Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 14:15

C'est un bon titre, ça, je devrais le ressortir.

Je vais mettre deux nouvelles en relations, alors que, visiblement, elles n'ont pas grand chose à voir ensemble, mais elles indiquent les mutations de sociétés, les vrais, pas les grimaces "progressistes et sociétales" occidentales.

La première est le progrès, en France, de l'isolation par l'extérieur. Il a été spectaculaire, passant de presque rien, à beaucoup plus. " en 2008, on comptabilisait dans l'hexagone environ 2,5 millions de m² d'isolant extérieur posé par an, contre 30 millions de m² en Allemagne et 26 millions en Pologne. " Ce chiffre est passé à 20 millions en 2013.

L'année 2014 a été reconnue bonne, la 2015 médiocre, et 2016 en redémarrage.

Comme je l'avais dit, il y a bien longtemps, deux marchés immobiliers coexistent, le neuf, et l'ancien. Visiblement, l'ancien pique du nez dans pas mal d'endroits. la consommation de l'ancien, par rapport à celle des bâtiments RT2012 et demain RT2018, c'est le jour et la nuit. Et l'énergie, ça coûte. Sauf à Paris et Lyon, l'immobilier y coûte tellement cher, que les charges ne rentrent pas -encore- en ligne de compte.

C'est aussi un phénomène bien connu, que j'ai déjà évoqué, celui du déversement, d'une technique mise au point ailleurs, et adopté ici, très vite.

On peut aussi citer le succès de l'isolation interne, et des combles. Un monde change, sans bruit, de manière invisible.

Pendant ce temps, la deuxième nouvelle dont je parlais, c'est le succès de l'électricité renouvelable en France, même si on a tout fait pour le retarder.

19 % d'électricité renouvelable. On est dans les clous de ce qui était prévu pour 2018, tout en ayant fait tout ce qu'il fallait pour ne pas l'atteindre.
En même temps, on trouve des trucs curieux. Par rapport à avril 2016, avril 2017 , voit sa consommation brute baisser de 6.3 %, et corrigée de variation saisonnière de... 0.3 %. Certes, il a fait plus froid l'année dernière, mais c'est une grosse baisse. Certainement, la CVS sacro-sainte fait partie du discours ambiant, d'un monde qui évolue, et dont les paramètres tiennent très mal compte.

Depuis qu'il existe un chauffage électrique à effet joules, dans la propriété occupée, les propriétaires occupants se dépêchaient, dès qu'ils pouvaient, de passer à autre chose, et les locataires, de fiche le camp.

D'ailleurs, les techniques de constructions évoluant, on voit des effets curieux. Certaines ont disparus, ou quasiment, en un clin d'oeil. Il est vrai que la pompe à chaleur, dans le cas d'une isolation, permettant de se chauffer "avec une bougie", cela a peu d'intérêt.

On parle de sécheresses en France, causées par le réchauffement climatique. Mais le changement de cadre est peu abordé. Avec le remembrement, ont disparues bien des km2 de haies, qui faisaient paraitre ces épisodes sans aucune importance. Les zones humides compensaient. Là aussi, l'agriculture réduite au pétrole, tracteur et produits chimiques a atteint ses limites. On a touché le plafond. Et on perd en efficacité. Les rapports de blé par hectare ayant atteint les 7.5 tonnes, ont baissés de 30 %.

Des bredins ont oublié que l'agriculture, ça se faisait sur terre, et que la terre, c'était pas toujours stable au niveau climatique et qu'on ne pouvait pas faire comme si. C'est le même problème que l'accident de Fukushima. La centrale était mal placée, mais il n'y a pas au Japon, ni ailleurs, d'endroits judicieux pour y mettre une centrale.

Les problèmes énergétiques des grandes villes ne peuvent eux, être traités par l'isolation et le renouvelable, comme l'a dit un internaute, le problème, c'est de vouloir aligner Paris sur un modèle Shangaïen (30 millions d'habitants contre 12)... Sans en avoir les ressources : Shangaï est un port maritime, au bord d'un très grand fleuve. Et la Chine, avait du charbon à foison. Bon, maintenant, elle l'a plus. Ou beaucoup moins. Et de moins en moins. Et comme disait un autre internaute, qui a vu Londres avec des quais vides, combien de temps cela va t'il durer ? Lentement d'abord, brutalement ensuite. Tout d'abord parce que ces grandes villes se sont totalement vidées de toute activité productrice (sauf celle de merde, d'urée et de déchets).

La question énergétique est au centre de tout, et est victime, dans beaucoup d'endroits, d'une absence totale de politique. Alors qu'elle devrait être au centre de tout.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 14:23

Le jeu du "tout con", est simple. Vous prenez une courbe historique, et vous la prolongez, en faisant une formule mathématique, qui impressionne ceux que ça veut bien impressionner...

Visiblement, il y en a qui aiment bien faire les courbes. Les courbes c'est intéressant, surtout celles féminines, mais les courbes économiques, ça ne renseigne que sur le passé, autant dire qu'on s'en fout.

Bon, je vais reparler des bredins, qui vous font la courbe, qui ne voit jamais, mais, jamais, alors, arriver le grand retournement, qui fait que la courbe plonge.

Au niveau énergétique, c'est on ne peut plus simple :

- dans le nucléaire, les entreprises sont en toutes en faillites, avouées ou cachées. Mais celles cachées, finiront par rejoindre celle qui sont avouées.

- dans le pétrole, il parait qu'il existe des gens qui y gagnent encore leur vie... Oui, il y a des rentrées. Mais il y a aussi beaucoup de sorties, et de plus en plus. Et le pétrole dans sa chute, entraine aussi celle des denrées alimentaires, becoze (12 ans d'anglais international, ça ne s'oublie pas -admiration autorisée-) les agro-carburants, suffisamment importants, pour créer le trouble.

Tout bêtement, je demanderais au pappy mougeot, friand de nucléaire et d'énergie fossile, ce qu'il fait de la notion -dépassée visiblement- de "rentabilité économique", là, j'espère ne pas avoir été trop féroce. Combien de temps on peut fonctionner en croquant de l'argent. Passer notablement de 200 milliards de dettes à 20 000 comme les USA, en 50 ans, c'est bien, on peut admirer la performance, mais bientôt le clodo aurait le milliard de $ comme monnaie dans sa poche. En 1870, 100 $, c'était le prix d'une maison à Atlanta.

- Là où ça devient intéressant, c'est sur le charbon. Les 2/3 des réserves de charbon recensées ne sont pas rentables. Il est donc logique que comme a dit un internaute, on continue une vingtaine d'années à l'extraire, avant que la production fasse un piqué, si ce piqué n'est pas déjà commencé.

Le réchauffement climatique avec 8 milliards de tonnes par an consommés, j'ai de sérieux doutes...

Deux graphiques font que j'ai des sérieux doutes sur le charbon US :

Les centrales au charbon US sont vieilles, les récentes sont rares, et les vieilles, sont moins compétitives que celles au gaz. Donc, à mon humble avis, la crise du charbon US se fera moins aigüe, mais continuera. Et en tout état de cause, c'est pas le ch'ti bitonio qui a été construit autour de 2010, qui va changer la donne.

- Pour l'électricité, la grande menace, c'est le retour de la démocratie. La production éparpillée, c'est la démocratie, la production centralisée, l'oligarchie.

- le seul gagnant -provisoire-, c'est le gaz. Et le gaz va tuer pas mal de ses concurrents. Il est en train d'éjecter le charbon de la production d'électricité (avec le secours du renouvelable), et comme celle-ci, c'est 90 % de sa consommation, il est visible que beaucoup de gisements ne seront pas entamés.

Son épuisement n'est pas visible encore, mais il viendra, et les gisements de gaz voient très vite leur production chuter. Pour les hydrates de méthane, on a toujours réussi à en obtenir des échantillons. Mais de là à les exploiter à grande échelle, il y a un gouffre.

- le nucléaire, quand à lui, est condamné. La France, c'est le synonyme de l'entêtement dans une technologie dépassée, où tout le monde bouffe de l'argent.

Pour résumer : les énergies n'ont été rentables que quand les gisements étaient importants, profonds, et faciles à exploiter, et que le marché était en accroissement continu.

Maintenant, les dits gisements sont petits, peu importants, difficiles à exploiter, et le marché piétine ou recule.

Pappy mougeot, dans son antre, devrait lire la littérature économique sur les siècles passés. Toutes les activités motrices, dans des pays riches, qui se sont évaporées au cours des cycles, passant de la richesse la plus extrême, au statut de gueux, dans un pays sous développé.

La canne à sucre. Le café. Le tabac. Etc... Croissance démographique ? Ne me faites pas rire. 205 millions d'USaméricains en âge de travailler, et la moitié qui ne fait rien...

Le vieux Bremachin vient de casser sa pipe. Vous pouvez aller cracher, pisser sur sa tombe, etc... Tout ce que vous pourrez faire, ce sera bien en dessous de ce qu'il mérite. C'était l'inventeur du tittytainment, où 80 % de l'humanité est inutile, et qu'il faut abrutir.
Une autre étude vient de paraitre.
"Plus de la moitié des jeunes en Europe participerait à un «soulèvement de masse»".

Là aussi, le système tient debout parce qu'il est debout. Mais visiblement, il est KO debout. Et si c'est toujours contestable, ce genre d'affirmation, ce qui est intéressant, c'est que la moitié de la population jeune pressant qu'il y aura un klach, que celui-ci est même certain.

On ne prolonge jamais une courbe, indéfiniment.

 

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
commenter cet article
26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 09:21

Il y a certains archéo-paléo-pseudo-industriels qui sont sortis de leur moyen âge énergétique pour venir brediner dans la conversation.
On est encore loin des ruptures d'approvisionnements et du marché noir, nous disent ils.

Ah ouai ? Le Burundi et le Venezuela, ça leur dit quelque chose ? Mais le problème, finalement, c'est que c'est encore pire que prévu, et que je l'avais prévu.

Partons du commencement : la production, si elle arrive à approvisionner le marché, est complétement déphasée : sur la plus grande partie du globe, on produit à perte, voire avec des pertes colossales.
Les pertes des compagnies se cumulent avec les crises étatiques, et ont entrainés une contraction forte des investissements.

Et des crises politiques de taille XXXXXXXXL. Mais, il faut avoir un minimum et un brin de culture pour s'en apercevoir. Les crises mexicaines, l'état psychédélique du forage US, à grands coups de prêts et de subventions (jamais remboursés, bien sûr), qui font paraitre l'URSS pour le sommet de l'honnêteté morale et intellectuelle, et le sommet de l'efficacité, les crises multiples qui se déroulent, ça n'existe pas pour ces gens là... Etonnant. Vue du pavillon à  1 000 000 d'euros de la banlieue chic de Paris, ça déforme la vue...

Logiquement, entre compagnies et états en crises, investissements en berne, à terme, on arrive à une baisse ou un effondrement de la production. Surtout si Washington continue de juger bon de continuer à mettre sans dessus dessous le Venezuela (en moins raffiné, ça s'appelle, y mettre le bordel) et le moyen orient.

Nonobstant, ces gens, qui, soi disant, on toujours travaillé dans les entreprises et le privé, ne connaissent pas le début du commencement.

CONSOMMATION = PRODUCTION +/- STOCKS.

Dans le cas du pétrole, l'effet de stockage est plantureux. Notamment en Chine, et en Orient, mais aussi, tout bêtement, tout prêt de chez vous, dans toutes ces cuves diverses un peu mieux remplies, tout simplement... il me souvient d'ailleurs que la machine de guerre allemande, en 1944-1945 a tourné essentiellement avec des stocks dont beaucoup n'étaient pas sensé exister.

Résumons ; on est arrivé à la tempête parfaite, c'est à dire surproduction provisoire obtenue grâce à des dépenses démentielles, qui font effondrer les prix, et creusent encore l'endettement.

Moi, ce que je vois, c'est Will E Coyot, qui est dans le vide, mais qui ne s'en est pas encore aperçu...

On peut pondre aussi des courbes qui montent au ciel, c'est très facile. Mais le plus difficile, c'est de savoir quand cette courbe, elle s'inverse, et plonge vers le bas...ça c'est compliqué, et il n'y a pas de courbes qui montent au ciel, définitivement.

Tout sportif sait que si un jour, on va trop loin dans l'effort, c'est le claquage qui arrive.

D'ailleurs, un p'tit schéma venu tout droit de l'agence de l'énergie :

Comme ça date de 2007, voit que la consommation de gaz et d'énergie en Europe, ainsi que le PIB augmentent beaucoup. Le seul problème, c'est qu'entre temps, il y a eu rupture, et que la consommation d'énergie, et de gaz s'y est effondrée notablement. Là aussi, toutes les projections, suivent le jeu du "tout con", qui consiste à reporter vers l'avenir, le passé. On ne voit donc jamais arriver la rupture.

Qui a vu arriver la rupture sur la consommation de charbon ? Depuis 2007, en Europe, s'est effondrée la consommation d'énergie,et surtout, celle de gaz...

En économie, la première chose qu'on apprend, c'est que les besoins sont illimités, et les moyens de les réaliser, rares...

La croissance démographique qui fait plus consommer d'énergie ? Non, c'est l'industrialisation. la Chine notamment a depuis belle lurette infléchie son envolée démographique. Mais elle avait des gisements de charbon.
Ce sont des arguments idiots, de bords de table lors d'un diner...

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 20:25

A Detroit, les gens privés d'eau courante se compte par milliers. Faute de pouvoir payer. Juridiquement, certains veulent contraindre les compagnies à ne pas couper l'eau, histoire de reporter la facture sur ceux qui la paie encore, et les désolvabiliser à leur tour.
Elle est pas belle la vie ?

Dans certaines villes, 40 % de la population ne peut pas payer l'eau.

Là aussi, l'oubli des temps anciens a été vite fait, et la disposition "naturelle"  de l'eau au robinet, considéré comme une évidence, n'apparait plus aussi évidente. Une tâche épuisante des femmes était il n'y a pas si longtemps d'approvisionner la famille, avec des brocs.

Inutile de dire que la consommation n'était pas celle d'aujourd'hui. Ni le souci de la propreté. Sans parler du pôvre Botton qui s'estimait maltraité en prison parce qu'il ne pouvait prendre une douche journalière, mais "seulement", 3 par semaine.

Pauvre petit bourgeois, qui se dit "sauvé" par la prison, mais le sauvetage a été imparfait. Des tas de gens très bien qui n'ont pas été en prison ne prennent pas une douche journalière. Comme je l'ai déjà précisé, si tout le monde faisait ça dans le monde, il y aurait pénurie d'eau et d'énergie...

Mais si Botton a fait son mea culpa (au moins partiel), il devrait faire partager son expérience avec république en marche, où certains en ont visiblement besoin.
Question tenue et culture, Macron ne savait même pas qu'on ne mettait pas en France, sa main sur le coeur pendant l'hymne national.

Pour les USA, il faudrait leur rappeler leur histoire. C'est le pays où l'on a inventé le concept de maison passive, et pour l'eau, un tonneau filtrant recueillait les eaux de pluies.

Une Amérique où la crise politique hésite avec la crise économique et sociale. On veut déposer Trump. Sans doute cela finirait il de disloquer le pays. Même si trump est versatile et pas trop apprécié pour n'avoir pas fait ce pour quoi il était élu, on en voudra certainement à ceux qui le renverseront.

Un pays qui malgré son effondrement interne, que symbolise parfaitement la crise de l'eau, fait la guerre au Venezuela, en Equateur, vend des armes à l'Arabie séoudite... Sans compter les guerres dont on ne parle pas (Mexique).

Pays, tête d'un empire qui se disloque. Il peut faire élire des belles gueules, mais le réveil est rapide. Les présidents sont assiégés dans leurs palais, comme Temer, Haï comme Macri, et l'union européenne se disloque. On croit qu'un crise s'assagit ici ? Elle reparait là. Merkel sera réélue ? Peut être, mais son score semble modeste, et n'oublions pas que CDU forme une coalition avec le SPD, et que si celui-ci est laminé, qui s'alliera avec Merkel ? L'Italie ? En crise.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 15:44

Avec l'économie post pétrole. C'est la débandade financière, celle que n'ont pas prévu nos ingénieurs, qui propulse ce pays précocement dans l'ère post pétrole.

Comme plus rien ne fonctionne sans pétrole, même au trou du cul du monde, la crise s'annonce carabinée. Le prix de la nourriture flambe, plus rien ne se transporte, et le problème ne devrait pas tarder à s'aggraver. S'il se résout ce sera une surprise.
La pénurie technique, n'est pas encore là, mais la pénurie financière, elle, frappe fort.

Cette crise, comme les crises mexicaines et vénézuéliennes, permet de mieux comprendre les incrémentations de la crise.

Le pays devient déficitaire, dans le cas du Mexique, parce qu'il produit moins de pétrole, que le prix de celui-ci baisse, et que le reste de son activité économique ne permet pas de compenser. Il y a beau temps qu'on peux constater que les maquiladoras, c'est du pipeau complet, en terme de performances économiques. L'agriculture mexicaine a disparu, pour cause de libre échange, 40 % des terres cultivables ne le sont pas, l'industrie locale a périclité, mais les usines le long du rio bravo permettent d'aligner de gros chiffre, mais un résultat parfaitement insignifiant.

L'usine importe les intrants, exporte le produit fini, et son fonctionnement ne laisse sur place qu'une partie insignifiante du chiffre d'affaire, en gros, les salaires, à un niveau très bas.

Le Burundi, lui, n'a pas grand chose à exporter, sa balance commerciale est une caricature, et elle ne fonctionne qu'à coups de crédits ; qui visiblement, n'ont aucune chance, de près ou de loin, d'être remboursés, ou même simplement, voir leurs intérêts payés sans nouveaux crédits.

Il n'est simplement pas trop déficitaire au niveau agricole, mais pas positif, le reste, c'est démentiel.

On nous dit scientifiquement que le Burundi a connu une croissance débridée de 2010 à 2014.

La comparaison entre balance commerciale et croissance doit nous amener à voir le problème en face : la croissance de 2005 à 2015 a été totalement bidonnée, et ne révèle qu'une croissance, à crédit, des importations. Le Burundi est atteint par la crise pétrolière, parce qu'il n'a aucune ressource.

Il n'y a même pas moyen de "purger", le bousin. Parce qu'il n'y a rien à purger. En dehors de son agriculture, il n'y a même pas d'économie burundaise. Il est donc temps que le Burundi retourne à une technologie adaptée à son économie et qu'ils se mettent à élever des ânes, s'ils veulent se déplacer.
Là où je rejoindrais un internaute qui voit de la croissance démographique partout, même là où il n'y en a pas, le problème du Burundi, c'est sa population. S'il y a eu des massacres dantesques au Rwanda, c'est bien le problème de surpopulation qui l'a crée.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 06:32

Des nouvelles de la guerre aux USA,

 

Vous savez ce pays si prospère (Youp la boum), qui ne connait pas le chômage (102 millions seulement) et où tout le monde est au paradis (artificiel).

Baltimore donc, refait parler d'elle. C'est curieux, parce que plus la ville se réduit, plus les problèmes flambent.

A la fin d'avril, le nombre de meurtre a atteint 118. Mais je vous rassure tout de suite. Ce ne sont que les meurtres recensés. La réalité est sans doute bien en dessus, et on devrait logiquement dépasser les 400 cette année. Bon, on peut considérer que Baltimore est champion de sa division.

A cela, il faut rajouter les morts d'overdoses (800 en 2016), et l'épidémie d'opiacées dernière génération, qui s'annonce comme étant d'enfer.

En dépensant 16 000 $ par élève, la ville de Baltimore atteint des résultats complétement nuls, dans 6 écoles.

Pour quitter ces quartiers, il faut être champion de natation, et mettre derrière soi toute la famille tuée dans des embrouilles de quartiers liées à la drogue. L'espérance de vie souvent, ne dépasse pas 18 ans pour un membre de gang (question qui "tue" : qui, à Baltimore, à 16 ans, n'est pas membre de gangs, dans les quartiers noirs ?).

Bien entendu aussi, je vous fiche mon billet que ces écoles pourries, loin d'être "multiculturelle", sont tout à fait homogènes à ce niveau là, et que tout ce qui intéresse les élèves, c'est de savoir compter le minimum pour pas se faire mettre une branlée quand ils rapportent leurs rentrées au chef-dealeur.

Le sex ratio est très dégradé à Baltimore : " Pour 100 femmes de tous les âges, on comptait 87,4 hommes et pour 100 femmes de 18 ans et plus, on dénombrait 82,9 hommes. " soit un SR de 0.874 et 0.829.
On meurt donc très jeune à Baltimore, au moins chez les hommes. C'est un état de guerre civile larvée. Comme dans les guerres, on meurt avant l'âge de 20 ans.

Zerohedge nous reparle de Venezuela et de la faute au socialisme. En réalité, le Venezuela a été en pente ascendante tant qu'il avait une production ascendante de pétrole (1920-1970), et une pente descendante après son pic pétrolier.
Mais chez zerohedge, on n'a pas compris le principe que Dieu nous avait donné deux poches ; une de devant pour les défauts des autres, et une de derrière pour ses propres défauts.
Après, certains veulent casser le miroir. Macron veut filtrer la presse. Elle n'était pas suffisamment larbin ? Mais la presse larbin, elle a un défaut. Elle pratique les trois L.
Léché, lâché, lynché, ce qui ne manquera pas de lui arriver, d'autant qu'il part avec un capital de confiance bas, très bas et qu'il est complétement idiot. Oui, je sais qu'il parait intelligent. Mais pour avoir la foi du charbonnier, comme il l'a, il faut être complétement idiot. Même si sa foi du charbonnier, c'est envers le libéralisme qu'il le déploie. 
Macron n'a d'ailleurs pas compris l'essentiel. S'il a l'étoffe du dictateur, le dictateur ne se maintient pas sans résultat. Staline, comme Franco, ont eu une certaine réussite économique en leur temps.
C'est beaucoup plus compliqué de gérer le déclin. L'instabilité retrouvé au Venezuela depuis 1970 devait beaucoup à la variation de valeur du pétrole. Avec le choc pétrolier de 1973, un certain nombre de pays déclinants, comme l'Iran et le Venezuela ont cru pouvoir compenser. Mais dans une équation Prix X volume, rien ne remplace le volume.

Macron, lui, vient de faire un impair. Et la presse a quand même, un caractère vindicatif et méchant. Et on n'attaque pas des gens qui l'ont si bien soutenus...

Baltimore est à l'image du monde "développé", des éléments éclatants, côtoyant la merde qui se généralise pour le citoyen.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:10

Le collapsus venezuelien est arrivé. Pour zerohedge, c'est la fôte au socialismmeuuuh, qu'apporte que de la misère, etc.

C'est bien connu. Les 102 millions de sans emplois aux USA, ça fait pas parti de la discussion.
Les 300 000, 400 000, pardon 500 000 morts et disparus, dans la guerre des cartels au Mexique, non plus.

Avec la même cause dans les trois cas, la production pétrolière défaillante.
La compagnie PDVSA qui produit le pétrole au Venezuela est déficitaire, c'est la faute à Voltaire et au socialisme.

La compagnie mexicaine PEMEX et les compagnies qui produisent le pétrole de schiste aux USA ne rapportent pas un Kopeck,  ça ne fait pas partie de la discussion non plus.

Pour les compagnies opérant dans le pétrole de schiste, il est clair qu'elle n'ont jamais rapporté quoi que ce soit.
L'article par contre lâche le morceau. Si le Venezuela importe du brut américain, c'est que ce sont du pétrole de condensat, pour exploiter le brut lourd de l'Orénoque, contrairement à ce que disent certains journaleux pisseux de copie français.

Donc, la production plonge, les raffineries fonctionnent au ralenti, certaines à la limite du décrochage, c'est la faute au gouvernement, aux dépenses excessives, qui ne permettent pas d'investir ? Oublions donc une réalité ancienne au Venezuela, celle du pic pétrolier, de la difficulté d'exploiter le brut lourd de l'Orénoque, gros réservoir, à qui on ne sait que mettre qu'un petit robinet. Peu importe l'argent qu'on puisse y mettre.

La production aurait plongé, de toute façon, l'année suivante plutôt que l'année "x". Cela aurait changé quoi ? Aggraver la crise de surproduction ??? Et contribuer à faire chuter les prix encore plus ???

Quand survient le temps de la crise, quoi qu'on fasse, on ne fait que l'aggraver. Chavez avait essayer de diversifier l'économie venezuelienne, comme elle l'était aux temps coloniaux. Mais on ne change pas des décennies d'habitudes.

Les signes de dislocation se multiplient. On veut les JO à Paris ? Les rentrées supplémentaires que cela occasionnera seront symboliques, car on perdra aussitôt les rentrées habituelles.

La faim est omniprésente aux USA.

L'aviation légère de l'armée de terre (France), voit la disponibilité de ses appareils se réduire significativement.

L'union européenne réclame des sommes dantesques au Royaume uni, qui n'en a rien à foutre. Plus ça sera élevé, plus ce sera facile de dire non.

La France se désélectrifie. La consommation d'électricité plonge. Comme toutes les économies développées.
Toutes les entreprises énergétiques sombrent dans les déficits, et greenpeace attaque la France pour ses subventions à EDF.

Bref, que du bonheur pour tous les collapsologues.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 06:11

En France, et pas qu'un peu.

" les livraisons de produits pétroliers en avril s’élèvent à 4,615 millions de tonnes, en baisse de 5,9 % par rapport à avril 2016. En année mobile, entre le 1er mai 2016 et le 30 avril 2017, elles baissent de 0,5 % sur l’ensemble de l’année pour s’établir à 59 586 Mt. "

Les livraisons de carburants automobiles augmentent de 0.2 % sur l'année. Pas de flamboyance, donc.

La consommation de gazole stagne sur l'année, celle d'essence, nous dit on, augmente fortement. Sachant qu'elle part de pas grand chose (moins de 20 %), c'est loin d'être un exploit.

Visiblement, le fioul domestique porte le gros de la baisse (- 31.6 %). La "hausse" de la consommation de carburants est de l'épaisseur d'un trait de crayon.

La tendance semble donc, sempiternellement, à la baisse. D'accord, le prix du carburant s'est un peu calmé, les modèles récents consomme moins, mais, est ce que, fondamentalement, cela change quoi que ce soit ?

On nous dit que la mondialisation a eut beaucoup d'impact sur la production, et peu sur le tertiaire ?
En réalité, c'est faux. L'impact a été le même, mais "corrigé" par un autre effet. Celui de l'endettement.

La raison ? Comme je l'ai indiqué il y a bien longtemps, plus de dix ans, l'immobilier, c'est idéal. Vous pouvez endetter une personne pour ses études, sa bagnole, un prêt personnel, mais pour l'endetter à mort, rien de tel que l'immobilier. C'est bien plus que tous les autres réunis.
Raison pour laquelle la bulle immobilière est venu au renfort de l'économie au début des années 2000, et que les banques continuent à prêter à des taux idiots.

De même, l'endettement des collectivités locales, dépend de la taille de la ville. Combien de fonctionnaires inutiles à la ville de Paris ? C'était sans importance tant que l'argent des mutations immobilières venait, et ça devient inquiétant avec la baisse du taux d'épargne de la ville, tombé quasiment à zéro, et les parisiens vont connaitre le sort des villes en déclin : la flambée des taxes foncières et de la taxe d'habitation. Il y aura une justice, parce que si Macron exonère 80 % des foyers de la taxe d'habitation, eût égard aux revenus, dans certaines communes, ce sera 100 %, et à Paris, 20 %.

Il existe une différence fondamentale entre la commune de 164 habitants, (et deux fois plus de résidences secondaires), et les grandes villes, au niveau de la capacité d'endettement. 150 000 euros d'un côté, 4.8 milliards de l'autre, en progression constante.

Une fois dépassée la capacité d'endettement, on aura visiblement des gros problèmes. La petite commune, elle, n'a pas forcément envie de se fondre dans une plus grande, pour voir flamber ses taux d'impositions, prendre en charge la dette du voisin, et se trouver marginalisée électoralement, et budgétairement...

En réalité, le schéma de ponzi des grandes villes est évident, et c'est pour cela qu'elles paraissent dynamiques économiquement parlant, et que la ville de Boise vote à 75 % Clinton, pendant que le reste de l'état vote à 75 % Trump.

Le dynamisme apparent est souvent inversement proportionnel à la progression de l'endettement.

Le dynamisme apparent est souvent aussi, lié à l'existence de commerces, dont la déconfiture plus qu'apparente, est visiblement en accélération (cf : blog P. Jovanovic), et inutile d'incriminer le RSI, si stupide soit il. Le problème, c'est que ces activités ne sont plus rentables, et le RSI n'est que le clou final du cercueil.

Les zones commerciales, dont sont friands les maires, ne créent rien du tout. Le "progrès" de leurs chiffes d'affaires ( + 1 % l'an), masque mal que c'est bien en deçà de leur déploiement ( + 3 %). De plus, l'internet permet un nomadisme commercial accentué.

Quand les problèmes touchaient les petites villes, on pouvait incriminer aisément le contexte local, mais ce problème ne fait que métastaser.

Les malls américains meurent aussi. Parce que leurs clients ont atteint il y a déjà longtemps, leurs capacités d'endettements.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 15:53

J'aime bien J. Sapir, et ce qu'il dit, mais je trouve que là, il erre vraiment, au point de gambader dans la campagne.

Les partis ont l'habitude de se ramasser des vestes et des costards, à tel point qu'ils pourraient ouvrir des magasins de nippes. (sans compter, bien sûr, celles qu'on leur offre)...
La droite va se recomposer, entre orléanistes et Gaullistes-bonapartistes ? Et alors ? Ils ne se sont jamais aimé, et d'une manière générale, ce n'est qu'une alliance électorale, et un cartel. Chirac a eu tort en créant l'UMP et la droite gaulliste, tort de s'aventurer dans l'aventure européenne. Si Super-pappy Juppé ou son camp rejoint Macron, bon vent lui fasse. Et pour la question de dynamisme, on repassera. Le p'tit jeune de 70 balais, ça fait limite.

Le FN va vivre des heures difficiles, MLP a erré sur les questions sociales, certains voudraient recentrer sur le fondamental et redevenir la caricature qu'ils étaient ? Le débat se posera. Mais abandonner les terres ouvrières conquises ? Qui le ferait ???

Et puis, J. Sapir ne croit pas et ne parle pas des fondements de la crise, qui sont toujours là, et vont s'approfondir : la crise énergétique. Ni Macron, ni Sapir n'en tiennent compte, alors que la découverte et la mise en exploitation de gisements de pétrole nouveaux avaient été le substrat de Reagan et Thatcher.

La diabolisation est une arme à double tranchant. Des moments, on veut le diable, parce qu'il est le diable. Dans une société qui s'effondre, faute d'énergie, est ce qu'on va ou veut simplement, entendre des gens "raisonnables", amateurs et friands d'inégalités sociales ???

Je rappellerais ce qu'a dit Jancovici, non parce que c'est Jancovici, mais parce que les données qu'il fournit nous indiquent le sens de l'histoire :

" Or la panne sèche, elle arrive. Pas instantanément, certes, mais la tendance est claire : de 2006 – maximum historique à date – à 2015, l’approvisionnement européen (importations comprises) a baissé de 20% pour le charbon, de 17% pour le pétrole, et de 18% pour le gaz. Ecologie ? Que nenni : géologie ! Le déclin est en route… "

5 ans de plus et on rajoute - 10 % ? ça va faire des mécontents...

" de 2007 à 2016, la construction ne baisse de 18%, les tonnes transportées par camion de 17%, et plus largement la production industrielle de 5% "...

Mais aussi :

" En 6 ans (2007 – 2013), l’Europe a ainsi perdu 9% de sa production industrielle, avec il est vrai une répartition variable : -13% au Royaume Uni, -14% au Danemark, -4% (seulement !) en Suède, -22% en Finlande, -19% en Italie, -22% en Espagne… L’Allemagne fait glorieusement 0%, le Japon -8%, et même les USA doivent aussi se contenter de 0%, nonobstant les gaz de schiste. "

Les chiffres peuvent varier. Mais ils vont tous dans le même sens. Alors, au bout d'un certain temps, le type au pouvoir, il pourra avoir un phoque contre lui, le phoque gagnera. La réédition du coup Macron sera difficile à faire. C'est largement, du "One shot". Gagner du temps, pour gagner du temps.

Le vote FN tient du baril de pétrole. Le dit FN survivra sans peine, même s'il subit des heures difficiles. Il en avait déjà subi, après la scission du MNR.

Une droite gaulliste, débarrassé de son Juppé chéri, risque de ne pas être amputé, mais soulagé. Et de se chercher des réserves de voix. la gamelle, ça ne se négocie pas.
Pour MLP, elle aurait du savoir qu'on ne négocie pas, avec le diable, c'est à dire l'Union européenne, et ses avatars : euro, libre échange, retraite reportée, etc...

Macron l'apprendra, aussi, à ses dépens.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 08:14

Voici, en direct de l'université de Sherbrooke, les courbes de consommations pétrolières, françaises, et italiennes.

En 1981, les consommations pétrolières françaises et italiennes, deviennent synchrones, avant que la consommation italienne décroche fortement, vers 2003, et devienne inférieure de presque 20 millions de tonnes.
L'explication est claire, la situation économique italienne est pire qu'en France.

C'est net et sans appel, elle a subi une cure libérale bien plus profonde.

On s'aperçoit même que la Grèce a subi une purge moins forte que l'Italie.

Donc, la protestation française est encore moins forte que celle constatée en Italie, mais plus cruciale. Elle touche un pays centre, ce que ne sont, ni l'Italie, ni l'Espagne, ni la Grèce, où la seule politique, c'est de gagner du temps, pour gagner du temps.

"Cet éclair de lucidité n'a pas encore percé toutes les couches de la bonne société lyonnaise.
Comme n'ont pas manqué de faire ressortir mes insupportables collègues autour d'un mauvais repas de cantine, en résumé ça donne : "Quels cons ces pauvres, même pas capables de voter pour le type intelligent comme nous" (E. Macron après le débat du 2nd tour).
Je constate :
- qu'ils n'ont pas compris que les "cons" sont dans un mouvement d'intifada idéologique, ils attrapent la première la pierre (=bulletin de vote) le plus proche pour la balancer, que le candidat ait fait un bon débat ou pas n'a finalement pas grande importance.
- qu'ils restent dans leur logique de caste, le mode de reproduction de cette caste étant l'achat immobilier. Dans les hypers centre cela fonctionne encore même si le ticket d'entrée reste élevé. Et les apparts à 500k€ à la croix-rousse à Lyon dans le genre épouvantail à pauvre c'est très efficace.
Guilluy a raison de dire que dans cette catégorie de prix il est facile d'évacuer les problèmes de mixité sociale, cette caste crée de fait le vide autour d'elle. Une crèche autogérée par exemple est une manière de faire de la sélection sociale sans le dire.
Il faut quand même quelques concessions en laissant venir la main d'oeuvre et les consommateurs de la banlieue Est notamment, donc on refait tout le cours Tolstoï et le cours Lafayette pour que les bus déversent plus vite leur cargaison de prolos et sous-prolos. Des travaux qui n'en finissent pas. Juste ce qu'il fallait pour achever les derniers commerces chancelants du cours et flinguer les derniers espaces réels de convivialité (brasserie avec terrasse, bar PMU). Manque de bol ce qui reste de classe moyenne vit là...
Résultat : les vitrines de magasin vides à Villeurbanne finissent dans le blog de P. Jovanovic. La boucle est bouclée."

Evidemment, la vie à la campagne reste un luxe. L'emploi n'y est, sinon la population y serait resté. Enfin, si, il y a de l'emploi, mais il est rare, et puis, en général, utile : artisans surtout, quelques paysans, des gens qui acceptent de faire du kilomètre. Pas les petits branleurs de la croix-rousse.

Comme je l'ai dit, le mouvement protestataire a été surévalué, pour faire croire à un échec, et parce que, simplement, les sondeurs ne peuvent l'évaluer.

Politiquement, tant que l'effondrement n'est pas perçu, on ne passe simplement pas d'un mouvement ayant quelques élus, à la majorité, d'un coup.

Et il y a encore trop de c... à la Croix Rousse, qui pêtent dans la soie. Ou qui croient y pêter.

J'ai vu que certains ne croyaient pas à l'impact du choc pétrolier. C'est une péripétie, la phase actuelle. Les consommateurs (solvables) ne sont pas assez nombreux pour le pétrole disponible, un pétrole produit à perte pour la plupart des producteurs.

On ne continue pas éternellement à produire à perte. Un reset est inévitable. Au moins pour liquider la dette.

Et pour l'instant, on n'a pas encore trouvé le moyen de remplacer le pétrole pour le transport. Quand à l'utilité du transport en France, elle m'échappe souvent un peu. Il s'agit d'un triomphe du transport généré par le libre échange.

Le crétin, c'est pas le votant FN, c'est celui qui le critique, parce que le vote est libre. ça leur déplait ? Qu'ils en crèvent la bouche ouverte !

Et puis, la Croix Rousse, c'est la caricature, les mecs qui vivent en société fermée, votant pour celui qui prêche la société ouverte, il y a de quoi mourir de rire. Parce que leur oppidum, s'il est cher, me semble très facilement, et dévaluable, dans le cadre actuel, et peu défendable. Et surtout, comme disait Bayard, sans braves pour le défendre.

Parce que ce qui vous défend dans votre maison, ce n'est pas la loi, c'est le père de famille et ses fils. (Eventuellement, la mère, avec des arguments percutants...)

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
commenter cet article