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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 11:52
Le groupe des BRIC (non, pas des maçons, mais le Brésil, la Russie, L'inde et la Chine), se pose la désormais la grande question que posa Francis Blanche - Boris Vasilieff dans "les Barbouzes" :  "On le tue tout de suite, ou on boit café d'abord ?"
Là, ils parlent du dollar.
Pour la livre sterling, c'est déjà emballé. Pour la première fois depuis 1694, les bons du trésor de la BOE n'ont pas trouvé preneurs.
Il ne restera plus qu'à la dite BOE, d'acheter, tant qu'il en est encore temps, du papier, de l'encre, et d'engager un pro, genre Gabin, dans "le cave se rebiffe".
Pour ce qui est des plus gros pays émergents, ils proposent ... l'émergence d'une nouvelle monnaie internationale, comme le DTS (droit de tirage spéciaux), crée en 1969 et fort peu utilisé.
Néanmoins, si on reparle des DTS, ceux-ci sont l'image d'une époque, c'est à dire de 1969.
En créer d'autres, reviendrait aussi à détruire le dollar.
Le problème pour le BRIC et notamment la Chine, c'est de savoir comment faire pour sauvegarder ses réserves tout en sachant que le dollar n'est pas sauvable.
On arrive ici, au bout d'une évolution.
Le premier ministre Tchéque, Topolanek, accuse la politique actuelle des USA de détruire l'économie : " le plan de relance de l'économie américaine, c'est le chemin qui mène à l'enfer."

Non coupable.
Le chemin qui mène à l'enfer a eu le nom de désindustrialisation, de déficit de la balance commerciale, puis des paiements, jusqu'à ce qu'elles prennent un caractère "Fun" et "unusual", le chemin qui mène à l'enfer, s'appelle libre échange.
Il aura fallu près de trois générations pour user la puissance de 1945.
Aujourd'hui, c'est fait. Mais s'il y a une personne qu'on ne peut accuser, c'est le président Obama.

Les coupables ? Ce sont tous ceux qui léchaient les USA, il y a peu : les bourgeoisies, le Japon et la Chine, qui peuvent alimenter leurs WC en dollars, leurs Kollabo européens, arabes, en bref, tout ceux qui ont aidés à maintenir le système contre l'intérêt profond de leurs peuples.

Tout ceux qui voulaient, malgré les 800 milliards de déficits extérieurs, accorder une autre valeur au dollar que le poids du papier.
Un élément cependant est positif : le renversement du gouvernement tchéque, après les déboires islandais et lettons, indiquent un retour de la démocratie, du dissensus et la fin du "consensus mou", mais néanmoins impératif qui existait.
On assiste donc au déroulement, pour les USA, du phénomène classique : léché, laché, lynché. Les européens de l'est, naguère si bon courtisans "la nouvelle europe", après avoir été si bon courtisans à Moscou, sont les plus hargneux dans cette voie là.
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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 16:11
"L’importance des manifs, ce n’est rien à côté de ce qui arrive. La vraie merde, c’est le chômage qui flambe. Personne ne sait exactement ce qui va se passer, mais je suis sûr d’une chose : on va entrer dans le dur de la crise à partir du mois de mai, et l’automne va être terrible pour les 250.000 jeunes qui arriveront sur le marché sans trouver de débouchés . "
Bon, sans faire la mauvaise langue, si on a trouvé quelques milliards pour les banquiers, on peut tout à fait en trouver pour les chômeurs, et dans les deux cas, les fabriquer.
Le million de chômeurs sera atteint sans peine, et les 300 000 supputés à l'année font bien rire.
Plusieurs questions se posent à l'heure actuelle, et explosent toutes en même temps.
La question monétaire est posée brutalement par la Russie. Il est nécessaire de disposer d'une "autre unité de compte".
Dans les faits, Exit le dollar, et dans les faits, Exit toutes les autres monnaies.
Les déséquilibres en terme d'endettement, de balances commerciales, d'excédents sont tels qu'une purge est non seulement indispensable, mais incontournable et obligatoire.
Penser qu'on peut rembourser, même à très longue échéance des milliers de milliards, est une maladie mentale.
Oui, certainement, on en remboursera une partie : 10 % dans le meilleur des cas, 1 % dans le pire.
Pour ce qui est de la situation interne, finalement, c'est la solution "Georges Marchais" qui s'impose, avec un jésuitisme mal caché : on plafonne les salaires patronaux, d'abord en supprimant bonus et stocks-options, d'abord dans les entreprises aidées, ensuite chez les autres.
Enfin, ce sont les rémunérations directes qui sont dans le collimateurs, les salaires.
Aux USA, notamment, les salaires des dirigeants vont bien au dela des maximum dont on parle.
Là aussi, un aggiornamento va voir le jour. La seule manière de plafonner réellement les rémunérations, c'est l'impôt.

Bien entendu, tous nos hommes politiques sont en porte à faux sur cette question, notamment Nicolas Sarkozy. Mais, là aussi, avec 200 000 ou 300 000 demandeurs d'emplois supplémentaires, on verra combien de temps tient le bouclier fiscal.
Ils sont en effet, directement responsable de la "baisse des impôts", ce qu'il faut lire, en réalité comme "la baisse de l'impôt sur le revenu concernant les plus riches, et la baisse de l'impôt sur les sociétés".
Bien entendu, on peut noter que les entreprises avaient finalement des résultats fictifs, uniquement crées par une pression politique, et non par une quelconque compétence.
Pour résumer, les dirigeants actuels sont uniquements, des courtisans.
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 17:11
L'OMC reconnait que le commerce mondial est en chute libre, avec un très honorable - 9 %, et que "et sa croissance a souvent été plus forte que les gains de productivité ".
On a atteint des aberrations, avec des secteurs exportateurs hypertrophiés, pesant plus de 40 % du PIB.
Si cela n'est guère choquant pour des états microscopiques et commerçants, qui ne sont guère que des entrepôts, les cas chinois et allemands sont plus alarmants, d'abord par la taille du pays, et ensuite par les politiques de compression salariale que cela signifie.
Si certains ont été trop loin dans la destruction de leur secteur productif, certains vont trop loin dans leur dépendance à l'exportation. La France, elle, est dans une situation intermédiaire, elle ne dépend des échanges internationaux qu'à hauteur de 25 % (75 % du PIB est donc assuré à l'intérieur du pays).
Pour  Jean-Claude Werrebrouck, le processus chinois d'extraversion, allié à une sous-productivité chronique est allé trop loin  : "A la veille de la crise c’est plus de 50% du PIB qui était exporté, soit un record mondial pour une économie continent."
La crise, est avant tout une crise de désolvabilisation des acquéreurs aux déficits géants (USA, Grande Bretagne, Espagne), qui, par contrecoup, nuit aux pays producteurs.
Comme ceux-ci avaient quasiment éteint leur demande interne, le coup est donc rude et le sera de plus en plus.

La contraction du déficit US, pour cause de crise économique (c'etait le plus important, il avait atteint les 800 milliards de $), une baisse quasi-programmée de leur monnaie, fait disparaitre l'avantage compétitif chinois au niveau main d'oeuvre, quand à la consommation énergétique chinoise, elle est plus que défavorable au niveau des coûts de production.
Il est bon de rappeler que la croissance chinoise ne peut tirer le monde.
40 à 50 % de son PIB était lié aux exportations, leur baisse de 25 %, entraine, mécaniquement, le désastre.
Comme le responsable de leur croissance à 10 %, c'était les exportations, on peut deviner, non pas une croissance zéro, mais un effondrement économique global.
D'ailleurs, même le pourcentage d'ouverture sur l'extérieur de l'économie française (25 %), est lui même trop important.
C'est sans doute un maximum atteint dans l'histoire de notre pays. Lui même est sans doute appelé à dimi
nuer.

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 14:23
Il y a ceux qui condamnent sans appel le protectionnisme, disant que le libre échange est la solution, que s'il y a problème, c'est qu'il n'y en a pas assez.
Les dirigeants communistes des années 1980 avaient le même tic. Si les choses ne fonctionnaient pas, c'est qu'il n'y avait pas assez de communisme.
Le commerce extérieur chinois a pris ses vapeurs.
Son volume globale se rétracte de 25.7 % et l'excédent lui, se contracte de près de 90 % à 4.84 milliards de $.
Ce problème n'est pas QUE chinois.
Tous les pays disposant d'excédents extérieurs monstrueux, voient ceux-ci s'écrouler : Allemagne, Japon, dans des proportions incroyables.
La balance commerciale chinoise a d'ailleurs été sauvée par la baisse conéquente (- 43 %) du prix des matières premières et de l'énergie.
Pourquoi ? Parce que, à l'instar de ce que disait Paul Bairoch, le commerce international PROGRESSE en période protectionniste et REGRESSE ou PIETINE en période libérale.
En effet, à force de délocaliser, de brider les salaires, on est arrivé au stade ultime ; la demande s'effondre.
Bien sûr, elle avait été longtemps boosté par l'endettement, et la bulle immobilière qui vient d'éclater est l'aboutissement ultime : rien n'endette plus le particulier que l'immobilier.

Aujourd'hui, retour à la case départ. Les citoyens des pays "riches" n'ont plus que leurs salaires, c'est à dire pas grand chose, devant la peur du chômage ils restreignent dépenses et endettement, la valeur de leur patrimoine (de l'immobilier pour 90 % qui en ont un), baisse sans cesse, et la remontée de l'épargne monétaire ne peut cacher cet appauvrissement.
Les anglo-saxons, eux, se désendettent en faisant banqueroute.
Les pays "vainqueurs" de la mondialisation (globalisation en anglais), de par des balances commerciales surexcédentaires s'effondrent encore plus vite que les autres : ils correspondent aux pas ayant le plus comprimés leurs dépenses internes.
La Chine, elle même, est une caricature : 40 % de son PIB est généré par des exportations. Si on calcule une baisse d'un quart, c'est au minimum une dépression de 10 % qu'elle subie.
Bien sûr, il est vraisemblable que la demande interne se contractant elle aussi, très vite, on peut sans doute doubler ce chiffre.
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 12:50
qu'ils disent.
Sans pouvoir pour limiter les rémunérations patronales, avec un pathétique : "Le Medef n'a pas le pouvoir d'imposer quoi que ce soit. Mais nous sommes conscients de notre autorité morale. C'est pourquoi nous allons répondre dans la semaine. "
Guérir la folie des grandeurs de certains, cela porte un nom. Cela s'appelle l'IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques).
Bien entendu, le bouclier fiscal visait à créer des riches, de plus en plus riches, ainsi que l'amoindrissement des droits de successions.
Ces deux impôts décident, en dernier lieu, du régime politique dans lequel nous vivons.
Quand les riches sont peu taxés, c'est une ploutocratie (gouvernement des plus riches, rollex obligatoire), quand ils le sont beaucoup, une démocratie, la république.
Bien entendu, on voit aussi que le MEDEF ne VEUT PAS réagir. La situation lui convient parfaitement.
De même, à l'heure actuelle, difficile de justifier la rémunération par la compétence et les résultats.
Tous les dirigeants du CAC 40 tendent la sébille en direction de l'état, ce qui ne nécessite pas un gros QI.

Finalement, on peut regarder l'histoire et la remarque d'un personnage, devenu historique. Dans les années 1970, Georges Marchais, secrétaire général du PCF disait qu'en dessus de 50 000 francs, il prenait tout.
Y a t'il une réelle différence désormais, entre lui, BH Obama, qui veut plafonner les rémunérations, et les dirigeants européens qui veulent en faire autant ?
Lui avait le mérite de la cohérence. On ne parlait pas de bouclier fiscal, à l'époque.
Désormais, il faut choisir. Il n'y a qu'une seule manière de plafonner les revenus, c'est l'impôt et c'est incontournable.
L'abaissement de l'impôt direct a crée des bulles, financières, immobilières, de tous ordres.
Franklin Roosvelt augmenta massivement l'imposition directe, dans les années 1930. En 1941, il porta le taux maximal à 91 %.
Il avait un but, c'était de sauver le système de ses incohérences et de la fureur de ses masses.
Cela n'empécha pas, d'ailleurs, de belles fortunes de s'édifier, on peut citer notamment celle d'un Georges H Bush.
Seulement ce système n'empêche pas la richesse de se constituer, il empêche simplement que des héritiers sans talents soient, par la grâce du système, plus riches encore que leurs parents, qui étaient, eux, de vrais créateurs.
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 09:59
On nous a cassé les pieds pendant 30 ans, avec la "nécessité" de l'équilibre budgétaire (jamais atteint d'ailleurs, et de moins en moins), oubliant que les dettes accumulées, entrainaient des intérêts accumulés.
La dette française d'ailleurs, pour 1200 milliards d'euros, a été causée par les 1500 milliards d'intérêts versés et non par le gaspillage ou les dépenses inconsidérés.
L'escroquerie monétaire consistait à prendre un droit régalien, le droit de frapper monnaie, le confier au privé, et lui payer un intérêt, pour faire la même chose.
Les avances automatiques de la banque centrale au trésor réglaient, jusqu'en 1973, les problèmes de déficits.
De toute façon, il faut bien, un jour ou l'autre créer la monnaie pour qu'elle existe.
Pour résumer, on est passé de l'étalon or en 1971, à la monnaie fiduciaire (reposant sur la foi) de 1971 à 1973, à la monnaie reposant sur la dette depuis 1973.
Aujourd'hui, la boucle est bouclé, devant l'aggravation des conditions économiques, les banques centrales rachétent les dettes de leurs états, ont procédé ainsi la Banque centrale d'Angleterre, celle du Japon, enfin, la reserve federale US.
Pour la BCE, c'est dans quelques temps, cela ne saurait tarder.
Bien entendu, on évoque, la fin de l'indépendance des banques centrales vis-à-vis des états.
Mais, cela est faux.
Les banques centrales ont toujours été cul et chemise avec les états, c'est la politique appuyée qui change. d'une politique destinée aux plus riches, on passe à une politique généralisée de soutien, couplée à une réaugmentation de l'imposition des plus aisés.

Le socle, libéral, est en train de disparaitre. En fait, il ne s'agissait pas d'un laisser-faire, mais d'un hyper-étatisme à destination des plus riches.
Les plus riches voient leur fortune diminuer pour cause de crise, et vont la voir diminuer pour cause d'inflation, encore plus vite.
Le "quantitative easing" ou création débridée, vise finalement à annuler les cadeaux fiscaux fait aux plus riches depuis 30 ans.
Cette baisse d'imposition des 1 % les plus aisés avait crée la dette. On est en train de l'annuler, comme on annule leur fortune.
Reste que la situation, devient à des égards "révolutionnaire". En effet, ce qui caractérise les périodes de troubles, c'est l'effondrement des recettes publiques. Pour les USA, c'est éclatant : 1845 milliards sur un budget de 4004, avec des recettes en chute à 2159.
On est proprement dans la situation 1789 et 1917. Les recettes s'effondrent, les dépenses augmentent, et la monnaie, dans tout ça ? Une simple variable d'ajustement, des bouts de papier colorés.
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