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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 13:06
la crise provient d'un déficit de la demande à l'échelle mondiale, dont la cause première est le libre-échange. "
et
"
Dans un monde où l'on comprime les salaires, la demande ne peut provenir que de l'endettement. D'où la crise. "
Dans le meilleur des cas ? La stagnation :
"
Les délocalisations sont en effet un frein à l'innovation, parce qu'elles donnent accès à de vastes réserves de main-d'œuvre sous-qualifiée et sous-payée. "
En effet, on ne tire pas la Chine vers le développement, c'est la Chine qui nous tire vers son genre de société immémoriale : des grappes immenses de gagne-deniers.
Bien entendu, dans les sociétés, certains, une partie infime de la population, bénéficie du libre échange. Son importance numérique ? Pas plus de 0.1 % de la population, mais pour elle, c'est une vallée des délices.
De toute façon, cette manière de voir, est, de loin, confirmée par les faits.
Le transport aérien s'effondre, et les derniers chiffres d'Air France sont horribles : - 20 % pour les passagers, - 40 % pour le fret.
Bien entendu, comme on veut concurrencer Bozo le clown, on prétend que tout s'améliore.
Les échanges internationaux eux aussi, sont dans une spirale de baisse et ce n'est pas causé par des problèmes de protectionnisme, simplement il n'y a plus de quoi acheter.
Enfin, et dernier lieu, le problème énergétique, gommé par la crise actuel, poursuit, à son rythme, son avancé. Tel un serpent, il déroule ses anneaux.
Gazprom, dont les ventes sont en chute verticale, ne mettra pas le gisement de Chtockman en production, et le dernier gisement géant de pétrole et de gaz, non exploité de Kashagan voit son exploitation reporté aux calendes grecques.
Il faut dire qu'il s'avérait de toute façon très compliqué, très couteux, très dur techniquement à exploiter. En effet, c'est un mélange de gaz explosifs et de pétrole.
En même temps, les gisements en exploitation vieillissent, et le nombre de puits en activité a dépassé 3000 en Arabie Saoudite. C'est peu, comparé aux USA (500 000, les 2/3 du monde), mais c'est déjà une indication. Pendant des années, le nombre de puits exploités n'atteignait pas 700. 
Le crétinisme libéral actuel reposait sur une constante dépassée : des coûts de transports bon marché.

En même temps, une politique d'économie d'énergie non lissée dans le temps, s'avérera explosive aussi. On va assister à un cycle d'effondrement de la demande, suivit d'effondrement des investissements.
Bien entendu, dans ce monde de salaires comprimés, on assistera émerveillé aux délires de Michel Rocard pour la taxe carbone et de Gadonneix pour EDF, qui rêvent de plumer encore plus le client.
L'abandon des capacités régulatrices par les états, ramène à l'état antérieur : la guerre a l'état chronique et endémique. 

Les graphiques, quand à eux, pris sur crisedusiecle.fr, prouvent que nous sommes sortis du libéralisme économique
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 15:31
Avec un décalé sur la situation américaine, les ménages français vivent la même crise budgétaire et financière.
Le nombre de dossiers de surrendettement explosent, alors que le nombre de ménages endettés est à un plus haut historique : 52.6 %.
Sachant que l'immobilier endette facilement pour 20 ans, ce chiffre n'aurait, en lui même rien de fracassant, si d'autres élèments ne venaient pas noircir le tableau.
2007 fut exceptionnel au niveau crédit.
2008 vit un - 4.4 % des nouveaux crédits (pour 9.8 millions ),
2009 vit un massacre à - 25 %.
Mais ce sont les ménages fragiles sans assise financière qui montre le chemin.
Les autres n'auront qu'à suivre, une fois consommées leurs réserves.
Comme je l'avais dit pour ce qui est de la faim dans le monde, on se focalise sur 100 millions d'affamés graves supplémentaires, mais pour ces 100 millions, 3000 millions ont consommés tout crédit, réserves et sont à genoux.
La stabilité sociale s'ébranle par vagues.
En France, c'est le nombre de dossiers de surrendettement qui explose à + 11 %. Encore, faut il remarquer que le surrendettement et la banqueroute sont très mal appréciés par les représentants de l'élite, les juges, qui ne se comportent pas comme des juges, mais comme des membres de la classe sociale supérieure.
Pour dire plus clair, le nombre de dossiers de surrendettement est plafonné.
Les ménages français trop ric/rac pour tenir le moindre choc sont donc les premiers concernés. Ils ne devraient pas être les seuls.

Quand à la seule responsabilité de l'affaire, c'est la compression des salaires et la vieille croyance patronale et d'en haut qu'avec l'endettement, on obtient la paix sociale.
Les banques, en tout cas, ne sont pas sortis d'affaire., loin d elà. Une banque qui ne prête plus ne survit plus. Le cas de Goldman Sachs est plus qu'un cas d'école, c'est une caricature.
Bien entendu, se pointent aussi les autres crises : Europe de l'est, LBO, pas tristes non plus. Crise, donc, à tous les étages.

Mais bon, la VRAIE crise n'est pas encore visible. Elle est beaucoup plus simple :
85 Millions de barils jour de pétrole produit chaque jour, je soustrais 4 et j'ajoute 1.5, chaque année.
Réfléchissons à ce que ça donne en matière financière : des produits réels qui diminuent en quantité, et une masse d'argent qui augmente...
bien entendu, le nuage monétaire n'en est qu'à sa phase de création, pas encore de déversement.
Pour conclure, avec Paul Jorion :
"
Bien sûr, des îlots de prospérité se recréent, grâce aux commissions colossales que génère la liquidation de l’ancien système à l’agonie, primes touchées par ceux qui furent responsables de sa perte et qui apparaissent encore une fois récompensés – contre toute logique et contre toute justice. La fin sans gloire d’une classe corrompue, tuée par ses propres excès est un spectacle affligeant. Mais que dire d’autre ? Et surtout, pourquoi s’énerver ?  "
C'est vrai, alors on pourra même pas profiter du spectacle de leur exécution.
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 13:59
Une interview de G. Celente par P. Jovanovic :
"
Ne pas acheter de la culture américaine et aider toutes vos entreprises locales, agricoles, tournez votre dos à la globalisation qui est une farce. Il y a suffisamment de gens dans votre communauté pour cela. Pas besoin d'enrichir les multinationales.  " ,
"
La France a le meilleur système de protection sociale avec la Suède, Norvège et Danemark. Les Européens savent se débrouiller, ils savent faire pousser des plantes, ce n'est pas le cas des Américains. Les Européens mangent le mieux, hormis les Anglais.  ",
"
Les Américains eux, ne savent que traverser la rue pour manger au MacDonald ou aller faire leurs courses au Wall Mart. Pour la grande majorité d'entre eux, c'est tout ce qu'ils savent faire par eux-mêmes, du moins pour la grande majorité de la population.  "
Ce en quoi, il rejoint le diagnostic de M. Mtichell, qui rapportait un propos de la guerre civile : "les européens sont habiles". Il faut dire que les sudistes ne savaient rien faire de leur dix doigts.
La crise est globale, la dette, non remboursable, d'ailleurs, sans contrepartie. Il n'y a rien qui puisse couvrir 700 000 milliards de $.

Pour répondre à une question : "
Bref avant de s'entêter a rembourser je voudrais bien savoir a qui ont doit toute cette masse d'argent  ". A personne. L'argent virtuel n'est du à personne. Seulement, c'est la marque de l'architecture de la société.
La Pyramide de ponzi bancaire remonte à 1694. Entre-temps, il n'y a eu qu'une large dépense par les bénéficiaires de ce fleuve d'argent. Ils n'ont rien laissé à gauche, comme ces grandes entreprises qui distribuent des milliards aux actionnaires.
Nous sommes en l'an zéro, car la revendication dans l'antiquité était la fin des dettes, l'endettement était si colossal qu'il provoqua des guerres, notamment, "la guerre sociale", plus dangereuse que les esclaves insurgés.
On peut voir dans l'obéissance des politiques aux financiers, le centre du pouvoir réel, bien que les financiers n'agissent que dans l'espace que lui permette les politiques.

En conséquence, quand le menu peuple massacre les usuriers à toutes les époques, c'est le point maximum de la crise sociale.
Le gouvernement a choisi son camp. L'antiquité avait crée son avers : le Tyran. La première définition du tyran, c'était le bienfaiteur et le protecteur des pauvres (contre les riches et notamment les manipulateurs d'argent).

Circonstance aggravante : la potion magique. En effet; les deux guerres mondiales avaient vus les dopants, l'alcool et les drogues largement distribuées aux soldats.
Si les stupéfiants arrivent à calmer la tension sociale, comme c'était la fonction de l'assommoir, elle finit toujours par les exaspérer.
Le pire ? Un type qui a tout perdu, qui a faim et qui est défoncé aux métamphétamines...
Le chômage réel, pour Celente : "
Le chômage est en réalité à 18,7 % "...

Enfin, la monnaie n'est que la marque de l'état. Elle ne s'appuie que sur sa capacité à lever des impôts.
Sur les riches, elle ne veut, sur les pauvres, elle ne peut que de moins en moins... (excusez moi, j'ai appelé "pauvres", les classes moyennes, ce qu'ils sont en réalité...
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 18:14
Un article paru dans "les échos", parle d'un "casse-tête" de la maitrise de la demande de l'énergie.
En réalité, il n'existe aucun casse -tête. Seulement une évidence. Les grandes compagnies ne peuvent exister que dans des marchés en expansion (privatisation des profits), tandis que quand ces marchés se contractent, la dite compagnie jette l'éponge et dépose le bilan, en socialisant les pertes.
L'énergie est, de même, caricatural, c'est un secteur qui vit dans la hantise complète de la réduction de la consommation, raison pour laquelle, son slogan fut "consommer, nous trouverons toujours une solution".
Sauf que la solution Voltaris, qui écrête les pics de consommation EDF, même si, globalement, elle n'entraine aucune économie, reporte les consommations, du cher au peu cher, du pic vers le creux, au grand désespoir du chiffre d'affaire et de la rentabilité.
Marché, donc, nous dit on, oui, c'est le meilleur, mais seulement dans le cas de croissance. Ce qui reste de General Motors fait le caïd pour ses performances en Chine, en oubliant que tous les marchés en déshérence font plonger les constructeurs automobiles.
Japon pour cause de paupérisation et de crunch démographique, USA; pour paupérisation, Europe pour crunch et paupérisation.
Du reste, c'est le problème de toutes les grandes compagnies en OCDEland : les marchés se rétractent et si les banques (les grandes) ont pu faire illusion quelques temps, leur base de métier; le vulgaire pékin, vous et moi, se sent mal.
Le "négative-équity" se répand : la valeur négative immobilière entraine l'irrésistible besoin pour le "ouinneur", heureux propriétaire, de déménager à la cloche de bois aux USA.
Moi, ce que je constate dans les journaux d'annonces, c'est une colique de biens à vendre et certains agents immobiliers qui ont mis les traits sur les barres et les points sur les i et ne proposent plus que des biens à prix modestes.
Le pli étant pris aux USA, quitte à banquerouter pour la maison, autant le faire pour tout : y compris les cartes de crédits.
Cerise sur le gâteau ; les détenteurs de cartes, qui devaient faire appel à une "justice arbitrale" ou comité béni-oui-oui des banques, voient leurs affaires progresser : désormais, le Montana a vu un conflit d'intérêt dans ces "justices arbitrales" et leurs détenteurs, recouvreurs de créances. Il faut dire qu'elles donnaient systématiquement raison aux compagnies...

Le verdict peut être livré, sans appel : une firme privée est incapable de gérer dans la pauvreté, la décrue des marchés, la rareté.
J'ai vu, certaines PME résister jusqu'à 70 % de perte de chiffre d'affaire. Mais les grandes entreprises sont incapables de résister à des pertes beaucoup moins intenses, malgré leur 15 % de rentabilité demandée.
Et pour cause, cette rentabilité était gaspillée, éventée, dans des gigantesques potlatchs qu'étaient les distributions de bénéfices et flambages de trésorerie.
La civilisation était devenue une civilisation du paraitre, une économie potemkine. L'effet d'inertie, les situations acquises font que la crise semble marquer le pas, en attendant, les dettes publiques augmentent, les carnets de commandes se vident et c'est là le pire.
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 17:08
Nos chers banquiers ont un voeu secret, caché, mais ils y mettent toute leur énergie et n'auront de cesse d'y arriver.
Ils veulent monter à l'échafaud, et je paries qu'ils y arriveront sans problèmes.
Les hommes politiques ont commencés à se distancier d'eux, et veulent "légiférer" ? En réalité, la seule législation efficace, c'est le taux d'imposition sur le revenu à 100 % voire plus.
A partir d'un certain montant de revenu, il est simplement immoral et mérite d'être confisqué en totalité.
"
Ils ne tiennent pas compte du poids que représente la garantie du gouvernement américain. C'est de la provocation pure et simple. Cela va mal finir " (Paul Jorion).
Mais Goldman Sachs, la grande machine à bulle, gouvernement dans le gouvernement américain , n'en a cure.
Dans les triomphes romains un esclave disait à l'oreille du triomphateur que la roche tarpéïenne n'était pas loin...
La crise, en double "L" déracine une dent, celle de la stabilité sociale, et le calme apparent n'en est que plus trompeur.
On réduit les salaires des policiers ici,
On réduit leur nombre là,
Le nom de banquier devient synonyme de voyou.
Bientôt la grande chasse aux sorcières va commencer et un arrière fond d'épidémie mondiale pourrait fortement y contribuer.
Dans ces cas là, l'inhibition et le contrôle politique cesse.
Les soulévements risquent de voir le jour.
Simple rappel des faits. R. Merle évoqua, sous forme romanesque, le passé. Le soulévement lors de l'épidémie, y est fort bien décrit. Et sa "pacification" aussi. A l'époque, devant les voyous, on appelait de plus grands voyous : les nobles, et ils n'étaient guère tendre.
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 16:13
Ah, la nostalgie, la présidentielle de 1469. Non 1969. Non finalement, ça devait bien être 1969.
Je ne pensais pas que c'était si récent.
Enfin bref, c'est le "retour de la momie", version 2009.
Faut donc taxer 32 euros la tonne de CO2, d'après Rocard.
Bien entendu, rien n'est dit sur le VRAI problème : l'existence des mégalopoles ou même simplement des métropoles supérieures au million d'habitant.
Dans un cas, je verrais bien une capitation, de je ne sais pas, 3000 euros par tête et par an, et pour la RP, une capitation de 10 000 ? ça serait juste, non, après tout, cela correspond au poids écologique de chaque habitant.
Bien entendu aussi, aucune progressivité : le pauvre est épargné, mais le riche ne paiera pas plus que le "classe moyenne" (çui en dessus de 1000 euros par mois).
"
Pas question de toucher au pouvoir actionnarial, à l'inégalité dans la distribution des revenus, à la mondialisation, à la mise en concurrence universelle des forces de travail, à la financiarisation.   "
Même si dans ce cas là, le yoghourt voyageur, çui qui se tape les 8000 bornes avant de finir dans votre estomac, il n'en est pas question.
Non Bernard, j'ai pas dit Ouïghour, j'ai dit Yoghourt. Je ne suis pas Cannibale. (je fais du bénévolat pour éduquer les illettrés, mais ce Bernard est d'un lourd).
Donc, autre création d'une capitation, légère et même ridicule pour le riche, lourd pour le "classe moyenne".
Bien entendu, Michel, n'a rien compris au film.
Dans une situation de paupérisation croissante, doublée d'un pic pétrolier avéré, d'un pic uranium ancien, d'un pic gaz proche (5 ans après le PO au lieu de 30 ans estimés à l'origine) et d'un pic anthracite antédiluvien (1920), il n'y a aucun besoin de taxer la consommation encore plus.
Il serait plus adéquat : de supprimer l'intérim, les CDD et la précarité, les gens pouvant habiter près de leur lieu de travail.

C'est émouvant finalement, de voir que ces gens n'ont rien compris, ni à ce qui est en train de se passer, ni à ce qui va se passer, ni au changement d'époque. 
En parlant de changement d'époque, demain, le zingueur m'installe des capteurs solaires. Bon, enfin, c'est ce qui est prévu.
En conséquence, et vu les délais de retards déjà existants et ceux futurs probables, j'ai astiqué le tromblon et fabriqué les cartouches de gros sel.
ça, c'est le comportement antédiluvien, mélange de modernité et de vieux réflexes.
Et si, la seule chose qui devait nous rester du XX° siècle, c'était l'AK47 ?

Photo : la première de Rocard connue (jeune, à côté de Louis XI).
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 15:47
Une révolution, c'est un mélange. Pour résumer, c'es ça :
- des budgets qui explosent,
- des recettes qui s'effondrent,
- un refus obstiné de la banqueroute,
- réductions des salaires et des effectifs policiers,
- des montants abscons et absolument pas remboursables : 24 000 milliards de $.
Même les plus financiers d'entre nous n'arrivent même plus à imaginer ce qu'il en sera de ces sommes, jusqu'à ce qu'on paie son pain avec.
On peut voir des donnes locales : le surarmement des ménages américains. Mais ne vous inquiétez pas, cela suivra ici aussi.
le propre de la réaction monarchique et royale, en 1358, en 1560, en 1780, c'est de désarmer la population pour conserver l'arme aux nobles, dont c'est le métier.
Comment comprendre l'épisode historique fameux de "la bête du gévaudan", si on évacue la volonté royale de tenir les paysans désarmés; ou plutôt, mal armés ?
Tout ce qui a été dit à cette époque est d'une poignante actualité : "si les paysans avaient eu des fusils..."
le pouvoir royal a préféré laisser tuer, et a décrété, à l'époque, le couvre-feu médiatique.
Il faut dire aussi que les "autorités" étaient littéralement terrorisées par l'armement sommaire de la population : "toute la population est en arme" (baïonnettes, emmanchées au bout de longs bâtons). Certains épisodes, d'ailleurs, sont de purs exploits. Un jeune paysan de 17 ans, réussit à la rattraper et à lui porter un coup : il l'a poursuivie 2 lieux  (du Gévaudan) et rejointe : 16 kilomètres.
1767 d'ailleurs est pour le Gévaudan une année épouvantable : la province est au bord de l'insurrection, les "meetings" improvisés sont légions et les autorités n'osent même plus bouger, ni sanctionner.
Un livre, particulièrement, est un réquisitoire, seul livre écrit par un témoin et acteur de l'époque...
En même temps, les "soupapes de sécurités" claquent toutes en même temps.
Le crédit, qui avait tenu cette fonction, à deux titres, s'arrête. Ces deux titres, étaient de compléter les revenus, et de faire tenir debout la machinerie économique.
On le voit, la crise, non contente de ne pas s'arrêter, s'emballe.
Mais la différence entre certains épisodes, c'est qu'en 1767 la machinerie économique fonctionne, mais plus en 1787, et plus en 1916, et en 2009 ???

Dernière chose, ce qui différencie un gouvernement qui mène à la révolution d'un autre, c'est la date de la banqueroute. Il vaut mieux en effet, faire faillite AVANT que la machine s'emballe. de toute façon, on fait faillite...
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 14:40
La "classe moyenne", bêtise de l'ère giscardienne est morte outre-atlantique, au Canada et aux USA.
Aux USA, 6.9 % de la population touche plus de 100 000 $ au moment d'hériter. Soit peanuts.
Même la très richissime classe dirigeante est incapable de vivre sans tout dépenser.
Au Canada, plus social, c'est le même topo : 56 000 $ d'héritage (contre 64 000 aux USA), alors qu'une étude de 2006 montrait qu' un million et demi de canadien attendaient 150 000 $ en liquide et 151 200 en autres actifs d'héritage pour financer leur retraite.
On en est loin, la situation des ainés est visiblement très surestimée.
Quelques grosses fortunes font monter la moyenne qui bien entendu, est pour la population, beaucoup plus basse.
En réalité, on n'est pas très loin d'une majorité de la population qui meurt dans l'indigence.
Qu'est ce qu'une "fortune" pour la plupart des gens ?
Dans le meilleur des cas, le logement, souvent de basse valeur d'ailleurs, quelques objets, dont une voiture ne valant pas grand chose.
Voilà la "fortune" de l'écrasante majorité des personnes dans des "pays riches".
Quelques biens d'usage. Point.
Pire qu'à la fin du 19° siècle, ou l'empreinte d'une société paysanne se voyait dans la possession de la terre, d'outils agricoles, et une certaine aise, dans l'épargne en piéces d'or.
Là aussi, on comprend le rôle de l'éloignement emporel des révolutions : les biens se sont concentrés.
Pour huiler le système, les dépenses générales ont du exploser. Là, comme ailleurs, le déplacement sauvage de la valeur ajoutée vers le haut de l'échelle sociale doit être compensé.
Les revenus sont de moins en moins suffisants pour vivre. L'état, ici et là-bas, a bouché les trous.
Mais, ne confondons pas cause et conséquences, les "expériences" libérales s'arrêtent très vite et très mal, s'il n'y a pas compensation.
Mais, bien sûr; les dépenses pour les pauvres ne sont rien, même si elles paraissent importantes, comparées aux dépenses pour sauver GS.
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 21:10
Bon, pour certains, il n'y a que deux solutions :
- des intoxiqués,
- des idiots. Ou des intoxiqués du boulot, complétements idiots ?
Je vous laisse juge :
"
USA: Déséspérés, de plus en plus d’Américains acceptent de travailler sans salaire !

Source: SpreadTheTruth.fr ( A CITER OBLIGATOIREMENT)

Source: Agence de Presse Reuters

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Alors que le chômage se situe à son niveau le plus élevé depuis 20 ans, certains Américains choisissent de travailler sans être rémunérés en attendant de trouver du travail. Mais, les avis des experts sont partagés sur la question de savoir si une telle décision est un signe de dévouement ou de désespoir.

Selon certains experts, les chercheurs d’emploi qui travaillent sans rémunération ont la possibilité d’améliorer leurs CV en relevant leur expérience et d’acquérir de nouvelles compétences, mais d’autres préviennent que les entreprises peuvent en profiter pour exploiter les chômeurs. Pour ces derniers, il est illégal pour les entreprises commerciales de ne pas payer leurs employés.

Dana Lin âgée de 22 ans est l’une des 14,7 millions de chômeurs aux Etats-Unis. En avril, elle a perdu l’emploi qu’elle occupait dans une entreprise de technologie près de San Francisco et, depuis, elle travaille sans salaire, cinq heures par semaine, pour Jobnob.com, spécialisée dans l’Internet.

« Pour chaque offre d’emploi, des milliers de personnes déposent des demandes auprès chaque entreprise, et je me suis aperçue que j’avais besoin de multiplier mes centres d’intérêt. » déclare Lin, diplômée de Cornell University. Depuis son licenciement, elle a déposé des demandes pour 50 emplois environ. Mais sans succès.

“ Dans certains cas, les entreprises peuvent tirer profit de cette situation (en employant des travailleurs non rémunérés),” dit-elle. “ Mais, c’est bien d’avoir quelque chose qui vous occupe et de dire aux éventuels employeurs « je ne passais pas tout mon temps à rester assis, sans rien faire, je faisais quand même quelque chose. »

Les chômeurs ne sont pas les seuls à accepter les emplois non rémunérés. Des chefs d’entreprises demandent à certains de leurs employés de travailler sans salaire.

C’est le cas de British Airways qui a demandé le mois dernier à ses employés basés en Grande Bretagne d’accepter de travailler volontairement sans salaire pour une période pouvant aller jusqu’à un mois. Certaines entreprises, les autorités municipales et les gouvernements des états fédérés aux Etats-Unis ont fait prendre des congés non rémunérés à leur personnel.

Mais, de toute façon, certains employés continuent à travailler pour se maintenir ou parce qu’ils sont inquiets à l’idée de perdre leur emploi.
Ross Eisenbrey, vice-président de l’Economic Policy Institute, base à Washington D.C., prévient que, si les gens peuvent trouver du temps pour travailler, à titre bénévole, pour le compte des organisations à but non lucratif et du gouvernement, il est illégal pour les entreprises de ne pas payer les travailleurs.

“Ce n’est pas simplement une mauvaise idée, c’est illégal.” déclare Eisenbrey. “ La loi dit que (les entreprises) ne sont pas autorisées à tolérer ou à permettre que les employés travaillent pour une rémunération inférieure au salaire minimum.

Il affirme que “ plus les gens sont désespérés, plus ils accepteront ce genre de situation pour essayer d’attirer l’attention d’un employeur” “Les perspectives à court terme ne sont pas bonnes pour la plupart des chômeurs. « Elles ne seront améliorées en travaillant au noir ou en travaillant sans rémunération. ».

CONSTITUER UN RESERVOIR DE TALENTS

Lin, candidate à l’emploi, a commencé à travailler chez Jobnob.com, un site web qui a pour activité le suivi des salaires, après l’organisation par l’entreprise de sa première « happy hour », afin d’établir une relation entre les demandeurs d’emploi et la plupart des entreprises en phase de démarrage de leurs activités, qui proposent des emplois mais qui sont dans l’incapacité de payer.

« Les chercheurs d’emploi disposent du temps,” déclare Julie Greenberg, co-fondateur de Jobnob.com “c’est une situation vraiment dangereuse pour eux, car une fois que l’on reste dans le chômage pour quelques mois, il y a ce vide qui s’installe dans votre CV et qui ne cesse de s’augmenter. »

« Ils y voient des avantages, car ils ont besoin de références, ils ont besoin d’affiner leurs compétences, plusieurs personnes développent de nouvelles aptitudes, » affirme-t-elle. « Je ne pense pas qu’il y ait quelqu’un qui se sente exploité parce qu’ils comprennent que … nous regrettons de ne pas avoir de fonds suffisants, nous regrettons de ne pouvoir vous payer. »

Selon Greenberg, plus de 300 demandeurs d’emploi ont pris part aux deux premières « happy hours » et de nombreux événements de cette nature sont prévus.

Alexandra Levit, expert en environnement de travail et auteur du livre « How’d You Score That Gig? » recommande de faire du bénévolat dans les organisations non gouvernementales pour acquérir et renforcer de l’expérience.

“ Je pense que vous devez faire attention de ne pas sous-estimer vos capacités. Si vous avez bien de l’expérience, alors vous devez être payé pour cela, » déclare Levi. “ Je pense absolument que les entreprises tirent profit de cette situation.”

Madeline Laurano, analyste principale à Bersin, firme spécialisée dans la recherche sur l’environnement du travail et qui joue un rôle de consultant, a expliqué que cette tendance à travailler sans salaire, encouragée par la récession, constitue une magnifique occasion pour les entreprises de se constituer un réservoir de compétences dans lequel elles vont puiser une fois que la reprise économique sera confirmée.

« Il faut que les employeurs pensent à la même stratégie qu’ils adopteraient s’ils devaient embaucher une personne exigeant un salaire. Vous avez toujours besoin d’un employé de qualité » Les chercheurs d’emploi doivent réfléchir de la même façon, « je souhaite toujours consacrer mon temps à une entreprise en laquelle j’ai confiance, dans laquelle je peux grandir et qui peut m’apprendre des choses. »

“ Les gens se demandent si c’est par désespoir ou par dévouement,” affirme-t-elle « Il ne s’agit pas nécessairement de travailler comme bénévole dans un foyer pour sans abris, mais de la contribution qui peut à la longue vous procurer certains avantages. »

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Bon, si vous pouvez pas vous empêcher de bosser, allez donc :

- couper du bois,

- faire votre jardin,

- écrire un roman...

Mais, si, en plus, non content de vouloir bosser, il vous faut, en plus, un lien de subordination, il faut vous rendre à l'évidence, vous êtes mûr : enchainez-vous et allez vous vendre au marché le plus proche.

Il n'y a pas à dire, il y a des coups de pieds au popotin qui se perdent. 

Verdun ou Auschwitz ? Disait Bigeard, certains préfèrent visiblement Auschwitz...

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 15:02
Swedbank, qui avait supprimé 860 emplois, compte en supprimer 2800 autres, pour... rien...
En effet, rien ne viendra sauver les banques suédoises, parties pour les eldorados appelés Ukraine, biélorussie, Pays baltes.
Entre avril et juin, deux milliards de couronnes ont été perdus, si l'on respecte la fiction que le reste des prêts est fiable.
Bien entendu, en sabrant les budgets, en diminuant les salaires et virant les fonctionnaires, on n'accroit que la crise.
Pour la finir, il faut au contraire en finir avec la banque. 
Pour la banque SEB autre banques suédoise, le topo est le même : des prêts farfelus aux républiques baltes, destinées à finir aux chiottes.
En effet, ces pays n'avaient qu'une grosse bulle immobilière bien burnée et rien d'autre. 

La crise était mûre pour rebondir, aux USA, CIT a obtenu 3 milliards de ses créanciers. Sans doute un peu poussés par la Maison Blanche, et sans oublier, bien sûr que Goldman Sachs, un d'entre eux, dirige le pays.
Bien entendu, ce sort est opposé au sort des trous-du-cul du monde, comme par exemple les banques suédoises qui ont jugées malin de prêter à des lithuaniens (qui en plus habitent même pas Brooklyn). C'était couru d'avance.
Au moins, du temps de l'URSS, on pouvait faire des prêts à l'est qui ne risquaient absolument rien.
Il faut dire que l'argent ne leur servait pas à acheter n'importe quoi, comme des cleubes de Foute-balle, dont on se demande à quoi ça peut bien servir...
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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