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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:10

Dans les prochaines années, cela va dégager dans les grandes largeurs, en Chine, et en Grande Bretagne.
Dans un cas, c'est la sidérurgie qui va "dégraisser", mais surtout les mines de charbon, et dans l'autre cas, ce sont les emplois de la grande distribution.

Ce mouvement est encore plus fort aux USA, où les emplois de distribution se volatilisent. Les Wall Mart faisaient fermer tous les autres commerces, avant de fermer lui même. Il ne restera plus pour l'approvisionnement quotidien, que d'attendre que se remonte le "General" (store), emblème typique des USA, où pendant des décennies, le magasin bric-à-brac faisant de tout et n'importe quoi, mais à bas prix et souvent à crédit, dans un local infâme était la règle.

Donc, 900 000 emplois vont dégager au Royaume Uni, sur 3.2 millions existants. On met en cause le salaire minimum, et donc, la politique sociale. Il reste que depuis 2008, le mouvement de suppression avait porté sur 200 000 emplois, et que se profilent fermetures de points de vente et gains de productivité. C'est ça le vrai coupable. Il y a beaucoup d'endroits où les magasins ne sont, tout bonnement, plus rentables. Il y en a trop, pour un pouvoir d'achat en berne. Ce n'est pas plus compliqué.

Mais on a la sidérurgie qu'on peut, ou qui reste.
En parlant de sidérurgie, la chinoise va supprimer 500 000 emplois, et le charbon, 1.3 millions (20 % des effectifs).

Bien entendu, au vu de ce qui s'est passé ailleurs, ce n'est qu'un commencement, et ce n'est aussi qu'un commencement dans ses conséquences. En effet, la crise de la sidérurgie et du charbon, implique aussi la crise des chemins de fer, et leur désormais non-rentabilité.

Le chemin de fer ne peut être rentable qu'avec ces produits, qui permettent aux installations de fonctionner jour et nuit. Au XIX° siècle, cela avait été une nette surprise de constater que cette nouveauté utile, et dont on sentait bien l'utilité fondamentale, ne serait jamais rentable. Le Royaume Uni, qui l'avait crée, n'avait pas ce genre de problème, petit pays, densément peuplé, il produisait houille et acier en grande quantité.

Ailleurs, ce fut immédiatement la débandade, et de rares pointes, qu'on avait du mal à satisfaire, côtoyaient de longues périodes sans ou avec peu d'activité. Dans le Sud des Etats-Unis, à la fin des années 1860 et début 1870, ce fut mis sur la corruption -réelle- , le gaspillage -réel-, des administrations républicaines imposées. Bien sûr, après la fin de la période dite de reconstruction (1877), les voies de chemin de fer, ne furent pas davantage rentables...

Mais les affairistes y avaient fait fortune...

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 00:47

Surcapacités chinoises, et incapacité journalistique aiguë.
Le monde journaleux s'aperçoit des surcapacités chinoises. Depuis le temps qu'elles existent. On en parle depuis plus de 10 ans. Et dans certains secteurs, elles n'atteignent "QUE", 90 %. Notamment dans le textile, où usines et machines ne sont souvent même pas mise en service, ou simplement déballées...

Là, on voit les limites de la croissance chinoise, obtenue à coups de crédits d'états, pour des investissements qui ne seront jamais amortis.
On doit fermer 1000 mines, produisant 60 millions de tonnes, cette année, et quelques 500 millions de tonnes dans les 5 ans à venir. C'est bien en deçà de ce qu'il faudrait, parce que les surcapacités sont bien plus importantes, mais on veut la paix sociale.

Le marché intérieur n'est pas capable de compenser l'affaissement de l'investissement (50 % du pib), vu l'importance de celui-ci. En effet, compenser, un peu, c'est possible, mais dans de telles proportions, c'est une vue de l'esprit.

Dans le petit monde des hommes politiques, il suffit de sabrer le social pour "restaurer la croissance". Ben tiens. Et cela se traduit par l'effondrement de leur popularité. Ceci pour répondre à la question d'un internaute sur les popularités. Dopé par les attentats, celles-ci reviennent à la normale.

L'économie, ce sont des allocations de ressources. Si le déséquilibre chinois en faveur de l'investissement est patent, le déséquilibre français en défaveur de l'investissement est excessif. Et je n'appelle pas investissement, jouer aux sous à la bourse.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 17:33

Il existe une différence fondamentale entre monnaie permanente et monnaie dette, c'est que la monnaie permanente, crée par et pour les états, ne produit pas d'intérêt.

La monnaie dette, si; positif ou négatif. La totalité de la dette publique française, au moment de la crise de 2007, était uniquement issue des intérêts.

On est donc, dans le système aujourd'hui, de faire des prêts, pour rembourser des prêts, injecter des liquidités, pendant que les états n'ont aucun moyen d'injecter quoi que ce soit dans l'économie réelle.

L'économie réelle, donc, se dégonfle passablement, pendant que l'économie financière doit avoisiner les 25 % des PIB occidentaux.

Il va de soi, que des chiffres sur des papiers, Ils n'ont aucune existence véritable, pendant que l'économie vraie, elle, décroit sous l'effet des plans d'austérités.

2000 milliards de dettes publiques, 3000 de dettes privées, rien qu'à 3 %, cela "produit", 150 milliards de pib par an.

La seule monnaie permanente qui existe dans le système, ce sont les quelques milliards qui existaient avant 1973. D'années en années, sa part relative se réduit.

Or, le système économique ne sait pas fonctionner sans, et sans une quantité croissante, et uniquement sur le crédit. Le système perdure depuis 1973, parce qu'on est parti d'un endettement très faible, issu des faillites de la seconde guerre mondiale. La si vertueuse Allemagne, a ce qu'on nous prétend, a été l'état le plus banqueroutier du XX° siècle. Mais on le fait à l'allemande. En 1923, on dévalue de 97.5 % (en se réservant le droit de racheter les titres 5 fois plus chers, soit une dévaluation de 87.50%, bien entendu, ce sont pour les valeurs libellées en mark or, pour le reste, c'est la débandade), et en 1948, de 90 %.

En ce qui concerne entreprises et ménages, les intérêts ponctionnent leurs revenus, qui ne sont plus injectés dans l'économie réelle.

Les faillites détruisent de la monnaie, des deux sortes, car on ne sait pas faire la différence entre les deux.

La dette conduit à un "effet de massue", que n'a pas la monnaie permanente.

La crise de 2007 est née d'une impossibilité de pousser plus la croissance de la dette privée. Pour les états, il n'y a pas réellement de contrainte, sauf mentale. On veut paraître "bon gestionnaire", en "maitrisant", une dette publique que rien n'oblige à honorer.

Seuls les dettes extérieures peuvent poser problèmes, mais les teutons ont prouvés, tant dans les années 20 que dans les années 50, qu'on pouvait s'assoir dessus, facile.

La solution de facilité des états, donc, consiste dans un premier temps à solder leur dette publique, en la monétisant par de la monnaie permanente, d'une manière graduelle, et de venir au secours de l'économie réelle, sur laquelle les banques centrales n'ont aucun impact. Ils ont pu "sauver les banques", mais pas l'activité.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 00:39

Visiblement, la garde qu'étaient les cadres EDF et la CGT, ne croient même plus, eux aussi, dans le nucléaire. Les dirigeants d'EDF, non plus, il n'y a plus que les politiques qui croient au nucléaire anglais, "Stopper le projet des deux réacteurs EPR en Angleterre signerait la mort d'EDF au Royaume-Uni et la remise en question totale du nucléaire en France. "

Voilà, la messe est dite. L'effondrement du prix de gros de l'électricité en Europe, jointe à l'effondrement de la demande, risque d'amener l'entreprise à la faillite. On en est là, désormais.

Le secteur est donc sur la voie de l'effondrement financier. Avec leurs interconnexions à la con, ils ont interdit toute politique nationale. Et toute fixation des prix purement nationale. C'est bien d'exporter, nous dit on. Mais voilà, on vient de marcher sur le râteau. Et de se prendre le manche.

La Chine a vu s'effondrer ses importations et ses exportations. Certains se félicitent de l'excédent, en progression.Mais l'excédent supplémentaire ne provient que de la baisse des prix du pétrole et des matières premières. Mais, le signe de gravité de la crise, c'est d'abord le fait qu'il y ait eu dévaluation, et que cela n'a rien relancé, du tout. (la baisse du prix du pétrole, impacte, à elle seule, la balance commerciale chinoise de 500 millions de usd par jour).

Les sidérurgistes, patrons et employés sont chauffés au rouge contre les chinois. C'est une question de vie ou de mort, et le libéralisme économique a du plomb dans l'aile.
L'abruti qui dit que la Chine n'a pas de problèmes, ferait mieux de lire Confucius, et la théorie du mandat du ciel. Régulièrement, tous les deux cents ans, les chinois exterminent ou laissent exterminer leurs dirigeants. Moralité : les dirigeants arrivent bien à réprimer, jusqu'à ce qu'ils n'y arrivent plus. Et là, ça barde.

Le même phénomène a eu lieu au Viet Nam, pendant la conquête française. Seul le régime a résisté, les Nhà quê n'ont pas participé à la lutte. Ils ne pouvaient plus piffrer leurs dirigeants, et les français au départ, avait plutôt été vu comme des libérateurs. Chose qui avait totalement changé 50 ans plus tard.

Lors de la conquête, il avait été possible de subjuguer le pays, simplement parce qu'une fois les troupes régulières battues, il n'avait pas résisté. En 1930, avec les impôts écrasants, le caoutchouc, l'opium, le français était devenu, clairement, un occupant.

Pour ce qui est des troubles politiques, on voit désormais que les USA sont de retour sur leurs vieux démons. La guerre civile n'a pas été purgé, et si, militairement, le nord a gagné, politiquement, cela a été un "pat", éclatant, notamment avec le compromis de 1877. Celui-ci, survenant avec une élection présidentielle douteuse, des combats, voire des guerres, à l'intérieur de certains états, notamment en Caroline du Nord et en Arkansas. L'affrontement, entre les milices montagnardes (blanches et loyalistes), fidèles au gouverneur (républicain), Holden, et le KKK, c'était bien une guerre, qui se solda par la fuite du gouverneur.

D'ailleurs, le Posse Comitatus act, voté en 1878, indique une réelle méfiance de LA TOTALITE des états fédérés, envers le gouvernement fédéral...

L'histoire n'est que rarement, très rarement ce que l'on raconte. Mais aujourd'hui, il est clair qu'il y a dans le monde, un nombre incalculable de comptes à régler en souffrance...

D'ailleurs, la guerre civile ne fut pas un combat moral aux USA, mais bien l'affrontement entre deux systèmes économiques de dominations, qui avaient chacun d'eux, des caractères totalement répugnants.

Là, on est dans la débandade des systèmes établis. Quels qu'ils soient, ils ont aussi tous, l'optique d'acheter une certaine paix sociale. Avec des moyens différents. Le jour où ils ne le peuvent plus...

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 17:55

Un lecteur me dit que les entreprises veulent s'adapter pour rester profitable en période de crise, et devenir hyper-profitables pendant la reprise. C'est sans doute vrai dans leurs aspirations, et leurs voeux.

Le problème, c'est que quand ça pique vraiment du nez, ça ne remonte jamais. Et entraîne la misère, l'abandon de certaines productions, ou leur extension, pour compenser.

Cette tactique est fait pour les crises "habituelles", celles à laquelle on est habitués depuis 1973. Avant, c'était pire, ou c'était comme pour les aciéries chinoises : on ne peut fonctionner qu'en quantités croissantes, à des prix croissants ou stables.

Le problème, c'est qu'ils sont tous en mode "ça va redémarrer, ça va redémarrer, ça va redémarrer". Et si cela ne redémarrait tout bonnement pas, et continuer à s'enfoncer ?

Quand on a bloqué les rémunérations, on a compensé par la dette. Aujourd'hui, il est clair que la dette a atteint ses limites, parce qu'elle est intenable, parce qu'elle a déjà, en termes réels, commencée à diminuer. Pourquoi ? Regardez ces agriculteurs qui manifestent. Il n'ont plus un sou de revenus, et des dettes qui galopent. Les chères banques agricoles laissent faire, pour ne pas avoir à constater des milliards de pertes, et des actifs qui ne valent plus rien.

Pendant la très grande dépression de 1873, ça s'est enfoncé pendant plus de 20 ans. Avant que la reprise, par les dépenses publiques, ne viennent alimenter la reprise. Mais certains produits s'y sont fracassés. Le coton, par exemple, synonyme de luxe, il était devenu synonyme de misère et de bas revenus. Il est devenu aussi, en ce début de siècle, synonyme d'ogm et de pollution maximum.

Certains disent que le modèle chinois n'est pas en cause. Que c'est une manoeuvre des dirigeants. En réalité, les dirigeants de Pékin dirigent assez mal les autorités locales. Comme les autorités de Washington. Dans un cas c'est le fédéralisme, dans l'autre, l'habitude des autorités locales à être quasi-indépendant. La même chose dans les deux cas. Indépendances de fait.

Le problème de l'acier est sans doute le plus emblématique, mais pas le seul. Il reste qu'on invente pas, pour frimer vis-à-vis de l'extérieur, la problème d'avoir 1200 millions de tonnes de capacités de production, 800 de production et 340 de surproduction. Et qu'on ne puisse pas faire la seule chose qui vaille : mettre à la ferraille, la moitié de ces capacités. Le remède proposé montre l'incapacité des autorités à agir. Réduire les capacités de 100 à 150 millions, sur plusieurs années, c'est du pipi de chat. On aura donc l'effondrement, pour ne pas avoir voulu affronter la réalité.
Effondrement visible dans le commerce extérieur chinois, qui voit se contracter exportations et importations.

Quand à dette officielle chinoise, privée et publique, elle est largement sous estimée par le fait que traditionnellement, il existe une "banque de fait", non officielle, depuis toujours, ou usuriers. Tout le monde asiatique, d'ailleurs, est gangrené par l'usure.

Pour contrer la crise, il faut absolument revenir sur l'argent dette, et que l'état crée, à nouveau, de la monnaie définitive. Bien sûr, ça ne réglera rien, vu l'étendue des problèmes, mais on aura à nouveau les moyens d'agir. Vu l'état de déflation actuel, même rembourser la totalité de la dette n'est pas un problème. Le quantitative easing est lui, visiblement, particulièrement néfaste, puisque même la Deutsche Bank pique sa crise de nerf dessus.

Le pétrole n'est plus rentable pour aucun de ses producteurs, seul le fait que le puits, une fois foré, coûte peu, et dure relativement longtemps, a fait reporter la crise. Sans compter qu'il servait à acheter la paix sociale, dans la plupart des pays...

Bref, que du bonheur. En plus, je dirais que l'exaspération pointe aussi en Europe. Seules les grandes métropoles offrent un peu d'emplois, mais des conditions de vie déplorables, et les zones plus vivables n'en ont pas.

Tous les ingrédients de la crise de nerf...

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 02:12

La production de charbon régresse fortement, pendant que la production d'acier est faite... pour la surproduction...

En gros, on continue à tourner, pour faire croire que...

Je me demande ce qu'il resterait, d'ailleurs, du bouzin, si les 340 millions de tonnes de surproduction étaient abandonnés.

Cela acquis, il faut voir aussi que la production d'électricité régresse, elle aussi.

Pour le reste, la consommation de gaz, si elle ne décroit pas, voit sa croissance ralentir. Mais vu la disproportion entre le charbon et le gaz, il faudrait qu'elle progresse bien plus vite que 3.7 %, pour compenser. C'est la différence entre le nain et le géant.
Il reste aussi que la plupart des aciéries sont des entreprises zombies, qui continuent à produire, parce que les autorités politiques leur demande, pour des problèmes de paix sociale. Pas de risque, les financements bancaires sont là.

On voit donc le problème. C'est dans son entier que l'économie chinoise est une économie zombie. Et que visiblement, elle a craqué.

"la croissance mondiale en 2016 et 2017 «pourrait dérailler si les transitions importantes de l’économie mondiale ne sont pas bien gérées». " Traduction : sauve qui peut... Parce que dans le contexte actuel, il n'y a personne au pouvoir qui est capable de gérer cela. On gère au niveau national, pas au delà.

La capacité de réaction de la Chine est inexistante sur l'économie réelle. On voit mal un régime renvoyer des millions de mineurs et de sidérurgistes. Et sauter tout de suite après.

Vu les imbrications crées par la globalisation, on est donc arrivé au stade de la tempête parfaite.

Effondrement de la demande.

Baisse des productions énergétiques.

Finances perdus dans les dettes.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 01:17

Le syndrome chinois de l'acier, est fichtrement simple :

- capacités de production : 1200 millions de tonnes,

- production : 804 millions de tonnes,

- surproduction : 340 millions de tonnes,

- réduction des capacités : de 100 à 150 millions de tonnes (en 5 ans)...

Il y a la dedans, comme qui dirait un schisme. En effet, réduire les capacités de 1200 millions de tonnes, à 1050, ou 1100, ça ne règle rien.

la production et la surproduction ne seront pas touchées. Et en 5 ans, la surproduction, ça peut atteindre des sommets. Le chiffre de surproduction voudrait dire qu'on peut envoyer les employés pendant quelques mois en vacances... A vu de nez, plus de 7 mois...

On produit donc de l'acier pour rien, et il faudra bien sortir du problème...

Au mieux, c'est simplement une annonce faite pour satisfaire les demandes européennes, sans rien toucher au but essentiel, attirer le reste d'industrie en Chine. Comme dans la période 2011-2015, les capacités avaient été réduites de 90 millions de tonnes, on voit que cela n'a rien changé.

La réduction de 100/150 millions de tonnes, devrait être annuelle, si elle veut dire quelque chose.

On imagine aussi, ce que 340 millions de tonnes de surproduction veut dire sur la production de charbon.

La Chine va vivre des années très difficiles...

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 00:38

Au Dakota du nord, par l'effondrement du prix du pétrole, mais économie durement frappée en Alaska, Louisiane, Texas et Alberta.

On se suicide beaucoup en Alberta, et à chaque fois, le même problème. le boum qu'on avait cru éternel, ne l'était simplement pas. Loin de là.

Les déficits budgétaires s'accumulent par pertes des ressources directes ou indirectes, le forage entrainant beaucoup de dépenses, et les compagnies dépensant elles aussi, fortement.

De plus, tous ces états ont une politique pro-cyclique, qui accroit la crise. Enfin, ces états fédéraux que sont les USA et le Canada, ont quand même une grande habitude pour laisser tomber des secteurs entiers, sans sourciller. C'est vrai aujourd'hui pour la "rust belt", c'était vrai au XIX° siècle pour la "cotton belt", laissée à l'abandon, malgré le compromis de 1877, prévoyant industrialisation et création de chemin de fer, outre le volet purement politique.

Mais il est vrai qu'au USA, si on n'y est jamais avare de promesse, dès qu'il s'agit de dépenses...

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:58

On prend tardivement, très tardivement, conscience des risques d'effondrement de certains secteurs.
L'acier et l'aéronautique. La Chine produit 800 millions de tonnes d'(acier, la moitié du total mondial, et possède des capacités pour 1200 millions de tonnes.

Les producteurs chinois, laminés par la baisse de demande interne, exportent à tout va et à n'importe quel prix, et vont réduire leurs capacités de 150 millions de tonnes. Alors, qu'en réalité, il faudrait réduire de 700 millions de tonnes, sans être sûr, du tout, de traiter la crise de surcapacité. Car on apprend que la surproduction a atteint 340 millions de tonnes. Soit 800 millions de tonnes produites - 340 = 460. POUR L'INSTANT.

Car la demande interne, montre, elle aussi, des signes d'effondrement. Ce qui consomme le plus d'acier, c'est le bâtiment, et le bâtiment chinois, c'est 70 millions de logements inoccupés. Tôt ou tard, il faut arrêter de construire pour rien, et il semble qu'on y soit arrivé.

"Les ministres européens vont plus loin et réclament que des mesures de défense puissent être prises plus rapidement, sans attendre "que les dommages causés par les pratiques déloyales deviennent irréversibles" pour l'industrie européenne. "

En réalité, aussi, les chinois n'ont pas dit qu'ils réduiraient leurs productions de 150 millions de tonnes, mais LEURS CAPACITES DE PRODUCTION, de 150 millions de tonnes. Comme les aciéries chinoises étaient loin d'atteindre 100 % de capacités, ce qu'on va d'abord réduire, comme partout, ce sont les surcapacités.

Il y a donc clairement, une hypertrophie de la production d'acier chinoise, hypertrophie qui ne peut se résoudre que dans le sang d'un écroulement économique majeur.

Une simple comparaison entre la surproduction observée (340 millions de tonnes), et la réduction projetée (150 millions de tonnes), conclut à penser à une réduction très insuffisante...

Autre secteur où la crise s'annonce, l'aéronautique. De plus en plus d'avions d'occasions vont encombrer le marché, et la baisse du prix du pétrole n'incite pas à renouveler le parc. Sans doute, à mon avis, c'est un plan sur la comète. La réduction du prix du pétrole risque d'être éphémère, et, si elle ne l'est pas, cela voudra dire que c'est l'effondrement économique généralisé.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 01:38

On ne vit plus une époque normale. La normalité, c'est ce qu'on pense qu'il va perdurer. Aujourd'hui, tout est suspendu, en attendant la grande glissade.

90 terroristes rentrés pour les attentats du 13 novembre. De quoi foutre un sacré bordel. Une crèche était dans le collimateur. Ils étaient rentrés dans le flot des migrants. Merci, donc, Schengen, et madame Merkel.
Des gens qui croient que l'euro va perdurer...

En réalité, seuls les autorités politiques, malgré leur discrédit sont capables de maintenir la valeur d'une monnaie sur longue période. Pas une banque centrale. La Fed a détruit la monnaie américaine, à 99 % depuis sa création. Avant, de 1790 à 1913, elle s'était maintenue, malgré un trou d'air au moment de la guerre civile. Ne parlons même pas du Franc germinal (une reprise de la monnaie de Louis XV), qui dura de 1720 à 1914.

MLP veut sortir de l'euro, pas MMLP. En réalité, on est déjà en train d'en sortir. Avec des directeurs de banque centrale en train de détruire les monnaies. La question de sortir, ou pas, ne se pose pas. La question est de savoir si on va en sortir par la porte, ou par la fenêtre. Même pas fichus de sauver le système, avec une petite touche de planche à billet, ils sont incapables de penser autre que production de dettes supplémentaires. C'est de monnaie définitive supplémentaire qui donnerait du souffle au système. Comme il en avait donné, en son temps, à la Russie, et à l'Argentine.

On vient de redécouvrir, à l'occasion de Zika, que les moustiques, ça tue, et que ça tue même beaucoup. Ce sont même les plus grands tueurs de l'humanité, qui n'a pas d'autres prédateurs. Mais Zika n'est pas très méchant, et ses conséquences sont discutables. Les microcéphalies, selon certains, n'y sont pas liés. Il reste que Pasteur avait averti. Tôt ou tard, vous aurez une épidémie, comme vous n'en avez jamais vu.

Dans les poubelles que sont les grandes villes du tiers monde, le terreau à une catastrophe est fertile. Toutes les métropoles indiennes sont en état quasi permanent de début d'épidémie.

Le fret mondial continue à s'effondrer. Le BDI (baltic dry index), est à 303. A un tel niveau,y a t'il encore un commerce international ?

Pour ce qui est du pétrole, les cuves sont pleines, et débordent. Il va bien falloir en passer par une réduction de production. On produit certes un peu plus, mais en réalité, on consomme surtout beaucoup moins. Et pour expliquer cela, une seule chose : la dépression, avec une population qui ne sait plus que consommer.

Même des phares comme Atlantic city, sont en déconfiture. Le New Jersey avait libéralisé les jeux, ce qui fit le succès d'Atlantic city, mais comme les autres états voisins, ont fait de même, les casinos hier célèbres se sont ramassés. Il n'y a plus d'avantages comparatifs.

Désormais, il n'y a plus de croissance, simplement un arrêt brutal, et des états qui se demandent quoi faire. Le temps est mûr pour une crise semblable à celle du XIV° siècle, avec des points évidents de convergences.

On voit désormais, des gens agir comme des hannetons désemparés. L'achat immobilier est toujours en vogue en France. 200 milliards de crédits ont été accordés. Mais l'on voit que ce qui avait fait la croissance de la première décennie du siècle, n'est plus. Malgré ces 200 milliards de crédits injectés, la croissance n'est plus.

Le commun des mortels et surtout les politiques, ont beaucoup de mal à sortir du ronron existant. Impossible de penser un autre avenir que le présent qui existe.

L'effondrement est bien en cours, il met visiblement le turbo, mais on est encore dans le déni.

Gone with the wind...

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