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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 15:51

Le pic pétrolier se traduit par des suppressions d'emplois, par ajustement, et donne donc lieu ici à la fermeture d'un supermarché, là du licenciement des 18 derniers employés d'un aéroport inutile : Dijon. Qui veut aller à Dijon en avion ???

Mais les "autorités" locales, ne lâchent pas le morceau et veulent, en signe de virilité, leur aéroport, même si ce n'est qu'un gouffre plus profond que la fosse des Mariannes.

Le "vol d'affaire" reste la planche de salut.

Casino ferme à Confolens (Merci à P. Jovanovic pour ces deux nouvelles) et lourde 8 salariés.
Le pic pétrolier est comme la mer qui se retire, et laisse apparaître des rochers et des détritus abandonnés.
Dans les 2 cas, c'est la réduction des chiffres d'affaires, ou l'impossibilité d'imposer des prix reflétant les coûts réels. Et comme je l'ai dit, 400 aéroports en France, c'est au minimum 360 de trop. Et autant qui pèsent sur les finances publiques, avec l'alibi des voyages d'affaires.

D'ailleurs, la production globale agro-alimentaire s'effondre en France : quand on dit - 2.2 %, c'est dans les faits, considérablement plus, et c'était le seul secteur industriel français conséquent.

Donc, not'dentiste national (celui qui s'occupe des sans dents) se claquemurera dans son palais, gardé par sa garde présidentielle.

Nul étonnement, donc, que MLP se retrouve à 32 % battrait le type qui occupe l'Elysée, et ferait un très bon score contre n'importe quel candidat de droite, même si on peut s'étonner de la voire battue nettement par un condamné de droit commun.

Le pic pétrolier implique un reclassement politique complet. D'ailleurs il est cocasse de voir des journaleux commenter MLP et son "peuple a toujours raison", en criant au populisme. Non, le peuple a toujours raison, c'est la constitution qui le dit. Il faudrait prendre des journaleux :

- qui ne soient pas des crasseux incultes,

- sachant lire, écrire, compter. Pour faire le perroquet, il n'y a pas besoin de ça.

Quand aux conventionnels de 1793, ils parlaient, eux, de "peuple roi".

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 00:27

Il y a donc eu rebond des énergies nouvelles, éolien et photovoltaïque en 2014 en France. Pour l'éolien, la cadence de raccordement a été multipliée par 2 sur le premier semestre (+ 93 % ), et de seulement 56 % pour le photovoltaïque.
Mais la leçon doit être retenue : on ne fige pas éternellement un paysage technique.

Si l'électricité produite reste très modeste (1 % et 3.8%), même à ce niveau, cela reste ingérable économiquement pour le reste de la filière. Ou alors, il aurait fallu une envolée de la consommation. Il reste que si la consommation semble grosso-modo se maintenir en France, elle baisse notablement et fortement dans le reste de l'Europe.

Si la baisse, devant des politiques économiques idiotes, se confirmait aussi en France, au même rythme ( - 5 %), les électriciens seraient vraiment dans la M...ouise.
Cette atonie, d'ailleurs, du marché électrique européen, est aussi une mauvaise nouvelle pour EDF : son électricité sera de plus en plus difficile à vendre.

La totalité des pays européens est d'ailleurs dans un pic de l'énergie, depuis 2006. Ce n'est pas un symptôme de crise, mais sa cause. L'énergie est la base de la société, et l'énergie bon marché a disparu. La pensée de mettre "hors sol", l'énergie nucléaire est ridicule. Elle est étroitement liée au reste de l'économie, et il n'y a pas loin qu'elle produise bientôt, une énergie inutile.

Les "sans dents", monsieur le président, en ont, en réalité, de forts coriaces. Ils ne dépensent pas l'argent qu'ils n'ont pas.

D'ailleurs, cela devient patent. les données écrites en 2010, appartiennent désormais plus à l'histoire qu'à l'actualité économique. Le mouvement prend de l'ampleur et s'accélère.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 01:41

Félicie, pardon, GDF, aussi, pense à abandonner le nucléaire, le seul qu'il ait, le Belge, une fois.

Mais, ça n'est pas la seule donnée. Une majorité des projets gaziers et pétroliers seraient en surcoût. Moralité : le secteur énergétique devient non rentable. Pour le client, il est désormais plus simple de réduire la consommation, que de payer. L'envolée des prix fait qu'on se pose désormais la question.

La demande des émergents ne peut cacher que 64 % des projets sont en surcoût, et 73 % en retard. Globalement, il atteint 500 milliards de $, soit 1700 milliards, contre 1200 prévus. Il m'est avis que les budgets d'investissements vont encore plus déraper qu'ils ne l'ont fait déjà.

La transition énergétique, que chacun veut nier s'invite de façon fracassante au dîner.

Dans un deuxième temps, on verra le club des pom-poms girls du CAC 40 venir pleurer auprès du gouvernement sa rentabilité défunte et réclamer d'autres baisses de salaires.

Les sources "non-conventionnelles", ont aussi leur part de responsabilité dans la crise et le surcoût.

Bien entendu, on s'acharne à "créer" de nouvelles technologies pour consommer 3.5 litres au cent, sans penser qu'on devait déjà y être d'après les études faites en 1990, mais la bagnole, il faut du gros, du cher. Alors que pour y arriver, il fallait alléger, dans tous les sens du terme.

Mais le but du big bizness n'est pas de satisfaire des besoins, mais ses besoins de lucre.

Sans compter, bien sûr les guerres en Ukraine, Syrie, Irak, faites pour que l'empire anglo-saxon ne perde pas la haute main sur l'énergie...

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:59

Y a de l'eau dans le gaz, ou plutôt, plus de jus dans la centrale. Les multinationales privatisées de l'électricité ont des vapeurs en Europe occidentale : - 5.3 % de consommation. (merci à l'internaute qui m'a signalé l'article).

Aux zusa, la consommation, elle, augmente de 3.5 %.

Preuve que l'effet prix fonctionne parfaitement. Et la donne énergétique : les zusa ont beaucoup de charbon, dont la production d'électricité est le seul débouché quasiment (90 %), et du gaz de schiste, encore en quantité visible, dont le seul débouché pour ce gaz supplémentaire est justement... la production d'électricité.

Pour le gaz, ce sont les 3 tiers : 1/3 particuliers, 1/3 industriel, 1/3 électricité. Et la production d'électricité, le seul débouché possible et immédiat sans investissement, les centrales sont là, étaient surnuméraires et fonctionnaient peu souvent.

En Europe, la présence massive de malades mentaux en phase terminale de fonte du cerveau est avérée dans les classes dirigeantes : ils compriment les revenus, et s'étonnent de voir s'étioler la demande.

Cela fait partie plutôt des choses normales. On parle aussi de demandes massives de dégrèvements, de remises, de délais. Tout baigne, donc, jusqu'à ce que la situation grecque soit atteinte : la feuille d'impôt ne rencontrera plus que rire, et on s'en servira de papier WC.

3300 TWh ont été livrées en 2013, et la tendance à la baisse était de - 50 TWh par an depuis 2010. On s'attendait (prévisions de 3436 TWh) a un montant nettement plus élevé. Visiblement, il y a une incapacité fondamentale des industriels à envisager une décroissance de leurs marchés.

Bref, à l'instar de tous les autres, ils n'ont pas compris qu'augmenter les tarifs, pour compenser la baisse et la stagnation, ne compensait rien du tout.

La réponse sera classique : il faudra fermer des unités de production. C'est mal barré pour EDF qui visait pour passer de 75 à 50 % de nucléaire, sur une hausse des consommations.

Si une telle évolution devait arriver en France, le sort du nucléaire suivrait le sort américain. Un effeuillage, centrale après centrale.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 16:00

Sans commentaires...

Pour ce qui est de la situation en Novorussie, il n'y a pas de changement, après la quasi-disparition du "chaudron sud", ou tentative de couper les communications avec la Russie.

Le gouvernement ukrainien reconnaît 3 500 morts, disparus, déserteurs, etc, et un millier ont pu percer vers l'ouest, sur 5 500 à 6 000 engagés.

Ces effectifs modestes sont à ramener à l'histoire récente de l'Ukraine. Les partisans laissés par les allemands en Ukraine de l'ouest ont mis 10 ans à être écrasée par, non pas l'armée rouge, mais par 20 divisions du NKVD dirigées par Nikita Khroutchev. Au début des années 1980, on comptait un reliquat de 3 000 rebelles sur des zones s'étendant des pays baltes, la Biélorussie et une partie de l'Ukraine.

Donc, vouloir écraser une rébellion de 12 000 hommes, avec 40 000, c'est pathétique. Bien sûr, désormais, les combattants ukrainiens sont plus expérimentés qu'il y a deux mois. Mais, dans toutes les guerres, c'est à l'arrière que ça se passe. Pendant la guerre de 100 ans, il y eût deux périodes pendant laquelle il y eût des mutineries chez les soldats anglais, qui refusaient de partir en France, laquelle était synonyme de mort, et pas de pillage lucratif.

Dans un mois, un mois et demi, il y aura l'hiver, et sans doute, dans un mois, l'économie ukrainienne se sera effondrée, le gaz, évanoui, et si l'on en croit certains articles, on ira le chercher ailleurs. Mais où ? Comme si les autres producteurs n'étaient pas au taquet, et restaient avec des montagnes de gaz sur les bras...

Et puis le gaz naturel, s'il est naturel, demande de gros investissements, longs, coûteux, délicats... Quand aux USA s'ils en produisent beaucoup, comme du pétrole, d'ailleurs, ils en consomment encore plus...

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 17:23

Impossible, nous dit on, et vient on de s'apercevoir. En réalité, j'ai toujours dit que les sommes provisionnées étaient totalement insuffisantes, à moins bien sûr, de se contenter de remplir les réacteurs, avec les restes des bâtiments externes, et d'y couler un béton après vidange, et d'attendre 30 ou 50 ans, que la radioactivité de vie courte et moyenne, disparaisse naturellement.

Comme elle représente 90 % de la radioactivité, le problème sera réduit d'autant.

L'utilité du nucléaire en France ? Quasi nulle. Sans nucléaire, on aurait une consommation moindre, et EDF n'aurait pas fourgué, il y a 30 ans, des subventions à tout va qui ont crée des zones de quartiers HLM merdeux et désindustrialisé le pays.

Dans la désindustrialisation française, le rôle de l'électricité a été déterminant. S'il y a effectivement un effort côté prix, le second membre de la multiplication (prix X quantité) a toujours été négligé.

Hors, tous les équipements électriques, notamment les fours électriques des industriels, étaient de vrais gouffres.

Les quartiers HLM équipé en chauffage électrique, n'ont vu que leur population décamper aussitôt qu'arrivée...

Le coût, d'ailleurs, du jus nucléaire s'envole, parce que les centrales sont vieilles et rafistolées.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 17:28

On nous daube encore Ségolène. Mais j'en profite pour ressortir un petit graphique venu tout droit de chez oncle Sam.

Le fossile baisse fortement, le nucléaire a des vapeurs, et le renouvelable s'envole. Et encore, ne précise t' on pas la baisse des consommations.

En réalité, isoler les bâtiments à la cadence de 500 000 par an, ça n'a rien ni de sorcier, ni de révolutionnaire, mais au global, c'est révolutionnaire.

Comme je l'ai dit, le CAC 40, c'est pratiquement rien que de l'énergie. Allégements fiscales et primes, c'est un moyen très classique. Et efficace.

EDF a gagné et perdu. Sanctuarisé, mais EDF est coincé avec le déclin mondial du nucléaire, et la poussée des énergies renouvelables. EDF devra diversifier ses sources, en clair, réduire le nucléaire.

Avec la montée, des autres, le plafonnement des consommations, le plus judicieux sera de déclasser.

Le mouvement de baisse des consommations existait déjà, depuis 2007, le fossile baisse de 2 % l'an. On va simplement accroître et accélérer le mouvement. Plus anecdotique sont les primes pour le changement automobile.

Mais il est désormais absurde de parler de "croissance verte". Chaque sou investi, aura principalement pour effet de REDUIRE la croissance. La non-consommation, ça ne se mesure plus dans les prix.

Réduire la consommation d'énergie de 50 % en 2050, ça PARAIT important. Mais c'est le simple report, EN AVANT, de la baisse observée depuis 2007.

Un point important, est aussi l'abandon de l'écologisme punitif, qu'aime les écologistes proclamés. On n'attrape pas les mouches avec le vinaigre. Mais l'économie d'énergie, c'est économiser sur les dépenses, et cela, ça parle. Bien entendu, il y a des chances que les ménages ne voient pas la différence : les prix augmentant, la baisse de consommation sera annulée par cette envolée.

Bien entendu, on n'est pas à l'abri d'un effondrement économique, qui, sans rien changer de notre propension à consommer de l'énergie, nous ferait faire -50 % d'un coup, ou plutôt, d'abord - 30 %, puis - 20 %, puis -10 %, dans un scénario grec.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 16:59

Les agriculteurs de l'Iowa pourraient bénéficier de l'apport d'un hybride, celui du giganteus miscanthus, pour produire du biofioul, à la place du maïs.

il est clair, que, dans un premier temps, les superficies concernées seront les superficies non-rentables, et les terres les plus ingrates, mais à long terme, il y aura effet de substitution pour les cultures vivrières.

On n'a rien inventé depuis le XVIII° siècle, et les iles à sucre, qui importaient leur nourriture, au moins en partie; comme le sud des USA avant la guerre civile.

La valeur commerciale, l'emporte sur la valeur ultime du produit. En plus, vendre à des pauvres c'est vendre pas cher, vendre à des riches, pour des usages futiles, c'est bien plus porteur.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 17:29

Devant les tribunaux. Après l'Argentine, c'est la Russie qui est priée de cracher au bassinet. On parlait de 100 milliards de $, ce ne serait que 50.

C'est parfaitement risible, parce que dans les deux cas, vouloir faire payer l'amende, c'est risquer la guerre.

Il y a évidemment, surestimation total du "pouvoir" des tribunaux, dans ce cas là. Mais ce qui est étonnant, ce que très peu de journaux disent la vérité : "De plus, la cour n'a aucun pouvoir de coercition et ne peut donc obliger la Russie à payer l'amende. Il reste cependant possible de prendre possession des avoirs russes à l'étranger."

Reste que les avoirs russes s'ils peuvent être bloqués, entraînerait un blocage des avoirs étrangers en Russie.

Les amendes infligées à des banques étrangères par les autorités US ne reposent que sur leur bêtise et naïveté. Rien n'oblige d'être soumis, sauf des promesses et espoirs, qui n'engagent que ceux qui y croient.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 21:46

Même la presse officielle ne peut plus le cacher, et mieux, est obligée de l'avouer : le nucléaire est une catastrophe économique, et il s'effondre.

" L'énergie nucléaire est en déclin rapide sur la planète". 58 réacteurs fermés au Japon, 8 en Allemagne, mais aussi 5 aux USA en 2014.

Le renouvelable lui taille des croupières, avec 20 % de l'électricité produite (contre 11.7), mais le nucléaire est bousculé par le fossile, charbon, gaz, et même fioul.

Cette année, le total de l'électricité produit n'atteint pas 9 % du total. L'électricité, elle même ne représente que 18 % de l'énergie finale...

Désormais, le nucléaire n'est plus appuyé par le complexe militaro industriel, dont il recyclait les déchets,et absorbait une production pléthorique.

De plus, sans cette baisse de demande, et un certain regain de production, il est clair que la rupture d'approvisionnement aurait été obtenue...

Mais, cela ne veut pas dire, non plus, que la baisse de demande n'entraînera pas la baisse aussi de la production.

On peut aussi penser à un arrêt des mines, simplement pour les mêmes raisons : l'absence totale de visibilité économique...

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