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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 13:15
la question des inégalités rebondit, le "Richistan" n'est plus ce qu'il est, les fortunes ont fondus sous l'effet de la crise et elles sont dans le collimateur des autorités.
Les inégalités de revenus étaient passées de 1 à 40 en 1980 à 1 à 411 en 2005 aux USA. Depuis 1998, la France prenait la même voie, c'est de la constitution d'une bulle de super riches : 90 % de la population, au mieux, stagnait, 10 % progressait fortement (plus 8.7 %) et c'était noël pour le 0.01 % le plus riche : plus 42 %.
C'est cette répartition inégalitaire, trop inégalitaire, qui est victime et en même temps, cause de la crise. Avec une trop grande inégalité de revenus, la machine économique explose. Ce qui est en cours depuis fin 2006.
Le taux d'imposition sous Roosvelt était passé de 25 à 63 puis 91 %. Il avait en suite baissé à 70 %, pour sous Ronald Reagan, à 30 %.
Son argument massue était que les taux trop haut fabriquaient des fraudeurs. Les taux ont baissés, les fraudeurs sont restés, "l'optimisation fiscale", n'étant acceptable, pour les 0.1 % de la crème, qu'avec un taux zéro (les impôts, c'est pour les pauvres).
Un publicitaire célèbre nous disait que si, à 50 ans, on n'avait pas de montre Rolex, on avait raté sa vie.
En réalité, il faudrait rappeler à ce monsieur, qu'il ne faut pas bénéficier de toutes ses facultés mentales pour vouloir payer 4000 à 40 000 euros, voir beaucoup plus cher pour d'autres marques, un service, l'heure, dont on peut bénéficier pour 40.
De plus, l'avis des intéressés (joailliers) est éloquent ; ça ne vaut pas ce prix là. D'ailleurs, rien de ce qui est assis sur un nom de marque, ne vaut ce prix là.
La marque, c'est pour une bonne partie, la culture du gogo, qui commence bas, qui est déjà ridicule avec des prix beaucoup plus mesurés, et dénote l'affection mentale à partir d'un certain niveau.
Les 400 premières fortunes mondiales, passées de 92 milliards de US$ à 1250, sont, elles mêmes, virtuelles. Passé un certain niveau d'enrichissement, il n'existe plus de placements vraisemblables, raison du succès de Madoff.
Il est à noter aussi, que les mêmes, qui trouvaient normal de ne pas payer d'impôts et de jouir de revenus élevés, trouvent saumâtre de perdre leur argent, considèrent les intérêts comme acquis (alors que ce n'était -déjà-, que le fruit de la fraude) et demandent à l'état de couvrir leur cupidité.
Certains reconnaissent le caractère complètement esclavagiste et négrier de l'économie actuelle : "
Le travail des sans-papiers est nécessaire à notre économie.  " 
Parce qu'il faut payer correctement les autres ? Ou simplement pour maintenir la pression sur 90 % de la population ?
En réalité, quand on parle, "d'économie", c'est un code. On parle de l'intérêt des 1 % les plus riches.
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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 12:39
Nous dit on.
L'immobilier repart, la consommation aussi, les ventes itou, la crise bancaire ? Qué crise bancaire ? hein ?
Tout baigne.
A part quelques chiens écrasés : les chômeurs et ceux qui vont le devenir.
Vous l'avez compris, on est en plein ralentissement de la chute. Pas encore dans un rebond. Après avoir tellement baissé, on attend le détonnateur d'une autre phase de crise.
Le fin mot, c'est que la finance essaie de desserrer la contrainte étatique, si légère soit elle, qui s'abat sur elle.
Il faut donc pouvoir lever des capitaux et renvoyer l'état. Cela durera ce que dure les roses, mais il faut bien faire croire que les affaires repartent.
Bien sûr, on voit, là aussi l'aveuglement complet.
Croire que ramasser quelques milliards pris à des gogos (s'il en reste) suffira à rétablir une situation solide dans une contexte d'effondrement, c'est risible.
La vraie marque de la situation, c'est le déficit budgétaire US : 192.3 milliards de $ en un mois aux USA, 29.9 milliards d'euros en France en deux mois.
Amélioration, nous dit on : dernier exemple en date, les exportations chinoises chutent toujours, mais moins. Au lieu de 25 % en Février, la dégringolade n'est plus que de 17 en mars 2009.
D'après les chiffres, l'excédent commercial passe de 4.84 milliards à 18.56. Et on nous pond un + 41.2 %. Or, 18.56, ramené à 4.84, cela donne + 283 %.
La crise du voisin nippon s'avére, elle, monumentale.
L'effondrement du déficit extérieur US, doublé à une hausse de son épargne intérieure, montre que la crise, au contraire, s'accélère.
Une consolidation dans l'ambiance générale de dégringolade, sans plus. Un effet de cliquet. En attendant un nouveau trou d'air. Tous américains ? Non, tous islandais.
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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 07:54
De Beers est dans la M... ouise. Cela mérite bien un article.
Pourquoi me direz-vous ? Un diamant, à la limite, le quidam moyen s'en contrefiche.
Cela  n' a aucune espèce d'importance sur la vie de millions de personnes, à part peut être, pour les pays producteurs, et encore, pour leur population, une importance négative.
Asphyxie économique du pays et/ou délinquance, violence, guerre, etc...
Non, les déboires de la De Beers sont à fêter sur un autre plan.
C'est la faillite d'un monopole, du plus ancien monopole qui existe et qui ait existé, du plus absolu, du plus organisé et du plus contrôlé.
En un mot, c'était l'URSS du diamant.
La princesse de Beers se change en mendiante et son carrosse en citrouille.
Cela veut dire aussi, et c'est heureux que celui qui voulut être roi, qui a été roi, ne sera jamais roi pour l'éternité.
Tôt ou tard, le sens de l'époque, des réalités, finit par lui échapper.
Le diamant se partage en deux marchés, le marché industriel, largement alimenté par le diamant artificiel, et le marché de l'inutile et du luxe.
Mais il faut aussi savoir que les diamants artificiels sont de plus en plus économiques à produire, de qualité de plus en plus poussée, jusqu'à permettre une qualité équivalente, nous promet on, à celle du diamant naturel.
La chute des prix (- 30 %) indique aussi que la  De Beers a perdu le contrôle du marché.

Qui a vécu par le glaive, périra par le glaive. Il n'y avait rien d'obligatoire à cette perte de contrôle. Seulement voilà. Une telle firme a besoin de beaucoup d'argent(S) pour maintenir son contrôle, elle aussi finit coulée par ses distributions de bénéfices, l'endettement qui en découle.
Les "dirigeants" ont oubliés ce qui avait fait le succès de la De Beers : pouvoir faire le gros dos aux mauvaises époques, acheter, stocker, maitriser.
Pour cela, il faut des montagnes de liquidités, de disponibilités, de marges de manoeuvres, tout ce que, dans leur incompétence, ils ont flambé.
Leur adhésion aux dogmes de l'époque, les a tué. Ils ont même oublié, ce qu'était le capitalisme.
Dans leur incapacité, ils se conduisent comme la première sidérurgie venue : ils suppriment les capacités.
Ils ne perdront qu'un peu plus vite, et un peu plus loin, le contrôle du marché.
Champagne.
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 18:47
Les derniers chiffres plongent et plaident en faveur de la dépression, très grande et très profonde.
Tout d'abord, citons les chiffres du Chômage US de mars, officiellement à 8.5 %; officieusement à presque 20 (le taux féminin est mal pris en compte, souvent), les 663 000 emplois perdus en mars, auquel on peut rajouter aujourd'hui, la contraction du commerce extérieur et de son déficit.
Les décervelés du libre échange peuvent continuer à se gargariser de leur lubie, le verdict est clair, leur temps est passé.
Le déficit extérieur US s'établiten février, à 26 milliards de US$, soit 10 de mois qu'en janvier, à - 26 contre - 36.2 .
Ceux qu'on appelle économiste l'attendaient à 36.4.
Il est clair que la aussi, c'est le sol qui s'effondre sous les pieds.
Les importations reculent franchement et les exportations progressent un peu : 126.8 (+1.6 %) contre 152.7 (- 5.1 %).
Les importations des uns étant les exportations des autres, cette baisse, évidente, franche et rapide, montre et démontre une aggravation de la crise.
Sur le montant total du commerce extérieur, il ne reste pratiquement plus que le déséquilibre chinois (13.8 milliards), mais en nette régression aussi.
La crise chinoise  qui en découlera sera particuliérement violente et palpable. La sous utilisation des capacités productives, déjà évidente, s'aggrave encore et se traduit par des retraits de capacités de productions importantes, marqué par des fermetures pures et simples d'usines les plus anciennes, où les problèmes sociaux sont les plus marquants.
Le commerce extérieur britannique se contracte aussi. Le déficit se réajuste, et là aussi, se réajuste vite.
Le Japon, pour sa part, se contentera d'attendre la reprise extérieure (moralité : dans le libre échange, tout le monde attend la reprise extérieure).
L'excédent allemand en février, en légère remontée (mais avec une correction à la baisse en février) a diminué de moitié depuis l'année dernière.
Logiquement, les ports s'asphyxient, Anvers notamment.
La situation VA empirer : 71 % des CEO va licencier aux USA et 7 % embaucher. A cette allure, le commerce extérieur US sera en net excédent en fin d'année.

Les déséquilibres, à long terme se résorbent toujours. Le libre échange nous aura donc amené au désastre économique complet.
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 15:48
La société est composée de deux entitées. Une première, la masse du peuple, les 95 % (au minimum), de 1789 et de l'autre, la fine pellicule qui se plaque au sommet.
Le phénomène d'imitation social fait que, la plupart du temps, le reste de la société suit l'élite.
Mais les phénomènes de basculement font que la société se fracture, non pas en mille morceaux, mais entre l'élite et le peuple.
une de ces conséquences, c'est le marché automobile.
Après avoir été suiviste, pendant des années, dans la course à la taille, au confort, en un mot, la consommation, la tendance s'inverse.
Les petites voitures sobres se commandent comme des petits pains, les grosses, personnes n'en veut, avec comme cause de ce changement de paradigme, les prix élevés du pétrole, les restrictions dans les budgets des ménages et les primes gouvernementales.
Dans le rôle du benêt qui n'a rien compris, le constructeur automobile.
Il n'a pas compris que l'accroissement de la consommation infinie des ressources énergétiques, ce n'était pas possible, que l'intérêt des lobbys énergétiques et les leurs, ce n'étaient pas les mêmes, et que, contrairement à ce que disait un dirigeant de General Motors, les gens ne se moquaient pas de ce qu'ils mettaient dans leur véhicule.
 Reste que les petites voitures, pas chères et peu dourmandes, ne sont pas en phase avec les constructeurs.
Il leur fallait du gros, à grosse marge, pour pouvoir vivre.

L'exemple même à ne pas suivre. De fabricants d'objets de luxe, ils avaient réussi leur pari après guerre : devenir des constructeurs d'objets de consommation courant. Seulement, l'objet de consommation courant, il lui avait donné, de nouveau, les caractéristiques et les prix du luxe.
Finalement, si en fin de compte, on finira par lourder les cadres dirigeants dans les banques, il faudra aussi les épurer dans l'automobile.
Ils n'ont rien compris, rien vu venir, rien anticiper. Des dirigeants, ça ? Ou des outres gonflées par leur importance supposée ?

Photo : le prototype du produit standard, facile à produire, pas cher et d'un succès mondial et ininterrompu. Une leçon pour tout industriel.
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 14:19
Il n'y a pas à dire, quand on en trouve un beau comme celui là, il faut en faire profiter tout le monde.
Bien sûr les réactions des lecteurs, ne vont pas franchement dans son sens (vous pouvez en laisser), ça vire même franchement sans culotte.
Donc résumons : entre les 180 % d'augmentations du PDG de GDF, les hausses d'impôts, en veux tu, en voilà, les baisses de livret A, les délocalisations, les licenciements, la démission de Sophie de Menthon (qui ne veut pas entendre parler de "l'encadrement des rémunérations"), on peut voir que les provocations gratuites se poursuivent.
Seul apparemment, l'agence RIA NOVOSTI, met en exergue les chutes de gouvernements qui semblent se multiplier.
Le fin du fin en la matière d'incompétence économique profonde, c'est le gouvernement irlandais, attaché "à réduire les déficits", en augmentant impôts et réduisant les dépenses.
On sait ce que cela donne : l'accroissement de la récession, l'accroissement du trou, les manifestations, jusqu'à ce qu'une d'elles, dégénére.
L'austérité décidée par le premier ministre irlandais, pourrait fonctionner, si l'extérieur faisait repartir la machine. Cherchez l'erreur.
On demande aux irlandais de "faire des efforts". C'est quoi, faire un effort ? Réduire ses dépenses ?
Et le résultat de cette réduction ?
Le congrès US, (ou tout du moins le comité chargé du suivi du TARP) soviet marxiste léniniste bien connu, plaide pour assumer les conséquences révolutionnaires : "Le comité du Congrès supervisant le secours financier a laissé entendre qu’il se pourrait que, virer les cadres supérieurs et liquider les banques en capilotade soit une meilleure manière de résoudre la crise économique.  "
De plus, si la fraude est avérée, il serait logique que ce beau linge soit logé gratis pendant un certain nombre d'années. N'est pas les pieds nickelés qui veut.
Quand au pouvoir, il est particuliérement épinglé ; "
ll se pourrait que, dans son cheminement, le Trésor ne reconnaisse pas la gravité du ralentissement actuel et à quel point le faible prix des actifs empoisonnés reflète précisément leur valeur. "
Mettons côte à côte, ces milliards dédiés aux banques, et les 350 $ par semaine de l'assurance chômage, et, là aussi, il y a toutes les chances que les gens deviennent fous.
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 14:07
Piqué à Paul Jorion, sur son blog (Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.  ): "Le second scénario débute d’une manière plus glauque, et pourrait malheureusement se terminer de la même manière. Mais il offre au moins un espoir minime que nous parviendrons à sortir de notre torpeur. Le voici : l’économie globale continue de se détériorer, le système bancaire de l’Europe de l’Est s’effondre et – du fait que ce sont essentiellement des banques d’Europe occidentale qui en sont les propriétaires – la crainte justifiée d’une insolvabilité généralisée des gouvernements européens s’empare de tout le continent. Les créanciers souffrent de plus en plus et la confiance sombre encore davantage. Les économies asiatiques exportatrices de biens manufacturés sont ravagées, tandis que les producteurs de matières premières en Amérique Latine et en Afrique ne s’en sortent guère mieux. L’aggravation dramatique de la situation mondiale donne le coup de grâce à une économie américaine déjà chancelante. […] Face à ce genre de pressions et confrontés à la perspective d’un effondrement à la fois national et global, un peu de jugeote infuse enfin l’esprit de nos dirigeants. 
Pour le scénario pessimiste : "Notre avenir pourrait être celui où le chamboulement permanent alimente le pillage qu’opère le système financier, et où nous discuterons à l’infini du pourquoi et du comment les oligarques ont pu se métamorphoser en simples fripouilles et comment est-ce dieu possible que l’économie n’arrive pas à redémarrer.  "
On arrive donc à la même conclusion, l'élite laisse la place.
La seule question est de savoir, de quelle manière, elle sort par la porte ou par la fenêtre ?
La fin d'une partie au moins (le renouvellement n'est jamais total) de l'oligarchie aurait été imposée, à un autre pays, par le FMI.

Donc, fin pacifique, ou fin violente ? J'ai le sentiment que c'est la fin violente qui l'emportera, pour une raison d'apparence insignifiante. 
Deubeuliou fit la guerre au terrorisme, celui des attentats. Le mot de terrorisme, honni particuliérement par les anglo-saxons (qui ne l'ont jamais connu), désigne aussi une terreur, devenue terreur d'état, visant à décapiter une classe précédemment au pouvoir.
La "guerre contre le terrorisme", ne visait peut être pas les poseurs de bombe, mais le régime qui suivra.
Evidemment, il y a toujours la version optimiste, la version soft, où les branquignols au sommet, laissent la place volontairement. Mais les anciens régimes, en général, voient leur classe dirigeante s'effacer en un clin d'oeil.
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 19:30
d'Angela Merkel : un peu tirée par les cheveux.
Ce n'est pas en ajoutant de la dette à la dette qu'on en sortira.
C'est une évidence.
Mais ce que ne dis pas Angela, c'est comment en sortir ?
D'abord du passé : que propose t'elle comme alternative pour la dette : le jubilé (l'effacement légal) ou l'inflation (l'effacement empirique).
Et que propose t'elle pour éviter le retour des errements ?
D'abord, le problème principal :
En 1970, les USA, c'est deux fois Japon et Allemagne réunis, industriellement parlant.
Ensuite, rentrant dans le lupanar de l'explosion de la dette, la portion industrielle des USA diminue, en 1990, les excédents allemands et japonais réunis, sont l'exact reflet du déficit américain.
Les deux ont amplement profité du suicide américain.
Après 1990, c'est l'asphyxie des vainqueurs, d'une nouvelle sorte de guerre qui n'a pas voulu dire son nom.
Leur but était de battre les USA, sur un autre terrain. Ils ont réussis, et se sont retrouvés dans une situation de vide sidéral.
Quand à éviter le retour de la dette, A. Merkel propose t'elle donc d'abolir Maastricht, et partout de rétablir la fonction régalienne de frapper monnaie au profit des autorités politiques ? Non.
Elle a donc la position décrite par Brassens : "Quand j'eus bu tous mes sous, il me mit à la porte, en disant les poivrots le diable les emporte !", du cafetier indélicat.
Ce n'est pas une leçon d'économie, c'est la leçon d'un faux-cul, d'un janus...
L'Allemagne n'a rien crée, elle a seulement, un temps, bénéficié du déplacement de la création de richesse.  Maintenant, elle s'en plaint...
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 13:58
Quand ils voient qu'un truc, (pardon pour les puristes), ou plutôt qu'un "machin" comme aurait dit le général, ça ne fonctionne pas, les puissants augmente la taille du truc.
Le TARP de Paulson, s'étant révélé un FLOP, BHO a décidé d'en faire un énorme, et le ROW (retse of the world), jaloux de n'avoir pas sa machine à perdre, a chargé le FMI de DTS pour sauver le monde.
Personnellement, la ressemblance entre 007 et DSK, me semble un peu erronnée, même si, à l'image de Bond, il a la réputation de sauter sur tous les jupons qui passent à portée.
DSK dans le rôle donc de Bond-du-trésor, chargé d'arrêter, in-extremis la minuterie et de couper le file de la bombe ?
Pitoyable.
Visiblement, la culture des 20 dirigeants réunis est égale à zéro.
On peut citer la fable des termites et des loups.
A force de redouter le loup, de le guetter, les dirigeants n'ont pas vu et entendu les termites qui boulotaient la maison.
A l'image de New York, où le maire dit que ce qui empêche, en certains endroits, les tuyauteries d'eau potable de rendre l'âme, c'est la pression à l'intérieur.
Si la pression cesse ou faiblit, les tuyaux éclateront, et non seulement il sera vain, mais aussi nuisible de vouloir rétablir les choses en voulant envoyer la même, puis toujours plus de pression.
On essaie, encore et toujours de sauver le système, sans penser, bien sûr qu'il est pourri, et qu'on ne remonte pas des poutres qui s'effrite en ripolinant de l'extérieur.
Beaucoup de "bonnes intentions", mais pour ne fâcher personne d'important, pas plus.
Le FMI pourra faire des prêts, continuer à demander le saccage des budgets d'éducation, de santé, d'investissements.
Quand à la remontée boursière qui a salué le G20, elle est mérité, c'est noël pour la bourse, la finance et tout le bazar.
Le seul problème, c'est que la réalité est têtue.
Les canalisations (l'économie réelle) ont éclaté. Envoyer de la pression dans un réseau éclaté risque d'aboutir à compliquer encore les problèmes, et certainement pas à les résoudre.
L'heure est à la récompense, en politique comme en finance de l'incompétence crasse, de l'échec aussi répété que massif, du conformisme, de la bêtise déïfié.
Il est donc normal que le FMI soit le grand vainqueur.
Pendant ce temps, rapidement, l'économie réelle va continuer à s'effondrer.
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 14:50
Si les banquiers apparaissent comme les principaux coupables de la crise actuelle, il faut rendre à César, ce qui est à César, et les responsabilités, à leurs auteurs.
La crise qui arrive à maturité est une crise de l'endettement.
Les ménages ont craqués, leurs dépenses contraintes ont flambées, leur endettement a suivi, et aujourd'hui, on arrive au bout de ces possibilités d'endettement, causé un petit peu par de l'endettement plaisir et beaucoup par de l'endettement nécessaire à la simple survie.
Les "réformes nécessaires et indispensables" visaient à écraser d'impôts les "classes moyennes", (lire populaires), dont les conditions de vie se dégradent vite et bien.
En effet, le leitmotiv, c'est que désormais pas grand chose ne sépare celui qui travail du rmiste, à part que le travailleur a l'impression pas tellement erronnée d'être pris pour un couillon.

Bloquées par le libre échange, les rémunérations, quand à elle, étaient quasi sorties du champ économique pour entrer en religion, leur blocage relevant du dogme et des tablettes de la loi.
Dans le contexte de flambée des dépenses contraintes, l'achat immobilier pouvait paraitre et a certainement été pour beaucoup, une certaine "bonne affaire" : changer une dépense évolutive, en dépense bloquée, et en épargne.

Le sans culottisme est une réponse appropriée. Face à la lutte des classes venue d'en haut, réplique la lutte des classes venue d'en bas.
Prise de conscience, atteinte personnelle par le chômage, ou la baisse des rémunérations, ou leur non évolution, le phénomène de montée éducative ne permet plus d'échapper à une stagnation de la rémunération, des conditions de vie, par rapport à la génération précédente, voir aux deux générations précédentes.

Les conflits qui se radicalisent, des "élites"qui se crispent sur leur incompétence, leurs rémunérations, leurs dogmes, tout est de retour, soit pour un coup de barre dans l'autre direction, soit pour ce qui existait AVANT que les états ne fassent des régulations : l'état de guerre endémique.
Pour le moment, la contestation est verbale, mais
le verbe fait mal aux puissants, ils sont passés sur la défensive. On voit que les endroits où cela craque, sont de plus en plus nombreux.
Il n'existe que deux solutions aux crises politiques. Soit on écrase les révoltés, soit on les achéte.
Comme disait Louis XI, il est beaucoup moins couteux, finalement, d'acheter la paix.
Un G20 blablate. Il ne servira à rien. Sa seule utilité aurait été de donner le coup de grâce au système économique. Paradoxalement, il le fera.
Ils veulent encore le sauver, pour sauver l'inégale répartition des richesses.
La dégradation continue de la situation économique, de mois en mois, ne permet pas d'envisager sereinement, une issue positive.
Tôt ou tard, le clash. Le libre échange deviendra lui aussi, synonyme de guerre, et pas seulement économique.
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