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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 21:16

La faillite d'Hanjin pourrait avoir des effets d'entraînements énormes, déjà perceptibles. Soit un collapsus complet de la chaîne d'approvisionnement, soit, au contraire, un relâchement de la pression sur les compagnies maritimes. En réalité, sans doute un mix des deux.

540 000 boîtes sont bloqués par la faillite d'hanjin. La dernière faillite en avait concerné 200, bloqués des mois (6)... Et on imagine le déblocage, avec le paiement au cul du camion (du bateau, dans ce cas là), et pas en chèques.

En tout cas, certainement le chaos va régner, et se propager. Le prix des boites a triplé en une nuit.

On nous dit que les élites veulent contrôler ? On ne contrôle pas le pacte faustien. Les cercles satanistes qui nous gouvernent croient servir leur maitre, et qu'ils en auront récompense ? Ils n'ont pas compris le diable. Il prend mais ne redonne pas.

Comme dans la beauté du diable, l'or de Faust se change en sable.

La croissance dont on nous bassine n'existe pas. Depuis 2014, 520 000 emplois de serveurs ont été crées, nous dit on, aux USA. Et 13 000 emplois industriels supprimés. Si les 13 000 supprimés sont sûrs, les 520 000 crées sont sujet à caution.

Le vote dit "extrémiste" est une réponse cohérente à la faillite du système économique. Ce qui n'est pas cohérent, c'est le vote pour les "partis de gouvernements". Ou "de gauche". "We are living at a time when people are considering voting for extreme policies like Brexit, and extremist politicians like Trump, Le Pen, or various Austrian characters on the right.

This is a response to the failures of the globalised economy since 2008."

En réalité, l'échec de la globalisation est en cours depuis 40 ans. Mais l'effet de propagande a caché cela pendant tout ce temps.

Le système se rebelle contre lui-même, comme le prouve l'échec du TTIP. Pourquoi ? Parce qu'il n'a simplement plus de sens. Signer un traité de libre échange pendant que le commerce s'effondre ? Ils sont complétement cons ? ah oui, c'est pour quand il redémarrera...

Comme le TPP. Et si le commerce mondial fondait de 30, 40, 50 ou 80 % ??? Il a déjà pas mal fondu, visiblement, au moins pour la Chine, et comme la Chine, c'est la moitié de l'industrie...

Les partis dits "extrêmes", sont en réalités des partis réalistes. Les partis extrêmes sont ceux qui ne veulent rien infléchir dans ce qui est pratiqué actuellement.

Est il réaliste de vouloir imposer des réfugiés à des gens qui en ont déjà pris plein la gueule ???

Hollande veut être candidat. Et être élu comme Ali Bongo ? En bourrant les urnes ? Pour lui, ça risque d'être insuffisant. Il faudrait qu'il réserve l'élection aux seuls encartés socialistes, et même là, il risque d'être battu...

Signe des temps, Macron va relancer, "En Marche", jamais parti et déjà en panne (c'est la version 2016 du tracteur soviétique de Peppone), qui revendique 12 000 adhérents. C'est bizarre, parce qu'il parait qu'il en avait déjà 13 000 lors du lancement. En plus, c'est à Londres qu'il va chercher des sous ? Chez papa Rothschild ?

Le jeune qui plait aux vieux, mais pas aux autres, devrait se méfier. les vieux c'est fragile, et Porcinet a commencé à les zigouiller. + 7 % l'année dernière de mortalité (becoze, il a fait froid -en hiver-, il a fait chaud - en été- et il y a eu la grippe... Choses totalement inhabituelles d'habitude...).
Avec la canicule de cette année, c'est sûr, Porcinet extermine l'électorat potentiel de Macron.

Devant l'effondrement économique généralisé, et perceptible par tous, la "compétence", des "partis de gouvernements" a désormais volé en éclat. Un lecteur disait qu'il y a bien longtemps qu'on l'avait écrit.
La première fois que je l'ai entendu, c'était le 15 août 1971. De vieux paysans parlant mal le français, quasi illettrés, sales et dépenaillés, avaient très bien compris le système tel qu'il allait finir.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 09:06

Il n'est pas anodin de voir A. Merkel dire de faire des provisions d'eau, de nourriture et de médicaments. Pour deux semaines. Ce qui est encore optimiste, très optimiste.

P. Jorion, lui, n'y croit pas. Il dit simplement que les prudents survivront quelques jours de plus.
Pourtant, l'ami Jorion, ferait bien de consulter l'histoire. Ce qui permet de passer les grandes catastrophes, ce sont les jardins, les communautés fortifiées.

Le XIV°siècle a vu les paysans manger "les herbes", les herbes, c'est ce qui désignait le produit des jardins, et le jardin intensif peut être très productif, sans quoi, aucun d'entre nous ne serait ici.

A toutes les époques, d'ailleurs, le jardin est l'outil du pauvre, pour sa survie, avec un revenu insuffisant.

La population rurale ? Un mythe. La plupart de la population française, même au XVII° siècle, n'a qu'un lopin, très réduit, et un autre travail. Seule, la conjugaison des deux permet la survie.

Le mono-travailleur, n'existe que depuis 1945.

Personne ne se souvient désormais de la grande période de survie 1940-1948. Le triptyque de l'effondrement, c'est le circuit officiel d'approvisionnement, le jardin de survie, et le ravitaillement clandestin. Risqué. L'occupant allemand s'en fout et rigole, la gendarmerie, confisque, sans procès verbal, le maquis, lui, confisque et prend les noms. Rendez vous est pris à la libération. Même un enfant est dangereux. Les gendarmes envoient leurs enfants faire le guet.

La délinquance, elle risque de n'être qu'un épiphénomène. Toute tolérance disparait. En outre, la disparition des classiques canaux de distribution, entraine aussi la disparition de la drogue. Et puis, des gueux de plus en plus sans argent, ça ne fait plus un marché. Même pour voler le cuivre, ou n'importe quoi, il faut un débouché. S'il n'y en a plus. Il n'y a plus de vol. Le ferrailleur existera t'il toujours ? Pas évident.

Les camés se saouleront, comme tout le monde.

L'alcool, ça se fabrique n'importe où, avec n'importe quoi, et il est impossible de l'interdire. La prohibition aux USA l'a prouvé, et la prohibition, beaucoup plus longue dans les pays musulmans, ne l'a jamais empêché. Pour une bonne raison, c'est qu'il est difficile de consommer d'un coup toutes les denrées d'un jardin. Souvent elles pourrissent, mais distillées, elles se conservent.

L'Ecosse pro-européenne vit l'effondrement de sa production pétrolière, et de ses recettes fiscales, avec 120 000 emplois en moins. Ils ont les fabriques de whisky, ils pourront se bourrer la gueule.

Merkel n'est pas cohérente. Si elle s'attend à l'effondrement, pourquoi s'embarrasser de "migrants" ?

De toute façon, dans les sociétés traditionnelles, ce qui restent de gens intégrés dominent facilement ceux qui n'ont plus rien. Ils sont trop faibles physiquement. le noble se reconnait aisément. Il est plus grand d'une tête, plus fort, mieux nourri. Un pauvre, ça meurt très vite, et un migrant, dans ces conditions, ça n'arrive même plus à destination, sauf si elle est à quelques kilomètres.

Detroit, par exemple, n'est pas dans l'effondrement économique. Dans le VRAI effondrement, les zones reléguées remplies de cas sociaux, ça n'existe plus.

Même ces cas sociaux de Detroit bénéficient encore du système global.

Même la kalachnikov sera inadaptée. Elle consomme trop. Elle est dépendante de circuits de distribution...

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 14:27

Pour répondre à un lecteur sur la bataille d'Alep, les pertes annoncées par les russes, (3000 tués et 9000 blessés sur un total de 20 000 engagés) sont sans doute cohérente avec l'intensité de la bataille et du marmitage subi.
Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que c'est une partie au conflit qui donne les pertes, donc je préfère les minorer à 1000 tués et 3000 blessés, chiffres sans doute sous estimés, mais données par d'autres sources plus favorables aux rebelles.

On peut néanmoins souligner la faiblesse des effectifs engagés dans une bataille "cruciale", qui indique que les islamistes manquent quand même de monde. 10 000 ou même 20 000 hommes, c'est que dalle, même bien armés. Et même se battant comme des kamikazes. Les fanatiques, il y en a. Mais peu.

Après tout, on a connu ce genre de front. Dans les années 1940, c'était le front de l'est, où, après les grandes moissons d'hommes du début de la guerre, russes et allemands se battirent sans faire ni attendre aucun quartier.

On dit qu'à Stalingrad les dernières unités à se battre furent celle de feldgendarmerie, connues pour fusiller comme elles respiraient. Toujours à l'arrière, elles étaient mieux nourries et en meilleur état physique. Et n'avaient aucune pitié à attendre.

Mais les a priori les mieux implantés ne sont pas là. Connaissez vous plus raciste qu'un anti raciste ? Moi pas.

Ils vous disent, "l'Europe restera attractive, car il y aura 2 milliards d'africains, pour seulement 500 millions d'africains". Pensent ils que ce sont des sous hommes ? Incapables de bâtir des sociétés plus harmonieuses qu'elles ne sont ? Moi pas. Le principal problème des sociétés africaines a été paradoxalement le manque de population, qui fait qu'il est plus simple de la déplacer au gré des problèmes, plutôt que de faire des travaux d'infrastructures. Pour faire ces travaux, comme il y eu en Chine, en Inde ou en Europe, il faut une main d'oeuvre monstrueuse et l'impossibilité justement de la déplacer. Sur 2 milliards d'hommes, la migration ne peut être que marginale, c'est le premier point, ensuite, deuxième point, il faut que l'Europe reste attractive.

Là, on en arrive à la question énergétique. Déjà la majeure partie de la dite Europe ne semble pas attirer grand monde. Ce qui attire, c'est Suède, Allemagne, et marginalement, le reste.

Là aussi, on a du mal à penser neuf, sur la question énergétique. Même 600 millions d'hommes en âge de travailler, à 100 KWh par an, ça ne donne pas grand chose. Comme les ressources énergétiques ont désormais du mal à se dégager, et qu'elles devraient chuter sous peu (version pessimiste, vers 2020) soit, sous peu, (version optimiste, en 2050), on a du mal à imaginer le simple maintien de la population. Quand à une migration, il faudrait avoir de quoi bouffer en route aussi. Et apparemment, les dites routes sont dangereuses et meurtrières.

Il est absolument aberrant que les prévisionnistes et hommes politiques de tous bords soient dans l'incapacité d'anticiper l'avenir, ou comme disent les militaires de "varianter", les hypothèses. Ils sont bloqués, sans doute par effet de génération sur le mode "croissance", alors que la croissance, elle, n'est plus là. il y a des menteurs, et de plus gros menteurs.

Visiblement, le bordel régnant au Venezuela ne leur indique rien. Le pays regorge de pétrole, mais c'est un pétrole très cher. Inexploitable, sauf pour des quantités marginales.
A 200 $ le baril, soit 1.3 $ le litre, c'est plus compliqué de faire le plein. ET de maintenir le même train de vie.

Alors, on change. Le solaire a trois ans d'avance sur les prévisions, mais cela ne doit pas faire oublier l'essentiel. Les écroulements de civilisation ont souvent vécu des changements techniques forts. A la fin de l'empire romain, comme au XIV° siècle, le débouclage technique a été intense. La situation précédente avait bloqué sa diffusion, soit volontairement, comme dans le cas romain, soit involontairement (surpopulation relative) au XIV° siècle.

Au XVI°, Olivier de Serres publia un bouquin célèbre pour deux siècles. Mais il avait eu un avantage : toute la population de son domaine avait déguerpi pendant la guerre civile, il avait pu réorganiser comme il le souhaitait. Il faudra attendre 1830 pour que ces préconisations soient généralisées.

Les nobles du XVIII° ont voulu moderniser. Mais cela eu lieu dans un climat de défiance, de sabotage et de haine, pas étranger à ce qui donna la révolution.

Dans le Mexique de Porfirio Diaz, l'élément déclencheur de la révolution mexicaine fut la haine des "cientificos", qui bouleversaient tout.

Il ne suffit pas de disposer des instruments techniques pour modifier, il s'agit de pouvoir le faire. Quand on est bloqué, notamment par les lobbys, on laisse passer la bonne période.

La croissance dont on se gargarise actuellement est totalement artificielle.

Partout les chiffres sont biseautés, et ça commence à se savoir. La monnaie n'a plus de valeur.

La Chine couvre ses entreprises déficitaires de crédits. Elle ne restructure pas ou insuffisamment la sidérurgie ou le secteur charbonnier. Sans compter le reste. Ces usines arrêtées ou détruites après n'avoir même pas servi une année. Ces machines outils entassées et qui n'ont jamais servies, dans certains secteurs, c'est 90 % du total des machines... Elles ne serviront jamais d'ailleurs, rouillées sur place.

Bref, peu de responsables, encore moins de pisseurs de copies, qui posent les bonnes questions.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:20

... et dans les pays Baltes. SI anti russes aujourd'hui. Depuis leur indépendance des années 1920, les pays baltes avaient vu leur pib et niveau de vie diminuer de moitié.

Estonie, Lettonie et Lituanie étaient réputés pour leur viande de porc, qu'ils exportaient vers la Grande Bretagne. Enfin, quelquefois.

Parce que certaines années, les britanniques adeptes de Bacon, n'achetaient rien du tout aux baltes. Ou pas grand chose. Ou a prix tellement ridicule...

Le système soviétique était le plus autarcique possible. Les pays Baltes n'avaient pas d'arrière pays pour qu'ils puissent se développer.

Ils vivaient indépendants, mais dans une économie endormie, dans un marché intérieur de 2 millions d'habitants chacun, et "bénéficiaient" des "bienfaits" du libre échange...

Ce même schéma se produit en Bretagne. La demande chinoise fait augmenter les prix, et les éleveurs de porc s'en félicitent.

Il serait urgent, pour eux, d'acheter un cerveau, fut il lent. (vous avez vu ce jeu de mot ? Non ?)

On devient esclave d'un acheteur unique. Bien sûr, il faut d'abord appâter. Prix intéressants, prêts de modernisations et achat d'un minimum de 25 % de la production.
C'est un classique chinois.

Après, le producteur sera lentement étranglé, déposera le bilan, et le prêteur récupère la capacité de production. L'ancien producteur de porc travaillera comme salarié...

Ce même schéma économique apparaît aussi dans la crise pétrolière actuelle, et la lisse, un temps.

Le dépôt de bilan d'une firme pétrolière, n'entraine en rien la fin de sa production. Elle est simplement transféré à un repreneur, et l'impasse est faite sur l'endettement, qui représente les frais initiaux d'investissements surtout, les frais d'exploitations, eux, étant ridicules en comparaison.
Le seul hic, dans le pétrole, c'est qu'il n'y a plus de frais initiaux d'investissements, et, qu'à terme, la production baissera.

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 07:37

"Les soldes débutent après une saison catastrophique". C'est sûrement le résultat de la reprise Hollandaise.

Le seul marchand que j'ai trouvé content de la conjoncture, c'est le magasin qui vend des nippes d'occasion, dont les gens se débarrassent pour quelques sous.

Elle, elle croule sous le travail.

On veut réduire les soldes... tout en faisant un coin de déstockage permanent. Alors, soldes ou soldes permanentes ? Cela indique, avec la percée du magasin de nippes d'occase, que les prix sont simplement, trop hauts pour le niveau de vie.

Le coin de déstockage, ça risque de devenir le magasin, enfin, pour celui qui survivra.

Hollande veut interdire une manifestation ? C'est un geste de demeuré. Les manifestations sont là pour ritualiser les conflits.

Quand on s'attaque à la ritualisation des conflits, il ne reste que le conflit lui-même.

Toutes les émeutes qui ont emportés les diverses régimes n'auraient rien produit à d'autres époques. Elles sont décisives au moment où les termites ont totalement rongé l'édifice.

Que fera t'il si les manifestants sont quand même là ?

C'est une mesure de déclenchement de guerre civile, et là, une chose est sûre, c'est qu'il vient de se flinguer politiquement. Il vient de se tirer une balle dans la tête. Mais la modestie du cerveau fait qu'il n'a pas été atteint. On n'a pas FH comme président, mais Omer Simpson.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 22:15

“Mon salaire de 1,4 million d’euros, c’est pas énorme” . retrouvez la citation d'Audiard correspondante.

Celui qui répond le premier à droit à ma considération, et un diplôme en papier véritable.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 18:17

Il faut absolument être décervelé, de manière grave, visiblement, pour être chef d'entreprise. Enième demande de baisse de charges et d'impôts demandée, pour embauches prévues zéro,.

Ils "pensent", aussi, que le Brexit serait nuisible à l'économie. Enfin, penser, c'est vite dit. Comme disait Brel, "il pensait peu, elle pensait pas", peu très bien s'appliquer à eux.

En haut de l'échelle sociale, ils ne voient tout simplement plus ce qui cloche. Et il y a un paquet de choses.
Aux USA, le système politique "incoulable", du parti "hunnique" (partout où il passe, l'herbe ne repousse plus), à deux têtes, prend l'eau. Ils n'avaient rien trouver de plus inoxydable. EN fait, ils reprenaient un système québécois, que les britanniques avaient mis en place. Les bleus contre les rouges, où, pendant qu'ils se disputaient, ils faisaient pas chier ne s'occupaient pas des vrais problèmes.

Mais comme ce système, un jour, ça finit par s'épuiser. On veut faire une candidature anti-trump dissidente ? Elle fera 1 % des voix. Et il y a de fortes chances qu'il y ait, côté démocrate, une candidature dissidente, aussi, pendant que les gangs s'explosent la gueule à Chicago. C'est ce que veulent milliardaires et chefs d'entreprises ?

Parait il qu'ils se réfugient en Californie, qui ne manquera, paraît il, jamais d'eau.

La seule lueur d'intelligence chez les chefs d'entreprises, c'est que visiblement, ils n'ont rien à foutre de la connerie de la loi travail. C'est déjà facile et peu coûteux de virer quelqu'un. Et ils voient l'inconvénient de la loi travail.
Chaque entreprise ayant son code du travail, devra avoir son équipe de juriste pour le gérer.

50 types à la prod. 50 types au juridique. C'est trop bien l'américanisation. En fin de compte, on arrivera à la situation américaine sur les homicides.

La différence du nombre de meurtres entre les USA et l'Europe, ce sont :

- 1) les gangs ethniques (ça fait autant de racailles en moins, c'est tout bénéf),

- 2) les relations de travail. En plus de traîner leurs employeurs au tribunal, souvent les salariés s'entraînent au tir à l'arme automatique sur lui.

Comme ça, grâce aux baisses de charges et d'impôts, on peut se payer la société d'insécurité. Pardon, de sécurité minimum.

Le gouvernement, bien entendu, ne manquera pas de céder sans aucune manifestation, aux dites demandes. En attendant la prochaine.

Bon, faut que je passe au supermarché. Je vais me payer une machette (pour le jardin), et un pic à glace (pour le congélateur). Certains m'ont dit que ça pouvait avoir d'autres usages. Mais je vois pas quoi.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 16:29

Pierre Jovanovic a parlé des économistes actuels qui ne font que les perroquets de ce qu'ils ont appris dans les années 1970 et 11980. (comme il n'est pas possible de mettre de liens, on fera sans).
En réalité, je me souviens très bien de mes cours. Les profs d'éco aimaient, adoraient positivement, se contredire. Souvent, ils se détestaient, mais on y apprenait le sens critique.

Là, on apprend la bible, le coran, le talmud de l'économie néo-libérale, et il ne faut pas en changer une virgule.

Personne, dans les années 1970, comme le prouve le cas d'école Kangaré, n'aurait imaginé un pays pétrolier assez fou pour liquider son agriculture.

C'est pourtant, ce qui est arrivé. Et pour tous les pays disposant de matières premières. L'agriculture ? Pffft. Dommage, parce que quand le supermarché collapse, comme au Venezuela aujourd'hui, et aux USA demain, le type ou la nana se contentant d'allonger le bras et s'en vantant pour attraper la nourriture, il est et sera dans la merde noire.

LA classe politique et économique, donc, a été assez bête, folle, stupide, corrompue, pour renoncer au leg de la première et seconde guerre mondiale : le maximum d'indépendance alimentaire possible. Si on empêche les grands vapeurs de passe, vous mourrez de faim (Kipling).

En plus, il n'est même pas assez futé ou argenté pour faire des réserves... Le soviétique, lui, pouvait tenir des années sur ses réserves.

Toute une génération ne saura même pas semer une pousse de haricot. je ne vous parle même pas de la cueillir.

Un lecteur a réagi de même, sur la gare de wagon de fret abandonnée, en disant que c'était la même qu'aux USA. Totalement faux. Les USA sont les USA, la France, la France, c'est notablement différent, en terme de taille et de ressources.

La taille est plus petite, et comme je l'ai souvent dit, seul le charbon a pu rendre le fret ferroviaire rentable, à toutes les époques que ce soit.

C'est pour cela que la Grande Bretagne l'a crée, et c'est pour cela que la première ligne de chemin de fer français, ça a été Saint-Etienne/ Andrézieux.

Le fret US existait, c'était le charbon, le fer, les produits chimiques, l'acier, en bref, le pondéreux. En France, 20 fois plus petite, ce n'est pas la même donne. ça n'indique pas une crise aussi grave qu'aux USA.

En plus, en terme de structuration d'espace, le chemin de fer est indispensable aux USA. C'est moins criant en France. Ce n'est pas pour rien que le grand effort du chemin de fer a été accompli pendant et après la guerre civile. Cela servait à donner un corset d'acier à la nation. ça risque de devenir mou et flasque.

Les USaméricains du XIX° siècle, avaient construit le canal de l'Ohio et de l'Erié, qui avaient fait de New York, le plus grand port du Mississipi, en multipliant par 10 son trafic. Aujourd'hui, ces canaux sont à l'abandon.

Dans les années 1970, on parlait encore d'économie réelle. De volumes de production. Pas de chiffre de croissance à la con, et d'indice de moral des entrepreneurs (ça va bien, tu as pris ton lolo ???) à la mords moi le noeud.

Quand, par hasard, on les prend, on les compare à celui de la veille. Après un bel effondrement, de - 30 %, on peut parler de croissance, à + 0.00007 %. On évite soigneusement le long terme.
Et de parler, par exemple, de la chute de production industrielle en France (2008-2015) à - 10 %.

Autre chose marrante, on dit que Trump a mis les pieds dans le magasin de porcelaine et l'a pulvérisé, sur la dette.

Bon, je vais rappeler quelques historique. La dette US, c'était 200 milliards en 1968, 1000 au début de la présidence Reagan, 19 000 aujourd'hui, (sans compter celle privé), et les républicains se disent allergiques à la dette.

Pourtant, depuis 1968, les républicains ont été au pouvoir la plupart du temps. Pour faire revenir à 200 milliards, c'est simple, il suffit de diviser la monnaie par 100, ce qui renverra à sa valeur de 1913, quand il n'y avait pas de banque centrale.

L'effondrement de la globalisation, n'importe quel économiste formé dans les années 1970 et disposant de santé mentale, et n'étant pas corrompu, peut vous la raconter.

Effondrement du BDI (Baltic Dry index),

Effondrement du trafic du canal de Suez (Panama, c'est moins net),

Effondrement des bénéfices ou accroissement des pertes des sociétés de transports, fluviales, aériennes, maritimes ou terrestres.
Si certaines restent bénéficiaires, la capacité d'autofinancement est tombé à zéro. Voir le Cas Maersk, mais aussi les chemins de fer de "l'Oracle d'Omaha", guère miraculeux, sur ce coup là. Maersk n'est même plus capable de remplacer sa flotte. 200 millions de benef sur le trimestre, pour un endettement de combien ?

Sans compter, là aussi, la trésorerie flambée en distributions de dividendes et rachats d'actions... Une belle confiture aux cochons.

Un économiste des années 1970 dirait qu'une entreprise ne doit pas distribuer sa substance à travers des dividendes qui la mette en péril.

faut il expliquer comment cela va se finir ???

Voir aussi les cimetières de camions, de bateaux, d'avions.
Quand, par hasard, certaines firmes se portent bien, comme les avionneurs, c'est parce que l'ensemble de la flotte est déclassée, trop gourmande en Kérosène. Mais on peut se poser des questions sur la santé mentale des société de prêt bail. Mais, c'est vrai qu'ils doivent disposer des bénéfices du quantitative easing...

Ce n'est plus de l'économie, c'est du pillage à court terme. Et au contraire de l'URSS, il n'y a pas l'excuse de l'état effondré.

Comment va finir Hollande ? A sa place, je me poserais la question. Mais cela n'engage que moi.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 00:42

Atlantoc (dans le nord), n'a même pas eu besoin, comme Atlanta, du passage du général Sherman ou d'un quelconque jihadiste pour être détruite de fond en comble.

65 % des recettes fiscales sont perdues et 28 % des fonctionnaires ont été viré. 1000 fonctionnaires sont mis à pied le 8 avril, le temps que l'argent rentre.

Le maire de la ville a appelé l'état au secours, mais celui-ci demande la mise sous tutelle, qualifiée de "dictature fasciste", par le maire. Réduction à Hitler, là aussi.
Il reste que la chute des recettes, laisse voir l'état réel de l'économie locale. Insignifiant. Pendant ce temps, les grandes entreprises, par les traités transnationaux, veulent voir sauvegarder leurs investissements financiers, mais visiblement, ils se trompent d'époque.
Il est clair que le bal va s'arrêter et les carrosses redevenir citrouilles.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 16:18

Encore un article intéressant de gail Tverberg sur les limites de la globalisation.

Il est clair que depuis 2008, la part des biens importés aux USA est en recul. Marqué dans la première phase de crise, rebondissant, mais de nouveau orienté à la baisse.
Mais d'autres partis du graphique, peuvent faire l'objet de réflexions. La montée, pendant la décennie 1990, de 10 à 14 %, et dont se gargarisait l'imbécile de la maison blanche "our economy is very well", n'était que la montée du déficit extérieur, de 50 milliards de $ à 500, et le passage de 14 à 18 %, le passage d'un déficit de 500 à 800 milliards de $, dont le nouvel imbécile résident à la maison blanche, disait "Our economy is strong".
Strong ? Very Well ? On n'a visiblement pas les mêmes conceptions de l'économie, et les sauvages prêtaient une valeur, à ce qui n'est qu'un torche cul : le dollar US.

Après, la tendance à l'augmentation des importations stagne, parce que visiblement, on a atteint une limite intrinsèque, et, du côté énergie, les limités sont aussi atteinte. Le jour où la consommation américaine de carburant baissera au delà de ce qu'elle a déjà baissé, cela voudra dire que l'économie US s'effondre.

Le "gras", a été éliminé, maintenant, la dépression de la demande, l'accumulation des capacités de production dans les pays du 1/3 monde en général; en Chine en particulier, montre ses limites. Désormais, ce qui guette, c'est l'effondrement.Il est même en cours.

54 jet étaient entassés à saint simmons island (géorgie). Les propriétaires se demandaient comment barrer la route à Trump. C'est bien connu, à la maison blanche, il faut un imbécile, pas quelqu'un qui réfléchisse.

Pour barrer la route à Trump, je ne vois qu'une issue : que les dit milliardaires commettent un suicide collectif.

Le BDI (baltic dry index), signe excellent du niveau de la mondialisation, est dans les chaussettes. Un container coûte 200 $ à expédier, son prix de revient est entre 1300 et 1400.

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