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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 19:55
Louis XIII aimait respecter les formes de gouvernement.
Même quand il s'agissait d'envoyer ad-patres et de manière expéditive son premier ministre, il y donna toute son attention.
Il faut dire que le siècle précédent, le 16° avait été vigoureux en la matière.
La liste des grands, exécutés par ordre du roi, avait été longue, et un des plus célèbres avait été le Duc de Guise, en 1588.
Pourtant, pour l'époque, c'était on ne peut plus légal. Quand un sujet, trop puissant, ne pouvait être jugé sous les formes ordinaires de justice, le jugement était rendu par le roi en son conseil.
Après, ce n'était que question d'exécution.
Aussi, Louis XIII, en 1617, consulta, dit on, les survivants du conseil de 1588.
Vitry attendit Concini, fit mine de l'arrêter et devant sa résistance, le "couillon" (le mot est d'époque, le surnom avait été donné par Henri IV), reçut quelques balles de pistolets.
On n'arrête jamais le progrès, Le Duc de Guise avait été dagué.
Mais, à l'époque, sur le cadavre, on retrouva de quoi renflouer les finances. Il portait en effet plusieurs dizaines de millions de livres de papier.
C'était pour l'époque, considérable, comparé au numéraire en circulation dans le royaume.
Mais le papier commercial, lui même, n'était pas une nouveauté. Pour l'époque, ce papier, qui se soldait, ou pas, aux grandes foires, à certaines fêtes, en tout cas à des échéances précises, représentait pour les régions les moins dynamiques, au moins 10 fois les liquidités existantes.
La liquidité, c'était affaire de gens riches et de soldats.
"Pas de pécunes, pas de suisses", disait on.
Bien sûr, ils arrivaient qu'ils fassent crédit eux aussi, en échange d'un bon pillage.
Mais, globalement, dans cette période, l'économie fonctionnait pratiquement sans liquidités.
Pourtant, dans l'imaginaire public, la monnaie de cette époque, c'était la monnaie d'or, ou d'argent.
En réalité, le menu peuple ne voyait guère que le cuivre, les grandes foires étaient lieux de compensation, et les soldes non réglés étaient appurés par la création de nouveaux effets à 10 %.
Cela, bien entendu, dans des économies largement pré-capitalistes.
Aujourd'hui, ceux qui vivent l'activité économiques savent aussi que pour sortir 1 en résultat, il faut brasser 100.
Mais, là n'est pas le problème. Même s'il faut 1 de liquidités et 20 de papiers, le trait dominant d'une crise, c'est quand la sphére financière grossit d'elle même et POUR ELLE MEME et ne reste pas cadrée par l'économie réelle.

Le second risque, dans une crise de ce genre, c'est de sombrer dans un sado-monétarisme acharné, comme préconisé dans "Tropical bear".
Ce sado-monétarisme exprime une petite bourgeoisie qui a épargné 3 sous et vit dans la hantise de les perdre.
Bien entendu, manipuler pour gagner un peu d'argent, c'est licite selon elle.
Mais, même au 16° siécle, le gros marchand, celui qui SAIT, finalement, agit DEJA comme un petit Madoff.
Il prend l'argent de celui qui "fait confiance", alors que finalement, lui ne risque que l'argent des autres. DEJA. Il TRANSMET le risque, comme la vérole.
Ce sado-monétarisme bourgeois s'est exprimé une dizaine d'année en Argentine, avant de s'effondrer en 2000-2001.
On bride la création monétaire, et donc on empêche tout développement économique, en privilégiant l'assise financière pré-existante.
Inutile de dire, que ce genre de "stabilisations" s'est aussi effondré bruyamment. Impossible de maintenir une valeur monétaire sans économie PRODUCTIVE.
la seule question importante est donc de remettre la création monétaire au service de l'économie réelle, comme le fit la stabilisation monétaire de 1799.
Les affaires ne sont pas interdites, elles se cantonnent à la sphère réelle, par le biais des effets de commerce, de l'escompte et du réescompte.
Bien entendu, ce système qui dura longtemps en France n'était pas assez "moderne", c'est à dire ne manipulait pas le vent, et procurait une rentabilité certaine, mais basse.
Il casse dans l'oeuf tout mouvement spéculatif, et si mouvement spéculatif il y a, il reste modéré, car "hors du cadre" habituel. Bien sûr, les mouvements spéculatifs ne d'éteignent pas.
En effet, comme le disent les "pieds nickelés", la poire, même riche, est la base de leur industrie.
Et, comme le haut de l'échelle social vit dans l'ignorance du monde, enfermé sur lui-même, replié sur son idéologie narcissique, il n'y a rien de plus facile que de le plumer.
Les escrocs, bac - 4, adorent les bacs + 5 entourés d'avocats. Ce sont les meilleurs pigeons, bien gras et dodus.
"les nobles font trop confiance en leurs murailles" Minute de procès d'un "caïman" 16° siècle.
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 12:38
Quelle est la situation des deux côtés opposés de l'Eurasie ? Pas brillante.
Côté industrie, malgré le rebond stock-saisons de mai, l'Europe va mal, très mal, et même sa finance chérie, va mal.
le crédit-rating s'effondre. Bien fait. Il ne fallait pas confier la finance à des hurluberlus.
Pour les cotations A1, c'est le massacre de fort-apache, les pays qui le sont encore, le sont par inadvertance, plus pour très longtemps.
Pour ce qui est des A2, le seul grand pays qui semble solide dans cette position pour quelques temps encore, c'est la France, même l'Allemagne semble dévisser.
A noter que la Norvége, bien que disposant de fonds pétroliers importants-pour-les-générations-futures, n'est que A2.
Un article de Niu Dao, semble pour la Chine, brosser un tableau bien différend de l'officiel :
- sur 160 millions de paysans migrants, 60 ont perdus leur emplois.
Comme ils sont repartis à la campagne, la pression dans les villes diminue, mais, dans le même temps, elle doit augmenter fortement dans les dites campagnes.
La jacquerie est une vieille habitude chinoise, bien vivante et en plein essor.
- sur les 5.6 millions de diplômés (de l'année dernière), sans doute 4 n'ont toujours pas d'emplois.
Là, par contre, la pression sur les autorités doit être maximale. Certains pensent d'ailleurs à un "retour aux campagnes", comme aux meilleurs moment maoïstes, avec le risque, cette fois, de conjuguer la colère paysanne et la colère des citadins diplômés rejetés dans la brousse.
- surcapacités de production et surinvestissement à crédit. Les riches ne dépensent et n'investissent pas leur argent, ils l'empruntent. On voit ce que cela a donné avec les oligarques russes.
La plupart de ces investissements passeront directement de l'état de capacités à l'état de ferraille.
Pour ce qui est des USA, la dernière galéjade en cours, ce sont les "bons résultats" de Goldman Sachs. Regonflé à coups de subventions, GS n'est finalement que le gouvernement officieux des USA, avec les multiples interpénétrations de l'état avec la firme. 
Tiens, d'ailleurs, vous auriez pas vu passer un logiciel ?

Finalement, le monde officiel, c'est un monde ou tous croient aux histoires et contes pour enfants.
On devrait leur lire "le général Dourakine". ça tombe bien d'ailleurs, tous des Douraks...
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 13:18
"When Will The Recovery Begin? Never." Robert Reich est clair, une reprise, cela voudrait dire que tout redevient comme avant.
Il n'en est aucunement question, le modèle est mort.
Le modèle, quel était il ?
Des personnes spécialisés dans la production : Chine, Japon, Allemagne, d'autres dans la consommation : Grande bretagne, Espagne, USA et à un moindre degré, France.
Or, consommer sans produire, c'est dur.
Les emplois productifs étaient stables, demandent un long apprentissage, et ont un réel intérêt collectif. Les autres sont des emplois "Mac-do", sans intérêt et vite appris.
Le consommateur s'est effondré, victime de la mondialisation qu'on nous vendait.
Il s'est adapté à la maxime : on ne peut consommer plus que ce que l'on gagne. Mais ce n'est pas ce que nos hommes politiques voulaient dire.
Eux, ils voulaient qu'il consomme autant, en gagnant moins, en étant plus flexible, plus précaire et en payant plus pour tout, son électricité par exemple.
C'était, bien entendu, parfaitement idiot, mais au niveau de la bredinerie totale, on peut citer Wells Fargo, qui se fait un procès. Comme ça, elle est sûr de gagner, bien entendu, avec les avocats qui se feront un plaisir de facturer un max.
"
le consommateur ne reçoit pas beaucoup d’argent, que le peu qu’il reçoit est sauvegardé plutôt que dépensé, que le chômage augmente et que les entreprises ne sont pas prêtes d’embaucher puisque la consommation ne redémarre pas et que les perspectives d’exportation sont ce qu’elles sont vu l’état du monde à cet égard. "

Bref, cette crise est loin d'être un aléa, mais la phase terminale d'un système. Il n'est plus réformable, un autre doit le remplacer.
les possibiltés, les attentes d'une "autre économie" ne manquent pas : la sobriété énergétique est un chantier gigantesque. Mais les réflexes sont encore d'un autre âge, tellement lointain : harasser le salarié encore plus, augmenter les factures d'électricité...
Les protagonistes ne s'aperçoivent pas qu'ils sont en dehors de la plaque, terriblement déphasé et hors du temps...
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 16:02
"Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a de nouveau appelé lundi les banques commerciales à alimenter en crédit l'économie de la zone euro ", preuve, s'il en est qu'elle ne le font pas.
Les particuliers sont victimes de la politique menée depuis 1970, celle qui en France a supprimé la norme qui était le CDI, pour le CDD et l'intérim, de la montée de la précarité et de la compression des salaires.
Car, qu'est ce qui fait les prêts ? Ce sont les revenus et les revenus FIABLES.
Les revenus sont en baisse et ils sont de moins en moins fiables.
Donc, on assiste à une montée en puissance de la purge de l'endettement.
Qu'est ce qui endette le plus les ménages ? C'est l'investissement, essentiellement :
A) l'immobilier,
B) la bagnole.
Bien sûr existe des phénomènes de prêts de cavaleries aux plus pauvres, mais s'ils sont abjects, ils ne sont pas significatif au niveau global.
De plus, c'est le rythme de vie qui incite à l'endettement : on s'endette relativement jeune pour la construction ou l'achat de logement, et cette charge décroit ensuite.
Il est hors du sens commun de penser que les ménages vont faire joujou à changer de logements sans fin. Il n'y a plus que dans les grandes métropoles (essentiellement RP) où existe encore l'achat de petit, puis du plus grand, puis du pavillon.
Ailleurs, il y a belle lurette que ça n'existe plus. L'appartement, selon Friggit; c'est synonyme de paupérisme.
La structure d'âge aussi fait que l'endettement se fait moins.
Reste que le désendettement, les économies, ont cependant certainement sauvé le bâtiment d'une crise BEAUCOUP PLUS grave.
En effet, il existe des dépenses d'investisements budgétés avec de l'épargne. ça tombe bien, les prix des artisans sont à la baisse.
Pour les entreprises, la problématique n'est pas réellement différente, c'est l'investissement qui se fait à crédit.
Comme on est plutôt en phase de désinvestissement, le crédit, non seulement ne se fait plus, mais se purge de la pire des manières : la banqueroute.
Le "crédit crunch" semble ne pas être encore là en France, mais il y a une donne incontestable : c'est le piétinement de l'encours de crédit depuis novembre, tant pour les particuliers, que pour les entreprises.

Les fondations, pour les prêts, c'est le marché de l'emploi, la stabilité, les garanties. Comme on débauche à tous va, qu'on précarise, à tous va, qu'on veut virer des fonctionnaires, reculer l'âge de la retraite et les baisser, on va tout naturellement vers une glaciation de kondratieff. Les positions de Trichet sont irréalistes, lui qui se gargarise du réalisme qu'il prêche aux salariés.
On ne tond pas un oeuf, monsieur Trichet l'inutile./

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:16
Voilà une excellente occasion de faire connaitre un site, c'est crisedusiecle.fr.
Il donne des chiffres à la manière ancienne, c'est à dire pas des chiffres manipulables, interprétables et jetables, mais des chiffres avec une mémoire.
Les évolutions brutes donnent une toute autre impression que les jacasseries des journaleux du JT.
L'effondrement de la production est pire qu'en 1993, aux USA pire qu'en 2001, crise qui furent pourtant longues, profondes et qui laissérent de profondes cicatrices.
Quand à certaines courbes, ou plutôt descente aux enfers, elles montrent l'inanité des positions du G8 anti protectionnistes, l'apologie du libre-échange : on est tout simplement sorti de cette période.
La machine économique s'arrête et se grippe comme en 1787, comme en 1916.
L'effondrement de cette machine, N'EST PAS NEGOCIABLE, ni cachable, ni escamotable.
Les voeux pieux de reprises n'y changeront absolument rien.

Il y a quelques temps, je prédisais une baisse de 90 % des prix de l'immobilier.
Pour les 90 %, le plafond est crevé pour l'IS (impôt sur les sociétés), puisqu'on est à - 111 %, les déficits étant imputables, en avant (pour le futur), mais aussi, EN ARRIERE.
L'état décaisse plus au titre de l'IS qu'il n'encaisse.
On est donc, clairement dans la situation d'effondrement économique.
20 % de la population était dans les difficultés.
Viennent d'y rentrer ceux qui perdent leur emploi, ceux qui ont consommé leur épargne.
Pour 80 % de la population, les choses dures viennent de commencer.
Pour les 20 % les plus aisés, le matelas d'épargne tiendra quelques temps. Mais le train de vie de certains est aussi beaucoup plus important.
Et il est difficile de le réduire rapidement.

Donc, à consulter sans modération : www.crisedusiecle.fr
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 19:34
Les vertes pousses annoncées se révèlent en réalité grillé, jusuq'à la moëlle.
- Le déficit commercial US se rétracte en mai à 26 milliards, le plus bas niveau depuis 10 ans,
- un deuxième plan de relance y est à l'étude, manière polie de dire que le premier a été un échec absolu : "
La situation économique est pire que la prévision sur laquelle était basé le plan de relance. Nous avons déjà probablement perdu 2,5 millions d'emplois de plus que ce qui était prévu   ".
la Même trame que 1929 est visible : les aides aux banques, les renflouements ne résolvent pas le noeud du problème, les ménages sont raides comme des passe-lacets.
Il faudra les renflouer.
Il faudra renflouer les états.
Il faudra renflouer les collectivités locales.
En france, même topo, le déficit extérieur recule, de 3.5 milliards en avril à 2.2 en mai.
En matière extérieur, on finit par s'aligner aussi sur le niveau de vie des ménages.
Pire, cela confirme mon appréciation sur le "rebond" de la production industrielle : un simple effet de restockage.
Bien entendu aussi, le rêve passe chez les fous : pour l'AIE (agence internationale de l'énergie, l'année prochaine, il y aura rebond de la consommation chez les pays émergents.
Gageons que si la demande des pays de l'OCDE continue à se rétracter gravement, le rebond n'existera que dans leur tête.
En plus, l'année prochaine, l'AIE aura sans doute avoué que le peak oil est passé...
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 19:10
Que faut il bien donc faire, pour que la population nous envoie à l'échafaud ? Est on en train de se poser comme question dans certains cercles.
Ambrose Evans-Pritchard dit que la crise "grignote" la légitimité des élites chez les trois membres de la triade (USA, Japon, Europe).
Lors de la précédente récession, début 1990, les américains sortaient les M16.
Aujourd'hui, changement de taille, ils sont passés à l'AK 47 comme arme favorite.
La durée de travail est tombée à 33 heures aux USA.
Il faut bien en convenir, c'est la faute aux 35 heures en France : c'est beaucoup trop comme durée de travail.
Le chômage partiel fait aussi des ravages, les heures non payés, les congés non payés, les intérims qui décroissent d'une manière vertigineuse.
Les shériffs du Michigan n'expulsent plus : il y a trop de gens à expulser, ça ne sert à rien (qu'en faire ?) et cela va à l'encontre de leurs convictions religieuses.
Cerise sur le gâteau, avec le nombre d'AK 47 en circulation, il vaut mieux rester prudent.
S'il faut prendre d'assaut chaque maison...
Les pouvoirs politiques se décomposent, et les financiers sont insatiables.
Pour rajouter du pétrole sur la nitoglycérine, G. Brown veut geler les salaires des fonctionnaires.   De l'Irlande, à la Lettonie, en passant par la Californie, et maintenant par la Grande Bretagne (Grand Bête ?), il faut voir se diffuser la bêtise crasse et la crétinerie.
Il n'ont même pas l'intelligence de se rappeler que pour qu'un système tienne, il faut, au moins, toujours des cosaques sur qui compter.
Dans le registre, identique, on peut joindre not'merveilleux premier ministre et ses projets, tout aussi intelligents de "réforme" des retraites.
"
If bankers know what is good for them, they will take a teacher's salary for a few years until the storm passes. If they proceed with the bonuses now on the table, even as taxpayers pay for the errors of their caste, they must expect a ferocious backlash  " 
Nous pouvons donc laisser à Francis Blanche - Boris Vassilief (les barbouzes), le mot de la fin : "On le tue tout de suite, ou on boit café d'abord ?"
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 15:45
Dernières nouvelles des USA. Il parait que les armureries sont vides. De vrais magasins de l'Europe communiste.
"
Baisses des salaires, licenciements des fonctionnaires, réduction des services publics et d’aides sociales…  "
Les états fédérés souffrent de l'effondrement de leurs recettes et de l'explosion de leurs dépenses.
Or, ce sont les états qui assurent, finalement, la plupart des fonctions qui chez nous, relévent de l'état central.
La bureaucratie de Washington, en fin de compte, ne gère que le budget militaire, qui n'est pas loin d'engloutir 50 % des dépenses, que ce soit les dépenses directes, mais surtout indirectes : pensions, soins, bourses, subventions à la recherche, très liée au complexe militaro-industriel.
Bien sûr, l'état fédéral assure une partie des dépenses, mais améne surtout les états fédérés à compléter, plus ou moins largement selon l'idéologie de l'endroit, les orientations fédérales.
Les états fédérés n'ont pas la faculté de l'état central de créer monnaie. Enfin, N'AVAIT pas.
Mais on agite une mesure révolutionnaire, au sens littéral du terme, en Californie.
C'est la cessation de paiement, ou payer en IOU (reconnaissances de dettes).
Il s'agit, finalement, de reprendre le droit de frapper monnaie au niveau local, chose déjà connu aux USA, pendant la période coloniale, et même après.
C'est la tentative de remise au pas des colonies qui, selon B. Franklin et Jefferson aurait déclenché la révolution américaine.
Loin d'être idyllique, celle-ci fut une vraie guerre civile, et la population partagée en 3 (un tiers neutre, un tiers indépendantiste, un tiers loyaliste), avec, là aussi, un système des dépouilles qui fut appliqué pendant et après la guerre.
La guerre civile de 1861-1865, avait aussi une composante financière : les grandes plantations cotonnières, très riches mais très endettées, entendaient échapper aux manieurs d'argent de Wall street.

Les craquements de la crise ne se font pas qu'entendre en Islande, en Irlande ou en Lettonie.
Le Honduras, vit, avec 30 ans de retard, la révolution sandiniste que connut le Nicaragua voisin. Une tentative de coup d'état malhabile et déplacée, s'est soldée hier par l'interdiction d'atterrir du président légal sur l'aéroport de Tegucigalpa, la foule qui l'attendait, a envahi le terrain et les "forces de l'ordre" (en réalité, les fauteurs de troubles), ont tués.
La Chine, craque, elle, comme l'URSS en 1982, par les émeutes en Asie centrale. Ni les prétextes invoqués par les chinois, ni les pantalonades-droit-de-l'homme-démocratie que ne manqueront pas d'invoquer les occidentaux crétinisés, ne sont d'actualités.
Rappelons que les émeutes de 1982 au kazakhstan avaient fait plusieurs centaines de morts, aux cris de : "Morts aux capitalistes"...
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 15:14
ça y est, ils l'ont fait. La suppression pure et simple du salariat.
Fini les "contraintes" (lire : les coûts), du salariat, on crée un statut bidon, qui transforme le salarié précarisé, en torche-cul jetable.
Formule hyper simplifiée : Chiffre d'affaire et 23 % de taxe. Simple, non ?
Seulement, pas de congés payés, pas de protection sociale si...
Enfin, le jeté aura toujours droit à une prise en charge directe de l'état, à travers tous les minimum : RMI, minimum retraite, CMU...
Effet pervers total, le patronat est donc complétement débarrassé de ses responsabilités vis-à-vis de la main d'oeuvre, recul de responsabilité dont on avait vu les effets exponentiels lors de la crise de 1993.
Effets pervers aussi, dans beaucoup de domaines. Citons le bâtiment et sa garantie décennale. Qu'arrivera t'il si le travail est fait par un auto-entrepreneur non assuré et insolvable ? De bonnes perspectives en vérité pour les embrouilles et les familles ruinées par les malfaçons.
les artisans du bâtiment (coucou jérôme) peuvent indiquer le coût d'une décennal, c'est assez corsé.
Donc, création d'une nouvelle catégorie de futurs pauvres, à la charge de l'état dès que le moindre trou d'air se fera jour.
Quand on voit qu'une journée travaillée (après un certain seuil) donne droit à une journée d'indemnisation chômage, on voit donc la TRES grosse ficelle utilisée pour "réduire le coût du travail".

Bien entendu, dans les cas de retournements de conjonctures, les personnes sous se statut sombreront vite dans la misère du jour au lendemain (s'ils n'y sont pas déjà).
Conçu dans l'optique d'une croissance forte et éternelle néolibérale, ce statut a été lancé à contrecourant et en dépit du bon sens.
Il ne résoudra rien et contribuera à accroitre la crise. 1780, ça c'est moderne, coco...
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 15:31
Le BOA est dans la M...ouise.
Le comité olympique britannique accuse en effet de lourdes pertes et pourrait être en faillite en 2012.
Selon la vulgate libérale, pour les JO, il devait trouver de l'argent dans la sphère privée. La dite sphère a, visiblement, beaucoup d'autres chats à fouetter, en ce moment.
En France, on délire sur une floppée de nouveaux stades.
"Investissement", inutile entre tous, il ne produit rien et ne sont, comme leurs confréres romains, que l'emblème de la décadence des sociétés.
Pour St-Etienne et Strasbourg, c'est déjà "niet".
Bien entendu, les groupes privés chargés de la reconstruction ne veulent s'avancer qu'avec la garantie des finances publiques, notamment locales, et même les intoxiqués du ballon rond voient l'embrouille : c'est pour mieux te plumer, mon enfant.
Quand à la situation financière de certaines collectivités locales, elles seraient durement atteinte par ces garanties.
Bien entendu, même les groupes privés pressentis ou intéressés voient les limites de la manoeuvre : et si la fréquentation n'était pas au rendez-vous ?
De même, que penser d'une activité économique, le football, qui est incapable de financer ses propres installations, malgré ou  à cause de salaires délirants des sportifs ?

En ces temps de paupérisation, on peut penser que la dépense est de trop : trop importante, la fréquentation d'une population désargentée ne suivra pas, et surtout, l'augmentation des prix, trop importante aussi, éloignera les clients des stades. 
Si on veut investir quelques milliards; on peut tout à fait le faire dans des investissements UTILES et non pas FUTILES...
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