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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 15:55

Nos contemporains sont pathétiques au plus haut point. Bien sûr, on ne leur dit guère que nous vivons une crise de l'énergie, bien plus grave que celle de 1973 et 1979, mais ils ne veulent aussi, pas l'entendre.

Ni les princes qui nous gouvernent, avides d'aéroports, d'immigration, alors que ceux-ci ne peuvent survivre sans énergie en général, et de pétrole en particulier.
Pourtant, les députés ont entendu Jancovici en France, et augmenter le nombre de têtes, alors que la ration diminue, est explosif.

Mais peu de gens ont une capacité d'analyse, et encore moins, la capacité d'en tirer des leçons.

A croire que le prix de l'essence à la pompe, donnée pourtant parlante, est totalement déconnectée de leur cerveau.

Le système d'offre et de demande prend seulement acte d'un déséquilibre, et tente, par ses propres mécanismes, d'y porter remède. On dèsolvabilise une partie de la clientèle, pour permettre à une autre partie de continuer comme avant.

L'hôtel de Marlon Brando est risible. "Respectueux" du cadre, il est au bout d'une destination où le simple aller retour coûte quelques tonnes de kérosène.

On investit beaucoup pour le pétrole, mais on s'offusque des sommes dépensées pour le renouvelable. Celles-ci ont un effet, certes faible, mais la rentabilité économique à long terme, c'est 1 %.

Passent totalement inaperçu le fait qu'on ait augmenter de 400 % les sommes investies dans le pétrole, et avec pétrole et gaz de schiste, c'est beaucoup plus, car c'est le budget fédéral qui engraisse le cochon. Et 400 % de hausse, ça crée 6 % de croissance de production ??? Et personne ne gueule ???

Je pense simplement que le ratio est mauvais, il est sans doute plus près de 100 % = 1 % de hausse. Soit le rendement décroissant absolu.

Mais il est humainement trop dévastateur de soulever, simplement, le couvercle. Les Suisses ont finalement eu peur des questions, et des remises en causes profondes qu'elles auraient entraînées. Encore un instant, monsieur le bourreau.

E.on se recentre sur le renouvelable ? Les lecteurs ne pensent que subventions. Pourtant, d'après ce que disait mon ex-co-rédacteur, la production de renouvelable, c'est risible, dans le panel total.

Si cela est si risible, pourquoi parle t'on de surcapacités généralisées dans la production d'électricité ???

Et si E.on avait simplement été très pragmatique ???

La pratique de la subvention pour les énergies a toujours existé. Sinon, ni le charbon, ni le gaz, ni le pétrole n'auraient émergé, et encore moins, l'uranium.

E.on gère simplement, une activité en ascension, et une autre, en décroissance. Au passage, on démantelera les centrales gaz et charbon allemandes, pour les vendre au 1/3 monde, modernisées. Rien de sorcier. Si l'achat de ces centrales sont une mauvaise affaire pour les acheteurs, ce sera leur problème.

L'activité traditionnelle ressemble, d'ailleurs, furieusement à une structure de défaisance où tous les actifs pourris sont filés à l'état.

Il reste que tous les lecteurs du monde ânonnent les poncifs des anti-renouvelable. ça coûte cher, il faut des centrales classiques, on ne stocke pas. Etc...

D'ailleurs une nouvelle vient de passer inaperçu. Le gazoduc Nabbucco avait expiré, désormais, Poutine vient d'annoncer la fin de south stream. Du gaz sera fourni à la Turquie, mais pour l'Europe, visiblement, on se contentera des structures existantes. La Russie vient de rayer, à terme, l'Europe de la carte.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 02:06

La Belgique n'a plus que 3 réacteurs en service, sur 7, et visiblement, les problèmes sont tels qu'ils ont peu des chances de se voir remis en fonction.

Si la panne sur ce réacteur semble moins sérieuse, toujours est il que la moitié de la production Belge d'électricité nucléaire est OUT.

Cela rejoint dans la légende,l'EPR finlandais, désormais célèbre pour ses 9 années de retard, et la finalité économique que cela a déclenché. Les français subventionnent le BTP de Finlande.

Pour ce qui est du fonctionnement, on en parlera d'une dizaine d'année à l'autre. P'têt ben d'une transformation directe en musée.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 02:20

EDF fait bien comme je l'ai dit, et comme le font les autres entreprises : elles distribuent du dividende avec de la dette.

C'est contraire à toute éthique comptable. Le dividende doit être autofinancé, et selon moi, n'exister que s'il n'y a pas d'endettement. Sinon, cela indique une gestion totalement farfelue, à la General Motors.

Quand à "l'autorité indépendante", qui valide absolument toutes les hausses demandées, il faut la rebaptiser par son nom : béni oui-oui.

Mais cela, n'a, en fait que peu d'importance. La consommation en énergie des français a baissé cette année, et plus particulièrement cette fin d'année, pour revenir au niveau de 1997.

Ce n'est pas encore dramatique, mais ça va le devenir, plus les salaires seront bloqués, plus cette variable d'ajustement est visible.

Quand la conso d'électricité sera revenu au niveau de 1974 (pas la préhistoire), on verra vraiment, aussi, EDF y consorts, pleurer.

Personnellement, j'ai une tendance aussi à remarquer de plus en plus de travaux d'isolation, dont les cumuls finissent aussi, par se sentir et être visibles...

Mais, le plus marrant, c'est de voir les auteurs de ses travaux se goberger, comme jadis dans le fait d'être propriétaire immobilier, et de quasiment prétendre qu'ils sont les inventeurs du concept, alors que jusque là, ils s'en foutaient.

Il est tout autant marrant de voir tous les experts, en tous genre, ne pas voir ces mécanismes évidents, à la portée du conducteur de taxi, ou ferrailleur gitan.

Certes les dépenses obligatoires sont honorées en premier, notamment aux dépens de celles de noël. Mais les dépenses de noël, contrairement à ce que pensent certains ânes, sont finalement marginales, et peu importantes, comparées à un budget annuel.

Pour paraphraser un premier ministre qui avait des envies d'Elysée (je sais, ça aide pas beaucoup, ils sont tous dans ce cas de figure), rien que dans l'isolation, il y a de quoi faire sauter 50 gouvernements...

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 02:02

Question de point de vue. Un de mes ex-corédacteurs est un thuriféraires du nucléaire et ne s'en cache pas. Il y aura 1000 (pourquoi pas 10 000 ?) réacteurs nucléaires en Chine, et la production électrique nucléaire allemande, flamboyante.

D'après moi, il n'en est rien. Bien au contraire. Oublions la donnée de base du nucléaire : les 2/3 de l'énergie chauffent de l'eau. On n'a déjà plus 98 % d'utilisation, mais 30 % environ. Chose qu'oublient de dire les nucléairocrates.
De plus, si ce qui reste de nucléaire allemand fonctionne à plein régime, c'est parce qu'il y a une moitié déclassée, 10.2 GW exactement, et il en reste 12.7.
C'est justement parce qu'une moitié est morte, que l'autre ne se tient pas trop mal.

Mais, dans l'Allemagne de l'électricité, ce qui est très malade, c'est le charbon, et le gaz. Pas tellement le renouvelable.
D'ailleurs, contrairement à ce que l'on dit, l'investissement dans le renouvelable n'est pas trop cher. (plus de100 milliards au niveau mondial), mais ce qui est trop cher c'est l'investissement dans l'énergie fossile classique, et notamment celle du pétrole (plus de 500 milliards). Pour, simplement, ne pas reculer.

L'électricité totale produite par le nucléaire se chiffrait à 18.8 % du total.

Ce qui est envisagé en Allemagne, c'est de sabrer les centrales au charbon, "mise en réserve", au cas où il faudrait vendre du jus à prix d'or à leur ami français. On parle de retirer 10 000 MW de capacité, sur les 48 000 existantes (Charbon et lignite).

On imagine aussi la catastrophe économique qui se serait produite en Allemagne, si les capacités de production nucléaire, en charbon et en gaz, n'avaient pas été réduite...

D'une manière générale, la production électrique de la totalité des pays n'est pas efficace, d'abord par gaspillage des quantités produites, ensuite parce qu'il n'y a que pas ou peu de stocks tampons en STEP, alors qu'elles devraient systématiquement compléter les productions.

Mais, l'AIE nous promet des lendemains qui chantent, et une consommation d'énergie qui augmente de 40 % d'ici 2040, passant globalement de 8 979 millions de TEP, à 13 371. Et pour le pétrole, 114 millions de barils jour en 2040.

Ce sera en accélérant la dérive. Les dépenses pour le gaz et le pétrole atteindront 900 milliards de $.

Je dois rappeler aussi, qu'en 2030, l'AIE nous avait promis 130 milliards de barils jour et 18 000 milliards de TEP consommées. Sans compter le prix du pétrole, promis à 22.5 $ le baril en 2020...

Bien entendu aussi, on nous promet gaz et charbon à gogo, même si les projections de production de pétrole sont beaucoup plus modestes que prévues...

Mais, on s'en fout. En 2030 et 2040, voir 2020, tout le monde aura oublié les prévisions de la bande de (censuré).

Flamboyant ou clignotant ?
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 18:22

Je me sens génial sur ce coup là. Toute personne pas d'accord avec moi, ayant lu ces lignes le 17 novembre 2014 peut m'envoyer ses commentaires (et injures) le 17 novembre 2150.

Cette fois-ci, c'est bicauze les énergies renouvelables. Les entreprises énergéticiennes font braire leurs ânes, et envoient leurs pom-pom girls pour nous dire que le renouvelable, c'est pas bon.

Le seul problème c'est que l'avis "d'expert", et "d'autorité incontestable", c'est pas si incontestable que ça à la lecture du CV : "Directeur général de sociétés Véolia/ Dalkia énergie sud est", ça relativise tout à fait le caractère "d'expert ""incontestable".
Comme je l'ai déjà dit, le "désastre financier", du renouvelable allemand est incontestable. C'est dans d'évaporation de 500 milliards de capitalisation boursière causé par les 4.7 % d'énergie photovoltaïque.

C'est sans doute le secrétaire général du GIE Agirc Arrco qui le pense très fort.

On peut donc avoir de très gros doutes sur l'objectivité intrinsèque de l'auteur. "Asinus Asinum Fricat", nous disait Robert Merle, reprenant le proverbe en vogue au début du XVI° siècle, la "caque sent toujours le Hareng".

L'intérêt général contre l'intérêt particulier, l'élite contre les peuples. Toute période de changement est une période de rupture. On peut mettre 3000 piétons dans la rue à Nantes pour l'aéroport et 1000 pour Sivens, en disant "c'est la démocratie", la démocratie elle est gaulliste ou elle n'est pas. Quand on n'a pas l'assentiment populaire, on se barre, et le président 12 %, devrait se barrer tant qu'il peut le faire sans risque et par la porte.

A NDDL, certains voient ce qu'ils vont empocher tout de suite et plus tard, et la piétaille le travail, même si celui-ci est complétement inutile et/ou nuisible. Bien entendu, à Sivens, on a choisi la solution la plus chère, et qui coûtera encore plus cher puisqu'il y a eu mort d'homme.

La solution des cartes de Cassini, c'était la solution la moins dépensière, parce que, quand on n'a pas le fossile, on utilise la ruse. A Sivens, on a certainement choisi la plus onéreuse, ça arrose le plus de monde.

On est dans un dialogue de sourd, où certains autistes veulent continuer "comme avant", alors que rien ne peut faire "comme avant". Quel intérêt, pour la Grande Bretagne d'investir dans un charbon défunt ?

La fin de la bulle de crédit sonnera certainement aussi, la fin de la bulle pétrolière.

Pour ce qui est de la rupture élites/peuple, comme le dit le site "De Defensa", l'embargo sur le Mistral est complétement aux antipodes de la pensée populaire. Le peuple français veut que ce bâtiment soit livré. C'est le contrat, la parole donnée et l'honneur. Tout ce qui manque aux élites.

Les élites, comme le prouve l'affaire Bygmalion, c'est la mafia, la connivence, les arrangements...

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 01:42

Un peu avec un article paru dans "l'échelle de jacob", ou le grand n'importe quoi.

D'abord, ce genre d'articles niais ne peut ravir que des niais. Creuser 10 000 puits par an aux USA, ça se fait depuis 1945. Le nombre de puits classiques en activité est stable entre 450 000 et 500 000, soit les 2/3 de puits existants sur terre, pour 5%, même pas, de la production mondial, bel exemple d'efficacité décroissante. 8 000 à 10 000, c'est le nombre de puits déclassés chaque année, et le nombre de puits creusés, depuis 70 ans.

Le nombre de puits creusés dans la roche mère tournerait, de mémoire, autour de 700 000. Soit, bien plus de 10 000 par an. L'industrie du forage US est particulièrement puissante, et particulièrement soviétoïde, c'est à dire nourrie au biberon des subventions étatiques.

Quand à dire que les forages ne sont pas dangereux et n'engendrent pas de contentieux, le monsieur, il a jamais vécu en région minière.

L'histoire des HBCM et consorts, c'est une suite ininterrompu de procès. Et c'est loin, très loin d'être fini. Alors, tritouiller massivement la terre et que ça n'ait aucune conséquence, il faut être gonflé comme un melon pour le prétendre.

Quand à l'efficacité énergétique, le monsieur la décrit comme rêveur et impossible. Pourtant, elle est inhérente et inscrite dans les gênes de la révolution industrielle. Chacune des vagues est plus économe que la précédente, mais les lobbys énergétiques se démerdent ardemment pour que la demande, in fine, ne faiblisse pas. Et pour cause.

En Allemagne, 4.7 % d'énergie électrique photovoltaïque, c'est 500 milliards d'euros de capitalisation boursière parti en fumée.

Rappelons la solution californienne (sans doute "communiste") : travail de norme, et rachat d'équipement énergivore, et un californien consomme deux fois moins d'électricité qu'un US américain classique...

Ce qui fait le prix de l'énergie, c'est la quantité marginale, manquante, ou en trop.

Un article paru sur les USA, d'ailleurs, montre que les réductions de gaz à effets de serre repose à 30 % sur le gaz, 30 % sur l'efficacité, et 40 % sur le renouvelable.

Le débat reste donc le même. On peut très bien agir fortement sur l'efficacité, développer le renouvelable, et assister au naufrage complet du CAC 40 et consorts.

Quand à laisser le gaz et le pétrole de schiste dans la terre, je ne voie pas où est l'inconvénient. Si c'est vraiment aussi génial, il n'y a aucun risque à attendre que d'autres essuient les plâtres, au contraire... C'est de la stratégie.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 02:27

La Norvège va construire deux câbles (enfin, deux gros) pour vendre son électricité à l'Allemagne et au Royaume Uni. et acheter les surplus éoliens et photovoltaïques pour stocker de l'eau.

ça, c'est une vraie nouvelle économique, un vrai changement, et une vraie rupture.

Faut il noter, aussi, que c'est une nouvelle d'origine russe. Il faut donc aller chercher là les vraies nouvelles économiques ???

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 01:17

Prendre pour données la banque Mondiale, il faut avoir du culot. S'il y a bien une chose que la banque mondiale, le FMI ou la réserve fédérale ignore plus que tout, c'est la réalité.

La réalité européenne est simple ; depuis 2007, la consommation énergétique régresse globalement, et seule, finalement, l'investissement dans le renouvelable est réel et palpable. Dans les autres énergies, quand il y a investissement, notamment dans le charbon, c'est que le "coup était déjà parti", il y a bien longtemps (mais, rassurez vous, il ne part plus depuis), et est souvent plus que compensé par des baisses de capacités anciennes.

Il est clair que pour l'électricité, c'est l'hémorragie dans le fioul, le gaz, le charbon. Au niveau mondial, c'est l'hémorragie dans le nuke.

"En 6 ans (2007 – 2013), l’Europe a ainsi perdu 9% de sa production industrielle, avec il est vrai une répartition variable : -13% au Royaume Uni, -14% au Danemark, -4% (seulement !) en Suède, -22% en Finlande, -19% en Italie, -22% en Espagne… L’Allemagne fait glorieusement 0%, le Japon -8%, et même les USA doivent aussi se contenter de 0%, nonobstant les gaz de schiste. L’industrie procédant nécessairement de la transformation de ressources physiques, rien ne permet de penser que la courbe va s’inverser. " (source : Manicore et Jancovici).

Donc, nécessairement, dans l'OCDE, il y a obligatoirement poussée du renouvelable, alliée à une décroissance de la consommation d'énergie.

Dans l'union européenne, la consommation s'établit à 700 M Toe, 300 gaz 300 renouvelable et nucléaire, 200 charbon (2013). Et la croissance ne provient pas du nucléaire, en pleine déconfiture.

La Chine, quand à elle consomme essentiellement du charbon et elle est en train de griller ses réserves comme une ampoule flash. En moins de 30 ans, elle les aura consommées, le reste du monde, s'il progresse en consommation d'énergie, brûle gaz et pétrole.

Mais, même dans ces endroits là, le renouvelable progresse et parfois spectaculaire, mais comme il est largement auto-consommé, il ne rentre pas dans les statistiques Banque Mondiale, qui, comme le FMI et un célèbre directeur de fonds d'investissements qui s'avèrent oh combien judicieux, félictaient naguère Moubarak, Ben Ali, Kadhafi pour leur gestion judicieuse de leur pays...

Il est sûr que pour le monde, l'évolution n'est pas aussi spectaculaire que pour l'Europe et l'Allemagne, qui combinent hausse du renouvelable et baisse des consommations, mais la poussée du renouvelable est tout aussi forte, particulièrement dans le solaire thermique, qui, totalement auto-consommé ne rentre même pas dans les statistiques.

D'ailleurs, la baisse importante de la consommation européenne contrebalance le fait que ses ressources énergétiques se contractent.

Le renouvelable semble, avec les économies d'énergies la seule voie réaliste et acceptable, en même temps que le sacrifice des activités de prestige, dans laquelle je mettrais l'aéronautique.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 01:58

Le renouvelable continue sa poussée, en Allemagne surtout, et dans le monde en général, et il bouscule, l'électricité issue des combustibles.

L'électricité issue des combustible n'a qu'un seul tort, justement, celui de devoir utiliser des combustibles, ce qui engendre, naturellement, une non-compétitivité fondamentale, et j'irais même plus loin, j'y joindrais aussi la bio masse, c'est à dire le bois, qui ne doit sa bonne fortune actuelle qu'au fait qu'on ait abandonné en occident cette source d'énergie pendant longtemps. Mais, très vite, cette donnée fondamentale remontera à la surface.

Pour L'Allemagne, le constat de base reste le même : le nucléaire s'est effondré de 43 % de 2000 à 2013, le charbon-lignite a fait une tout petit - 2 %, le renouvelable a fait + 300 %, le gaz/pétrole à fait, quand à lui, + 33 %, mais le fossile n'a progressé globalement que de 3.5 %.

Cette année 2014 a vu le renouvelable tailler des croupières au fossile.

Le solaire progresse de 7.7 %, le vent de 8 %, la biomasse de 11 % et l'hydroélectricité fait - 33 %. Pour les 9 mois, le total du renouvelable atteint 116 TWh soit 6.2 TWh supplémentaires ou 5.6 %.

Le nucléaire, lui, ne bouge pas à 65.9 TWh, ce qui semble logique : aucune centrale n'a été fermée.

Mais, côté fossile, c'est la débandade :

- lignite ::102.7TWh 5.3 TWh de moins, soit - 4.9 %

- charbon ; 70,2 TWh soit 12.2 TWh de moins, soit - 14.8 %

- gaz : 23.1 TWh soit 5.7 TWh en moins, ou -19.8 %.

Au total, avec 196 TWh, les classiques du fossiles font un honorable - 10 %. Entre la progression du renouvelable, + 6.2 TWh, et la régression du fossile, - 23.2, on peut aussi dire que c'est la non-consommation qui a gagné.

Il reste qu'à ce rythme, l'électricité "à combustible", a du plomb dans l'aile. Il est, de plus, illusoire. la situation a été aussi "sauvée", par la mauvaise tenue de l'hydroélectricité, avec - 6.5 TWh.

Les exportations se portent toujours très bien, avec 20 TWh pour les 9 premiers mois.

En France,l'écrasement du fossile par le couple renouvelable/nucléaire se poursuit.

Pour ce qui est du nucléaire, dire que le taux de charge atteint 81 %, ou 75 % en France, est totalement ridicule. Le taux de charge est significatif seulement s'il y a des clients en Face. Il est clair qu'un parc nucléaire qui peut produire 63 GW est surdimensionné les 3/4 du temps; sinon plus.

Il faut aussi rappeler un autre axiome, c'est que, fondamentalement, on ne sait pas quoi foutre du charbon désormais, à part en fabriquer de l'électricité. C'est son usage quasi exclusif, à 90 %. C'est aussi largement le cas du gaz, mais pour 1/3 seulement.

Donc, les énergies fossiles sont encore abondante, et on n'assure l'équilibre du marché, que par des gaspillages.

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 03:55

Est mort. Paf, un Krach d'avion. Perdu dans les brumes de la vodka et de la restructuration des aéroports. Les deux contrôleurs n'étaient plus qu'un. Et le un était un stagiaire. C'est bien connu, les stagiaires et les intérimaires sont responsables de tout.

Moralité : on va modifier tous les contrats de travail, pour qu'il n'y ait plus que des intérimaires, et que personne ne puisse dire "c'est la faute de l'intérimaire". Lequel sera aussi stagiaire.

Comme ça, il n'y aura plus de faute commise.

"Big Moustache", comme l'a qualifié Berruyer est bien trop sympathique. Big Moustache fait penser à la Grande vadrouille, mais là, c'est plutôt du côté d'autres moustachus célèbres du XX° siècle qu'il faut penser.

Lors de la réunion sur la transition énergétique, les deux boss réels de la France, Proglio et Margerie ont fait sentir qu'ils n'en avaient rien à battre, que leurs empires étaient éternels, comme eux.

Manque de bol, paf, une rencontre imprévue avec un chasse neige, et la Mercedes aérienne de not'bon moussu, l'a renvoyé à la ligne des pertes et profits et sa disparition a entraîné les pleurs des pom-pom girls médiatiques.

Les grands énergéticiens sont les pouvoirs réels, et ils ne sont pas indifférents aux formes de gouvernements. Celles qu'ils abhorrent, sont les démocraties réelles, et ils n'aiment que les dictatures. Les douces sont préférables, mais les raides sont acceptables.

D'ailleurs, le pouvoir ne paie pas d'impôts. Aussi, Total n'en paie pas. Total reçoit même des subsides. Le RSA des entreprises, quoi.

Not'bon moussu, donc, est mort. On n'a même pas crié "le roi est mort, vive le roi". Mais les dupont et dupond de l'énergie ne conçoivent même pas leur disparition, pas plus que les premiers ministres ne conçoivent que leurs aéroports tous neufs sont des nanards, et sans doute, l'idée de leur propre mort ne leur traverse même pas l'esprit.

En ce qui concerne les sanctions occidentales envers la Russie, le constat est le même ; comme pour le gaz, personne ne peut se passer du pétrole russe. Et toute sanction sera un retour de bâton, ou boomerang. Dans un marché tendu, avec un mou assez peu important, toute sanction "réussie", contre les pays producteurs entraînera une baisse de production, et une hausse des cours, qui permettra d'obtenir le même résultat, avec un effort moindre.

De plus, les pays occidentaux, désormais, perdent leur expertise et monopole du matériel. Lequel est largement chinois...

Il faut avoir les pieds sur terre. Comme l'histoire de "l'huile de caniveau" chinoise. Sa récup apporterait 650 litres par jour, dans l'immédiat, et 1.8 milliards de litres/an. Donc, pas loin du ridicule.

On ne s'oppose pas, même avec un ego surdimensionné et en étant PDG de Total et d'EDF, au changement technologique. L'investissement dans l'éolien est 5 fois celui réalisé dans l'atome, solaire et éolien ont cru de 403 GWe l'an dernier, l'atome a décru de 32 GWe, et sans doute, ces investissements ont bousculé aussi le pétrole, le gaz, et le charbon, expliquant, aussi, en partie la décrue des prix du pétrole.

Bref, le roi est mort, mais le roi est aussi mourrant...

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