Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 17:33
Loin, désormais d'être en phase de "reprise", même technique, la situation, surtout des pays anglo, semble empirer à vue d'oeil.
La preuve, c'est que même EDF veut se tirer du Royaume-Uni.
Cette fois ci, c'est encore plus rapide que Brésil, Argentine et Mexique réunis, qui ont pu passer, quelques temps, pour de bonnes affaires.
Le marché automobile de Grande bretagne s'écroule au niveau d'il y a 40 ans (vous savez, quand il y avait 4 fois moins d'automobiles).
Le marché automobile américain s'écroule de 41 %, avec la fin de la prime à la casse et les plus massacrés sont GM et Chrysler.
Visiblement, leur "sauvetage" n'aura servi à rien. Ford à 15 % de parts de marchés et -5 % et Nissan à - 7 font figure de vainqueurs et Hyundai, à + 27 % d'extra-terrestre...
Le recul de l'emploi aux USA  montre une notable aggravation :
- industrie - 51 000 (ça se calme, après la purge),
- service - 147 000, là, ça semble s'aggraver,
- fonction publique : - 53 000, les autorités locales, saignées, licencient à tours de bras,
- seuls, les services de santé en crée encore 3000.
En tout, le chômage a augmenté de 7.6 millions, encore est ce seulement l'augmentation officielle.

Ce qui semble sûr, c'est qu'il n'y a aucune amélioration de la conjoncture, et que désormais, on attend l'événement qui va achever le système.
Les milliards dépensés l'ont été à tort et à travers, une relance de l'économie réelle aurait été, depuis longtemps, plus efficace, mais, pour cause d'idéologie et de lobbys, on ne l'a jamais fait.

La prime à la casse, par exemple, s'il y a un pays qui aurait du la maintenir longtemps et y consacrer de grosses sommes, ce sont bien les USA.
Mais diminuer de 40 % les consommations, les pétroliers n'en veulent pas.

La FDIC n'a plus un rond, et évite donc de mettre des banques en faillites. Elle exhume une tradition chinoise : elle n'augmente pas les cotisations, elle les demande d'avance.
Pour mémoire, en 5 000 ans d'histoire, les chinois ont payés 15 000 années d'impôts... La différence étant des "impôts d'avances", qui seraient remboursées, plus tard...

Il semble donc que le point de collapsus approche.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:35
L'heure est à la chute de l'emploi, de l'automobile et des indices, qui font eux mêmes chuter la bourse US.
Fiat s'est mis un beau boulet aux pieds avec Chrysler, qui chute de 42 %, Ford recule aussi, mais curieusement, aucune donnée globale.
Jovanovic parle d'un recul en septembre de 38 %, consécutif à la fin de la prime à la casse.
"
Le groupe a réagi en accélérant sa production, finissant le mois avec une part de marché en hausse par rapport à septembre 2008. "
Cela voudrait il dire que la chute globale est supérieure à 42 % ? C'est la conclusion logique qu'on pourrait en tirer.

Le chômage continue de s'étendre. Pour la énième fois, on nous dit que c'est "mieux que prévu". "En sommes, docteur, je meurs guéri", et oui, pourrait on répondre au pauvre Panisse, "tu guéris même plus vite que prévu". 
Pour ce qui est de l'indice ISM, il était simplement un peu meilleur car nous étions dans la "saison de production", comme elle tire à sa fin, l'indice devrait regagner la zone rouge.
Les "analystes" sont sans mémoire et ne connaissent pas ce qu'il y a au dela d'hier et de demain.

Les rebonds observés n'en sont pas : ils prennent pour références de mauvais mois. L'activité industrielle britannique se contracte, le trafic dans les ports français aussi.
Une belle propagande avec une limite ; la réalité...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 18:37
Je dis souvent qu'il ne faut pas ajouter énormément de foi aux stats US.
Comparées à celles de l'URSS, celle de l'URSS étaient honnêtes, c'est dire.
Le case-shiller, censé remonter depuis quelques mois, n'échappe guère à la régle.
En réalité, il n'y a aucune chance que l'indice remonte réellement, hors manipulation.
Celle-ci peuvent être de plusieurs ordres : on ne dit plus défaut de paiement sur les hypothéques (2.4 %), on dit retard (9 %).
Pour les prêts à la consommation retards (5 %) contrairement à défauts (5.5 %), évitent aussi de devoir constater des non valeurs
Entre gens de bonne compagnie, on va pas s'en faire pour si peu, non ?
Le bon moyen de ne pas faire chuter les prix, c'est de ne plus expulser et pour les maisons déjà détenus, ne pas les vendre.
Les valeurs sont fictives, bien sûr, mais on évite de passer des provisions pour dépréciations et mécaniquement les ventes les plus bradées ne se font pas.

Mais, la réalité, quelle est elle ? Ce sont les cartes de paiement, la trésorerie des coups durs, qui donnent le "la". 10 % de défaut et 7 % de retards...
1 dollar sur 5 est en souffrance, pour l'instant.
Pour tous les prêts, c'est 6.5 % en retard et 2.5 % en défaut. 1 dollar sur 10 est en souffrance.

La statistique est l'oeuvre d'un soldat, un ingénieur, Vauban. Brave au combat, il l'était aussi au conseil. Il voulait dire la vérité au roi, qui l'appréciait (la vérité), même s'il n'a pas toujours apprécié les prises de positions de Vauban. 
Quand vient le temps des renouvellements, les statistiques ne veulent plus rien dire, on n'ose pas les présenter au souverain quand elles sont mauvaises, et il ordonne qu'elles soient truquées pour lui complaire.

Les deux nouvelles, la hausse des défaillances et la hausse du case-shiller se contredisent complétement. Comment des ménages à sec pourraient ils acheter, plus chers, des logements, alors que tout le monde est au courant du krach ?
Le seul acheteur disponible est parfaitement archaïque : il dispose de cash, il regarde les petits prix et il a l'embarras du choix.
Autant dire, qu'à l'échelle américaine, c'est un contrariant complet. Un anti-américain, pas flanqué de 10 cartes de crédits qu'il a siphonné jusqu'à l'os et qui n'a pas trouvé utile de s'encombrer de cochonneries aussi chères qu'inutiles.
Autant dire que le marché US a fait sa mue : il repose sur 25 % de la population, aussi radine qu'oncle Picsou.  (Ils pleurent en comptant les billets pour leurs acquisitions, ils les connaissent tous intimement par leurs prénoms). 
Quand aux achats à crédit qui se font encore (financé à 70 % par la FED à presque zéro), tant mieux. Quand ça pétera, ça fera encore plus de dégâts. On ne rajoute pas d'essence dans un feu.

En France, l'effondrement immobilier se poursuit, 310 000 logements construits cette année, en recul par rapport aux 368 000 de 2008 et 435 000 de 2007.
Bien entendu, on chiffre toujours à 500 000 le besoin de logements, alors que les logements vides dépassent les 5 millions.
Mais cet effondrement tient encore lieu de maladie psychiatrique. A l'heure actuelle, sur les 310 000 logements, combien sont à énergie positive ?
100 doivent être habités à l'heure actuelle et 150 en construction.
Il serait plus judicieux d'orienter l'industrie du bâtiment, non vers la construction, mais vers la réhabilitation et la destruction des bâtiments irrécupérables.
c'est une politique qui avait été largement mené au début 1980 (3 réhabilitation valent une construction).
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 14:02
"lorsqu’il y a une volonté politique, souvent voire toujours née de mobilisations sociales importantes, il est possible de désacraliser le caractère non négociable du remboursement de la dette publique et de prendre des mesures concrètes qui vont à l’encontre des intérêts des créanciers. "
La politique, depuis 1973, c'est d'écraser les classes populaires, toujours plus, sans qu'elles se révoltent.
Donc, il faut y aller progressivement.
Seulement, dans le cas Islandais, ce n'est pas possible, et plus généralement, dans le cas de la crise actuelle, ce n'est pas, non plus possible.
Pourquoi ? Parce que la dette publique islandaise atteint 240 % du pib et qu'un simple taux d'intérêt à 4 %, donne 10 % du pib.
Dans la vulgate néolibérale classique, il faut augmenter les impôts (mais pas sur les riches), et diminuer les dépenses : santé, logement, éducation, bref, tous les trucs inutiles, sauf le budget militaire.
Mais la bredinerie des gouvernants est sans égale. Le régime tsariste s'écroulat quand les cosaques passérent aux émeutiers.
Le cosaque, c'est un ouvrier, passé par sa fonction, à la classe moyenne.
Quand le revenu du 1% le plus riche atteint 25 % de la richesse nationale, c'est simple, la machinerie s'écroule et en fin de compte, la richesse se change en plomb.

Ce qu'il faut, c'est désacraliser la dette et sacraliser la dépense sociale.
Je rappelerais que la dime a existé de l'an 800 à 1789, soit, pendant 1000 ans.
Sa justification était l'assistance sociale des pauvres, et plus généralement de la population, confiée à l'église. A partir du concordat de 1515 en France, ce budget est de moins en moins social, et les frais de fonctionnement dépassent allégrement les maigres subsides adressés à la population.

Les inégalités régressent en Europe occidentale depuis le début du XVI° siécle.
Cela nécessite un rappel historique : l'Europe s'aperçoit du poids de l'industrie dans son économie avec la grande peste noire.
Le prix des céréales s'effondre, mais la main d'oeuvre, décimée, fait flamber les salaires. Et un chevalier (30 000 pour la France), c'est l'équivalent d'un immeuble en acier, et l'acier est rare.

Jusqu'au XV° siécle, le phénomène de rattrapage du vide démographique avantage les salaires, jusqu'au début 1500.
Là, les phénomènes sociaux vont s'inverser. Les pays sont aussi peuplés qu'ils peuvent l'être, sauf la péninsule ibérique qui se vide.
Le salaire féminin, notamment, tombe à presque rien (la femme se loue avec son mari) et les conditions deviennent épouvantable.
Le paradigme se renverse brutalement en 1525.
L'année est celle de Pavie, et la bataille va avoir une conséquence inattendue, surtout en Allemagne et dans les provinces de l'empire de langue française.
L'anéantissement de l'armée française, des bandes de mercenaires allemands (bandes noires fribourgeoises) au service de François I° et de ses mercenaires suisses, va entrainer un conflagration, connue sous le nom de "guerre des paysans" et de "guerre des rustauds" en Lorraine et en Alsace.
Néanmoins, si les paysans sont écrasés en Allemagne et en France (par les ducs de Lorraine), la peur va conduire à un activisme social inconnu jusqu'alors.
(la réponse des ducs de Lorraine va être d'une extrême intelligence politique, qui explique l'appui populaire que trouvera sa branche cadette, la maison de guise, pendant les guerres de religions)
Le salaire féminin est fixé à la moitié du salaire masculin, ce qui est une énorme augmentation, la batellerie humaine est interdite, et on connait même la grêve.
La grêve, à l'époque, porte un nom d'église, c'est "jeter l'interdit", le plus souvent elle d'origine populaire (on jette l'interdit sur un employeur), mais elle peut être d'église aussi.
De plus, les très nombreuses fêtes religieuses, sont pour les gens modestes, de bienvenus jours de congés payés.

Pendant les 40 années de temps des troubles, appelés "guerres de religion", la césure sera d'ailleurs très nette en France.
Passé la période de séduction, les classes populaires basculent violemment vers l'église catholique, contre le calvinisme, qui recrutent surtout parmi les éduqués, noblesse et bourgeoisie et surtout bourgeoisie, la plus dure vis à vis des classes populaires. (la simple suppression des fêtes religieuses augmente de 80 jours la durée de travail).

La saint Barthélemy, qui selon un historien est "une saison, plus qu'une date" (les massacres vont s'étaler sur trois mois).
C'est avant tout, la brutale redistribution des richesses dans une société très inégalitaire.

Comme disait un internaute, il ne voit aucun inconvénient à payer plusieurs mois d'impôts. Après tout, on peut être malade, au chômage et on sera vieux, mais il n'y a aucune raison d'engraisser des porcs de banquiers.
Le porc, quand il est bien gras, il faut le saigner. Et s'il est malade, il faut l'abattre. 

ONE SOLUTION : REPUDIATION . Ou alors, elle devient fictive : avec un taux à 0.25 ou 1 %, comme pour le Japon, son poids dans les finances devient symbolique.
Le progrès social n'est pas venu de la bonté d'âme de la bourgeoisie (elle n'en a pas), mais d'affrontements incessants.
La solution du problème de la dette, est POLITIQUE. Elle est consubstantielle à la régression sociale, elle est moyen de domination, et la domination sociale se veut aussi domination politique internationale : l'Iran doit se soumettre, comme le Vénézuela, comme l'Islande, comme tous...

Mais le principe de réalité résiste : malgré toute la volonté de ses "Zélites", l'Islande peut faire et refaire ses comptes : elle ne peut payer.
Pour la dette, ce qu'une loi a fait, la loi de 1973, une autre loi peut et VA la défaire.

Carte : voir la l'étendue de "la guerre des paysans". Beaucoup de divisions SS portaient le nom des héros de l'époque (Floria Geyer, Gotz Von Berlichingen).
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 18:40
Globalement, on pense qu'il faut  "une bonne guerre" pour relancer l'économie, amoindrie par une crise.
C'est une vision largement tronquée et fausse, car il faut des conditions bien spécifiques pour que cela réussisse, et que c'est comme tout : un peu, un temps, ça va, plus longtemps, ça ne va plus.
La relance militaire, pour contredire Paul Jorion, les USA la pratique depuis le compromis de 1948.
On voit que c'est cette logique qui est à bout.
Elle n'a plus aucune efficacité. les budgets colossaux sont néanmoins insuffisants et disparaissent dans la gabegie et la corruption ambiante.
La présidence Bush a été une relance, la dernière, du complexe militaro industriel.
Le résultat est éclatant : la guerre en Irak est perdue, elle est perdue en Afghanistan, elle a été perdue en Géorgie en un clin d'oeil, elle a été perdue en république tchéque...
Le résultat ? C'est l'insoumission massive : la conscription a disparue, les engagements, dans l'armée  ou la garde nationale se font rares, seuls l'emploi de mercenaires flambe.
Mais ceux-ci, sont dix fois plus chers que l'armée de métier, elle même pas donnée.

Le monde a changé aussi de taille. Il est plus peuplé, moins contrôlable. Il faut plus d'homme.
Comme le disait Abdel, la France a déployé 400 000 hommes dans la guerre du Rif contre Abd-el-krim.
C'était, déjà, un changement d'époque et de mesure.
On était loin des "petits paquets" qui avaient permis les conquêtes. ( Francis Garnier emporte Hanoï avec 400 hommes ).
Elles avaient été longues, mais une poignée de soldats avaient suffit.

La logique américaine, c'est la logique française de la guerre d'Indochine, prélude à l'écroulement de l'empire : plus de conscription, l'armée de métier est en crise, on appelle les soldats "impériaux", et on "jaunit" les régiments et on engage massivement des allemands dans la légion étrangère.
L'empire, c'est aussi de lever des soldats dans les zones "pacifiées" pour les envoyer dans les zones "agitées".
Une population bien massacrée donne de nombreux collaborateurs : le salut n'est plus que dans une collaboration tactique de plus en plus poussée (Werner Rings : vivre avec l'ennemi).
Le reste aussi est caricaturale : ce n'est même pas la France qui paie la guerre, ce sont les subsides américains.

Le parallèle  avec l'Irak actuel est parfait.

La paix eut lieu en 1954, le reste de l'empire se disloqua en 1960, sauf quelques confettis, et l'Algérie fut un conflit plus long, mais avec les mêmes maux. L'emplois du contingent créa l'hostilité du pays.

La population, l'arrière, n'y croyait plus.

Si on pense que la solution est la guerre, alors l'URSS a gagné en 1995 ? De même, la crise des empires universels au début de l'ère chrétienne est incompréhensible. Ils sont en crise économique, mais pratiquent largement la dépense militaire. La relance militaire annihile tout. L'économie s'effondre sous son poids.

Je concluerais par une histoire sur l'âne de Buridan. Buridan partit au marché et fit bien ses affaires. Mais ne retrouvant rien à acheter, il se dit : "je vais ramasser du bois et charger l'âne, ce sera toujours ça de gagner".
Arriver en vue de chez lui, l'âne ployait sous la charge de bois. Mais il vit une brindille. Il se dit, ce n'est qu'une brindille, et ne voulut y renoncer. Il l'a mis sur l'âne, qui tombat raide mort.

Les pays occidentaux sont dans la position de l'âne. Ils attendent la brindille qui va les achever.
La bêtise les a chargés de dettes inutiles, de produits farfelus, de budgets de défense d'attaques idiots.
Ils ont largement pratiqué la relance militaire. Maintenant, ils sont à la croisée des chemins, ils vont connaitre l'effondrement russe de 1916, l'effondrement républicain espagnol de 1939, et même l'effondrement français de 1940.

Il ne faut pas confondre graisse et muscles, les français de 1918-1940 avaient fournis des efforts démesurés de dépenses militaires. C'est le pays qui s'est effondré sous le poids du fatras. L'armée, démesurée ( 5 000 000 d'hommes) , était paralytique et inutilisable.
L'armée de 1944, réduite de 90 % -8 divisions contre 110 en 1940-, se révéla beaucoup plus efficace.

150 000 hommes ont suffit aux USA pour envahir l'Irak, pour tenir et pacifier l'Irak, il en faudrait 1 000 000. 6000 ont suffit pour envahir l'Afghanistan. 800 000, au bas mot, serait nécessaire pour pacifier le pays.
Trop peu, les armées perdent, trop nombreuses, elles provoquent l'effondrement des pays qui les forment.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 18:48
Les crétins bavassent sur la reprise, mais les chiffres ne donnent pas le signe de la reprise.
Bien sûr, les données manipulables comme "la confiance" peuvent remonter. Il suffit de passer le message en boucle sur une chaine télévisée de grande écoute, seule source d'information de gens âgés, ayant toujours vécus des périodes de prospérité.
Même les quinquas de plus de 50 ans, sont terriblement limités la plupart du temps en source d'informations .
Mais il faut bien le constater, la tendance reste baissière à long terme.
Quand aux "améliorations", réelles, comme la balance extérieure, elle indique surtout la compression de la demande interne.
Le taux d'épargne augmente, dit on, et c'est à mettre en parallèle avec la baisse de la masse monétaire, contradictoire à première vue.
Sauf si, cette amélioration du taux d'épargne, consiste surtout à un moindre endettement, et des annuités de remboursements d'emprunts qui "mûrissent", c'est à dire comportant de moins en moins d'intérêts et de plus en plus d'amortissements.
Rien que ça, ça peut couler les banques : la marge de profit disparait.
Ce taux d'épargne est composé, grosso modo d'un tiers d'épargne financière (les intérêts), et 2/3 de remboursements d'emprunts.
Pas de quoi stabiliser la consommation l'an prochain.
Dans ce cas précis, le taux d'épargne financière serait passé de 6.4 % à 7.4 %, pour un taux d'épargne globale passé de 16 à 16.7 %, impliquant une BAISSE des remboursements d'emprunts ?

Il faut bien le reconnaitre, on nage en plein brouillard. La baisse des nouveaux emprunts ne peut se traduire par un affaiblissement de l'épargne en logements. Au moins, si vite. Car si l'absence de transactions implique bien A TERME cette baisse, il faut purger un endettement, fort long et qui "mûrit".
En tous cas, la nouvelle qui infirme toute idée d'amélioration, c'est la débandade de M3.
Le crunch du crédit, lui, s'accentue.
Seuls les ménages, et le recours à l'emprunt pour l'acquisition est encore positif, ce qui donne une idée de la puissance de propagande et explique pourquoi aujourd'hui encore, certains chantent les lendemains qui chantent (hourra pour l'union soviétique).

Ce refus, quasi pathologique de la réalité, se voit aussi pour d'autres problèmes : malgré l'effondrement de la croissance, le caractère problématique de toute reprise et la croyance en un monde stable alors que la maison s'écroule,  on ressort les vieux remédes, qui ressemblent à un radotage de vieillards grabataires : pour Fillon, il faut faire des économies, et pour d'autres, il y a "besoin" d'immigration, alors qu'il faudra 50 ans pour résorber le chômage... (et 5000 ans au rythme actuel de dégradation)...
Ce "besoin" traduit en réalité, une vision brutalement raciste de la planète.
Pour certains pays, la croissance est "normale", pour les autres, elle n'arrivera jamais, ces  pays étant structurellement incapable de se civiliser et de créer les conditions d'une croissance économique.
Il est "impossible" que les pays civilisés connaissent une panne de plusieurs décennies, quand à une panne définitive pour cause de peak-oil, elle n'est même pas prise en compte.

En réalité, les pays occidentaux sont insensiblement en train de passer du stade d'aimant à celui de repoussoir.
L'étau va écraser croissance et citoyens : la flambée fiscale va se télescoper avec l'argent qui se raréfie.
Plus que jamais, l'heure est à la très grande dépression, et plus que jamais, combattre cette dépression et organiser l'après, implique la monétarisation de la dette, au moins publique et laisser réellement souffler les citoyens, au lieu de les garrotter.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 12:28
La propagande existe à tous les étages. Par exemple, pour un polype à l'intestin -une tumeur bénine-, certains comédiens parlent de "petit cancer".
Il n'y a pas de "petit cancer". Un polype n'est pas cancéreux en lui même, mais il peut évoluer à terme vers la cancérisation.
Symbole de l'époque, cette "non-information", (enlever des polypes c'est très courant), donne un aperçu de l'état mental des médias. Quand à la "victime"  c'est un très grand comédien. Il pourrait jouer "le malade imaginaire".

Néanmoins, l'état de dégradation de la conjoncture, met en relief la propagande de la reprise.
Il n'y a désormais, plus rien à apprendre des médias.
Même la météo est sujette à caution.
Néanmoins, la situation est si grave, que les médias officiel sont obligés de laisser transparaitre la situation, inversant fondamentalement le message ambiant  :
- forte hausse du chômage,
- le taux d'épargne en France crêve le plafond,
- chute "surprise" des commandes à l'industrie US,
- et enfin, "la reprise est une illusion d'optique".
La forte hausse du chomage, tout le monde s'en aperçoit (sauf C. L. ministre bien connue), quand au taux d'épargne, les scribouilleux qui bavent dessus ont bien du mal à en comprendre les arcanes.
Une bonne moitié du taux d'épargne, c'est le remboursement des emprunts précédents, notamment des emprunts immobiliers. Pour que le taux d'épargne augmente, c'est simple, sans changer de comportement, il suffit que les ménages ne se réendettent pas.
Mécaniquement, les sommes consacrées à l'amortissement dans les annuités grimpent, pendant que le flux de nouveaux crédits est insuffisant pour compenser.
Il n'y a pas, donc, à en attendre de résistance de la consommation, maintenant ou demain.

Par contre, la situation politique va pourrir : S. Palin, a compris tout l'intérêt de tirer au M60 sur la FED. En plus elle s'appuye sur une tradition fort solide au parti républicain : l'anticapitalisme populaire. Il faut choisir, entre larguer les banquiers et les militants, elle a décidé que les banquiers n'étaient décidément pas assez nombreux pour peser beaucoup.
Et comme ils ont une odeur de fosse septique en ce moment, il vaut mieux les éviter.

Ron Paul, un parti à lui tout seul, et certainement un des rares membres honorables du congrés -mais qui curieusement y a de plus en plus d'amis, lui si seul naguère-, entame le travail de sape et de mine :

"C'est le Congrès qui a le droit d'emprunter de l'argent, pas le Trésor. "
L'émission de bons du trésor, non autorisé officiellement par le congrès, est anticonstitutionnel.

"
Section 8. Le Congrès aura le pouvoir d'établir et de percevoir des impôts, droits, impôts et accises, de payer les dettes et pourvoir à la défense commune et bien-être général des États-Unis, mais tous droits, impôts et accises doit être uniforme à travers les États-Unis;
Pour des emprunts sur le crédit des Etats-Unis;
Pour réglementer le commerce avec les nations étrangères, et parmi les divers États, et avec les tribus indiennes;
D'établir une règle uniforme de naturalisation et des lois uniformes au sujet des faillites aux Etats-Unis;
De battre monnaie, de réguler la valeur et celle de la monnaie étrangère, et de fixer l'étalon des poids et mesures;
Pour assurer la répression de la contrefaçon des valeurs mobilières et la monnaie en cours aux États-Unis; 
"
Voter un plafond d'émission, n'est pas autoriser explicitement des émissions.

La Grande Bretagne et les Teutons sont à deux doigts d'en venir aux mains (où sont mes 4000 tonnes d'or ?), au Japon, c'est Nomura qui a ses vapeurs.
L'immobilier US a l'air de reprendre sa "marche en avant" (sens de la baisse). Quand à la confiance des consommateurs, elle est simple, c'est la méthode irlandaise de "boycott" : "Dis mémé, je peux stocker mes meubles chez toi ? je vais faire faillite."
Seul ombre au tableau : que mémé ait DEJA fait faillite elle même.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 21:22
Il parait que le bilan économique est bon : " Après quatre ans de pouvoir, le CDU et le SPD peuvent se vanter d'un bon bilan économique. "
Comme on n'en est pas à une c.. erie près, le titre contredit : "
Allemagne: un bilan économique mitigé. "
Personnellement, se taper - 7% "de croissance" (on ne rit pas, sur le blog), j'appelle ça un bilan de chiotte.
le taux d'extraversion est passé de 30 % à plus de 45 %. Ce qui permet une crise carabinée.
"
La paupérisation des classes moyennes et l'augmentation des travailleurs pauvres sont des phénomènes plus rapides en Allemagne que dans la majorité des pays européens, selon de nombreuses études.  "
Manipulation et trucage, explique les "bons résultats" du chômage, ici comme dans le reste du monde, et quand à l'équilibre budgétaire, il est de l'ordre du souvenir.

Bien entendu, les politiques allemands qui n'ont rien compris au film, se livre à une surenchêre de sadomasochisme débridé : l'équilibre budgétaire, ou la mort.
Ils n'ont pas compris que ce serait la mort.
Dans cette société allemande et son élite si bien encadré, si conventionnelle, si guindée et si décervelée, pas étonnant qu'Adolf soit passé pour un surdoué attentif au sort de son peuple.

Pour Marc Faber, le danger n'est pas loin. Le régime est en train de mourir.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 19:26
Pour certains, le relent de marxisme commence à devenir intenable.
C'est d'abord le camarade Paul Volcker, activiste bien connu, qui vient de réhabiliter le Glass-steagall Act des années 1930, supprimé sous Clintin, tintin, pardon Clinton, et Volcker "
évoque la nécessaire séparation des activités utiles à l'économie de celles qui ne bénéficient qu'aux banques et institutions financières. "
Il reconnait, en gros, une activité de parasitage monstrueuse.
Quand à Lord Turner, Bolcho 100 % pur jus (un camarade de promotion de G. Marchais, sans doute), il a qualifié les banquiers de parasites inutiles.
Bien sûr, je me demande où il va chercher tout ça.
"Probablement 60 % des gens voulaient le tuer" après sa sortie, mais, incompétents comme ils sont, ils n'ont eu ni les couilles, ni le savoir faire.
Turner avait raison : de parfaits parasites.
La livre Sterling se sent mal. Berlin veut zigouiller Londres, et les Zétazunis souhaitent se réindustrialiser grâce à une politique plus arrangeante des chinois, des allemands, enfin bref de tout le monde, pour ne rien changer.
Les banquiers américains sont les mieux payés du monde (normal, ils servent à rien) et certains se demandent pourquoi les banquiers chinois ne sont pas mieux payés et leur rémunération est même très modeste, comparativement (réponse perso : ce ne sont peut être pas des gros c... enflés).
L'argument de la fuite des talents pour justifier les rémunérations ne tient donc pas, et même en interne, 100 personnes seraient volontaires pour prendre chaque place pour beaucoup moins.

D'ailleurs, comme le montrait un film, n'importe qui, pris au hasard, ferait aussi bien. D'ailleurs, vu le tableau, il serait impossible qu'ils fassent aussi mal. 
Bien entendu, pas un mot des vrais remédes : imposition à l'impôt sur le revenu à 90 % (même à 100 % en dessus d'un certain niveau) et reprise en main de la création monétaire par la puissance publique. 
"
les couches supérieures de la société accaparent une part très importante du revenu disponible et n’envisagent pas d’y renoncer ! "
le métier de banquier, enfin, c'est un bien grand mot, c'est le seul métier que n'importe qui puisse faire, devrait donc revenir parfaitement ennuyeux et sans intérêt.
la preuve, c'est que même Fernand Joseph Désiré Contandin s'en est fait viré : ils ne savent pas reconnaitre le talent...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 11:09
Le Dow jones, d'après sa contrepartie-or, (article de Crottaz-finance), a connu 3 bulles, le siécle dernier, tout en considérant cette décennie, comme faisant partie du 20° siécle. En effet, les siécles finissent rarement à leur date anniversaire, mais plus tard, par un événement-phare.
- Le 15° siécle s'est achevé à Marignan, quand les canons du roi ont écrasés la puissance militaire suisse, terreur du continent,
- le 16° s'achéve avec la mort de Henri IV,
- le 17° avec celle de Louis XIV,
- le 18° avec 1815,
- le 19° le premier août 1914,
- le 20 ° siécle n'est pas fini, et le diagramme de Crottaz finance donne, trois bulles boursiéres.
1929, les années 1960, la dernière commence début 1980 et s'arrête en 1999, avec la crise des dot-com.
Depuis, seule l'usure des monnaies, donne un indice à la fois faussé et en inflation.

Le système mis en place en 1973, doit s'analyser comme il est : très inflationniste en monnaie courante,  et un état déphasé, hypertrophié, parce que justement, il n'est pas là où il faut.
Son rôle régalien a été abandonné, celui de frapper monnaie, il l'a offert à des banques qui le gaspille, et lui se contente d'écraser les révoltes populaires, soient en les achetant, soit en les étouffant.
 
La guerre, coûte toujours beaucoup plus cher que la paix.

A avoir abandonné sa politique globale d'orientation, l'état se perd et se noie dans son caca, les détails et les fanfreluches.

En voulant préserver la position des banques, les états injectent de plus en plus d'argent, sans arriver, à l'image du Japon, à regonfler la baudruche crevée.
L'économie réelle est largement abandonné, trop sale, au profit de jeux d'écritures qui ne peuvent rien régler.
Pire, les intégristes, plus méchants, vindicatifs, peureux et agressifs que bêtes, s'attaquent aux populations victimes de la situation désormais.
Le cas des Pays-Bas est éloquent : au lieu de s'attaquer aux fauteurs de troubles, c'est la population qui doit trinquer.
Le tout est de savoir combien de temps cela va durer, car l'ajustement est sans fin, et qu'il y aura, à l'Arentine, un moment où l'ajustement cassera.
Peu de gens connaissent les rouages de l'économie financière, sinon il y aurait belle lurette qu'il y aurait eu révolte, mais les cadeaux et le bling bling sont devenus trop bruyants et trop voyants pour passer inaperçus.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article