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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:01

Les "exemples", de traitements de chocs "réussis", par les libéraux, n'en sont jamais.

Parce que, chaque fois, les circonstances sont atypiques. Prenez l'exemple de l'austérité en Suède, de la réduction du nombre de fonctionnaires, etc, etc, etc... Vous dit on que la Suède a dévalué de 30 % sa monnaie, passant, de fait, en mode "protectionnist on", de fait, une gigantesque relance par les exportations, qui fait que le mode libéralisme est passé aux poubelles de l'histoire. Et puis, comme la monnaie suédoise est confidentielle, elle ne permet pas de faire de gros dégâts à l'économie...

Pour le Canada, toute "austérité", est totalement fictive, tant que le voisin du sud, qui absorbe 75 à 90 % des denrées, ne la fait pas. Et puis l'existence d'états rend l'austérité relative, et les néo-libéraux, qui pullulaient en Alberta, ont mystérieusement disparus avec la crise pétrolière, en même temps que leurs critiques virulentes contre l'état social et ces feignasses qui ne veulent pas travailler. Il faut dire que côté travail et délinquance, l'Alberta, ça craint. Dans des endroits, c'est même en mode "Baltimore On".

Pour Thatcher, Monsieur Fillon, a du oublier un petit truc, pas bien gros, qui se situe un peu à l'est, et qui s'appelle "Mer du Nord".

Cette Mer du nord a contribué à la donne économique et politique du moment :

" Et on peut dire que, sans la mer du Nord, le gouvernement Thatcher n'aurait pas eu les moyens économiques - donc en fait politiques - de faire face aux restructurations des premières années 80 et à la destruction de quelque deux millions d'emplois industriels qui les a accompagnée. "

L'argent de la mer du nord, la première ministre l'a utilisé pour faire une guerre sociale, contre les ouvriers, du charbon, et de l'industrie. Les licenciés du charbon, ont rarement trouvé un emploi, 99 % d'entre eux, se sont retrouvés en invalidité, à une époque où le système était accordé d'un claquement de doigt, et ceux ci étaient 4 fois plus nombreux que les chômeurs officiels.

Beaucoup d'ouvriers aussi, se sont retrouvés dans la même situation. Comme la Livre sterling n'était pas la couronne suédoise, elle a servi de monnaie de paiement, pour le gaz et le pétrole. Elle a monté exagérément, aggravant la crise industrielle de bien des secteurs, pourtant compétitifs.

Les mines fermées, aussi, dans la plupart des cas étaient compétitives, et le débouché étant unique (la production d'électricité), les bousculer n'a profité qu'aux imports et fourni un débouché au gaz. C'est le même phénomène, qui, cette fois, a largement contribué à mettre Trump au pouvoir, le switch opéré entre le gaz et le charbon. Le coup de la guerre des Malouines n'a pas servi, parce que visiblement, le peuple US a comme dirait ras la casquette des aventures extérieures.

La Grande Bretagne aurait pu continuer à exploiter ses mines sans problèmes, et les déficitaires auraient pu se retrouver excédentaires si on avait un peu augmenter le prix de l'électricité, parce que c'est un marché captif. Y aurait il eu perte de compétitivité ? Non. Parce que le consommateur s'adapte au prix cher, en réduisant sa consommation.

Le cas de la Grande Bretagne Thachérienne a été un splendide cas de "dutch disease", ou maladie hollandaise. Cette maladie hollandaise est ainsi nommé parce qu'on a étudié sur l'économie des Pays bas, l'impact de la découverte du gisement géant de Groningue. L'impact avait été nul, parce que la ressource supplémentaire avait été gaspillée.

C'est ce qui s'est passé en Grande Bretagne avec des performances économiques de 1979 à 1990-1991, totalement identiques avec celle de la France.
Thatcher n'a pas mieux fait qu'un émir. Elle a dissipé la rente, sans intérêt pour le pays, en ruinant ses capacités productives, et en la mettant au service de sa vindicte personnelle envers les syndicats, les ouvriers, les pauvres, coupables d'avoir sucé la moëlle de son père épicier. Le  traitre de classe, c'est le pire, encore plus si la maladie d'alzheimer fait empirer la sauce. Il s'en est suivie la suite logique, ses propres amis l'ont éliminée.

On peut constater qu'on appelle le meurtrier de Jo Cox, un "extrémiste", mais où est l'extrémisme en ce moment ? C'était Jo Cox, l'extrémiste. Elle ne comptait pas, et pour les "amis" de l'Europe, était simplement de la chair à canon, sacrifiable sans regrets, ni hésitations. En un mot, elle valait peau de balle.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:24

Réveillés d'une longue sieste, les membres de l'ASN semble enfin faire leur boulot, et tirent la sonnette d'alarme. Les problèmes, en effet, ne sont pas récents.

Si l'ASN  est préoccupée de l'état des réacteurs, qu'elle agisse, et les arrête, et les arrête définitivement s'il le faut. Où est le problème ? Le problème de la production, c'est pas leur registre.

Rien qu'avec les barrages, on a le niveau de production de l'année 1960. Donc, pas celle du moyen âge. Aux autorités de se démerder pour la transition. D'ailleurs, les centrales au charbon, même vieilles, peuvent fonctionner. Les charbonniers US verraient débarquer des clients avec le sourire... Ils feraient même des prix.

La précarité énergétique concerne déjà 6 millions de ménages et 12 millions de personnes. Et le remède est connu : investir. Et gommer toutes ces conneries de chauffage électrique à effet joule, climatisations et pompes à chaleur sans relève fossile. Le temps a sonné d'impulser une politique d'économie pour la consommation d'électricité.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 20:16

Il veut être Thatcher ?

Mais le problème, c'est qu'avec son programme débile, ça risque surtout d'être la java de broadway.

Pour ce qui est de Margaret Thatcher, qui aurait "sauvé", son pays, j'ai, en bon comptable été vérifié, comme d'hab, sur perspective Usherbrooke, repaire de communistes bien connus.
De 1979 à 1990, les pib français passent de base 100 à base 134.50. pour ce qui est du Royaume Uni, ça passe à 136.40.

Si on prend de 1979 à 1991, on a dans le cas français, 136.40, et dans le cas britannique, 134.70.

Donc, dans le même laps de temps, les économies britanniques et françaises ont eu exactement les mêmes performances.

Conclusion : je dois couver quelque chose, parce que pour la première fois de ma vie, j'ai dit du bien de mimitte. ça doit être le saucisson, c'est dur à digérer. j'ai exagéré.

Pendant le même temps, la production britannique de pétrole atteignait 90 millions de tonnes, contre 3 en France, sans compter le gaz...

OUAHHH, Je viens de dire du bien de mimitte pour la deuxième fois. j'aurais pas du prendre tant de cacahouètes.

Question java de broadway, le temps de Margaret fut celui des émeutes. je vois très bien les bleus tapant sur les manifestants. Déjà qu'ils en ont ras le képi et votent à 60 % FN.

Question java de broadway je rappellerais l'anekdot russe sur gaïdar : « Quel est le plus grand économiste marxiste de la Russie ?
– Egor Gaïdar, car il a réussi en deux ans ce que ni Lénine ni Staline n'avaient su faire : discréditer complètement le capitalisme dans ce pays. »

Et le résultat de la thérapie de choc est toujours le même : "Dans les mois qui suivent son action, l'espérance de vie continue de plonger, les services publics se désagrègent et la production diminue." (à propos d'E. Gaïdar).

Moi, j'ai toujours dit que les cathos, c'était un peu limite, dans le genre aussi bête que méchant, avec le truc de "qui aime bien châtie bien", moi, je serais plutôt du genre, "qui aime bien aime bien".

Fillon fait la même erreur que Marx. Il croit que la France, c'est la grande bretagne.

ça va être aussi la java de broadway s'il réussit à déstabiliser l'économie française, et de là, l'économie européenne et même mondiale.

Aaaahhhh, j'ai vraiment un truc qui va pas. j'ai dit du bien de porcinet. C'est le mélange de pastis, de saucisson et de cacahouètes. c'est pas bon les mélanges. Il faut que j'arrête le saucisson et les cacahouètes.

Pourquoi faut il que les seuls qui se sont présentés à la  primaire de droite et du centre soient des fous furieux évadés de l'asile ???

Mais, bon, Fillon aura peut être de la chance, s'il est élu : d'ici là, l'économie mondiale, italienne, américaine, japonaise ou chinoise auront peut être implosées ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 15:41

En Chine, comme aux USA, visiblement, après un trou d'air épouvantable.

La production est passée de 3900 millions de tonnes (+ 600 Mt de production grise), aux environs de 3200.

Il est clair que des gisements sont épuisés, et dans un contexte de surinvestissement manifeste, il n'est plus question d'investir. D'ailleurs, avec la chute des prix observée, d'environ 75 %, il n'y a pas de possibilité d'amortissements de ces capacités. Même si les prix sont en train de remonter, il est clair qu'à long terme, il n'y a pas de possibilités d'anticipations, et que le secteur reste fragile.

Il est clair aussi, qu'à l'allure où les gisements sont exploités, ils n'iront pas bien loin. Les réserves sont décomptés pour une trentaine d'années, mais elles ne sont jamais exploitées jusqu'au bout, parce que la rentabilité défaille bien avant que le gisement soit totalement vidé. Il reste certes, du charbon, mais pas économiquement exploitable.

La production a atteint un pallier aux USA, la consommation se redresse, sans remonter franchement.

Il est clair que dans l'industrie du charbon, le stock joue un rôle crucial, et les stocks de charbon ont atteint des sommets, que ce soit en Chine ou aux USA.

La fin de purge n'est donc pas pour tout de suite, et surtout, la réduction des capacités de consommation (centrales thermiques), est souvent irréversible. Beaucoup de capacités ont été fermées, parce qu'elles étaient trop anciennes et il n'y a souvent pas de relève prévue dans beaucoup de pays.

Au Canada, certains faux culs se vantent de fermer les centrales thermiques d'ici 2030, pour but écologiques. En réalité, il n'en est rien. Si les centrales vont fermer, c'est qu'elles sont vieilles et obsolètes, et qu'on n'a pas prévu du tout de les remplacer, pour cause de rentabilité défunte. Donc, on les fera durer, jusqu'à ce qu'il soit rentable de les fermer...

Aux USA, ce sont des capacités crées dans les années 1950 et 1960 qui ferment.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 14:48

L'indépendantisme a le vent en poupe en Californie, mais visiblement, pas l'intelligence. De toute façon, on ne peut être bobo et intelligent, ça se saurait.

On me demandait, "oui, mais que faire, sinon du Fillon ?" Justement, surtout pas du Fillon, du libéralisme économique, et de la régression sociale, en sacrifiant le sociétal, dans le cas de Fillon... C'est trop. L'alternative, c'est le protectionnisme. Une nation développée, ne s'est développée que dans un cadre protectionniste. Jamais dans le cadre libre échangiste.

Pour en revenir à nos moutons de bobos californiens décérébrés, on voit, malgré leurs "intelligence", qu'ils n'ont aucune culture.

Après avoir opéré la dévolution, c'est à dire la sécession, il faudrait penser au quotidien, c'est à dire, le premier d'entre eux, c'est de boire.

Or, la Californie, comme Las Vegas, ça n'existe pas sans le barrage Hoover, à Boulder. Et les querelles pour l'eau sont des querelles corsées. Voir Pagnol. Cela a très vite fait de dégénérer, et les californiens, s'il en reste, devraient s'habituer à vivre dans la Californie d'origine, c'est à dire, un climat désertique ou semi désertique. Sans la piscine, avec des  toilettes sèches et sans la pelouse.

Parce que quand on voit ce qu'il est advenu du gaz entre l'Ukraine et la Russie, après la fin de l'URSS, on pourrait penser que cette querelle ne pourrait que s'envenimer, parce que les monnaies seraient différentes, que les enchères monteraient entre les différents utilisateurs. D'autant que les ressources, plafonnant, ne seraient pas disponibles pour tout le monde.
De même au niveau électricité, si la Californie a adopté une politique d'économie, elle est tributaire des voisins pour sa consommation, voir des canadiens.

On imagine aussi, comme l'Allemagne l'a dit à l'Angleterre pour le gaz, ils n'auront, en cas de problème, que les quantités de gaz russe qui seront excédentaires chez eux, et pas plus. Quel que fut le prix qu'ils soient disposés à mettre.

La grande famine/disette de 2008, fut causée par l'Ukraine. Avec une récolte moins importante que prévue, et l'incurie Ukrainienne ayant laissé dépérir le réseau d'irrigation (les barrages étaient pleins), ils avaient simplement suspendu les exportations...

Il faut donc rappeler aux Californiens, le "moi d'abord", et les autres ensuite. Quand on est en situation de stress hydrique et énergétique, avec une balance commerciale très déficitaire, les Californiens devraient redescendre sur terre. Pour l'accès à ces ressources, ils pèsent plus en étant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

On me posait la question de l'approvisionnement parisien en électricité. On peut parfaitement envisager la rupture électrique de la région parisienne. On préférera délester les régions périphériques, qui en tireront une conclusion logique : voter Trump, pardon, FN.

Même s'il ne s'agit que d'une rupture de quelques heures, politiquement, le poids se portera des années, voire des décennies.

Il suffira que quelques trublions comme votre serviteur gueulent qu'on a sacrifié "la province", ce que beaucoup ne manqueront pas de faire. Et qui sera vrai.

En Californie, même, le partage de l'eau posera problème entre ruraux et urbains. Les ruraux ont obtenus de longue date des droits importants. Mais à l'époque la consommation urbaine était minime, et la population de l'état ne dépassait pas les 3 millions.

Que la Californie possède des réserves d'eau 3 fois plus importantes que prévue importe peu. Parce qu'à l'allure où ils gaspillent l'eau dans un train de vie sans rapport avec les possibilités du milieu naturel, ils auront vite fait de les flamber.

Comme on le dit dans zerohedge, le culte Clintonien étant religieux, il n'admet pas le doute ou simplement le scepticisme, encore moins l'opposition. Et admet encore moins être stupide. Du genre "génération Mitterrand". C'était risible et débile, mais peu des partisans de mimite le voyait...

Pour la Californie, il est clair que cela correspond parfaitement au phénomène décrit par Orlov, du citadin contrôlé vs celui qui ne l'est pas, et qui s'aperçoit, dans les zones plus rurales, de la dégradation manifeste du système.

Courage californiens, allez au marché, achetez un cerveau, mais ne soyez pas tentés par le suicide. D'accord, vous êtes des villageois, des bouseux incultes, écrasant dans l'inculture et l'ignorance les ruraux, parce que de votre village, vous ne voyez pas les limites.

Orlov, dit la même chose :" Idéalement, un patient contrôlé mentalement, chimiquement et trop fragile pour quitter cet environnement artificiel et s’aventurer dans le monde réel. De l’autre côté, les groupes autonomes, séparatistes, tribaux sont presque impossibles à comprendre ou à contrôler pour la technosphère."

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 08:07

On aime bien se dire libéral. Quand on gagne de l'argent. Mais c'est notablement plus facile d'en gagner quand c'est la collectivité, l'état ou autre, qui paie la facture de l'investissement.

Plusieurs exemples. D'abord, dans le football US. A San Diego, visiblement, on ne  veut plus payer les infrastructures. Ou plutôt, le contribuable ne veut plus payer, pour des rencontres, finalement, très rares, d'athlètes à l'ego démesuré, et au salaire, anabolisé aux méthamphétamines.

L'inénarrable excuse des retombées économiques, est... retombé. Rien a ciré, visiblement. Et comme je le dis souvent, un équipement, pour être rentable, doit être utilisé constamment, sinon, il s'enfonce dans les pertes économiques.

Aussi sont ils priés "d'imaginer", d'autres solutions. Mais visiblement, l'imagination est loin d'être au rendez vous, parce que les dits investisseurs exigent du rendement...

Autre exemple, on demande à ADP (aéroports de Paris), de baisser ses tarifs, comme Amsterdam. En réalité, le commencement de la fin des énergies  fossiles ne tue pas seulement les petits aéroports. Il établit aussi une hiérarchie entre les grands. Vous voulez sauver ADP ? A long terme ? Etablissez un cordon de douaniers féroces, pointilleux et soupçonneux à la frontière nord. Qu'ils fassent perdre un temps énorme aux passages de frontières, même de TGV.
Ce sont les événements qui vont guider les hommes, et non l'inverse.

La dépendance aux énergies fossiles et au réel est trop grande, mais on l'a oublié.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 14:28

Bien avant Trump ? Encore un journaliste qui a un problème avec la réalité. La réalité du libre échange, c'est la réalité du pétrole.
Sans pétrole, il n'y aurait pas eu les deux malades profonds, qu'étaient Reagan et Thatcher.

Les échanges déclinent depuis 2007, pour plusieurs raisons.
D'abord, comme l'a dit Paul Bairoch, paradoxalement, les échanges se développent en période protectionniste, et régressent en période libre échangiste. Tendance qui a été, un temps contrarié par l'endettement. Mais l'endettement plafonne sévèrement. Le problème du libre échange est qu'on peut commercer, mais que les clients n'ont plus un rond.

Les asiatiques veulent sauver le TTP, ou traité de libre échange avec les USA; bicoze le déficit commercial des USA avec l'Asie est gigantesque. Même s'il ne se réduit que progressivement, on peut dire que ça va dégager dur dans les usines...

Ensuite, la question de l'énergie destinée aux transports. A l'heure actuelle, le libre échange est assis sur les mamelles du transport, maritime, aérien, et par camion.
Or; les trois souffrent de manque chronique de rentabilité.

Le problème du carburant nécessaire, mécaniquement, pose la question de la désintégration des filières industrielles, qui fait que les usines du bout du monde, passent leurs commandes à l'autre bout du monde. A grand coup de consommation de pétrole.

La meilleure manière d'éviter cela, c'est justement de recréer ces filières verticales, qui fabriquent tout de A à Z, avec très peu de frais de transports. Et ces usines ne dépendent pas forcément de l'existence, ou pas d'un flot de pétrole. Elles peuvent utiliser des sources locales d'énergies.

Trump n'est donc que la partie visible d'une évolution. Le temps du libre échange pétrolier est passé.

En outre, on nous dit que les guerres de l'énergie vont s'amener. La première guerre de l'énergie, c'est 1914-1919. Le pic charbonnier britannique a entraîné la guerre avec l'Allemagne. Et on ne se bat pas pour des gisements en voie d'épuisement. Les guerres d'Irak et d'Afghanistan avaient pour but les gisements gaziers d'Asie centrale, et le gisement pétrolier géant de Kashagan, pas exploité.

« Mon inquiétude est que ce sont les stratégies nationalistes qui fonctionnent le mieux dans cet environnement. » La voie de la vérité. En réalité, la stratégie nationaliste fonctionne toujours mieux, dans l'intérêt général. L'aboutissement du libre échange, c'est un pays sous développé.

" Or, le protectionnisme augmente avec la chute des échanges mondiaux ". Le protectionnisme est le remède à la chute des échanges mondiaux. La relance de 1981, dans un contexte libre échangiste, était insane. On relance dans un système protectionniste.

Depuis 2007, on essaie de relancer l'inflation, pour gommer les dettes. Dans un système libre échangiste, c'est très compliqué. Donc, les 5 000 milliards de dettes fédérales supplémentaires annoncées n'ont aucune importance, si l'inflation augmente.

A la fin des années 1940, la dette française à laquelle on attachait tant d'importance dans les années 1930, a été laminée sans crainte et sans bruit, par l'inflation. (NB : sur longue période, et malgré ce que l'on croit, c'est le franc la monnaie forte, et le mark la monnaie débile).

Il n'y a aucun stock de dettes qui résiste à 4 années à 50 % d'inflation.

L'inflation et la perte de valeur de la monnaie des années 1914-1920, avaient, de même, totalement neutralisé la dette française, bien qu'elle soit passée de 60 milliards, à 300.

L'économie du réelle, voulue par Trump, aura sans doute des effets beaucoup plus bénéfiques pour ses concitoyens, que les guerres sans fin menées par ses prédécesseurs. Et l'envolée de la dette, selon une exponentielle, traduit l'effondrement futur de la monnaie, inéluctable. Le réel reste, le virtuel, et la monnaie, vont s'effacer. ça n'a aucune importance, une autre sera crée, et sans doute, retrouvera t'elle la valeur du dollar de 1913, celle qui n'avait pas bougé depuis 1787.

Raison pour laquelle, Trump laisse spéculer. Sans doute, prévoit il que les banquiers sont vraiment trop cons pour infléchir leurs pratiques, et qu'ils arriveront bien à détruire la monnaie. S'il a construit entre temps, quelque fut le coût, il laissera quelque chose. (Cela a été, d'ailleurs, lors du procès Laval, la base de la défense de Pierre Laval. Il avait sauvegardé, le plus possible, l'appareil industriel. Clin d'oeil de l'histoire, le président déflationniste de 1935, se vantait d'avoir sacrifié la monnaie dix ans plus tard...)

Autre trait commun, entre Trump et ceux qui le critiquent, les européens, si attachés à l'accord climat, veulent freiner les énergies renouvelables. Elles font trop de dégâts aux grosses firmes. Mais l'évolution n'est plus arrêtable. Elle se fait, d'ailleurs, plus par paupérisation que par changement technique. Mais le changement technique n'est pas forcément spectaculaire. Le simple changement d'une chaudière entraine la consommation vers les tréfonds.

Les autorités de l'UE liquident l'austérité. Visiblement, elles ont chaud aux fesses. Mais sans doute est il trop tard. Elles sont totalement et complétement dévaluées.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 08:13

Pour greenpeace. Il était clair, pour moi, que EDF était en faillite depuis bien longtemps, parce simplement, en ayant provisionné près de 25 milliards et être endetté, c'était incompatible.

Là aussi, la politique des dividendes a fait des ravages.

La politique de gaspillage, dite politique d'investissements à l'étranger, pareil, que ce soit Argentine, Brésil, Mexique, USA, TOUJOURS, cela a été des fiascos financiers que le consommateur français a été prié de payer.

Ce sera la même chose au Royaume Uni.

Il est évident que si EDF provisionne correctement ses comptes, elle n'a plus de capital. Pas en faillite pure et simple comme le dit Greenpeace, parce qu'elle a un flot de cash flow important. Elle peut, si elle redevient raisonnable, survivre.

Mais la structure même de l'entreprise en fait un dinosaure, un géant inefficace. Assis sur une rente de situation, elle n'a pas senti le vent tourner.

L'entreprise est sur un mode de pensée ancien. Et déphasé. La consommation n'augmente plus, voir diminue, voire diminue fortement, la paupérisation fait son oeuvre aussi dans l'électricité. Et cela va loin dans les comportements. Je vois bien en hiver que les cartons mis à disposition à Carrouf n'existent plus en hiver. Certains n'ont que ça pour mettre dans le poêle.

Sans compter, bien sûr, la rupture technologique vers des appareillages moins gourmands, et la rupture technologique vers d'autres modes de production.

Il est temps pour les dirigeants d'EDF d'être réalistes et d'engager la politique de désinvestissement du nucléaire.

Comme je l'avais indiqué, pour réduire les coûts, on laissera sans doute se reposer très longtemps les réacteurs nucléaires.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 17:22

Pour sauver le soldat EDF, on mise sur le bois. Avec leur couillonnade de chauffage électrique, on est quasiment sûr de se taper une panne électrique géante, sauf si les possesseurs de ces équipements font marcher leur poêle ou leurs inserts dont ils sont souvent massivement doté.

La corporation d'ailleurs, des plombiers chauffagiste, d'ailleurs, se félicite de l'existence d'un tel parc de chauffage électrique : ça fait un fil rouge dans l'activité, c'est à dire le tomber et le remplacer. Et comme c'est un remplacement, c'est plus cher.

Les 3/4 des français, d'ailleurs, font des économies sur le chauffage, et ont froid.

Pour ce qui est des dépenses pour économiser l'énergie, seuls 17 % y pense. beau baromètre de la misère sociale. il n'est venu à l'idée de personne que la plupart des gens n'avait tout simplement pas les moyens de le faire. Economiser l'énergie, c'est faire au plus simple : baisser le chauffage, et mettre un pull. Et ça coûte très peu cher.

Rien d'étonnant, d'ailleurs, avec le rebond de mortalité observé l'an dernier et confirmé cette année. On meurt de misère sous Hollande le mou.

Autre signe d'effondrement, la filière de recyclage broie du noir en France. L'arrêt de la machine économique entraine l'arrêt de la filière, pendant que certaines saturent tout simplement. C'est un phénomène déjà observé dans le papier carton au début des années 1990 : la récupération avait atteint de tels niveaux que le prix du papier à recycler était tombé à zéro.

Derniers signes encourageants de l'agonie du modèle libéral et de la décroissance énergétique, les ports commencent à souffrir. Certains farfelus se comparent à Rotterdam. Il leur a échappé que Rotterdam n'était pas situé au même endroit que la Rochelle. Faut il être niais. Ils n'ont pas le même Hinterland, ni les mêmes voies de pénétrations,  ni la même densité de population.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie transport maritime
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 16:28

J'aime en général beaucoup ce que dit jacques Sapir, mais il vient de raconter une belle salade. Il disait que les présidents républicains faisaient beaucoup plus augmenter le déficit public que les présidents Démocrates. Il a sans doute oublié la présidence Obama, qui elle, a fait mieux que toutes les autres réunies.

Il me semble bien que cette administration était démocrate, enfin, si cela veut dire quelque chose de différent de républicain.

Personnellement, j'ai pas bien remarqué, sinon en pire, par rapport à l'administration Bush. Bush, au moins, avait neutralisé Cheney.

De toute façon, le président US, c'est le mec qui lit le prompteur. Enfin, jusqu'à maintenant. Mais on peut tomber sur un os. C'est l'avantage de choisir un illettré, ou quelqu'un, dans ce cas, qui dit ce qui lui passe par la tête.

Les USA viennent d'entrer dans un nouveau cycle d'effondrement. Pour les nouveaux lecteurs, j'avais décrit dès 2008, une crise en LLLLL. On vient donc d'aborder un nouveau L.

Parce qu'on n'avait rien récupéré du tout de la crise de 2008. Il y avait les pays qui avaient fait glorieusement du 0 % de croissance, et les autres du - 50, - 30, -20.
La France s'en sortait pas trop mal avec une production industrielle n'affichant qu'une baisse de 15 %. Parce que la réelle croissance, c'est l'industrie qui la fait, et l'agriculture, le reste c'est du pipotron de taré néo-libéral (répétition : un néo-libéral est forcément un taré, ou pire un bandit).

20 000 milliards de $ de dettes, bientôt aux USA. Pendant que les coupons de nourriture (50 millions de personnes), se montent à 200 $ par mois.

Pas moyen d'en sortir autrement que par la banqueroute, quelques soient les options. La trajectoire de la dette est sur une exponentielle. Ridicule sont ceux qui disent, "mais comment va t'il financer son programme de 1000 milliards de $ pour les infrastructures ?". Visiblement, 1000 milliards de déficit, en argent, c'est pas compliqué à financer, il suffit de les créer. Le seul problème, c'est l'énergie nécessaire pour reconstruire ces infrastructures. 

Pendant ce temps là, la production pétrolière va forcément décroitre : pas d'investissement, pas de production,  et de manière bien pire que prédite par l'agence internationale de l'énergie. Ils parlent d'une réduction de production de 2 millions de barils jours, 5 % de 90 millions, ça donne plus près de 4-5, que de deux. Les capacités excédentaires seront diablement vite éliminées.

Reagan et Thatcher sont arrivés dans un monde où les ressources fossiles étaient encore abondante. Aujourd'hui, elles vont devenir de plus en plus rares (pétrole), ou obsolètes (charbon).

Il n'y aura donc pas de popularité issue d'une croissance supplémentaire. Mais rien ne dit qu'un président doive obligatoirement devenir impopulaire, même avec une énergie en décroissance. En effet, il peut très bien jouer la substitution, dans une guerre sociale.

Les empereurs romains faisaient de la redistribution en organisant des massacres de sénateurs.

Les grandes guerres civile, comme l'immense temps des troubles allant de 1560 à 1600, qu'on a appelé les guerres de religion, se font dans un contexte de société bloquée, et les guerres font, simplement, en haut de l'échelle sociale, de la place. A la fin, plus personne ne savait pourquoi la guerre avait été déclenchée. Les grandes familles nobles avaient toutes été décimées.

La seule contrainte, pour le nouveau gouvernement, c'est de ne pas faire ce qu'on a toujours fait depuis un siècle, de la relance, de la rigueur budgétaire, c'est organiser une société stable, et donc, forcément, de dépouiller les plus riches.

Bobos intolérants, péremptoires et déplorables se détestent, mais les déplorables sont plus sympathiques : ce sont DEJA des victimes du plafonnement des ressources énergétiques, pendant que les autres vivent dans les villes, encore à l'abri du phénomène. Quand ils seront rattrapés par la crise, ils seront dans une situation bien pire.

Le déplorable vit dans une situation simple, localement, tous les emplois ont disparus, et tout l'immobilier est à vendre. Mais personnellement, je me marre vraiment quand ce phénomène a atteint le village bobo, protestant, politiquement correct du coin et donneur de leçons. Une jouissance pure jamais ressentie depuis bien des années...

Et comme je l'ai dit, le bouseux soi disant ignare, disposant d'une arme à feu, sera bien plus persuasif que le bobo soi disant intelligent mais désarmé.
De même, un président menacé de toutes les manières peut réagir de manière antique. Comme disait Teddy Roosevelt, il faut parler doucement, mais muni d'un gros bâton.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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