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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 09:56

Le vrai titre, c'est "comment le pétrole a tué les villes", après avoir terrassé les villages. Ou plutôt, depuis 1970, avoir fait multiplier la surface par 4 ou 5, en abandonnant les vieux bâtiments.

Rien d'étonnant, le même phénomène a été observé dans les années 1970 aux USA. L'abandon des centres villes.

Pourquoi ? SImplement, parce que quand on construit plus vite que croît la population, forcément, on fait des vides.

Un ménage en France, c'est 2.26 personnes. Construire 500 000 logements/an, c'est pouvoir loger 1 130 000 personnes, et pendant la bulle immobilière, on l'a fait pendant 10 ans...

Alors que la population a augmenté de 500 000 personnes. Avec la remontée de la mortalité, l'écart va encore s'accroitre.

Il est donc dans la norme qu'on assiste à une recomposition des centre-villes.

La Palme revient toujours au Monde dont les sources me semblent un peu vieillies.

Pour ceux qui connaissent Saint Etienne, il me semble que le titre de capital des taudis, c'est du "Progrès" de... 1850.

Bon, d'accord, pendant un siècle, il n'y a pas eu grand chose de fait, pour y remédier, même si on peut quand même signaler de très belles allées comme le Cours Fauriel, oh, combien bourgeois. Jadis...

Mais les années 50 et 60 ont vu quand même, ici comme ailleurs, une frénésie de construction, frénésie qui s'est revue pendant la décennie 2000-2010. Et même après.

D'ailleurs, ça nous avait bien fait rire, moi et les copains, surtout la pub "ils manquent des logements..." et "ils manquent des logements sociaux".

Là, à la deuxième affirmation, on se pissait dessus...

A la vue des loyers demandés dans les nouvelles constructions du secteur privé, on était sous la table.

Là où j'ai compté le plus de taudis, c'est à Lyon, et à Paris.

Taudis et gens stupides, parce qu'il faut se lever tôt pour payer de tels prix, pour des bouses pareilles. Il parait que dans les quartiers périphériques, ils brûlent des voitures pour protester contre leurs conditions de vie...

Moi, si j'étais obligé d'habiter le centre ville de Paris (le F2 de 35 M2 à 500 000 euros seulement, avec grand dressing, et à peine à 10 minutes du métro... J'ai bien imité Stéphane, là ?), c'est moi qui aurait la tentation de brûler des bagnoles.

Pour ce qui est de Saint Etienne, depuis 2000, ils auraient pu se contenter de détruire sans reconstruire. Sans compter qu'il faut bien signaler le remembrement interne des immeubles, souvent en bien meilleur état interne qu'il n'y parait.

Mais, pour ce qui est de la bagnole, patience, simplement. Aujourd'hui, le marché de la bagnole à moins de 2000 euros (un marché de jeunes) est aussi important que le marché du neuf destiné aux particuliers (un marché de vieux).

Pour ce qui est des prix, il faut être bien riche pour aller dans les petites boutiques, dont le prix reflète surtout le prix du loyer.

En ce qui concerne le pétrole qui a permis tout cela, patience. Quelques années sans investissements dans la recherche pétrolière, on verra la différence. J'exagère, la chute de l'investissement ne sera "que" de 70 à 80 %...
Les français ont mis un peu plus de temps à se mettre à "l'american way of life", mais les USA nous ont appris que celui-ci n'était pas négociable, mais pas perdurable non plus.

Beaucoup d'endroits, d'ailleurs, tournent comme Baltimore. Normal.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 15:53

Pour répondre à une question sur un article de Gail Tverberg, traduit par le Saker.

je pense que 100 % d'énergie renouvelable pour le réseau électrique est une possibilité, avec, bien sûr, une infrastructure de stockage.La STEP a fait ses preuves, à défaut de batteries suffisantes.

Mais bon, à l'heure actuelle, les batteries font aussi des progrès, mais les barrages de STEP sont une technologie simple et connue. Et leur exploitation aussi.

Le problème n'est pas technique, il est politique. Les autorités impériales ont été noyautés par les lobbys, qui n'entendent pas renoncer à leurs rentes.

Tout progrès technique est une atteinte intolérable à l'ordre impérial, parce qu'il le remet en cause.

Comme il est difficile de le bloquer totalement à l'échelle du monde, il reparait ailleurs. Dans le monde germanique au moment de la chute de l'empire romain. Techniquement, l'empire était de plus en plus arriéré, et les barbares, de mieux en mieux équipés. Au IV°siècle, la seule façon de n'être pas totalement dépassé, c'était d'engager des mercenaires barbares.

L'arriération de l'empire se voit dans les projets militaires US, budgétivores, mais qui ont de plus en plus en plus de mal à convaincre, quand ils ne sombrent pas dans le ridicule. On peut citer le F35, ou les porte-avions, dont les prix augmentent à la même allure que leurs capacités opérationnelles décroissent.

Pour ce qui est de l'armement individuel, on peut voir le succès de la firme Kalachnikov aux USA..., qui donne pourtant le choix dans tout l'éventail des armes disponibles.

Comme il est clair que les différents pays occidentaux n'arrivent pas à entretenir leurs infrastructures, parce qu'à la mode du néo-libéralisme, ça ne se fait pas, la plupart des pays risquent de rater le coche.
Quand à la question du coût du renouvelable, il faut poser la question différemment. Combien coûte le fossile, et le nucléaire, en subventions chaque année ? réponse, ces industries "assises", coûtent très cher selon le FMI, soit 5300 milliards de $ par an.

De plus, une grande partie des dépenses militaires sont induites par les énergies fossiles en général, et du pétrole-gaz en particulier.

Qu'il y ait un scepticisme de gail Tverberg, c'est compréhensible, mais je pense en la matière il est excessif.
Il existe une possibilité de rebond, mais il est vrai que la fenêtre de tir risque de vite se refermer...

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 09:59

Le Royaume uni va voir disparaitre le gisement de pétrole et de gaz de mer du nord, déjà très malade, et au 1/3 de ce qu'il produisait jadis, du temps de Blair.

C'était écrit. Avec une chute de l'investissement de 80 %, la production, logiquement, va suivre, même si c'est à terme. En même temps, les 2/3 du travail ont été fait...

les investissements supplémentaires ne feront que ralentir la chute, et la mer du nord rejoindra la liste des gisements morts, ou la liste des gisements, jadis géants, devenus tout petit, comme Cantarell au Mexique, hier numéro II, aujourd'hui, très loin dans la liste.

Pour ce qui est du pétrole et du gaz de schiste, si on en parle beaucoup, il y a peu de chances que cela soit une vraie ressource. D'abord parce que l'Europe, n'est pas les USA.

Explications. il y a de longue date, une industrie du forage arrivée à maturité aux USA. Industrie qui n'existe nulle part ailleurs. Cette industrie du forage a été alimentée de longue date, par les subventions, au forage, et la subvention accordée aux puits marginaux (production de moins d'un certain nombre de barils jours).

Sans compter, les milliers de milliards de quantitative easing, (planche à billet ou argent quasi gratuit), qui se sont retrouvés dans le forage.

Avant cela, l'industrie du forage avait à son actif environ 7 000 /puits nouveaux par an. c'est considérable. 2 fois plus que le nombre de puits en activité en Arabie séoudite.

Les USA possèdent environ 500 000 puits de pétrole classique, de production très faible, mais fiscalement alléchant...

Ces caractéristiques et l'existence même du $ qui les permet, sont difficilement exportables à l'extérieur, même en Europe.

Une industrie du forage ne se crée pas du jour au lendemain. il y a quand même, une taille critique et du savoir faire. Et, bien sûr, il ne faut avoir aucun souci de rentabilité, c'est à dire se situer dans une industrie totalement soviétoïsée. C'est à dire, dans le cas américain, ne payer que les intérêts des emprunts, à taux très très bas.

Pour le Royaume Uni, le legs du pétrole est éloquent : fin prématurée de l'industrie charbonnière (les 2/3 des gisements charbonniers fermés par Margaret Thatcher étaient encore rentables, même avec une production réduite), la croissance britannique ne fut pas meilleure sur longue période que celle française, et l'industrie anglaise souffrit énormément de la surévaluation de la livre. Ce fut un cas splendide de "maladie hollandaise", où la ressource quasiment gratuite détruit une bonne part de l'économie, sinon totalement.

De plus, il faut noter que la densité de population européenne n'a rien à voir avec celle des USA. Spécialement aux endroits où les forages ont été effectués. C'est largement un croissant vide, où il est beaucoup plus facile d'acheter populations et autorités locales.

Il faut noter aussi, que cette histoire de forage aux USA, a entrainé, avec l'émergence du renouvelable, la réduction de la consommation d'électricité, l'effondrement du secteur charbonnier, dont 90 % du débouché se trouvait dans la production électrique.

Les seules régions où une "croissance économique" très relative eu lieu pendant la présidence Obama, furent les états pétroliers. Là aussi, on voit très bien la corrélation libéralisme économique et abondance énergétique.

L'Alberta, au Canada, par exemple, a totalement viré ses libéraux locaux volontiers donneurs de leçons, dès que le pétrole facile a décru.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 19:50

Et voilà, ça recommence. On vient de découvrir un gisement "géant", en Alaska. 6 à 10 milliards de barils, mais seulement 1.8 à 2.4 "récupérables".

Rapporté sur une exploitation de 40 ans, cela fait au maximum, 60 millions de barils par an. Et peut être 200 000/jour. Oui, c'est intéressant. On a de quoi remplir un briquet.

Pendant ce temps là, le gisement précédent, qui produit encore 450 000 barils/ jour, continuera de décroitre...

Donc, on peut être content, on aura remplacé un gisement qui a produit 2 000 000 de barils/ jour, par un, qui, peut être, en produira 200 000.

Donc, rien qui n'incite à l'optimisme. Les gros gisements s'épuisent, ils coûtaient 20 $ le baril. Ils sont partiellement remplacés par des gisements qui en produiront une petite fraction, à 50 $ le baril (version optimiste), ou beaucoup plus (version pessimiste). Encore, faudra t'il que les autorités politiques locales soient très gentilles avec les gentilles compagnies pétrolières.

Brésil. Là, les nouvelles autorités ont envies d'être très gentilles avec les compagnies et envisagent de leur laisser forer les champs offshore à la place de pétrobras.

C'est pour cela que la présidente à été destituée ? Pour permettre de vendre à l'encan les richesses du pays ?

Cela ne résout rien. Le problème est que désormais, les gisements capables de répondre aux besoins d'investissements du secteur pétrolier, aux appétits de dividende des compagnies, et aux besoins de financement des états pétroliers, ça ne court plus les rues.

Même le Moyen Orient a des problèmes...

Et absolument rien n'indique un quelconque rebond des prix du pétrole. Le monde serait il capable de le supporter ?

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 14:36

Que sont les économistes officiels ? Des courtisans. Il savent qu'ils seront grassement récompensés s'ils chantent la chanson officielle et gravement tancés s'ils ne la dansent pas.

De la vérité, il n'ont rien à faire.

Vauban, brave entre tous, a inventé la statistique, pour dire, en son temps, la vérité au roi. La statistique a été détourné pour lui la cacher.

Et quand le Roi, comme Louis XVI, est déjà lui même, totalement acquis au mensonge, on ne va pas loin.

Il est des rois à qui on n'ose cacher la vérité. Il en est des autres à qui on n'ose la dire. Les partisans, eux, étaient les fermiers de l'impôt, qui tondaient la population, et laissaient peu au roi.

Courtisans et Partisans vivent aux crochets du roi et de la population. Ils n'ont aucune utilité intrinsèque, même pas ornementale, ils ne sont que nuisibles.

J'ai vu que le nombre de sociétés US cotées en bourse avait nettement diminué depuis 20 ans. Elles seraient passées de 7300 à 3700. D'autres chiffres parlent de 8000 à 4000. Peu importe le chiffre exact, ce qui est important, c'est la tendance. La baisse de moitié.

Tout cela nous ramène à la situation de l'énergie. Dans les faits, même un état aussi bien burné en ressources que les USA voient leur ressources baisser, en terme d'énergie par tête, puisque sous l'effet de l'immigration, la population en 20 ans, a massivement augmenté. De 100 millions de personnes.

Il est logique que les firmes se dévorent entre elles, elles n'ont plus de réservoirs de développement, malgré cet afflux de population. C'est une croissance horizontale, non génératrice de progrès, mais de lutte pour ce qui reste. Finalement, les gangs de Baltimore ou de Chicago ont une petite longueur d'avance sur la compréhension de la situation. Ils savent que la vie, c'est dure, et qu'il faut se battre pour se faire une place au soleil. Que l'autre est de trop.

Mais, le mécanisme final est donné dans la bible. A un moment, le prix de tout, s'effondre, et ça ne paie même plus les coûts de revient.

L'esclave noir de 1861 valait cher. 1200 à 2000 $ l'adulte. Aujourd'hui, que vaut la vie d'un noir aux USA ? Exemple évident et criant d'un déclassement économique de longue haleine.

Aux 8 millions de chômeurs, dont parlent les journalistes, il faut rajouter les 94 millions d'adultes en âge de travailler, et qui ne le font pas.

Le secteur du pétrole canadien va croquer 10 milliards de dollars (canadiens, bien sûr), cette année. Quelle est donc la probabilité de survie du secteur à long terme ???

Le secteur des sables bitumineux est un gouffre. avec un taux de retour énergétique de 1 pour 3 (1 consommé, pour 3 produits), il est loin de ce qui est la règle, soit 1 pour 20 ou pour 10 dans le pire des cas, et de ce qu'il était en 1973 : 1 pour 100.

A titusville, quand Drake fit creuser son premier puits oncle billy, il n'y avait même pas cette notion. les outils d'oncle Billy, avait été fabriqué avec une énergie renouvelable, et toute la machinerie industrielle US, sans doute aussi... Donc, largement, du 0 pour 100...

Le prix ne peut augmenter pour cause de paupérisation. ce qui est en train de se passer est qu'on ne renouvelle plus le capital consommé. On fait tourner ce qui existe déjà, avec les reprises de dépôts de bilan (quand les entreprises déposent le bilan, tout est vendu pas cher aux enchères).

Il est illusoire de parler de retour graduel à la rentabilité.

Par contre, je peux citer Charles Sannat :

" Enfin, à tous les idiots utiles d’extrême gauche qui, pétris de bons sentiments humanistes, pensent faire le bien, ils font en réalité le jeu des grandes multinationales en faisant là encore pression à la baisse sur les salaires d’ici sans que cela fasse augmenter les salaires de là-bas !

L’immigration est un outil aux mains d’une élite mondialisée et apatride qui se fiche comme d’une guigne du bonheur des peuples ou des gens, n’ayant d’autres ambitions que d’accumuler argent et pouvoir sur le dos des pauvres bougres.

Cette immigration incontrôlée ne peut qu’à terme faire le malheur des « déjà-là » et des « tout-juste-arrivés » et ce en dehors de toute considération de religion ou de couleur, car en économie tout est aussi question d’équilibres, toujours précaires."

Pour citer "lezeurelesplusombredenotrehistoire", je rappellerais ce que disaient d'autres élites à leur époque : "la ligne Maginot est infranchissable". c'était vrai. Elle n'a pas été franchie. Et en leur temps, on a vu les élites de la république, anticléricaux en diable, aller prier pour la victoire à Notre Dame...

L'effondrement peut être aussi rapide qu'en mai-juin 1940, mais cette fois, il n'y aura même pas d'armée allemande pour rétablir un semblant de redressement, ni les maires ruraux de l'époque, qui, globalement étaient restés à leur poste, ni ces types tirés au hasard qui furent nommés maires par les allemands, pour assister les populations.

On pourra toujours cultiver les topinambours, si ce n'est pour les manger, au moins pour faire fonctionner avec leur alcool, les quelques machines restantes...

Le monde du capitalisme est, comme je l'ai déjà dit, en train de consommer le capital investi, et son renouvellement n'est plus assuré, cas classique d'une entreprise qui va déposer le bilan. Elle n'est plus en mesure d'amortir ses investissements.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:57

Un empire finissant, c'est en général toujours la pétaudière. Tous les centres de pouvoirs s'autonomisent graduellement, et n'en font qu'à leur tête. Le symbole le plus éclatant étant le Saint Empire Romain Germanique, où tout le monde reconnaissait l'autorité de l'empereur, simplement quand il ne faisait aucun acte d'autorité. Quand la lubie lui en venait à la tête, tout le monde rigolait et faisait ce qu'il avait à faire... (du moins,chez les puissants). Il n'y eut un peu d'autorité que quand les Habsbourgs devinrent empereur, et encore, parce qu'ils avaient des états leur permettant l'intimidation.

Si les Habsbourgs étaient souvent en guerre, c'était tout aussi souvent contre leurs sujets que contre l'extérieur.

Là, l'originalité de l'empire américain, c'est qu'une faction du pouvoir est en guerre contre une autre faction du pouvoir, en méprisant totalement l'autorité du président. En guerre, bien sûr, par factions interposées.

Historiquement, je ne me rappelle cette situation que pendant la guerre de cent ans, le Grand Chambellan, Georges 1°de la Trémoille, en Guerre dans le Poitou contre le connétable Arthur de Richemont. C'était en 1428, et la querelle eût des péripéties : disgrâce de l'un, tentative d'assassinat de l'autre, emprisonnement final de la Trémoille, qui se retire de l'affaire en 1440. Le tout, sous le regard d'un roi, qui se garde bien d'intervenir dans l'affaire, et pendant que se déroule le moment crucial de l'affaire qu'on a appelé "Guerre de cent ans"...

Toute ressemblance, est comme on dit, pas fortuite du tout...

La chose la plus étonnante étant que Charles VII finisse par gagner la guerre de cent ans, sans doute à l'insu de son plein gré... Mais bon, on peut toujours finir par compter sur plus incompétent que soi. Visiblement, ça a été dur de trouver, mais pas impossible...

Son inaction lui étant reproché par son fils, qui deviendra Louis XI, roi, par contre, lui, fort besogneux.

Le pic pétrolier, est, on nous dit, derrière nous. Même TH. Meyssan :

"C’est sur cette base qu’il a réuni des alliés contre la Syrie. Pourtant, à la fin des années 2010, il avait abandonné la théorie du « pic pétrolier » et se dirigeait au contraire vers l’indépendance énergétique. "

Pour voir l'indépendance pétrolière sur les chiffres de l'IEA ( administration US de l'énergie), il faut vraiment se lever tôt, ou dormir debout. Même quand la presse servile célébrait le retour du premier producteur de brut comme étant les USA, l'EIA décernait la palme à... La Russie...

Les USA importent massivement du brut, et exporte du raffiné, preuve que leurs capacités de raffinages dépassent désormais leur consommation... C'est tout ce qu'il y a de prouvé...

Le pétrole de schiste a un peu réduit la dépendance US, sans la faire cesser, et surtout, le pétrole de schiste et les condensats sont surtout idéales pour extraire un brut plus lourd.

Ce surcroit d'énergie est une illusion. Il a été obtenu grâce à des rendements décroissants. Le montant investi dans la recherche et l'investissement pétroliers se sont envolés, de 100 milliards de $, à 150, puis a atteint un maximum, de 783 milliards, avant de redégringoler...

Pour une production supplémentaire égale à zéro. La seule production supplémentaire a été celle d'un pétrole de schiste, dernier avatar d'une chose connue comme "Union soviétique". A savoir, un secteur abreuvé de liquidités par le Quantitative easing, ou argent quasiment gratuit, auquel il faut rajouter les spécificités US : prime au forage, prime à l'exploitation des puits marginaux, industrie de forage puissante.

Alors après, on peut faire le comptable, et poser l'équation suivante, très simple : Production - consommation +/- la variation de stocks.

C'est ce qui a fait le prix, et une très légère de production, sans débouchés, s'est retrouvé sur le marché... Et le prix s'est effondré...

La variation de stocks est très... Inélastique en ce qui concerne le pétrole. En effet, considéré comme stratégique, on tient les stocks de préférence à leur maximum. Bien entendu, on les a regonflé tant qu'on pouvait (effet d'aubaine), certains pays, comme la Chine, ont développés leurs moyens et capacités de stockages,et on a stocké sur les pétroliers.

Toute la chaine, a, d'ailleurs, stocké, les utilisateurs finaux, aussi.

On dit même que la voiture fait un tabac en Inde, au détriment de la moto. Comme le disait Ivan Illich, la voiture, c'est formidable, surtout dans le bouchon. Et en Inde, ils sont nombreux. Mais, beaucoup sont contents, ils ont troqué un signe utilitaire, contre un signe de prestige.

Je suis sûr qu'ils n'atteignent même pas le niveau de déplacement (5 à 6 km/h) une fois comptés tous les frais, signalé par Ivan illich, mais sont plus près de 1 ou 2... Vu l'état d'encombrement des villes indiennes, il ne faut pas compter sur plus... Et encore.

La principale chose a retenir, c'est que la consommation de produits pétroliers n'a que fort peu rebondie, et on peut penser que ce rebondissement a été simplement un effet d'aubaine. C'est sans doute le signe d'une économie non seulement essoufflée gravement, mais à la colonne vertébrale cassée.

Et, bien entendu, une certitude de crise, à l'horizon, parce que, quand on n'investit plus, on produit plus. Et pour le pétrole, c'est criant. L'Iran a pu relancer sa production ? Cela faisait plus de 30 ans, que les investissements y étaient à la traine. Le Moyen Orient produit plus ? Oui, c'est certain, mais ce sont les gisement marginaux, ailleurs, qui meurent, en ce moment même.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 11:02

Visiblement, le gouvernement en veut à ces repaires de riches appelées "copropriétés".

On va donc voir une avalanche de nouvelles obligations énergétiques leur tomber dessus. Certes, le but est louable, mais les situations financières des ensembles, sont totalement méconnues...

Diagnostics, et bien sûr, travaux...

Sans doute pour le plaisir des lobbys du bâtiment, et le plus grand déplaisir des copropriétaires. Sans compter, indirectement, un petit coup de pouce au secteur du neuf, pour pouvoir dire aux acquéreurs d'acheter dans des programmes où l'efficacité énergétique est déjà là, contrairement à ces immeubles anciens qui se verront surchargés d'une foule de travaux (coûteux).

Dans de nombreuses copropriétés, le moindre travail à effectuer est déjà un casse tête, et beaucoup font faillite. Elles étaient adaptées à des périodes de plein emploi, construites souvent à des époques d'énergies bon marché (et devant le rester éternellement, c'était promis).

Heureux amis copropriétaire, la nation reconnaissante sera heureuse de votre sacrifice financier, pour l'adaptation de votre cadre de vie.

Bien entendu, on ne parle pas non plus de ces nombreuses copropriétés où les appartements se vendent , voir se louent difficilement. Ces nouvelles normes devraient entrainer, logiquement un accroissement vertigineux des problèmes. L'aggravation de la chute des prix, et leur descente aux enfers. Les propriétaires non occupants devant logiquement, engager beaucoup d'argent, sans avoir aucune certitude de location, et bien sûr, l'augmentation de loyer, devant l'aggravation de la crise sociale, devenant une vue de l'esprit.

Et oui, tout le monde n'a pas la chance ou la vérole d'habiter en région parisienne...

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 10:27

Personne n'aurait une cuve pour produits pétroliers ? C'est urgent, on m'a demandé de relayer l'annonce. Peu importe la contenance, 1000, 200, voir si vous voulez faire recharger votre briquet... Non ? C'est plein partout ?

Bon. Je dois signaler que les cuves de pétrole débordent de tous côtés, que les réserves sont aux plus hauts, et qu'on ne sait plus quoi en foutre.

Début éclatant d'un crash annoncé, le pic oil définitif commence par une crise de surproduction.

Les économies pétrolières ont souvent ceci de particulier, d'être frappé de "maladie hollandaise", ou "dutch disease", qu'on avait formulé après la découverte du gisement de Groninguen aux Pays bas.

La ressource, tombée du ciel, est loin d'être une aide à l'économie, la plombe. Au mieux on ne voit pas de différences significatives avec les économies environnantes, au pire, tout le reste est totalement détruit.

Peu importe l'idéologie en vogue. L'Angleterre de Thatcher, avec son gaz et son pétrole n'a pas vu de différence de croissance avec son voisin français, qui n'en avait pas.

le Venezuela de Maduro et de Chavez ont vu le reste de l'économie disparaitre. L'industrie anglaise du temps de Thatcher s'était aussi, largement volatilisée. Il existait une très forte industrie textile. On ne rit pas sur le blog. Ce n'est pas une plaisanterie...

Le pétrole fait que la monnaie est surévaluée pour les autres secteurs, et que cela paie les importations à bas prix, et décourage la production.

Souvent, les pays pétroliers voient leur production agricole péricliter.

A mon avis, l'URSS a été mis à terre par le premier choc pétrolier, multipliant des ressources, par l'augmentation du prix, qui découragea, là aussi, tout effort.

Dans les années 1980, comme je l'ai dit, les étudiants en économie étudiaient le cas fictif du Kangaré, dont l'économie était constitué de deux activités, la première, le secteur pétrolier, la seconde, d'une agriculture de subsistance.

Seulement, le passage du baril de brut à 147 $ a permis de lisser les problèmes sociaux, de nourrir à bon compte, par des importations, et crée des activités importatrices bien mieux rémunératrices. Seulement, le Hic, c'est le retournement de prix.

Pour le contrer, la totalité des producteurs n'ont rien régulé, mais au contraire propulsé les productions à leur maximum.

Comme visiblement, la demande n'a pas suivie, les prix se sont effondrés, et des stocks à bons comptes se sont constitués, allant jusqu'aux stocks sur navires...

Il est clair que ces stocks existants vont par la suite peser lourd sur les prix, pendant longtemps, pendant que, l'investissement s'écroulant, la production s'écroulera aussi très vite.

Maintenant, le cas kangaré n'existe plus. A côté du secteur pétrolier, il n'y a même plus d'économie de subsistance.

La situation est grave, inédite et pas du tout préparée. Comme n'était pas préparée la déroute charbonnière. Même jancovici n'envisageait la chute charbonnière que localisée, pays par pays, au gré de l'épuisement géologique. ça n'a pas eu lieu. l'effondrement économique, par surendettement, a précipité la chute du secteur.

L'effondrement financier généralisé du charbon encore est il contrarié par le soutien du pouvoir politique, guère demandeur de crise sociale. SI aux USA, la maigreur des effectifs, a fait qu'on a renvoyé les mineurs sans trop, officiellement, de casse, on y avait mésestimé l'onde de choc économique.

Les pays se sont rendus, donc, à cause de cet effondrement, à la COP21, et ont fait semblant d'initier un mouvement, où ils n'étaient strictement pour rien...

les pouvoirs publics, sourds jusqu'à présent, aux sirènes de la pollution et du changement climatique, se sont mis à être sourds aux entreprises du business charbonnier, sans doute parce qu'elles n'avaient plus un rond...

C'est dur, le passage du stade de prince (j'allais dire de roi du charbon), à celui de sans dent...

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 07:22

Le FMI, l'OMC, EDF, et la presse confirme toutes mes affirmations.

Pour le FMI est l'OMC, le commerce mondial est gravement malade. "La mondialisation des échanges commerciaux est à bout de souffle, selon le FMI et l'OMC".

On retombe ici sur l'analyse de Ivan Illich :« Lorsqu'une activité outillée dépasse un seuil défini par l'échelle ad hoc, elle se retourne d'abord contre sa fin, puis menace de destruction le corps social tout entier. »

Cette simple loi, largement confirmée, a simplement été oubliée. En plus, elle oublie aussi une donne, la désolvabilisation des économies développées, tournées un temps par l'endettement. Un endettement qu'il devient de plus en plus difficile à propulser parce que la dette atteint de tels sommets, que l'endettement supplémentaire ne sert, in fine, qu'à payer les intérêts, et cela, en cascade. plus à adresser une demande supplémentaire.

Alors, le FMI retrouve les attraits de l'état providence, pour continuer. Seulement, qu'on indemnise mieux les chômeurs, certes. Mais si on continue à supprimer les emplois, cela n'a in-fine, aucun intérêt à long terme.

Le cas du pot de yaourt, ou de la patate baladeuse, qui durant leur courte vie, voyagent beaucoup, va plus loin que ça. Est ce que cela a simplement un intérêt ? Non. Simplement, c'est intéressant si le pays n'a pas l'opportunité de produire ces denrées.

Et le commerce international n'a longtemps concerné que les quantités défaillantes sur place. Parce qu'avec une monnaie en or ou en argent, l'achat posait très vite problème.


Les romains purent ruiner tranquillement leur empire, en important des produits d'orient. Tant que leurs mines rendirent suffisamment, cela ne posa aucun problème.

Seulement, elles déclinèrent aussi, ils progressèrent dans la manière de frapper une monnaie avec de moins en moins d'or et d'argent, jusqu'à ce que les vendeurs les refusent. Raison pour laquelle, dans l'histoire économique médiévale, toutes les pièces étaient refondues et refrappées, dès qu'elles entraient dans un territoire. On ne savait pas ce dont elles étaient réellement composées.

La dépression de la demande fait pour beaucoup, mais aussi, le sentiment chez les industriels que le transport, ça finit par coûter cher. Illustration supplémentaire, la faillite d'Hanjin Shipping : Cette déconfiture pose la question de la fiabilité de la filière.

La vérité éclatante leur apparaitra bientôt : la totalité du secteur "transports", est une bande de bras cassés, en surcapacité, et ils sont incapables de fonctionner avec une énergie chère.


Et puis, il ne faut pas oublier que, naturellement, les industries à maturité ont une tendance à s'intégrer verticalement. Les financiers veulent la réduire à un "coeur de métier", où l'on peut jouer éternellement aux sous.

Le FMI nous chante ses dogmes et articles de foi :«Par exemple, les entreprises peuvent accéder à des composants (inputs) de meilleure qualité grâce au commerce, tout comme elles peuvent mieux apprendre les nouvelles technologies et les processus de fabrication les plus performants auprès des marchés étrangers».

Comme visiblement, au FMI, on n'y connait rien, surtout en industrie, il faut leur rappeler que délocalisation rime souvent avec produits de merde, et ce qui produit la meilleure qualité, ce sont les usines récentes. Où qu'elles soient. En occident, collez une usine dernier cri, avec une poignée d'employés, vous aurez une excellente qualité et les frais de transports en moins.

De plus, historiquement, c'est totalement faux. La qualité britannique au XIX° siècle, celle US au XX°, puis celle nipponne, se sont clairement établis dans des cadres protectionnistes.

Le miracle chinois, par exemple, a été très dispendieux en matière énergétique, avec une consommation déplorable et une efficacité très médiocre, mais tirée du charbon local, et compensée par le coût de la main d'oeuvre.

Seulement, que devient le miracle chinois, avec des réserves réduites à 30 ans, une production en chute, et des salaires qui augmentent ???

La position du FMI, comme celle de l'OMC repose sur une croyance, c'est donc une religion nihiliste qui est prise en porte à faux.

Quand à EDF, c'est ce que j'annonçais récemment, "Forcé de ralentir sur le nucléaire, EDF abaisse ses ambitions".

C'est simple. Ses centrales sont tout simplement vieilles et vétustes et en matière industrielle, plus l'usine est vieille, plus la maintenance devient ruineuse, dans un marché que se réduit, et font passer les types de centrales, les unes après les autres, sous leur seuil de rentabilité.

Là aussi, une religion nihiliste règne. quand la demande baisse, on doit réduire ses capacités de production.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 13:03

... Pour savoir qui a gagné le débat, de Trump ou de Clinton, c'est simple. Il suffit de faire comme à l'école des fans.

Ils ont tous gagné. Il suffit de voir les sondages, tous contradictoires, mais en fait qui ne s'adressent pas aux mêmes personnes.

Les plutôt démocrates ont préférés Clinton, les plutôt Trump, Trump. Les caciques du parti républicain, Clinton. ça me fait penser à la gueule des socialistes, quand c'était Ségolène leur candidate... Toute l'armature du parti a du passer la nuit précédent la présidentielle à bourrer les urnes de bulletins NS.

Quand à "l'expérience considérable", de Clinton, ça n'a été qu'une succession de conneries plus énormes que la précédente, et quand on croyait avoir touché le fond, on s'apercevait à la suivante qu'on creusait encore.

une belle tête de vainqueur, aussi, à l'union européenne, dont visiblement, tout le monde pense très fort à la quitter. Mais eux aussi, les eurocrates, quand on croit qu'ils ont touché le fond, on s'aperçoit qu'on creuse encore.

Les deux rives de l'Atlantique sont sur le même point de dislocation. Sans compter, bien sûr, le pacifique où le président Philippin se prend pour le capitaine Haddock, et insulte les USA en mode continu, et de manière bien moins polie que Haddock, utilisateurs de mots étranges, mais jamais injurieux.

Par contre, là où l'on sera tous gagnants, visiblement, c'est la crise énergétique.

Même en Australie, on cherche à minimiser l'impact de l'effondrement charbonnier. Au rythme actuel de fonte des investissements, la production ne baissera que dans dix ou quinze ans.

Mais le gouvernement australien est stupide. Il est inutile de gaspiller ses ressources pour approvisionner la Chine. Il ferait mieux de les garder en stock stratégique, et, de plus, même le charbon australien est trop poids léger pour la Chine. Il y en a trop peu. Si la ressource est considérable pour les 30 millions d'australiens, pour les 1500 millions de chinois et 1300 millions d'indiens, on peut doucement rigoler...

Mais on est content, parce que le prix du charbon à coke rebondit. Il sert dans la métallurgie. Chouette. Comme c'est 10 % de la production, il reste qu'à espérer un rebond fabuleux de la demande électrique, pour tirer de la M... ouise, les 90 % restants.

Comme ce ne sont pas les mêmes charbons, le bien de l'un ne tirera pas l'autre. Et cela n'indique, en fait qu'un déclin de la qualité des charbons exploités.

En effet, le gros de la production, c'est du brun, qui ne peut servir que pour l'électricité. Le bon charbon, le noir, est déjà beaucoup plus rare, au point que Peabody (un charbonnier), USA, avait du racheter -fort cher- une mine australienne pour pouvoir fournir en charbon métallurgique la Chine.

Peabody avait gagné, aussi, par la même occasion, le droit de déposer le bilan. Il y en a qui en ont de la chance.

Le charbon des états de l'ouest, aux USA, n'est pas fameux aussi. Manque de bol, c'est celui qui abonde.

Donc, là aussi, tous gagnant... Même l'Australie au charbon surabondant et de bonne qualité... (mais visiblement aussi, très loin de tout).

Le côté ignare des journalistes fait qu'ils ignorent que le charbon à coke US, est originaire de Virginie (occidentale), qui souffre d'un double problème : l'épuisement géologique, et la fermeture des 2/3 de ses mines. Comme il est difficile d'exporter ce qu'on n'extrait pas, et d'extraire du charbon, de mines qu'on vient de fermer, il y aura aussi un problème de ressources...

Engie, d'ailleurs, fait partie des vainqueurs, on lui cherche pouilles pour sa centrale d'Hazelwood, (Australie), dont elle veut bien se débarrasser, mais de préférence en la vendant... Pas cher, bien sûr, parce qu'à part les fonds vautours, ça n'intéresse plus personne.
La production d'électricité, bientôt, ça sera pour les gueux. Les autos-consommations qui rendront les réseaux coûteux inutiles, en achevant les producteurs d'électricité...

Eux aussi, tous vainqueurs...

Les pitis zafricains, par exemple, n'auront pas eu la chance de devoir se bâtir un réseau compliqué, et puis de le détruire...Ils n'ont vraiment pas de chance.

je me rappelle la remarque d'un historien sur une prise de pouvoir, dans l'antiquité grecque, en Sicile. "il s'empara du char de l'état. Mais les rênes étaient moisies, le char pourri, et le cheval, mort."

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