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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 00:21

Dans la production d'électricité.

Le Nucléaire, c'est désormais un truc de vieux cons, genre sénat et assemblée nationale française, ou de types achetés par le lobby. Mais on peut être aussi, vieux con et corrompu.

Ce n'est pas exclusif l'un de l'autre.

Les capacités de productions renouvelables, éoliennes et solaires s'envolent, pendant que le nucléaire stagne.
Il faut dire que le niveau d'investissement minimum n'a absolument rien de comparable.

Les coûts s'envolent dans le nucléaire, et dégringolent dans le renouvelable.

La part de l'électricité produit par le nucléaire est passée de 17.6 % (1996) à 10.3 % (2015), le renouvelable est à 22.5 %.

Sans commentaires. Et l'éolien, comme le solaire n'en sont qu'à leurs commencements, je vous laisse imaginer la suite.

Pour l'UE la part du fossile s'effondre, passant de 1808 TWh produit en 2006 à 1307 en 2014, le nucléaire se contentant de reculer de 958 à 832 entre 2004 et 2014, le cumulé du renouvelable atteint lui, 899 TWh.

On imagine, là aussi, deux choses, la panique des opérateurs et la vitesse de l'évolution. Fossile et nucléaire voient leurs capacités réduites d'années en années, le charbon et le gaz décommissionnent deux fois plus de capacités qu'il n'en est mise en service, avec, là aussi, le poids du passé : une centrale électrique, même au charbon, c'est très long à construire, il faut pratiquement 10 ans.

Là aussi, une bonne part de la crise de l'électricité est due aux opérateurs. Alors que les entreprises sont très promptes à vouloir saquer leurs salariés et leur demande la réactivité, la précarité et la souplesse, ils ne font preuve d'aucune de ces qualités. Notamment dans le décommissionnement des centrales à charbon.

Ils n'ont fait, de même de preuve d'aucune souplesse dans la distribution de dividende. Il n'y a aucune obligation à distribuer, tant et plus, du dividende. Et à une époque, il était fréquent que ce soit des attributions d'actions. Donc, il n'y avait aucune sortie de cash.

Il reste que si le problème de l'électricité peut être résolu, cela ne changera rien au problème de nos sociétés bâties sur le transport et le pétrole.

On peut peut être construire des automobiles électriques, mais pas un réseau routier sans pétrole. Et le goudron n'est que le déchet ultime d'une certaine production de pétrole.

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 16:05

En question économique, on réanime l'anti-racisme. Et le communautarisme. Si bien que l'on peut parler de "ku klux Klan inversé".

On fait les poubelles de l'empire, tout son côté bien pensant, pour oublier la réalité.
En 1983, on fit pareil, pour masquer l'échec économique complet du gouvernement socialiste. On ne fait pas de relance avec une économie ouverte, et financiarisée.

On peut relancer quand on est protectionniste et qu'on contrôle les changes.

Virginie occidentale. Il y a des gueules noires, en Virginie occidentale, mais peu de minorités. Pourtant, il y a des gueules noires, enfin, il y en avait.

300 mines de charbon en 2010, 100 aujourd'hui, et encore, qui ne fonctionnent pas à plein.

Cet état est sudiste, mais ce n'est pas le sud profond. La classe politique de Virginie en 1861 fut déchirée, une partie choisie la loyauté, et la présence de troupes fédérales dans cette zone évita la sécession. La Virginie occidentale fit donc, elle même sécession d'avec la Virginie.

Et puis, comme je l'ai dit, les minorités y étaient rares. Et le charbon et les mineurs, déjà prédominants.

Robert Byrd y fut sénateur pendant plus de 50 ans, ex-membre du Klan, sentant le souffre, avec des pieds fourchus, il était pourtant considéré comme un des sénateurs les plus à gauche, s'opposant au patriot act, et à la guerre en Irak.

En attendant, son état est littéralement en train de crever sur pied, car on sait qu'il n'y aura pas de reconversion après le charbon, et le départ de cette région pour la population est quasi illusoire : il n'y a rien ailleurs, et le taux de chômage US est du délire de fumeur de moquette.

Le charbon représente 20 % du Pib de l'état. Et les recettes fiscales liées au charbon ont diminuées de 40 %.Envolé la période où l'on s'alarmait pour les montagnes de Virginie.

Il ne reste plus aux habitants de Virginie occidentale qu'à fonder une organisation anti-raciste, parce que le racisme le plus prégnant, ça concerne les ouvriers et les employés.

Ils coûtent cher, ils ont qu'à faire autre chose. Oui, mais quoi ???

On s'est gargarisé de la COP21, alors que cette COP, ce n'était qu'un diner de cons gigantesque. Le secteur de l'énergie fossile était déjà en train de s'effondrer.

C'est vrai pour le pétrole, c'est encore plus vrai pour le charbon, au mono-débouché, (plus de 90 %), la production d'électricité, encore plus aux USA.

Faisons semblant de piloter un mouvement, qui ne nous doit rien. Le monde capitaliste délaisse simplement le fossile. Trop risqué, pas rentable.

Au monde du fossile, j'ai toujours associé le nucléaire, bien que ce ne soit pas, à proprement parler, du fossile, mais elle en a tous les autres caractéristiques.
Et dans les palais parisiens, on est bien trop bête pour s'en alarmer. Même les syndicats EDF, si nucléairophiles, s'en inquiètent.

Le propre d'une transition, c'est de laisser beaucoup de monde sur le côté. Des gens qui ne retrouveront pas de travail, pour la plupart. Et qui risquent de devenir aigris, vindicatifs, et en colère. Et les bandes ethniques subventionnées et protégées risquent de trouver une concurrence à laquelle elles ne s'attendaient pas.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 18:01

Des projets de centrales thermiques en cours. 90 % sont concernées, dans 29 des 31 provinces.

On voit la violence de l'ajustement.

Les nouvelles mines de charbon sont aussi suspendues jusqu'en 2019. Et 1000 seront fermées.

Côté Virginie occidentale, ça craint aussi, la blague de Rockfeller sur la Virginie n'est plus d'actualité. ("La bonne nouvelle, c'est que la Virginie occidentale est toujours à vendre, la mauvaise, c'est que c'est de plus en plus cher").

Là visiblement, la jacquerie n'est pas loin. 100 mines en activités, contre 3 fois plus il n'y a pas longtemps. L'état a massivement voté Trump.

Et quand sonne l'heure de l'effondrement économique, le verbiage de l'élite ne fonctionne plus, laissant la place au radicalisme politique. ça ne changera rien ? Evidemment, la tendance lourde est l'effondrement des ressources fossiles. Mais, quel rapport avec la fin de la démocratie ?

On peut avoir une société stable économiquement, et pauvre, et des institutions démocratiques. Les institutions non démocratiques sont le reflet de la montée des inégalités.

En attendant, il n'y a plus, en Virginie, de prêts immobiliers, de ventes immobilières, et on assiste, simplement, à l'effondrement de l'état.
Bien entendu, comme on est néo-libéral, on a confié l'enlèvement des ordures ménagères à une société privée, qui facture 15 $ par mois.

Bientôt, il y aura le nouveau stade : celui ou on envoi cette société se faire mettre chez les grecs, et où on brûle ses ordures dans un coin, comme au temps de la fin de l'URSS. Pas un papier dans les rues, pas un enlèvement d'ordures, mais les gens avaient gardé une certaine discipline, et puis, quand on consomme plus grand chose, les ordures ménagères, il n'y en a plus beaucoup.

Bref, la lecture conseillée aux USA reste donc toujours, autant en emporte le vent, pour la période d'après guerre...

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 05:28

Calgary est victime de sa situation et de la chute des prix du pétrole. Là aussi, pas besoin d'épuisement des réserves, l'effondrement du système économique suffit. La même situation que le Venezuela.

L'immobilier de Bureau se vide, et la valeur de l'immobilier chute, au contraire, notamment, de Vancouver, prisé par de riches chinois, même si certains se font découper en petits petits et nombreux nombreux morceaux, car ils ont du déplaire. Certainement à leurs créanciers.
Quand je disais que la chute du prix de l'énergie posait un problème à la continuation de la dette.

Ceci dit, c'est un rappel de la torture des 100 morceaux. Sans doute, les triades ont elles du s'asseoir sur leurs créances, mais un message a été envoyé.
L'immobilier à Vancouver, d'ailleurs avait atteint un niveau très élevé. Mais sans doute, une partie du message était qu'ils pouvaient s'expatrier au trou du cul du monde, ils ne seraient jamais assez cachés.

Exit, donc, le magnat minier, et les riches de tous bords, qui quittent les grandes villes feraient bien de méditer l'exemple.

Les triades sont en Chine, les structures les plus stables et celles ayant perduré le plus longtemps dans l'histoire. De fait, il n'y a pas de preuves qu'elles se soient jamais arrêtées de fonctionner.

Ils leurs arrivent d'être découpées en morceaux, mais ces morceaux repoussent, et les liens avec le pouvoir sont complexes. Tantôt violemment combattus, tantôt totalement intégrées au pouvoir, surtout en fin de cycle et de période.

On est plutôt ici, dans une phase d'intégration complète.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 16:17

Je rappellerais ici certains fondamentaux économiques.

Notamment la loi de l'offre et de la demande : "Les bucherons les plus futés ne vont pas travailler dans les futaies très en pente... ". Dans ces temps de grande mécanisation, une parcelle difficile peut être totalement imbattable, question prix : personne n'en veut, surtout pas les grosses entreprises mécanisées. En plus, elles ont souvent un bois exceptionnel, de très bonne qualité, parce que la parcelle a mis le siècle à pousser.

Une parcelle plane de 50 hectares verra une bagarre de prix de gens devant absolument travailler pour payer leurs emprunts.

Une parcelle de 3 hectares, accessible par une voie tracée pour les chariots à boeufs, et donc pas par un engin de chantier, n'intéressera que le forestier de petite taille, mais très haut en couleurs, celui qui en passant devant le crédit nagricole fera bras et doigts d'honneurs, et aura le portefeuille en peau de hérisson.

Comme ces parcelles enclavées et difficiles, les gens disposés à les faire sont rares, ce sont eux qui fixent le prix. Mais, c'est vrai que c'est pas moderne de travailler qu'à la tronçonneuse, avec des engins agricoles remontant à Mathusalem et pour un marché uniquement local.

Retour aux fondamentaux, le Royaume Uni attire les immigrés, les européens aussi. Question de langue, et de débouchés. Les godons sont clairement évincés du marché du travail, se retrouvent fréquemment en invalidité, et les familles de polonais, ou de tout ce que vous voulez, peuvent très bien vivre au pays, avec le salaire de misère du chef de famille. Ne parlons pas de l'autre spécificité du RU, le travail massif des enfants.

Visiblement, donc, les godons apprécient beaucoup, beaucoup cette immigration, c'est sans doute pour ça qu'ils ont été obligé de faire voter sur l'appartenance à l'UE ou "brexit", haï par les patrons amateurs de bas salaires, mais que ne voient pas d'un mauvais oeil, tous ceux qui ont une famille à faire vivre, pas à pétaouchnok, mais à Londres, ou Liverpool, dans un environnement de prix anglais.
Mais patience, le sort de la Grande Bretagne est entre les mains de la mer du Nord, dont la production va de moins en moins fort.

Le retour aux fondamentaux touche aussi EDF, dont la situation financière inquiète de plus en plus, même les syndicats.

Mais EDF n'est pas tellement différente de toutes ces entreprises du secteur de l'énergie, toutes en mauvaise posture. S'il n'est pas difficile de gagner de l'argent en marché expansionniste, dans un marché en régression, tout le monde bouffe ses fonds de culottes. Le charbon américain et chinois en sont d'excellentes illustrations, comme le marché de l'acier, et le marché de l'électricité a cependant l'avantage d'avoir une résilience plus importante que les autres, même si elle n'est pas infinie.

Inutile de prévenir les hommes politiques, ils sont totalement autistes, et complétement stupides.

Il parait qu'Hollande fait baisser l'audimat. Et dans ceux qui sont sensés le regarder, combien dorment devant la télé ? Et s'ils ne dorment pas avant, ils sont sûrs de dormir après. Un parfait soporifique, une émission pour quelqu'un qui n'a rien à dire...

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 23:38

La firme Peabody, plus gros producteur de charbon au monde, s'est placée sous protection du chapitre 11 des faillites.

La firme, fondée il y a 133 ans par Francis S. Peabody, avec un capital de 100 $ deux mules et une remorque, est lessivée.
En cause, le marché de l'électricité, qui consomme moins de charbon et déclasse les centrales, mais surtout, la consommation de charbon sidérurgique, en nette chute, et qui révèle une crise aigu du secteur de l'acier, crise qui ne demande qu'à s'aggraver, quand les chinois réduiront la surproduction de leur acier.

Il y a eu, d'autre part, l'impossibilité de vendre quelques actifs que ce soit : personne n'en veut. Là, une clause écologique répandue : le devoir de réhabilitation des sites. Et comme personne ne sait combien de temps et si les mines vont continuer à être exploitées, il faut se rendre à l'évidence : ça ne vaut plus rien, c'est une valeur négative.

Tombée à 801 millions de tonnes (short tons de 907 kilos), la consommation de charbon devrait encore décroitre à 752. A mon avis, pas du tout humble, c'est encore très optimiste. Quand la production mensuelle tombe à 50 millions de tonnes, et que les stocks sont pleins, il n'y a pas d'intérêt à produire. Quand à une "remontée", en 2017 à 778 millions de tonnes, cela relève de la masturbation de méninges.

Les centrales thermiques fermées ne rouvriront pas.

L'erreur manifeste de gestion a été commise en 2011, quand Peabody a racheté pour 5.1 milliards, des mines australiennes (Macarthur), fournissant du charbon métallurgique à la Chine).
Comme pour EDF, le mirage de la mondialisation leur a coûté cher.

Ils n'ont pas retenu la leçon de Rockfeller. S'il avait réussi à prendre le contrôle total du marché du pétrole, c'est en rachetant à coup d'actions de la standard oil, pas en sortant des liquidités.

Mais, autre nouvelle, le feu de paille du pétrole de schiste se termine.

La production de pétrole devrait passer, selon l'agence de l'énergie US, de 9.4 millions de baril en 2015, à 8.6 en 2016, et 8 en 2017.

"U.S. crude oil production averaged an estimated 9.4 million barrels per day (b/d) in 2015. It is forecast to average 8.6 million b/d in 2016 and 8.0 million b/d in 2017, which are both 0.1 million b/d lower than forecast in last month's report. EIA estimates that crude oil production in March 2016 averaged 9.0 million b/d, 90,000 b/d below the February 2016 level. "

On peut donc admirer, la performance de la FED et de son quantitative easing, qui a réussi à foutre un bordel monstrueux dans le marché de l'énergie, à couler tout le monde, y compris ses copains, et accélérer notablement la crise de dislocation du système.

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 17:20

Le coeur du réacteur "France", est en train de fondre. La région parisienne s'appauvrit, ce qui est un paradoxe et un exploit, jamais vu depuis la guerre de 100 ans.

La pompe, aspirante, prenait les ressources de l'ensemble, en redistribuait, mais une bonne partie restait en région parisienne, provoquant ses gonflements successifs.

Le coeur, aussi, visiblement, est atteint par le plafonnement des énergies fossiles, et pas seulement les banlieues à 30 kilomètres, comme le dit Jancovici.

Cela va poser un problème sérieux à l'état, un problème identique à celui né en 1789, et qui a perduré jusqu'en 1870, à une échelle explosive, et 1945, à une échelle moindre.

Il lui faudra gérer la pauvreté, et ses problèmes politiques, sous son nez. Louis XIV avait balayé la cour des miracles, elle renait aujourd'hui, et le problème est insoluble, totalement.

Le problème, c'est l'entassement de 12 millions de personnes, et la machine n'est plus capable, là non plus, de les employer tous.

Il était certain, pour moi, que ce problème du fossile finirait par toucher, aussi, la totalité du territoire, les régions privilégiées étant les dernières touchées. Aujourd'hui, elles sont atteintes, comme tout le monde.

On garde ce qui est indispensable, on vire les moins utiles, en leur disant qu'ils retrouveront un boulot, chose totalement fausse.

Jancovici disait que les gens se situaient encore dans leur sphère d'activité, et pas dans e bucheronnage. S'il y connaissait quelque chose, il verrait que même cette activité est en crise, avec une population désolvabilisée, des machines gourmandes en carburant, et de gros engins. En Haute Loire, d'après ce qu'on m'a dit, il y a un débardeur qui utilise un cheval. Un seul. D'abord, le cheval, personne ne sait ce que c'est, et le cheval, c'est emmerdant, il faut s'en occuper chaque jour, sans congé, ni repos. Et ce débardeur, pour le moment, il ne bosse que sur les endroits où la topographie empêche les gros engins de se mouvoir, les terres les plus extrêmes, et les plus difficiles d'accès, souvent avec de très belles futées, car elles ont été abandonnées en août 1914.

Les métropoles régionales sont dans le même cas de figure. Elles ne sont que de plus petites capitales, dans un désert qu'elles ont pompées, mais leurs ressources aussi, plafonnent.

Celui qui a vécu par le fossile, périra par le fossile.

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 16:22

La misère française est grande sur le renouvelable, et les performances européennes, contrastées. Si certains pays ont amplement dépassé les objectifs, ce ne sont pas forcément des pays très riches. On peut citer la Bulgarie, mais simplement des gens qui ne soient pas obtus, bornés, et affligés de lobbys arrogants.

La transition énergétique, c'est essentiellement la fabrication d'électricité renouvelable, et, en conséquence, le lobby nucléaire traine des pieds.
Pour ce qui est du nucléaire, il est aussi très clair, que le Luxembourg, alarmé par la centrale de Cattenom, est prêt à pousser le cri du billet de 100 balles pour qu'elle ferme.

Visiblement, avec l'Allemagne prête à mettre la main au portefeuille pour Fessenheim, il n'y a pas loin d'une "offre qu'on ne peut refuser".
Vu la situation financière de l'état français, et le caractère désespéré des finances d'EDF, ou plutôt de son absence de finances, le volume du cri du billet de 100 balles, décidera tout.

Dans la situation actuelle de l'état français, l'aide apportée à EDF, ça serit zombi Dupont, aidant zobi Dupond.

D'ailleurs, au vu de l'état actuel du marché charbonnier, ce ne sont pas ses centrales à charbon qu'EDF aurait du fermer, mais bel et bien ses centrales nucléaires.

N'importe quel charbonnier US aurait signé un contrat de fourniture sur 50 ans, garantissant un volume, et à un prix imbattable. Au niveau de la pollution, cela n'aurait même pas été sensible, visiblement, la production d'électricité thermique s'infléchit notablement pour le charbon.

Ils connaissent, ces bredins, l'économie de marché ???

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 05:01

Deux articles du saker, un sur JM Jancovici. Un autre sur Trump et l'effondrement. Visiblement, dans l'élite on accepte très bien la situation actuelle.

Forcément, les élites ne souffrent pas, pour elles tout baigne, le seul problème c'est le populo, qui sombre dans le populisme. Et le populisme, c'est pô bien.

Donc, si je résume, vouloir défendre ses intérêts, quand on appartient au 1%, c'est justifié. Pour le populo, c'est pas justifié.
Exit la démocratie, il faut un capitaine qui prenne les décisions impopulaires.

Le seul problème, c'est que l'histoire, ça ne fonctionne pas comme ça. Le seul dictateur qui se maintient, c'est celui qui donne du grain à moudre a son peuple.

Les empereurs romains aimaient bien les assemblées des tribus. Elles n'étaient pas utiles souvent, mais facilement achetables ; quand on avait des sénateurs à massacrer, ils s'en chargeaient, et se partageaient les proies. Dans le respect de la loi, bien sûr. Par exemple, il était interdit de tuer les vierges. Elles ne l'étaient plus quand elles étaient mises à mort.

Le blabla des économistes n'est pas anodin. Si on parlait, comme dans les années 1950, avec les batteries de productions physiques, on verrait tout de suite le problème. Notamment avec les comparatifs sur plusieurs années. Ce que j'essaie de faire. Et pas sur une croissance, éventuelle, alors qu'on a oublié si facilement la décroissance pas rattrapée de la veille.

Cher Jancovici, ces économistes, ils sont comme vous pour le nucléaire, un courtisan. Et le courtisan ne peut déplaire, en disant la vérité. Le dernier fou en fonction existait sous Louis XIV. C'était un fou fort sérieux, mais qui disait la vérité. Mort, il ne fut pas remplacer. Vauban imagina donc la statistique pour dire la vérité au Roi. Aujourd'hui, la statistique est tronquée.

Les primaires US ont permis l'émergence de Trump, mais aussi de Cruz, et de Sanders. Tous trois symptômes que le système est en train de s'effondrer.

"Trump n’a vraiment rien d’inattendu. Il est un symptôme de la panne en cours du pacte social aux États-Unis et partout dans l’Ouest. "

Contrairement à ce qu'il est dit, l'URSS s'est effondrée PARCE QU'ELLE N'AVAIT PLUS ASSEZ DE RESSOURCES NATURELLES DISPONIBLES POUR SES BESOINS - grands-. Les USA sont dans la même situation. Intrinsèquement, disposer de 9 millions de barils jour de pétrole, d'une capacité de production de 1000 millions de tonnes de charbon, ce n'est pas manquer d'énergie. C'est toutefois insuffisant pour combler les attentes de la population, d'une population habituée à autre chose qu'à un niveau de vie de 1873.

D'ailleurs, contrairement à ce que dit Jancovici, puissance industrielle et énergie fossile ne vont pas forcément ensemble. Les USA furent première puissance économique cette année là, et le fossile ne devint prédominent que dans la décennie 1880.

Mais les américains ne vivent plus aux temps de Scarlett.

On nous prévoit un "nouveau" président, genre Juppé et sa retraite à 65 ans. (Pour la sauver, bien entendu), je ne suis pas devin, mais les favoris, aux USA, qui avaient donné tant de gages au système, dont le très coûteux Jeb Bush, ont complétement fait long feu, et il ne reste en course qu'une Clinton, et encore s'avère t'elle foireuse au possible.

Un président, en France, est élu pour 5 ans. Visiblement, la question de sa ré-élection n'existe plus. Sarkozy a été balayé, Hollande est désormais enterré, avec une courbe de popularité qui va bientôt trouver du pétrole.

Tant qu'on n'aura pas un pouvoir capable de poser le problème sur la table, on aura un pouvoir qui va s'user de plus en plus vite. Bien sûr qu'on ne va pas être capable de maintenir le train de vie pour tout le monde. Mais avant, il faut supprimer impérativement la Jet Set. Il faut impérativement baisser drastiquement les loyers. La question des loyers dans la cité avait déjà été posé par Hamilcar Barca. Cela impose aussi de revoir la tolérance vis-à-vis de la délinquance.

"

La stratégie du vol à coût constant est éphémère, car elle ne vaut que tant que le coût de gardiennage est supérieur au coût de l'assurance, par exemple, mais rapidement, ceux qui possèdent des ressources vont les défendre très agressivement et les voleurs vont perdre une grande partie de leur avantage avec l'effet de surprise – et ils ne perdront qu'une fois. La mort est au bout de cette stratégie.

"

Magistrature, classe dirigeante, sont déphasées. Elles sont encore dans un monde d'avant, alors que tout a changé.

Comprennent ils combien ces migrants exaspèrent ?

De plus, comme il est visible dans le cas du charbon, caricatural au USA (grosses réserves, mais effondrement de la production), le système économique se révèle autophage.

Les représentants officiels de la classe dirigeante sont de plus en plus pathétiques et repoussoirs. Juncker est sans doute très responsable du vote néerlandais contre l'accord ukrainien.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 16:23

La descente auxenfers du Venezuela, est emblématique. Le pays sombre dans le chaos, et n'a plus d'économie.

Non pas, comme disent certains décérébrés, "c'est la faute au socialisme", parce que visiblement, le libéralisme fonctionne encore moins bien, mais parce que le Venezuela souffre d'une malédiction, celle d'être un état pétrolier, que les cours baissent, et que la production s'effondre.

Et comme dans tous les états pétroliers, le reste de l'économie n'existe tout simplement pas. C'est vrai pour l'Arabie Saoudite, pour l'Algérie, et hier, pour l'Urss, économie largement minière, et en état de pic pétrolier, au moment ou non seulement la valeur du pétrole baissait, mais aussi la valeur de toutes ses productions.

Il s'en est suivi que le pouvoir d'achat s'est effondré, la masse monétaire, plus reliée à une offre a fait s'envoler l'inflation, et a mis à mal l'économie du pays entier.
Le problème n'est pas le socialisme, mais l'épuisement géologique, OU, comme il est visible aux USA en ce moment, l'arrêt d'une activité charbonnière, arrêt partiel, certes, mais important, car c'est la moitié de la production qui disparaît, dans environ 35 états.

Les "dépenses" de l'état, ou socialisme, selon certains crétins, (et le socialisme-c'est-pô-bien), servent à étaler la crise sociale, et faire durer la politique néo-libérale, qui distribue l'argent aux pauvres, mais encore plus aux riches.

Pour revenir au problème vénézuélien, c'est que le pays était trop riche en pétrole, qu'il a détruit totalement le reste de l'économie, d'un pays modeste (30 millions d'habitants), et transformé, il y a longtemps, en simple consommateur, produisant peu d'autres choses.

"Le secteur pétrolier domine l'économie avec à peu près un tiers du PIB, 85 % des bénéfices à l'exportation et 43 % des revenus du gouvernement ".

Il est clair que l'agriculture n'a pas été sacrifiée : elle n'a pas été développée, et les périodes d'abondances ou de crises se succèdent au Venezuela, en fonction des prix du pétrole. L'hypertrophie du secteur du pétrole, est finalement le seul problème du Venezuela, et aucun gouvernement, de quelque couleur que ce soit, n'a réussi à le résoudre. Entre la consommation intérieure, qui augmente (et qui est largement bradée), et la production, qui diminue, le gouvernement est désargenté désormais.

Le pays d'ailleurs, est encore largement intégré à l'économie nord américaine, et c'est sans doute cela son plus gros problème. Les tentatives chavistes de diversification ont certes un peu bousculé la domination écrasante, mais sans la remettre en question.
La question de la classe dirigeante économique est simple : elle est totalement vendue aux USA, en bloc.

Il est clair que le syndrome soviétique va toucher le pays : quand les dernières réserves financières auront été brûlées, il ne restera plus que l'effondrement.
Il reste qu'en la matière -l'effondrement-, visiblement, tous les pays ont entamé le processus. L'Autriche voit une banque déposer le bilan, et la garantie de la Carinthie, elle même ruinée, s'avère illusoire, les émeutes, de plus en plus violente, agitent la France, et notamment une jeunesse qui a même du mal à trouver des stages, pendant que le zozo de Matignon se promène, et obéissant aux ordres de Bruxelles-Washington, la Grande Bretagne s'apprête à voter, les USA sont en campagne électorale, dans un contexte explosif, et l'effondrement du secteur de l'énergie et des mines provoque l'effondrement de 70 % du pays.

Il m'a été confirmé par la bande, que les commandes de pneumatiques pour engins miniers étaient au dessous de tout, indiquant une crise mondiale du secteur minier.

Les taux négatifs montrent leurs effets pervers, et risquent aussi de conduire à des émeutes.

Quand des manifestants vont prendre pour cible l'appartement du premier ministre, il est clair qu'avec l'effet meute de la foule, le lynchage de celui-ci n'est pas loin.

Si l'insulte est désormais quotidienne pour l'homme politique, le passage à la vitesse supérieure est inéluctable.

Le basculement, c'est quand ses gardes du corps le regarderont se balancer à la lanterne, sans sourciller.

La simple vue de l'homme politique, au conformisme bien trempé, est de plus en plus insupportable.

D'ailleurs, historiquement, il n'y a qu'à voir le fossé de perception qu'il y a eu, entre l'attentat de Ravaillac et celui de Damiens. L'un fut honni par la foule, la foule honnie les bourreaux dans le second cas.

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