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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 19:14

Les nouvelles énergétiques sont plantureuses

- A) On vient d'apprendre, dans la presse pravda, que le charbon US, s'il a décliné, c'est à cause de la fermeture des centrales thermiques, qui se comptent par dizaines, pour la raison que je n'ai cessé de seriner, c'est qu'elles étaient vieilles et pas rentables.

Understood ?

Elles datent pour la plupart des années 50,60 et 70, plus rarement des années 1940. Celles construites dans le dernier jet (après 2000), elles, ne sont pas en cause. Et la pollution et le réchauffement climatique doivent être vue comme ils sont : de très mauvais prétextes.

"Le deuxième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre (derrière la Chine) comptait 523 centrales à charbon en 2010. Il n’en recense que 287 aujourd’hui."
Trump ou pas, les fermetures se poursuivent, pour des raisons économiques essentiellement. De toutes façons, les autorités publiques locales sont totalement désargentées. Elles ne peuvent que difficilement soutenir quoi que ce soit. Selon zerohedge, addictes aux dépenses publiques, elles ne font que remonter les impôts, sans faire les réformes indispensables. Les réformes indispensables de Tyler Durdem, étant, bien sûr, les réductions à tous va, qui entrainent à leur tour l'effondrement.
On peut voir que les hommes politiques sont tellement bornés dans leur idéologie, qu'ils ne peuvent même pas penser en sortir.
Le regain de production charbonnière aux USA est causé par un regain d'exportation.
De même, on s'inquiète du projet de la construction de 1600 centrales à charbon, dans le monde, équivalent à 42 % de la capacité actuelle.
Ces andouilles n'ont pas remarqué que dans le système capitaliste, c'est assez courant, de construire des trucs et des bidules, qui ne fonctionnent jamais. Les occidentaux, à une époque, était friands de ces usines livrées clefs en main dans beaucoup de pays du tiers monde, dont on s'apercevait, bien après, qu'elles étaient inexploitables.
De plus, les annulations ne se comptent plus : "Ce sont donc quelque 158 GW de projets de centrales, soit 14 % de la puissance totale envisagée, qui ont été annulés entre janvier et juillet 2016".
Sans compter aussi, le fait, qu'en Allemagne, les autorités freinent des 4 fers, pour différer la fermetures des centrales...
La Chine est dans cette optique. Selon moi, cela tient plus au pic charbonnier, que du souci écologique.
 
B ) Au Niger, on vient d'apprendre que la mine géante, avec 275 000 tonnes d'uranium, dont on produirait 5 000 chaque année pendant 35 ans, n'est pas si riche que cela. Elle en aurait, "au mieux", 50 000.
" Situé à 160 km au nord d’Agadez  et s’étendant  sur 500 km2, le site d’Imouraren  était jusque-là considéré comme l’un des gisements les plus importants au monde. "
Oui, j'allais le dire. Hier richissime, aujourd'hui, c'est une provision dans les comptes d'AREVA, et cela permet aussi de comprendre le biais des "réserves". 5 000 tonnes pendant 35 ans, ça donne 175 000 tonnes, pas 275 000, et encore, la phase de décollage dure une dizaine d'années, le déclin, une dizaine aussi, et entre deux, l'optimum se réduit à une quinzaine d'années. Donc, les réserves proprement exploitables, c'était déjà la moitié seulement de ce qui était annoncé.
Un gisement, c'est comptabilisé, et la comptabilisation entraine souvent une version très optimiste. Là, Areva a jeté 900 millions d'euros aux cochons.

D'ailleurs, chez AREVA, le délire est toujours de mise. La consommation va doubler, nous disent ils...

 

C), Aux USA, visiblement, l'uranium, c'est du passé. La production s'écroule.
Il faut dire, il y a beau temps que le nucléaire est considéré, là bas, comme problématique. Juste un investissement pourri, pour appâter les gogos, genre EDF, avec constellation.

 

D) USA, toujours, la consommation d'essence est toujours dans le rouge, permettant l'exportation de quantités importantes de produits raffinés, et confidentielle, de pétrole brut.

Comme les produits exportés sont essentiellement raffinés, on peut donc en conclure que l'économie US s'est largement effondrée, et qu'elle est désormais une économie potemkine, avec quelques brillantes façades.

Le pétrole est l'emblème. les USA "consomment", toujours 20 millions de barils jours, mais auparavant, ils consommaient tout ce qu'ils produisaient, et importaient, en plus. Aujourd'hui, ils exportent des produits raffinés...

Bref, l'effondrement est en cours...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 13:03

Trois cartes parues dans "guerre civile syrienne", sur Wikipédia indiquent l'effondrement militaire de l'état islamique, et au sud, de certains groupes rebelles.

Les cartes du 29. 27 et 3 juin, sont particulièrement intéressantes si on les comparent. D'abord, le recul est d'importance, et on voit clairement une tactique russe (reprise à Foch), le martèlement de la ligne de front, recherche des points faibles, et pénétration en profondeur, parfois, avec des reculs, s'il y a trop de résistance et la réalisation d'encerclements.

On devine aussi l'objectif, d'une manière  générale, la vallée de l'Euphrate, et en particulier Deir Ezzor, qui subit un siège qui rentre dans la légende des sièges au moyen orient.

Visiblement, les syriens ont attaqués là où on ne les attendait pas, sur la frontière irakienne, se rapprochant d'une manière phénoménale de Deir Ezzor.

L'attaque du fort au faible, en abandonnant là où la résistance est trop acharnée, déstabilise toute tentative de coup d'arrêt, en épargnant ses propres forces.

(pris sur "chronique du grand jeu")

De plus, visiblement, il y a adaptation incessante à la mouvance de la situation, qui empêche, finalement toute réponse adéquate.

Les projections, A, B et C me semblent, pour cette raison, inadéquates. Les forces syriennes (et russes), fonceront là où elles rencontreront rien. Vu les effectifs de cette guerre, il existe de nombreux endroits dégarnis, et celui qui est à l'offensive, garde l'initiative.

On peut même penser que certaines poches de résistance seront, tout bonnement, abandonnées sans combats.

Pendant ce temps, la guerre multiforme continue ; la Russie prolonge son embargo sur les produits agricoles européens jusqu'en 2018. Une telle opportunité de développer sa production, les dirigeants russes ne pouvaient la laisser passer, et la Russie suspend sa contribution financière au conseil de l'Europe. Après le Brexit et ses 11 milliards perdus pour l'UE, c'est le pire coup qu'ils pouvaient administrer, à ces gens toujours partant pour l'austérité.
D'ailleurs, on verra bien comment se comporte l'UE avec son austérité à elle. Je voudrais pas leur souffler l'idée de licenciements massifs dans leur structure idiote.

Au nord, on voit les kurdes avancer, mais beaucoup plus lentement, et on comprend la différence fondamentale de stratégie, ou plutôt d'absence de stratégie, qui consiste à tout écraser sous la puissance de feu. Et qui fait durer les conflits, parce que c'est assez peu efficace contre des combattants entrainés.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 12:46

Ou la semaine de Horzabky...

Je cite :

Au 18e siècle, la population de Paris était d'environ 500 000 habitants. Le chauffage se faisait au bois, qui arrivait flotté sur la Marne. On ne chauffait pas les maisons, il arrivait juste assez de bois pour faire la cuisine (la Marne n’est pas l’Amazone…). NB : il en arrive aussi de la Loire, via le canal d'Orléans, il arrive aussi, aux prix de prouesses incroyables, du charbon stéphanois... D'où l'habitude de s'habiller chaudement même à l'intérieur des maisons : épaisses robes de chambre, bonnets de nuit, lits à baldaquin (qui sont comme une tente à l'intérieur de la chambre), alcôves fermées, chaises à haut dossier pour se protéger des courants d'air, etc.

Les pots de chambre étaient vidés dans les jardins (la merde est un excellent engrais)
(NB : Surtout l'urine) voire directement dans les ruisseaux qui coulaient le long des rues, ou directement dans la Seine. Les immondices accumulés au fil des siècles sont devenus des collines, comme celle qui occupe une partie de l’actuel Jardin des Plantes. Ou le cimetière des saints innocents, qui "consommait" les corps, en quelques jours seulement. Et s'était notoirement surélevé.

Maintenant on produit l'électricité en dehors des agglomérations, et on a des camions et des trains pour transporter la nourriture. On n’a plus besoin de jardins potagers pour compléter son alimentation, ni de puits dans le jardin ou de fontaines publiques pour avoir de l’eau, et les déchets sont évacués et traités. Mais il y a des limites au nombre de trains et surtout de camions qu'on peut faire circuler.

La ville la plus peuplée du monde, en 2017, c'est le Grand Tokyo, avec 38 millions d'habitants. La densité de trains, métros, tramways, etc, est très élevée, et bien sûr tous ces transports consomment des quantités faramineuses d'énergie. Je ne compte même pas l'essence pour les camions qui ravitaillent les supermarchés.

À mon humble avis, on n'aura pas de villes de 80 millions d'habitants, parce qu'on n'aura plus assez d'énergie bon marché pour les faire fonctionner. Il ne suffit pas d’avoir de l’énergie, il faut qu’elle soit à un prix abordable pour le citoyen moyen.

L'eau du robinet cesse de couler s'il n'y a plus d'électricité. En Région Parisienne, les usines des eaux ont juste assez de gazole en réserve pour faire fonctionner leurs groupes électrogènes pendant 48 heures. Les pompes des stations services fonctionnent à l'électricité (l'essence est dans des cuves enterrées en sous-sol, pour des raisons évidentes de sécurité).

Sans énergie bon marché, une grande ville n'a ni eau, ni nourriture, ni transports, ni chauffage, ni lumière.

Si en 1700 aucune ville européenne ne dépassait 575 000 habitants, grand maximum, c'était pour des raisons logistiques, à une époque où l'on se déplaçait à cheval et où l'on se chauffait au bois. Et aussi parce que le paysan produisait peu d'excédents : 90% de la population travaillait dans l'agriculture. Rome a connu son apogée au 2e siècle après Jésus-Christ, et comptait alors plus de 500 000 habitants.
NB : On parle aussi du million, après la construction du port d'Ostie, qui rend la capitale impériale possible. Concernant les villes de l’époque pré-industrielle qui auraient eu des populations plusieurs fois supérieures, comme Constantinople et Chang’an, j’ai un doute. Même pour Rome, certains historiens ont avancé des chiffres actuellement considérés comme absurdes par les spécialistes.

Il ne faut pas oublier que si nos 3,6% de paysans français aujourd'hui produisent de quoi nourrir confortablement 66 millions d'habitants, et même plus (la France exporte plus de produits agricoles qu'elle n'en importe) alors que les 90% de paysans de l'époque de Louis XIV arrivaient tout juste à nourrir 20 millions d'habitants (famines et disettes étaient fréquentes), c'est grâce au pétrole. Les tracteurs ont remplacé les chevaux, et le gaz naturel entre dans la composition des engrais.
NB : l'agriculture est très archaïque, il faut la grande guerre civile du XVI° siècle, pour qu'Olivier de Serres propose une politique de développement (réalisée vers 1820), mais dont les progrès ne sont perceptibles qu'au XVIII° siècle.

Un cheval, ça fait le travail de dix hommes, mais ça mange comme quatre hommes, si on tient compte de la surface de terre qu'il faut pour le nourrir.

NB : raison pour laquelle, la Chine n'emploie que le moteur humain cher à Braudel, et pas du tout l'animal. L'animal en Chine, comme le cheval est uniquement utilisé pour la guerre. Pour le reste, comme dit Lucien Bodard, le moteur de la Chine, c'est le muscle du chinois.

L'adaptation est un mouvement continue. Cette adaptation a lieu depuis 1979, date du pic pétrolier par habitant. Elle se traduit en occident par la montée du chômage, et les délocalisations. Les délocalisations, d'ailleurs, sont une absurdité énergétique : elles impliquent une moins grande efficacité en la matière que les pays occidentaux, et s'expliquent par la lutte des classes, venue d'en haut, plus que par un mouvement économique irrésistible. Les usines qui dégraissent et/ou ferment, auraient très bien pu ré-ouvrir à quelques kilomètres, avec quelques ouvriers seulement.

Cela a introduit un élément de fragilité dans l'économie mondiale, qu'on a pris pour de la solidité. On dépend de quelques usines ici et là, et d'un pétrole pas cher. Orlov dit que le transport commercial s'est adapté, lui aussi : des moteurs ont été enlevés sur les navires, qui vont moins vite. Mais une fois ce "progrès", réalisé, il n'y a plus rien à gratter.
Donc, depuis 1979, on a accompli des "progrès". je me rappelle des conversations de 1982. Les voitures neuves de cette époque ne "consommaient plus rien", selon les dires de leurs propriétaires. Il faut dire que quand on vient des 11-12 L au cent (on n'était pas très regardant, au début des années 1970), à 7-8 litres, ça fait tout drôle, même si les voitures sensées être "économiques", en 1970, ne l'étaient guère. Certaines Renault 4 étaient des gouffres in-réglables. Aujourd'hui, c'est oublié, il ne reste que les dernières et les meilleures... Et on avait pris conscience du problème, en faisant des modèles et des moteurs bien plus économes. Et en évitant, par exemple, de mettre des carburateurs de Fuego ou de R18 sur des R4...

Toute la société a été "downsizinguée". A tous les niveaux : chauffage, transport, etc... Sans changer la donne du problème. Quelque soit le niveau de réduction, il est insuffisant. Et la structure n'a pas changé : tout vient de loin. De trop loin.

Et tôt ou tard, le downsizing, devient effondrement. La géologie ne ment pas. Tôt ou tard, la ressource devient inexploitable, ne laissant que des boumvilles.

Pendant que certains vantent la facilité de trouver un emploi aux USA (ce qui est peut être vrai à NY), on voit qu'ailleurs, ce sont des villes faillies. Ou des villes jamais habitées.

D'ailleurs, j'ai lu un article. Pour la première fois, on parle d'une possibilité qu'une projection démographique soit fausse, en raison d'un accident. Ou d'un crétinisme prégnant.

Pendant ce temps,on nous renseigne sur le transport maritime. Un naufrage tous les trois jours, et des mises à la casse toujours colossales, pendant que les prix du fret ne se redressent toujours pas. Dans les mauvaises passes, le BDI (Baltic dry index, ou indice du fret de la mer du nord), est à 600, dans les bonnes, à 1 200, mais dans les deux cas, il ne paie même pas le carburant, à comparer aux 14 000 où il était en 2007.

Downsizing aussi dans le transport maritime. On fusionne. Pour faire sans cesse des économies d'échelles. Ou arriver à la situation de monopole. Si, bien entendu, l'économie mondiale n'a pas collapsé avant. Un cas de figure que le marquis de Belgueule à l'Elysée n'a pas du tout pris en compte, lui qui veut nous faire avaler sa mondialisation à la con.

Bref, imaginez une ville de "seulement" 38 millions d'habitants où tout s'arrête. Combien de temps cela va t'il prendre pour tourner, à l'émeute, aux meurtres, aux épidémies, et à une réduction ultra rapide de la population, et quand les populations vont essayer de s'extraire, à des "marches de la mort" ?

Aux projectionnistes, il ne manque qu'une chose, le bon sens, et le sens du possible.

 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 12:11

Il est des choses cocasses, tellement stupides qu'on se demande comment celui qui les a écrit n'a pas précisé que c'était une simple projection, qui avait toutes les chances de ne pas se réaliser.

"Mapping The World's 20 Most Populous Cities By 2100". On atteint les sommets de l'extraordinaire, avec des villes de 80 millions d'habitants.

80 millions d'habitants, de quoi mourir étouffé par sa merde, tout en étant mort aussi de soif et de faim...

Là aussi, c'est le complet déni de réalité. Aucune ville n'atteint ce chiffre, alors qu'on ne manque pas encore d'énergies fossiles.

Quand "soleil vert fut écrit", rien n'avait été inventé. On peut rappeler l'affaire de la rue des marmousets, aux environs de 1430. Un barbier égorgeait ses clients, qu'il fourguait chez le pâtissier. Celui ci en faisait les meilleurs pâtés de la ville de Paris.

On a même dit que Charles VI (1368-1422), les appréciait beaucoup.

Certains disent que les archives ne prouvent pas l'histoire. Seulement, entre 1415 et 1430, Paris avait été le théâtre de beaucoup de massacres entre Armagnacs et Bourguignons, au point qu'une bonne partie de la ville était dépeuplée, et quand Charles VII pris la ville, il abolit les rentes qui étaient devenues fictives, faute d'habitants.

Nul doute que cette manière de faire a été possible pendant une période. Beaucoup de meurtres, des approvisionnements incertains, des disparitions en masse...

Soleil vert avant la date, la réalité dépasse la fiction...

On voit les effets en Islande, où une commune de 500 habitants voit défiler 2 millions de moutons chaque année.

L'unique activité des locaux, est, désormais de loger les lemmings, les tondre, en attendant la prochaine fournée...

Orlov nous dit que 99 % de l'humanité n'est pas nécessaire, pour le 1%. En même temps, il n'y aura que 1 % de riches, même si 99 % avait été abolis. Et puis, comme je l'ai dit, celui qui se trouvera en haut de l'affiche, c'est pas le riche ou le très riche, mais le chef de ses gardes du corps, quand il lui aura mis un pic à glace dans la tête. Et qui trouvera normal d'avoir pris la place d'un type sans talent et sans autre mérite que d'être né. Il pourra même se justifier en se disant protecteur de la population restante.

Pour l'exécution au pic à glace, ça sera pour le fun. Genre Clovis, qui, parait il, avait la détestable (enfin, pour certains), habitude, de trucider toute sa famille proche. Au point de ne pas savoir s'il, par hasard, il n'en avait pas oublié un...

Côté infrastructures, ça se dégrade sec, comme le métro de NY. Ici, et là, les terres agricoles sont grignotés, pour devenir des parcs d'attraction. le pire, c'est que moins on produit, plus on a besoin d'espace.

On ne manque pas, d'ailleurs, même pour des villes en décadence, de projets d'infrastructures, dont on sait par avance, qu'elles ne serviront à rien, seront coûteuses, dépassées, et que celles qu'on met en place, c'est pour la montre. La vraie dégradation concerne les réseaux souterrains, notamment d'eaux usées, et d'eau potables.

L'avenir des villes, lui, est tracé. Ce sont des organismes vivant, alimentés par des fluides : eaux, gaz, électricité, pétrole, et solides, nourritures. Ces fluides ne peuvent que s'amenuiser, et les projets écolos sont aussi ridicules que pitoyables : "plutôt transports en commun qu'individuels..." Bandes de crétins.

"De nombreuses infrastructures de transports, d’électricité et de distribution d’eau dans les pays de l’OCDE ont plus de 50 ans d’existence (dans certains cas plus d’un siècle) et fonctionnent déjà au-delà de leurs capacités maximales. La vulnérabilité de ces réseaux vitaux est très peu perçue par la population (et probablement par les urbanistes eux-mêmes). Or il s’agit là d’une menace pesant directement, à court ou moyen terme, sur la sécurité des villes car elle met en jeu la sécurité alimentaire des citadins".
Je ne parle même pas de problèmes comme les crues de la Seine. Et du fait que les bassins réservoirs faits pour l'écrêter, sont eux mêmes :

- A) pleins, ou presque toujours pleins,

- B) colmatés, largement. ça s'envase ces bêbêtes. Faut il rappeler que les paysans vidaient et curaient leurs étangs, récupérant la vase comme engrais ?

Faut il rappeler, aussi, comme dans le cas de l'affaire des marmousets, le contexte politique : "rien de plus simple que de perturber gravement une ville : il suffit d’organiser un siège et de bloquer l’approvisionnement en nourriture et en énergie. L’histoire est remplie de cas d’effondrement de cités, voire de civilisations, suite à des ruptures d’approvisionnement."

Rupture d'approvisionnement qui est déjà le lot de toutes les périphéries dominées, votant FN ou Trump. Rupture qui se fait par la perte d'emploi.

La conjonction de rupture d'approvisionnement + blocage politique,  c'est la conjoncture de 1415, de l'affaire des marmousets, et la nourriture, ce n'est pas différent de l'énergie. C'est de l'énergie. Et Soleil Vert, c'est la rue des marmousets, à l'échelle globale. C'est la version civilisée de l'affrontement à la kalach, et encore. Vue la vitesse où les kalachs débitent, ça tournera vite à l'affrontement à la machette (prévoir de procéder à l'achat d'une meule de remoulage).

Bon, je ne parle même pas de la probabilité d'une épidémie dans des poubelles de 80 millions d'habitants...

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:26

Visiblement, le choix du p'tit marquis de belgueule, c'est d'aller dans le mur, en klaxonnant pour qu'il s'enlève.

Aucun sens critique, on va jusqu'au bout de la logique en place, sans vouloir voir qu'elle amène au drame.
Déculottée par Merkel, agressif vis-à-vis des petites gens,

Austérité "indispensable" et flexibilité "tout aussi indispensable", prêchée par des gens à 20 000 euros par mois, à ceux qui en ont 1500, et qui, entre nous, sont fort peu flexibles. La preuve, ils ont remplacés la notion de plafond de rémunération aux élus, par la notion de plancher. Création de postes en tous genres, pour le recyclage des permanents...

Pourtant, rien n'oblige le marquis de belgueule à accepter les diktats de la teutonne. Il suffit de dire non.

Là, il accélère et rend inévitable l'effondrement économique en cours, et l'effondrement de l'union européenne, en rendant visible une chose : on n'y changera jamais rien, inutile d'essayer.

Mais il y a aussi une activité copieuse du côté du sacro-saint nucléaire. Le bouzin, alias EPR, se meurt, le bouzin est mort (ça c'est bon, il faudra que je le ressorte).
En s'arcboutant sur les dogmes, on accélère leur faillite. Et on la rend inévitable.

On nous sort comme "extraordinaire", qu'aux USA : "L’éolien et le solaire gagnent du terrain au pays de Trump".

L'élection d'un président ne paralyse pas le progrès technique ou les changements techniques et économiques. Si cela arrive, cela provoque un effondrement. Un jour où l'autre, c'est la totalité du système qui bloque.

Au pays de Trump, justement, c'est le mix solaire-éolien-STEP qui a le vent en poupe. Le charbon, lui, a un léger regain en raison de l'évolution des prix du gaz, mais ça ne changera rien au fait que 22 GW de capacités thermiques au charbon ont été mises au rencart, et qu'il n'y a qu'une chose de prévue pour les centrales au charbon aux USA, c'est la fermeture, plus ou moins rapide.

Le directeur général d'AREVA, lui prévoit Nucléaire ET renouvelable. D'abord, on croit rêver. Il y a 13 ans, jamais le renouvelable n'aurait pu dépasser la marginalité, et ensuite, ce genre de propos venant du responsable d'une entreprise qui s'est totalement planté dans sa gestion, c'est "vachement" crédible...

Hulot, lui, veut en finir avec Hydrocarbures ET nucléaire. ça serait souhaitable, avant qu'ils en finissent tout seul, dans le contexte de leur finitude...

De "simples citoyens", qu'ils disent (moi, je me souviens de CV différents, à une autre époque), nous disent qu'EDF et le nuke, c'est génial, et les radiations, bonnes...

Il faudrait leur rappeler, qu'EDF est en quasi faillite, AREVA aussi, que la totalité du secteur nucléaire, est en quasi-faillite à l'échelon mondial, et que la notion capitaliste de rentabilité leur a désormais totalement échappée...

Comme je l'ai dit récemment, la plupart des réacteurs nucléaires US sont en déficit, et leurs opérateurs réclament des subventions.

C'est tellement difficile à certains, de penser qu'il y a des limites, ou comme Braudel disait, que "le plafond s'est reconstitué sur nos têtes." (1979, il me semble). Il y a ceux qui voient loin, et ceux qui voient rien.

Les choses changent et évoluent dans le temps. Les communications qui nous semblent le Nec plus ultra, n'ont pas toujours été bien vues. Le calife Al Mansour a fait détruire le canal de Suez au VIII° siècle.

Il ne renonçait pas au trafic commercial, la place géographique de l'Egypte ne changeait pas, mais il le rendait moins facile... Les dogmes économiques changent au cours des siècles.

Par contre, on peut noter qu'il risque d'y avoir du rififi dans le golfe persique. On dit que l'Arabie séoudite va conquérir le Qatar entre la poire et le fromage. Comme Le Yemen ? Comme la Syrie ? Ah non, j'y suis, comme l'Irak ???

Ce qui est inévitable, c'est l'effondrement de l'économie mondiale, et sa reconstruction sur des bases gérables, c'est à dire, au plus, nationales. Mais cela, les zigotos, genre, p'tit marquis de belgueule, ne l'ont pas encore compris. Ce qui rend l'effondrement politique, certain.

 

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 12:39

" Toshiba s'enfonce encore un peu plus, l'action menacée de radiation ". Il faut préciser que Toshiba est coulé par sa filiale US Westinghouse, filiale nucléaire grande constructeur de centrales nucléaires devant l'éternel.
Pour préciser, la totalité des centrales en France sont sous licence Westinghouse. Sauf l'EPR, et on voit le désastre que c'est, au moins au niveau financier. On a fait bien mieux que Westinghouse.

D'ailleurs, arriver à un pareil coût de construction (plus de 9 milliards), cela veut dire une chose : l'EPR ne sera jamais rentable.

Enfin, j'ai trouvé cette note comique. Etre menacé de "radiation", à cause de sa filiale nucléaire. Etait elle une passoire à fric ? En tous cas, ça fuyait de tous les côtés.

Que celui qui a dit, "comme ses centrales nucléaires", se dénonce.

Il reste que le nucléaire est encore capable de mobiliser les foules. Même si c'est contre lui.

Je rappellerais la nouvelle, en provenance des USA : "Selon une étude de BNEF, 34 des 61 centrales nucléaires perdent au total 3 milliards par an. L’écart se creuse entre les centrales situées dans les Etats régulés, où le prix est soutenu, et les autres."

En outre,34, c'est aussi plus de la moitié. Contrairement à ce que dit "Les Echos" : "La moitié des centrales nucléaires américaines perdent de l’argent. "

Il manque juste un petit mot, c'est le "plus". "Plus de la moitié des centrales nucléaires américaines perdent de l'argent", et les compagnies vont mendier de l'argent auprès des états concernés, qui déjà en manquent, et qui bizarrement n'ont pas rebutés leurs demandes.

Les firmes, faux-culs au possible, ont argués qu'elles participaient à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, à une autre époque, bien que ces centrales fussent en fonction, les émissions des dits gaz augmentaient. Donc, un prétexte et une justification, ne sont qu'un prétexte et qu'une justification.

Pour ce qui est du renouvelable, il est de même savoureux de voir des ahuris se payer la fiole des dites énergies, nous disant "c'est pô rentable, ça nécessite des subventions"... Comme si Gaz, Pétrole, Nucléaire, n'avaient jamais été gavés de subventions et aides étatiques... 5000 milliards de $ par an, nous dit le très communiste FMI. Pour le renouvelable, on est très loin de ce montant...

Pour ce qui est des gaz et pétrole de schistes, comme je l'ai dit, leur exploitation est ultra-déficitaire, et seul une planche à dette phénoménale permet à cette exploitation d'avoir lieu. L'interdiction en France est plutôt logique, donc.

le caca nerveux des tenants et rentiers des énergies fossiles est comme les autres cacas nerveux historiques, des corporations balayées par le progrès technique. Et oui, ils se sont aperçus qu'ils étaient mortels, et que leurs business avait du plomb dans l'aile.

L'illustration vient de "Simon du fleuve", et j'espère sérieusement que la totalité de mes lecteurs a procédé à son acquisition pour une somme tellement modique qu'elle en est ridicule pour l'homme (ou la femme) de goût.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 13:11

Beaucoup disent que le socialisme a ruiné le Venezuela. C'est vrai, mais c'est le socialisme US qui a réussi l'exploit.
Le socialisme, aux USA, ça s'appelle financer l'exploitation du gaz et du pétrole, à perte, à grands coups de planches à dettes.

Le socialisme US finance le forage et l'exploitation de puits de pétrole quasi à sec, ou de pétrole de schiste. Pas du tout rentable. Parce qu'une bonne moitié du coût d'un puits de pétrole se fait fait au moment du forage, le reste, pendant la période d'exploitation.
Le seul problème, dans le pétrole de schiste, c'est que la période d'exploitation, pas encore vraiment connue, a surtout l'air d'être très courte. Et pour le pétrole classique, avoir un puits qui débite 10 barils par jour, ça frise le ridicule.

Mais c'est la totalité du secteur énergie qui souffre de prix de vente inférieurs aux coûts, comme le charbon chinois, ou US, mais aussi indien, dans un contexte où l'énergie solaire et éolienne fait s'effondrer les prix de l'électricité. Les 9 millions de barils/jour exploités par les USA, sont un gouffre, un vortex qui aspire tous les pays producteurs, les uns après les autres.

Les capitalistes, qui aiment très peu le risque, et adorent la rente, se plaignent de la baisse des cours. Ceux qui prêchent la flexibilité, et la réactivité aux salariés, la vivent très mal pour eux...

Les énergies renouvelables augmentent largement leurs capacités, pendant que leurs budgets s'effondrent. La Chine arrête les chantiers d'une centaine de centrales thermiques en cours de construction.

Là, les capitalistes devraient avoir compris : on enlève les surcapacités et on comptabilisent les pertes. j'espère qu'aucun n'a lu mes lignes, sinon ils ont fait une crise cardiaque en lisant "pertes".

On voit aussi la sclérose, dans les pays "compétitifs", comme l'Allemagne. C'est le business modèle de leur pays qui est dans le collimateur.

Assis sur la sur-exportation, dans un monde où tous les autres baissent leurs protections, par libre échange, ou monnaie unique, la chancelière a vu la grande faucheuse.

L'investissement dans le renouvelable, la rupture technologique que cela représente, c'est la faucheuse de l'économie de gens qui se disent capitalistes, mais sont surtout rentiers.

Si au niveau macro-économique, c'est un vrai progrès, les condamnés à mort voient l'échafaud avec effroi.

Leur propre business, d'ailleurs, tombe en ruine, pendant le même temps. 10 % de l'humanité envisage très sérieusement et doctement la suppression de 90 %. Le seul problème c'est qu'ils sont persuadés qu'ils feront partie des survivants. ça, c'est beaucoup moins sûr, et c'est quand même les 90 %, qui font la fortune des 1 %, et de leurs larbins...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique Economie
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:32

Le fait est que nous sommes entrés, il y a longtemps, dans une crise d'effondrement, mais ce qui fait la différence, n'est pas que nous soyons -ou pas-, dans la crise d'effondrement. La différence, c'est que certains :

- sont au courant,

- préparés, au moins psychologiquement,

d'autres, au contraire :

- ne sont pas informés, (cf : électorat macronien),

- sont dans le dénis, (cf électorat macronien),

- qu'une grand partie va mourir, au moins de désespoir. Oui, le désespoir peut tuer, mais il tuera surtout ceux qui vont atterrir brutalement, si bonne soit leur situation actuelle. S'adapter aux conditions de vie, c'est surtout, comme disaient les officiers en 1914-1918, une question de moral. Les soldats ayant du moral survivaient, pas les autres. Une troupe ayant un moral bas, se faisait tuer.

Ceux qui ont accepté que ce qui va arriver, arrivera, n'ont peut être pas forcément de meilleures cartes, mais sont dans l'acceptation, et donc, plus susceptibles de se battre. Il m'est arrivé que des "intégrés", bien intégrés, me disent, "mais alors, autant se mettre une balle tout de suite".

L'alternative, aller planter des topinambours dans 2000 m2 de terrain, ne leur sont même pas venu à l'idée... (j'aime bien le topinambour, c'est la plante du fainéant, pas susceptible d'être réquisitionnée, il pourrit pratiquement sorti de terre, en réalité, en une semaine).

Le pétrole ne fait pas partie des incontournables de la vie. D'ailleurs on s'en est passé pendant la vie de l'humanité, moins 150 ans. Il n'a réellement bouleversé sa vie que depuis 1945.

Aux USA, où le pic des ressources ne peut exister, les anciens bérets verts y donnent une autre explication. Le "système" veut tuer 270 millions d'américains. Sur 320 millions, c'est à peu près ce que dit D. Orlov. La population devra être réduite de ce chiffre, pour coller à une société post pétrolière, totalement privée de cette ressource, brutalement.

Si la mortalité observée chez les blancs aux USA est en hausse, contrairement à celle des minorités, c'est bien la démonstration du désespoir qu'engendre la situation. C'est le système de valeur qui est bouleversé. Ils ne comprennent pas qu'ayant toujours été sages, et de bons petits soldats, ils peuvent être jetés comme des merdes, ou des vieilles chaussettes.

C'est le "pic de l'illusion économique", de Brandon Smith. Le système a réagi de toute sa puissance, après le choc de 1973, il a promu le nucléaire, le charbon, le gaz naturel, en oubliant une chose : préparer le moyen et long terme. Parce que, dépasser le terme de deux semestres, dans le capitalisme, c'est trop dur.

"L’effondrement est un processus, pas un événement". Je n'ai pas, personnellement, le même avis. L'effondrement commence par un processus, et fini comme un événement. Il est clair que l'effondrement américain est en cours, depuis longtemps déjà, cela se traduit par l'assassinat des présidents, ou tentatives, leur élimination, soit en élection, soit par magouilles, ou leur mise au pas, qui leur assure un deuxième mandat sans anicroches, où il peut aller golfer d'une manière cool. Parce que, malgré tout, le président US est ce qui reste d'intérêt commun. 

Même des séries apparemment ridicules et légères comme "Kaamelott", peuvent recéler des choses réellement sérieuses. Arthur visitant l'ancienne maison à Rome, celle qui était pleine de vie. Ou l'histoire du faux monnayeur. Et plein d'autres choses aussi. Sous un dehors rigolard et léger, on peut dire des choses tout à fait sérieuses, et pleines de sens. Mais le conte, la blague, permet de dire des choses qui ne seraient pas comprises, ou censurées...

Quand les non-instruits et ceux qui ont un avis biaisé vont-ils finalement le remarquer ?

Je ne pense pas que ce soit le non instruit qui pose problème. Le problème, c'est le cadre, le retraité, et le fonctionnaire. Le cadre est un idiot, sans avis personnel, le retraité a le crâne bourré, et une expérience de la vie totalement décalé, le fonctionnaire est déformé par son travail. Je ne parle même pas de l'idiot complet, le militant des droits de l'homme.

L'ex-mineur de Loos en Gohelle, de Lorraine ou de Saint Etienne, ses enfants ou ses petits enfants, eux, même s'ils n'ont pas eu des niveaux d'instructions terribles (c'était vrai pour le mineur, mais beaucoup moins pour ses enfants et petits enfants), a au moins, un sens des réalités bien plus élevé.

En attendant, toute personne qui analyse des données légitimes et met en garde contre les dangers à venir est un « prophète de malheur ». Notez mes mots, un jour cette étiquette sera considérée comme une marque honorifique.

C'est vrai ?!?!?! Je vous préviens tout de suite alors. Si on vous propose un de mes autographes, ne l'achetez pas, j'en ai jamais signé.

L'effondrement, c'est parfois tellement routinier, qu'on y fait même plus attention. Les Ricains viennent de perdre en Irak un petit milliard d'armes. ça fait plus de 60 ans, qu'ils perdent des armes à tous va. Heureusement, leurs armes, c'est de la merde. ça fini très vite rouillé. Parce qu'avec ce qu'ils avaient perdus en Chine et au Viet Nam, il y avait de quoi alimenter 4 ou 5 guerres mondiales, et je ne parle pas de ce qui a été perdu ailleurs...

Ailleurs on se pose des questions : "Suprématie US : Le Qatar futur pompe à finances d’une Arabie menacée de faillite et d’un Pétrodollar menacé de désuétude !". Le seul problème, c'est que le Qatar, le Koweit, et les EAU, même réunis, c'est encore trop léger pour plus de 30 millions de séoudiens. En 1960, l'Arabie, c'était 5 à 6 millions d'habitants. North Dome, apparemment, est survendu, comme south pars. (le même gisement gazier, à cheval sur les deux pays). Apparemment, l'Iran est capable, à lui seul d'absorber la production de South Pars, et le Qatar pourrait lui aussi avoir à fournir uniquement la région. Aucun besoin d'aller tirer un gazoduc jusqu'en Europe.

L'Arabie veut taxer sodas et clopes, c'est à dire, réduire le niveau de vie de sa population. Mais il y a une vengeance divine. Comme ils interdisent l'alcool, ils ne peuvent pas le taxer. Là, pourtant, il y aurait un blé monstre à se faire. D'autant que, visiblement, le monde arabo-musulman est l'endroit où l'on détient le plus d'alambics maison. Si TVA, impôts sur les sodas, et cigarettes ne posent pas de problèmes en occident, il en pose dans les endroits où il n'y a aucune structure administrative pour les collecter.

Les USA continuent de pomper leur pétrole de schiste en perdant beaucoup d'argent, et en ruinant ainsi les pays producteurs, les uns après les autres. Sur ceux dont c'est l'unique activité. Par contre, à Moscou, ils sont chaleureusement remerciés par un certain Vladimir Vladimirovitch P. qui est très content que son pays s'industrialise (une usine ouverte par jour depuis 2000)  et se développe au plan agricole.

L'effondrement peut aussi se traduire de manière inattendue. Un Burkinabé a trouvé un médicament contre la drépanocytose. Il est -horreur- 5 à 10 fois moins cher que les médicaments occidentaux existant. Comme le dit un lecteur : "Et la porsche des actionnaires ?!?!?!"

Quand un système va foirer, tout, absolument tout, se retourne contre lui... Les progrès, comme les régressions.

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 14:00

Macron va se planter. 100 % de chances de réalisation. Je parie pas parce que je suis honnête. Enfin presque. Radin, économe mais honnête.

Pourquoi ? Parce que l'économie mondiale va se planter. Monstrueusement. La crise séoudienne déroule ses anneaux. Ils en perdent le moral, au point de reconnaitre que les femmes sont des mammifères, comme les chèvres, et donc, on droit à un peu de considération, comme de l'eau, de la nourriture, etc... Ce qui entrainera des changements majeurs.

" Pourquoi diable l’Arabie saoudite souhaite vendre une partie de sa production future de pétrole aux investisseurs s’il lui reste encore pour 60 ans de réserves de brut ? " Becoze, les 60 ans ne sont pas là. le principal gisement, Ghawar, le "roi des gisements", découvert depuis 1948.

Le pétrole en réserve en Arabie se chiffre t'il donc à 2 000 milliards de $, ou seulement 400 milliards ? Alors, les 200 milliards levés pour la vente de 5 % de la Saoudi Aramco, une escroquerie de grande ampleur.

Gorgé d'armes vendues par son protecteur, l'Arabie séoudite n'en est pas moins en échec militaire, en Syrie, Irak, Yemen, et peut on rajouter, Qatar, et même sur son propre sol, face aux Chiites. Un arc de crise est en voie de consolidation et il risque d'y avoir une victime : la production pétrolière.

La Californie a dépassé la France, dans l'ordre des économies mondiales, grâce, nous des débiles mentaux, "à l'austérité"...

Sur la courbe de la dette fédérale, j'ai du mal à voir l'austérité ? En fait, même, je ne la vois pas du tout. La Californie, comme le Canada, sont incapables de faire de l'austérité, autrement que comme une collectivité locale, parce que l'état central, et la FED, dépensent et impriment à tous va...

Je persiste à croire que les journalistes devraient faire l'achat d'un cerveau. Le Canada, lui, est totalement intégré à l'économie des USA. Une austérité canadienne n'est donc pas l'austérité, parce qu'elle ne réduit que très peu la demande, comme l'austérité Californienne n'avait réduit la demande que marginalement.

D'ailleurs, les seules austérités qui fonctionnent, sont celles de pays dont la demande provient d'ailleurs. Ce qui n'est pas le cas de plus grand ensembles. La Grèce a beau faire de l'austérité, il n'y a pas d'état central pour la sauver. Et la demande externe, très aléatoire.

Le cas français est le même, l'austérité ne fonctionnera pas. Et on peut penser vraisemblable que certains grands états vont souffrir. l'Arabie séoudite peut s'effondrer dans sa guerre d'expansion qui tourne mal. Les USA peuvent aussi, très bien, se disloquer, et on verra si la Californie est capable de s'en tirer. J'en doute fortement.

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 19:21

"Guerre Economique : 3 Graphiques qui montrent que ce n’est plus l’OPEP, mais les USA, qui déterminent les cours du pétrole. " Euh, c'est toujours les USA qui ont fait les cours du pétrole.

Et en plus l'article est complétement faux. Les USA exportent du pétrole brut. Mais en importent bien plus. Ce qu'ils exportent, c'est souvent le pétrole qu'ils ne peuvent raffiner, mais bien utiles, par exemple au Venezuela, pour exploiter son pétrole lourd.

3 points sont à contredire totalement :

  1. L’économie américaine représente près d’un quart du PIB mondial,
  2. L’armée américaine est inégalée dans le monde,
  3. L’économie américaine ne dépend pas de ses exportations.

L'armée américaine ne vaut plus un clou, si tant est qu'elle est jamais valu quelque chose. En 1945, l'armée de terre ne valait rien, et cela n'a fait qu'empirer depuis. Son aviation est HS, sa marine, un prétexte à gros budgets, et d'ailleurs, tout est prétexte, dans le domaine de la défense US, à gros budgets. En 1917, l'armée US n'était qu'une masse bureaucratisée, largement surclassée par l'armée française et l'armée italienne.

Le calcul de l'économie américaine ne vaut rien, et l'économie US n'est plus qu'une fiction appuyée sur les importations, y compris, massives, de pétrole.

Si la production a augmenté, les importations de brut se portent bien, et les exportations de produits raffinés, pas mal aussi. Les raffineries US produisent simplement plus que le marché intérieur ne peut absorber. 4 656 000 barils importés en net chaque jour, dont 7 303 000 millions de brut, et un net exporté (raffiné), de 2 657 000, au 09/06/2017. De plus le miracle du schiste est plutôt le miracle de la banque centrale, et des milliards enfournés dans l'exploitation pétrolière, mais qui ne rapportent pas un rond.

D'ailleurs, les nouvelles énergétiques ne manquent pas. Le charbon bientôt chassé par l’éolien et le solaire !

La transition me semble décrite comme lente. Elle risque d'être plus rapide que prévue, parce qu'au développement d'un secteur, se joindra l'effondrement de l'autre. Le gaz, d'ailleurs, provisoirement aide le renouvelable à tuer le charbon.

D'autres nouvelles énergétiques en provenance du moyen orient. South Pars et son équivalent qatari North dome seraient surestimés. L'Iran serait capable d'absorber la totalité de sa production (sa population est importante), et le Qatar est au taquet avec le GNL (gaz naturel liquéfié), et ne semble pas vouloir aller au delà (Oil in the ground is better than dollar in bank).  Donc que le sujet de la guerre de Syrie n'est pas un gazoduc. Mais il y a belle lurette que les diplomaties occidentales ont perdus le contact avec le réel et préfère la narrative au réel, y compris dans leurs buts de guerre.
Même si les gazoducs qu'on veut construire seront plein de vide.

La Corée du sud annonce sa sortie du nucléaire et son maintien en France seule, devient problématique (déséconomie d'échelle).
Boeing et Airbus annonce des tabacs au salon de l'aviation. Le seul truc con, c'est qu'on ne sait pas, à court terme, s'il va rester assez de pétrole pour éviter un krach, à très court terme aussi, de l'économie réelle.

Les Will E. Coyot, qu'on appelle en France les Macronistes n'ont pas compris qu'ils n'avaient plus de sol sous leurs pieds...

 

 

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