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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 13:17
On s'extasie, comme disait un internaute, sur le niveau d'épargne des américains. En réalité, leurs disponibilités ne sont guère élevés, sinon voisines de zéro.
Ce qui fait l'épargne, c'est, comme en France, le remboursement des emprunts qui en explique la plus grande partie.
L'amortissement d'un emprunt en effet est de l'épargne. La baisse des plafonds des cartes de crédits aussi.
Comme les nord-américains se réendettaient immédiatement, l'effet d'amortissement n'existait pas.
Aujourd'hui, ceux qui ne sont pas en faillite cessent de se réendetter.

A cela, il faut rajouter une donne historique ; ce sont des gens en faillite qui ont peuplés les USA. Ils se concentraient au mont de piété, quartier de Londres, où leurs poursuivants n'osaient pénétrer.
De là, ild ne leur restaient qu'une possibilité, l'émigration.
Des états entiers d'ailleurs ont été fondés par des faillitaires. La cavalerie financière est donc une constante américaine.
Même la guerre civile, chez eux avait cette dimension : les endettés, les grands planteurs du sud, voulaient aussi régler les comptes avec les prêteurs d'argents New-Yorkais.

La faillite de CIT, grand financeur de l'économie réelle, mise sous chapitre 11 est une nouvelle de l'aggravation de la situation.
Les créanciers ont acceptés une décôte de 30 %.
71 milliards d'actifs et 65 milliards de dettes.
Mais, comme d'habitude, ça ne fonctionnera pas.
ça ne fonctionne jamais, ou presque. Et l'onde de choc est importante.
Des craquements se font entendre du côté de Citigroup.
Des craquements se font entendre au Japon.
Il faut dire que la semaine dernière a été chargée : 10 banques liquidés, et CIT, sans doute CITI sous peu, avec JP Morgan aussi en situation délicate.

Ailleurs, ça sent aussi le sapin : UBS perd des montagnes d'argent. Que celui qui a dit "comme d'hab" se dénonce.
En Grande Bretagne, le papier toilette est en plein boum (normal, les banques sont merdeuses) , mais il faudrait quand même prévenir le gouvernement qu'on ne peut nationaliser qu'à 100 %

Eddy Murphy et Nicolas Cage mettent en vente leur Home à prix bradés, sans que les acquéreurs se bousculent.

Mais c'est Marc Touati qui donne la bonne interprétation :
"
Or, si les Etats et les banques centrales ont pu agir à l'automne 2008 puis en 2009 pour sauver le système, ils ont désormais utilisé l'essentiel, pour ne pas dire la totalité de leurs cartouches. Autrement dit, en cas de rechute, ils n'auront pas les moyens de sauver le système une deuxième fois.  "

Faut il le rappeler, le système n'est pas sauvable, il doit être liquidé, et ce sont les ménages qui doivent être soutenus. Pas même les entreprises. Sans clients, tous les soutiens aux entreprises sont idiots.

La vraie mesure du système est son inefficacité économique profonde : en effet, il y a encore 10 % des enfants noirs qui ont pu se passer de bons alimentaires.
Corée du Nord et USA, même combat : Faut pas s'y fier, Faut des armées !
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 18:50
Un coup de barre ? Prime écolo et ça repart. Enfin en octobre surtout, les titres peuvent être triomphaux, mais les 20 et 25 % du mois d'octobre se révélent, à l'année et en comptant les utilitaires, un maigre + 0.1 % et même - 0.8 % en pas corrigé des jours ouvrables...
Donc, un simple maintien, provoqué par un déluge d'argent public.
par contre, au niveau des poids lourds, c'est la panade.
le marché d'occasion lui est en recul aussi.
Le lien est simple : les consommateurs, sous perfusion, consomment, mais leurs employeurs, eux, ont arrêtés les achats.
Et encore, souvent l'utilitaire léger est un achat de particulier. La chute est encore, sans doute, plus prononcée chez les entrepreneurs.
Fin septembre, le marché automobile d'occasion était en recul de 4.3 %. 
Mais les temps ont changés.
L'automobile peut faire illusion, car c'est à mon avis, le dernier secteur qui peut être amendable.
A l'heure actuelle, rares sont les personnes n'ayant pas l'obligation de posséder un véhicule.
Mais le dernier avis de l'EIA donne un son de cloche différend : la consommation routiére est celle qui baisse le moins vite, le reste de la consommation pétrolière en particulier et d'énergie en général, baisse beaucoup plus vite.
La crise, mais aussi la modernisation de l'appareil économique, a des effets.
Et pour la croissance économique, ils sont mortels.
En effet, la non consommation, l'énergie épargnée, c'est aussi de la récession.

Encore, les américains, bien qu'ayant des résultats spectaculaires, ne sont pas des fanas de l'idée, très récente chez eux, d'économie (au sens premier du terme) d'énergies. (Celui qui économise, c'est le petzouille qui a raté sa vie, un peu comme celui qui a acheté une rolex).
Les nouvelles de stagnation sont donc de "bonnes" nouvelles. Surtout après une année précédente pas très bonne globalement.
Le tout bien sûr, étant obtenu par le sacrifice des finances publiques.

je citerais un passage de la très grande illusion. Il concerne la Chine :
 
"Selon les chiffres de la Banque Populaire de Chine, durant les 6 premiers mois de cette année, les banques chinoises ont prêté l’équivalent de 1100 mlds de USD ! Pour l’économiste Wei Jianing, 20% des fonds provenant des plans de relance sont atterris dans la bourse (qui a « miraculeusement » progressé de 80% depuis janvier 2009) et 30% sont partis dans l’immobilier. Dans certains quartier de Pekin, le prix de l’immobilier a grimpé de 6.5% en une semaine. On continue de construire bien que fin 2008, on comptait en Chine 91 millions de m2 en appartements invendus et inoccupés (en plus des 587 millions de m2 en appartements vendus ces 5 dernières années mais toujours inoccupés). "

Regonfler les bulles semblent être la seule activité en expansion sur la planète. Plus personne ne croit le discours officiel des médias officiels qui passe de moins en moins.
Raison pour lesquels, le genre d'informations décryptés sur internet obtient un succès grandissant, même s'il y a à prendre et à laisser.
Après tout, l'humain est faillible, et ceux qui ont les "bonnes" informations l'oriente.
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 15:17
A une époque glorieuse, il y avait en France 500 000 bistrots, pour 40 millions d'habitants, soit un pour 80 habitants.
(les différences observées dans les chiffres proviennent du fait que souvent, les débits de boissons étaient aussi commerces alimentaires de détail).
L'alcoolisme n'a jamais dépassé, nulle part, le record français de 1939 : 25 litres d'alcool pur par habitant et par an, chiffre comprenant toute la population, bébés, femmes, antialcooliques.
1940 a été une année de défaite, et une année de césure.
Le régime de Vichy a engagé la lutte contre l'alcoolisme, d'abord par le rationnement, ensuite par diverses mesures, dont celle de rendre viagère l'autorisation de distillation en franchise de droit 20 litres d'alcool par an.
Certains disent que la baisse précoce de la natalité française et son impact économique a été absorbé en totalité par l'alcoolisme.
Le lobby alcoolique absorbait en 1900, le chiffre énorme de 40 % du Pib.
Ceci expliquant le retard économique pris pendant le 19° siécle.

Pour qui se souvient d'une période pas si lointaine, un carrefour, c'était un lieu où il y avait 4 cafés.
C'était LE commerce en or.
Un haut lieu de sociabilité, surtout en milieu rural.

Maintenant, changement de cadre. Le café en voie de raréfaction, que d'aucun appelaient une engeance, a été remplacé par une autre engeance : l'agence bancaire.
Il fallait attraper le client a tout prix, quadriller le terrain.
Puis, on s'est aperçu en haut lieu que l'agence coutait cher pour des opérations de détails : caisse, retraits de chéquiers, relevés de comptes.
Alors, on décida de supprimer toutes les opérations non vitales, et on supprime, concurremment désormais, des agences.
En grande Bretagne, traitement de choc :  3 banques vont fermer des centaines d'agences, avec, comme dans le cas précédent, un passage en dégrisement.

La ration de vin pour le travailleur de force est établie à 2 litres. PAR MOIS. Les soldats de 1939-1940 honnêtes avaient pour habitude de dire que pendant toute la période de mobilisation, ils n'avaient pas dessaouler.
Leur photos de 1940 au niveau corpulence évoque le poilu de 1914, à la différence de la couleur d'uniforme (le kaki contre le bleu horizon) . Ils grossissaient énormément.
Par contre, en 1944 ils était filiformes et longilignes.

je crois que le parallèle va s'appliquer aussi cette fois : nous allons devenir longilignes...
En même temps, on peut voir des traits communs entre l'alcoolisme de l'entre deux guerres et même après, et le terreau immobilier.
Boire était une obligation, le non buveur un type bizarre.
Etre propriétaire immobilier une obligation, le locataire par choix un bizarre, et celui qui ne pouvait faire autrement, un raté.
Dans les deux cas, la pression sociale et la pression de groupe...

La courbe des ventes immobilières évoque de manière irrésitible le rationnement qui a suivi juin 1940. 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 20:13
Au niveau immobilier,il faut le dire ça repart. Dans la démolition. Californie, les banques, devenues propriétaires, rasent des quartiers entiers, à Detroit,les mises à prix à 500 $ pièce n'ont conduit à la vente que d' 1/5 des biens en adjudications.
En réalité que disent les chiffres ? Seul le déluge du gouvernement fédéral et du ministère de la défense vont à contre courant de l'effondrement généralisé.
L'aimable couillonnade des "services", c'est le maquillage du visage du mort.

L'économie potemkine, rase désormais les villages potemkine, où le travail c'était de tondre la pelouse du voisin...
Dans quelques temps, la brousse aura repoussé.
Sur les cartes, des lieux dits étonneront les gens dans deux ou trois siécles.
Dans 5 ou 6, des savants se poseront la question de savoir quelle catastrophe a poussé les personnes à partir, la sécheresse, les mauvaises récoltes, la guerre qui sera là bientôt et les estimations de populations iront de 1 à 10.
Comme je le vois dans ma campagne, la nature aura tôt fait de grignoter ces routes asphaltées.

Restera ce qui était fait pour durer, c'est à dire, dans le cas US, pas grand chose.  Dans le cas européen, on va voir se produire aussi ce phénomène. Les taudis énergétiques des non-normes des années 1960 va souffrir énormément. Ils souffrent déjà.

Mais cette réaction, typiquement américaine a aussi du bon. Elle fait du passé, table rase.
En France, on fait la gueule. Prenez les redevables de l'ISF : ils criaient contre l'impôt, ils vont crier parce qu'ils ne vont plus en payer.
Jamais content, quoi.
Je lisais, sur le forum immobilier, des marchés locaux parisiens, hier fort côtés, aujourd'hui, en coma dépassé. Hier, rien n'était trop cher, aujourd'hui, même plus un locataire en vue...
Dans ma campagne, j'ai entendu la question hier : "mais où sont passés les locataires ?"
Réponse : ce sont des propriétaires qui ne peuvent pas vendre...

J'ai vécu deux grandes crises économiques, en 1982 et 1993. En 1982, les mauvaises langues disaient que 117 bonneteries avaient flambées à Roanne et les plus mauvaises qu'une avait flambé accidentellement.
En 1993, je me rappelle que c'était les entreprises de fabrication et transformation du carton qui avait mis la Lloyd's à genou.
Vous comprenez, les concurrents, ils sont méchants, les salariés virés aussi. On peut rappeler aussi le proverbe latin : à qui profite le crime ?
Là aussi, la vie est belle, un incendie, et paf, plus de plan social, c'est la force majeure.
On verra la dureté de la crise dans les destructions volontaires ou "accidentelles" de l'immobilier. Vous savez, c'est difficile à faire les crêpes flambées :
La preuve.
Mais, ne vous y méprenez pas. La maladresse pour les crêpes flambées, c'est réservé aux chefs d'entreprises.
D'ailleurs, il y a un signe qui ne trompe pas, c'est quand une entreprise qui n'en achête jamais se met en tête d'acquérir un ou plusieurs rouleaux de carton ondulé.
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 19:39
Nous n'avons plus affaire à des faiseurs de niouzes, mais à des cinéphiles.

"Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage comptabilisées la semaine dernière ont progressé PLUS QU'ATTENDU."
C'est bizarre, je m'attendais à lire... CONTRE TOUTE ATTENTE ! ;-)  "


"Comme de bien entendu"

"Pourquoi le PIB américain est-il en hausse au 3ème trimestre ?
Réponse : l’administration américaine a payé les consommateurs américains pour qu’ils achètent des voitures neuves, des logements neufs, etc.
Je cite Loïc Abadie, qui ne dit pas que des conneries, même si il en dit souvent :
« Pour finir, un petit graphique des ventes de véhicules légers aux USA, qui résume à lui seul l'effet des "plans de relance" et l'absurdité de ceux-ci : la relance du secteur automobile a consisté
en un programme de prime à la casse appelé "cash for clunkers".
Avec ce programme, le gouvernement a effectivement obtenu d'incontestables résultats...qui ont duré 2 mois (juillet-août 2009), puis les ventes sont retombées à niveau d'avant-plan dès la fin du
programme (septembre 2009). Le coût du véhicule supplémentaire vendu grâce au plan "cash for clunkers" est estimé à plus de 45 000 $ par Avery Goodman. »
Plus précisément, le plan de soutien à la consommation de voitures neuves a coûté 45 354 dollars par véhicule neuf acheté.
Quant au plan de soutien à la consommation de logements neufs, il coûte à l’Etat 8 000 dollars de crédit d’impôt par logement neuf acheté. En novembre 2009, ce plan s’arrête.
Et en France ?
En France, l’Etat donne des primes à la casse, des bonus écologiques (pour acheter des voitures), des primes de rentrée scolaire (pour acheter les fournitures scolaires), des primes à la cuve (pour
acheter du mazout), des primes pour acheter ceci, des primes pour acheter cela.
Conclusion : l’Etat distribue des primes aux citoyens pour qu’ils achètent des voitures, des fournitures scolaires, du mazout, des logements écolos, etc.
Pourquoi ? Parce que les citoyens sont fauchés et surendettés. Sans les aides et les primes versées par l’Etat, la consommation s’effondrerait brutalement.
Conséquence : les Etats se surendettent à la place des citoyens.  "

"Comme de bien entendu"

"La propagande médiatique expliquée aux enfants.
1- Pour faire un bon bourrage de crâne, il faut d’abord répéter matin, midi et soir :
« La récession est finie. - La récession est finie. - La récession est finie. - La récession est finie. - La récession est finie. - La récession est finie. - La récession est finie. - La récession
est finie. »
2- Ensuite, quand les chiffres de l’économie réelle sont mauvais, il faut faire semblant d’être surpris. Il faut employer les expressions suivantes :
- « CONTRE TOUTE ATTENTE, les chiffres sont mauvais. »
- « Les chiffres sont INFERIEURS AUX ATTENTES. »
- « C’est bizarre que les chiffres soient mauvais, parce que LES ECONOMISTES ATTENDAIENT MIEUX. »
- « Le résultat s’est dégradé PLUS QU’ATTENDU. »
Bref, il faut jouer la comédie : il faut faire semblant d’être étonné."

"Comme de bien entendu"

Bon, pour prendre les choses du bon côté,  je cherche :
- un accordéoniste,
- un compositeur,
- des volontaires pour une chorale... Une belle équipe quoi...

ça devrait faire une belle chanson...
Comme de bien entendu.
On peut faire ça au bord d'une guinguette...
Comme de bien entendu.

Je peux faire une blague d'époque ? La ligne Maginot est infranchissable...
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 12:06
Un article d'AP.
C'est fou ce que les articles parus sur internet semblent influencer la presse PRAVDA.
A tel point que désormais, on refait les calculs.
Même très imparfaitements.
Bon, d'un côté, les pouilleux, 25 000 au maximum, de valeur très inégale. De l'autre côté, les branleurs, 300 000  (estimation politiquement correcte), avec les mercenaires, 375 000.
Soit, 12 contre 1 dans un cas et 15 dans l'autre.
Et le commandement américain... demande des renforts...
Soit 50 000 hommes (occidentaux) et 200 000 afghans. On arriverait au ratio de 27 contre 1.

Enfin, si les contingents afghans étaient fiables, ce qui est loin d'être le cas. Pendant l'offensive du Têt 1968, l'armée sud vietnamienne s'était bien comportée, mais ses soldats étaient incapables de l'emporter : ils ne savait pas pourquoi ils se battaient.

Pour les occidentaux, le problème, c'est qu'il y a beaucoup de monde à l'arrière et très peu au front. Les unités combattantes sont une goutte d'eau.
Elles ont suivis, comme des petits caniches, l'ami américain : 1 au combat, 9 pour le "soutenir". Soit pour 100 000 hommes, 10 000 au combat...
Donc, on peut estimer que sur 300 000 hommes, seuls 10 000 sont utiles...

Les guérillas préférent les petites armées très structurées, difficiles à infiltrer, plutôt que les gros bataillons.
Ce fut le choix du sentier lumineux et de l'Ira. Il est difficile et sans objet d'infiltrer des groupes de 4 personnes....

Cerise sur le gâteau : ce genre de conflit est très couteux pour l'occupant et très économique pour le résistant. C'est un chancre qui affaiblit l'ennemi par le portefeuille.
On connait la conséquence du Viet Nam sur le portefeuille : la fin de l'étalon or, et nous vivons ses conséquences encore...

Qui a vécu par le glaive, périra par le glaive...
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 18:52
Après avoir misé sur le tout export, le pays s'est ramassée la plus belle déculottée depuis Koursk, la chancelière annonçait entre 5.5 et 6 % de récession, avec l'avantage de ne pas avoir à faire face à une crise immobilière.
Le choix entre la rigueur fiscale et les baisses d'impôts -lire, cadeaux aux plus riches-, qui vont faire l'affaire :
"
réduire la charge fiscale des familles, réformer l’impôt pour les entreprises et l’impôt sur l’héritage".
Le mot "réforme" a un double sens : douceurs pour les riches, régression pour le reste de la population.
"
Simultanément, une réforme du financement de système de santé conduira à l’augmentation des cotisations des assurés, seuls à supporter l’augmentation des coûts médicaux liée au vieillissement de la population, tandis que les cotisations des employeurs seront plafonnées."
On ne saurait être plus clair : on a choisi l'abjection totale, et la lutte des classes.

Seul élément semble t'il positif : on demandera aux "alliés" -les occupants américains- de retirer les armes nucléaires.
Bien entendu, continuer à comprimer les plus modestes ne devrait pas tellement aider à la reprise, et comme tout le monde veut la relance par les exportations, y compris les USA, on voit mal comment le commerce international ne s'effondrerait pas.
Quand à ceux qui voudraient continuer comme avant, ils pourront chanter "j'voudrais ben, mais j'peux point"...
Si les deux larbins issus de la seconde guerre mondiale coupent les amarres avec l'empire, ils le font différemment.
Le Japon a visiblement compris qu'on ne peut maltraiter la population plus longtemps.
L'élite teutonne, elle, a visiblement besoin d'un peu de plomb dans la tête.

On en est au même point partout. On espère, magiquement, que "les autres" permettront à la machine économique de repartir.
Les allemands -les dirigeants- sont, de loin, les plus tarés. Avec un taux d'extraversion de l'économie de 50 %, ils ont été au bout de leur logique.

Après, cela reléve de la psychiatrie. Certaines évidences leur échappe visiblement. Les stocks de machines outils chinoises peuvent leur permettre de tenir un siécle sans autre investissement. Dans certains secteurs, c'est 90 % des machines outils qui sont neuves et n'ont jamais servi.
Le gouvernement lui même s'alarme du phénomène des capacités de productions, qui deviennent démentielles et sont, là aussi, un phénomène relevant de la psychiatrie.
Le jour où ce phénomène chinois s'arrête, l'Allemagne coule... 6 % de récession feront pâle figure...

Le marxisme léninisme des élites occidentales a donc de fortes chances de très mal se finir...
Le nouveau drapeau allemand :
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 16:58
Une seule information : les Mac Donald's ferment...
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 16:15
Je suis bien embêté.
Pour le moment, ça grouille de gens qui font rien que m'imiter, la presse annonce :
- faillite de Capmark, paf, quelques  milliards de $ dans le baba (y compris pour Goldman sachs),
- la ville de Saint-Etienne traine la deutsche Bank en justice pour un emprunt toxique : le taux passe de 4.3 % à 24 % (en plus, c'est des chleus),
L'Expansion, si ça continue, va bientôt se débaptiser en "La Dépression", même eux disent que le rebond de consommation de septembre n'est du qu'à la prime à la casse, à laquelle on peut rajouter, sans risques de se tromper, la prime de rentrée scolaire.
Donc le rebond de 2.3 %, avec un progrès de 10 % des ventes automobiles, cela cache désormais un fort trou d'air.
- Sarkozy, quand à lui, ne cartonne que chez les plus de 65 ans et les + de 5000 euros/mois, c'est à dire, plus grand monde.
Les 5000 euros, à l'heure actuelle, ça ne cours les rues qu'à Neuilly, quand au plus de 65 ans, ils ont une vision du monde datant des 30 glorieuses.
En plus, on peut certainement dire que plus l'âge est avancé, plus l'adhésion est forte.
Il a réussi sa mission : c'est un résultat de lutte des classes, comme le référendum de 2005. Seuls, adhérent à sa politique, les personnes sûres de leur statut et d'elles mêmes : retraités ou positions personnelles confortables et indéboulonnables (ou ressentis ainsi).
Là aussi, on peut voir un effet à très court terme. Les personnes âgées disparaissent et les nouveaux arrivants sont beaucoup moins biens lotis...

Pour ceux qui veulent en finir avec la vie, dépressifs, ou autres, ou ceux qui, au contraire veulent tester s'ils sont bien sous la bonne dose de prozac peuvent aller voir le martyro- blogue,  de pierre jovanovic.
Une dose d'humour sur "l'expansion" : "
la poursuite des plans de relance fiscale et l'amélioration du revenu des ménages finiront par soutenir le marché.  "
Pendant ce temps, la fête continue : la batellerie hollandaise voit son activité se contracter de 30 %, et en Allemagne, on ne vire personne, en attendant, "la reprise".

On peut en conclure en mettant bout à bout toutes les piéces du puzzle, que le modèle économique, loin de résilier sous l'effet des milliards, fait surtout résilier les tares. Bulles boursières immobilières et industrielles en Chine et Inde, continuation de la crise et aggravation sous un déluge de propagande de reprise en occident.
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 20:40
Pour qu'il y ait relance d'un secteur, il faut lui faire gagner des ventes supplémentaires. Mais on n'évite pas un effet d'aubaine, qui conduit des personnes à prétendre à une prime auquel ils ont droit, mais qui ne fait qu'anticiper un achat devenu nécessaire par le délabrement ou le vieillissement de l'équipement précédent.
"Cash for Clunckers" a donc été étudié : la vente d'un véhicule supplémentaire à couté ... 45 354 $ par véhicule supplémentaire vendu, pour une prime unitaire de 3 500 à 4 500 $.
Le calcul a pu être assez simplement fait : les ventes d'automobiles en septembre aux USA sont retombées au niveau d'il y a trois mois, avant la prime.
Mais les résultats, s'ils pouvaient être calculé, donneraient sans doute les mêmes résultats en France et partout où il y a prime.
Chaque véhicule supplémentaire vendu a coûté la peau du cul au contribuable.
Pour le logement, c'est la même chose : les 8 000 $ de prime pour l'achat d'une maison, doivent être converti en 43 000 $ pour chaque unité supplémentaire.

D'ailleurs, finalement, le but était d'empêcher la production de sombrer, plus que de la booster, ce qui n'a guère été visible d'ailleurs, sauf peut être en Allemagne.
Les croissances indiennes et chinoises, qui sont les seules officiellement existantes, s'appuient aussi sous un déluge de fonds publiques et de prêts. 

J'ai eu une conversation aujourd'hui. Des gens parlaient d'une résidence de vacances dans le midi. Datant des années 1960, acheté récemment 150 000 euros, elle se révélait non seulement en piétre état réel, mais aussi, invendable (on l'aurait deviné), mais aussi INLOUABLE.
Pas une seule demande n'était parvenue. Et pour tout l'immeuble, c'était la même chose.
On a donc atteint les limites d'une économie de marché, celle de la saturation, qui donne non seulement une non valeur, mais une contre valeur : intrinséquement, le bien ne vaut rien.

Le sacro-saint marché, a révélé sa non existence, après avoir eu une existence en toc depuis 10 ans, confortée par des primes fiscales en folies.
Ce système authentique en toc existe encore un peu en Chine et en Inde. Ailleurs, il a trépassé, et il trépassera quand la mesure de l'endettement sera dépassé.

La solution, elle est désormais ailleurs que dans l'économie de marché, elle est dans la planification.
Une consolidation apparente semble se dessiner, mais elle n'est qu'apparente. L'unité supplémentaire coûte un prix démentiel.
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