Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 15:35
Les autorités ont finalement peu d'ambitions.
Elles cantonnent à essayer d'obtenir une stabilisation, qui, miraculeusement permettrait un rebond, venu d'on ne sait où.
Le Japon, après une dégringolade monstrueuse, connait le rebond : plus 1.6 %, en ce qui concerne la production industrielle.
On parle de "net rebond", sans mettre en relief que celui-ci n'est même pas le 1/10 de la baisse précédente.
En Chine, c'est une loi martiale non déclarée qui s'instaure (où donc est la croissance, alors ?).
Pour le Mexique, c'est la loi martiale déclarée, justifiée par l'épidémie.
Un internaute disait que c'était une fumisterie pour ce pays. En effet, sauf qu'avec une préparation psychlogique bien menée, ça marche.
En période normale, personne n'y aurait même pris garde, aujourd'hui, devant la grande faucheuse, même le rythme des affrontements contre les cartels baisse.
La "remontée" de confiance semble indiquer, non une fin de crise et un rebond, mais une consolidation après une dégringolade, qui semble assez uniforme sur la planète OCDE, aux alentours de - 6 %.
En attendant, on gagne du temps.
En Europe, on vient de s'apercevoir que l'UE, c'était des attelages inégaux, avec de vieilles carnes : la Grande Bretagne (poliment appelée, "homme malade de l'Europe"), pour ne pas la citer, l'Espagne, qui fut aussi flamboyante qu'au siècle d'or (et aussi ruinée après), et ce no man's land qu'est l'est.
Aux USA, on parle de "signes encourageants", sans savoir de quoi on parle : le "moral" des soldats de 1914-1918 ? .
Les choses s'améliorent, c'est flagrant : 3 banques US déconfitent en 2007, 25 en 2008 et 32 en 2009, au début mai. C'est y pas une amélioration flagrante ?
Après tout, quand on a fait "tilt", la partie suivante peut être meilleure (à condition de savoir et reconnaitre que la précédente est finie).
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 14:36
Avant, les anciens disaient qu'il fallait éviter les grands élevages, pour une bonne raison : ils font les grandes épidémies.
Particulièrement les élevages de porcs.
En plus, se pose après le problème des déchets. Ils deviennent si importants, que leur traitement n'est pas possible.
Ceux qui sont passés devant une porcherie sont marqués par une chose : l'odeur.
L'agriculture actuelle ne pourra perdurer : il lui faut consommer 10 fois plus d'énergie qu'elle n'en produit.
Mais, cette agriculture intensive, continue ses ravages.
En effet, qu'est ce qui peut pousser un élevage industriel à se délocaliser au Mexique, avec des coûts de transports, plus importants que les frais de personnel economisés  ? Et encore, les élevages industriels, n'ont pas une main d'oeuvre importante.
Le motif de ces délocalisations, c'est de pouvoir se comporter comme des... cochons, alors que dans les pays industrialisés, les pollutions sont sanctionnées.
Et un élevage important souffre d'une tare : il est antiéconomique d'évacuer les déchets.
A la Gloria, la plupart des malades, la quasi totalité de la population, sont plus intoxiqués que contaminés.
Car, plus la "pandémie" s'étend, plus le bilan diminue, alors qu'avec le nombre de "cas" recensés au niveau mondial, l'alerte grippale n'aurait même pas été déclenché.
D'ailleurs, les officiels n'ont été prévenus de l'importance de la grippe de 1968, que quelques mois après.
Je me rappelle de cette époque, tout le monde était pourtant au courant que la grippe était mauvaise, du moins dans les milieux populaires.
Là, on a déclenché une alerte à la pandémie, pour une maladie dont l'importance diminue chaque jour, dont la mortalité n'est pas établie et qui, apparemment, se soigne bien ?
Bien sûr, certains se gaussent et rient de ceux qui parlent de complot.
Bien entendu, on ressert le 11 septembre (entre nous, si 4 avions détournés, ce n'est pas un complot...), Thierry Meyssan, etc. C'est bien connu que les autorités ne manipulent jamais, ni n'utilisent jamais l'arme bactériologique.
Personne n'a parlé d'armes de destructions massives bidons pour l'Irak, et les buts de guerre en Afghanistan apparaissent à tous comme clairs et évidents. (ah, non ? tient ?).
D'après la mémoire orale, pour répondre notamment à Abdel, la grippe espagnole était évidente, même pour des non-médecins.
Beaucoup de maladies sont évidentes. L'importance de l'épidémie de grippe de 1968 était évidente, aussi, sauf pour les autorités. Le lien social et la discussion suffisait pour s'en apercevoir : "untel est mort",   "j'ai eu la grippe, et je l'ai eu mauvaise".
Plus près de nous, en 2002, une double épidémie de grippe sévissait. Les patients étaient avertis : certains l'avaient eu deux fois. Les autorités, je ne sais pas si elles ont jamais été au courant.
En 1918, les services de santé étaient frustres, surchargés par la guerre, sans moyens de couper les surinfections bactériennes.
Les témoins de cette époque ont parlés des moyens utilisés : des boules de camphre dans les poches, autant dire rien, et des pratiques relevant plus du rite et de la magie, que de la science.
Comme au XIV° siècle et à l'époque de la grande peste noire, l'épidémie est un symptôme : le symptôme de l'effondrement de l'état et des structures sanitaires.
Après, ne restent plus que les structures locales, très inégales.
Quand on étudie les cimetières de cette époque, on trouve de tout, des traces de paniques, de morts enterrés à la va-vite, mais à l'autre extrème, on trouve des sites soigneusement ordonnés, bien tenus, signe d'un côté de désorganisation, et de l'autre de survivance, voire d'accroissement de l'emprise des pouvoirs locaux.
L'épidémie, c'est finalement le reflet du monde.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 19:36
"Je poste pour vous poser une question: J'ai pas mal d'économies (je suis du genre économe, je n'adhère pas à la société de conso --> tel portable qui a 6 ans, TV ancienne catodique, pas de gadgets à la mode type ipod, etc ...). Choix de vie juste car je ne vois pas l'utilité d'acheter du neuf quand l'ancien marche encore correctement.
De ce fait, j'ai mis pas mal d'argent de côté. On sait que l'inflation va venir ronger nos économies à terme, et donc ceux qui ont été raisonnables comme moi vont tout perdre (contrairement à ceux qui ont flambé et qui se sont endettés ... enfin si les salaires ne suivent pas, ils seront dans la mouise aussi).
Ma question: vu que depuis 1 an voire plus on sait ce qu'il va se passer, que contrairement à la majorité des personnes en France (et dans le monde) on s'intéresse et on anticipe les événements futurs de l'économie, que peut on faire pour sauver notre capital monétaire ? Achat d'or ? Autre ?
Qu'avez vous fait concrètement ? (je ne demande pas ce que vous conseillez, mais ce que vous avez fait).
Ou alors sommes nous destinés à voir fondre nos économies par l'inflation, avec comme différence par rapport à la majorité de la population de l'avoir anticipé et d'être impuissant ?

Ce qui serait alors plus douloureux qu'être ignorant ...  "


Il y a une chose qui ne décôte pas, et réellement. Ce sont les armes à feu.
Pour le reste la règle d'or, c'est l'or (10 à 15 %), et/ou l'argent (métal).
Beaucoup font fortune. Ils stockent. Les chinois stockent ce qui restera : les métaux. Beaucoup de gens, avec une vision patrimoniale stockent. C'est à la portée du premier. Le cuivre de plomberie, par exemple.
Le cuivre est le troisième métal, de toute éternité, monétaire.
Combien de dizaines de milliers de tonnes dans les garages ? 
J'ai vu aussi stocker du bois d'oeuvre, du chêne.
Une autre manière d'épargner, c'est de dépenser : un système de chauffage performant, par exemple.
Garder aussi des liquidités, sous forme de livrets d'épargne, mais aussi sous forme brute : la monnaie fiduciaire, une argentinisation est possible : la demande en billet est telle qu'il y a asséchement.
Ce que concrétement je fais ? Isolation de mon logement, solaire thermique, VMC double flux sont au programme, pour le désendettement, c'est à l'étude.
Toujours la même optique : être de moins en moins dépendant, mais je vis dans un endroit où l'immobilier était bon marché quand j'ai acheté, et je n'aurais pas eu les moyens pendant la bulle.
J'essaie de trouver du terrain agricole/ Bois.
J'essaie aussi de réapprendre à cultiver mon jardin. Braudel m'a beaucoup appris à ce niveau, d'ailleurs. Nul besoin de dépenser beaucoup d'ailleurs, le savoir est plus important que le matériel. Et on apprend plus en suant.

Chacun trouve son plaisir à sa façon ; certains c'est en dépensant, d'autres n'y ont aucun goût. Ils font des économies, sans se priver réellement.
Ceux qui vivent pour dépenser seront malheureux. Sauver l'essentiel en cas de crise est facile : il suffit de faire preuve de gros bon sens.
Un "bon" placement, c'est quelque chose qu'on peut poser à un endroit, et oublier 20 ans. il aura certainement varié, mais n'aura jamais atteint la valeur zéro.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 18:56
En France, on va renationaliser les banques, comme partout d'ailleurs.
Il ne manque que le détonateur, la perte de trop, qui entraine la série de domino. Comme les sornettes ne sont pas abandonnées, comme l'euro, et l'interdiction de frapper monnaie à l'état, on envisage un grand emprunt...
Comme le disait un internaute, peut être forcé...
Bien entendu, je n'étonnerais personne en disant qu'un autre sur la liste, ArcelorMittal sera nationalisé sous peu : 2 milliards de $ de pertes sur le premier trimestre, un chiffre d'affaire divisé par deux.
Comme celui qui a vécu par le glaive, périra par le glaive, c'est la mondialisation qui aura la peau d'ArcelorMittal : un marché local qui flanche fera sombrer le tout.
Aucune firme n'est capable de supporter une pareille chute de chiffre d'affaire.
Seule inconnue, le temps de faire fondre le gras.
Bien entendu, dans son suicide, Arcelormittal a tendu le cou au glaive : les dernières distributions de bénéfices ne sont pas si vieilles, elles étaient incontournables.
Comme ça, les actionnaires auront tout perdu.
L'industrie automobile est sur la sellette.
Mais elle n'envisage pas le pire.
Le pire, pour elle, ne le devinez vous pas ?
Vous savez, cette baisse de production pétrolière, de 4 millions de barils/jour, et si elle se répétait l'année prochaine ? Et l'année suivante ?

Imaginez les dégâts, en seulement 5 années...
Après l'époque des "Zinvestisseurs" qu'était des "ouinneurs", et qui n'en sont plus, est ce que ce sera le tour de ceux qui ont prévu le pire d'être les "ouinneurs" de demain ?
Dans ce cas, il me faudra une intense préparation psychologique pour assumer ce nouveau rôle, comme tout ceux qui ont été habitué à jouer au "nonneurs".
Dois je me mettre au cigare ?
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 18:19
... Une victime de plus de la grippe porcine : le transport aérien.
Parce que, au niveau humain, ça fait un peu pétard mouillé.
Finalement, le nombre de victime avéré au Mexique est de 7, pour le reste, il est difficile de démêler ce qui est du rôle de la pollution, de la faiblesse génétique encore aujourd'hui, des populations vivant sur le plateau de l'Anahuac.
Faut il le répéter, la ville de Mexico est considérablement pollué, les victimes de maladies pulmonaires s'y comptent d'un bout à l'autre de l'année.
Quand à la si terrible épidémie, apparemment, les soins se font, dans la majorité des cas, à l'aspirine.
Comme les mexicains dénombrent les malades en hôpitaux et les nord-américains, le nombre total de malades, les taux de mortalité sont entiérements différents.
En mars 2009, le fret aérien diminue de plus de 20 %, pour le 4° mois consécutif, le trafic passager, lui, se contente d'un - 11 %, en accélération.
Bien entendu, ce genre d'incidents crée une plus forte crise encore.
Les compagnies ont réduits leurs capacités de manière encore très insuffisantes à - 4.4 %.
Les compagnies nord américaines ont été plus radicales dans leurs fermetures de lignes. Il faut dire que depuis le début du siécle, elles sont abonnées aux dépôts de bilan.

Alors, dans cette histoire d'épidémie, finalement peu vraisemblable, il faut poser la question de savoir à qui profite le crime ?
Aux compagnies pharmaceutiques ?
Aux oligarchies qui peuvent décrêter la loi martiale ?
Aux états qui veulent faire oublier la crise économique ? Ou banquerouter à l'aise ?
Hollywood ? (pour le prochain film cata...)
Vous pouvez compléter la liste ...
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 14:50
Un livre prit ce titre dans la bataille de Mexico, entre les coalisés indiens et espagnols et les nahuatls Aztéques.
En réalité, ce qui vainquit l'empire, ce n'est pas l'armée de Cortés.
Il avait avec lui un petit noir, atteint de la variole.
C'est cette utilisation involontaire de l'arme biologique qui permit à l'empire espagnol de s'implanter en amérique, et aux européens en général, plutôt que prévalut ce qui se passat en Asie et en Afrique. Là, il fallut attendre longtemps avant que la présence européenne dépasse quelques comptoirs, imprenables, certes, mais bien verrouillés.
La population amérindienne connut une décroissance rapide. On estime qu'elle passat de 1500 à 1700 de 80 à 8 millions d'habitants, et pour le Mexique, cet effondrement fit reculer la population de 25 à 1.5 millions.
La population du continent ne reprit qu'au XVIII° siècle, en ayant une immunité encore imparfaite.
A l'heure actuelle, d'ailleurs, pour un simple rhume, il est déconseillé d'avoir trop de sang amérindien.
La question principale, est d'abord une question locale ? énième avatar d'une série d'épidémies monstrueuses, au milieu de populations non immunisées, qui dépeuplèrent les amériques ? Avatar qui semblerait d'ailleurs, pour le moment, de taille réduite (les épidémies décroissent en intensité au fil du temps) ou plus sérieux ?
L'épidémie de grippe porcine mexicaine, qui semble en régression d'ailleurs,  si elle doit être prise au sérieux, doit cependant poser un certain nombre de questions auquel il est urgent de répondre :
- le Mexique est clairement un état failli, les épidémies ont des prédilections pour les états désorganisés,
- Mexico est une mégalopole malsaine et surpeuplée, relié aux 4 coins de la planète, par voie aérienne.
- Où en est on des transports aériens ? Une épidémie peut s'arrêter quelques -précieux- mois, en paralysant les dits transports.
- Il n'y a rien d'inéluctable à une épidémie. La grande peste noire du XIV°siècle s'est propagée sur fond d'états faillis, de guerres, mais il ne faut pas oublier que, localement, elle put et a été contenue.
- Certains pays, la France en fait partie, n'arrivent pas à gérer des grippes saisonnières (2 millions de cas et 5000 morts), bien que disposant de vaccins et de médicaments.
- Est ce un réel problème ? 140 morts en 4 semaine, c'est un bilan, certes pas négligeable, mais relatif. Peut on écarter le danger de manipulation ?
- Ce danger de manipulation dans le cadre d'une crise économique, permet de faire passer la crise pour une conséquence de l'épidémie. Faillites, lois martiales étendues, c'est un splendide cas d'école pour faire passer la pilule.
En ce qui concerne l'épidémie elle même, question simple : pourquoi les liaisons aériennes n'ont elles pas été DEJA arrêtées ?
Pour que le problème devienne mondial ?
Là aussi, on a le problème de l'incroyable légéreté de cervelle des "décideurs", qui en réalité, ne décident rien.
Le trafic aérien sera interrompu quand il sera en chute libre et vertical.
Là aussi, la crise économique fait plus pour l'arrêter qu'un danger d'épidémie.
Là aussi, une incrédulité monstrueusement criminelle et imbécile. ça ne peut pas arriver, nous sommes trop civilisés pour ça ?
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 17:21
Il est beaucoup question de problème de santé -économique-, en ce moment.
GM, Chrysler, et l'Union européenne semblent sur la même longueur d'onde, absolument navrante.
GM va fourguer ses nouvelles actions aux créanciers, au syndicat UAW (pour les frais de santé), et naturellement, le degré de contrôle atteindra 89 %.
Les effectifs de productions atteindront 40 000, les usines seront au nombre de 34, et les points de vente seront 3605.
En 1980, pour mémoire, la production occupait un million de personnes.
Bien entendu, les salariés sont accusés, alors que la politique commerciale a été aveugle, sourde et muette, pendant 30 ans.
Autre firme appelée à mourir guérie : Chrysler.
Déjà, sa reprise par Cerberus avait été un "quasi-dépôt" de bilan, Daimler mettant son chapeau sur des pertes colossales (sujet à des versements de bonus, colossaux eux aussi).
Une mise sous chapitre 11, est vu, désormais aux USA, comme allant de soi, surtout depuis le massacre des compagnies aériennes.
Bien sûr, il faudrait que Chrysler ait une possibilité de rebond, mais visiblement, elle n'en a aucune.
Autre entité qui se tape sur la tête avec un marteau : l'union européenne et la commission, qui n'a rien trouvé de plus débile et idiot que d'enclencher une procédure de déficit excessif contre la France, l'Irlande, la Grêce et l'Espagne.
Bien sûr, l'année prochaine, ils pourront lancer la procédure contre la totalité des états membres.
Là aussi, on est en train de parler des déficits 2008, en faisant semblant d'ignorer que ceux de 2009 sont largement plus excessifs, et qu'une monnaie dette, c'est du torche-cul de mauvaise qualité.

Dans l'antiquité romaine, il existait une revendication de tous les siècles, c'était l'abolition des dettes.
On y vient. Cette fois ci, il n'y a sans doute aucune possibilité de rebond économique.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:50
Pour C. Lagarde, la montée du chômage en mars n'est "pas catastrophique".
Il n'est, pour elle, donc, pas catastrophique une montée qui atteindra sans doute un million de personnes dans l'année, une nouvelle banale, tout juste digne d'intérêt.
On se console comme on peut en disant que les autres sont dans un état pire.
Le fil rouge, donc, de ces gens là, c'est : "j'ai un cancer généralisé, mais je m'en fous, parce que :
- je ne suis pas le seul,
-certains sont dans un état pire."
Moi, égoïstement, j'avais plutôt le sentiment qu'il valait mieux être en bonne santé (et riche), que malade (et pauvre).
D'ailleurs, le domaine de la langue de bois se déchire : "
l'Espagne a vu son économie s'effondrer l'an dernier avec l'éclatement de la bulle immobilière et la restriction du crédit provoquée par la crise financière internationale ".
Ah bon ! Dans la presse canadienne, l'économie espagnole est effondrée ???
Pour rire un petit peu, on peut voir les prévisions de l'assedic en novembre (entre 58 000 et  162 000 chômeurs indemnisés de plus pour 2009.)
Une prévision plus récente, était tout aussi lénifiante : entre 365 000 et 454 000 de plus (au total, indemnisés et non indemnisés).
Soit, sans doute entre le 1/3 et la moitié de l'augmentation réelle (ou alors, on arrête le bilan 2009 à fin mai).
Pour l'insee, on prévoyait au premier trimestre, 169 000 demandeurs d'emplois...
Quand au taux de chômage révé par les responsables (8 %), il reléve tout bonnement de la maladie mentale.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 20:05
En réalité, ce sont surtout les retraites par capitalisation qui sont malades.
En effet, une retraite par capitalisation libelle un montant à un instant T et attribue une pension. Le risque le plus total, c'est que la base de la retraite tombe à zéro.
C'est possible, et à une certaine échéance, certain.
Depuis 1555 et le "grand parti" ("les veuves y portaient leur douaire), l'histoire financière de France n'est qu'une accumulation de placements destinés aux vieux jours qui s'évaporent.
Soit c'est la monnaie qui faiblit, soit le placement, soit...  Enfin, toutes les causes possibles et imaginables vident les caisses de la bourgeoisie, régulièrement.
Il ne faut pas le cacher, un fond de pension, c'est bourgeois.
La retraite par répartition n'est pas une pyramide de ponzi, comme j'ai pu le lire. A l'origine, cette retraite ne donne qu'un droit, c'est l'accès à la répartition.
On peut penser qu'il y aura toujours cotisation. Le précédent historique, existe. C'est la dime.
C'était, à l'origine, le budget social, elle a duré plus de mille ans.
Bien sûr, elle fut largement détournée, surtout pendant les deux derniers siécles.
Le reste est une question politique : que fait le bénéficiaire de la cotisation ?
Une réponse a été donnée par le cardinal de Rohan, avec l'affaire du collier.
Il avait 800 000 livres de revenus, dont fort peu, sinon rien n'allait ni à l'assistance des pauvres, aux vieillards et aux hopitaux, mais tout à sa propre famille, ruinée, pour payer ses dettes. Caution, il paya le collier, ou plutôt les payeurs de dime, payérent le collier.
Relevant au final de l'état, les retraites allemandes, françaises et italiennes ne sont pas risquées, à condition, bien sûr, d'appliquer la maxime de Stiglitz : "il n'y a qu'une chose non négociable, ce sont les droits sociaux des peuples". 
La dette est banqueroutable.
Même si ces banquiers finissent dans le ruisseau, on en recréera d'autres, mais la crise monétaire qu'on cherche à faire endosser à la population est beaucoup plus dangereuse et couteuse : la guerre civile, ce n'est pas donné, et l'éviter ne coûte qu'une petite fraction de ce qu'il faut dépenser pour la gagner et la panser.
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 13:28
On dit qu'il y a un problème islandais, il n'y en a pas, en vérité. C'est clair et limpide comme de l'eau de source.
100 milliards d'endettement externe, 2 milliards de réserves.
La marché automobile s'effondre de 92 %, la bourse de 94 %, la couronne n'est plus qu'une monnaie locale et les deux joyaux de l'économie réelle se sentent mal : l'aluminium a vu son prix dégringoler et pour le poisson, des signes de faiblesses apparaissent.
Une perle relevée dans "le figaro" : "
En 2007, la croissance (+ 5,5 %) faisait pâlir d'envie les Européens et le PIB par habitant atteignait 65 285 dollars. En 2008, la croissance n'était que de 0,3 % et le PIB chutait de 20 %  " .
Une croissance de 0.3 %, avec un pib qui chute de 20 ?????
Le chômage atteint 8.9 % de la population, contre 1.9 en octobre. A cette allure, c'est un taux zimbabwéen qui se profile : 85 %.
En clair, il ne reste plus qu'à annoncer aux prêteurs qu'ils l'ont dans le...
Enfin, je vous laisse deviner où.
Bien entendu, tout prêt du FMI ne ferait que retarder l'échéance.
10 milliards de prêts, dit on, ou la mise de l'ile sous servage éternel.
En effet, il le serait difficile de payer, ne serait ce que les intérêts.

Bien entendu, aussi, on choisira la politique du pire : réduire les dépenses (saigner la population), et reporter la mesure nécessaire et pas courageuse du tout : la banqueroute.
On a parlé de miracle économique, en réalité, le miracle économique était une autre légende.
Elle est la légende du joueur de flûte, que tous les rats suivent. Ils finissent noyer.
A l'origine de la légende, c'est Louis XI, alors dauphin, qui conduisit les écorcheurs qui ravageaient le royaume de France à la conquête de l'Alsace.
Ce fut une guerre particulièrement sanglante.
22 000 partirent, et 9000 revinrent. Le but était atteint. On civilisa les survivants en créant l'armée permanente.

Louis XI avait aussi réduit la finance à sa vraie place : "pour la finance, il est la boite à l'enchanteur".
Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article