Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:52

Les écoles de commissaires politiques du néo-libéralisme, alias écoles de commerce, apprennent bien leurs leçons à leurs élèves. D'abord tondre le dit élève, par des frais de scolarités dantesques, qui dépassent allégrement les 10 000 euros par an, et pour la plus chère, elle devrait atteindre les 19 000.
Sans parler, bien sûr, du simple fait de vivre pendant cette période là, précédant la vallée de miel et de nectar, où les impétrants atteindraient facilement 54 000 euros/an. (Bien sûr, on ne compte pas ceux qui prennent 1,2 ou 3 années sabbatiques involontairement).

Enfin, c'est ce qui disent. Moi, sans aller aussi loin, je me rappelle de mon jeune temps, et des écoles de gestion. C'était nettement moins cher, quelques centaines de francs, et on nous faisait miroiter des rémunérations alléchantes.
Ce que l'on ne nous avait pas dit, c'était le mode de recrutement. La préférence allait d'abord aux personnes dont les parents pouvaient payer la taxe d'apprentissage, et ensuite, les antillais, qu'il fallait aider (mais c'est un autre débat et j'aurais dû me faire domicilier à Fort de France). Le pékin issu des classes populaires prenant la file qui restait.

Donc, il aurait fallu, en réalité, établir deux grilles salariales, au sortir de ces écoles. La première, concernait ceux qui allaient travailler chez pôpâ ou mômân, et la deuxième, les autres qui se démerdaient pour trouver du boulot.
Je vous laisse imaginer la grille la plus avantageuse.

Bizarrement aussi, la première catégorie avait une furieuse tendance à pester contre les indemnités-chômages-qui-encouragent-la-paresse.

j'en ai revu un dernièrement. Depuis que la boite qu'il tient de papa,de grand papa et d'arrière grand papa commence sérieusement à tanguer, il navigue entre des couleurs vertes, blanches, très blanches, violettes, etc, tout en souffrant de sueurs froides.

Je me rappelle aussi que le jury avait preuve à son égard, de beaucoup d'indulgencessssss, et qu'on lui avait laissé sa chance de décrocher le diplôme une année supplémentaire. Au demeurant, c'était un excellent compagnon.

Compagnon qui à l'heure actuelle se félicite d'avoir une épouse au travail stable (institutrice).

Bien sûr, je n'aurais pas la vacherie de lui rappeler que arrière grand papa avait fondé sa boite en 1939 avec des subventions et les commandes du ministère de la guerre.

Pour ce qui est des commissaires politiques néo-libéraux, il leur faudra bien réfléchir. Parce que dépenser 10 000 par an, pour finir caissière/caissier (à mi-temps) chez super-carrouf, c'est un peu limite. (ou super-primou géant, encore merci à G.Lagaffe).

Je rappellerais aussi, que ce genre d'écoles aux USA nourrit grassement la profession d'avocat. Ses ex-étudiants auraient une tendance certaine à être vindicatifs.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article
16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:54

valeurs communes que sont la liberté, les droits de l'homme, la démocratie et une croyance en l'économie de marché "

L'UE vient d'envoyer un ultimatum à Trump. Il se soumet ou sera victime d'une révolution de couleur.

Le mot clé est Croyance.

Bien entendu, comme le dit l'article, un tel manque de mesure précipite la chute de l'empire plus qu'il ne l'enraye.

On peut bien mobiliser tous les connards, pardon bobos, larbins, larves, vers de terres, abrutis, du monde, la césure est claire entre deux mondes.

Et puis il y a une surcroyance en leur pouvoir. Si un tireur peut effectivement liquider Trump, on peut penser aussi que la liquidation des Clinton, et de Soros est une possibilité.

Ils se  veulent empire ? L'empire romain pratiquait la liquidation à grande échelle. Il suffisait d'appeler les assemblées -populaires-, pour liquider les riches sénateurs, autant par conviction que par appât du gain.

Après tout, celui qui tire le premier n'est pas le fautif. C'est la situation de duel, et de résultat pas accepté. Un internaute a signalé que Trump aurait eu, effectivement, la majorité populaire.

Et comme dit Sapir, si l'élection avait lieu au suffrage universel direct, sans doute l'écologiste se serait reporté sur Clinton, mais les libertariens beaucoup plus nombreux sur Trump. Mais, à mon avis, rien ne dit que les écologistes se seraient reportés sur Clinton. Après tout, elle représente aussi les milieux d'affaires.

On dit aussi que 3 millions d'immigrés illégaux auraient voté. A mon avis, assez peu pour Trump, vu qu'il veut les virer. Pour les militaires votant par correspondance, on peut s'attendre à des taux de 80 à 90 % pour Trump.

Un Trump liquidé serait, selon mon analyse, pire pour le système, qu'un Trump vivant et devant faire avec les institutions.

La seule chose que l'oligarchie peut négocier avec des chances de succès, c'est une "sortie Poutine". Ils feront profil bas, payeront des impôts, mais conserveront leur vie et la plus grande partie de leur fortune, en se tenant loin, très loin, du pouvoir. A l'époque de l'arrivée au pouvoir de Poutine, l'alternative, c'était le retour de l'URSS.

En cas de problème pour Trump, la majorité de la population très armée, est pour lui, d'une manière générale, les forces de sécurité, malmenées ces temps ci, et de manière incontestable, l'armée US, qui en a sa claque de ces aventures extérieures, à part, bien sûr, quelques généraux.

Pour la population très armée, c'est l'inconvénient d'avoir voulu écorner le second amendement. Et braquer la population dotée d'un arsenal, et qui achète les munitions par palettes au super primou géant du coin (merci G. Lagaffe),ça risque d'être risqué...

Un intellectuel assis va bien moins loin qu'un con qui marche.

Un "libéral" désarmé est bien moins convaincant qu'un bouseux doté d'une arme à feu.

Pour ce qui est de la manoeuvre disant aux grands électeurs de se dédire, il faudrait aussi qu'ils aient des idées suicidaires... On imagine le retour dans les états qui les ont élus.

Bref, Trump n'est qu'un étape dans la crise d'effondrement du libéralisme économique, et on est passé du risque de guerre avec la Russie, au risque de guerre interne.

Trump a acté un fait réel, celui de la baisse de puissance absolue des USA. Il devra s'en suivre des conséquences tout aussi réelle, la fin de la globalisation, qui n'était que sa traduction en termes économiques, et la fin des conflits extérieurs.

L'anti-américanisme n'est pas une volonté de nuire aux populations des USA, mais un ras le bol, vis à vis d'une puissance qui se voulait planétaire, et qui a finie, comme les autres.

Les empires universels... II IV° siècle.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 13:28

Fernand Braudel nous avait parlé de l'élection présidentielle US. Pourtant, il est mort en 1985. C'était dans "Civilisation matérielle, économie et capitalisme, tome 3, Le temps du monde".

"Les  villes dominantes ne le sont pas in aeternum : elles se remplacent".

Amsterdam remplace Anvers. Londres succède à Amsterdam. New York remplace Londres.

Le choix d'une capitale est déterminant. Quand en 1582 Philippe II transfère sa capitale de Lisbonne (il est aussi roi du Portugal), à Madrid et à l'Escurial, il tire un trait sur la domination économique du monde.

Ces villes dominantes sont riches, bigarrées et cosmopolites. On y a le plus la sensation de liberté. Même si c'est totalement faux.

Elles dominent, par cercles l'espace intérieur. Elles ne sont pas et jamais, des démocraties, bien qu'elles s'en donnent souvent l'apparence. A Venise, le Doge est "élu" à l'intérieur d'un certain cercle de familles. Nulle ressemblance bien sûr avec les familles  impériales aux USA, les Bush et les Clinton.

Depuis l'existence des USA, il est clair que le vote dans bien des grandes villes, est juste une formalité. Pratiquement depuis le début de NY, les élections sont préemballées, hier par les services rendus au Ring de Tammany hall, aujourd'hui par les machines à voter. Le Ring fournissait travail, logement et nationalité, les candidats achetaient ni plus ni moins, les votes, pas directement, mais à des responsables de factions qui détenaient un certain nombre de votes. Les services rendus précédemment cités, valaient cette contrepartie. A celui qui aurait eu l'idée déplacée de ne pas respecter la consigne, on aurait appris à vivre en le noyant dans l'East Side. D'ailleurs, nul besoin la plupart du temps d'aller si loin. Les "électeurs", arrivaient à très bien gagner leur vie le jour des élections. Surtout si on allait voter, 2, 3, 4 ou 15 fois.

Absolument rien n'a changé.

On voit la vérité transparaitre dans ces séries américaines, que ce soit the good wife, ou the wire.

Comme les grandes villes sont en générales démocrates, je vous laisse deviner le résultat.
Donc, certains prétendent que le vote populaire pour Clinton serait encore plus important qu'il n'y paraissait. C'est faux, parce qu'on sait bien que le vote par correspondance, c'est le vote du voleur. Allié aux machines à voter qui se "trumpaient", systématiquement en faveur de Clinton, il y a bien quelques millions de voix en trop. Plus besoin de l'électeur de base, le caviardage du logiciel de dépouillement suffit. N'est ce pas monsieur Soros ???

Demander à passer par dessus le vote des états, pour un scrutin direct, serait encourager ce système de fraudes, très bien établi. Plus la ville est grande, plus c'est facile de frauder.

Ceux qui appartiennent aux autres cercles loin des grandes villes, eux, votent républicains. Parce qu'ils ne sont plus sous les retombées fantasmées de la ville. Quand l'usine ou la mine de charbon locale ferme, il n'y a plus rien que des maisons à vendre. Et trois offres d'emplois à mi-temps.

La fraude, dans les petites villes où tout le monde se connait est plus compliquée.

"Il y en a bien chez vous qui votent démocrates"

"Oui, il y en a treize"

"Et on connait les noms".

Plus le cercle est loin de la ville centre, plus la vie est bon marché, et moins il y a d'argent.

Pour Braudel, la planète était constituée "d'économies monde", dont une avait un centre riche.

"Une ville monde ne peut atteindre et maintenir le haut niveau de sa vie, sans le sacrifice, voulu ou non, des autres".

Dans l'élection présidentielle de 2016, l'intérieur a voté Trump, les villes-ports, Clinton.  Ces villes exploitent l'intérieur et l'extérieur. Donc, rien d'étonnant à ce que NY, la ville, ait un vote totalement différent de celui de son état. Rien d'étonnant que Chicago vote démocrate quand un océan républicain engloutit l'état de l'Illinois. Le Cook county (Illinois) a 6900 policiers, certains autres en ont 7 (Lawrenceville, Illinois).

Exemple le plus typique, la Californie. Elle dépend massivement du reste du pays pour son électricité et son eau. Et des rumeurs de dévolution ont lieu après le vote de la présidentielle. Imagine t'on une sécession ? Oui, mais en continuant à profiter de l'eau du barrage de boulder, et de l'électricité qui vient même souvent du Canada. Et si les fournisseurs, mauvais coucheurs, se décidaient soit à augmenter fortement les prix, soit à contingenter, soit à ne plus fournir du tout ? Après tout, un fournisseur qui n'a plus assez de marchandises, qui a le choix entre deux clients (Californie et LV) est libre de vendre le prix qu'il veut...

Ces grandes villes ne veulent plus de l'intérieur, que ce soit à Londres où en Californie. Alors le risque, c'est qu'ils doivent conquérir un intérieur devenu hostile. Voire très hostile. Et rien n'indique que cet intérieur accepte encore d'être exploité.

Le libre échange avantage les états côtiers. Et désavantagent l'intérieur. Le protectionnisme, lui, se développe loin de ses frontières.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article
9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 18:42

Des nouvelles de nos amis québécois -tabernac-.

L'association des restaurateurs du  Québec indique que 85 % de ceux-ci, sont en mode "survie", et qu'il leur faut dégager un million de $ de chiffre d'affaire, pour avoir de 27 000 à 40 000 $ de rentabilité.

Boucle bouclée pour le régime néo-libéral, le service roi se casse la gueule aussi.

En France, la situation du tourisme est la même, même si on l'attribue aux attentats. En réalité, la variation est peu importante, et restaurateurs et hôteliers oublient sans doute les considérables augmentations qu'ils ont opérés, et qu'ils sont peu être, au bout du système.

Les nouvelles formes de locations, genre Airbnb, et pour la restauration, un simple distributeur, peut avantageusement les remplacer.

Il suffit de comparer les prix. Là aussi, les USA donnent le la. Les augmentations de salaires se situent uniquement dans les 10 % les mieux payés. Il faut donc envisager la réduction du "marché", à cette portion de la population. Il est donc logique que 85 % des restaurants tirent la langue.

Comme je l'ai souvent dit, un type qui en 1945 n'avait pas un rond, ouvrait un commerce. Le droit au bail ne valait rien, le loyer, pareil, et il payait ses fournisseurs à crédit.

Maintenant, le loyer fait passer gargantua pour un nain, et rien que pour ça, on travaille la moitié du mois, sans avoir encaissé un sou.

Le manque général de moyens aussi se fait sentir. Partout où je passe, je ne vois que magasins fermés, et pas de porte abandonnés.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 17:04

Celui qui le gère, pas plus. Ce n'est pas de moi, c'est Braudel et Keynes qui le disent. Celui qui s'en sort, c'est le financier qui vous taxe le placement dont vous prenez les risques.

Le lingot de 100 g d'or, en 1971 valait 100 $, aujourd'hui, pour la même somme, vous avez 3 grammes. Et on ne compare même pas la dégringolade du dollar depuis 1913, vous savez, cette période infâme où il était géré par la puissance publique.

C'est bizarre, parce que depuis 1787, le dit dollar n'avait pas perdu de sa valeur. Il avait un peu baissé pendant la guerre civile, mais avait retrouvé sa valeur initiale. Chose que les banquiers centraux n'ont aucune envie de faire.

Ils continuent de ponctionner l'économie réelle, de leur 1 à 1.5 % de "frais de gestion", annuels, comme dans le cas des retraites par capitalisation. Au bout du compte, après une vie de travail, le retraité a vu s'envoler la moitié de sa retraite.

Mais on a vu mieux, une famille bien connue aux USA, la famille C... qui pioche directement partout où elle le peut, sans aucuns remords, et aussi vite qu'elle peut. Et n'allez pas croire que les parents sont les plus aigrefins, la génération montante a l'air encore plus malhonnête.

Pour couvrir les pertes, allons gaiement faire encore plus malhonnête : taper directement à la caisse des caisses de retraites. Paf, on perd 90 % de son capital, et on passe un petit coup de téléphone pour gommer les pertes. Pendant que les frais d'honoraires diverses tombent...

C'est encore mieux que du temps de Braudel et de Keynes. Les dits financiers essayaient de préserver la sagacité de leurs conseils, leur réputation et leur crédit, en évitant d'y aller directement.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie Politique
commenter cet article
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 16:38

Démêlés judiciaires aux USA pour Veolia, qui, comme d'habitude se soldera par des dommages et intérêts considérables.

Après Flint,  Pittsbugh. Comme d'habitude, l'affermage se traduit par des hausses considérables de tarifs, chose qui passe déjà mal, et ensuite, par des économies de bouts de chandelles, qui amoindrissent la qualité des produits, l'eau dans ce cas de figure.
Logiquement, la firme est poursuivie par la ville d'abord, et ensuite certainement, par une classe action qui sera colossale.

On prétend pouvoir économiser l'eau avec des bricolages, alors qu'il n'y a qu'une manière de faire, des travaux monstrueux, pour rénover les adductions, dont certaines sont très vieilles.

Mais comme cela est trop coûteux, c'est toujours la solution du bout de chandelle qui est choisie, et qui amène, à la fin de l'affermage, à des budgets de reconstruction encore plus gargantuesques.

La manière d'opérer est toujours la même, et est cousue de fil blanc. Se remplir les poches, vite fait, et après nous le déluge.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 12:56

Personnellement j'avais dit que l'effondrement des USA avait eu lieu le 15 août 1971. Le jour où Nixon annonça la fin de la convertibilité du $ en or.
Encore, en 1971, la balance commerciale était elle acceptable, même si elle connaissait sa première année de déficit. Elle s'enfonça carrément sous Reagan, passant de 20 milliards/an, à 150.

Encore, sous Reagan, le déficit est à considérer comme léger, comparativement à ce qui se passa sous  Clinton et Bush, sans s'arranger sous Obama.

Pour Bill Bonner, l'inflation non comptabilisée depuis 1989, conduit à une baisse du PIB réel de 60 %. C'est sans doute très proche de la vérité, et très proche des analyses de John William.

Mais, comme en URSS, il y a la propagande. Et une propagande habile, même si elle est de plus en plus en peine de justifier ce qui se passe. 15 000 usines perdues, ça commence à faire du bruit, surtout s'il n'y a rien qui remplace.

Statistiquement, c'est Pire : Chute de 12 693% en 55 ans. On reste admiratif d'avoir réussi à faire avaler ça par la propagande.

Une formule choc me passe par la tête : le chaos, c'est maintenant !

Pour ce qui est du tripatouillage statistique, laissez moi vous parler d'une blonde présentatrice de JT qui s'extasiait sur les + 100 % d'investissements dans les "technologies de communications" aux USA. Les dites technologies de com, c'était la généralisation des ordinateurs, suite à l'effondrement de leur prix. Mais, on avait fait passer, les + 3 % observés aux USA (contre + 5 en Allemagne et au japon), en + 100 %, simplement par une manoeuvre comptable. On ne prenait pas en compte la valeur du nouvel achat, souvent un ordinateur à 1000 $, mais la valeur de celui remplacé, plus ancien, soit de 12 000 à 15 000 $. Si on avait pris la valeur des premiers IBM des années 1940, on serait arrivé à des ordinateurs valant un milliard de $. Mais il n'y en avait qu'une poignée.

Certes, la généralisation était un progrès, mais avec un ordinateur à 12 000 $, il y aurait bien des ménages n'en ayant pas. Cela nous ramène, simplement, au débat à l'origine des sciences économiques entre Jean Baudin et Jean de Malestroit.

L'un prenait le velours comme référence, l'autre lui répliquait qu'en deux siècles, celui-ci était devenu nettement moins aristocratique, plus populaire, accessible à une simple bourgeoisie, et expliquait l'existence des édits somptuaires veillant à réglementer les habits suivant l'état. Edits, bien sûr, sans effets.

Bref, une génération d'américains a vécu sans connaitre de progrès. Le point de vue de la minorité noire avec son vote Clinton est totalement incompréhensible.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article
4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 09:26

Il parait que le recentrage sur le coeur de métier retarde la chute mais ne l'arrête pas. Il y a bien disparition finale.

EN réalité, je suis en désaccord avec lui. La vente à la découpe accélère la chute de l'entreprise et effectivement, il n'y a pas d'exemple d'entreprises "sauvées", par ces manoeuvres.

Le cas Moeller Maersk est emblématique. C'est le "reste", à liquider, qui malgré tout, apporte les bénéfices.

Une entreprise n'est jamais à l'abri d'une chute des prix et des volumes sur son métier de prédilection, et si elle est réduite à celui-ci, il n'y a pas de parachute.

Quand à trésorerie ramassée grâce à la vente à la découpe, elle est très vite évaporée. Et les prix de vente dans un marché confidentiel, toujours génératrice de moins values.
Quand on ne se contente pas simplement de fermer un service après avoir viré tout le monde. Ces services sont souvent faciles à repérer, c'est ceux qui faisaient sempiternellement du bénéfice, en toutes circonstances. Mais, là aussi, qui n'étaient pas "du coeur de métier", mais un à côté aussi juteux qu'il était vraiment accessoire. Mais le mécano financier n'en veut pas.

Oubli, là aussi que la finalité du système économique, c'est de gagner de l'argent. Le capitalisme contre le gain, pour le jeu de casino.

Un combat entre capitalisme réaliste et jeu de casino; qu'on voit dans la présidentielle US. Trump visiblement n'est pas anticapitaliste, mais Clinton (la distinction entre mâle et femelle chez Clinton, est totalement superflue, Clinton, c'est une entité, à deux ou trois têtes) appuie le jeu de casino de Wall street, qui l'a rendue riche. Trump a gagné sa fortune "à la loyale", ou du moins, de façon beaucoup plus loyale que Clinton, simple trafic d'influence et renvoi d'ascenseur pour avoir été gentil.

Les  candidats gentils d'après l'i -MOnde se verront récompensés (sur terre et pas dans les cieux), par de généreuses donations, et ceux qui le seront pas seront dénoncés comme racistes, nazis ou autres joyeusetées (à Wall Street, on aime bien, les pauvres pitis mixicains, les zomos, les violeurs, les kidnappeurs d'enfants haïtiens, et tout ce que vous voudrez de politiquement correct, surtout s'ils ne remettent pas en question l'ordre mondial, et même les camés et dealeurs, depuis que Duterte les extermine.)

Il est vrai que dénoncer le nazi, c'est très tendance, surtout depuis qu'ils ont disparus et que c'est devenu sans danger. C'est aussi très tendance de dénoncer le communiste, (qui a terrassé le premier), surtout depuis que celui ci à disparu aussi et que c'est devenu sans danger aussi. A l'époque où ils existaient, c'est bizarre, il y avait beaucoup moins de chasseurs de nazis. Ou de chasseurs de communistes.

Bref, on va loin quand on analyse au plus profond ce qu'est un coeur de métier. On peut aussi signaler que beaucoup d'activités annexes existaient simplement pour créer la stabilité sociale. A t'on oublié qu'on embauchait dans de grandes entreprises sur simple recommandation du curé dans bien des endroits ?

L'entreprise n'est pas en dehors du monde. l'impunité du patronat n'est pas que judiciaire, elle est aussi impunité en ce qui concerne les conséquences de son comportement.
Les conséquences politiques actuelles, c'est la démonétisation des politiques "respectables", et la montée des autres, malgré toutes les excommunications adressées.

"C'est un programme d'austérité sans précédent, puissance 2 ou 3 par rapport à l'austérité fiscale des années Hollande, avec 100 milliards d'euros de coupes budgétaires. Ce programme va précipiter le pays dans la rébellion et le chaos".

On ne pouvait dire mieux. Trump ici, le FN là, ou le chaos.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article
2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:26

Un lecteur m'a signalé qu'à Brest, il y avait pénurie de croque morts. Ou enfin, de personnes qui travaillent dans ce secteur, pour être plus précis.

La mort est un marché, tout simplement, avec ses clients, plus ou moins nombreux. Le seul problème de ce métier, c'est que la plupart des employés ne ne sont pas à plein temps.

En effet, il n'y a pas assez de morts pour justifier autre chose que des vacations, la "portée".

Le problème depuis 2015, c'est que nous avons, en France, comme en Italie et aux USA, atteint le stade soviétique, et le stade de l'effondrement, où la mortalité, remonte, assez fortement, et pas du tout parce que c'est le baby boom qui disparait. Si c'était le cas, on verrait une pente douce, montante, année après année.

Ce n'est pas la configuration. L'espérance de vie a baissé de 3 mois l'an dernier, pour les hommes et les femmes.

Mais comme pour le cas des républiques ex-soviétique, la population n'est pas consciente, ou prévenue de ce qui arrive, mais le ressent. Elle vote mal. Et de plus en plus mal.

Certains médias prennent Trump pour un imbécile.

Au contraire, c'est un caméléon rusé. Caméléon rusé, parce qu'il sait s'adapter au milieu ambiant, et qu'il joue un rôle.

Il a surnagé dans le milieu au combien corrompu de l'immobilier, corrompu en général dans le monde, et surtout aux USA, largement gangréné par la mafia.

Pour les médias, il savait que s'il se conformait à leurs canons, il serait mort médiatiquement depuis longtemps.

Pour les médias, il est raciste, homophobe, nazi, etc, etc...

Si vous répondez "Ouai et alors ?", ou "je m'en balance", ou qu'il en rajoute une couche, le média est en porte à faux. Et puis, le propos si contestable soit il, ne reste qu'un propos. La réalité est là.

La réalité, non médiatique, palpable pour l'homme de la rue, même si statistiquement, il n'est pas au courant, elle n'est pas cachable, ni aux USA, ni en Italie.

C'est l'effondrement de la machine économique globale, qui conduit à la remontée de la mortalité. Elle correspond à la crise ambiante. + 11.3 % de décès en plus en Italie, + 7.3 % en France, c'est clairement un accident démographique, qui peut rentrer dans l'ordre, ou s'accentuer nettement, en passant à + 200 000 décès par an.

Avec ses implications économiques, une telle crise de la mortalité entrainerait un effondrement immédiat du BTP, laissant le bâti existant comme les vêtements trop grands d'un affamé.

JM Pouré sur bulle immobilière.org, pensait que le retournement du marché immobilier serait démographique. En réalité, il risque d'être autant économique que démographique. Si les plus de 60 ans sont des vendeurs nets, les héritiers sont souvent beaucoup plus pressés de vendre que des retraités qui en attendent un capital pour mieux vivre confortablement. Pour les héritiers, c'est éviter les frais, puis encaisser un capital inattendu, pour le retraité, c'est aussi encaisser le souvenir d'un effort et de privations.

Ajoutons les phénomènes de désindustrialisation, et on aura un Detroit global.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article
31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 16:01

Rien que des nouvelles qui prouvent effectivement que "tout va mieux".

ça part en sucettes aux USA. (Merci à zerohedge).

ça part en sucettes en France. (merci à Sud Ouest). D'autant plus gravement que la baisse de consommation est plus importante que citée. En effet, elle ne s'applique qu'aux dépenses non contraintes, une part de plus en faible de la consommation. Donc, on peut multiplier cette baisse par 4 ou 5.

La bulle immobilière continue à partir doucement en sucette, elle aussi. Sauvegardée à grands coups de prêts à presque rien, elle n'empêche pas le tassement. Comme pour le pétrole, nous sommes dans un krach mou.

Enfin, pas si mou que ça. Il apparait que certains secteurs sont clairement engagés dans une spirale de la mort, que rien ne peut arrêter.

Si les producteurs diverses arrivent à mieux s'en sortir, ce sont les industriels qui vont crier.

Bien entendu, quand ce sera une colonne du temple qui va vaciller, il sera temps pour la majorité de s'apercevoir ce qui est en train d'arriver...

Le sort du monde semble scellé. Les investissements passés dans le pétrole ont crée une bulle de capacité de production, qui ne s'estompera pas avant quelques années, réduisant elle même l'investissement à rien, ou très en dessous de ce qu'il faudrait pour maintenir la production, et nous aurons un clash très violent.

Dans ce contexte, l'investissement qui se continue dans les pays occidentaux apparait comme complétement déphasé. Juste destiné à faire plaisir aux grands bétonneurs, sans aucun intérêt pour les éventuels et rares utilisateurs. Rappelons les mesures de relances au Japon, qui ont rebâti tout l'archipel, sans apporter la moindre croissance. Pas même celle de l'industrie du bâtiment. Quand le temps d'une chose est passé, il est passé.

Au contraire, continuer dans la même voie ne s'avère pas seulement inutile, mais nocif. Il accroit la tendance et la vitesse de l'effondrement.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
commenter cet article