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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:28

"J'aurais probablement voté Fillon en 2017 si je n'avais pas lu son programme :

- suppression des 35h pour une durée libre pouvant aller jusqu'à 48h maxi...
- retraite à 65 ans...
- réduction des indemnités chômage...
Vision économique d'une époque révolue.
C'est juste effrayant."
Sans compter le reste. Comme tous les candidats de cette primaire ont, grosso modo, le même programme, j'ai dit que ce n'était pas une élection, mais un diner de cons.
Propos confirmés par un autre Alain, Alain J... : «Les propositions de François Fillon ne sont pas réalistes». Sans compter, bien sûr, la suppression de 500 000 fonctionnaires. Pour être remplacés par des contractuels ??? Où est la différence ???
Une victoire de Fillon, sans doute serait elle très étriquée, sans compter que cette victoire n'est à mon avis, pas acquise du tout. On peut compter sur la connerie de l'électeur, mais jusqu'à un certain point seulement.
Fillon est un taliban du libéralisme, et sans aucun  doute, l'application de ce programme ne serait pas un rééquilibrage des comptes, mais un effondrement économique rapide et total, de l'économie française, européenne et mondiale.
Partout, les politiques libérales ont foirées, et n'ont pu être présentées comme des succès que par le mensonge, la magouille et la manipulation. Les 8 millions de chômeurs US, qui sont en réalité 102, ça fait du bruit sur une population de 320 millions...
Margaret Thatcher ??? Elle n'a du son maintien au pouvoir qu'à la mer du nord, et son gisement de pétrole et de gaz. 120 millions de tonnes de pétrole, ça paie bien des effondrements sectoriels, quand aux mineurs, l'écrasante majorité, virée à coups de millions, quelques fois 10 ans de salaires, se sont retrouvés... en invalidité...
Elu, il serait un Egor Gaïdar qui paradoxalement, prépare un nouveau régime, qui est l'inverse de ce qu'il préconisait...
Pour certaines choses, il est aussi pitoyable. Avec le statut de fonctionnaires, on ne trouve pas d'enseignants pour certaines zones, sans, je vous laisse imaginer la crise des vocations, et le bordel que cela créerait...
Fillon ne sera qu'un médecin de Molière. Et sans doute l'agonie du régime. Mais rien ne dit qu'il sera élu.
La France n'a aucun des avantages comparatifs des diverses pays engoncés dans le libéralisme économique.
Elle n'a pas le dollar des USA, elle n'a pas les ressources minérales du Canada, et son VRAI marché intérieur, qui est celui des USA (qui absorbe 75 % de sa production), et qui rend toute austérité très relative, elle n'a pas de monnaie indépendante, et pas d'industrie puissante.
Quand je vois des gens qui vont à un culte, je vois une collection de gens bêtes et méchants, engoncés dans une idéologie intolérante. Cela ne m'étonne donc pas que le catholicisme, même relatif ait voté Fillon.
D'ailleurs, la carte de son implantation indique les pays de loire, ailleurs, c'est plus relatif, Sarkozy étant bien implanté dans le midi, et Juppé en Aquitaine.
Et puis, une primaire est une primaire. C'est très manipulable, y compris par l'adversaire. Par exemple, le DNC, aux USA, a appuyé tous les candidats les plus repoussoirs, genre Trump, mais aussi Carson, et Cruz. Chacun étant réputé "facile", à battre par Clinton.
Ce genre de candidat, au cerveau malade, est le signe de la maladie du système.
Provenant  aussi d'un cerveau malade, la candidature pour un quatrième mandat de Merkel. Elle s'imagine indispensable ??? 4 mandats ? Ailleurs, on parlerait de dictature, d'oligarques, etc..
D'ailleurs, les soutiens du/des régimes faiblissent. A Saint Etienne, les antifas qui voulaient accueillir Rachline étaient 20, et la manifestation anti-trump à Paris frisait aussi le ridicule.
A cette allure, ils auront bientôt du mal à jouer à la belote... Et oui, il faut être 4. Mais il faudra pas trop les malmener en leur disant que Krivine n'est plus candidat à la présidentielle...
Idiots utiles du libéralisme économique, la gauche extrême aussi est sur un autre monde.
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 08:30

Certains me font rire. Mais alors, vraiment. La Chine menace Trump de cesser d'acheter les produits US.

Rires. "The US trade deficit with China was $365.7 billion in 2015  This is a new record, up slightly from last year's record of $343 billion.

The trade deficit exists because U.S. exports to China were only $116.2 billion while imports  from China hit a new record of $481.9 billion. The deficit keeps growing because imports are rising faster than exports.

The United States imports consumer electronics, clothing, and machinery from China."

Pour résumer, au non angliciste, le déficit commercial atteint entre les deux pays, 365.7 milliards de $, et les importations en provenance des USA se chiffrent seulement à 116.2 milliards. Le déficit, augmente, et il est loin de se réduire.

On dit que 60 % des exportations chinoises n'ont plus d'équivalents aux USA. L'appareil de production, dans certains secteurs, a donc été totalement détruit.

Raison pour laquelle, la hausse des droits de douanes aura beaucoup d'effets, et le consommateur- roi serait pénalisé...
Seul problème, c'est que le consommateur, il ne profite que très peu du prix chinois, mais que les grossistes et détaillants, et ceux qui sont détaillants grossistes, comme Walmart, en profitent beaucoup.

Achat au prix chinois, vente au prix US, et en Europe, achat au prix chinois, vente au prix européen, c'est à dire avec une copieuse marge.

Au terme de l'évolution, le walmart disparait aussi, parce que le consommateur n'a plus un rond.

Et l'argument du libre échange tombe à plat. Qu'exporte t'on vers la Chine ? Rien, ou pas grand chose. Un taux de couverture de 25 % des importations par les exportations, c'est farfelu. Autant pour l'acheteur que le fournisseur.

Le fournisseur accepte clairement, de la monnaie de singe. Participe comme victime volontaire, à un schéma de ponzi, où il est clair qu'il ne sera jamais payé, et qu'il renvoie en dépenses de prestiges, dans l'immobilier US ou canadien. Rappelez vous ces villes de la côte ouest où l'immobilier flambait, et où ces maisons chères tombaient en ruine.

D'autres veulent continuer à voir en l'euro, une "bonne idée", dévoyée. L'euro n'était pas une bonne idée, l'UE n'est pas une bonne idée, c'est une idée née dans un cerveau malade, celui d'Himmler.

Les monnaies uniques n'ont jamais manqué en Europe. Elles ont toutes foirées depuis 476. Franc or, besant, sou, florin, etc... Pratiquement chaque siècle a eu la sienne. Sans rien apprendre aux élites de leur impossibilité.
Au moment de la chute du mur, se sont ils aperçu que c'était aussi la chute d'une zone rouble, importante ? Non.

Ils ont pris, au vaincu, toutes ses tares, et toutes ses puces. Idéologie, monétarisme, aventures guerrières, et finalement, effondrement, politique, économique et social.

Bravo.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 16:28

J'aime en général beaucoup ce que dit jacques Sapir, mais il vient de raconter une belle salade. Il disait que les présidents républicains faisaient beaucoup plus augmenter le déficit public que les présidents Démocrates. Il a sans doute oublié la présidence Obama, qui elle, a fait mieux que toutes les autres réunies.

Il me semble bien que cette administration était démocrate, enfin, si cela veut dire quelque chose de différent de républicain.

Personnellement, j'ai pas bien remarqué, sinon en pire, par rapport à l'administration Bush. Bush, au moins, avait neutralisé Cheney.

De toute façon, le président US, c'est le mec qui lit le prompteur. Enfin, jusqu'à maintenant. Mais on peut tomber sur un os. C'est l'avantage de choisir un illettré, ou quelqu'un, dans ce cas, qui dit ce qui lui passe par la tête.

Les USA viennent d'entrer dans un nouveau cycle d'effondrement. Pour les nouveaux lecteurs, j'avais décrit dès 2008, une crise en LLLLL. On vient donc d'aborder un nouveau L.

Parce qu'on n'avait rien récupéré du tout de la crise de 2008. Il y avait les pays qui avaient fait glorieusement du 0 % de croissance, et les autres du - 50, - 30, -20.
La France s'en sortait pas trop mal avec une production industrielle n'affichant qu'une baisse de 15 %. Parce que la réelle croissance, c'est l'industrie qui la fait, et l'agriculture, le reste c'est du pipotron de taré néo-libéral (répétition : un néo-libéral est forcément un taré, ou pire un bandit).

20 000 milliards de $ de dettes, bientôt aux USA. Pendant que les coupons de nourriture (50 millions de personnes), se montent à 200 $ par mois.

Pas moyen d'en sortir autrement que par la banqueroute, quelques soient les options. La trajectoire de la dette est sur une exponentielle. Ridicule sont ceux qui disent, "mais comment va t'il financer son programme de 1000 milliards de $ pour les infrastructures ?". Visiblement, 1000 milliards de déficit, en argent, c'est pas compliqué à financer, il suffit de les créer. Le seul problème, c'est l'énergie nécessaire pour reconstruire ces infrastructures. 

Pendant ce temps là, la production pétrolière va forcément décroitre : pas d'investissement, pas de production,  et de manière bien pire que prédite par l'agence internationale de l'énergie. Ils parlent d'une réduction de production de 2 millions de barils jours, 5 % de 90 millions, ça donne plus près de 4-5, que de deux. Les capacités excédentaires seront diablement vite éliminées.

Reagan et Thatcher sont arrivés dans un monde où les ressources fossiles étaient encore abondante. Aujourd'hui, elles vont devenir de plus en plus rares (pétrole), ou obsolètes (charbon).

Il n'y aura donc pas de popularité issue d'une croissance supplémentaire. Mais rien ne dit qu'un président doive obligatoirement devenir impopulaire, même avec une énergie en décroissance. En effet, il peut très bien jouer la substitution, dans une guerre sociale.

Les empereurs romains faisaient de la redistribution en organisant des massacres de sénateurs.

Les grandes guerres civile, comme l'immense temps des troubles allant de 1560 à 1600, qu'on a appelé les guerres de religion, se font dans un contexte de société bloquée, et les guerres font, simplement, en haut de l'échelle sociale, de la place. A la fin, plus personne ne savait pourquoi la guerre avait été déclenchée. Les grandes familles nobles avaient toutes été décimées.

La seule contrainte, pour le nouveau gouvernement, c'est de ne pas faire ce qu'on a toujours fait depuis un siècle, de la relance, de la rigueur budgétaire, c'est organiser une société stable, et donc, forcément, de dépouiller les plus riches.

Bobos intolérants, péremptoires et déplorables se détestent, mais les déplorables sont plus sympathiques : ce sont DEJA des victimes du plafonnement des ressources énergétiques, pendant que les autres vivent dans les villes, encore à l'abri du phénomène. Quand ils seront rattrapés par la crise, ils seront dans une situation bien pire.

Le déplorable vit dans une situation simple, localement, tous les emplois ont disparus, et tout l'immobilier est à vendre. Mais personnellement, je me marre vraiment quand ce phénomène a atteint le village bobo, protestant, politiquement correct du coin et donneur de leçons. Une jouissance pure jamais ressentie depuis bien des années...

Et comme je l'ai dit, le bouseux soi disant ignare, disposant d'une arme à feu, sera bien plus persuasif que le bobo soi disant intelligent mais désarmé.
De même, un président menacé de toutes les manières peut réagir de manière antique. Comme disait Teddy Roosevelt, il faut parler doucement, mais muni d'un gros bâton.

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:52

Les écoles de commissaires politiques du néo-libéralisme, alias écoles de commerce, apprennent bien leurs leçons à leurs élèves. D'abord tondre le dit élève, par des frais de scolarités dantesques, qui dépassent allégrement les 10 000 euros par an, et pour la plus chère, elle devrait atteindre les 19 000.
Sans parler, bien sûr, du simple fait de vivre pendant cette période là, précédant la vallée de miel et de nectar, où les impétrants atteindraient facilement 54 000 euros/an. (Bien sûr, on ne compte pas ceux qui prennent 1,2 ou 3 années sabbatiques involontairement).

Enfin, c'est ce qui disent. Moi, sans aller aussi loin, je me rappelle de mon jeune temps, et des écoles de gestion. C'était nettement moins cher, quelques centaines de francs, et on nous faisait miroiter des rémunérations alléchantes.
Ce que l'on ne nous avait pas dit, c'était le mode de recrutement. La préférence allait d'abord aux personnes dont les parents pouvaient payer la taxe d'apprentissage, et ensuite, les antillais, qu'il fallait aider (mais c'est un autre débat et j'aurais dû me faire domicilier à Fort de France). Le pékin issu des classes populaires prenant la file qui restait.

Donc, il aurait fallu, en réalité, établir deux grilles salariales, au sortir de ces écoles. La première, concernait ceux qui allaient travailler chez pôpâ ou mômân, et la deuxième, les autres qui se démerdaient pour trouver du boulot.
Je vous laisse imaginer la grille la plus avantageuse.

Bizarrement aussi, la première catégorie avait une furieuse tendance à pester contre les indemnités-chômages-qui-encouragent-la-paresse.

j'en ai revu un dernièrement. Depuis que la boite qu'il tient de papa,de grand papa et d'arrière grand papa commence sérieusement à tanguer, il navigue entre des couleurs vertes, blanches, très blanches, violettes, etc, tout en souffrant de sueurs froides.

Je me rappelle aussi que le jury avait preuve à son égard, de beaucoup d'indulgencessssss, et qu'on lui avait laissé sa chance de décrocher le diplôme une année supplémentaire. Au demeurant, c'était un excellent compagnon.

Compagnon qui à l'heure actuelle se félicite d'avoir une épouse au travail stable (institutrice).

Bien sûr, je n'aurais pas la vacherie de lui rappeler que arrière grand papa avait fondé sa boite en 1939 avec des subventions et les commandes du ministère de la guerre.

Pour ce qui est des commissaires politiques néo-libéraux, il leur faudra bien réfléchir. Parce que dépenser 10 000 par an, pour finir caissière/caissier (à mi-temps) chez super-carrouf, c'est un peu limite. (ou super-primou géant, encore merci à G.Lagaffe).

Je rappellerais aussi, que ce genre d'écoles aux USA nourrit grassement la profession d'avocat. Ses ex-étudiants auraient une tendance certaine à être vindicatifs.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:54

valeurs communes que sont la liberté, les droits de l'homme, la démocratie et une croyance en l'économie de marché "

L'UE vient d'envoyer un ultimatum à Trump. Il se soumet ou sera victime d'une révolution de couleur.

Le mot clé est Croyance.

Bien entendu, comme le dit l'article, un tel manque de mesure précipite la chute de l'empire plus qu'il ne l'enraye.

On peut bien mobiliser tous les connards, pardon bobos, larbins, larves, vers de terres, abrutis, du monde, la césure est claire entre deux mondes.

Et puis il y a une surcroyance en leur pouvoir. Si un tireur peut effectivement liquider Trump, on peut penser aussi que la liquidation des Clinton, et de Soros est une possibilité.

Ils se  veulent empire ? L'empire romain pratiquait la liquidation à grande échelle. Il suffisait d'appeler les assemblées -populaires-, pour liquider les riches sénateurs, autant par conviction que par appât du gain.

Après tout, celui qui tire le premier n'est pas le fautif. C'est la situation de duel, et de résultat pas accepté. Un internaute a signalé que Trump aurait eu, effectivement, la majorité populaire.

Et comme dit Sapir, si l'élection avait lieu au suffrage universel direct, sans doute l'écologiste se serait reporté sur Clinton, mais les libertariens beaucoup plus nombreux sur Trump. Mais, à mon avis, rien ne dit que les écologistes se seraient reportés sur Clinton. Après tout, elle représente aussi les milieux d'affaires.

On dit aussi que 3 millions d'immigrés illégaux auraient voté. A mon avis, assez peu pour Trump, vu qu'il veut les virer. Pour les militaires votant par correspondance, on peut s'attendre à des taux de 80 à 90 % pour Trump.

Un Trump liquidé serait, selon mon analyse, pire pour le système, qu'un Trump vivant et devant faire avec les institutions.

La seule chose que l'oligarchie peut négocier avec des chances de succès, c'est une "sortie Poutine". Ils feront profil bas, payeront des impôts, mais conserveront leur vie et la plus grande partie de leur fortune, en se tenant loin, très loin, du pouvoir. A l'époque de l'arrivée au pouvoir de Poutine, l'alternative, c'était le retour de l'URSS.

En cas de problème pour Trump, la majorité de la population très armée, est pour lui, d'une manière générale, les forces de sécurité, malmenées ces temps ci, et de manière incontestable, l'armée US, qui en a sa claque de ces aventures extérieures, à part, bien sûr, quelques généraux.

Pour la population très armée, c'est l'inconvénient d'avoir voulu écorner le second amendement. Et braquer la population dotée d'un arsenal, et qui achète les munitions par palettes au super primou géant du coin (merci G. Lagaffe),ça risque d'être risqué...

Un intellectuel assis va bien moins loin qu'un con qui marche.

Un "libéral" désarmé est bien moins convaincant qu'un bouseux doté d'une arme à feu.

Pour ce qui est de la manoeuvre disant aux grands électeurs de se dédire, il faudrait aussi qu'ils aient des idées suicidaires... On imagine le retour dans les états qui les ont élus.

Bref, Trump n'est qu'un étape dans la crise d'effondrement du libéralisme économique, et on est passé du risque de guerre avec la Russie, au risque de guerre interne.

Trump a acté un fait réel, celui de la baisse de puissance absolue des USA. Il devra s'en suivre des conséquences tout aussi réelle, la fin de la globalisation, qui n'était que sa traduction en termes économiques, et la fin des conflits extérieurs.

L'anti-américanisme n'est pas une volonté de nuire aux populations des USA, mais un ras le bol, vis à vis d'une puissance qui se voulait planétaire, et qui a finie, comme les autres.

Les empires universels... II IV° siècle.

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 13:28

Fernand Braudel nous avait parlé de l'élection présidentielle US. Pourtant, il est mort en 1985. C'était dans "Civilisation matérielle, économie et capitalisme, tome 3, Le temps du monde".

"Les  villes dominantes ne le sont pas in aeternum : elles se remplacent".

Amsterdam remplace Anvers. Londres succède à Amsterdam. New York remplace Londres.

Le choix d'une capitale est déterminant. Quand en 1582 Philippe II transfère sa capitale de Lisbonne (il est aussi roi du Portugal), à Madrid et à l'Escurial, il tire un trait sur la domination économique du monde.

Ces villes dominantes sont riches, bigarrées et cosmopolites. On y a le plus la sensation de liberté. Même si c'est totalement faux.

Elles dominent, par cercles l'espace intérieur. Elles ne sont pas et jamais, des démocraties, bien qu'elles s'en donnent souvent l'apparence. A Venise, le Doge est "élu" à l'intérieur d'un certain cercle de familles. Nulle ressemblance bien sûr avec les familles  impériales aux USA, les Bush et les Clinton.

Depuis l'existence des USA, il est clair que le vote dans bien des grandes villes, est juste une formalité. Pratiquement depuis le début de NY, les élections sont préemballées, hier par les services rendus au Ring de Tammany hall, aujourd'hui par les machines à voter. Le Ring fournissait travail, logement et nationalité, les candidats achetaient ni plus ni moins, les votes, pas directement, mais à des responsables de factions qui détenaient un certain nombre de votes. Les services rendus précédemment cités, valaient cette contrepartie. A celui qui aurait eu l'idée déplacée de ne pas respecter la consigne, on aurait appris à vivre en le noyant dans l'East Side. D'ailleurs, nul besoin la plupart du temps d'aller si loin. Les "électeurs", arrivaient à très bien gagner leur vie le jour des élections. Surtout si on allait voter, 2, 3, 4 ou 15 fois.

Absolument rien n'a changé.

On voit la vérité transparaitre dans ces séries américaines, que ce soit the good wife, ou the wire.

Comme les grandes villes sont en générales démocrates, je vous laisse deviner le résultat.
Donc, certains prétendent que le vote populaire pour Clinton serait encore plus important qu'il n'y paraissait. C'est faux, parce qu'on sait bien que le vote par correspondance, c'est le vote du voleur. Allié aux machines à voter qui se "trumpaient", systématiquement en faveur de Clinton, il y a bien quelques millions de voix en trop. Plus besoin de l'électeur de base, le caviardage du logiciel de dépouillement suffit. N'est ce pas monsieur Soros ???

Demander à passer par dessus le vote des états, pour un scrutin direct, serait encourager ce système de fraudes, très bien établi. Plus la ville est grande, plus c'est facile de frauder.

Ceux qui appartiennent aux autres cercles loin des grandes villes, eux, votent républicains. Parce qu'ils ne sont plus sous les retombées fantasmées de la ville. Quand l'usine ou la mine de charbon locale ferme, il n'y a plus rien que des maisons à vendre. Et trois offres d'emplois à mi-temps.

La fraude, dans les petites villes où tout le monde se connait est plus compliquée.

"Il y en a bien chez vous qui votent démocrates"

"Oui, il y en a treize"

"Et on connait les noms".

Plus le cercle est loin de la ville centre, plus la vie est bon marché, et moins il y a d'argent.

Pour Braudel, la planète était constituée "d'économies monde", dont une avait un centre riche.

"Une ville monde ne peut atteindre et maintenir le haut niveau de sa vie, sans le sacrifice, voulu ou non, des autres".

Dans l'élection présidentielle de 2016, l'intérieur a voté Trump, les villes-ports, Clinton.  Ces villes exploitent l'intérieur et l'extérieur. Donc, rien d'étonnant à ce que NY, la ville, ait un vote totalement différent de celui de son état. Rien d'étonnant que Chicago vote démocrate quand un océan républicain engloutit l'état de l'Illinois. Le Cook county (Illinois) a 6900 policiers, certains autres en ont 7 (Lawrenceville, Illinois).

Exemple le plus typique, la Californie. Elle dépend massivement du reste du pays pour son électricité et son eau. Et des rumeurs de dévolution ont lieu après le vote de la présidentielle. Imagine t'on une sécession ? Oui, mais en continuant à profiter de l'eau du barrage de boulder, et de l'électricité qui vient même souvent du Canada. Et si les fournisseurs, mauvais coucheurs, se décidaient soit à augmenter fortement les prix, soit à contingenter, soit à ne plus fournir du tout ? Après tout, un fournisseur qui n'a plus assez de marchandises, qui a le choix entre deux clients (Californie et LV) est libre de vendre le prix qu'il veut...

Ces grandes villes ne veulent plus de l'intérieur, que ce soit à Londres où en Californie. Alors le risque, c'est qu'ils doivent conquérir un intérieur devenu hostile. Voire très hostile. Et rien n'indique que cet intérieur accepte encore d'être exploité.

Le libre échange avantage les états côtiers. Et désavantagent l'intérieur. Le protectionnisme, lui, se développe loin de ses frontières.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 18:42

Des nouvelles de nos amis québécois -tabernac-.

L'association des restaurateurs du  Québec indique que 85 % de ceux-ci, sont en mode "survie", et qu'il leur faut dégager un million de $ de chiffre d'affaire, pour avoir de 27 000 à 40 000 $ de rentabilité.

Boucle bouclée pour le régime néo-libéral, le service roi se casse la gueule aussi.

En France, la situation du tourisme est la même, même si on l'attribue aux attentats. En réalité, la variation est peu importante, et restaurateurs et hôteliers oublient sans doute les considérables augmentations qu'ils ont opérés, et qu'ils sont peu être, au bout du système.

Les nouvelles formes de locations, genre Airbnb, et pour la restauration, un simple distributeur, peut avantageusement les remplacer.

Il suffit de comparer les prix. Là aussi, les USA donnent le la. Les augmentations de salaires se situent uniquement dans les 10 % les mieux payés. Il faut donc envisager la réduction du "marché", à cette portion de la population. Il est donc logique que 85 % des restaurants tirent la langue.

Comme je l'ai souvent dit, un type qui en 1945 n'avait pas un rond, ouvrait un commerce. Le droit au bail ne valait rien, le loyer, pareil, et il payait ses fournisseurs à crédit.

Maintenant, le loyer fait passer gargantua pour un nain, et rien que pour ça, on travaille la moitié du mois, sans avoir encaissé un sou.

Le manque général de moyens aussi se fait sentir. Partout où je passe, je ne vois que magasins fermés, et pas de porte abandonnés.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 17:04

Celui qui le gère, pas plus. Ce n'est pas de moi, c'est Braudel et Keynes qui le disent. Celui qui s'en sort, c'est le financier qui vous taxe le placement dont vous prenez les risques.

Le lingot de 100 g d'or, en 1971 valait 100 $, aujourd'hui, pour la même somme, vous avez 3 grammes. Et on ne compare même pas la dégringolade du dollar depuis 1913, vous savez, cette période infâme où il était géré par la puissance publique.

C'est bizarre, parce que depuis 1787, le dit dollar n'avait pas perdu de sa valeur. Il avait un peu baissé pendant la guerre civile, mais avait retrouvé sa valeur initiale. Chose que les banquiers centraux n'ont aucune envie de faire.

Ils continuent de ponctionner l'économie réelle, de leur 1 à 1.5 % de "frais de gestion", annuels, comme dans le cas des retraites par capitalisation. Au bout du compte, après une vie de travail, le retraité a vu s'envoler la moitié de sa retraite.

Mais on a vu mieux, une famille bien connue aux USA, la famille C... qui pioche directement partout où elle le peut, sans aucuns remords, et aussi vite qu'elle peut. Et n'allez pas croire que les parents sont les plus aigrefins, la génération montante a l'air encore plus malhonnête.

Pour couvrir les pertes, allons gaiement faire encore plus malhonnête : taper directement à la caisse des caisses de retraites. Paf, on perd 90 % de son capital, et on passe un petit coup de téléphone pour gommer les pertes. Pendant que les frais d'honoraires diverses tombent...

C'est encore mieux que du temps de Braudel et de Keynes. Les dits financiers essayaient de préserver la sagacité de leurs conseils, leur réputation et leur crédit, en évitant d'y aller directement.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 16:38

Démêlés judiciaires aux USA pour Veolia, qui, comme d'habitude se soldera par des dommages et intérêts considérables.

Après Flint,  Pittsbugh. Comme d'habitude, l'affermage se traduit par des hausses considérables de tarifs, chose qui passe déjà mal, et ensuite, par des économies de bouts de chandelles, qui amoindrissent la qualité des produits, l'eau dans ce cas de figure.
Logiquement, la firme est poursuivie par la ville d'abord, et ensuite certainement, par une classe action qui sera colossale.

On prétend pouvoir économiser l'eau avec des bricolages, alors qu'il n'y a qu'une manière de faire, des travaux monstrueux, pour rénover les adductions, dont certaines sont très vieilles.

Mais comme cela est trop coûteux, c'est toujours la solution du bout de chandelle qui est choisie, et qui amène, à la fin de l'affermage, à des budgets de reconstruction encore plus gargantuesques.

La manière d'opérer est toujours la même, et est cousue de fil blanc. Se remplir les poches, vite fait, et après nous le déluge.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 12:56

Personnellement j'avais dit que l'effondrement des USA avait eu lieu le 15 août 1971. Le jour où Nixon annonça la fin de la convertibilité du $ en or.
Encore, en 1971, la balance commerciale était elle acceptable, même si elle connaissait sa première année de déficit. Elle s'enfonça carrément sous Reagan, passant de 20 milliards/an, à 150.

Encore, sous Reagan, le déficit est à considérer comme léger, comparativement à ce qui se passa sous  Clinton et Bush, sans s'arranger sous Obama.

Pour Bill Bonner, l'inflation non comptabilisée depuis 1989, conduit à une baisse du PIB réel de 60 %. C'est sans doute très proche de la vérité, et très proche des analyses de John William.

Mais, comme en URSS, il y a la propagande. Et une propagande habile, même si elle est de plus en plus en peine de justifier ce qui se passe. 15 000 usines perdues, ça commence à faire du bruit, surtout s'il n'y a rien qui remplace.

Statistiquement, c'est Pire : Chute de 12 693% en 55 ans. On reste admiratif d'avoir réussi à faire avaler ça par la propagande.

Une formule choc me passe par la tête : le chaos, c'est maintenant !

Pour ce qui est du tripatouillage statistique, laissez moi vous parler d'une blonde présentatrice de JT qui s'extasiait sur les + 100 % d'investissements dans les "technologies de communications" aux USA. Les dites technologies de com, c'était la généralisation des ordinateurs, suite à l'effondrement de leur prix. Mais, on avait fait passer, les + 3 % observés aux USA (contre + 5 en Allemagne et au japon), en + 100 %, simplement par une manoeuvre comptable. On ne prenait pas en compte la valeur du nouvel achat, souvent un ordinateur à 1000 $, mais la valeur de celui remplacé, plus ancien, soit de 12 000 à 15 000 $. Si on avait pris la valeur des premiers IBM des années 1940, on serait arrivé à des ordinateurs valant un milliard de $. Mais il n'y en avait qu'une poignée.

Certes, la généralisation était un progrès, mais avec un ordinateur à 12 000 $, il y aurait bien des ménages n'en ayant pas. Cela nous ramène, simplement, au débat à l'origine des sciences économiques entre Jean Baudin et Jean de Malestroit.

L'un prenait le velours comme référence, l'autre lui répliquait qu'en deux siècles, celui-ci était devenu nettement moins aristocratique, plus populaire, accessible à une simple bourgeoisie, et expliquait l'existence des édits somptuaires veillant à réglementer les habits suivant l'état. Edits, bien sûr, sans effets.

Bref, une génération d'américains a vécu sans connaitre de progrès. Le point de vue de la minorité noire avec son vote Clinton est totalement incompréhensible.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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