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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 12:00
Le système qu'on cherche à tous prix à préserver n'est pas seulement condamné, il est aussi profondément nocif. Il est condamné pour son immoralité profonde et parce que, désormais, c'est le vent de l'histoire, qui souffle contre lui.
5.8 milliards de bonus d'un côté, 33 millions d'amende de l'autre. Plus inutile et plus provoquant, ce n'est pas possible.
Le vent de l'histoire, c'est d'abord la crise pétrolière, qu'on avait, semble t'il, oublié.
La réalité face à la propagande. La réalité nue qui revient.
On avait taillé large en prévoyant un pic-oil en 2030. Finalement, on dit que ce sera 2020.
La vérité est un vin fort, et certains ne peuvent le voir : et si c'était tout de suite ?
On voit le grotesque rocard-dcb, vanter une taxe carbone, alors que le prix de l'énergie va aller de "go and stop".
D'accès de fiévre, en retombée en récession.
Nous n'avons plus guère le temps, l'énergie doit être économisée, férocement, et les 500 000 moulins, en tous genres, du premier empire, rebâtis.
La nocivité du système, c'est de croire, que "Mister Market", pourra tout régler. En réalité, le marché à l'heure actuelle, n'est que le faux-nez du soviet, "gouvernement américain, Goldman sachs, FED".
Ils veulent, comme d'habitude, créer un nouveau marché, celui du carbone, de l'air. Ils n'en manquent pas.
"
une caste qui ne peut plus être censée représenter une quelconque activité financière et économique avec les vertus d’initiative qui vont avec, mais effectivement une “caste” repliée sur ses intérêts et sur ses privilèges, sans autre dessein de les maintenir.  "
La crise pétrolière a trois soupapes de sécurités EVIDENTES : le transport aérien, les USA et le libre échange.
Les trois consomment trop et les trois sont inutiles.
Dans la situation où se trouvent les compagnies aériennes -elles attendent les morts pour survivre-, une nouvelle vague de hausses de prix en tuerait la plupart.
Conséquence aussi, les régions déjà ravagées par la crise aéronautiques, vont finir leur martyr.
Le vol en avion va redevenir ce qu'il était : un luxe de personnes très riches. Pour les autres, ce ne sera plus qu'un souvenir.
L'électricité va augmenter, pour "investir" dit-on ? Je serais curieux de connaitre, à l'heure actuelle, les stocks réels d'uranium dans le monde. Officiellement ils étaient à 200 000 tonnes en 2006. Ils devraient être à 100/125 aujourd'hui. Encore faudrait il que ces stocks soient vrais.
Le soviétisme du secteur énergétique, fait passer l'ex-URSS pour des amateurs.
En 2012, sans doute, le chauffage électrique sera t'il interdit en France. On aura atteint la situation indienne ; des réacteurs, mais sans combustible.

On dit, ça et là, que les gouvernements ont des "desseins" avec la "grippe des trois petits cochons".
En réalité, les manoeuvres qu'ont leur prête sont ridicules. Ils ont cassés, eux-mêmes, les outils de contrôle de la société.
Les armées occidentales sont réglées sur le modèle américain : 90 % de branleurs et 10 % de vrais soldats.
C'est nettement insuffisant pour mater une population, surtout US, armée jusqu'aux dents, et même une population française, qui n'en fait qu'à sa tête.
Et quand on lance une armée, contre sa propre population, on n'est jamais sûr du résultat, ou plutôt si : des unités finissent par changer de camp.
Surtout, en cas d'épidémie, on a oublié que les forces armées ne sont guères différentes de la majorité de la population : elles ont a trouille et les siécles passés ont prouvés qu'elles avaient tendance à déguerpir aussi très vite.
Aussi, passer le temps des vrais épidémies, les autorités, ou ce qu'il en restait, appelaient de leur plus belles plumes les voyous de l'époque, les nobles, qui avaient attendus dans leurs châteaux, de venir rétablir l'ordre au plus tôt.
Il n'y a plus de nobles.
Les budgets militaires sont démentiels en occident, et en plus, ils ne permettent même plus d'avoir une armée en état de marche. Tout juste des "petits paquets" destinés à aller civiliser les sauvages.

Mutation en cours, tous azimuts, donc. Une récapitulation et une remise en question.
Pour le gouvernement, une seule question finalement : les banquiers sont ils réellement utiles ?
Poser la question, c'est y répondre, et après, il n'y a plus qu'à tirer la chasse sur eux.
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 18:24
Certains nous annoncent la fin de crise imminente. C'est ceux qui prévoyaient :
- juin 2008, croissance pour 2009 : 3 %,
- Décembre 2008, 0.9 %,
- Mars 2009, - 1.7 %,
- juin 2009 , - 2.9 %...
On ne peut que leur faire confiance, donc, surtout qu'ils avaient bien vu, depuis décembre 2007, la récession yankee...
Comme elle n'était pas annoncée officiellement, Deubeuliou pouvait vanter une "strong" économie.
Au bout de 18 mois de récession, une pause dans celle-ci semble plausible.
Mais que le flux s'inverse semble douteux, l'économie réelle est désormais trop touchée.
Chômage, fin du processus d'endettement, dégonflement des carnets de commandes, notamment dans l'aéronautique et la construction navale, clients incapables de les régler, compagnies aériennes à l'agonie, destinations qui n'ont même plus besoin d'être supprimées, il n'y a plus de passagers...
10 % des appareils construits par Airbus n'ont pu être livré, faute de fonds.
Compagnie qui sombre dans le soviétisme, construit, sans se demander si cela rime à quelque chose.
69 banques américaines ont bu le bouillon, contre 25 l'an dernier et 3 en 2007. Autant en ce mois de juillet (24) que dans toute l'année 2008.

Bien entendu, l'honorabilité de ceux qui annoncent la fin de dépression est caricaturale : Greenspan qui truqua pendant 20 ans les statistiques américaines, toute la nomenklutura démocrato-républicaine...
Bien entendu aussi, le grand aspirateur à monnaie, l'immobilier est cassé. Il ne repoussera pas, et certainement pas aux tarifs d'hier.
Il y a 20 ans désormais que les USA sont en récession. L'économie réelle y croit moins vite que la population. Cela a été caché pendant longtemps. Ce n'est plus possible de continuer, et impossible de faire croire à un rebond.
Une crise de la dette semble inévitable. Seule question : qui commence ?
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 13:12
Merci à l'internaute qui m'a envoyé cet extrait de livre, il est significatif :
"Je recopie un extrait de livre :
« L’avenir, les pragmatiques du Fairmont le résument en une fraction et un concept : « Deux dixièmes » et « tittytainment ».
Dans le siècle à venir, deux dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale. « On n’aura pas besoin de plus de main d’œuvre », estime le magnat Washington Sycip. Un cinquième des demandeurs d’emploi suffira à produire toutes les marchandises et à fournir les prestations de services de haute valeur que peut s’offrir la société mondiale. Ces deux dixièmes de la population participeront ainsi activement à la vie, aux revenus et à la consommation – dans quelque pays que ce soit. Il est possible que ce chiffre s’élève encore d’un ou deux pour cent, admettent les débatteurs, par exemple en y ajoutant les héritiers fortunés.
Mais pour le reste ? Peut-on envisager que 80 % des personnes souhaitant travailler se retrouvent sans emploi ? « Il est sûr, dit l’auteur américain Jeremy Rifkin, qui a écrit le livre La Fin du travail, que les 80 % restants vont avoir des problèmes considérables. » Le manager de Sun, John Gage, reprend la parole et cite le directeur de son entreprise, Scott McNealy : à l’avenir, dit-il, la question sera « to have lunch or be lunch » : avoir à manger ou être dévoré.
Cet aréopage de haut niveau qui était censé travailler sur « l’avenir du travail » se consacre ensuite exclusivement à ceux qui n’en auront plus. Les participants en sont convaincus : parmi ces innombrables nouveaux chômeurs répartis dans le monde entier, on trouvera des dizaines de millions de personnes qui, jusqu’ici, avaient plus d’accointances avec la vie quotidienne confortable des environs de la baie de San Francisco qu’avec la lutte quotidienne pour le survie à laquelle doivent se livrer les titulaires d’emplois précaires. C’est un nouvel ordre social que l’on dessine au Fairmont, un univers de pays riches sans classe moyenne digne de ce nom – et personne n’y apporte de démenti.
L’expression « tittytainment », proposée par ce vieux grognard de Zbigniew Brzezinski, fait en revanche carrière. Ce natif de Pologne a été quatre années durant conseiller pour la Sécurité nationale auprès du président américain Jimmy Carter. Depuis, il se consacre aux questions géostratégiques. Tittytainment, selon Brzezinski, est une combinaison des mots entertainment et tits, le terme d’argot américain pour désigner les seins. Brzezinski pense moins au sexe, en l’occurrence, qu’au lait qui coule de la poitrine d’une mère qui allaite. Un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait selon lui de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète. »
(Hans-Peter Martin, Harald Schumann, Le piège de la mondialisation, Solin Actes Sud, page 12)  "
.

Voilà le dessein, un immense "panem et circenses" dans un cas, et dans l'autre, un immense moyen-âge. Brzezinski voit mieux les limites de l'exercice.
Le seul problème, c'est que pour maintenir un système pareil, il faut un appareil militaire considérable, et efficace et que les KOLOSSALES  dépenses militaires US suffisent tout juste à occuper, sans les contrôler réellement, deux pays très faibles, Irak et Afghanistan, avec 170 000 hommes.
Pour le monde, c'est très peu.
En plus, il faut noter que ce rêve à un avenir de domination infini de la caste dirigeante n'est pas vraiment nouveau.
En réalité, toutes les castes dirigeantes ont ce délire, et le cachent de plus en plus mal avec le temps.
Le temps des révolutions, lui, se résume, non comme disait Jospin, quand il répétait ses âneries, à évoquer des principes, mais à la suppression physique de toute ou partie de la classe dirigeante.
En général, c'est en partie sur le coup, mais la durée fait le reste.
C'est visible et proclamé en 1358, les nobles ne sont ni plus, ni moins qu'exterminés. La connétablie de Du Guesclin, est aussi significative : elle est dictature, avec un roi sur le recul, et le détenteur, quelques années plus tôt, n'y serait jamais arrivé.
Si Henri IV peut reconquérir son royaume dans les années 1590, c'est grandement en le rachetant et aussi, en reconnaissant des situations acquises, de gens qui, non plus n'y auraient jamais accédé. Seul feront exception ceux qui seront montés, vraiment trop haut.
Quand à Napoléon, il serait devenu Feld-maréchal dans l'empire autrichien, mais seulement capitaine, et seulement d'artillerie, dans la France où il a passé sa jeunesse.

En réalité, une caste d'oligarque ne peut être décalée complétement du pays sur lequel elle est plaquée, du moins sur longue durée. Le cas russe est extrême : ils n'auront pas duré 20 ans.
S'emparant de richesses qu'ils n'avaient pas contribué à constituer, ils ont cru assimiler des rêgles, qu'il faut très longtemps à acquérir.
Pas plus que ces rêgles, durement acquises, ne se transmettent aux héritiers. Ce sont celles de l'expérience.
" o
n ne construit pas un système économique et a fortiori un projet de société ou de civilisation dans le repliement sur l'appât du gain et l'obsession du court terme. "
et
"
Un nouveau monde est inéluctable. Le problème est de savoir si le passage de l'ancien au nouveau se fera sous l'empire de la raison ou sous celui de la déraison, si nous ferons un détour par des catastrophes écologiques, sociales, politiques ou si nous saurons en faire l'économie. C'est une responsabilité collective. "
Le degré d'adhésion au monde de 1995 n'est plus le même, une courte majorité d'américain croit encore au système (53 %), mais la minorité qui croit au socialisme, complétement ostracisé, est loin d'être négligeable (25 %).
Et enfin, pour conclure, le retour au "temps long" Braudelien :
"
l'interaction réussie entre le temps court des marchés et le temps long des institutions, entre l'individuel et le collectif. Les ressorts du progrès, ce sont l'accumulation du capital matériel et humain dans la longue durée, des institutions stables, des droits de propriétés bien définis, des valeurs éthiques de responsabilité et de liberté, l'esprit d'entreprise, la récompense du mérite... " Bref, tout ce qui a disparu depuis 30 ans.

Bref, tout ce que l'on a pas fait. Là aujourd'hui, c'est le point de non retour. A un endroit ou à l'autre du monde, pour un incident ridicule, le système explosera.
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 20:21
Dans ce qui arrive en Californie, dans ce que l'on voit arriver au Royaume Uni, je me vois rajeunir de 10 ans.
Je revois la crise argentine que je suivais en détail, et on revoit les mêmes bêtises, les mêmes aveuglement, les mêmes banalités.
Tout ceci n'est pas différend de ce qu'on a vu pendant la déflation Laval, et pas différend de la politique de Brüning.
Le "syndrôme de rejet des prélévements obligatoires" a eu lieu, dès les années 1960 en Californie. Mais le social est à la charge des états, aux USA, états qui n'ont à leur disposition AUCUNES ressources progressives, seulement des ressources proportionnelles, comme nos collectivités locales.
Les hommes politiques bien ancrés à droite ont foncés dans la brêche. On leur parle de blanc, ils l'appliquent sur le noir.
Les taxes foncières et taxes d'habitations sont lourdes pour les classes populaires, de même que les taxes d'eaux et d'enlévements des ordures ménagères.
Pourtant, celle-là, on ne les baisse jamais.
Ce qu'on baisse et qu'on supprime, ce sont les impôts progressifs, impôts sur le revenu et la fortune, jusqu'à atteindre la "flat-tax" "égale" pour tous. 20 % Partout. 20 % de TVA, d'impôts sur le revenu.
La boucle est bouclé, "l'égalitarisme" de cette mesure dévoyée est un trompe l'oeil : dégrever les riches et taxer A MORT les pauvres.

Après, on en arrive à une crise argentine. Les dernières années du siécle furent lourdes de menaces, puis un renouvellement politique permis de cesser de réduire les budgets, de toute façon, il n'y avait plus rien à réduire, et de toute façon, réduire le reste, c'était dangereux.
Renvoyer les policiers chez eux, ça déblayait la place aux manifestants et aux émeutiers.
Bien entendu, les 80 % de la population, suivi de 19 % supplémentaires commenceront par trouver les potions amères trop saumâtres. Car même les 19 % supplémentaires ont besoin de mutualiser les dépenses de santé.
Et comme la suppression de toutes dépenses de santé, se ferait sans baisses d'impôts, au contraire, on peut se dire que ce serait tout le secteur de la santé, de l'enseignement qui expirerait.
Plus de demande solvable du tout, donc le secteur entier s'écroule; Une sidérurgie puissance 10.
Il ne faut pas se leurrer : les "économies" ne seront JAMAIS suffisantes, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien, de rien.
De reste, c'est la mentalité qui est à dénoncer : la population DOIT payer, les mauvais placements de quelques uns. La population argentine devait payer la dictature et les meurtres qu'elle avait subie, les Islandais doivent payer pour des banques privées.
Même si, bien entendu, l'Islande, comme l'Argentine, ne pourra pas payer, comme ne pourra payer personne.

On sort donc comment de cette spirale ? Par le meurtre de masse, ou par une politique plus résolue et moins aveugle ?
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 16:55
"le coût moyen d'une propriété à 153.000 livres (177.400 euros) " aurait donc augmenté de (accrochez vous) 0.1 %.
Wwwwouauuh, je sens tous les lecteurs admiratifs. En même temps, ce sont "les Echos" qui disent ça.
Faut apprécier. Parce qu'avec 4 millions de chômeurs annoncés et 2 000 milliards de dettes, ça parait un peu exagéré (puissance 10)...
Pour ce qui est des commerces vides, le % a été multiplié par 10 en un an... (voir blog de P. jovanovic).
On est pratiquement à 20 % de commerces vides partout.
C'est bon. Comme ça, ils pourront y ouvrir des usines.
Le record est à 25 % de vide, sur 675 centres urbains, 3 n'ont pas de locaux vides.

Bon, certains annoncent la fin de civilisation en 2050. Seraient ils trop optimistes. En tout cas, une chose est sûr : quelque chose de gros se prépare pour septembre et certainement pas un rebond...

Photo : le nouveau drapeau britannique.
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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 08:17
Le fond monétaire international joue le rôle du crétin magnifique dans cette période.
Fort de ses nouvelles ressources, il prête à tout va, fait l'impasse sur les intérêts, se montre compréhensif, et attendant de redevenir un parfait trou-du-cul celle-ci finie.
"
Les mesures de relance doivent certes être maintenues jusqu'à la reprise mais il faudra ensuite être prêt à prendre des mesures pour maîtriser la dette. "
D'abord on pourrait commencer par dissoudre le FMI, donner les verges à tout ceux capables de dire des âneries pareilles et prévoir une longue période de rééducation par le travail, où on leur ferait faire des choses utiles : casser des cailloux à coup de masses, par exemple.
Le problème reste entier : la reprise par les états de leur droits régaliens, c'est à dire de frapper monnaie.
à 85 % du PIB et à 4 % d'intérêts, cela représente, mécaniquement une dérive de 3.6 %.
Il n'y a pas lieu de payer une telle "récompense" à des cafards nuisibles, les banquiers.
Bien entendu, on se demande à quoi aussi peuvent servir une "aide" à la Géorgie, sinon à prendre une autre déculottée militaire expresse face à la Russie, mais dans ce cas là, on n'a rien à refuser au complexe militaro-industriel US.
Je ne savais pas que le financement du sado-masochisme faisait partie des attributions du FMI. 
Un FMI, d'ailleurs qui chante la pluie et le beau temps. Pour lui, en Europe, un coup c'est la récession, un coup la reprise.
En réalité, tout est emballé, déjà.
La reprise qu'ils attendent impatiement pour recommencer "comme avant", c'est l'arlésienne.
"
Tout vient des réductions de coûts sur une base de chiffre d'affaires affaiblie. Mais les réductions de coûts ne font qu'alimenter les pertes dans l'économie car si vous réduisez les coûts, vous ne faites qu'amputer les revenus de quelqu'un d'autre."
et
"Les grandes entreprises sont dans l'ensemble parvenues à dégager des profits mais au prix de nouveaux programmes de réduction de coûts, de suppressions d'emplois et de fermetures de sites.  "

Toute réduction de budgets, ferait de même. Accroitre, en final, la crise.
Il n'y a pas 36 solutions, mais une seule : reprendre pour les états, leur fonction, y compris régalienne de frapper monnaie, cela évitera des dérives monétaires monstrueuses, comme nous la connaissons depuis le début des années 1970. La monnaie, confiée aux banquiers, a perdue 90 % de sa valeur. C'est une chose trop sérieuse pour leur être confiée.
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 17:12
Le tuyau branché sur l'économie est trop gros. La capacité d'absorption de l'économie chinoise est réduite.
Les "Zinvestissements", aussi inutiles que coûteux ont fait illusion, et les prêts bancaires ont gonflés une autre bulle.
A tel point qu'on se demande s'il ne faudrait pas mieux laisser se développer une crise qu'on espère courte.
72 % des 585 milliards du plan de relance ont été dépensés, et 1000 milliards de $ de cérdits accordés.
88 % de la croissance officielle est dû à l'investissement, contre 43 % l'année dernière.
Les prêts ont nourris la spéculation dans l'immobilier et les actions.

La Chine, pressée, a donc réuni toutes les conditions pour avoir une crise de surinvestissement, celle des dotcom et celle des subprimes, mais en réunis.
A cela, pour compléter le tableau, 50 millions d'emplois surnuméraires, et on comprend la cocotte-minute chinoise.
C'est pour avoir voulu en supprimer 25 000 sur 30 000 que monsieur Chen a été battu à mort. Certains trouvent ça  monstrueux, mais les 25 000 licenciements ne sont ils pas le vrai problème ?
Bien entendu, on nous dit que la Chine profitera de la croissance et deviendra un marché. Bien entendu, avec 50 millions d'emplois à supprimer, un taux de chômage réel déjà à 20 %, sinon à 30, il faut être complétement décervelé pour le croire.
Danser sur un volcan...
Quand à la focalisation de certains sur les montagnes de dollars possédés par les chinois, il faut la recadrer : ce n'est que du papier, chose qui ne vaut cher, que quand on l'imprime...
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 20:12
Formation brute de capital fixe par produit en volume en 2007
au prix de l'année précédente (chaînés base 2000)
 
Milliards d'euros 2000
En %
Agriculture, sylviculture, pêche
1,3
0,4
Produits de l'industrie
103,8
30,3
Construction
155,1
45,3
Services principalement marchands
82,5
24,0
Ensemble
343,3
100
La formation de capital fixe en France est structurellement un problème.
En effet on voit qu'elle est profondément malsaine.
Il n'y a quasiment plus d'investissements productifs, qui sont tombés à un niveau bas, soit 100 milliards d'euros.
Les investissements des "services" sont aussi, souvent, des investissements immobiliers.
On comprend mieux l'ampleur de la crise.
Autre problème dont on parle peut, le problème de l'épargne.
En effet, sur les 15.3 % d'épargne, 9.4 % sont de l'épargne "affectée" à un poste : le remboursement d'emprunts.
L'épargne financière est une épargne "fossile" avec 4.5 %. Elle s'explique simplement par les intérêts des placements.
L'épargne la plus courante est donc l'achat du logement, et en dehors, il n'y a presque rien, ou rien pour 80 % de la population.
Le "petit épargnant" n'existe donc pas.

On comprendra donc mieux mon point de vue sur "tropical bear", sur la crise argentine : les soucis de l'épargnant, dans les années 20 comme aujourd'hui, ce sont des soucis des nantis. ceux qui ont assez pour accumuler.
Les épargnants, d'ailleurs, dans le cas argentins, n'ont pas été loin
Regardons l'année 1990 par exemple : les ménages, avec un taux d'épargne financière de 2.3 % et rapportés au taux de rémunérations de ces années là (6%), sont clairement en désépargne.
Cela règle aussi le sort des fonds de pension. Ils seraient, tout au plus, destinés à 10 % de la population.  Tant mieux, quand ils se feront dépouillés, on pourra bien rigoler.
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 17:35
En économie.
- Bien sûr, je ne reviendrais pas sur le rôle malfaisant du protectionnisme. Je reviendrais là dessus sur un langage codé : tout ce qui est reproché au protectionnisme sont des tares libres échangistes.
D'autant que rien n'est prouvé, c'est de l'axiome répété, "l'Amen" du catéchisme actuel.

- Déflation et inflation sont antinomique, comme dirait un célèbre blog voisin. En réalité, pas du tout.
Si l'on prend une échelle de valeur antérieure à la période de crise et un étalon incontestable, on s'aperçoit souvent que DEFLATION ET INFLATION (ou hyperinflation) ne s'excluent pas : elle agissent de concert.
En 1916, la circulation monétaire s'effondre en Russie. S'il y a de plus en plus de billets en circulation, sa contrevaleur en or s'effrite encore plus vite qu'on ne les fabriquent.
Même phénomène en 1864 dans la confédération US.
Bien que la masse monétaire fiduciaire explose, la contrepartie rapportée à 1861 s'effrite de 90 %.
Conclusion : La Chine fait son marché comme en 1861 : elle stocke sans retenue les matières premières de tous ordres. En 1861, seul le coton fit fureur.
En réalité, une vérité est occultée dans le blog voisin, ce n'est pas seulement la donne monétaire qui fait déflation et inflation, c'est aussi la pénurie de bien de consommation, et dans un domaine, il y a DEJA pénurie, visible dès le tournant du siécle dans les pays du tiers monde, c'est la pénurie d'énergie, malgré des prix très haut, notamment de l'essence et du gaz.

- La Chine nous tirera d'affaire. Enfin seulement si elle n'est pas emportée par ses propres troubles révolutionnaires.
Ces connards d'occidentaux sont devenus des traines savates et ne peuvent plus acheter leurs bouses.
En tout cas, monsieur Chen a eu l'honneur de passer à l'histoire. Battu à mort, il l'a écrit avec son sang. Ses interlocuteurs n'avaient pas saisis l'humour de ses propos, il voulait en licencier 80 %.

- Le vice (comme pour le vice) président des USA, parle de manière codée de la Russie :
"
la Russie a une économie qui va mal, un secteur financier pas du tout brillant, qu’elle se trouve devant un monde qui change rapidement devant ses yeux et qu’elle est totalement paralysée dans un système dépassée.  "
Et oui ! Il parle des USA !

- bon, celle-là, je l'essaie ? C'est gonflé, je vous préviens : (je cites, c'est pas de moi) ; "le chômage décroit en France". (à cause des radiations et du traitement social et pas du tout si on compte catégorie A, B, et C, sans compter, bien sur, D).

- Encore plus osé : il faut mettre du blé à gauche pour la retraite. Moi c'est fait, j'ai le tromblon et le gros sel. ça m'évite les mouches à M... , genre "conseiller" d'assurance ou "conseiller" bancaire...

- Le communisme a été rejeté par les populations. Sauf qu'en 1982, quand les émeutes ravagent le Kazakhstan, c'est aux cris de "morts aux capitalistes"...

Vous pouvez en rajouter d'autres...
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 13:32
"L'assurance vieillesse française coûte plus et rapporte moins ."
Comme dirait E. Todd pour le G20 qui a magnifié le libéralisme économique, "
le simple fait qu’ils se réunissent pour en discuter, qu’ils se réunissent pour être cons tous ensembles, est sympathique, paradoxalement !"
Pour en finir avec les zozos de l'institut économique Molinari, soviet néo-libéral ayant pignon sur rue :
"
Aussi il y a toutes raisons de penser, comme l'OCDE, que l'ajustement se fera en France moyennement une baisse des taux de remplacement futurs et grâce à la montée en puissance des compléments de retraites privés volontaires. Seuls ces derniers sont à même d'apporter une réponse crédible, en amortissant la baisse des taux de remplacement. " (Bien entendu, ce n'est pas "une hausse de cotisation"). 
Simple question, ils vivent où ? ceux là ???
Bien entendu, pas un mot sur les 10 % de la valeur ajoutée passée à la rente.
Bien sûr, pas un mot des retraites Enron. Bien sûr, pas un mot de ces milliers de fonds de pensions qui se sont ramassés depuis 2000, une année, ils fermaient à la cadence de 2 par jour.
Mais ce qui est intéressant, ce sont les commentaires. A part un ou deux, les choses mûrissent.
Bon évidement pour certains, c'est irrémédiable.
Pour rigoler un peu, voyez leurs titres :
"
Baisse des salaires : la flexibilité n'est pas l'ennemie des salariés ",
"
Le protectionnisme aggravera la crise  ". Bien entendu, que les échanges extérieurs s'effondrent dans un régime libre échangiste n'entre pas en ligne de compte.
il ne manque que "qui aime bien chatie bien". 

Pour revenir à Todd : "
J’exprime brutalement des idées modérées alors que les ultra-libéraux expriment de manière policée des idées extrémistes ."
En réalité, le libre échange qui avait d'abord malmené les ouvriers, ensuite, les employés, remonte toute l'échelle sociale, y compris maintenant -et surtout- les plus riches.
Ce sont eux qui avaient l'argent, ce sont eux qui le perdent. Reste l'appétit des cols d'or pour les bonus. le "nouveau riche", contre l'ancien.
Non, décidément, les choses pourrissent.
 Pour Todd, son protectionnisme européen oublie une chose. La dimension du monde. Un continent qui était devenu fort petit avec de l'énergie bon marché, risque de retrouver une taille fort grande avec de l'énergie chère, et à fortiori, de l'énergie rare, et encore plus, avec de l'énergie manquante...
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