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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:50
Pour C. Lagarde, la montée du chômage en mars n'est "pas catastrophique".
Il n'est, pour elle, donc, pas catastrophique une montée qui atteindra sans doute un million de personnes dans l'année, une nouvelle banale, tout juste digne d'intérêt.
On se console comme on peut en disant que les autres sont dans un état pire.
Le fil rouge, donc, de ces gens là, c'est : "j'ai un cancer généralisé, mais je m'en fous, parce que :
- je ne suis pas le seul,
-certains sont dans un état pire."
Moi, égoïstement, j'avais plutôt le sentiment qu'il valait mieux être en bonne santé (et riche), que malade (et pauvre).
D'ailleurs, le domaine de la langue de bois se déchire : "
l'Espagne a vu son économie s'effondrer l'an dernier avec l'éclatement de la bulle immobilière et la restriction du crédit provoquée par la crise financière internationale ".
Ah bon ! Dans la presse canadienne, l'économie espagnole est effondrée ???
Pour rire un petit peu, on peut voir les prévisions de l'assedic en novembre (entre 58 000 et  162 000 chômeurs indemnisés de plus pour 2009.)
Une prévision plus récente, était tout aussi lénifiante : entre 365 000 et 454 000 de plus (au total, indemnisés et non indemnisés).
Soit, sans doute entre le 1/3 et la moitié de l'augmentation réelle (ou alors, on arrête le bilan 2009 à fin mai).
Pour l'insee, on prévoyait au premier trimestre, 169 000 demandeurs d'emplois...
Quand au taux de chômage révé par les responsables (8 %), il reléve tout bonnement de la maladie mentale.
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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 20:05
En réalité, ce sont surtout les retraites par capitalisation qui sont malades.
En effet, une retraite par capitalisation libelle un montant à un instant T et attribue une pension. Le risque le plus total, c'est que la base de la retraite tombe à zéro.
C'est possible, et à une certaine échéance, certain.
Depuis 1555 et le "grand parti" ("les veuves y portaient leur douaire), l'histoire financière de France n'est qu'une accumulation de placements destinés aux vieux jours qui s'évaporent.
Soit c'est la monnaie qui faiblit, soit le placement, soit...  Enfin, toutes les causes possibles et imaginables vident les caisses de la bourgeoisie, régulièrement.
Il ne faut pas le cacher, un fond de pension, c'est bourgeois.
La retraite par répartition n'est pas une pyramide de ponzi, comme j'ai pu le lire. A l'origine, cette retraite ne donne qu'un droit, c'est l'accès à la répartition.
On peut penser qu'il y aura toujours cotisation. Le précédent historique, existe. C'est la dime.
C'était, à l'origine, le budget social, elle a duré plus de mille ans.
Bien sûr, elle fut largement détournée, surtout pendant les deux derniers siécles.
Le reste est une question politique : que fait le bénéficiaire de la cotisation ?
Une réponse a été donnée par le cardinal de Rohan, avec l'affaire du collier.
Il avait 800 000 livres de revenus, dont fort peu, sinon rien n'allait ni à l'assistance des pauvres, aux vieillards et aux hopitaux, mais tout à sa propre famille, ruinée, pour payer ses dettes. Caution, il paya le collier, ou plutôt les payeurs de dime, payérent le collier.
Relevant au final de l'état, les retraites allemandes, françaises et italiennes ne sont pas risquées, à condition, bien sûr, d'appliquer la maxime de Stiglitz : "il n'y a qu'une chose non négociable, ce sont les droits sociaux des peuples". 
La dette est banqueroutable.
Même si ces banquiers finissent dans le ruisseau, on en recréera d'autres, mais la crise monétaire qu'on cherche à faire endosser à la population est beaucoup plus dangereuse et couteuse : la guerre civile, ce n'est pas donné, et l'éviter ne coûte qu'une petite fraction de ce qu'il faut dépenser pour la gagner et la panser.
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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 13:28
On dit qu'il y a un problème islandais, il n'y en a pas, en vérité. C'est clair et limpide comme de l'eau de source.
100 milliards d'endettement externe, 2 milliards de réserves.
La marché automobile s'effondre de 92 %, la bourse de 94 %, la couronne n'est plus qu'une monnaie locale et les deux joyaux de l'économie réelle se sentent mal : l'aluminium a vu son prix dégringoler et pour le poisson, des signes de faiblesses apparaissent.
Une perle relevée dans "le figaro" : "
En 2007, la croissance (+ 5,5 %) faisait pâlir d'envie les Européens et le PIB par habitant atteignait 65 285 dollars. En 2008, la croissance n'était que de 0,3 % et le PIB chutait de 20 %  " .
Une croissance de 0.3 %, avec un pib qui chute de 20 ?????
Le chômage atteint 8.9 % de la population, contre 1.9 en octobre. A cette allure, c'est un taux zimbabwéen qui se profile : 85 %.
En clair, il ne reste plus qu'à annoncer aux prêteurs qu'ils l'ont dans le...
Enfin, je vous laisse deviner où.
Bien entendu, tout prêt du FMI ne ferait que retarder l'échéance.
10 milliards de prêts, dit on, ou la mise de l'ile sous servage éternel.
En effet, il le serait difficile de payer, ne serait ce que les intérêts.

Bien entendu, aussi, on choisira la politique du pire : réduire les dépenses (saigner la population), et reporter la mesure nécessaire et pas courageuse du tout : la banqueroute.
On a parlé de miracle économique, en réalité, le miracle économique était une autre légende.
Elle est la légende du joueur de flûte, que tous les rats suivent. Ils finissent noyer.
A l'origine de la légende, c'est Louis XI, alors dauphin, qui conduisit les écorcheurs qui ravageaient le royaume de France à la conquête de l'Alsace.
Ce fut une guerre particulièrement sanglante.
22 000 partirent, et 9000 revinrent. Le but était atteint. On civilisa les survivants en créant l'armée permanente.

Louis XI avait aussi réduit la finance à sa vraie place : "pour la finance, il est la boite à l'enchanteur".
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 19:20
Il existe une attitude révolutionnaire, qu'on ne croit pas et qu'on ne voit pas comme telle.
En effet, qu'est ce qu'il y a de révolutionnaire, dans le fait de détenir des billets de banque ? Rien,  me direz vous.
Pourtant, si les phénomènes observés continuent à ce rythme, les banques commerciales, qui nous gouvernent, sont condamnées.
En effet, la masse de billets en circulation ne cesse d'augmenter, et ce, à rythme très rapide (plus 15 % en Euroland en une année), pendant que la progression de la masse monétaire M3, elle, progresse de moins en moins vite, voir déflationne.
En un mot, les banques commerciales vont se retrouver dans un ciseau, entre des ressources en baisse, et l'émission de billets, phénomène qui ne reléve pas d'elles et leur échappe.
L'autre baisse, celle de la rémunération des dépôts, peut faire craindre aux banques, un développement de cette détention de liquidités.
Cela représente 762 milliards en billets, pour un total européen de 5915 milliards de numéraires et dépôts liquides (1091 en France).
Bien entendu, le reste de l'épargne est tout aussi "liquidifiable", et quand le phénomène s'amplifiera, suite à d'autres incidents prévisibles, la crise sera précipitée.
Autre chose de non prévu par nos gouvernants : la baisse des rémunérations n'ira pas forcément dans des placements, tel le voudrait nos responsables, mais désormais, l'heure est aux arbitrages.
En effet, avec un taux d'intérêt de 1.75 % pour un livret, des assurances vie sans valeur, désormais on peut se demander s'il n'est pas judicieux de penser à des anticipations de remboursements, si on est endetté.
C'est une évolution possible, qui mettrait les banques commerciales dans la M...ouise.
On peut aussi penser, chose non impossible aussi, à la résurrection des prêts amicaux.
En effet, en cas de rémunération basse de l'épargne, et de taux d'intérêts, quand même plus haut, ce genre de prêt, sans création monétaire, peut réapparaitre.
On les croit disparu, en réalité, ils réapparaissent périodiquement en cas de besoin. A une époque plus ancienne, les individus  étaient eux-mêmes très endettés et très créanciers, comme ils le sont généralement dans le tiers monde.
On apprend, que pour vendre quoi que ce soit, il faut souvent prêter, ceci étant compensé par le fait qu'on emprunte.
La dégringolade sociale dans le tiers monde se traduit par la baisse des prêts et la hausse des emprunts.

Bien entendu, il faut aussi rappeler l'arsenal législatif pris en faveur des banques dans les années 1970, arsenal fait pour pousser les particuliers dans leurs griffes.
Aujourd'hui, donc, toute augmentation de M1 mine la position des banques, et les émissions directes de la BCE, comme celle de la reseve federale, de la BOE et de la BOJ, encore plus. Une domination, faite pour l'éternité, s'éloigne donc; avec la coquetterie suprême de se voir porter les coups les plus durs, par ceux qui veulent les sauver. 
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 14:26
On se croirait en 1914. A cette époque, les officiers scrutaient le moral de la troupe à la loupe. Aujourd'hui, on nous dit que le moral des industriels remonte légérement, après 15 mois de dégringolade.
Quoi ? ça faisait 15 mois que ça baissait ?
Pour recadrer les choses, l'industrie connait aussi des cycles, et a une "saison". Cette saison, elle commence en avril, pour finir en septembre.
C'est le maximum de l'activité.
Il est donc normal qu'il y ait un sentiment ténu, de plus grande activité. Sentiment, non relayé dans le bâtiment, où le "climat social" est tendu (les lettres recommandées pleuvent).
Quand à dire que cette inflexion est positive, même pas. On s'attend, simplement à une dégradation moins rapide, et le centre de cette dégradation, c'est l'automobile, qui, dit on, en a pour 5 ans...
Aux USA, le rebond qu'on a voulu voir dans l'immobilier pourrait finalement n'être qu'un feu de paille, causée par une prudence bancaire dans les saisies et les mises aux enchères.
Cette prudence pourrait ne plus être de mise et signer une nouvelle étape de la débâcle.
Cette nouvelle métastase concernerait, bien sûr, banques et immobilier.

Bien sûr, la cause n'est pas soignée, et pire, on envisage une nouvelle régression des retraites. Bien entendu, il échappe complétement aux gouvernants, que les retraités sont aussi des consommateurs (et pour l'automobile, quasi les seuls, avec les flottes), et un lien de stabilité social, avec les fonctionnaires.
Conclusion ? Les Yankee en ont tirés une : ils s'arment jusqu'aux dents et pour les munitions, c'est la rupture de stocks.  
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 15:38
La farce du découplage des économies, farce pourtant bien vieille, est encore ressortie de son cercueil par le FMI.
Les pays développés seront, d'après lui, en récession de 3.8 % cette année, et les pays émergents en croissance faible de 1.6 %.
Les échanges internationaux doivent chuter de 11 % cette année et reprendre légérement l'année prochaine, avec plus 0.6 %.
Bien entendu, on peut s'inscrire totalement en faux contre les deux affirmations.
La chute sera plus sévère dans les pays développés et ce sera aussi une récession dans le reste du monde.
Les pays pétroliers ont vu leurs recettes s'effondrer sous l'effet de la contraction des prix et de la contraction de la consommation.
Le japon, lui, voit son excédent commercial, baisser de 99 %. Les échanges reculent de 31.5 % avec la Chine, signe que ce pays, lui aussi, est bien en récession.
Bien entendu, il faudrait pour que cela se fasse, que la crise consolide à son niveau atteint pendant le premier trimestre, ce qui est loin d'être sûr.
D'autres part, ce commerce international, vecteur de prospérité selon l'OMC et le consensus de Washington, va se mettre à transmettre la crise, comme la vérole.
En effet, de nombreuses activités, notamment le transport aérien et le transport maritime, victime de la crise, vont rentrer dans la phase où ILS TRANSMETTENT LA CRISE.
Le cas est clair pour le transport maritime ; on met les navires trop vieux à la casse, on reporte les commandes qui sont reportables, et on déstabilise donc, le marché de l'acier, celui du fret, et celui de l'emploi (des chantiers navals et de la sidérurgie).
Ce qui NE VEUT pas être vu, c'est que désormais, on n'est plus dans un cycle ascendant (cycle vertueux), mais dans un cercle vicieux.
La baisse des consommations et des productions, entraine une nouvelle baisse ultérieure, et on n'a pas pris conscience, ou pas voulu prendre conscience que la seule manière de répondre, c'était d'aider les ménages, partout dans le monde.
On en est encore à l'ancienne méthode forte : vous vous serrez la ceinture, un pour tous et junon moneta pour une frange.
 Bien sûr, même dans ce cas là, la renaissance serait longue. La maladie a été trop violente.
Il faut des années de purge, pour arriver à assainir la situation.
Cette purge, passe, obligatoirement, par donner du mou aux ménages, et non aux banques, aux entreprises, et autres.
Entre nous, les dites entreprises, banques et tartenpion, sont totalement inutiles sans clients, elles doivent, dans l'optique actuelle, périr.
A la fin de l'année, la "prévision" se sera sans doute révélée bien légère, mais elle aura été retouchée, en empirant, mois après mois.
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 16:29
Selon le blog Turner Radio Networks, 16 banques américaines sur 19 qui possédent plus de 100 milliards d'actifs sont "techniquement insolvables".
Bien sûr, le gouvernement US dément, et bien sûr, il faut démentir avec lui, c'est le genre de nouvelles stupides et sans intérêts.
En effet, cela voudrait dire qu'il existe 3 grandes banques sûres aux USA.
C'est complétement faux. Il n'en existe aucune.
Dans le monde merveilleux de la comptabilité de la partie double, les créances des uns, ce sont les dettes des autres, et si 16 tirent la langue, ils plombent les trois restants.
D'ailleurs, la suite le prouve : elles "
ne seraient pas en mesure d’affronter un assèchement de trésorerie ou une augmentation du nombre de mensualités non-payées sur les prêts qu’elles ont attribués. "
Moi, jusqu'à maintenant, je croyais que leur simple maintien avait été assuré par la complaisance de la reserve Federale à leur égard et le gonflement de son bilan, de trucs et de machins exotiques et sans valeur (pourtant pas des produits chinois) indiquait que ce stade de l'insolvabilité avait déjà été atteint, il y a bien longtemps.
D'ailleurs, les "bons résultats" affichés par les banques, portent le nom de "AIG" et ont été financé par le contribuable, acariatre (on se demande pourquoi ?), mécontent, fortement et de plus en plus armé jusqu'aux dents.
On peut dire que la situation progresse à  chaque pas : l'armée US ayant été incapable de pacifier l'Irak (30 millions d'habitants) pourra faire preuve de ses capacités à la maison (300 millions).
Bien entendu, il n'y a pas que cela. Les contes de fées s'appellent "comptabilité" aux USA.
C'est comme les "bonnes nouvelles" économiques générales, on en parle, mais on ne les cite pas.
Enfin, quand on parle de "bonnes nouvelles", c'est de ralentissement de la dégringolade.
Un monde part à la dérive. En réalité, les banques ne sont plus que tenues à bout de bras par l'état américain.
lui même commence à fatiguer.
Il fatigue parce que, si il veut réellement sortir les banques de la panade, il doit les formoliser en reprenant la création monétaire à son compte, et dans ce cas, elles n'auront plus aucune importance.
Pour le moment, il ne fait qu'exciter la population qui voit les cadeaux d'un côté et les privations du sien.
Pareil, partout dans le monde. En France, on veut supprimer la taxe professionnelle ? Pour établir une "poll tax" à la Margaret Thatcher, avec un Medef qui pense que les impôts, c'est pour les pauvres.
Bien sûr, toutes les collectivités locales dans le monde voient fondre leurs recettes, et exploser leurs charges.  
Le radicalisme se cultive. Un radicalisme du MEDEF s'étale, sans pudeur au grand jour. Un autre radicalisme va lui répondre.
La crise financière va aider RADICALEMENT au murissement. Le FMI annonce désormais plus de 4000 milliards de pertes, au 2/3 non comptabilisées.
Bien entendu, ce montant est sous estimé. les asiatiques, les arabes et les russes, ont aussi ramassés des ardoises corsées, comme tout le monde et sans doute, plus que tout le monde. 
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 07:37
Aux USA, on se félicite. Certaines banques annoncent des bénéfices gargantuesques ( à peine truqués), pour les autres, le martyrologue continue.
3 banques avaient fermés en 2007,
25 en 2008,
pour 2009, ce chiffre est déjà atteint.
Bien entendu, pour arriver à 1.6 milliards de bénéfice, on "oublie" les 25 milliards d'aides (là, les bénéfices font plutôt pâle figure), et les provisions en tout genre, reportées sine-die, par la grâce de normes comptables devenues plus arrangeantes subitement.
Pour ce qui est des banques défuntes, c'est plus simple, elles n'avaient plus rien en caisse, les cash flows ne permettaient même plus une existence-zombie.
Eva joly, elle, a trouvée de l'embauche : elle va travailler en Islande pour savoir où sont partis les fonds.
Utilisant un effet de levier phénoménal grâce à des douceurs fiscales, les parties périphériques de l'Europe, à savoir, Islande, Irlande et Lettonie en ont profité un temps, avant de se retrouver ruinés.
Islande qui continue, doucement, sa descente aux enfers. Le taux de chômage -officiel- est passé le mois dernier de 8.2 % de la population active à 8.9 %.
Les branquignols de la banque centrale prévoient toujours une récession de 9.9 % (admirez la précision !), et un chômage à 10 à la fin de l'année.
Personnellement, je savais pas que l'année se finissait en mai en Islande. On apprend de ces choses.
L'Irlande, quand à elle, restreint l'immigration.
Mais le mot de la fin, revient à un internaute et au FMI : la dépression n'est plus en V, ni en U. Elle est bien en L. par contre l'aveu sur l'étendue de celle-ci est risible : entre 0.5 et 1 %.
C'est Laurel et Hardy au FMI.
Reste à savoir en combien de temps le FMI claquera ses nouvelles ressources, si elles lui parviennent. Sans doute pas longtemps. Le Royaume Uni semble très à même d'en engloutir la totalité.
La faillite, sinon rien !
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 19:00
Pour répondre à un internaute, je me rappelle de la BD, "Simon du fleuve", qui nous fait voir un monde post industriel, épuisé et grandement retourné à la sauvagerie, au moyen âge, à côté de potentats-dictateurs qui croient contrôler autre chose que leurs palais.
Finalement, on s'aperçoit que pour qu'un monde fasse naufrage, il ne faut pas de grandes catastrophes : simplement une machinerie économique qui ne fonctionne plus.
Un autre internaute m'envoie un lien dans courrier international, lien intéressant d'ailleurs, mettant en relief l'armement de la population :
"
La logique est simple. Les gens voient venir un effondrement économique qui mènera à un effondrement durable de la loi et de l'ordre et, éventuellement, à une confrontation entre le peuple et les forces armées. Je suis convaincu de ne pas être le seul à douter de cette fumisterie keynésienne et je crois qu'il est sage de se préparer au pire.
La population craint donc l'effondrement dans un premier temps, bien loin derrière, les forces armées, et ne croit pas du tout aux plans de relances.
"Fumisterie Keynesienne", on n'y est pas du tout.
Les relances keynesiennes des années 1930 s'appuyaient sur des créations biens réelles de biens collectifs, qui permettait de distribuer des salaires.
La situation économique ne se rétablit qu'avec la seconde guerre mondiale, qui permit, par la mobilisation et le travail féminin, aux ménages de se reconstituer du gras : de l'épargne, qui elle même permit, après-guerre, la prospérité.
On n'est pas du tout dans ce contexte, les sommes injectées ne sont que virtuelles et ne vont que dans l'économie virtuelle, alors que s'effondre le monde réel.
L'armement des citoyens US est aussi une constante des situations révolutionnaires : la population s'arme. Comme la détention d'armes est permise, on s'équipe, avec l'avantage aussi que les armes ont une triste vertu : celle de ne connaitre que fort peu de perte de valeur.
S'il y a une phrase vraie, c'est que les armes gardent leur valeur.
Bien entendu, avec la fin du déficit US, on peut imaginer l'étendue des dégâts sur le commerce international, largement basé sur la satisfaction des besoins de ce ventre sans fin.
Situation européenne différente ; les armes ne sont pas admises. En Europe, les armes n'étaient pas admises pour les couches populaires.
Raison pour laquelle, la bête du Gévaudan fit tant de ravages : "il n'y avait pas 50 mousquets en dehors des châteaux à la veille de la révolution, dans tous le pays -le Gévaudan-." (J. Denis, dans "la bête du Gévaudan).
J. Denis, met très bien en relief, la PANIQUE TOTALE des "autorités" de 1764 à 1767, à cette seule idée là, la panique totale aussi, que la province soit entièrement armée (de baïonnettes emmanchées à des bâtons), la panique totale devant les premiers "meetings insurrectionnels", leur absence d'ailleurs totale de réaction.
D'ailleurs, il faut aussi le rappeler, un instrument agricole était quasi-banni en France : c'était la faux.
Elle ne connaitra son essor qu'à la révolution, parallélement avec l'armement de la population, car c'est aussi, une arme diablement efficace, si on met le fer à l'horizontal.
Constance de la réaction des autorités : en 1560, le gouvernement de Catherine de Médicis tentera aussi le désarmement.
Dans les deux cas, choux blanc.
On peut imaginer aussi, l'abandon de zones périphériques par les pouvoirs centraux. Les USA sont grands, et dans les faits, certaines zones sont déjà plus ou moins tenues.
En Russie, on parle de laisser la Tchétchénie à son sort.
Les armes atomiques, quand à elles, vieillissent vite.
Pour brosser un tableau général, on peut dire que le sort de l'humanité va sans doute grandement DIVERGER
On peut tout à fait imaginer des zones s'enfonçant, non pas dans la guerre étrangère, comme le voyait du 16° au 20° siécle, mais dans le désordre.
On peut tout à fait imaginer des zones réagissant différemment : des réactions de reconstitutions et résurgence des états nations.
On peut imaginer aussi, des états fortement touchés par "l'onde d'effondrement" du centre.
Dans ce cas de figure, on ne voit trop que la Chine.

Dans tous les cas, c'est seulement la force de réaction interne qui sauvera états et civilisations.
Bien sûr, certains diront que c'est apocalyptique. Pourtant, le Zimbabwé, c'était un quasi modèle.
Tout dépend, de la taille du pays qui s'effondre, de sa situation.
Les USA ne voient pas sans inquiétude l'évolution de la situation mexicaine, dont ils sont responsables, pourtant, à quasi 100 %. Le Mexique, c'est un gros morceau.
Ils ont détruit son agriculture, poussé à surpompé Cantarell, le grand gisement pétrolier, désormais en décadence ultra-rapide et phénoménale, détruit les possibilités d'y pomper un gaz utile, par l'injection trop importante d'azote, détruit la société mexicaine en faisant concentrer, par voie terrestre, le trafic de drogue, pousser le "modèle" libéral, au delà de toute espérance.
Bien sûr, on ne parle même pas du Pakistan.
D'ailleurs, dans l'effondrement général, on peut parler aussi, et tout simplement du vieillissement des infrastructures peu entretenues.  Que ce soit dans le tiers monde ou dans les pays développés, le constat est le même : la vétusté. 
Evidemment, dans le cas des USA, un effondrement économique entrainerait aussi l'effondrement de la production agricole.
On imagine aussi l'onde de choc sur la sécurité alimentaire de la planète, avec la fin des excédents de ce pays, grenier du monde.
Pour obtenir un effondrement, pas besoin de grands drames et noirs desseins : un défaut d'investissement et le culte du bling-bling suffit, or, depuis la fin des années 1950, le gros de l'investissement est passé. 
Déjà, sur certaines conduites d'eau de New York, seule la pression interne leur permet de ne pas tomber en morceau.
Ils voulaient le libéralisme ? Ils l'ont. Ils devraient être content. Tout, absolument tout sera privatisé. On appelait cela, l'an mil et le moyen-âge.
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 13:32
Puisqu'on vous dit que tout baigne. D'accord, pour présenter des bénéfices convenables, GS a du changer sa période d'exercice et perdre un mois en route (décembre, vous savez, le mois pourri des provisions pour pertes...).
Ensuite, c'est le General, comme on dit là-bas (General Growth), le second propriétaire de centres commerciaux, qui vient de se mettre sous chapitre 11, il ne parvenait plus à refinancer sa dette, bien que, d'après lui, pétant tellement la santé que c'en était une provoc...
"
GGP est l'une des plus grandes compagnies non-financières à se placer en faillite depuis le début de la crise financière américaine"
Aucune inquiétude là dessus aussi, les entreprises sous la protection du chapitre 11 risquent de former bientôt le club le plus "select" et "fun" des USA, bientôt.
On peut citer facile, quelques membres : GM, Chrysler, Ford, Les aciéristes, les... Bon, pour faire simple, vous prenez le dow jones, et dans quelques années, vous prenez les mêmes.
Vous pourrez y rajouter, le caïd, l'état fédéral et les particuliers.
Le plus simple, là aussi, ce sera de trouver ceux qui n'ont pas été mis en faillite. Là aussi, aucune inquiétude, la liste ne sera pas longue.
GEAB 2020, prédit l'effondrement, William lindt aussi : "
Après d'autres, le prophète de la G4G,nous dit son absence complète d'espoir dans une réforme du système. "
La preuve que la situation est grave est que, même "Le Monde" ne croit pas à la fable de l'amélioration.
D'ailleurs, un homme politique français, E. B. plus connu sous le sobriquet télévisuel et viril de CM, sent aussi la crise sévère. Il propose même des hausses d'impôts sur les fortunés, c'est dire.  /
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