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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 14:23
Il y a ceux qui condamnent sans appel le protectionnisme, disant que le libre échange est la solution, que s'il y a problème, c'est qu'il n'y en a pas assez.
Les dirigeants communistes des années 1980 avaient le même tic. Si les choses ne fonctionnaient pas, c'est qu'il n'y avait pas assez de communisme.
Le commerce extérieur chinois a pris ses vapeurs.
Son volume globale se rétracte de 25.7 % et l'excédent lui, se contracte de près de 90 % à 4.84 milliards de $.
Ce problème n'est pas QUE chinois.
Tous les pays disposant d'excédents extérieurs monstrueux, voient ceux-ci s'écrouler : Allemagne, Japon, dans des proportions incroyables.
La balance commerciale chinoise a d'ailleurs été sauvée par la baisse conéquente (- 43 %) du prix des matières premières et de l'énergie.
Pourquoi ? Parce que, à l'instar de ce que disait Paul Bairoch, le commerce international PROGRESSE en période protectionniste et REGRESSE ou PIETINE en période libérale.
En effet, à force de délocaliser, de brider les salaires, on est arrivé au stade ultime ; la demande s'effondre.
Bien sûr, elle avait été longtemps boosté par l'endettement, et la bulle immobilière qui vient d'éclater est l'aboutissement ultime : rien n'endette plus le particulier que l'immobilier.

Aujourd'hui, retour à la case départ. Les citoyens des pays "riches" n'ont plus que leurs salaires, c'est à dire pas grand chose, devant la peur du chômage ils restreignent dépenses et endettement, la valeur de leur patrimoine (de l'immobilier pour 90 % qui en ont un), baisse sans cesse, et la remontée de l'épargne monétaire ne peut cacher cet appauvrissement.
Les anglo-saxons, eux, se désendettent en faisant banqueroute.
Les pays "vainqueurs" de la mondialisation (globalisation en anglais), de par des balances commerciales surexcédentaires s'effondrent encore plus vite que les autres : ils correspondent aux pas ayant le plus comprimés leurs dépenses internes.
La Chine, elle même, est une caricature : 40 % de son PIB est généré par des exportations. Si on calcule une baisse d'un quart, c'est au minimum une dépression de 10 % qu'elle subie.
Bien sûr, il est vraisemblable que la demande interne se contractant elle aussi, très vite, on peut sans doute doubler ce chiffre.
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 12:50
qu'ils disent.
Sans pouvoir pour limiter les rémunérations patronales, avec un pathétique : "Le Medef n'a pas le pouvoir d'imposer quoi que ce soit. Mais nous sommes conscients de notre autorité morale. C'est pourquoi nous allons répondre dans la semaine. "
Guérir la folie des grandeurs de certains, cela porte un nom. Cela s'appelle l'IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques).
Bien entendu, le bouclier fiscal visait à créer des riches, de plus en plus riches, ainsi que l'amoindrissement des droits de successions.
Ces deux impôts décident, en dernier lieu, du régime politique dans lequel nous vivons.
Quand les riches sont peu taxés, c'est une ploutocratie (gouvernement des plus riches, rollex obligatoire), quand ils le sont beaucoup, une démocratie, la république.
Bien entendu, on voit aussi que le MEDEF ne VEUT PAS réagir. La situation lui convient parfaitement.
De même, à l'heure actuelle, difficile de justifier la rémunération par la compétence et les résultats.
Tous les dirigeants du CAC 40 tendent la sébille en direction de l'état, ce qui ne nécessite pas un gros QI.

Finalement, on peut regarder l'histoire et la remarque d'un personnage, devenu historique. Dans les années 1970, Georges Marchais, secrétaire général du PCF disait qu'en dessus de 50 000 francs, il prenait tout.
Y a t'il une réelle différence désormais, entre lui, BH Obama, qui veut plafonner les rémunérations, et les dirigeants européens qui veulent en faire autant ?
Lui avait le mérite de la cohérence. On ne parlait pas de bouclier fiscal, à l'époque.
Désormais, il faut choisir. Il n'y a qu'une seule manière de plafonner les revenus, c'est l'impôt et c'est incontournable.
L'abaissement de l'impôt direct a crée des bulles, financières, immobilières, de tous ordres.
Franklin Roosvelt augmenta massivement l'imposition directe, dans les années 1930. En 1941, il porta le taux maximal à 91 %.
Il avait un but, c'était de sauver le système de ses incohérences et de la fureur de ses masses.
Cela n'empécha pas, d'ailleurs, de belles fortunes de s'édifier, on peut citer notamment celle d'un Georges H Bush.
Seulement ce système n'empêche pas la richesse de se constituer, il empêche simplement que des héritiers sans talents soient, par la grâce du système, plus riches encore que leurs parents, qui étaient, eux, de vrais créateurs.
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 09:59
On nous a cassé les pieds pendant 30 ans, avec la "nécessité" de l'équilibre budgétaire (jamais atteint d'ailleurs, et de moins en moins), oubliant que les dettes accumulées, entrainaient des intérêts accumulés.
La dette française d'ailleurs, pour 1200 milliards d'euros, a été causée par les 1500 milliards d'intérêts versés et non par le gaspillage ou les dépenses inconsidérés.
L'escroquerie monétaire consistait à prendre un droit régalien, le droit de frapper monnaie, le confier au privé, et lui payer un intérêt, pour faire la même chose.
Les avances automatiques de la banque centrale au trésor réglaient, jusqu'en 1973, les problèmes de déficits.
De toute façon, il faut bien, un jour ou l'autre créer la monnaie pour qu'elle existe.
Pour résumer, on est passé de l'étalon or en 1971, à la monnaie fiduciaire (reposant sur la foi) de 1971 à 1973, à la monnaie reposant sur la dette depuis 1973.
Aujourd'hui, la boucle est bouclé, devant l'aggravation des conditions économiques, les banques centrales rachétent les dettes de leurs états, ont procédé ainsi la Banque centrale d'Angleterre, celle du Japon, enfin, la reserve federale US.
Pour la BCE, c'est dans quelques temps, cela ne saurait tarder.
Bien entendu, on évoque, la fin de l'indépendance des banques centrales vis-à-vis des états.
Mais, cela est faux.
Les banques centrales ont toujours été cul et chemise avec les états, c'est la politique appuyée qui change. d'une politique destinée aux plus riches, on passe à une politique généralisée de soutien, couplée à une réaugmentation de l'imposition des plus aisés.

Le socle, libéral, est en train de disparaitre. En fait, il ne s'agissait pas d'un laisser-faire, mais d'un hyper-étatisme à destination des plus riches.
Les plus riches voient leur fortune diminuer pour cause de crise, et vont la voir diminuer pour cause d'inflation, encore plus vite.
Le "quantitative easing" ou création débridée, vise finalement à annuler les cadeaux fiscaux fait aux plus riches depuis 30 ans.
Cette baisse d'imposition des 1 % les plus aisés avait crée la dette. On est en train de l'annuler, comme on annule leur fortune.
Reste que la situation, devient à des égards "révolutionnaire". En effet, ce qui caractérise les périodes de troubles, c'est l'effondrement des recettes publiques. Pour les USA, c'est éclatant : 1845 milliards sur un budget de 4004, avec des recettes en chute à 2159.
On est proprement dans la situation 1789 et 1917. Les recettes s'effondrent, les dépenses augmentent, et la monnaie, dans tout ça ? Une simple variable d'ajustement, des bouts de papier colorés.
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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