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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 17:49

Le quantitative easing a réussi brièvement à relancer le crédit, mais ce n'est que le rebond du chat mort. Sauver la dette, n'est pas une option.

Le mot "réforme", sensées tout résoudre, n'est qu'une invocation religieuse non négociable, et tout aussi stupide. Surtout que le mot réforme peut être traduit par "régression économique et sociale absolue".

A Davos, 1500 patrons, représentant 13.5 millions d'employés, pensaient en supprimer 37 %. Donc, il faut se poser clairement la question : ils sont cons, ou quoi ? Pour quoi faire ? Arriver à 50 % de chômage ?

Quel avenir, pour ces 50 % ? Rednecks ? Tout sera fait par des robots ? Le problème, c'est ce que deviennent ces gens ? A 50 %, de chômeurs, la solvabilité s'effondre. Et pour eux, une autre économie se met en place... Sans compter, bien sûr, à la baisse des ressources énergétiques. Un robot, c'est quand même gourmand en énergie.

En Suisse, crac, c'est le nucléaire et l'électricité qui se portent mal : prix de marché, 2.8 centimes le KWh, coût de production du nucléaire, 4.5 à 5.5 et pour l'hydraulique, 6.5.

Tonton, pourquoi tu tousses ? Vendre au moitié du prix de revient, ça ne dure pas longtemps. Economiquement, il est clair que les grands électriciens ont un besoin vital de fermer des capacités, non de les reporter 10 ou 20 ans, dans quelles conditions, d'ailleurs ?

Rapport sur la centrale de Hinckley point. Chez EDF, ils rêvent, ou ne savent plus compter. Ils dressent des plans sur la comète, sans savoir fabriquer le bousin.

D'ailleurs, le massacre économique a des conséquences importantes : la percée de AFD en Allemagne, la chevauchée de Trump aux USA, qui, disent certains, "survit aux tirs de barrages". En réalité, plus les excellences font tirs de barrages, plus ils alimentent sa dynamique, sans compter que se fissure la langue de bois : Hillary ne serait plus donnée gagnante automatiquement, contre Sanders, Alors, contre Trump... Sans compter que la presse ne revient jamais pour donner un erratum sur les fausses nouvelles l'avantageant, données auparavant. Finalement, c'est Sanders qui l'a emporté dans tel état ? Pas d'importance, on ne va pas s'en faire pour si peu.

Hillary a emporté le vote des noirs du Mississipi ? Pas d'importance, cet état sera républicain au moment du vote, le parti démocrate, dans le sud, est devenu un parti noir. Le "solid south", est intact, il est désormais républicain.

Le mouvement politique est transatlantique, il s'attache tous les sacrifiés. Tapez sur Trump ? Pas de problèmes, cela ne fait que le renforcer...

En Chine, on parle de la débandade du commerce extérieur, tant à l'import qu'à l'export. N'important plus autant, et à des prix bradés, les clients de la Chine n'ont plus les moyens d'acheter...

Quand à la "réduction de la croissance", du commerce extérieur, c'est surréaliste. Les canaux de Panama et de Suez ne seraient pas dans la merde où ils sont...

C'est curieux, cette façon d'affirmer, et la négation de la réalité de base...

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 23:19

Il parait que l'inondation de Paris, type 1910, provoquerait 30 milliards d'euros de dégâts. Il est d'ailleurs cocasse d'apprendre que la préfecture de Paris a fait des plans. Le meilleur plan aurait été de ne pas construire en zone inondable, mais cela, il ne faut pas trop en demander.

Il reste que rebâtir dépasserait les capacités actuelles, que les atteintes seraient sans doute trop grave pour les réseaux pour être amendés.
En 1910, on était très frustre, en ce qui concerne le mode de vie. Le seul liquide indispensable à l'époque, c'était le pinard.

Pas se laver, on s'en tapait. N'est ce pas, monsieur Botton ? Et on ne prenait pas ça pour une brimade.

Parce que les épidémies véhiculées par l'eau étaient légions, jusque dans la première décennie du siècle. Il parait même, que quelquefois, des soldats étaient tués au combat, quand il avait survécu, à la chiasse, à la typhoïde, à la variole, (et j'en oublie, liste non exhaustive) et que c'est une réalité dont on n'entrevoit pas grand chose aujourd'hui, sauf dans les interstices de certaines séries télé. La guerre de 1914 a été le premier conflit où les pertes au combat ont dépassés les morts de maladie. Dans certaines guerres, le nombre de tués au combat n'excédait pas 1 %.

La ville d'aujourd'hui est tellement aseptisée, qu'on a oublié que c'était, avant, des mouroirs, où la natalité n'atteignait pas 80 % des pertes. Il fallait, régulièrement, un appel de ruraux, pour combler les vides habituels, quand, bien sûr, une épidémie de peste, ne faisait pas le grand ménage.

Je suis dubitatif. Combien de temps faudrait il pour remettre en fonction les voies de transports en commun ? Si, bien sûr, bien des ponts ne sont pas emportés ou suffisamment ébranlés pour causer thrombose.
Et bien entendu, si les assureurs et l'état peuvent payer. Ce qui, je ne m'en cache pas, m'en boucherait un coin, dans le dogmatisme et la religion actuelle.

Tout bonnement, l'union européenne n'est pas taillée pour les situations de crises, ni les états, ni les hommes politiques, les assureurs encore moins.

Mais, si la destruction par les flots, certaine, est imprévisible, la destruction de la capitale, par l'économie, elle, est tout aussi certaine, et visiblement en cours.

Ce genre de capitale, a l'air éblouissant, mais en réalité, son activité, tertiaire, est pleine d'administration publiques et privées, dont la moitié des occupants n'ont aucun travail réel, leur contenu étant glandouilleur, occupationnel, et du ressort du placard doré, il est clair que la capitale, centre de pouvoir, serait la dernière touchée par ce qui est arrivé partout ailleurs, le dégraissage. Mais elle sera touchée, quand même, et par le biais du tourisme.
Visiblement, même avant les attentats, on assistait à unechute de la fréquentation.

Autre talon d'Achille des capitales, la rente et les riches. Les taux négatifs, affectent le pib, s'ils soulagent les finances des états. Et notamment, le pib "produit", par le siège social des banques. Les manipulateurs de symboles monétaires, risquent donc d'être victimes d'eux mêmes.

Les riches, visiblement, à Londres, ont vu leur ticket d'entrée augmenter fortement. De plus, ils risquent d'apprendre à leurs dépens, qu'il peut y avoir une décorrélation évidente, entre l'ordre régnant dans les centres de pouvoir, et le désordre dans les quartiers périphériques. Ou plutôt voir le désordre des quartiers périphériques, s'étendre jusqu'à lécher le pied des centres de pouvoir.

Paupérisation du centre de pouvoir, chute des ressources, baisse des ressources minérales... Un inondation sera le coup de grâce, quand le processus sera suffisamment engagé.

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 01:40

D'accord, on va me dire que je... Chinoise, voir que je coupe la natte en 4. Mais bon, je ne résiste pas au plaisir.
Qu'est ce qui diminue de 2.9 % puis de 3.7 %, alors que les effectifs doivent être taillés de 20 % ? C'est la consommation de charbon. Les deux ne sont pas symétriques et de plus, comme il apparait que la production avait été sous estimée, les réserves exploitables ont été épuisées plus vite...
De plus, il apparait, en général, pour cause de stabilité sociale, qu'on ne licencie pas aussi vite que baisse la production.
Donc, la baisse de celle-ci serait sans doute plus importante qu'avouée. Celle-ci, d'ailleurs, supputée de 0.4 à 2.5 % en 2014, s'établit à -2.9 %, celle de 2015, prévue à - 2.5 %, s'établit à - 3.7%. On est donc dans une nette accélération du mouvement.

Quand à la fiction du 6.9 % de croissance, une phrase le relativise nettement : "Mais le net essoufflement de la croissance économique chinoise, au plus bas depuis un quart de siècle, accompagné d'un violent ralentissement de la production industrielle, plombe désormais la demande. "

Il apparait d'ailleurs que la suppression de postes ne concerne pas seulement la sidérurgie, ni les mines.

Pour voir les conséquences politiques, des électeurs de Trump disent : "les autres sont pires qu'Hitler". Sans doute cette phrase sera t'elle moult réutilisée...

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:10

Dans les prochaines années, cela va dégager dans les grandes largeurs, en Chine, et en Grande Bretagne.
Dans un cas, c'est la sidérurgie qui va "dégraisser", mais surtout les mines de charbon, et dans l'autre cas, ce sont les emplois de la grande distribution.

Ce mouvement est encore plus fort aux USA, où les emplois de distribution se volatilisent. Les Wall Mart faisaient fermer tous les autres commerces, avant de fermer lui même. Il ne restera plus pour l'approvisionnement quotidien, que d'attendre que se remonte le "General" (store), emblème typique des USA, où pendant des décennies, le magasin bric-à-brac faisant de tout et n'importe quoi, mais à bas prix et souvent à crédit, dans un local infâme était la règle.

Donc, 900 000 emplois vont dégager au Royaume Uni, sur 3.2 millions existants. On met en cause le salaire minimum, et donc, la politique sociale. Il reste que depuis 2008, le mouvement de suppression avait porté sur 200 000 emplois, et que se profilent fermetures de points de vente et gains de productivité. C'est ça le vrai coupable. Il y a beaucoup d'endroits où les magasins ne sont, tout bonnement, plus rentables. Il y en a trop, pour un pouvoir d'achat en berne. Ce n'est pas plus compliqué.

Mais on a la sidérurgie qu'on peut, ou qui reste.
En parlant de sidérurgie, la chinoise va supprimer 500 000 emplois, et le charbon, 1.3 millions (20 % des effectifs).

Bien entendu, au vu de ce qui s'est passé ailleurs, ce n'est qu'un commencement, et ce n'est aussi qu'un commencement dans ses conséquences. En effet, la crise de la sidérurgie et du charbon, implique aussi la crise des chemins de fer, et leur désormais non-rentabilité.

Le chemin de fer ne peut être rentable qu'avec ces produits, qui permettent aux installations de fonctionner jour et nuit. Au XIX° siècle, cela avait été une nette surprise de constater que cette nouveauté utile, et dont on sentait bien l'utilité fondamentale, ne serait jamais rentable. Le Royaume Uni, qui l'avait crée, n'avait pas ce genre de problème, petit pays, densément peuplé, il produisait houille et acier en grande quantité.

Ailleurs, ce fut immédiatement la débandade, et de rares pointes, qu'on avait du mal à satisfaire, côtoyaient de longues périodes sans ou avec peu d'activité. Dans le Sud des Etats-Unis, à la fin des années 1860 et début 1870, ce fut mis sur la corruption -réelle- , le gaspillage -réel-, des administrations républicaines imposées. Bien sûr, après la fin de la période dite de reconstruction (1877), les voies de chemin de fer, ne furent pas davantage rentables...

Mais les affairistes y avaient fait fortune...

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 00:47

Surcapacités chinoises, et incapacité journalistique aiguë.
Le monde journaleux s'aperçoit des surcapacités chinoises. Depuis le temps qu'elles existent. On en parle depuis plus de 10 ans. Et dans certains secteurs, elles n'atteignent "QUE", 90 %. Notamment dans le textile, où usines et machines ne sont souvent même pas mise en service, ou simplement déballées...

Là, on voit les limites de la croissance chinoise, obtenue à coups de crédits d'états, pour des investissements qui ne seront jamais amortis.
On doit fermer 1000 mines, produisant 60 millions de tonnes, cette année, et quelques 500 millions de tonnes dans les 5 ans à venir. C'est bien en deçà de ce qu'il faudrait, parce que les surcapacités sont bien plus importantes, mais on veut la paix sociale.

Le marché intérieur n'est pas capable de compenser l'affaissement de l'investissement (50 % du pib), vu l'importance de celui-ci. En effet, compenser, un peu, c'est possible, mais dans de telles proportions, c'est une vue de l'esprit.

Dans le petit monde des hommes politiques, il suffit de sabrer le social pour "restaurer la croissance". Ben tiens. Et cela se traduit par l'effondrement de leur popularité. Ceci pour répondre à la question d'un internaute sur les popularités. Dopé par les attentats, celles-ci reviennent à la normale.

L'économie, ce sont des allocations de ressources. Si le déséquilibre chinois en faveur de l'investissement est patent, le déséquilibre français en défaveur de l'investissement est excessif. Et je n'appelle pas investissement, jouer aux sous à la bourse.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 17:33

Il existe une différence fondamentale entre monnaie permanente et monnaie dette, c'est que la monnaie permanente, crée par et pour les états, ne produit pas d'intérêt.

La monnaie dette, si; positif ou négatif. La totalité de la dette publique française, au moment de la crise de 2007, était uniquement issue des intérêts.

On est donc, dans le système aujourd'hui, de faire des prêts, pour rembourser des prêts, injecter des liquidités, pendant que les états n'ont aucun moyen d'injecter quoi que ce soit dans l'économie réelle.

L'économie réelle, donc, se dégonfle passablement, pendant que l'économie financière doit avoisiner les 25 % des PIB occidentaux.

Il va de soi, que des chiffres sur des papiers, Ils n'ont aucune existence véritable, pendant que l'économie vraie, elle, décroit sous l'effet des plans d'austérités.

2000 milliards de dettes publiques, 3000 de dettes privées, rien qu'à 3 %, cela "produit", 150 milliards de pib par an.

La seule monnaie permanente qui existe dans le système, ce sont les quelques milliards qui existaient avant 1973. D'années en années, sa part relative se réduit.

Or, le système économique ne sait pas fonctionner sans, et sans une quantité croissante, et uniquement sur le crédit. Le système perdure depuis 1973, parce qu'on est parti d'un endettement très faible, issu des faillites de la seconde guerre mondiale. La si vertueuse Allemagne, a ce qu'on nous prétend, a été l'état le plus banqueroutier du XX° siècle. Mais on le fait à l'allemande. En 1923, on dévalue de 97.5 % (en se réservant le droit de racheter les titres 5 fois plus chers, soit une dévaluation de 87.50%, bien entendu, ce sont pour les valeurs libellées en mark or, pour le reste, c'est la débandade), et en 1948, de 90 %.

En ce qui concerne entreprises et ménages, les intérêts ponctionnent leurs revenus, qui ne sont plus injectés dans l'économie réelle.

Les faillites détruisent de la monnaie, des deux sortes, car on ne sait pas faire la différence entre les deux.

La dette conduit à un "effet de massue", que n'a pas la monnaie permanente.

La crise de 2007 est née d'une impossibilité de pousser plus la croissance de la dette privée. Pour les états, il n'y a pas réellement de contrainte, sauf mentale. On veut paraître "bon gestionnaire", en "maitrisant", une dette publique que rien n'oblige à honorer.

Seuls les dettes extérieures peuvent poser problèmes, mais les teutons ont prouvés, tant dans les années 20 que dans les années 50, qu'on pouvait s'assoir dessus, facile.

La solution de facilité des états, donc, consiste dans un premier temps à solder leur dette publique, en la monétisant par de la monnaie permanente, d'une manière graduelle, et de venir au secours de l'économie réelle, sur laquelle les banques centrales n'ont aucun impact. Ils ont pu "sauver les banques", mais pas l'activité.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 00:39

Visiblement, la garde qu'étaient les cadres EDF et la CGT, ne croient même plus, eux aussi, dans le nucléaire. Les dirigeants d'EDF, non plus, il n'y a plus que les politiques qui croient au nucléaire anglais, "Stopper le projet des deux réacteurs EPR en Angleterre signerait la mort d'EDF au Royaume-Uni et la remise en question totale du nucléaire en France. "

Voilà, la messe est dite. L'effondrement du prix de gros de l'électricité en Europe, jointe à l'effondrement de la demande, risque d'amener l'entreprise à la faillite. On en est là, désormais.

Le secteur est donc sur la voie de l'effondrement financier. Avec leurs interconnexions à la con, ils ont interdit toute politique nationale. Et toute fixation des prix purement nationale. C'est bien d'exporter, nous dit on. Mais voilà, on vient de marcher sur le râteau. Et de se prendre le manche.

La Chine a vu s'effondrer ses importations et ses exportations. Certains se félicitent de l'excédent, en progression.Mais l'excédent supplémentaire ne provient que de la baisse des prix du pétrole et des matières premières. Mais, le signe de gravité de la crise, c'est d'abord le fait qu'il y ait eu dévaluation, et que cela n'a rien relancé, du tout. (la baisse du prix du pétrole, impacte, à elle seule, la balance commerciale chinoise de 500 millions de usd par jour).

Les sidérurgistes, patrons et employés sont chauffés au rouge contre les chinois. C'est une question de vie ou de mort, et le libéralisme économique a du plomb dans l'aile.
L'abruti qui dit que la Chine n'a pas de problèmes, ferait mieux de lire Confucius, et la théorie du mandat du ciel. Régulièrement, tous les deux cents ans, les chinois exterminent ou laissent exterminer leurs dirigeants. Moralité : les dirigeants arrivent bien à réprimer, jusqu'à ce qu'ils n'y arrivent plus. Et là, ça barde.

Le même phénomène a eu lieu au Viet Nam, pendant la conquête française. Seul le régime a résisté, les Nhà quê n'ont pas participé à la lutte. Ils ne pouvaient plus piffrer leurs dirigeants, et les français au départ, avait plutôt été vu comme des libérateurs. Chose qui avait totalement changé 50 ans plus tard.

Lors de la conquête, il avait été possible de subjuguer le pays, simplement parce qu'une fois les troupes régulières battues, il n'avait pas résisté. En 1930, avec les impôts écrasants, le caoutchouc, l'opium, le français était devenu, clairement, un occupant.

Pour ce qui est des troubles politiques, on voit désormais que les USA sont de retour sur leurs vieux démons. La guerre civile n'a pas été purgé, et si, militairement, le nord a gagné, politiquement, cela a été un "pat", éclatant, notamment avec le compromis de 1877. Celui-ci, survenant avec une élection présidentielle douteuse, des combats, voire des guerres, à l'intérieur de certains états, notamment en Caroline du Nord et en Arkansas. L'affrontement, entre les milices montagnardes (blanches et loyalistes), fidèles au gouverneur (républicain), Holden, et le KKK, c'était bien une guerre, qui se solda par la fuite du gouverneur.

D'ailleurs, le Posse Comitatus act, voté en 1878, indique une réelle méfiance de LA TOTALITE des états fédérés, envers le gouvernement fédéral...

L'histoire n'est que rarement, très rarement ce que l'on raconte. Mais aujourd'hui, il est clair qu'il y a dans le monde, un nombre incalculable de comptes à régler en souffrance...

D'ailleurs, la guerre civile ne fut pas un combat moral aux USA, mais bien l'affrontement entre deux systèmes économiques de dominations, qui avaient chacun d'eux, des caractères totalement répugnants.

Là, on est dans la débandade des systèmes établis. Quels qu'ils soient, ils ont aussi tous, l'optique d'acheter une certaine paix sociale. Avec des moyens différents. Le jour où ils ne le peuvent plus...

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 17:55

Un lecteur me dit que les entreprises veulent s'adapter pour rester profitable en période de crise, et devenir hyper-profitables pendant la reprise. C'est sans doute vrai dans leurs aspirations, et leurs voeux.

Le problème, c'est que quand ça pique vraiment du nez, ça ne remonte jamais. Et entraîne la misère, l'abandon de certaines productions, ou leur extension, pour compenser.

Cette tactique est fait pour les crises "habituelles", celles à laquelle on est habitués depuis 1973. Avant, c'était pire, ou c'était comme pour les aciéries chinoises : on ne peut fonctionner qu'en quantités croissantes, à des prix croissants ou stables.

Le problème, c'est qu'ils sont tous en mode "ça va redémarrer, ça va redémarrer, ça va redémarrer". Et si cela ne redémarrait tout bonnement pas, et continuer à s'enfoncer ?

Quand on a bloqué les rémunérations, on a compensé par la dette. Aujourd'hui, il est clair que la dette a atteint ses limites, parce qu'elle est intenable, parce qu'elle a déjà, en termes réels, commencée à diminuer. Pourquoi ? Regardez ces agriculteurs qui manifestent. Il n'ont plus un sou de revenus, et des dettes qui galopent. Les chères banques agricoles laissent faire, pour ne pas avoir à constater des milliards de pertes, et des actifs qui ne valent plus rien.

Pendant la très grande dépression de 1873, ça s'est enfoncé pendant plus de 20 ans. Avant que la reprise, par les dépenses publiques, ne viennent alimenter la reprise. Mais certains produits s'y sont fracassés. Le coton, par exemple, synonyme de luxe, il était devenu synonyme de misère et de bas revenus. Il est devenu aussi, en ce début de siècle, synonyme d'ogm et de pollution maximum.

Certains disent que le modèle chinois n'est pas en cause. Que c'est une manoeuvre des dirigeants. En réalité, les dirigeants de Pékin dirigent assez mal les autorités locales. Comme les autorités de Washington. Dans un cas c'est le fédéralisme, dans l'autre, l'habitude des autorités locales à être quasi-indépendant. La même chose dans les deux cas. Indépendances de fait.

Le problème de l'acier est sans doute le plus emblématique, mais pas le seul. Il reste qu'on invente pas, pour frimer vis-à-vis de l'extérieur, la problème d'avoir 1200 millions de tonnes de capacités de production, 800 de production et 340 de surproduction. Et qu'on ne puisse pas faire la seule chose qui vaille : mettre à la ferraille, la moitié de ces capacités. Le remède proposé montre l'incapacité des autorités à agir. Réduire les capacités de 100 à 150 millions, sur plusieurs années, c'est du pipi de chat. On aura donc l'effondrement, pour ne pas avoir voulu affronter la réalité.
Effondrement visible dans le commerce extérieur chinois, qui voit se contracter exportations et importations.

Quand à dette officielle chinoise, privée et publique, elle est largement sous estimée par le fait que traditionnellement, il existe une "banque de fait", non officielle, depuis toujours, ou usuriers. Tout le monde asiatique, d'ailleurs, est gangrené par l'usure.

Pour contrer la crise, il faut absolument revenir sur l'argent dette, et que l'état crée, à nouveau, de la monnaie définitive. Bien sûr, ça ne réglera rien, vu l'étendue des problèmes, mais on aura à nouveau les moyens d'agir. Vu l'état de déflation actuel, même rembourser la totalité de la dette n'est pas un problème. Le quantitative easing est lui, visiblement, particulièrement néfaste, puisque même la Deutsche Bank pique sa crise de nerf dessus.

Le pétrole n'est plus rentable pour aucun de ses producteurs, seul le fait que le puits, une fois foré, coûte peu, et dure relativement longtemps, a fait reporter la crise. Sans compter qu'il servait à acheter la paix sociale, dans la plupart des pays...

Bref, que du bonheur. En plus, je dirais que l'exaspération pointe aussi en Europe. Seules les grandes métropoles offrent un peu d'emplois, mais des conditions de vie déplorables, et les zones plus vivables n'en ont pas.

Tous les ingrédients de la crise de nerf...

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 02:12

La production de charbon régresse fortement, pendant que la production d'acier est faite... pour la surproduction...

En gros, on continue à tourner, pour faire croire que...

Je me demande ce qu'il resterait, d'ailleurs, du bouzin, si les 340 millions de tonnes de surproduction étaient abandonnés.

Cela acquis, il faut voir aussi que la production d'électricité régresse, elle aussi.

Pour le reste, la consommation de gaz, si elle ne décroit pas, voit sa croissance ralentir. Mais vu la disproportion entre le charbon et le gaz, il faudrait qu'elle progresse bien plus vite que 3.7 %, pour compenser. C'est la différence entre le nain et le géant.
Il reste aussi que la plupart des aciéries sont des entreprises zombies, qui continuent à produire, parce que les autorités politiques leur demande, pour des problèmes de paix sociale. Pas de risque, les financements bancaires sont là.

On voit donc le problème. C'est dans son entier que l'économie chinoise est une économie zombie. Et que visiblement, elle a craqué.

"la croissance mondiale en 2016 et 2017 «pourrait dérailler si les transitions importantes de l’économie mondiale ne sont pas bien gérées». " Traduction : sauve qui peut... Parce que dans le contexte actuel, il n'y a personne au pouvoir qui est capable de gérer cela. On gère au niveau national, pas au delà.

La capacité de réaction de la Chine est inexistante sur l'économie réelle. On voit mal un régime renvoyer des millions de mineurs et de sidérurgistes. Et sauter tout de suite après.

Vu les imbrications crées par la globalisation, on est donc arrivé au stade de la tempête parfaite.

Effondrement de la demande.

Baisse des productions énergétiques.

Finances perdus dans les dettes.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 01:17

Le syndrome chinois de l'acier, est fichtrement simple :

- capacités de production : 1200 millions de tonnes,

- production : 804 millions de tonnes,

- surproduction : 340 millions de tonnes,

- réduction des capacités : de 100 à 150 millions de tonnes (en 5 ans)...

Il y a la dedans, comme qui dirait un schisme. En effet, réduire les capacités de 1200 millions de tonnes, à 1050, ou 1100, ça ne règle rien.

la production et la surproduction ne seront pas touchées. Et en 5 ans, la surproduction, ça peut atteindre des sommets. Le chiffre de surproduction voudrait dire qu'on peut envoyer les employés pendant quelques mois en vacances... A vu de nez, plus de 7 mois...

On produit donc de l'acier pour rien, et il faudra bien sortir du problème...

Au mieux, c'est simplement une annonce faite pour satisfaire les demandes européennes, sans rien toucher au but essentiel, attirer le reste d'industrie en Chine. Comme dans la période 2011-2015, les capacités avaient été réduites de 90 millions de tonnes, on voit que cela n'a rien changé.

La réduction de 100/150 millions de tonnes, devrait être annuelle, si elle veut dire quelque chose.

On imagine aussi, ce que 340 millions de tonnes de surproduction veut dire sur la production de charbon.

La Chine va vivre des années très difficiles...

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