raclée des partis de pouvoir. AFD fait une percée remarquée en Allemagne. Et la politique de migration, quand tout va mal, est idiote. Le citoyen lambda le comprend, mais pas Angela.

La CDU s'effondre, devenant 3° derrière AFD, et le SPD recule de 5 % à 30 %. C'est toujours bon de paraitre être l'opposition, ça évite les fortes gamelles...

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