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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 16:02
"Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a de nouveau appelé lundi les banques commerciales à alimenter en crédit l'économie de la zone euro ", preuve, s'il en est qu'elle ne le font pas.
Les particuliers sont victimes de la politique menée depuis 1970, celle qui en France a supprimé la norme qui était le CDI, pour le CDD et l'intérim, de la montée de la précarité et de la compression des salaires.
Car, qu'est ce qui fait les prêts ? Ce sont les revenus et les revenus FIABLES.
Les revenus sont en baisse et ils sont de moins en moins fiables.
Donc, on assiste à une montée en puissance de la purge de l'endettement.
Qu'est ce qui endette le plus les ménages ? C'est l'investissement, essentiellement :
A) l'immobilier,
B) la bagnole.
Bien sûr existe des phénomènes de prêts de cavaleries aux plus pauvres, mais s'ils sont abjects, ils ne sont pas significatif au niveau global.
De plus, c'est le rythme de vie qui incite à l'endettement : on s'endette relativement jeune pour la construction ou l'achat de logement, et cette charge décroit ensuite.
Il est hors du sens commun de penser que les ménages vont faire joujou à changer de logements sans fin. Il n'y a plus que dans les grandes métropoles (essentiellement RP) où existe encore l'achat de petit, puis du plus grand, puis du pavillon.
Ailleurs, il y a belle lurette que ça n'existe plus. L'appartement, selon Friggit; c'est synonyme de paupérisme.
La structure d'âge aussi fait que l'endettement se fait moins.
Reste que le désendettement, les économies, ont cependant certainement sauvé le bâtiment d'une crise BEAUCOUP PLUS grave.
En effet, il existe des dépenses d'investisements budgétés avec de l'épargne. ça tombe bien, les prix des artisans sont à la baisse.
Pour les entreprises, la problématique n'est pas réellement différente, c'est l'investissement qui se fait à crédit.
Comme on est plutôt en phase de désinvestissement, le crédit, non seulement ne se fait plus, mais se purge de la pire des manières : la banqueroute.
Le "crédit crunch" semble ne pas être encore là en France, mais il y a une donne incontestable : c'est le piétinement de l'encours de crédit depuis novembre, tant pour les particuliers, que pour les entreprises.

Les fondations, pour les prêts, c'est le marché de l'emploi, la stabilité, les garanties. Comme on débauche à tous va, qu'on précarise, à tous va, qu'on veut virer des fonctionnaires, reculer l'âge de la retraite et les baisser, on va tout naturellement vers une glaciation de kondratieff. Les positions de Trichet sont irréalistes, lui qui se gargarise du réalisme qu'il prêche aux salariés.
On ne tond pas un oeuf, monsieur Trichet l'inutile./

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:16
Voilà une excellente occasion de faire connaitre un site, c'est crisedusiecle.fr.
Il donne des chiffres à la manière ancienne, c'est à dire pas des chiffres manipulables, interprétables et jetables, mais des chiffres avec une mémoire.
Les évolutions brutes donnent une toute autre impression que les jacasseries des journaleux du JT.
L'effondrement de la production est pire qu'en 1993, aux USA pire qu'en 2001, crise qui furent pourtant longues, profondes et qui laissérent de profondes cicatrices.
Quand à certaines courbes, ou plutôt descente aux enfers, elles montrent l'inanité des positions du G8 anti protectionnistes, l'apologie du libre-échange : on est tout simplement sorti de cette période.
La machine économique s'arrête et se grippe comme en 1787, comme en 1916.
L'effondrement de cette machine, N'EST PAS NEGOCIABLE, ni cachable, ni escamotable.
Les voeux pieux de reprises n'y changeront absolument rien.

Il y a quelques temps, je prédisais une baisse de 90 % des prix de l'immobilier.
Pour les 90 %, le plafond est crevé pour l'IS (impôt sur les sociétés), puisqu'on est à - 111 %, les déficits étant imputables, en avant (pour le futur), mais aussi, EN ARRIERE.
L'état décaisse plus au titre de l'IS qu'il n'encaisse.
On est donc, clairement dans la situation d'effondrement économique.
20 % de la population était dans les difficultés.
Viennent d'y rentrer ceux qui perdent leur emploi, ceux qui ont consommé leur épargne.
Pour 80 % de la population, les choses dures viennent de commencer.
Pour les 20 % les plus aisés, le matelas d'épargne tiendra quelques temps. Mais le train de vie de certains est aussi beaucoup plus important.
Et il est difficile de le réduire rapidement.

Donc, à consulter sans modération : www.crisedusiecle.fr
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 19:34
Les vertes pousses annoncées se révèlent en réalité grillé, jusuq'à la moëlle.
- Le déficit commercial US se rétracte en mai à 26 milliards, le plus bas niveau depuis 10 ans,
- un deuxième plan de relance y est à l'étude, manière polie de dire que le premier a été un échec absolu : "
La situation économique est pire que la prévision sur laquelle était basé le plan de relance. Nous avons déjà probablement perdu 2,5 millions d'emplois de plus que ce qui était prévu   ".
la Même trame que 1929 est visible : les aides aux banques, les renflouements ne résolvent pas le noeud du problème, les ménages sont raides comme des passe-lacets.
Il faudra les renflouer.
Il faudra renflouer les états.
Il faudra renflouer les collectivités locales.
En france, même topo, le déficit extérieur recule, de 3.5 milliards en avril à 2.2 en mai.
En matière extérieur, on finit par s'aligner aussi sur le niveau de vie des ménages.
Pire, cela confirme mon appréciation sur le "rebond" de la production industrielle : un simple effet de restockage.
Bien entendu aussi, le rêve passe chez les fous : pour l'AIE (agence internationale de l'énergie, l'année prochaine, il y aura rebond de la consommation chez les pays émergents.
Gageons que si la demande des pays de l'OCDE continue à se rétracter gravement, le rebond n'existera que dans leur tête.
En plus, l'année prochaine, l'AIE aura sans doute avoué que le peak oil est passé...
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 19:10
Que faut il bien donc faire, pour que la population nous envoie à l'échafaud ? Est on en train de se poser comme question dans certains cercles.
Ambrose Evans-Pritchard dit que la crise "grignote" la légitimité des élites chez les trois membres de la triade (USA, Japon, Europe).
Lors de la précédente récession, début 1990, les américains sortaient les M16.
Aujourd'hui, changement de taille, ils sont passés à l'AK 47 comme arme favorite.
La durée de travail est tombée à 33 heures aux USA.
Il faut bien en convenir, c'est la faute aux 35 heures en France : c'est beaucoup trop comme durée de travail.
Le chômage partiel fait aussi des ravages, les heures non payés, les congés non payés, les intérims qui décroissent d'une manière vertigineuse.
Les shériffs du Michigan n'expulsent plus : il y a trop de gens à expulser, ça ne sert à rien (qu'en faire ?) et cela va à l'encontre de leurs convictions religieuses.
Cerise sur le gâteau, avec le nombre d'AK 47 en circulation, il vaut mieux rester prudent.
S'il faut prendre d'assaut chaque maison...
Les pouvoirs politiques se décomposent, et les financiers sont insatiables.
Pour rajouter du pétrole sur la nitoglycérine, G. Brown veut geler les salaires des fonctionnaires.   De l'Irlande, à la Lettonie, en passant par la Californie, et maintenant par la Grande Bretagne (Grand Bête ?), il faut voir se diffuser la bêtise crasse et la crétinerie.
Il n'ont même pas l'intelligence de se rappeler que pour qu'un système tienne, il faut, au moins, toujours des cosaques sur qui compter.
Dans le registre, identique, on peut joindre not'merveilleux premier ministre et ses projets, tout aussi intelligents de "réforme" des retraites.
"
If bankers know what is good for them, they will take a teacher's salary for a few years until the storm passes. If they proceed with the bonuses now on the table, even as taxpayers pay for the errors of their caste, they must expect a ferocious backlash  " 
Nous pouvons donc laisser à Francis Blanche - Boris Vassilief (les barbouzes), le mot de la fin : "On le tue tout de suite, ou on boit café d'abord ?"
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 15:45
Dernières nouvelles des USA. Il parait que les armureries sont vides. De vrais magasins de l'Europe communiste.
"
Baisses des salaires, licenciements des fonctionnaires, réduction des services publics et d’aides sociales…  "
Les états fédérés souffrent de l'effondrement de leurs recettes et de l'explosion de leurs dépenses.
Or, ce sont les états qui assurent, finalement, la plupart des fonctions qui chez nous, relévent de l'état central.
La bureaucratie de Washington, en fin de compte, ne gère que le budget militaire, qui n'est pas loin d'engloutir 50 % des dépenses, que ce soit les dépenses directes, mais surtout indirectes : pensions, soins, bourses, subventions à la recherche, très liée au complexe militaro-industriel.
Bien sûr, l'état fédéral assure une partie des dépenses, mais améne surtout les états fédérés à compléter, plus ou moins largement selon l'idéologie de l'endroit, les orientations fédérales.
Les états fédérés n'ont pas la faculté de l'état central de créer monnaie. Enfin, N'AVAIT pas.
Mais on agite une mesure révolutionnaire, au sens littéral du terme, en Californie.
C'est la cessation de paiement, ou payer en IOU (reconnaissances de dettes).
Il s'agit, finalement, de reprendre le droit de frapper monnaie au niveau local, chose déjà connu aux USA, pendant la période coloniale, et même après.
C'est la tentative de remise au pas des colonies qui, selon B. Franklin et Jefferson aurait déclenché la révolution américaine.
Loin d'être idyllique, celle-ci fut une vraie guerre civile, et la population partagée en 3 (un tiers neutre, un tiers indépendantiste, un tiers loyaliste), avec, là aussi, un système des dépouilles qui fut appliqué pendant et après la guerre.
La guerre civile de 1861-1865, avait aussi une composante financière : les grandes plantations cotonnières, très riches mais très endettées, entendaient échapper aux manieurs d'argent de Wall street.

Les craquements de la crise ne se font pas qu'entendre en Islande, en Irlande ou en Lettonie.
Le Honduras, vit, avec 30 ans de retard, la révolution sandiniste que connut le Nicaragua voisin. Une tentative de coup d'état malhabile et déplacée, s'est soldée hier par l'interdiction d'atterrir du président légal sur l'aéroport de Tegucigalpa, la foule qui l'attendait, a envahi le terrain et les "forces de l'ordre" (en réalité, les fauteurs de troubles), ont tués.
La Chine, craque, elle, comme l'URSS en 1982, par les émeutes en Asie centrale. Ni les prétextes invoqués par les chinois, ni les pantalonades-droit-de-l'homme-démocratie que ne manqueront pas d'invoquer les occidentaux crétinisés, ne sont d'actualités.
Rappelons que les émeutes de 1982 au kazakhstan avaient fait plusieurs centaines de morts, aux cris de : "Morts aux capitalistes"...
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 15:14
ça y est, ils l'ont fait. La suppression pure et simple du salariat.
Fini les "contraintes" (lire : les coûts), du salariat, on crée un statut bidon, qui transforme le salarié précarisé, en torche-cul jetable.
Formule hyper simplifiée : Chiffre d'affaire et 23 % de taxe. Simple, non ?
Seulement, pas de congés payés, pas de protection sociale si...
Enfin, le jeté aura toujours droit à une prise en charge directe de l'état, à travers tous les minimum : RMI, minimum retraite, CMU...
Effet pervers total, le patronat est donc complétement débarrassé de ses responsabilités vis-à-vis de la main d'oeuvre, recul de responsabilité dont on avait vu les effets exponentiels lors de la crise de 1993.
Effets pervers aussi, dans beaucoup de domaines. Citons le bâtiment et sa garantie décennale. Qu'arrivera t'il si le travail est fait par un auto-entrepreneur non assuré et insolvable ? De bonnes perspectives en vérité pour les embrouilles et les familles ruinées par les malfaçons.
les artisans du bâtiment (coucou jérôme) peuvent indiquer le coût d'une décennal, c'est assez corsé.
Donc, création d'une nouvelle catégorie de futurs pauvres, à la charge de l'état dès que le moindre trou d'air se fera jour.
Quand on voit qu'une journée travaillée (après un certain seuil) donne droit à une journée d'indemnisation chômage, on voit donc la TRES grosse ficelle utilisée pour "réduire le coût du travail".

Bien entendu, dans les cas de retournements de conjonctures, les personnes sous se statut sombreront vite dans la misère du jour au lendemain (s'ils n'y sont pas déjà).
Conçu dans l'optique d'une croissance forte et éternelle néolibérale, ce statut a été lancé à contrecourant et en dépit du bon sens.
Il ne résoudra rien et contribuera à accroitre la crise. 1780, ça c'est moderne, coco...
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 15:31
Le BOA est dans la M...ouise.
Le comité olympique britannique accuse en effet de lourdes pertes et pourrait être en faillite en 2012.
Selon la vulgate libérale, pour les JO, il devait trouver de l'argent dans la sphère privée. La dite sphère a, visiblement, beaucoup d'autres chats à fouetter, en ce moment.
En France, on délire sur une floppée de nouveaux stades.
"Investissement", inutile entre tous, il ne produit rien et ne sont, comme leurs confréres romains, que l'emblème de la décadence des sociétés.
Pour St-Etienne et Strasbourg, c'est déjà "niet".
Bien entendu, les groupes privés chargés de la reconstruction ne veulent s'avancer qu'avec la garantie des finances publiques, notamment locales, et même les intoxiqués du ballon rond voient l'embrouille : c'est pour mieux te plumer, mon enfant.
Quand à la situation financière de certaines collectivités locales, elles seraient durement atteinte par ces garanties.
Bien entendu, même les groupes privés pressentis ou intéressés voient les limites de la manoeuvre : et si la fréquentation n'était pas au rendez-vous ?
De même, que penser d'une activité économique, le football, qui est incapable de financer ses propres installations, malgré ou  à cause de salaires délirants des sportifs ?

En ces temps de paupérisation, on peut penser que la dépense est de trop : trop importante, la fréquentation d'une population désargentée ne suivra pas, et surtout, l'augmentation des prix, trop importante aussi, éloignera les clients des stades. 
Si on veut investir quelques milliards; on peut tout à fait le faire dans des investissements UTILES et non pas FUTILES...
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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 14:08
Un nouvel article de Tropical bear.
C'est, finalement assez marrant de voir que les grandes théories libérales "neuves", reviennent, finalement à des pratiques qui existaient, au moins déjà au XVI° siècles (les archives l'attestent) et sans doute bien au delà.
Les monnaies étaient souvent des commodités et souvent des monnaies de compte.
Pour les 9000 milliards de $, la responsable de la FED m'a impressionné.
Visiblement, elle ne VOULAIT pas répondre.
Si effectivement, c'était des garanties, et une explication aussi simple que celle fournit par L. Abadie, il n'y avait pas de quoi faire un fromage.
Visiblement, la "vérité est ailleurs".
Quand à dire, et à dévaluer, les "complotistes", il est de notoriété publique que le monde financier est un monde cloisonné, un petit cercle intime.
Bien entendu, contrairement à ce que l'on voit pour les salariés, par besoin d'organisations de masse.
L'informalité y règne, là aussi, depuis qu'on a pu le constater par les archives.
Les banquiers lombards, vénitiens, hollandais, anglais, maitenant goldmannsachiens , n'étaient et ne sont pas très nombreux, ils se connaissaient/ connaissent tous.
" ce qu'on obtient dans une économie où un état omniprésent et fortement interventionniste se mêle de ce qui ne le regarde pas, via les politiques keynésiennes qui ont mené au désastre actuel".

d'après la propagande, l'état était en recul et n'intervenait que très peu aux USA. Nous aurait on menti ?
Il intervient, non pour la population en général, mais pour des intérêts particuliers, et le gouvernement fédéral n'est que l'agence de Goldman Sachs, dont la coutume veut qu'un ex-CEO soit au budget.
D'une manière générale, l'administration centrale est truffée d'ex goldman sachs.
" Une monnaie imprimée exclusivement par l'état, basée sur un étalon que les élus ne pourraient pas gonfler ou manipuler pour satisfaire leurs besoins électoraux de fuite en avant dans le crédit"
.
Bizarre. Donc, l'état, omnipotent selon L. Abadie, doit reprendre la création monétaire. Ce n'est guère en cohérence avec ce qui est dit avant, et pendant : "un étalon"...
Il y a dénonciation de la porosité entre milieux d'affaires et état.
Comme si, les importants n'avaient pas TOUJOURS eu accès aux finances publiques.
La rupture de donne du XVIII° siècle, c'est l'accès de L'ENSEMBLE de la population aux dites finances publiques. Rupture que la bourgeoisie voudrait bien refermer.
L'argent, c'est pas pour les pauvres, la preuve, ils n'en ont pas.
Dernier point ; le "système bancaire vraiment privé et sans liens avec l'état, mais n'ayant aucune possibilité de création monétaire
(ce qui rendrait l'existence de la FED et des réserves fractionnaires inutile).

Dans un tel système, les banques ne pourraient pas prêter à un tiers l'argent des déposants, sauf accord explicite de leur part (dans ce dernier cas, l'argent prêté serait explicitement débité du compte du déposant, et ne serait plus disponible jusqu'à ce que l'emprunteur l'ait remboursé)."

Ce point là, c'est le retour du notaire. Comme je l'avais indiqué dans un article précédent, les successions, hors les successions sans actifs des indigents, étaient toutes aux temps passés, un invraisemblable bric-à-brac de créances, de dettes, jamais remboursées et toujours en expansion, pour une bonne raison ; il faut vendre.

C'est aussi, ce qui est constaté, à l'heure actuelle, dans le tiers monde. Peu de gens sont à l'écart de l'économie monétaire, mais les liquidités manquent franchement pour la masse des gens.

L'article dénote donc une vision particulièrement bourgeoise de la vie. Les progrès du XX° siècle avait été accomplis, parce que, justement, la monétisation touchait de plus en plus la population, jusqu'aux couches les plus modestes.

Là, on préconise un furieux retour en arrière, celui de l'usurier, stade déjà atteint par les crédits  "renouvelables" ou "personnalisés", qui ne sont pas loin de l'esclavage pour dettes.

Les réserves fractionnaires sous la forme que nous connaissons existent depuis 1694 et la création de la BOE (banque of England), la banque centrale anglaise.

L. Abadie, désire donc, comme la bonne bourgeoisie, la "bonne politique", mythique et qui n'a jamais existé.

Pour reprendre ce que disait P. Jorion, il existe une autre manière de faire : la création monétaire étatique et la subvention directe pour les investissements.

C'est ce qui existait en URSS, mais, on a vu que ce système n'était pas non plus, parfait.

En réalité, la perfection et la durabilité n'existent que dans l'esprit des hommes. Les sociétés explosant à intervalles réguliers sous l'effet de l'accumulation de leurs contradictions internes, il y a fort à parier que ce soit cet état de fait qui soit la constante.


Le "modèle chinois" qu'on nous vante actuellement est peut être et sans doute celui qui accumule le plus les tendances explosives.

Le "bon vieux temps", n'existe que dans les mythes, mais comme disait un historien "c'est TOUJOURS allé mal..."

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 19:21
On feint de croire que la situation actuelle est "hors-norme", en réalité, c'est la situation précédente qui l'était.
Entre les déséquilibres commerciaux américains, anglais, espagnols et plus légérement français pour les importations et les déséquilibres commerciaux chinois, allemands, japonais...et autres pour les exportations, on peut voir leur caractère totalement intenables à long terme.
La situation n'est pas inextricable, loin de là, mais sa régularisation implique le renoncement et la fin de l'imperiuum américain et plus largement, anglo.
Fini donc la "seule hyper puissance", place au retour du concert des nations, à une échelle plus élargie qu'en 1914.
Les USA ne voyaient que deux sortes de personnes sur terre, en dehors d'eux mêmes : les adversaires et les vassaux.
D"autant que la relance Obama ne fonctionne pas. En effet, les efforts du gouvernement fédéraux sont annulés par "les économies" faites au niveau des états, des collectivités locales, et des réductions de salaires.
Le rebond observé et clamé n'est en fait qu'un phénomène comptable connu : la variation de stock, doublé de la saison de production.
On sait, que les 6 mois centrés sur l'été, en gros de mai à octobre, sont une bonne période industrielle. Si on donne une base 100 pour les mois de basse activité, on passe à 125, pour les mois plus dynamiques.
La Californie est emblêmatique : on veut réduire les salaires, mais sans jamais poser la question de la banqueroute et du jubilé de la dette. Le salarié est fait pour être entubé, le rentier est sacré.
Or, en ce qui concerne les USA, d'après la cour suprême, le droit à la banqueroute est général, c'est à dire qu'il concerne même le gouvernement fédéral.
Si on trouve "normal" de sabrer les service sociaux de 4 ou de 6 milliards, il est ENCORE PLUS justifié de prendre aux créanciers, 60 et quelques milliards.
Là aussi, il est nécessaire de revenir à la normale (l'euthanasie du rentier), AVANT que le cataclysme économique devienne débâcle.
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 11:57
Vous comprenez, la vie est rude,surtout quand on n'a pas de quoi subvenir à ses besoins, comme la CIA, la NED ou le pentagone, il faut bien faire quelque chose.
Ce quelque chose, ça s'appelle le trafic de drogue.
Car ce n'est pas la première fois qu'il existe du trafic de drogue, dans l'histoire de l'humanité. Mais les réseaux avaient toujours été demantelés, même avec une police fruste et des moyens inexistants.
Seulement, là, le trafic est appuyé sur un appareil d'état.
Le but du jeu de l'offensive américaine en Afghanistan ? Le contrôle de la drogue. C'est juteux. Surtout en temps de catastrophe économique et de restrictions budgétaires, on ne tolère plus la concurrence.
D'ailleurs, le précédent célébre de la guerre de l'opium, fournit la trame. Au début du 19° siècle, la Grande Bretagne a été notoirement ébranlée par les guerres de la révolution et de l'empire.
La caisse de résonnance de la révolution française y sera longtemps entendu, notamment à Peterloo.
Aussi, devant l'importance de la dette nationale britannique, l'absence de monnaie, tout le numéraire ayant fuit, on décida de faire payer la Chine, considérablement bien burnée en métaux précieux.
On lui vendit donc, de l'opium
De marginal, le commerce devient prépondérant, et en fin de 20° siècle, s'inverse : il ne concerne plus seulement l'extrème orient, mais l'occident devient la principale cible commerciale.
La libre circulation des capitaux devient aussi une revendication : pas de trafic si on ne peut transférer des capitaux.

Les bases de l'économie de la fin du XX° siècle était des pourris, faites pour des crapules et pour le pouvoir. D'ailleurs, la proposition de Schwarzy de légaliser le trafic de cannabis (avec de coquettes rentrées fiscales), est tout à fait, du même tonneau...
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