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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 15:42

La transition énergétique d'après certains, nous ferait gagner 3 à 4 % de pib en 2050.
En réalité, il y a deux choses de sûres, la transition énergétique se fera, parce que le reste est en train de s'effondrer.

Volontaire ou involontaire. Voulue ou subie.

Deuxièmement, la transition énergétique, ça ne sera que du moins en termes de pib. Le pib est l'agrégation des dépenses.
La transition énergétique, c'est une grosse dépense au départ, et puis rien du tout après. Ou beaucoup moins.

Donc, Pib en hausse pour la phase d'investissement, puis rien après. Les phases d'équipements sont toujours transitoires, et expliquent une phase économique, si longue soit elle.

En réalité l'expansion du renouvelable, solaire et éolien sera très bref. La partie la plus longue, eût égard à sa complexité, sera le bâtiment, et les travaux d'économies d'énergies.

Là aussi, après, on ne comptabilisera pas l'énergie non consommée. Et si nominalement, la flambée des prix -incertaine- des productions anciennes peut permettre le maintien de ce pib, rien n'est moins sûr, car c'est un mouvement de yoyos qui risque de se reproduire pour les énergies carbonées, dépendant du marché et ajustant par les prix.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 10:48

... Pour Mediapart, une partie de l'article est juste, il y a bien pic pétrolier global, mais une est totalement fausse : les USA ne sont pas des exportateurs de pétrole, mais des exportateurs de produits raffinés, ce qui est totalement différent.

En effet, un pays pourrait avoir une production égale à zéro, disposer d'une raffinerie, et exporter massivement du raffiné, cela ne changerait rien au fait qu'il ne produit rien et est totalement dépendant de l'extérieur.
Les USA produisent du brut.

En Mars 2016, les USA produisaient 9.127 millions de barils, en importaient, (avril) 9.858, et en exportaient, (avril), près de 4 millions, dont 400 de brut, le reste de produits raffinés.

Au total, les importations nettes atteignaient (avril), 5.860 millions de barils. En aucun cas, les USA n'étaient redevenus les "premiers exportateurs de pétrole" brut, ils sont des exportateurs de produits raffinés, ce qui indique une économie cassée depuis 2008. Là, les exportations de produits raffinés n'atteignaient pas le million de barils, ils étaient, à la fois, importateurs nets de pétrole brut, et importateurs nets de produits raffinés.

Le record a été atteint en juillet 2007, avec 13, 298 millions de barils importés... (brut et raffiné).

L'amplitude entre le record des importations nettes de produits raffinés, et les exportations nettes de produits raffinés, atteint 5 millions de barils.

Il faut donc en tirer la conclusion logique ; la machinerie économique US a la colonne vertébrale cassée.

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 13:45

Ce qui se passe en chine sur l'éolien est éloquent. Le pouvoir central mise sur le renouvelable, les autorités locales font leur politique qui est de favoriser le charbon.
Et pour cause, ils sont étroitement liés aux charbonniers, et déprimer encore plus la demande en charbon est explosif. Socialement parlant.

Donc, pour qu'un secteur émerge, il faut aussi qu'un secteur s'éteigne. D'autant plus quand c'est l'électricité... (Là, je suis fier de moi).

Le problème, donc, comme vu en France, en Allemagne, est politique. Qui cède la place ?

En France, on a fini de tordre le cou à l'électricité thermique. il reste si peu qu'il faudra bien s'attaquer aux centrales nucléaires, au moins à cause de la baisse de la demande.

En Allemagne, on a choisi de fermer rapidement le nucléaire, et de laisser mourir insensiblement le reste. Les centrales à charbon, à lignite et à gaz qui ferment se ramassent à la pelle...

Friand de flexibilité pour les salariés, les chefs d'entreprise aiment bien pour eux mêmes, la stabilité, ou mieux, l'augmentation de leurs volumes, marges, prix, bonus, dividendes, et leurs propres salaires...

De plus, l'arrêt, sur ordre, de la production d'électricité éolienne démontre une surcapacité de production, alors que les constructions de centrales, de tous ordres, vont encore bon train.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 06:49

L'effet vortex, a été, en effet totalement absent lors du crash sur le Pentagone. On peut s'en étonner, car un avion de X tonnes qui passe serait quand même susceptible de faire beaucoup de casse, ne serait ce que par son passage.

J'ai vu, il y a 30 ans, une zone de crash. C'était des mirages (3) qui avaient percutés une montagne.

Ces avions sont relativement petits, et même s'ils étaient plusieurs, n'arrivaient pas au poids d'un avion de ligne.

Ecologiquement pas correct, ils avaient quand même ravagé la forêt, bien avant la zone d'impact. Les arbres cassés ne manquaient pas, sur une zone large. Bien au delà de leur empennage.

Comme on l'a dit, un avion de combat s'y prend souvent à plusieurs fois pour apponter, donc viser une zone précise, et il est fait pour cela. Et il est assisté pour cela. de plus, le bombardement en piqué n'est pas une manoeuvre simple. Sauf si on veut rater complétement la cible.

Le vortex crée par le passage d'un avion a donc ici aussi complétement défié les lois de la physique, en ne faisant strictement aucun dégât, ni éclairage urbain tordu, ou endommagé, alors qu'ils sont finalement assez fragile.
Pour les tours, celles-ci sont taillées pour encaisser le choc d'avion. L'empire state building a encaissé une superfortress volante, dans les années 1940, pourtant il est toujours là.
Les tours du 11 septembre, aux structures métalliques entièrement floquées à l'amiante étaient de taille à résister à un incendie de 400°. Les structures n'auraient même pas été atteintes, et l'effet d'un incendie sur une structure métallique, c'est que celle-ci se tord, et se déforme, et que l'effondrement est latéral. Une fois qu'on a vu une structure Pailleron, après incendie, on ne l'oublie pas. L'acier ne s'effondre pas sur lui même, il se tord.

Là non plus, les lois de la physique n'ont pas été respectées.

Une autre loi, pas de la physique, mais de l'économie, est en coquetterie.

"Avoir des champs de pétrole ou des veines de charbon ne suffit pas à produire de l'énergie. Il faut aussi que les facteurs de productions (capitale, travail, énergie, matières premières...) soient disponibles et que les conditions (économiques, politiques, sécuritaires...) soient favorables. Or ces pré-requis dépendent aussi plus ou moins directement de la disponibilité de l'énergie.
Cette mécanique complexe peut être déréglée par une mauvaise gestion ou un événement extérieur. "

La production d'énergie s'est développé dans des états nations aux frontières sûres et reconnues.

L'essor de la production anglaise de charbon de 1790 à 1815 a été protégé par une armée et une flotte de 750 000 hommes, un effort de guerre bien supérieur à celui de la France Napoléonienne, qui se contentait de 300 000 hommes sous les drapeaux, (et de nombreux alliés). la grande armée n'a jamais atteint que 850 000 hommes.

La dette britannique en 1815 atteignait 15 milliards de livres sterling.

Ensuite, la prépondérance britannique a duré un siècle.

Alors, oui, le désordre impérial crée par les USA n'est pas propice à la production d'énergie.
Et là aussi, il crée un effet vortex qui déstabilise la production d'énergie, chose dont Th. Meyssan ne tient pas compte.

Comme le disait un de mes lecteurs, passer au renouvelable nécessiterait 2 plans quinquennaux, et la poigne de Staline.

E. Todd nous dit que le processus d'industrialisation a commencé 2 générations après la fin de l'alphabétisation. Sauf, comme on dit pour le copyright, pour l'URSS, où les deux phénomènes ont été concomitants. Pour deux raisons, d'abord parce que les occidentaux ont rendus un énorme service à Lénine, en refusant de lui accorder des prêts supplémentaires, et ensuite, justement, grâce à la poigne du régime.

En négatif, le comportement du gouvernement Ukrainien. Lors de la grande famine de 2008, déclenchée par l'interdiction des exportations de grains par l'Ukraine, on y a parlé d'une "grande sécheresse", qui n'existait pas. Si le temps fut un peu plus sec, les réservoirs étaient pleins, mais le système d'irrigation crée sous Staline, entretenu par l'URSS n'existait plus.

Par idéologie, par "économie", le gouvernement ukrainien, n'y avait pas dépensé un kopeck.

C'est un cas typique où tout les ingrédients d'une bonne récolte existent, et où l'Ukraine aurait gagné une montagne d'argent, mais gâché par la gabegie d'une absence totale de ce qui est important et vital. Cela s'appelle les attributs de l'état.

Contrairement aux deux zozos de l'exécutif français, friands de répression, Staline avait aussi compris que la terreur finit par être contre-productive. Il a soigneusement évité d'être tenu pour responsable de toutes les phases de terreur, et a voulu apparaître comme le type sympa qui l'arrête, et dont on outrepasse les ordres.

Le vertige du succès, d'ailleurs, est visible dans la politique française actuelle, où la classe politique se comporte en petit valet zélé du parti, fut il néo-libéral.

Là aussi, la répression crée un effet vortex. Elle détruit toute notion de légitimité de l'état. Elle crée la haine. Et prépare les lendemains sanglants.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 18:54

Nous dit Thierry Meyssan ? Là, respectueusement, je crois qu'il se fourre le doigt dans l'oeil et profondément.

Bien sûr qu'il existe encore beaucoup de pétrole, et que le stock ne pose pas de problème.
le problème est celui d'une ressource ECONOMIQUEMENT exploitable.

Le passé, c'est celui d'une vaste réserve qu'on exploitait avec un petit robinet, relié par un petit tuyau, et qui débitait à plein.

Maintenant, on a encore des réserves vastes, qu'on ne sait pas ECONOMIQUEMENT exploiter. On ne sait ni mettre le tuyau adéquat, ni le robinet qu'il faut.

Ce brave T. Meyssan voit une notion lui échapper complétement. Celle du TRE français ou taux de retour énergétique, alias EROI godon.

Le prix est directement fonction de l'énergie dépensée pour extraire cette énergie. Pour exploiter un pétrole peu coûteux, où l'on dépense peu d'énergie pour l'extraire, on peut se contenter d'un prix bas. Pour exploiter un pétrole coûteux, il faut un prix haut.

La seule augmentation de production a été celle des pétroles chers. Le pétrole bon marché n'existe plus. Et à partir d'un certain seuil de prix, la justification économique d'extraire le pétrole, disparait.

T. Meyssan dit que seuls 250 000 emplois ont été perdus, dont la moitié aux USA. Déjà, rien qu'en Grande Bretagne, ce chiffre atteint 80 000, plus 40 000 en cours...

Sans compter que la production US sans subventions, n'existerait pratiquement plus. Je lui dirais de consulter la législation US sur les forages pétroliers. Les puits "marginaux", sont de solides sources de revenus, même s'ils produisent peu, parce qu'ils sont largement, très largement subventionnés dans un système très soviétoïde, très républicain, expliquant l'existence d'une industrie du forage puissante et forte.

Il reste qu'au moins 450 000 des 500 000 puits existants aux USA sont des puits marginaux, si ce chiffre n'atteint pas 480 000. 500 000, à une époque, c'était les 2/3 des puits mondiaux, comme en 1945. Seulement en 1945, c'était les 2/3 de la production mondiale, aujourd'hui, 5 %, sans compter le surplus, les puits de pétrole de schiste.

Bien entendu, je pense que T. Meyssan a quand même une notion du régime des faillites. Les puits, une fois creusés, font partie de la liquidation judiciaire, quand elle a lieu. Comme dans une liquidation, l'acheteur achéte pour rien du tout, le puits de pétrole de schiste devient, devant le ridicule de la somme investie, rentable.

Il n'y a donc aucune raison que les faillites fassent reculer la production. Ce qui fait reculer la production, avec 18 mois de retard, c'est l'épuisement. Il faut 50 ans pour épuiser un puits de pétrole classique aux USA, et 18 mois pour un puits de pétrole de schiste.
Donc, la réaction n'est pas immédiate.

Il est donc logique qu'en un an, de mars 2015 à mars 2016, la production US de brut soit passée de 9.648 millions de barils, à 9.127.

Sans compter qu'il ignore un FAIT, le pic charbonnier en cours, car la production mondiale de charbon décline, au niveau mondial, et fortement au niveau US, (de moitié par rapport à son maximum) expliquant une partie du succès de Trump. Là, c'est le signe de la récession mondiale. Parce que là, au niveau US, il n'y a clairement pas de problème de ressource.

De plus, dans l'industrie pétrolière, les capacités de stockage, devant une envolée -petite- de la production, et une consommation OCDE qui décline, sont très réduite. Et comme dans le cas des réservoirs d'eau de la région parisienne, la partie DISPONIBLE, de ces stockages, encore plus petite...

Là aussi, dans le secteur de l'énergie, comme dans celui de l'armement, on est clairement "dans le monde d'avant", où l'on veut des crédits coûteux d'équipement, alors qu'ils n'ont aucune utilité, sauf pour les fournisseurs. Avoir des gros crédits d'équipements, pour des nanards, ça n'a pas de sens, quand on n'a plus d'armée.

Les producteurs de pétrole, dont finalement T Meyssan s'est fait le porte parole, n'acceptent tout simplement pas de mourir.

Comme les compagnies aériennes, "activité caritative", selon le président de l'IATA, comme l'union européenne, dont finalement, les seuls défenseurs sont ceux qui en tirent de gras avantages, parce que simplement, ils ne veulent pas les voir disparaitre.

Quand une industrie n'est plus rentable, elle finit quand même par disparaitre, comme le charbon aux USA, et les capacités de production sont détruites. Elles repousseront pas. Le même phénomène est à l'oeuvre dans le pétrole, il existe simplement un décalé avec la production. La première chose qu'on sacrifie, c'est l'investissement, ensuite le salarié. Enfin, le reste.

La chute de l'investissement entraine, A TERME, la chute de la production. Pendant un certain temps, on est sur un petit nuage.

A plus de 70 $ le baril, l'économie crève, à moins, ce sont les compagnies pétrolières qui crèvent. Seule, des pays producteurs, la Russie peut en tirer avantage, simplement parce qu'elle a des alternatives. Ou qu'elle est capable de les créer.

Les autres ? L'Arabie n'a rien, et ce n'est pas un fond de placement à la con, qui va changer quoi que ce soit. Un placement, c'est tout à fait confiscable. (Cf : Kadhafi).

Les règles du monde actuel ne sont des contraintes que parce qu'on les respectent. On a oublié que les placements de l'étranger sont simplement un pari sur la stabilité politique de l'ensemble où l'on investi.

Et on peut faire tous les traités à la con, eux aussi, prévoyant des délais, des contraintes, des trucs et de machins, quand on a décidé de ne pas le respecter, on ne le respecte pas. C'est pour ça que les contraintes européennes sont des fanfaronnades de fanfarons, comme l'immunité des fonctionnaires européens.

Le jour où un gouvernement décidera de les livrer à la veuve, ce sera tout à fait possible.

Je finirais cet article par une citation du saker, qui n'a rien à voir avec l'énergie :

"Le ras-le-bol est désormais tel, que pour beaucoup de Français, l’opposition la plus radicale est devenue aujourd’hui une question de principe, une question de dignité, et finalement la seule posture moralement supportable. "

Désormais, j'en suis là aussi, et si j'abandonnais cette position, je me cracherais dessus. Nier le pic oil, c'est croire aussi, que le système est éternel. Il ne l'est pas, aucun système ne l'est.

Quand le saker (enfin, sa traduction), cite le "déploiement US sans équivalent", ça me fait rire. Moins de 150 F 15 opérationnels; contre 800 en 1975, + 4 F22 qui ne peut voler par temps de pluie, ce n'est pas un déploiement, c'est "Lee's miserables".

Reste à savoir combien de temps les russes vont tolérer la base américaine en Roumanie, les peuples européens, les crapules, les voyous et les crétins qui les gouvernent.

S'ils étaient simplement voleurs, il y aurait une limite comme l'a dit Napoléon, mais il n'y a pas de limites à la stupidité.

J'aimerais que TH. Meyssan lise cet article.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 07:07

Au Chili. A tel point que dans certains endroits, la distribution d'électricité a été gratuite pendant 113 jours...

On reste pantois. bien sûr, il existe des problèmes de connexion. Une fois résolus, la fête du slip et de l'électricité gratuite sera terminée, et le niveau national permettra de tout absorber.

Mais, c'est significatif. Désormais, il ne s'agit plus de quelques jours de production, de ci de là. Mais d'une tendance structurelle.

Et cela ne règle en rien le problème transport, surtout maritime, totalement dépendant du fossile. Mais le transport, sera aussi touché dans toutes ses composantes, ferroviaires, routières, etc.

Il faudrait faire de nets progrès en matière de batteries, pour remplacer le monde actuel, et surtout les structures.

Comme on l'a vu avec les inondations, tout a été modifié par le pétrole, le transport et l'énergie facile.

Le centre historique envahi parce qu'on a tellement modifié l'environnement qu'il se comporte différemment. D'abord le remembrement, ensuite la mécanisation et l'industrialisation de l'agriculture (permis par le remembrement), qui tue et compacte les sols. Enfin, le béton, le goudron partout. Et pour le bassin parisien, entre la construction a tous va, les cols compactés, les haies détruites, c'est le ponpon en France.

A tel point que les barrages réservoirs crées pour protéger Paris sont désormais un mythe. Une inondation en Juin ? C'était inattendu. Les réservoirs étaient pleins. Ou presque. 90 %.

Là, on arrive à l'heure du choix. Un barrage déversoir, ça doit être vide tout le temps pour absorber la crue. Il ne peut être question de tourisme ou de soutenir l'étiage. Mais le choix, par le politique, c'est compliqué. On a un président, lui, qui pratique la synthèse, preuve, qu'employé à une profession toute sa vie, il n'y entend rien.

On avait dit ça du maréchal de France qui conquit la Corse.

On le voit, le problème, partout, est celui d'une classe politique. Celle qui ici oublie qu'une rivière, ça monte, tôt ou tard, et ailleurs, que le jus, il faut le déplacer. Il est sûr qu'avec les régions les plus sèches au monde, les panneaux solaires chiliens ne doivent pas être souvent gênés par les nuages.

Là bas, aussi, on va au bout du bout. leurs gisements de cuivre n'auraient même pas existé au XIX° siècle. Trop peu de teneur. Ils en étaient arrivés à exploiter leurs anciens terrils.

Comme l'a dit un internaute, la Macif n'assure plus la zone inondable. Comme pour la délinquance, à un moment, cela devient inassurable. Dans les deux cas, il faut prendre des mesures drastiques. Détruire, éviter le bétonnage, pendre haut et court.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 00:21

Ils sont bêtes ces étrangers, ils ne savent pas qu'ils ont fait le mauvais choix. Celui du renouvelable.

Le renouvelable progresse notablement dans le monde. Malgré un prix du fossile tombé dans les chiottes, ou dans la fosse des Mariannes. C'est selon l'humeur.

En France, on trouve toujours les mêmes pom-pom girls servants du nucléaire pour critiquer le renouvelable. Faites le même calcul pour le nucléaire, vous serez effarés.

De toutes façons, le monde de l'énergie, fossile ou pas, vit sous perfusions de subventions. Celles dédiées au renouvelable, sont, à côté, ridicules, et ne le cachons pas -horreur- pas généralisées, dans le monde.
Surtout dans le tiers monde ou ces enfoirés ont simplement pris la moins cher. Une bande de vicieux, j'vous dis.

On trouve même des perles. Il paraît que le gouvernement ne provisionne pas les retraites des fonctionnaires. On pourrait pousser la question plus loin. Dès l'embauche, en plus des retraites, on peut provisionner la paie des fonctionnaires sur 42 ans.

Après tout, c'est la même chose.

Mais là ou je me suis vraiment méfié, c'est quand quelqu'un vous sors : "les radiations ? Même pas mal !".

Je vais faire attraper une crise d'apoplexie à l'auteur, s'il me lit. L'investissement dans le fossile devrait encore plus baisser en faveur du renouvelable. Ce sont des décisions prises il y a dix ans, qui sont en cours de réalisation. Damnation. Blood and guts.

Quand à l'Europe, si l'investissement du renouvelable a baissé, dans le fossile, c'est l'effondrement total, la création de ce que les comptables appellent des "structures de sabordages". On regroupent fossile et nucléaire et fossile dans une structure, le renouvelable dans l'autre. Comme ça, quand le fossile-nucléaire déposera le bilan, c'est le con-tribuable qui paiera.

Pour ce qui est des auteurs, ça me sidère qu'un pilote de chasse qui a été un coût toute sa vie, se mette à faire des calculs -erronés-. Visiblement d'être un trou budgétaire, ça ne le dérangeait pas beaucoup, hier.. A l'heure actuelle, d'ailleurs, on devrait reculer fortement l'âge de la retraite pour cette catégorie. Après tout, si ils ne sont pas aptes physiquement pendant 42 ans, on peut très bien leur dire de se reconvertir.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 20:25

En réalité, l'intitulé exacte c'est : des centrales électrique ont fermées, on devra en fermer encore plus !"

C'est le président d'ENEL qui nous le dit (l'EDF italien), et lui n'a pas les doigts merdeux de centrales nucléaires. Quand il n'aura plus besoin du jus d'EDF, il l'enverra se faire foutre.

Des 28.5 milliards investis par ENEL, 53 % iront vers le renouvelable, 40 % vers le réseau et 0 % pour le nucléaire. C'est clair ???

Toujours est il qu'on voit, là aussi, un investissement très important. C'est le capitalisme. Comme pour la bulle immobilière. Moi, ça me faisait marrer les types qui disaient, "je m'achète deux appartements, 15 ans plus tard c'est payé et c'est pour ma retraite". 15 ans plus tard, ce sont les réparations qui commencent. Enfin, qui commencent à devenir importante, parce que les réparations, il y en a eu depuis le premier jour...

Et c'est incontournable. Le Portugal a fonctionné 4 jours durant au renouvelable, l'Allemagne a vu 87 % de son électricité fournie par le renouvelable. Et ces taux et ces périodes seront de plus en plus étendus.

D'ailleurs, même not'bon président, guère étouffé par le courage politique, qui vient de dire qu'effectivement, des centrales nucléaires, aussi, allaient fermer. Il faut dire que là aussi, le jus, il lui faut un client.

Le problème général en Europe, selon Francesco Starace, c'est l'excès d'offre, qui décourage l'investissement, mais pas la stupidité chez les nucléocrates d'EDF.

L'argumentaire est d'ailleurs simple : ailleurs (le monde entier), c'est tous des cons, parce qu'ils ont tous choisi le renouvelable, comme un seul homme.

Et comme je l'ai vu il y a peu, EDF,c'est KODAK. Hier triomphant, ruiné par l'avènement du numérique.

C'est plus long pour EDF, mais le symptôme est le même.

Le marché de l'énergie est très sensible au paramètre prix. Le fait qu'il y ait eu baisse ou pause de la hausse, entraîne un regain, mais ce ne sera que provisoire. Les firmes n'ont pas d'autres choix, dans un contexte de chute des prix, que de couper dans les coûts, et donc, dans la production.

Contrairement à ce que j'ai pu lire en maints lieux, l'énergie renouvelable n'est pas devenue trop chère. Dans le marché européen, c'est l'électricité qui est devenue trop chère. Ou alors, il faut massivement déclasser les capacités anciennes de production.

Et pour remettre les choses en perspective, il faut rappeler que le nucléaire, en 2014, c'était 4.1 % de l'énergie consommée...

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 23:41

L'Allemagne a littéralement croulé sous le "poids", de l'énergie renouvelable. 87 % de l'électricité produite l'a été grâce au renouvelable, et son prix est tombé au dessous de zéro.

L'année dernière, l'énergie renouvelable a représenté 33 % du total.

Au Venezuela ce n'est pas le socialisme qui s'est effondré, c'est une "économie Kangaré" (et même pire, parce que l'économie kangaré disposait d'une agriculture) qu'elle soit socialiste ou capitaliste importe peu. Le pétrole a fait place nette et a détruit tout le reste.

C'est aussi une bonne indication de ce qui arrive dans l'écroulement d'une société, qui s'étendra sans doute, sur une bonne partie du monde.

30 millions d'habitants pour 916 000 Km2, le problème n'est pas un problème de ressources, mais d'une population largement urbanisée, incapable de produire sa propre subsistance.

"dans le secteur agricole, les terres sont exploitées seulement pour un peu plus de 40 % ce qui oblige le pays à importer environ 60 % de produits ".

La plupart des "actifs", donc, sont des branleurs inutiles. Ils travaillent dans les "services"...

On a reproché à Chavez, puis Maduro une "conduite caudilliste", chose qu'on ne reproche jamais aux amis de Washington, même s'ils sont pires...

Là aussi, tentative néo-libérale de déstabilisation, complétement idiote. A l'image de Roussef destituée au Brésil, c'est le suivant qui va se faire dézinguer. Avec leurs "potions amères", et "thérapies de choc", à la Juppé, ils vont, très vite, carboniser.

Les français de 1940 dépendaient encore largement, pour leur alimentation de leur lopin familial, pour 40 % d'entre eux, et 33 % étaient paysans.

Les restrictions ont surtout touché le reste, les "winners", économiques.
Comme la politique Juppé, toujours catastrophique dans ses effets, que ce soit comme premier ministre, comme ministre des affaires étrangères, en Syrie (ou plutôt étranger aux affaires), et bientôt, s'il est élu, comme président.

Sapir, lui, dit que s'il est élu, ce qui n'est pas évident, ce sera avec un écart de 53-47 avec MLP. Nul doute, que dans ce cas là, il carboniserait très vite avec ses "réformes".

Le Venezuela, à la différence du Kangaré est une économie beaucoup plus "avancée" : elle importe même sa nourriture.

La production industrielle d'électricité d'origine locale, donc, est nettement plus avantageuse qu'une économie centrée sur l'exportation.

Comme je l'ai souvent dit, les recettes d'exportations pétrolières, c'est la rapport du prix par la quantité, quand l'un ou l'autre faiblit, c'est la panade. Quand ce sont les deux, c'est la super panade.

Sur Zerohedge, on dit que le socialisme c'est la mort. Mais d'après tous leurs articles, le capitalisme américain, c'est la mort aussi. C'est la mort en cours des USA, dont l'effondrement l'affaissement est médiatiquement masqué.

Pour combien de temps, encore ??? Le temps de faire élire une Hillary ici, et un Juppé, là ???

Et après ???

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 21:10

Quand j'en lit certains, qu'est ce que je me sens intelligent. D'abord faire une prévision pour 2040, c'est à dire 24 ans, il faut déjà un culot monstre.
Et prévoir à cette date un prix du baril à 250 $, il faut en rajouter dans la bêtise, la suffisance, et l'outrecuidance.
personnellement, je voudrais aussi avoir l'adresse du fabricant de boules de cristal.

240 $ donc, en 2040, aucune chance. C'est comme la prévision de 22.5 $ le baril prévue pour 2020.

La seule chose qu'on puisse dire, en 2016, pour 2020, c'est qu'on en sait rien, et en plus, celui qui avait établie cette prédiction n'a certainement pas vu, qu'entre temps, c'était passé à 140 $.

Mais ce que j'admire le plus, c'est le 1/2 dollar.

A 250 $ le baril, une chose est claire. Plus personne n'en consomme. Faute de moyens. Ou le dollar a perdu 80 % de sa valeur.

Mais le plus stupide qu'on puisse imaginer, c'est comme l'EIA qui prévoit une augmentation de 48 %, d'ici 2040 de la consommation et production d'énergie (période 2012-2040)..

Le charbon progresserait peu : + 0.6 % l'an. Pour les USA, c'est raté, c'est - 40 %.

Comme ce sont les seuls qui en avaient pour deux siècles, ça risque de rendre la suite problématique. La Chine, avec ses 4 milliards de tonnes de production, a elle un souci d'un autre ordre, celle de la faiblesse de ses réserves pour faire face à une telle consommation. 32 ans. Soit du charbon jusqu'en 2048.

Logiquement, la décroissance de sa production observée est celle du pic coal. Et 2-3 à 6 % l'an, pour compenser (c'est la moitié de la production mondiale, il faut se lever tôt.

Il faudra aussi le lever tôt pour le nucléaire. Plus personne ne veut financer.

Pour le pétrole et le gaz, vu que le pétrole semble bel et bien avoir dépassé son pic -liquide- il y a plus de 10 ans, et que la progression de production est le fait de pétrole dont la rentabilité est problématique pour ne pas dire plus.

Ce qu'il faut retenir, c'est que l'EIA ne veut peiner et fâcher personne. Tout reste stable, ou progresse un peu. Logiquement, à l'EIA, c'est tous des cons. Prévoir la stabilité du charbon, notamment aux USA, il faut le faire. Prévoir la stabilité du nucléaire, il faut le faire aussi.

La notion de pic pétrolier ne les effleurent même pas.

On voit aussi que les progrès du renouvelable sont très sous estimés. Quand EDF aura la concurrence d'IKEA pour la production d'électricité, il y aura problème.

Problème aussi du gel des centrales thermiques au charbon en Chine, fermetures en Allemagne.

En réalité, l'EIA s'est fait faire les gros yeux, par les lobbys, qui ne veulent pas voir leur cours de bourse baisser.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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