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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 12:46

Dans le registre de l'effondrement...

Ce que, certainement, la presse officielle vous dira dans 2 ou 3 ans. L'économie des USA, visiblement, ne va pas bien, du tout, et bien avant la présidence trump.
Où ai-je vu cela ?

Dans les statistiques d'exportations de produits pétroliers raffinés. On a battu des records. Avec une capacité stable depuis 1973, il est donc impossible de tricher avec cette donnée.

Massivement importateurs de produits raffinés, jusqu'en 2010, la situation s'est peu à peu renversée, les USA sont devenus de plus en plus exportateurs de produits raffinés.

Fin 2016, ils ont, de plus, battu un record absolu. Le mois de décembre a été la fête du slip, question exportations. Presque 6 millions de barils la 4° semaine de décembre, plus de 4 millions de barils, en net, c'est à dire, une fois retranchée les importations.
Cela veut dire une seule chose, les USA sont rentrés dans une récession massive. On peut la dater de la mi-2016.

Le reste, c'est du blabla.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 11:54

"Pourriez-vous expliciter et approfondir votre assertion : "un baril de pétrole, c'est la force de 12 hommes pendant une année". En effet je suis en contact avec un pays d'Afrique "en développement" et cette équivalence pourrait permettre de mettre en rapport les différents mode d'énergie utilisé. En effet, il est difficile de trouver une échelle d'équivalence pétrole et travail humain, animal et autre."

Pour répondre à un lecteur, voilà une échelle :

- un homme au travail, en une année, c'est 100 KWh d'énergie mécanique,

- selon l'AIE, une TEP (tonne équivalent pétrole), c'est 11 630 KWh. ( En moyenne : 1 baril = 159 litres, une tonne = 1208 litres. )

Mais selon Braudel, un outillage simple multiplie très vite la force humaine. L'animal le plus universel, en terme de meilleur rapport de travail, c'est la mule.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 10:37

Faulte d'argent, le pétrole se porte mal. Ce qui est traduit, dans un article du Saker, par, "Surproduction de pétrole : c’est la demande, idiot !" Ce qui a nettement moins de classe, faut il reconnaitre.

Mais le problème est bien posé. Plus que de la surproduction, il apparait que le marché pétrolier est victime du libéralisme, des frontières ouvertes, de la compression salariale, qui abouti à un sevrage forcé, faute d'argent. Au grand désespoir des producteurs, qui ne savent plus à qui fourguer leur merde (dit : "Or du diable").

Le prix est trop élevé pour le consommateur, et trop bas pour le producteur, en dehors de quelques champs "historiques". Ce qui entraîne des hausses de prix dans les pays producteurs, où la population était loin d'être habituée à des prix si haut, bien que par rapport à chez nous, ils soient très doux encore...

Même quelques centimes sont encore trop, si habitudes et revenus sont bas. " Le brut continue de s’accumuler, parce que les consommateurs refusent de brûler cette merde assez vite, parce qu’ils ne peuvent pas se permettre financièrement d’en brûler plus vite ! "

Il y a de quoi rigoler. Je pense que les libéraux ne s'attendaient pas à un schéma pareil, de toute façon, un libéral, ça n'a pas de cerveau. Faut voir celui qui squatte l'Elysée, et la belle gueule de son ex-conseiller. C'est d'ailleurs tout son talent.

Bref, il apparait que le scénario est plié. ça tourne encore, parce que ça tourne. Genre Will E Coyot, courant dans le vide, parce qu'il ne sait pas qu'il y est.

Le crétinisme régnant à l'Elysée, chez des personnes soi-disant bien éduqué, est à mettre en parallèle avec l'intelligence du type de la base, comme ce chauffeur routier capable de s'apercevoir du phénomène économique évident : la disparition, au long des kilomètres de toute activité.

Mais à l'Elysée, visiblement, on est content. On a obéi au dogme, à la loi, et ce qu'on regrette c'est de n'avoir pu choyer plus encore les LGBT. C'est sûr que les derniers locataires de ce palais vont passer dans l'histoire. Un tel degré d'idiotie, c'est du jamais vu dans l'histoire.

Et les stocks, ce n'est pas ce que dit l'annotation du saker (95 millions de barils consommés, pour 200 millions de stock en plus). Visiblement, ce n'est que pour les USA, et les stocks non stratégiques, en plus. De plus, des quantités énormes de stockages supplémentaires ont vu le jour, notamment en Chine, mais aussi dans tous les autres pays de ce qui fut le 1/3 monde. On est donc, très largement en dessus des 200 millions de barils supplémentaires stockés. Ne serait ce que sur les tankers.

Même en France, ils débordent, à presque 100 jours de stocks.

Il est clair aussi, que le pétrole conventionnel paie le prix de l'afflux de ce pétrole non conventionnel, produit sans aucun souci de compétitivité économique, ce qui, dans le cadre actuel, est plutôt risible, vu l'idéologie ambiante. Mais on a vu qu'obtenir ce surplus de production, a été quand même, très long. Et sans doute, peu durable.
Mais le pétrole est aussi une denrée difficilement stockable, au contraire du charbon qu'on peut laisser facilement, en tas.

On a donc réussi un exploit : produire un pétrole cher, détruisant le pétrole le moins cher, pour le vendre, à personne...

Quand aux pays producteurs de pétrole, il serait temps qu'ils développent leurs autres activités.

Un moment de rire ; imaginons nous, dans ce contexte, l'oligarchie voulant se réserver ce qui reste de fossile. Dans le meilleur des cas, les gardes armés protégeront leurs familles voire leurs quartiers, mais pas les excellences.

Comme je l'ai déjà dit, dans un complexe gardé, le tireur d'élite aura tôt fait de liquider les bouches inutiles (ça fera des rations supplémentaires), à savoir ses patrons, et à se taper leurs femmes (la polygamie, ça ne le gênera pas des masses), qui, de toutes façons sont très habiles. Elles sont avec le vainqueur, les bimbos. Et que le vainqueur soit Zaïtzev plutôt que Bill Gates, c'est la même chose, tout en étant différent. Après tout, Bill Gates, il ne sait rien faire de ses dix doigts. Nul doute que la Bimbo ira vers le mâle dominant. Et le Lion, quand il devient vieux, il se fait virer. Dans "soleil vert",  la femelle, c'était du mobilier.

Et que soit vrai, ou faux, le schéma proposé par "Le modèle thermodynamique de l’épuisement du pétrole suscite la controverse ", on n'en a rien à cirer. Le modèle économique vient de s'effondrer avant le modèle physique.

Mais il peut durer encore quelques temps. Salsigne, la mine d'or, était déficitaire dès les années 1930. Elle a continué néanmoins des décennies, parce qu'elle produisait un élément irremplaçable.

Mais il est évident aussi, que ce sera au prix d'une très divergente évolution économique interne.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 13:44

En matière d'énergie, Hamon a un programme clair : les centrales nucléaires arrivant au terme de leur vie doivent être fermées. Il serait trop cher de les prolonger.

C'est un point de vue, clair, simple, et justifié. Le reste, c'est de la mauvaise foi.

Ou de l'ignorance. Tout investissement doit être désinvesti un jour, et il arrive un jour où simplement le maintenir, est trop coûteux. Simple loi capitaliste, pas évidente pour tout le monde. Mais qui fonctionne depuis 250 ans.

La Chine, d'ailleurs, "devient", d'après certains, "fer de lance" du renouvelable. En réalité, il y a belle lurette que la Chine est fer de lance du renouvelable. Content de voir que certains s'en aperçoivent. Ce phénomène remonte à environ 2006.
Si la France n'est pas un bon élève en la matière, le lobby nucléaire, et François Fillon ont tout fait pour casser, avec une certaine réussite, le mouvement.

Mais, même à l'intérieur de la maison EDF, désormais, ça tire un peu à hue et à dia. EDF EN a sa propre politique, et de toute façon, EDF ne pourra éviter le déversement des techniques mises au point à l'extérieur.

on peut admirer, d'ailleurs, la poussée du renouvelable au Royaume Uni, de 1.1 à 8.2 % de l'énergie consommée, pour un pays pas particulièrement militant en la matière, mais pas affublé d'un lobby nucléaire très omnipotent.

La France, donc, est abonnée au minimum syndical. Juste assez pour emm... ieler notre cher producteur national.

Sans compter, bien sûr, les ruptures technologiques qu'on doit bien envisager.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 11:49

Sur le blog de Paul Jorion, on raconte des salades. ça on le savait. Sur la crise chinoise en mûrissement. En oubliant l'essentiel, l'épuisement géologique du système.

On peut parfaitement investir sur des gisements appelés à produire longtemps. Investir sur des gisements en voie d'épuisement, ça fait un peu amateur.
Quand il reste officiellement, 25 ou 20 ans de réserves, ça s'appelle le stade terminal pour un gisement de charbon. Et l'argent investi, grillé définitivement.

Mais la Chine n'a pas que ce problème. Elle veut investir massivement dans les aéroports. 136 exactement, d'ici 2025.

Autre paramètre à l'équation du problème. La Chine qui était un gros producteur de pétrole, sinon, du moins, un producteur avec un chiffre très honorable de 4 millions de barils jour (4° chiffre mondial), 215 millions de tonnes en 2015, voit sa production se tasser nettement.

Auteur : Par Jpjanuel — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=23677841

On voit aussi que le développement chinois reposait aussi sur des quantités de pétrole domestique, suffisante jusqu'en 2008-2009. En 2017, la production a baissé de 8 % sur les deux premiers mois. Pour 2020, une production de 200 millions de tonnes est prévue, mais les champs sont matures, c'est à dire qu'ils ont entamé leur processus de déclin, et que des champs plus petits sont mis en production pour essayer de compenser la baisse.

Là, contrairement aux USA, la politique monétaire et les subventions n'ont pas entrainé de rebond de production.

Il est aussi, très nettement différent d'avoir une ressource intérieure, payée avec sa propre monnaie, que de l'importer, au prix mondial.

La Chine devient friande "d'airports" au moment ou sa production de charbon décline nettement, et sa production de pétrole a entamé le même processus. Les mouvements financiers, à côté, c'est du pipi de chat.

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 16:08

Un autre grand trou (financier), disparait dans les communes. C'est la station de sport d'hiver dite "de moyenne montage", investissements des années 1960 en Italie et en France.

Là aussi, l'époque a permis de les lancer, la nouvelle les fait fermer.

Là aussi, crise économique et réchauffement climatique sont les alibis, de choses qui n'ont, en réalité, jamais été rentables. Mais on avait plus de marges de manoeuvres à cette époque.

Alors, il est vrai que certains sont meilleurs gestionnaires. Mais la réalité ici, c'est que l'époque du pétrole facile aussi est passé. Les coûts augmentent, pendant que stagnent les recettes.

Le local, comme le global, s'effrite. Il parait qu'il y a même des petites communes qui se désendettent. Bandes de bouseux.

"Ils attendent un moment cinématographique de révélation, une explosion financière alors que la catastrophe entière se déroule dans un mouvement lent juste sous leur nez. Les économies n’explosent pas, elles se noient alors que l’eau monte un pouce à la fois."

Chez nous, le p'tit marquis de belle gueule n'est même pas au courant du concept, pas plus que la majorité de nos concitoyens. Beaucoup, une large majorité, ont pourtant assisté en direct à l'effondrement de l'URSS.

Beaucoup plus vivant sera l'effondrement -final- de l'occident, déjà bien avancé aux USA (ils nous précèdent toujours).

Les globalistes croient inventer des concepts. En réalité, tout existait déjà bien avant. La monnaie mondiale, c'était la livre sterling, avec son (très) petit frère, le franc or (déjà monnaie unique européenne).

Certains, des soi-disant économistes, en réalité des gens pas trop malins, nous sortent : « Réduire l’immigration est une erreur économique ». Et on nous prend des exemples vieux de 40 ans, vous savez, l'époque où il y avait encore beaucoup de pétrole, Mer du Nord, Alaska, Mexique, Alberta...

Comme un baril de pétrole, c'est la force de 12 hommes pendant une année, la stagnation ou la réduction de consommation pétrolière font apparaitre l'immigration, en tant que "force de travail", comme tout à fait réduite, et marginale. Elle n'apporte rien, mais coûte beaucoup. Dépensez les mêmes sommes pour les populations "indigènes", et vous aurez aussi des résultats macro-économiques relatifs.

Quand à persévérez dans cette bêtise immonde qu'est la globalisation-mondialisation, c'est toujours pareil, allez la faire sans pétrole -ou simplement avec un tout petit peu moins- et écrivez moi après. La crise de 2007-2008 a vu un pic des exportations, pas même égale à un million de barils, et on voit les effets...

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 14:36

Montaigne rougirait que certains imbéciles patentés se soient emparés de son nom. On tente de chiffrer la sortie du nucléaire, en le minorant, et en croyant l'avoir majoré, pour la bonne cause, c'est à dire faire peur.

Minoré, c'est sûr que le montant annoncé, 217 milliards d'euros, l'est. Cela coûtera bien plus cher, parce que simplement, on ne sait pas sortir du nucléaire. Donc, le chiffrer, c'est mission impossible.

Le coût des énergies renouvelables estimé, lui, relève de la débilité mentale profonde. Comme quoi 1 + 1 + 1 +... etc, ça donne moins de 1 et même beaucoup moins de 1, en intelligence, si on est sincère.
Mais la sincérité de l'institut Montaigne, est en dessous de tout, et ils feraient mieux de s'intituler "Institut Pinocchio", beaucoup plus en rapport avec la réalité d'un simple travail de propagande.

Comme je l'ai dit, en ce qui concerne l'électricité, Renouvelable + STEP, de toute nature, c'est la solution existante actuellement. Et si l'on importe la totalité des métaux appelé "terres rares", ces dits matériaux sont recyclables à l'infini. L'uranium, lui, est emmerdant à l'infini. Le scotch du capitaine Haddock. Mais dans le cas du capitaine Haddock, c'était marrant, et sans conséquences. Si les deux sont importés, il y a donc une nette différence entre les uns, qui sont des trésors, et les autres, des emmerdements à n'en plus finir.

C'est simplement, le nucléaire qui coûte cher, tout bonnement. On a des coûts reportés, pour des technologies non encore inventées.

Quand à l'indemnisation d'EDF et des actionnaires, pourquoi ? Toute somme investie doit être désinvestie, et les centrales étaient prévues pour 40 ans.

Plus néo-libéral que l'institut Montaigne, tu meurs.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:32

Cathay Pacific, la compagnie aérienne chinoise, vient de perdre 74 millions de $ l'année dernière. A cause de la concurrence. (On ne rit pas sur le blog).

C'est vrai, c'est gênant la concurrence. Le mieux, c'est quand elle existe pas. C'est comme la ville. Beaucoup mieux sans ses voisins.

Comment devenir millionnaire ? Simple, être milliardaire et acheter une compagnie aérienne.

Comme l'a dit un lecteur, la fin de la ville romaine, c'est très simple. Quand le caïd local en a eu assez d'entretenir les danseuses, à savoir les thermes, les jeux du cirque, et tout le bazar, il est retourné dans sa villa (le terme de villa désigne une habitation fortifiée, l'ancêtre du château fort).

Il parait qu'en ce moment, dans l'élite, le survivalisme est en pleine expansion... Ils se font bâtir châteaux, et entassent des tonnes de nourritures et des munitions.

« Les très riches s’imaginent qu’un seul gars pourrait se défendre seul contre la foule errante. Mais non. Il nous faudra organiser une milice locale. Et prendre bien d’autres initiatives en cas d’apocalypse. » En gros, il leur faudrait quand même des gens qui les suivent.

Pas évident quand on a pris l'habitude de tout acheter. Et qu'il y a des chances que leur monnaie ne vaillent plus rien...

« À mon avis, les gens qui, de par leur métier, se trouvent très au courant des leviers de fonctionnement réels de la société, ont acquis la conviction que nous patinons actuellement sur un glacis culturel extrêmement mince. » (je l'avais dit avant...)

On peut donc dire qu'ils croient vraiment dans le système actuel, où beaucoup d'activités économiques tournent plus par habitude que par rentabilité, y compris et surtout, le transport aérien surtout réservé aux riches. Même le Low cost.

Certains voient l'extinction de l'espèce humaine pour ce siècle. Je pense que c'est peu vraisemblable. Mais l'histoire de l'humanité nous a appris que des phénomènes de baisse de la population humaine atteignant de 50 à 99 % sont finalement assez fréquents. Courant pour le - 50 %, assez rares pour le - 99 %. Mais sont déjà arrivés.

Quand certaines branches de l'activité humaine déficitaires sont simplement élaguées, comme dans le cas de hanjin shipping, ou quand certaines compagnies aériennes tirent le rideau, il n'y a pas trop de problèmes. Le système y trouve un peu d'oxygène.

Une simple crise de l'eau résoudrait une bonne partie du problème "population". Les dernières en France datent de 1906, où la moitié d'une génération (une à deux années) de certains lieux fut emportée. Avec une population désormais non immunisée, on voit les ravages que cela peut faire.

En même temps la résilience de l'espèce humaine est extrême. On ne peut aussi comprendre certaines cultures sanguinaires, que comme phénomènes de régulation de la population, dans les endroits où les ressources ont été exploitées au maximum. Les vikings, les apaches, ou les aztèques (et bien d'autres), par de grandes tueries, payaient simplement le prix de ressources réduites. Rien de tel que la guerre, et mourir au combat, plutôt que de faim. La Norvège a 3 % de terres cultivables...

Le problème de l'élite a été résumé dans une annotation du saker que je cite :

"il manque sans doute un niveau d'analyse à ce genre d'argumentaire.  Est ce que cette pieuvre aurait pu se développer sans la révolution industrielle et l'exploitation des ressources fossiles ? Est ce que cette/ces oligarchie(s) ne sont pas finalement que la triste conséquence de cet afflux fabuleux d'énergie qui a inondé la planète depuis 250 ans ? Ce qui pose la question finale de savoir si ces oligarchies vont survivre à la démondialisation qui vient, liée à un pic de production du pétrole à bas coût qui semble bien là ?

Je ne voudrais, personnellement, pas faire de la peine à l'oligarchie et à ses membres, mais la chute des empires, souvent, contribuent à mettre en place des pouvoirs locaux très forts. Que ce soit les rois francs, ou les évêques, tout cela ne s'est finalement guère traduit par une réduction de l'administration, mais par la fin du complexe militaro-industriel trop pesant, d'activités économiques inadéquates, comme l'annone, ou l'importation de soies... Les activités n'ont souvent pas régressées, mais se sont adaptées. La piscine locale, ou la salle des fêtes sont les marqueurs de la gabegie locale.

A l'instar de Rome, beaucoup de choses doivent disparaitre, et l'on a vu les villes romaines perdre 90 % de leur superficie, se reconstruire en hauteur, et mettre des jardins à l'intérieur des remparts.
Voltaire a dit une chose géniale, le reste, c'est discutable. Mais il faut cultiver son jardin.

Sans fossile, ou avec un certain niveau technique, beaucoup de choses sont beaucoup plus difficiles. Les vikings avaient atteints l'Amérique, mais il est clair que les sagas disent que les indigènes avaient repoussé cette invasion, même si les combats relatés sont épiques.

"Il est aussi possible que cette oligarchie tente de se "réserver" les quantités restantes d'énergie fossile, autre scénario à surveiller."

C'est déjà le cas, par le biais du prix. Mais sans un volume conséquent, à distribuer au 20 % supérieur de la population, et un petit peu au 80 %, aucune infrastructure ne sera viable, et les pouvoirs, dits "populistes", émergeront, cette fois définitivement, avec l'ancienne antienne du pouvoir.

Cette ancienne conception ne sera pas celle des droitsdelhomme, mais celle du gouvernant fort, à qui on ne reproche qu'une seule chose, de ne pas être fort, le reste étant accessoire. De plus, il faut beaucoup de monde pour protéger les oligarques. Et ces gens, si on ne les protège pas eux aussi, et leurs familles, ne seront pas fidèles.

La Chute de l'union soviétique a vu des somalisations, mais aussi des pouvoirs locaux très forts.

Ailleurs, on voit que le pouvoir échoie à des gangs. Personne n'obéit aux "autorités", mais personne ne désobéit aux autorités parallèles.

D'ailleurs, il apparait que certaines résidences de super-riches prévoient aussi le tireur d'élite. Il ne me semble d'ailleurs pas absurde que si ces résidences devaient se claquemurer, les dits employés deviendraient vite, dans les faits, les dirigeants de ces entités. Parce que simplement la lutte pour le pouvoir se déclencherait aussitôt. Si du moins, au bout de 5 ans, ils ne se sont pas tous entretués.

On voit donc que le futur n'est certainement pas aux couilles molles, dont nous avons eu de superbes représentant élyséens.

 

 

 

 

 

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 20:23

Si le rapport Meadows a totalement fait l'impasse sur les prix et la monnaie, déclenchant le dédain des économistes, il est clair que les économistes se sont constamment trompés, pendant que le rapport Meadows, lui, était chaque jour confirmé.

les manipulations diverses que voient les économistes comme possibilité d'échapper à Monsieur le Bourreau s'avèrent fausses, parce que simplement les solutions ne sont pas, tout simplement, économiques.

Si certaines entités publiques, comme l'Islande, ou des îles, sont arrivées à un excédent énergétique, ce n'est pas du tout en faisant confiance à l'économie, mais dans le cadre d'une décision politique qui décide ce qui va arriver.

Le système, par lui même est incapable de se brider, car il repose sur une seule donnée, le profit. Quand il y a profit, personne ne se pose la question de savoir pourquoi on gagne de l'argent : c'est normal. Quand on en perd, on file le bébé à la collectivité.

Par essence même, le système économique ne prévoit pas, il réagit après coup. Et surtout, trop tard.

L'absurdité même du système électrique est criante. Le surinvestissement est la règle, la prévoyance, inconnue, ou de manière marginale.
On sait très bien stocker l'électricité, c'est la STEP, et la STEP, on connait depuis... 1890.

Mais si la STEP correspond à une gestion patrimoniale du parc électrique, c'est un mode de gestion idéal pour le renouvelable, et même le nucléaire.

L'économie, le marché, lui, fait produire, et après, on s'occupe de trouver un débouché, pour le charbon, gaz, uranium.

Le problème, c'est que ce schéma a fonctionné des décennies, parce que charbon, gaz et uranium étaient en quantités suffisantes pour satisfaire l'absurdité économique d'un parc très surdimensionné.

En gros, on a satisfait des besoins irrationnels, crées de toute pièce, avec une activité économique dont l'utilité réelle n'apparait pas. C'est la main invisible du marché.

Comme je l'ai dit souvent, EDF a désindustrialisé la France, en donnant des subventions aux industriels, pour qu'ils s'équipent en machines trop gourmandes en électricité. Cela correspondait aux besoins de l'idéologie, mais pas à l'intérêt économique de long terme d'EDF, et encore moins à celui de ses clients, roulés dans la farine. Moi, ce que j'ai vu, c'est 110 % de subventions, pour des appareils 3 fois trop gourmands...Pourquoi ? Parce que l'entreprise construisait trop de centrales nucléaires, par idéologie, manque de prévision, vision erronée de l'avenir.

On propulsait des besoins, totalement artificiels. Et aujourd'hui, vient le moment où ces besoins deviennent impossibles à satisfaire.

Le beau monde, cosmopolite, lui, vit pleinement dans les transports, qui les emmènent où ils veulent, sans peine. Ils n'arrivent pas, ou plus à comprendre ces ploucs qui n'ont pas les mêmes facilités, et ne sont donc pas intoxiqués par eux mêmes.

Que les jeunes de la fin du XX° siècle soient désormais obligés de rouler avec des automobiles à 2000 euros, pour pouvoir utiliser des automobiles leur échappent totalement. Cette réalité, d'ailleurs, échappe aussi totalement à ceux qui, plus modestes, ont toujours travaillé.

La loi économique, ce sont les yoyos sur les grains. Mais le peuple qui les vit préfère l'intervention de l'état, qui taxe les prix.

le mot économie, c'est un faux nez. Le faux nez par lequel les plus riches défendent leurs intérêts.
Le sénat français s'alarme de l'état des routes, et des autoroutes, et dénonce le manque d'entretien. Pour les autoroutes, pourtant, les sociétés gestionnaires accumulent les profits, et font dégouliner les dividendes. Mais elles ne font pas dégouliner l'entretien.

L'économie, souvent, c'est satisfaire les besoins des riches, en négligeant les pauvres. La meilleure preuve est le maïs éthanol. Le carburant pour les riches, la faim pour les pauvres.

Le "business as usual", est une partie du suicide, que démontrait le rapport Meadows.

Contrairement à Gail Tverberg, je ne nie pas la possibilité du renouvelable. Parce qu'avec la STEP, c'est une chose anti-économique qui existe. Le stock. Vous savez, le truc qu'il faut pas avoir, parce que ça coûte cher, et qui permet de mépriser totalement ou en partie le marché.

Comme les installations de Tesla, et les batteries, totalement anti-économique, aussi. Elles détruisent le marché, et donc l'économie, à terme, en faisant renaitre l'autoconsommation.

La physique est la physique, l'économie, une science humaine, donc par essence même, irrationnelle.

Dans le Titanic mondial, le beau monde en première classe ne sens pas l'eau qui monte. Et s'il le sent, il pense pouvoir s'en tirer, en se prévoyant une ferme en Nouvelle Zélande, un abri dans la montagne, alors que celui qui s'en tirera, ce sera comme dans l'ex URSS. Celui qui aura cultivé les amitiés, et les contacts. Le riche n'a pas d'amis, il n'a que des employés. Et comme le baron Empain, un jour, ils s'apercevront que le manque d'ami peut être mortel.

Le cosmopolite de la mondialisation heureuse, lui, n'aura même pas le sens de la survie, alors qu'il s'accroche à un monde, déjà, dans les faits, disparus.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 20:15

Pour revenir sur les articles énergétiques, un petit tableau du monde actuel. Et une salutation à Monsieur Poutine, que devraient lui adresser les dirigeants occidentaux.

La remise en ordre de l'espace post-soviétique et sa modernisation, a fait passer les exportations nettes de pétrole russe de 5 millions de barils/jour, à une dizaine aujourd'hui, après être passé par un minimum de 2.5 millions, pendant l'inter règne de Eltsine.

La crise économique que traverserait le globe aurait déjà terrassé l'empire global voulu par les USA.

Depuis 2005, les exportations nettes de pétrole, étant les importations des autres, culminent, sans pouvoir être dépassées. On a même assisté à un léger déclin : "The model shows that global oil exports peaked in 2006 at 37.87 Mbpd. They have since fallen very slowly to stand at 37.07 Mbpd in 2015".

Le pétrole de schiste et les agro-carburants ont rendus les USA moins dépendants, et les quantités consommées ont pu être redéployées. Sans régler le problème de fond, les quantités disponibles diminuent.

Certains ont consommé plus, d'autres pays ont produit moins, comme l'Egypte, l'indonésie, le bloc appelé Union Européenne, lui, a vu son gisement de la mer du nord sombrer (vous avez vu ce jeu de mot ? Génial, non ? Non ? Ah bon).

L'outrecuidance, et la cuistrerie Thatchérienne et reaganienne résidait pour l'un dans une production nouvelle, pour l'autre, par la relance qu'avait opéré l'exploitation des gisements d'Alaska.

Le Moyen Orient, lui, a eu son pic d'exportation dans les années 1970. Il a retrouvé ses montants d'exportations, mais sans les dépasser. Il est à mon avis vain d'en attendre un rebond. Il consomme de plus en plus son pétrole.

Logiquement, au niveau mondial, nous avons atteint un niveau qu'il faut bien appeler stagnation, et on ne relancera rien à coups de mesures libérales. La liberté, sans le pétrole, ça ne fait rien.

La situation globale doit être vue comme très fragile, et sans doute, le moindre incident la fera trébucher. Les pays exportateurs sont rares, et l'Arabie séoudite, plus en mesure de jouer son rôle. L'Arabie n'ajuste plus, elle se contente de produire et d'exporter le maximum, sachant que l'appétit de sa population grandit et que ses besoins financiers, pas toujours justifiés, sont aussi de plus en plus grands.

Il est donc clair que cette fin de décennie va être cruciale, comme la décennie prochaine.

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